Etienne Beauman a écrit:
Moi naïvement je pensais que quand on prétend vouloir savoir ce qui se passe quand deux fentes sont ouvertes il faut que ces deux fentes restent ouvertes

Je suis allé ré-ouvrir un petit livre d'Etienne Klein intitulé 'Petit voyage dans le monde des quantas'
il decrit le protocole des deux fentes un peu différement, il utilise un canon à electron, une plaque a deux fentes et des detecteurs d'electrons; et au lieu de boucher un trou pour determiner par ou passe l'electron il place une source de lumiere derriere la plaque en parallele et un dispositif de de détecteur de photons, donc sans boucher un trou il determine par où l'electron est passé. et bien ca donne le meme resultat!
Il resume l'experience comme ca :
si on fait en sorte de déterminer par quelle fente les électrons passent, on n'observe plus d'interférences.
Si on observe les interférences il devient impossible de savoir par quel trou est passé l'électron.
Contrairement, a ce qu'on pouvait penser on ne peut pas supposer simultanément observer les interférences et identifier la fente emprunter par chaque éléctron.
Il tire ensuite des leçons de cette expérience (que j'ai raccourcies):
1)Nous ne pouvons plus imaginer que la particule de l'expérience est un corpuscule puisque cette représentation mène à une contradiction irréductible. Il faut aussi admettre que les propriétés que nous attribuons à une particule dépendent des caractèristiques du dispositif dans lequel il évolue.
2) La mesure semble avoir "défini" leur trajectoire au sens où elle a imposé leur passage par une seule fente. Tout mesure apparaît ainsi comme une interaction entre l'objet microscopique sur lequel on effectue cette mesure et l'appareil de mesure propement dit (qui est macroscopique). Ce qui empeche de faire la part entre ce qui revient en propre à l'objet mesuré et ce qui revient à l'appareil de mesure, comme si les propriétés des particules ne pouvaient plus etre detachées des conditions de leur manifestation.
3) une expérience apparait nécessairement partiale et finalisée. Ses modalités pratiques mettent en place les conditions qui définissent une gamme de phénomènes possibles.
Aucune expérience ne montre une particule se comportant simultanément comme une onde et comme un corpuscule, mais il semble nécessaire d'invoquer ces deux images, quitte à les combiner, pour traduire l'ensemble des résultats des expériences possibles.
4)la notion de trajectoire s'effondre, il nous est impossible de prétendre suivre les particules individuellement et constament dans l'espace. il n'est même pas possible de leur attribuer 'en pensée', dans l'intervalle séparant deuc mesures, une trajectoire bien définie, c'est à dire de les imaginer occupant à chaque instant un lieu précis.
5)Est réduit a néant l'idée classique selon laquelle les conditions initiales et les fores mises en jeu suffisent à déterminer le mouvement ultérieur d'une particule. Dès lors rien ne garantit que nous pouvons calculer autre chose que la probabilité, pour la particule de se manifester à tel ou tel endroit.
Etienne Beauman a écrit:
Il est abusif de dire que l'observation change le comportement
-> du coup je dirais oui, c'est abusif.
Etienne Beauman a écrit:
on ne sait simplement pas observer ce qui se passe sans empêcher physiquement le déroulement de l'expérience initiale.
-> et la je dirais qu'on ne sait simplement pas observer ce qui se passe dans sa totalité, et sans interférences.(ou qu'on ne peut pas ?)