Bertrand Food - Du snack élaboré par la science

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LePsychoSophe
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Re: Bertrand Food - Du snack élaboré par la science

#76

Message par LePsychoSophe » 03 nov. 2017, 15:28

Lulu Cypher a écrit :
LePsychoSophe a écrit :Oui, Antonio Damasio, pardon. J'en déduis que vous n'êtes pas français. Je dirais facilement "québécois?". Nous faisons beaucoup d'anglicismes et de plus en plus. En me rendant au Québec, j'ai été surpris du respect de la langue française et de la quasi absence d'anglicisme. Je trouve ça très bien.
Attend ... m'a checker juste pour l'fun ... bah non y'en a plein (ce qui est weird) ... anyway chacun les siens ... d'un autre coté c'est pas mal tough de comparer .... les anglicismes sont très naturels ici tellement qu'on les oublie ... mais c'est sans compter que des pans entiers professionbels n'utilusent pas un seul mot francais (i.e. : le monde de la construction ou de l'automobile) et c'est également sans compter les anglicismes déguisés ("traduits" littéralement de l'anglais "brut de fonderie) comme "faire application" au lieu de "postuler".

En France c'est un peu plus délicat ... en généralisant (mais sans trop exagérer) ... la motivation de l'utilisation des anglicismes au Québec est une solution de facilité face a un environnement et un clientèle majoritairement anglophone ... alors que la motivation francaise semble plus répondre a un certain snobisme (le monde du spectacle et de la communication l'illustrent bien) ainsi qu'à une volonté de certains secteurs professionnels de se différencier du servum pecus[1] .... le choix de mots anglais leur permet d'obfusquer leur propos et d'exercer une position d'autorité supposée (moi je connais le sens des mots de ma profession ... pas vous).

Qui gagne ? Je n'ai pas de certitudes mais je n'ai jamais entendu plus d'anglicisme que ces 15 dernières années au Québec :hausse:

Tout ceci n'était qu'un aparté ... continuez votre conversation tranquillement sans plus faire attention à moi :mrgreen:

PS : une bonne recherche google devrait faire tomber une partie de tes a priori ;)

------------------------------
[1] une sorte d'exercice d'autorité par rétention d'information
Bien mouché le Psy! ;-)

J'avais complètement forget vos exemples.
Mon idéalisation du Québec... que voulez-vous... finalement, c'est pire que chez nous. Mais pas pour les mêmes raisons et la prononciation chez nous, c'est à pleurer.

Le point est pour vous.
"ἕν οἶδα ὅτι οὐδὲν οἶδα" Σωκράτης

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Re: Bertrand Food - Du snack élaboré par la science

#77

Message par LePsychoSophe » 03 nov. 2017, 20:07

Jean-Francois a écrit :
LePsychoSophe a écrit :Le projet le plus intéressant et le plus poussé que j'ai vu, c'est l'hologramme "à la Matrix" où la personne est purement intégrée à un monde virtuel... plus besoin de corps ni de cerveau
Mais cela demande un appareillage technologique pour créer ce monde virtuel. Faut être sacrément optimiste pour s'uploader dans un monde virtuel qui risque de devenir obsolète (sans compter que l'appareillage reste exposé à tout ce qui est non-virtuel).

Peut-être y a-t-il des partisans de cette idée qui s'imaginent pouvoir s'"uploader" (se téléverser) dans l'univers... je vais attendre de voir avant de prendre un billet :D
Je pense au calculateur quantique, si l'on veut arriver à quelque chose qui ressemble au cerveau, a minima. Si un neurone est plus complexe que 0 ou 1 quand il dépolarise ou polarise, il faut un "neurone artificiel" à son niveau donc plus analogique tout en étant numérique. Je pense au qbit alors. Là, je m'égare car mes connaissances sont limités mais je me fais plaisir, disons.
D'ailleurs parmi les applications du QC (quantic computer), on retrouve l'IA et les questions relative aux langages (traduction parfaite?). Ce qui ne m'étonne pas. Les géants du Web se frottent les mains... :twisted:

Quand vous dites s'uploader, le "s'" représente quoi selon vous? Certains pensent à l'âme, la conscience, le jenesaisquoi, ce qui fait de nous "nous"... Certains pensent à de l'information à transférer, informations qui serait quelque part dans le cerveau... Où? Sous quelle forme? Certains pensent à une forme élecromagnétique ou jenesaisquelle énergie transmystique...
Bref, c'est quoi qu'on met dans la boite?

