Salut nachtwanderer,
Comme toi, je ne commenterai pas tout. D'ailleurs, la plupart du temps, je suis d'accord.
Tu dis :
Citer:
La conscience de notre Être, cher correspondant, se construit en cette zone de friction, souvent brutale, où « comment » et « pourquoi » s’entredéchirent.
C'est vrai qu'il y a une énorme peau-de-banane cognitive entre le
"pourquoi" et le
"parcequoi". Demander le
but n'est pas la même chose que demander la
cause. J'ai souvent dit qu'une grosse partie des sorties de route intellectuelles viennent directement d'une confusion entre
"pourquoi" et
"parcequoi".
Évidemment, dans la plupart des activités humaines, les deux questions se rejoignent. La cause de l'activité est le
désir d'atteindre le but de cette activité. Par exemple, si je vais me faire un sandwich au jambon, la cause de cette activité est le désir d'avoir un sandwich au jambon. Il y a aussi la cause de la cause (j'ai faim) et le but du but (calmer ma faim). Là encore, par la pensée, le but du but et la cause de la cause se rejoignent.
Mais faut pas voir de la pensée partout. Par exemple, si on parle de la catastrophe d'Haïti, faut pas confondre
"pourquoi" et
"parcequoi". Le
"pourquoi" (qui demande le but) n'a pas de sens. Seul le
"parcequoi" en a, via la tectonique des plaques.
Bref, faut bien distinguer les cas où le
"pourquoi" a du sens et ceux où il n'en a pas.
Faut pas confondre les phénomènes subjectifs et les phénomènes objectifs. Ça serait comme confondre la réalité (le "pays") et le modèle mental qu'on s'en fait (notre carte du pays).
Plus on parvient à distinguer la carte du pays, et plus on pense avec des pixels fins.
Grosso modo.

Denis