terrien a écrit:
il est plus probable qu'il y ai une raison a la création, plutôt qu'il n'y en ai pas
Et vous avez évidement des faits qui montrent qu'il y a plus de probabilité qu'il y ait une raison aux choses.
Citer:
Aussi je voudrai rappeler que les religions ont toujours été présentes sur la Terre, donc si il n'y avait vraiment rien de vrai, elles ne serai pas restées
Au contraire, c'est justement ce qui est faux qui reste le plus longtemps, c'est un effet de la vie en société. Le fait d'adhérer à une croyance ne dépend pas uniquement de sa véracité, mais aussi du groupe qui partage cette croyance.
L'humain n'aimant pas être rejeté, il peut très bien adhérer à cette croyance pour rester dans le groupe qui la porte, indépendamment de sa véracité qu'il ne vérifiera même pas, de peur de s'exclure en découvrant que c'est faux.
C'est d'autant plus vrai que la communauté est majoritaire dans l'entourage de la personne.
S'ajoute à ça le fait que l'humain juge la réponses à une question, non pas d'abord en regardant les faits qui l'étaye, mais d'abord en fonction de sa crédibilité (de la réponse) vis à vis du modèle du monde qu'il possède. Or, bien souvent, une explication fausse est plus crédible qu'une explication vraie, car souvent plus simple. Et ça ne s'arrange pas avec le temps, car si l'explication fausse s'intègre dans la société, elle va façonner le modèle du monde des descendants, les rendant plus enclin à accepter des explications qui découlent de cette explication fausse.
Avec ces deux choses, il n'y a rien d'étonnant à ce que des modèles du monde faux perdurent, par conformisme, volonté d'intégration et manque de recul (le recul étant de plus en plus difficile à mesure que le modèle s'intègre à la société). Donc l'argument par le temps et le nombre ne tient pas, justement parce que c'est le temps et le nombre des adhérents qui donne sa force à une croyance.
Les seules choses qui peuvent faire voler en éclat un tel processus, c'est:
-Une stérilité de la croyance.
Par définition, la croyance s'étoffe au fur et à mesure qu'on essaie d'expliquer le monde à partir d'elle. C'est ce qui amène l'humain à construire des mythologies. Le problème, c'est que cette construction prend le chemin inverse de la science, en basant les faits sur les croyances et non l'inverse. Du coup, il arrive fatalement un moment où l'édifice devient bancal, soit parce qu'il y a trop d'explication contradictoire qui conduisent à des morcellements de la croyance, soit parce que ce n'est plus possible de développer en restant crédible.
Du coup, la croyance se fige, se crispe et décline nécessairement si elle ne se renouvelle plus.
-Un désintérêt progressif.
Il est possible qu'une croyance, en continuant d'évoluer, ne correspondent plus à ce qu'attendent ceux qui y croit et cela même si elle reste crédible à leurs yeux.
Là c'est l'effet inverse qui se produit. La croyance apparait de plus en plus dépassé, les gens ont de moins envie d'y adhérer et le conformisme marche de moins en moins ainsi que la pression sociale.
En général, on revient soit à un état antérieur de la croyance, en essayant de retrouver une version qu'on pense meilleurs, soit on l'abandonne.
Dans les deux cas, ça provoque, schisme, débat houleux et souvent affrontement et le plus souvent, si ça affaibli la croyance initiale, ça donne du poids à sa nouvelle version.
A l'inverse, les modèles vrais, s'ils s'appuient sur des faits, demandent souvent de la connaissance, de la rigueur et une transmission compliqué car il faut apprendre avec précision et non pas juste entendre le message et ensuite l'interpréter à sa manière. Donc un modèle vrai se transmet moins vite, de façon plus fastidieuse et souvent choque nos à priori. Et surtout, le modèle vrai ne se développe qu'à partir d'autre faits, ce qui implique recherche, rigueur et connaissance une fois de plus.
La croyance en de faux modèles ne nécessite pas le plus souvent cet effort et peut donc se transmette plus facilement. La force du nombre fait le reste pour qu'elle perdure.