pan-pan a écrit:
Je repose ma question d'une autre manière: Qu'est-ce qui pourrait aider à prévenir l'apparition des maladies mentales dans une société? Quels sont les facteurs qui prédisposent, outre les facteurs héréditaires, à la maladie mentale et qui pourraient être soit évités, proscrits en terme de prévention? N'y a-t-il pas des «symptômes» de la société qui contribuent à augmenter les risques d'apparition de la maladie?
Hélas, si on disposait des réponses à ces questions, on serait loin sur la voie de la résolution du problème de la "maladie mentale". Dans l'état actuel des choses, on ne sait pas démêler les diverses causes potentielles des troubles mentaux/comportementaux, on n'a même pas fini de déterminer ce qui est quoi.
Citer:
Quelle est l'implication de la science en prévention dans un objectif à long terme de transformation de société?
Il faudrait déjà que "la science" puisse donner des réponses univoques quant aux causes des maladies mentales, dont la part d'implication de(s) la société(s) ce qui est loin d'être fait.
Citer:
Finalement, est-il faux de penser que la société est en «grande partie» responsable du fort taux de suicide que nous connaissons? Responsable aussi de l'apparition de plus en plus fréquente du phénomène des «tueurs en séries» qui se suicident par après? Ces phénomènes sont-ils liés au fait que notre société se distancie de ses membres? On dit souvent que la religion servait de soupape à la souffrance (l'opium du peuple) dans le passé et qu'il n'y a rien pour la remplacer aujourd'hui, est-ce un mythe? A-t-on un besoin «réel» de croire à quelque chose? Matériel ou immatériel? Est-ce que croire (en ce que vous voudrez) ne devient pas la règle d'or d'une vie en santé, sur le plan personnel ou social?
Je pense, en me référant à l'histoire et aux différentes cultures, religions et civilisations dont j'ai connaissance, que c'est se leurrer que de penser que nos sociétés contemporaines sont pires, ou même différentes, des autres. Le suicide a toujours été répandu (ce n'est pas pour rien que beaucoup de civilisations/religions l'ont interdit ou codifié strictement), les crimes répétitifs ont toujours existé, dans des versions parfois paroxystiques - cf. la notion de "amok".