Denis a écrit:
La meilleure stratégie est entre ces extrêmes et tu devrais faire comme nous : accepter les témoignages crédibles et rejeter ceux qui ne le sont pas.
Tout en précisant bien ce qu'on peut faire des témoignages qu'on qualifie de crédibles ... et ce qu'on ne doit pas en faire. Un témoignage dit crédible peut être le point de départ, pour celui ou ceux qui en ont les moyens intellectuels et matériels, d'une
recherche de faits pouvant ou non les corroborer. Il n'a pas d'autre valeur que celle-là. Et surtout pas comme le font Gatti et al à accéder eux-mêmes au statut de faits pouvant être inclus dans le corpus des connaissances objectives.
Le gros point noir vient du mot "crédible". Pour Gatti, un témoin crédible est un témoin qui conforte ses délires. Pour un UMP microcéphale, Sarkozy est crédible alors qu'il ne l'est pas pour la majorité des français. Qui va décider où est le bon "crédible" ?
En bref, un terme qui ajoute de la confusion là où il prétend en retirer. Ce n'est pas pour rien qu'il a la même racine que le mot "croyance".
Un témoignage est par essence subjectif. Lui accoler un autre mot tout aussi subjectif n'arrange pas vraiment son statut, n'est-il pas ?