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L'humain n'est pas indifférent au "monde" des esprits, des fantômes, des bêtes mystérieuses, des démons. Voici ce qu'écrit Carl Sagan dans son "The Demon-Haunted World", Ballantine Books, N.Y., 1997, p. 109
"Les enfants sont effrayés de la noirceur peut être en partie parce que, dans notre histoire évolutionniste, jusqu'à récemment, ils n'ont jamais dormi seuls. Plutôt, ils nichaient en sécurité, protégés par un adulte, habituellement maman. Dans le très avancé occident, nous les laissons seuls dans une chambre noire et nous avons de la difficulté à comprendre pourquoi ils sont parfois troublés. Cela a du sens, en terme évolutionniste, que les enfants aient des fantaisies de monstres épeurants. Dans un monde infesté de lions et d'hyènes, de telles fantaisies aident à éviter que de jeunes sans défense s'aventurent trop loin de leur guardiens. Comment cette machine de prévention pourrait être efficace pour un vigoureux et curieux animal, à moins de délivrer une terreur en force industrielle? Ceux qui ne sont pas effrayés par les monstres ont tendance à ne pas laisser de descendants. Par la suite, j'imagine qu'au cours de l'évolution humaine, presque tous les enfants deviennent effrayés par les monstres."
Aussi loin que Sagan peut aller dans l'histoire humaine, il dit voir des histoires de démons. Histoires qui ne sont d'ailleurs pas très éloignées des histoires modernes de fantômes, d'enlèvements par les extra-terrestres ou d'apparitions d'hommes-bêtes (bigfoot, Yéti, etc.). Notre cerveau serait donc, en quelque sorte, "hanté" par ceux-ci. Cela pourrait expliquer la provenance de certains "phénomènes paranormaux" mais aussi notre intérêt pour le paranormal/surnaturel (pour le croyant et pour le sceptique) et notre fascination pour le divertissement terrorisant (loups-garous, vampires, etc.).
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