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Pourtant, vous-même dites: "[i]l m'est resté une connaissance de la technique astrologique, et la certitude que si l'astrologie correspond à quelque chose de réel, de toute façon ce qu'en ont fait ses acteurs n'a que peu à voir avec ce qui est". Bref, même selon votre vision de l'astrologie, il n'y a pas grand chose à en tirer sans une redéfinition fondamentale.
Sur le plan scientifique effectivement, sur le plan de la recherche je ne suis pas d'accord. Notamment sur le plan historique et philosophique. En outre, la seule question qui m'intéresse n'est pas "l'astrologie est-elle toujours vraie ?" mais "l'astrologie dit-elle quelque chose de vrai" sous-entendu au milieu du brouhaha y a-t-il un once de vérité ? Toute la différence entre mon approche et celle des astrologues.
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Vous dites aussi que l'astologie est complexe. Cette complexité a effectivement souvent été invoquée pour dire que les études scientifiques ne valaient rien. Le paradoxe est que cette complexité enlève toute prétention à la moindre validité de l'astrologie. En effet, il est impossible de croire que les astrolcogues aient testé tous les paramètres (en isolant à chaque fois un paramètre) pour vérifier l'astrologie.
Vous rejoignez certaines de mes problématiques : les modalités de cette complexité n'ont jamais été établies. D'où un espace de travail.
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Essayez de faire la part des choses: l'expérience que vous critiquez est parfaitement valide dans un cadre astrologique "traditionnel". Ce qui provoque votre critique, c'est plus votre vision personnelle de l'astrologie. Sauf, que vous ne faites pas cette distinction, vous dites: cette expérience ne vaut rien en ce qui concerne l'astrolgoie.
Non, vous généralisez une hypothèse, celle selon laquelle l'astrologie des horoscopes est "traditionnelle", hypothèse courante dans le monde sceptique mais pas dans celui des astrologues. Milieu que je connais et qui me confirme dans cette approche. Les raisons pour lesquelles les astrologues ne militent pas contre les horoscopes sont multiples, ne serait-ce que l'aspect financier. Toutefois, leur silence n'équivaut pas à une acceptation, même si de l'extérieur vous pouvez en avoir l'impression. Comme je le disais plus haut, les astrologues qui ont la parole dans les médias sont ceux qui rédigent des horoscopes dans leur grande majorité. En somme, ma "vision personnelle" est partagée par bien des professionnels de l'astrologie.
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Si vous faisiez la distinction entre le cadre de validité de l'expérience dans une vision "traditionnelle" de l'astrologie, ou plutôt dans la version "mode" de l'astrologie des horoscopes, et celui de votre conception de l'astrologie, ça serait déjà plus clair.
Je vous retourne le compliment : où situez-vous la vision "traditionnelle" sceptique dans tout ça ??? Dans celle à la mode ou en faites-vous une 4ème position ? Pour ma part je fais la distinction dont vous parlez.
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A mon avis, une partie des biais que vous attribuez à cet exercice pédagogique (faut pas non plus exagérer la portée de cet exercice, j'ai bien parler de "piti test", pas d'"expérience définitive") proviennent de vos propres biais, de votre vision de l'astrologie. Vous ne pouvez pas nier qu'il existe un grand nombre d'astrologues pour qui l'astrologie "est une discipline décrivant les effets réels de causalités physiques".
Tout à fait, ce pourquoi la question est une question interne à l'astrologie. Ce pourquoi vous ne pouvez en décider de l'extérieur. Vous ne pourrez nier non plus que pour nombred'astrologues l'astrologie "n'est pas scientifique", donc ne dépend pas de causalités physiques : pourquoi les éliminez-vous de vos considérations ici-même ?
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Et que le moyen le plus familier de décrire cette causalité est l'horoscope (les thèmes nataux sont une excellente manière de noyer le poisson dans la complexité).
J'attends des exemples de votre part : le thème natal n'illustre aucune causalité à mon sens, chacune de ses composantes donne lieu à des tas d'hypothèses oui, mais je ne vous rejoins que sur la complexité.
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Il demeure que l'on ne peut tester que des hypothèses qui sont claires et qui reposent sur des éléments tangibles.
