Salut à tous.
À lire certains messages, je me demande si d'aucuns ne considèrent pas le génocide des Juifs et des Tziganes comme un épisode tragique de la seule histoire de ces peuples ; croire qu'il en est ainsi me paraît s'éloigner d'une conception humaniste.
Si les mêmes pensent que tout est acquis concernant la mémoire de ces événements, et que l'on peut allègrement passer à autre chose, ou que leur enseignement est ressassé de façon obsessionnelle ad nauseam, je leur suggère de lire ce rapport du
Haut Conseil à l'intégration, dans sa forme non définitive, intitulé « Relever les défis de l'intégration à l'école », disponible
ici, et, pour les allergiques à cette précédente source, encore
ici.
On y lira que, si l'«
incidence [est] modérée et limitée à certains établissements », certains sujets sont particulièrement délicats à traiter :
Le Le Haut Conseil à l'intégration a écrit:
Trois questions provoquent des situations de tension dans certains établissements :
- l’enseignement du fait religieux ;
- la Shoah ;
- le Proche-Orient (le problème israélo-palestinien) ;
On peut y ajouter la décolonisation, notamment la guerre d’Algérie et les États-Unis (guerre du Golfe, guerre d’Irak, attentats de septembre 2001).
[...]
L’antisémitisme est souvent exprimé anonymement et peut se manifester lors des cours consacrés à l'enseignement de la Shoah : plaisanteries déplacées, refus de voir des films comme Nuit et Brouillard. Les tensions viennent souvent d’élèves qui s'affirment musulmans. L’antiaméricanisme est souvent lié à l’antisémitisme.
Il semblerait que, pour quelques-uns des « écoliers d’aujourd’hui [parqués] de force dans des salles de cinéma pédagogique », il reste encore un peu de travail à faire.