Bauhin a écrit:
De plus, n’est-ce pas une tautologie que de dire “les plus forts survivent” parce que “ceux qui survivent sont les plus forts”?
Ce ne sont pas les scientifiques qui utilisent cette formulation, surtout pas dans leur travaux, car elle ne correspond pas exactement à la manière de penser l'évolution. Cela dit, il n'est pas vraiment tautologique de prédire que ce sont les mieux adaptés (pas les "plus forts") qui vont survivre, puis d'observer si c'est le cas. Ça serait bien plus tautologique s'il n'y avait pas eu le côté expérimental qui le démontre, si c'était juste de la rhétorique. (
Autres explications ici.)
Citer:
De nos jours, dans quelle mesure la sélection naturelle s’applique-t-elle aux espèces menacées et à l’humanité?
Je doute que la sélection
naturelle s'applique vraiment à l'humanité en son ensemble (elle peut agir sur certaines communautés mais je doute que cela puisse conduire à une spéciation), mais elle s'applique clairement aux espèces menacées: celles qui ont la capacité de s'adapter à de nouvelles conditions survivront et leurs descendants se transformeront au fur et à mesure qu'il s'adapteront aux niches laissées libres par les espèces qui n'auront pas pu s'adapter (parce que trop spécialisées, par exemple). L'espèce
Rattus norvegicus a plus de chances d'être encore présente sur Terre en 2150 que
Phascolarctos cinereus, et de donner des descendants dont certains se spécialiseront peut-être dans la vie arboricole et la dégustation des feuilles d'eucalyptus. Ces espèces ne sont pas sélectionnées par l'homme* mais par leur milieu de vie, même si ce derniers subit l'influence de l'homme.
* En fait, l'homme essaie dans certains cas de contrebalancer l'effet de la sélection naturelle sur des espèces sauvages.
Citer:
En premier lieu, je pense qu’il convient de reconnaître l’important rôle que joue l’information dans le vivant; cette information n’est pas seulement une vue de l’esprit et une manière commode de nous représenter la complexité de la cellule, elle est bien réelle
À mon avis, personne ne nie qu'il existe une forme d'information dans la cellule ni qu'elle joue un rôle importante. Mais il faudrait des arguments empiriques solides pour rendre scientifique votre idée que cette information est plus qu'"une vue de l'esprit", qu'elle est une véritable instruction laissée dans un but donné.
Jean-François