Obsolète? C'est évolutif, avec des mises à jour. Générées depuis l'intérieur. Puisque l'IA totale, c'est celle qui s'autogère, de l'intérieur.

L'appareillage, oui, restera dans le réel. ça parait dingue ce genre de prouesse mais perso j'y crois après on verra ou pas si cela est possible.

Des partisans? Oui, je pense à celui qui finance le projet déjà mais comme pour les voyages dans l'espace... Il y a un temps d'habituation... Et le prix? Ils s'uploaderont dans un univers de leur choix, j'imagine. Faites des économies, parce qu'à mon avis ça ne sera pas à la portée de tous dans un 1° temps (comme les écrans plasma qui coûtaient le prix d'une voiture avant ;) ).
Tiens, j'entends mon petit-doigt psychanalyste me disant que Freud avec son "inconscient" disait également que nous ne sommes pas si libres qu'on le croit. Il avait une bonne piste
On peut tomber juste pour de mauvaise raison. Surtout que l'inconscient freudien est sensiblement différent de l'inconscient pour les neuroscientifique.
Faudrait que j'aille voir des trucs sur l'inconscient des neuroscientifiques... ça doit être intéressant. Si vous avez des pistes...
Ne pas ressentir de sentiments, d'émotions... une qualité... :shock:
Comme quoi il y a une limite à ce que vous acceptez :lol: Sauf que vous réagissez sur la base de préjugés, en accordant a priori de l'importance aux émotions et sentiments. Il est plus difficile d'envisager l'absence de ceux-ci quand nous en avons. Sauf que notre incrédulité personnelle ne permet pas de savoir si l'absence de sentiments est un défaut.

Comme vous le dites: Damasio parle de l'humain, donc d'une créature qui a des émotions. Il n'envisage pas le cas d'une créature, fonctionnelle, qui n'aurait pas d'émotions. Donc, oui, chez l'humain avoir des émotions peut être une qualité. (Ça l'est forcément dans un contexte social où on interagit avec d'autres individus émotifs.) Mais c'est aussi un défaut: vous oubliez de signaler que les émotions négatives (qui sont aussi des émotions) peuvent nuire à la prise de décision.

La conscience (de soi) est séparable des émotions: des personnes qui ressentent peu d'émotions sont conscientes.
L'expérience de la vie sans ressenti... Quel intérêt? A part être une machine pour d'autres, qui eux jouiront de ce que nous leur procurerons...

Je n'oublie pas que les émotions négatives nuisent à la prise de décision, j'ai du mal m'exprimer.

Une machine (sans émotions) ne pourrait pas être plus "intelligente" qu'un humain àmha, car si l'humain est si brillant, c'est parce qu'il a les émotions et le ressenti de ses émotions (cette petit touche finale sur le ressenti est personnelle). Les lésions dans les réseaux associées aux émotions font perdre des capacités de résolutions de problèmes donc d'intelligence (je simplifie mais c'est pour dégrossir ma perception). Si un cerveau humain sans émotions (et/ou ressentis) arrive à dépasser l'intelligence d'un cerveau normal... on pourra dire que les émotions n'apporte (même les bonnes) rien et donc une machine mimant l'intellect pourra alors se passer de ça.
Permettez d'en doutez au vu de mes connaissances actuelles.

Si elles ressentent un peu d'émotions, c'est qu'elles en ont. Donc la conscience est peut-être peu développée également dans ces cas-là.... Mon cerveau sature sur ses questions conscience... Désolé. ;)

