adhemar a écrit:
Pour confirmer ça, tu te bases sur l'évolution telle qu'on l'a observée sur notre planète. Mais si tu regardes les populations de bactéries qui peuplent notre planète, tu verrais que depuis deux milliards d'années, il y a certainement eu évolution, mais pas d'augmentation majeure de leur complexité. Si tu vois le temps qu'il a fallu pour, à partir des organismes unicellulaires, obtenir des organismes pluricellulaires, ça donne un indice sérieux pour penser que cette transition est en fait extrêmement improbable.
C'est ce que je voulais dire plus tôt par
Zwielicht a écrit:
L'augmentation de complexité entre le singe et l'homme n'est pas aussi surprenante qu'entre une molécule organique et une cellule végétale
Je parlais ici de la différence de complexité entre une cellule et une molécule. Mais c'est vrai que la transition entre unicellulaire et pluricellulaire est aussi une augmentation considérable de la complexité.
Je trouve que ce qui est vrai dans l'énoncé de PKJ est plutôt trivial (évident) et ne s'applique que rendu à un certain stade et à un niveau très macroscopique. Comment les physiciens réussissent-ils à appliquer des considérations thermodynamiques (entropie, etc) à ce qui précède l'apparition du premier organisme motile (certaines algues, disons, peuvent se mouvoir verticalement) ? Y a-t'il des travaux qui soient sérieux et non seulement de l'ordre du parallèle facile ? Je ne m'y suis jamais penché.
adhémar a écrit:
Le fait de conditionner sur le fait qu'on existe, c'est une des nombreuses erreurs des créationnistes. Ils adorent essayer d'estimer la probabilité qu'une mutation soit favorable pour montrer que l'évolution est très peu probable (voir par exemple le calcul de Julien sur son site de 'science cr(éa)ti(o)nniste'). Soit...
C'est le principe anthropique fort au service du créationnisme.
adhémar a écrit:
Je suis partiellement d'accord avec eux pour dire que l'apparition d'une vie intelligente comme la notre sur une planète donnée est peu probable.
Ce sont plutôt eux qui sont d'accord avec nous sur ce point

adhémar a écrit:
Mais en multipliant cette probabilité par le nombre de planètes adaptées à la vie dans l'univers, on obtient nécessairement un nombre de planètes où la vie a pu se développer assez élevé.
Entre autres, et il faut aussi considérer le
temps dans l'équation. Nous ne pouvons pas quantifier ce temps. Quelqu'un pourrait avancer que selon les modèles cosmologiques actuels, ce temps est peut-être "fini" et donc limité et quantifiable, mais rien ne nous dit que l'apparition d'une forme de vie consciente doive être limité à l'univers tel que nous le connaissons et définissons.
adhémar a écrit:
Et comme, pour observer l'évolution, il faut déjà être un organisme complexe, il est normal que des processus improbables aient eu lieu pour arriver à ça.
Voilà, le principe anthropique faible (bien qu'il soit plutôt trivial et qu'on peut aussi l'appeller sous un autre nom ou déclarer que ce n'est justement pas un principe) nous permet de réaliser que ces probabilités ne sont pas la preuve de quoi que ce soit.