Greg a écritCiter:
Sous sa fourrure blanche, cet ours a en fait la peau noir, c'est pourquoi j'ai dit que c'était un ours noir.
Alors celle là...
Du coup je ne sais pas ce que doit être la bonne réponse, un grolar, ou un ours noir à robe crème.
Sinon, l'absence du choix Grolar était voulu. J'ai découvert cet hybride en regardant l'émission évolution, qui parlait de l'ours à face courte, et qui s'est terminé sur l'anecdote des hybrides naturelles de grolars dans le grand nord.
Le but étant de montrer empiriquement que l'en voyant un hybride, on le décrirait naturellement comme l'un ou l'autre de ses parents !
Pour illustrer les propos tenus tirés de ce lien :
http://labetedugevaudan.com/pages/hybride.htmlCiter:
J'ai posé la question à Sophie Licari au sujet de l'hybridation et de la possibilité que la Bête fut un hybride. Voici sa réponse :
L'introgression (terme génétique) du chien dans le loup, l'un descendant de l'autre, constamment interfertiles, et partageant pendant des millénaires une même aire de répartition extrêmement vaste (jusqu'à ce que le loup disparaisse complètement de nombreux territoires du fait de l'acharnement des hommes à le détruire), est une donnée marquante de toute l'histoire de la population lupine de tous les continents.
Les vestiges osseux, divers témoignages et de nos jours les études génétiques, font songer que l'hybridation était fréquente. Suivant leur profil psychologique, les hybrides pouvaient vivre une vie de chien, ou de loup dans la nature. Il y avait beaucoup de curiosité au 18ème siècle pour ces hybridations. Buffon lui-même a élevé de tels croisés à titre expérimental (il les appelait "chiens-mulets"). Un hybride de chien et de loup qui, suivant la loterie génétique, aurait eu plus l'aspect d'un loup, ou plus l'aspect d'un chien, voire celui d'un mixage équilibré entre les deux, n'aurait donc pas paru étrange aux gens de l'époque , quelle que soit sa taille imposante.
Le croisement entre un loup et un molosse (ce dernier étant forcément à oreilles tombantes du fait du processus biologique évolutionniste ayant donné naissance à ce morphotype) donne obligatoirement en première génération un animal à oreilles tombantes, et non à oreilles droites comme un loup ou certains autres chiens. La caractéristique oreilles tombantes est génétiquement dominante par rapport à l'autre.
Le chien, même craintif, même agressif, même martyrisé et rendu agressif, est un commensal de l'homme. C'est en outre un animal profondément grégaire. Un chien solitaire qui mange de l'humain pendant des années plutôt que du mouton, et qui ne vient pas simplement faire les "poubelles" autour des villages, ce n'est pas crédible. Quant à un hybride chien/loup qui n'aurait éventuellement pas supporté la proximité humaine, il aurait cherché à s'intégrer à une meute de loups ou une bande de chiens errants."
Sophie Licari