Comme celles du petit test ci-dessus ?
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Autrement, les "excuses en cas d'échec" (comme la "complexité") sont trop faciles à trouver.
C'est vrai : mais une fois les modalités de la complexité définies, l'excuse pourra-t-elle encore exister après l'échec d'une nouvelle expérimentation ? Je suis convaincu que non, en tout cas que petit à petit les excuses seraient plus difficiles à trouver. D'om l'intérêt de la démarche.
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Pour un autre exemple, outré: je ne sais plus dans quel article qu'on trouve sur
cette page, on trouve la citation d'un astrologue indien qui prétend qu'une carte du ciel (un thème de naissance) doit être établie avec une précision de l'ordre du millionnième de seconde. Ce qui est très éxagéré.
Je vous rejoins là-dessus, et en écho aux lignes précédentes, les modalités de la complexité ne sont pas définies ici par l'astrologue, d'où le caractère d'excuse. Notamment pour la précision du moment de la naissance, idée insupportable pour moi aussi je vous rassure. Quand l'enfant est-il né ??? Quand sa tête (ou ses pieds) apparaît ? Quand il est sorti à moitié du ventre de sa mère ? En plein ? Quand on a coupé le cordon ombilical ? Quand il a crié ? Et en cas de césarienne ? Et la précision de l'heure ? L'horloge de l'hopital n'est pas réglée régulièrement, et à moins d'être en contact avec une horloge universelle qq minutes avant la naissance, quelle précision attendre ? Alors un millionième de seconde !!!
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Je l'ai lue rapidement mais l'expérience sur les joueurs d'échecs m'apparaît avoir de bons côtés: les prémisses sont clairement exposées (si elles ne vous plaisent pas, c'est parce qu'elles sont "traditionnelles", j'imagine), le cadre de référence du test est assez net. Les questions qu'on peut poser sont alors plutôt du côté de la méthodologie et de la reproductibilité.
Encore une fois vous préjugez de mes avis. En allant très vite le protocole énonce "on attend plus de conjonctions que d'oppositions" ce que semblent conforter les résultats. Pourtant, de deux choses l'une : un calcul de probabilité simple (l'orbe retenu / 360 x le nombre de sujets) montre que le nombre de conjonctions obtenues est très proche de ce que prévoit le hasard, et ce dans tous les cas proposés (qq chose comme, de mémoire toujours, 43 prévus par le hasard pour des résultats entre 38 et 45). En somme, oui, il y a plus de conjonctions que d'oppositions, ce qui pousse l'auteur à conclure que la conjonction
est un facteur favorable par rapport à l'opposition ! Mais c'est absolument faux puisque justement on tombe pile dans le hasard : il n'est pas favorable du tout. Par contre, et il ne voit pas l'importance de la chose, (l'avez-vous vue ?) le nombre d'oppositions est en terrible déficit par rapport à ce que prévoient les probabilités (de mémoire la même chose que les conjonctions puisque les orbes doivent être les mêmes). Donc Oui pour moi l'expérience est TRES intéressantes, mais elle amène à des conclusions terriblement différentes de celles de Christophe de Cène (qui n'a jamais répondu à mes mails...) : peu importe l'écart entre le nombre de conjonctions et d'oppositions : seul le nombre d'opposition présente un caractère significatif.
Mais vous rendez-vous compte de ce en quoi c'est inconcevable pour un astrologue ? Une conjonction est la configuration la plus importante pour un astrologue : dire que la conjonction a un effet 0 sur les joueurs d'échecs mais que l'opposition leur nuit, cela voudrait dire que l'opposition a bien plus "d'effets" que la conjonction ! C'est inconcevable pour l'astrologue, tout l'édifice des aspects astrologiques et des certitudes que soutiennent habituellement les conjonctions s'effondre...
En somme, l'expérience pour moi est traditionnelle oui, et cela ne me gêne pas. Ce qui me gêne ce sont les conclusions trop "traditionnelles". Et le fait que personne ne semble allé plus loin...
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En quoi est-ce une "attitude sceptique", si les sceptiques se basent sur ce qu'affirment les astrologues?