Pour l'homéopathie, peut-être qu'on cherche le fonctionnement d'un truc qui n'existe pas. Pour le reste peut-être aussi remarquez
C'est quoi "le reste"? L'univers entier? Je pense que circonscrire les questions de manière à trouver des réponse est une attitude pas mal plus saine que d'enligner les questions existentielles insolubles. Lorsqu'on circonscrit la question de l'homéopathie, on peut trouver une réponse (i.e., "bon, à flusher"*).
Je pensais à ce qui est en lien avec les sujets à polémique : OBE, NDE, magnétisme, barreurs de feu, Vie extra-terrestre... et même les satanistes qui dirigent le monde. Ce genre de trucs.
Pour éclairer ma phrase sur les OBE, ils (les expérienceurs et les mystiques) affirment que l'état de conscience modifié dans lequel ils se trouvent fait que les fonctions cognitives (mémoire, raisonnement, perception...) ne sont pas dans le même état et fonctionnent différemment... mais qu'ils ne peuvent pas l'expliquer avec les termes habituels, ils parlent souvent d'expérience ineffables.
C'est comme expliquer à un aveugle de naissance ce qu'est le bleu...
Plutôt comme la difficulté pour un croyant d'expliquer ce qu'est dieu. Tout réside dans le flou, le vague, l'approximatif... mais auquel on croit fort. Ce n'est pas comme si la réalité de ces "états modifiés de conscience" étaient aussi accessibles aux sens (ou à l'expérimentation) que l'est le bleu.

C'est bien pourquoi vous ne pouvez pas répondre à ma "fréquence de quoi, exactement?" Vous pouvez essayez des métaphores... comparaison n'est pas raison. Les images employées ne sont que des approximations, souvent trompeuses. (Surtout lorsqu'elles proviennent de personnes qui tentent de se remémorer des souvenirs de quand leur activité cérébrale était perturbée.) Dans votre parallèle avec le PC, vous n'exprimez même pas vraiment ce qui a une fréquence.
Activité cérébrale perturbée... Je dirais modifiée car perturbée signe un mauvais fonctionnement or selon moi ce n'est pas mauvais.
La fréquence des ondes liées aux images sur l'écran. Les LEDs, le LCD ou je ne sais quelle technologie pour afficher une image émets des ondes à une certaine fréquence (de même qu'un simple néon ou une ampoule (après ces connaissances sont limitées, elles remontent à mon BTS électronique...)), ce n'est pas comme des lettres sur un bout de papier. Filmez un écran avec un certain type de caméra et vous verrez probablement un décalage d'émission-réception en terme de fréquence qui fait apparaître un artefact qui n'est pas puisque c'est une composante obligatoire du signal envoyé.

Du côté du cerveau récepteur, c'est pareil, il y a bien une bande de fréquences d'ondes visuelles que l'on peut décoder, d'autres non. Si ces expérienceurs ont des capacités autres que celles du cerveau, il est possible qu'ils perçoivent d'autres ondes que nous ne voyons pas et inversement.

Si la réalité objective vibre (théorie des cordes qui dit que l'information sous forme de vibrations crée le physique) et que la réalité subjective vibre aussi (tout ce que nous pouvons appréhender de cette réalité est sous forme d'ondes (visuelles, auditives... et tout le traitement qui en fait dans le cerveau pour le reste)) mais dans un étendu de fréquence que nous pouvons appréhender, pas toutes en état normal, tout est alors un système d'ondes qui s'entrecroisent.

Si on change de bande de fréquence, on ne voit plus la même réalité... on n'en voit une autre. Si on échantillonne la bande de fréquence, on voit des morceaux de réalité... Si on élargie cette bande de fréquence, on perçoit plus que la réalité "normale" (inclusif).

Admettons donc : Réalité objective sous forme d'ondes et réalité subjective sous forme d'ondes (activité électrique du cerveau).
Lorsque le fonctionnement de tout ce bazar est bon, il y a une cohérence et les différentes ondes sont synchrones et donnent lieu à nos perceptions au sens large (monde normal et partagé par tous ici bas) mais lorsqu'il y des désynchronisations pour la conscience, ça donnerait lieu à ces phénomènes perceptifs particuliers. Certains sauraient changer leur fréquence pour aller vers les différentes réalités.

Ces explications alambiquées (Ô combien!) (et en plus je dois très mal les retranscrire vu l'heure...) sont partagées par des groupes de personnes qui ne sont pas (officiellement :lol: ) malades mentalement ou débiles mentales.
Après, ça ne signifie rien de la réalité de ce genre de thèse, on est d'accord mais c'était une tentative bien modeste de contourner :lol: jouer dans le camp des gens qui y croient. Etant dans chaque camp, j'essaie de défendre les deux positions dans ce milieu (les c'est-tout-dans-le-cerveau-qui-bug et les mais-il-y-a-autre-chose-audela-du-cerveau).

