Bonjour Denis,
Denis a écrit:
À quel étage habitais-tu ? Au rez-de-chaussée ou au quatrième ?
Aussi, peut-être que ce chat a eu de mauvaises expériences et était terrorisé à l'idée de rencontrer l'autre chat (ou le chien, ou le raton-laveur) qui lui a déjà foutu une raclée. Faudrait le lui demander.
On restait en haut d'un immeuble, il ne pouvait pas être terrorisé à l'idée de rencontrer un autre animal qui l'aurait battu car il n'a jamais été dehors. Encore aujourd'hui, mon ancien coloc ne l'a jamais laissé aller dehors et il est encore en pleine forme et ne souffre d'aucune déprime.
Ce qu'il le traumatisait c'est l'inconnu. Je suis sur que tu tiens une chambre fermé ou ton chat n'a jamais été et que si tu l'ouvres il va prendre bien son temps avant d'aller la visiter.
De toute façon mon point de vue n'est pas qu'un chat ne peut pas s'habituer à un endroit inconnu (l'extérieur, un nouvel apart) mais que les risques et les inconvénients/avantages de le laisser aller librement dehors n'améliore pas sa qualité de vie significativement.
Denis a écrit:
Non, mais pas loin.
Mais il n'y a pas que l'intelligence qui compte. Il y a aussi l'agilité et l'astuce instinctive. Par exemple, si ma chatte et un bambin de 1½ an sont tous les deux attaqués par un gros chien, je pense que ma chatte a beaucoup plus de chances de se tirer d'embarras. En s'enfuyant à toute vitesse, par exemple, et en grimpant dans un arbre.
Je suis d'accord que pas seulement l'intelligence qui rentre en ligne de compte.
Denis a écrit:
Je me pose parfois des questions analogues quand, au volant, je croise des automobilistes qui roulent dans l'autre sens. Ils viennent de là où je m'en vais et s'en vont là d'où je viens. Je suppose que c'est parce qu'ils estiment qu'il y a plus de bonheur à être là où j'étais que là où je m'en vais. Ça me démotive un tipeu dans mon envie de continuer à avancer. C'est peut-être eux qui ont raison.
C'est pas comme-ci un endroit égale bonheur et l'autre non, desfois c'est même le trajet qui procure du bonheur ou du malheur. Je doute que ton chat a ce genre de réflexion mais si oui ça comptes-tu pour le prix randi?
Denis a écrit:
Les comparer ? Certainement.
Ma phrase n'était pas claire. Le comparer oui certainement mais arriver au jugement que les raisons de laisser sortir un enfant et un chat sont les mêmes, il faut avoir beaucoup d'imagination.
Même un enfant qu'on laisse sortir on lui dicte certaines limites, explicitement ou par son éducation; ne va pas à tel endroit, rentre avant telle heure, ne va pas te battre avec les autres enfants, ne va pas crier en pleine nuit, ne vas pas agacer le chien du voisin ou tuer les autres animaux, etc...
C'est comme dans le redico sur le végétarisme excepté que tu joue le rôle de Feel'O Zof. Un enfant ce n'est pas un chat et il a beaucoup plus de potentiel.
Tu as dit dans ce redico avec une évalutation de 100%:
Citer:
La richesse structurale du psychisme détruit est un facteur important dans la gravité d'un "meurtre"
Ici remplace "gravité d'un meurtre" par la "gravité de privé de certaines libertés" et pour moi on est dans le même débat. La richesse structurale actuelle ou future d'un chat n'est pas très importante pour en venir à le laisser aller dehors sans attache.
Un chat, le seul potentiel qu'il va acquérir à aller dehors c'est possiblement une plus grande indépendance, un meilleur instinct de chasseur et de survie. Je ne vois pas en quoi ces qualités seraient attirantes pour un animal familier. À moins d'apprécier les petits cadeaux (rats, oiseaux) qu'il ramène mais j'en doute fort.
Pour les chats habitués d'aller dehors ça pourrait les rendre malheureux de ne plus y aller quoique en hiver, bien des chats ne sortent pratiquement plus et juste le temps pour faire leurs besoins. Tu leurs met une litière et ils seraient bien content s'ils savent à quoi ça sert.
Bon je m'arrête là, c'est un sujet qui a été longuement débattu sur mon forum d'ornithologie. Je suis d'avis qu'un animal familier ou de compagnie ne doit pas être laisser en liberté mais je ne renie pas ceux qui le font avec leurs chats. Je leur dit mes arguments, à eux de choisir s'ils le gardent à l'intérieur ou pas. Qui sait s'ils ne le font pas avec le chat qu'ils ont, ils vont peut-être le faire avec le prochain ou tout simplement continuer à en acheter un autre quand leur minou cesse de revenir.