Et bien voilà une réponse qui a déjà plus de sens
Donc dans le fond, on est bel et d'accord. Sauf que ma vision des choses comporte certaines nuances que je vais expliquer mon tour point par point.
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1. Je pense que face-de-bouc ou autres média (émissions TV d'auto-lamentations publiques sous la houlette d'animateurs-voyeurs) où les gens sont encouragés à exposer leur vie privée sont une merde sans nom, qui encouragent tout un chacun à considérer que leur nombril mérite d'être jeté à la face du monde et qu'il est légitime de dézinguer de la façon la plus répugnante possible le nombril du voisin, surtout s'il n'est pas parfaitement aussi rond que le sien
Je pense qu'il n'y a aucun média à blâmer, seulement l'utilisation que l'on a. Bon, je n'ai pas la télé, mais prenons l'exemple d'internet. Facebook n'est pas pire que le genre de forum où nous sommes actuellement en train de discuter. Oui, certaines personnes s'en servent pour parler de leur nombril, montrer des photos d'eux-même, détailler leur vie sexuelle dans le moindre détail,... Bon et bien à leurs risques et péril à partir du moment où c'est leur choix et qu'ils sont majeurs. Ce n'est pas notre cas, n'est-ce pas ? Pas plus que ça ne l'ai sur mon compte Facebook dont l'accès est pourtant limité à mes amis et membres de ma famille
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2. Je me demande bien comment l'humanité a réussi à rester en contact avec ses semblables avant l'arrivée de ces média
Le mode de vie évolue et par conséquent les modes de communication aussi. On peut aussi bien se demander comment vivaient nos ancêtres sans électricité, automobiles, avions, machines à laver,...
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3. Je pense que trop de gens sont leurrés par ces média et du coup s'exposent (ou exposent des proches) de façon extrêmement imprudente. Ils ont besoin de réfléchir et d'être éduqués, mais pas via le harcèlement de minables haineux, et le fait qu'ils aient été imprudents et /ou indiscrets, souvent par naïveté ou maladresse, ne justifie pas l'attitude de leurs persécuteurs.
Je suis entièrement d'accord avec ce passage. En effet, avant d'utiliser un outil, il vaut mieux lire la notice. Avant de prendre le volant d'une voiture (je précise, je n'ai pas de voiture non plus), il vaut mieux avoir le permis. Toutes sortes d'harcelements et de propos haineux doivent être puni. Mais quand on expose, même par naïveté ou ignorance, une autre personne à un certain danger, on a aussi une part de responsabilité.
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3. Je pense que la faute dans le cas qui nous occupe est clairement et fermement du côté de ceux qui ont vômi sur le pauvre gosse et son père. Le fait que ce dernier ait exposé, imprudement et indiscrètement, les problèmes de son enfant ne le rend pas plus coupable que le fait qu'une femme se soit baladée en minijupe la rende coupable de quelque façon que ce soit de s'être fait violer.
Le lien est interessant mais il réside encore une différence majeure entre les deux cas. Dans le premier, le père a exposé des informations personnelles de son fils de 7 ans sur internet où n'importe qui peut avoir accès. L'enfant n'a pas d'autres choix que de subir. Ce n'est pas très légal et surtout, ce n'est pas le rôle d'un père qui est plutôt de protéger son enfant. De plus, en cas de litige, son fils ne peut pas faire grand chose pour se défendre. Dans le cas d'une femme en mini-jupe qui se fait agresser, elle n'enfreint aucune règle et peut essayer de se défendre physiquement ou légalement. Il faut aussi savoir que les violeurs n'attendent pas qu'une femme soit en mini-jupe pour l'agresser. Ce n'est qu'une mauvaise excuse. S'il ne s'agit pas de psychopathes animé par des pulsions, il s'agit alors d'autres types de malades qui cherchent une victime à l'apparence "affaiblie". Le viol est aussi une arme de guerre et un moyen pour asservir quelqu'un. Sachant que ce genre de tarés existent, on doit s'assurer au maximum que l'on ne s'expose pas à ce genre de danger. Tant que l'état ne peut pas nous assurer une sécurité à 100%, nous devons tous faire preuve de vigilance.
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4. Je pense que la raison pour laquelle handicapés, homosexuels, ou autres minorités sont mieux acceptés et protégés par les pouvois publics de nos jours tient au fait que certains ont eu le courage et la tenacité de s'exposer au public et de revendiquer le droit à la différence.
Tout dépend de la manière dont c'est faitet quel est le discours. Tout d'abord, à partir du moment où on est majeur et vacciné, on revendique des les choses comme bon nous semble. Mais on ne le fait pas à la place de quelqu'un d'autre. Par exemple, après le 11 septembre, les médias ont cru bon de parler de l'islam et des musulmans à longueur de temps pour soit-disant démontrer qu'ils étaient parfaitement normaux. Le problème c'est qu'après ce "battage" médiatique l'islamophobie a augmenté un peu partout. Un autre exemple : le féminisme. Ce mouvement qui est pourtant très juste et dont je fait partie souffre d'une très mauvaise image. Beaucoup de femmes disent "haïr" les féministes alors qu'elles sont d'accord avec les revendications et toutes les libertés que les femmes ont obtenu grâce à elles. Quand on leur demande pourquoi, la réponse est unanime : trop d'expositions, d'agressivité et surtout elles n'aiment pas le discours de certaines qui ont tendance à trop "différencier" les femmes des hommes alors qu'on vise à être égaux. C'est pourquoi entre autres que le meilleur moyen d'être accepté est de s'intégrer. On est tous différents et tous égaux. Plutôt que d'exposer nos différences, montrons nos capacités à faire parti de la même société. Cet attitude a toujours fonctionné car malheureusement, l'humanité n'aime pas les "brebis galeuses" et ne fait confiance qu'à ses semblables, même si ce n'est qu'illusoire. C'est ce que je déplore moi-même mais nous sommes des
animaux sociaux et aussi nous fonctionnons.
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5. Certes il y aura toujours des cons: ce n'est pas en s'en accomodant qu'on résoudra le problème, c'est en les confrontant à leur connerie.
Le problème c'est qu'ils sont les plus nombreux. Donc même si on ne s'en accomode pas, les stratégies pour leur "échapper" doivent être fines.
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Résumé: Chaque fois qu'on blâme les victimes, aussi peut que ce soit, pour le comportement de leurs "bourreaux", on donne des points à ces derniers.
Dans l'histoire qui nous a poussé à cette discussion, la victime est un enfant de 7 ans qui n'a rien fait de mal. Je blâme les bourreaux qui l'ont insulté, mais je blâme aussi le père qui n'a pas respecté son rôle de protecteur et a exposé la vie privé de son fils à la porté de n'importe quel cinglé.