Après, mon flou artistique ici présent n'est pas volontaire malheureusement :lol: mais digne de mes limites de connaissance. Ce n'est pas pour flouter quiconque (je ne prétendrais pas ça ici, je l'ai déjà dit), c'est pour tenter d'exprimer ce que je comprends des croyants en ces thèses.

J'imagine bien que ce ramassis d'assertions va se prendre un retour de méchantes critiques (taper doucement quand même ;)).
Mais comme je n'assume pas la paternité de cette théorie car je l'ai lu ici et là dans des livres et vu dans des conférences, je survivrai à vos retour.
Et puis soumettre tout ce que j'ai lu ici pour ces domaines, c'est un moyen de garder les pieds sur terre :lol: parce qu'il y en a qui décollent très haut.

Après, j'entends bien vos critiques sur le côté vague, flou, manquant d'approfondissement de ces thèses car mélanger des domaines scientifiques (biochimie, neurobiologie, physique quantique, psychologie...) est fascinant mais probablement glissant sur le plan intellectuel. D'ailleurs est-ce possible d'articuler ces domaines entre eux??? J'ai lu tellement (et vu) de scientifiques et autres le faire que je me suis posé cette question. Une façon d'en mettre plein la vue oui mais jusqu'à quel point ça se tient et à partir de quand on part dans les étoiles?
Idéalement, je serais pour une ouverture entre les sciences mais à condition que ce soit soumis à critiques et avec des vrais experts.

Votre mise en garde est juste et je bafouille pour avancer des arguments ce qui montre les limites de mon cerveau mais probablement aussi des cerveaux de tous ceux qui croient en ces théories pseudo? scientifiques qui essaient de survivre tant qu'elles peuvent.

Reconnaitre qu'au bout d'un moment ça perd pied ces théories devrait au moins être une attitude des tenants. Prendre du recul n'empêche pas de continuer à débattre.
Un exemple, peut-être limité, mais étant habitué à faire des rêves lucides, lorsque j'essaie d'expliquer le sentiment que je ressens dans ce "monde"
Je veux bien mais cela ne veut pas dire que ce "monde" existe ou que vous "vibrez sur une autre fréquence". C'est surtout que vous rêvez de manière inhabituelle.
Non, pour moi le rêve lucide, c'est du rêve particulier du coup car en totale conscience et maîtrise selon le degré de conscience justement. Concernant l'OBE, je serais plus sceptique pour l'instant par rapport à ces fréquences en lien avec la conscience... On peut faire transiter une information dans une fréquence et pas dans d'autres, de façon séparée en électronique, alors pourquoi pas avec la conscience... A un même endroit se trouve plusieurs choses, emballées séparément et visibles séparément. L'analogie avec ce que je retire de ma formation d'électronicien / informaticien m'aide à comprendre le point de vue de ces gens. Mais une analogie reste une analogie, ni plus ni moins.

L'impression de tout comprendre en faisant des raccourcis, simplification et abus au travers de ce que l'on connait est tentante et je pense que les défenseurs de ces théories sont pris dans ces pièges... Même moi que je le veuille ou non. Sauf que moi, j'écris pas de bouquin et ne fait pas de conférence ou ne tient pas un site internet car je suis sceptique croyant pas croyant croyant.

