Salut tout le monde,
Feel O'Zof a écrit:
je n'aime pas "bulle subjective" ... c'est dans doute le côté subjectif qui m'agace.
Nous aurons alors bien du mal à nous entendre parce que je considère que, dans
ma définition, le terme
"subjectif" est
essentiel et tout pivote autour de lui. L'enlever fausserait tout car c'est seulement subjectivement que chacun peut constater~observer~éprouver son âme, et on n'a aucun moyen de faire de même avec celle des autres, quoi qu'en pensent les prétendus télépathes.
L'âme est avant tout une réalité subjective.
Feel O'Zof a écrit:
Alors que pensez-vous du terme "psyché"?
Il n'est pas mauvais, en autant qu'on convienne d'en parler du point de vue
subjectif de celui qui la contate~observe~éprouve, sinon on passe à côté de mon coeur du sujet.
JF a écrit:
Une âme peut ne pas être "consciente"? Ca ne collerait pas vraiment avec ce que propose les tenants de l'âme.
Une âme peut certainement être inconsciente, ou momentanément effacée. Par exemple, si l'individu qui l'a est inconscient.
Quant aux attributs traditionnels de l'âme (véhiculés par la plupart des religions), par exemple son immortalité, je ne pense pas qu'ils doivent faire partie de la définition. Pas plus que l'immobilité de la Terre ne doit faire partie de la définition de la Terre. Pas plus que la fixité ne doit faire partie de la définition d'espèce.
J'admets que le fait que la notion d'âme ait été cochonnée par plein d'attributs parasites complique pas mal la discussion. Quand un religieux parle de l'âme, il suppose plus que
ça. Il y accole des attributs (comme accoler l'immobilité à la Terre ou la fixité aux espèces).
J'ai connu une difficulté semblable lors d'une
discussion-Redico (avec Kraepelin) sur la notion de
race. Là encore, le terme est cochonné par plein d'attributs parasites (par exemple, des notions de supériorité~infériorité). J'avais alors proposé de le remplacer par
"cluster phéno-génotypique", plus neutre.
Mais ça ne me satisfaisait pas pleinement. Pas plus que remplacer le mot
"âme" par autre chose.
Faut bien distinguer les machins de leurs attributs, sinon on s'enfarge dans les fleurs du tapis cognitif.
JF a écrit:
Je pense que les termes "âme/esprit" recouvrent totalement le champs sémantique de "conscience" mais ajoutent des connotations surtout religieuses et philosophiques, dont l'idée d'un dualisme d'essences. C'est plutôt là que ce situerait ma nuance.
Moi, le
"dualisme" que j'essaye de
louper, c'est le contraste entre les points de vue
objectif et
subjectif. Peut-on appeler ça un dualisme ?
JF a écrit:
Les anglophones séparent "awareness" de "consciousness". Le premier désigne une perception pouvant demeurer iinconsciente alors que le second correspond à notre "conscience".
Oui. Ils ont aussi le mot
"mind" que je trouve excellent, et très différent de
"soul".
On dirait que pour parler de ces chose, la langue anglaise est mieux outillée que la française. Ça me fait penser aux esquimaux qui auraient des dizaines de mots différents pour désigner la neige. Ils sont pas mal mieux outillés que nous pour en parler.
Hallu a écrit:
à la question "Croyez-vous avoir un grökråhl qui survivra à votre mort?", je vote "NON".

Si ton grökråhl signifie
ça, je vote NON moi aussi.
Raphy a écrit:
Si j'ai bien compris, lorsque tu n'es pas conscient (par exemple durant une phase de sommeil sans rêve), ton âme n'existe plus.
Oui, c'est à peu près comme ça que je vois l'affaire.
C'est un peu comme une ampoule électrique qui brille beaucoup moins quand le courant est coupé.
Quand on dort, notre âme n'existe plus (ou n'est pas plus
"lumineuse" que celle d'une morue). Et quand on est mort, elle n'existe plus du tout (comme celle d'une roche).
Raphy a écrit:
C'est une drôle de définition pour une âme, ne trouves-tu pas ? Une "âme" qui existe et cesse d'exister plusieurs fois par nuit ce n'est pas ce qu'on pourrait appeller une âme à mon avis.
Si ça te cause problème, tu n'as qu'à changer d'avis.

Denis