Je ne comprends pas que d'un côté on dénonce les incompétences intellectuelles de l'astrologue, et que de l'autre on lui fasse confiance pour valider un protocole d'expérimentation : n'est-ce pas paradoxal ? Ce pourquoi il me semble qu'il faudrait pouvoir se passer de l'astrologue, ce qui exigerait que le scientifique connaisse un peu ce dont il parle. Bien sûr, c'est inenviosageable aujourd'hui, mais si je peux faire ce premier travail de conception, cela pourrait devenir plus accessible. Le plus dur c'est de s'y coller, et les scientifiques ont autre chose à faire, ce que je comprends très bien.
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Vous dites: "je précise encore que oui "les scientifiques" pourraient être à même de tester l'astrologie s'ils étaient plus exigents dans leur connaissance de la pratique astrologique" mais existe-t-il une "pratique astrologique" unique, suffisamment bien définie pour permettre une telle connaissance.
J'y travaille dans mon coin depuis qq temps, j'espère pouvoir m'y consarer suffisamment pour, peut-être, faire avancer les choses un jour. Il suffit de déterminer quelques paramètres communs : signes, maisons, aspects, orbes, latitudes, longitudes, cycles, pour définir au moins une pratique commune.
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Vous nous dites que peu de personne comprend réellement l'astrologie et que "de toute façon ce qu'en ont fait ses acteurs n'a que peu à voir avec ce qui est". Dans ce cas, faudrait commencer par établir nettement ce qu'est l'astrologie.
J'y travaille donc, mais j'ajouterai que moi non plus je ne sais pas exactement ce que "c'est" que l'astrologie, je n'ai pas la vérité entre les mains. Toutefois, je crois qu'en la considérant comme un grand jeu de hasard dont les règles restent à définir (ce que personne ne veut faire), on pourrait déjà y mettre de l'ordre.
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Un des test scientifique les plus sérieux de l'astrologie (S. Carlson (1985) "A double-blind test of astrology", Nature, 318: 419-425, que je vous ai déjà proposé) s'est déroulé en collaboration avec une trentaine d'astrologues, qui ont accepté les conditions. Donc, faut croire que celles-ci étaient acceptables.
Si je me souviens bien, les critères que je donnais à Poulpe plus haut justement pour améliorer les choses, ne doivent pas y figurer. Sans parler du fait que cette expérience montre que ni l'astrologie, ni la psychologie, ne produisent de portraits dans lesquels les personnes se reconnaissent.... Le biais du jugement sur soi n'est-il pas le problème principal ici ?
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C'est normal: les astrologues eux-mêmes prétendent souvent ne pas connaître les causes véritables. Ce qu'on peut tester de l'astrologie, ce sont les allégations. Comme il n'y a aucun phénomène tangible, on teste les prétentions des astrologues. Difficile de faire autrement.
Et bien non, si on travaillait sur les modalités de la complexité en astrologie on ne serait pas limité comme ça.
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[les horoscopes] sont représentatifs du côté populaire de l'astrologie, si.
Etbien justement, vous distinguez bien entre astrologie populaire et, je suppose, "savante" (quelle que soit la valeur que l'on donne à ce terme) : il n'est pas donc pas légitime de tester l'astrologie sur les horoscopes.
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En tant qu'art, l'astrologie a sans doute sa place, mais pas en tant que science. Faut rester capable de faire la part des choses.
Je vous rejoins là-dessus.
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J'avais lu une citation à ce sujet, que je ne peux rendre qu'approximativement: "le problème avec l'astrologie n'est pas que des gens y croient, mais que des gens prennent des décisions sérieuses avec une tête qui croit à l'astrologie".
Oui, dans l'idéal oui, mais quand vous voyez les hommes politiques aller se faire tirer les cartes, il n'y a malheureusement pas que la croyance en l'astrologie qui pose pb... Pour ma part ce n'est pas de croire en l'astrologie qui me pose pb chez les politiques, c'est de prendre des décisions politiques à partir de l'astrologie sans être astrologue. L'astrologue aurait l'excuse d'une croyance ferme dont les électeurs auraient connaissance, aussi criticable soit-elle, alors que l'homme politique est en pleine superstition en faisant confiance à l'astrologue et sans que les électeurs ne sachent comment il peut prendre des décisions...
Serge