Les expérienceurs de NDE/OBE, parlent de vue à 360° et de plein d'autres perceptions. Comment comprendre cette impression sans l'avoir vécu? Les mots ne suffisent plus
J'en ai un qui ne plait généralement pas: hallucination :D
Une hallucination avec une vue à 360°? Pourquoi pas mais ce n'est pas une hallucination habituelle car une hallucination classique est plutôt correspondante au système perceptif habituel or le 360° n'est pas une perception habituelle. Je ne suis pas convaincu à 100% de l'hallucination. Ce n'est pas que cela ne plaise pas (quoiqu'un peu :oops: ) mais halluciner avec d'autres genres de perceptions que celles de tous les jours... Ouais, à voir....
Certaines étant intriquées ou entre deux, c'est comme ça que les OBE/NDEistes, arrivent à naviguer parfois entre deux "réalités"
Selon moi, le langage pseudoquantique tient de la poudre aux yeux, quand ce n'est pas de la fumisterie. Là, à mon avis, vous mélangez des tas de termes qui n'ont pas vraiment de signification dans le contexte: "réalités", "fréquences", "intriqués"... donc ce que vous dites n'a pas vraiment de sens. C'est le genre de propos qui parait profond alors qu'il n'est qu'obscur.
Là pour le pseudoquantique, je ne peux être que d'accord car j'y comprends pas grand chose. Mais c'est séduisant quand même, soyons fou parfois ça fait du bien! Si on sait revenir sur terre bien-sûr. J'ai perdu le sens, c'est vrai puisque je ne maîtrise pas assez les domaines. Loin de moi l'idée de paraitre profond, soyons clair, je ne fais que rapporter ce que j'ai lu ou vu ou entendu. Si je voulais paraitre profond ici... je serais bien prétentieux. Je ne veux pas paraitre celui qui sait là où il ne pige rien. J'essaie d'être juste et honnête. Mais je comprends l'effet que cela peut avoir dans la mesure où je suis une bonne victime de genre de blablah comme je l'ai été avec la psychanalyse. Séduisant mais mon recul me permet ne pas m'envoler trop loin avec ce genre de fantaisies, juste ce qu'il faut pour se faire du bien ;)
Votre activité permet à certain de se remettre sur terre. Je me débrouillais bien sans vous mais en venant ici, j'ai décidé de jouer dans la cours des grands.
J'ai bien conscience que tout ça a l'air dingue mais bon, c'est une thèse qui est partagée
Il y a plein de "thèses partagées" qui sont fausses.
Oui, on est d'accord. Mais certains philosophes évoquent la réalité non pas en ce qui est mais ce qui est partagé, histoire de ne pas tomber dans la maladie mentale, par inacceptation sociale du dit délire.
Je m'autorise à lire des trucs parce que d'autres y croit mais je ne prends pas ça pour dire que c'est plus vrai.
Comportement actif, volontaire? (donc émanant de moi, donc de mon libre-arbitre? ;) )
Peut-être mais cela peut aussi être moins volontaire qu'on le pense. La complexité du cerveau humain le permet. En plus, comme vous le signalez: si on suit un signal extérieur (donné par le thérapeute par exemple), le caractère volontaire est moins prédominant que si on se motive entièrement soi-même (en supposant que ce soit possible).
Involontairement, ça se recâble... Il doit y avoir un truc qui passe en dessous du radar de la conscience et de la volonté mais comme je crois au libre-arbitre à minima, je dirais que ça doit être un mélange des deux. Donc vous me manipulez contre mon plein gré ou mon demi-gré? Je rigole mais en TCC, on dit qu'on manipule les gens pour qu'ils se sentent mieux... Et je dis à mes patients que "malheureusement" oui, c'est une forme de manipulation de leur cerveau dont une partie est consciente et l'autre non. Après, selon moi, il y a des barrières infranchissables qui nous protègent. On ne fait ce qu'on veut avec son mental. C'est limité quand même. Pour moi, il y a toujours une part de volonté pour la restructuration cognitive aussi petite soit elle en fonction du contexte. Les émotions nous aideront à nous positionner et à refus cette manipulation, et on claque la porte.

J'imagine qu'ici, ça doit arriver. Soit de la véhémence soit de la rupture soit des intermittences soit des soumissions soit un long long travail...
Il est vraiment si incompétent que ça le Montagnier?


Comme je ne le connais pas personnellement, c'est la forte impression que je tire de la lecture de certains de ses travaux et d'autres documents (comme l'assez ridicule documentaire sur la mémoire de l'eau, ou les 2-3 conférences vidéos que j'ai écoutées).

Pour des "exemples d'incompétences de méthodologie, de raisonnement", j'en donne à plusieurs endroits dans l'enfilade à laquelle vous a référé spin-up (ici, par exemple). Mais le mieux serait de lire l'enfilade car nous sommes plusieurs à apporter de tels exemples.
J'irai voir mais je vous fait confiance (à 80% ;)).
Ok mais on pourrait dire pareil des autres sources de financement, notamment les labos pharmas?
Tout à fait. Sauf que les pharmas fonctionnent à l'intérieur du domaine scientifique (quoiqu'elles le peuvent mélanger avec l'économique et le politique), elles n'essaient pas de miner la science en la diluant dans le théologique.
Alors là, faudra que je revienne pour discuter.
Je suis assez impressionné par votre talent de tordeur
J'espère plus être du côté des détordeurs que des tordeurs (je n'aime pas l'épinette) ;)
Je préfère le terme de restructuration ou quelque chose de neutre car détordre donne l'idée que c'est mal (tordu avant de détordre or tordu ben, c'est ce qu'on dit de façon péjorative de quelqu'un qui agit mal ou pense mal). Or, je trouve cela prétentieux, comme si détordre était aller vers la vérité... le bon chemin en somme. Et ça me rappelle trop la mentalité religieuse... Après, la remise en question, oui c'est plus neutre et en ça il y a de quoi faire ici. Ce n'est qu'un avis peut-être que je changerai...
Mais certaines croyances conduisent aussi à de belles choses, non?
Indéniablement, en art surtout, mais cela ne veut pas dire qu'on ne peut faire de belles choses sans croyances ou qu'une croyance spécifique était nécessaire (par exemple, rien ne dit que si Michel-Ange n'avait pas été chrétien, il n'aurait pu réaliser de belles oeuvres suivant un autre thème).
C'est sûr mais comme je pense qu'on a tous des croyances... qu'on le veuille ou non. Un humain sans aucune croyance c'est un humain qui est dans la vérité... là, je ne vois pas.

L'amour par exemple. Un homme qui croit qu'on l'aime n'a pas la preuve qu'on l'aime donc cela reste une croyance, plus ou moins argumentée par des faits. Il fait des inférences pour garder sa croyance mais il n'aura jamais la preuve que les personnes aimantes étaient aimantes (à part en leur scannant le cerveau à l'IRMf pour voir si l'ocytocine jaillit lorsque ces gens pensent ou s'approchent de lui... mais qui fait ça). Et pourtant, l'amour sera beau souvent (et horrible souvent aussi).

Et leur existence est légitime, non?
Peut-être... si vous m'apportez des exemples précis je pourrais sans doute être moins vague, mais je ne ferais pas l'inventaire de la croyance pour trouver ce qui est légitime. Mais, de manière générale, je vois les croyances comme "remplaçables" ou "interchangeables". Cela même si je préfère mes croyances à celles des autres. Je suis conscient de la subjectivité de cette préférence.

A contrario, dans le cas d'un fait scientifique bien vérifié on touche à l'universel.

Jean-François

* Ce qui va diluer et succusser le produit... le rendant ultra-super-hyper-efficace.
[/quote]

Remplaçables, oui, avec votre phrase de "modulation subjective", on est d'accord. On choisit peut-être un peu ses croyances et peut-être qu'elles s'imposent aussi parfois sans notre volonté...
Bien-sûr qu'on préfère nos croyances car selon moi c'est ce qui fait de nous des êtres uniques et que nos croyances représentent (dans un état de conscience normal pour faire court) notre égo et donc pour se sentir bien avec une bonne estime de soi, il vaut mieux préférer ses croyances.
Espérons que chacun pense comme vous à ce sujet et d'avoir le recul nécessaire comme vous de penser que ce n'est qu'une croyance que de croire ça :lol: .
La subjectivité et la croyance sont synonymes de mon point de vue.

Pour le fait scientifique bien ficelé, on s'approche plus de l'objectivité selon moi. L'universel... bon on va pas définir ce qu'est l'univers ;) sinon j'irais jamais me coucher, mais ça me parait un peu trop absolu comme positionnement.
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Re: Bertrand Food - Du snack élaboré par la science

#78

Message par Jean-Francois » 04 nov. 2017, 08:54

LePsychoSophe a écrit :Quand vous dites s'uploader, le "s'" représente quoi selon vous?
J'imagine qu'il s'agit de leur "je". Je ne fais qu'essayer de suivre alors ne me demander pas de décrire ce que d'autres n'arrivent pas à décrire. Moi, je pense qu'ils ne savent pas très bien ce qu'ils veulent "mettre dans la boite".
Faudrait que j'aille voir des trucs sur l'inconscient des neuroscientifiques... ça doit être intéressant. Si vous avez des pistes...


Déjà, ne pensez pas en termes de "chose" mais d'ensemble de processus qui n'arrivent pas à la conscience.
L'expérience de la vie sans ressenti... Quel intérêt?
Pourquoi pas un intérêt similaire à celui qui vous fait vous exciter pour le transhumanisme? Dans ce dernier cas, le fait d'être une machine ne semble pas vous troubler. Et, question subjectivité:
Je n'oublie pas que les émotions négatives nuisent à la prise de décision, j'ai du mal m'exprimer
Vous vous êtes bien exprimé mais n'avez considéré qu'un côté du problème.
Une machine (sans émotions) ne pourrait pas être plus "intelligente" qu'un humain àmha
C'est votre impression, je sais. Mais ça m'apparait très anthropocentrique que de penser que les émotions sont fondamentales pour la réflexion, au moins concernant les phénomènes naturels (comme je le disais: pour comprendre le social humain, on ne peut faire abstraction des émotions).

Être très religieux, par exemple, est se placer des oeillères intellectuelles émotives... qui rendent parfois fonctionnellement illogique et irrationnel. Cela force la subjectivité et peut empêcher de considérer les nombreux indices qui infirment certaines idées religieuses. Cela entretient des superstitions, des idées jamais démontrées mais tenues pour vraie par tradition ("vie" après la mort, réincarnation, etc.).

Àma, vous donnez un autre exemple du caractère parfois problématique des émotions quand il s'agit de porter un regard lucide sur des phénomènes. Quand vous dites:
Mais c'est séduisant quand même
Les émotions peuvent porter à disserter sur ce qu'on ne connait pas.
Si elles ressentent un peu d'émotions, c'est qu'elles en ont. Donc la conscience est peut-être peu développée également dans ces cas-là....
Pas forcément. Si je mes souviens bien Damasio parle un peu de ce genre de cas dans "La conscience même de soi".
C'est quoi "le reste"? L'univers entier? [...]
Je pensais à ce qui est en lien avec les sujets à polémique : OBE, NDE, magnétisme, barreurs de feu, Vie extra-terrestre... et même les satanistes qui dirigent le monde. Ce genre de trucs
OK. Je pense encore qu'on gagne à circonscrire la réflexion pour ne pas essayer de trouver une réponse valable pour tout, ce qui est illusoire.
Activité cérébrale perturbée... Je dirais modifiée car perturbée signe un mauvais fonctionnement or selon moi ce n'est pas mauvais
Il s'agit quand même d'une perturbation par rapport au fonctionnement normal (sinon les NDE/OBE/etc. seraient beaucoup plus répandues). Je comprends que vous essayez de dorer la pilule en jouant sur les mots mais les faits sont: perturbation. Le terme est de toute façon assez neutre en lui même.

Si vous prenez les cas de NDE associée à des arrêts cardiaques (comme dans l'étude AWARE), vous aurez de la difficulté à mettre en évidence le côté positif. Surtout qu'on peut fortement penser que parmi les nombreux décédés... il y en a qui ont eu une NDE avant de mourir.

C'est sûr que si vous ne considérez que le témoignage des personnes qui disent avoir été transformées positivement par leur expérience, vous aurez une vision jovialiste. Mais ce n'est pas le portrait global des choses.
Du côté du cerveau récepteur, c'est pareil
Vous me semblez très confus: d'une part, votre "c'est pareil" signifierait que le cerveau est composé de " LEDs, le LCD ou je ne sais quelle technologie" ce qui n'est évidemment pas le cas. D'autre part, vous parlez d'un "cerveau récepteur" mais sans donner de contexte: c'est quoi le "cerveau récepteur" dans le cas d'une OBE, il reçoit quoi, émis par quoi? La nature de ce qui supporte la fréquence est quoi?

Je zappe une bonne partie de vos propos parce que je les trouve confus à la fois par manque de contexte, par abus de spéculations, et par absence de lien avec ce qui est connu du fonctionnement du cerveau. (À raisonner comme vous le faites, le cerveau n'est même pas concerné: le coeur ou le pénis/clitoris feraient aussi bien l'affaire dans ce genre de "transmission".) Je vous fais juste remarquer que:
il y a bien une bande de fréquences d'ondes visuelles que l'on peut décoder, d'autres non. Si ces expérienceurs ont des capacités autres que celles du cerveau, il est possible qu'ils perçoivent d'autres ondes que nous ne voyons pas et inversement
Vous commencez par dire qu'on voit par les yeux pour défendre qu'on peut ne pas voir par les yeux. C'est une des incohérences fondamentales de ce genre de spéculations. Vous pouvez évidemment imaginer n'importe quoi, il demeure que personne ne connait d'organes capables de percevoir des ondes d'on-ne-sait-trop-quoi.

Par contre, on sait que des personnes peuvent halluciner.
Ces explications alambiquées (Ô combien!) (et en plus je dois très mal les retranscrire vu l'heure...)
Et chiantes, selon moi, par leur côté "ne tenons pas compte de ce qui est connu pour spéculer joyeusement dans le domaine du désir-pris-pour-la-réalité". Ce genre de spéculations quitte la science pour la fiction. Comme elles sont dépourvues de bases empiriques solides, elles ne jouent pas dans l'axe du vrai/faux mais dans celui du beau/laid.

Cela dit, je ne traite pas ceux qui aiment ce genre de spéculations de malades mentales (c'est vous qui le dites). Mais je pense qu'ils se laissent menés par leur émotions plutôt que de raisonner de manière juste. Faute de partir des faits connus et de construire leur explication sur du solide, ils en arrivent à trouver des explications pour "ce qui n'est point".
Après, j'entends bien vos critiques sur le côté vague, flou, manquant d'approfondissement de ces thèses car mélanger des domaines scientifiques (biochimie, neurobiologie, physique quantique, psychologie...) est fascinant mais probablement glissant sur le plan intellectuel
Souvent faire ainsi n'explique rien et démontre encore moins. Surtout quand on mélange des idées disparates sans tenir compte des faits qui les soutiennent. (Par contre, construire des édifices rhétoriques est un bon moyen pour s'illusionner soi-même qu'on "tient quelque chose".)
Une hallucination avec une vue à 360°?
Vous prenez toujours ce que disent les gens au pied de la lettre? Si quelqu'un vous dit avoir eu une vue "à 360°" c'est qu'il a forcément eu une telle vue (quoi que ce soit) et non qu'il tente d'exprimer quelque chose de difficile à exprimer mais qui n'est pas vraiment une vue "à 360°"?

Remarquez, si vous croyez qu'on voit sans yeux... c'est que vous accordez autant de crédit à ce qui est connu et démontré qu'à ce qui tient de la spéculation la plus totale. C'est irrationnel à mon avis. Et ça augmente la confusion:
Pourquoi pas mais ce n'est pas une hallucination habituelle car une hallucination classique est plutôt correspondante au système perceptif habituel or le 360° n'est pas une perception habituelle
En d'autres termes: quand vous parlez de voir, cela ne toucherait pas la vision mais ça serait quand même visuel. Comprenne qui pourra.

Sinon, vous vous souvenez de la référence que je vous ai apportée: celle concernant une dame qui se voyait de l'extérieur quand on stimulait une région de son cerveau? Vous n'y voyez pas un appui à l'idée d'une hallucination provoquée par une perturbation du fonctionnement cérébral?
Donc vous me manipulez contre mon plein gré ou mon demi-gré? Je rigole mais en TCC, on dit qu'on manipule les gens pour qu'ils se sentent mieux...
Je pense que "manipuler" pour faire exécuter des comportements mélioratif est une bonne chose. Ne faire que parler (version "sur le divan") ne change rien durablement même si ça peut donner l'impression d'un "mieux" sur le coup; cela procure surtout une sorte d'ivresse (on se saoule de paroles) :D
J'irai voir mais je vous fait confiance (à 80% ;)).


Je suis près à en discuter mais sur la base de données factuelles et non de plates généralisations mâtinée de spéculations pseudoquantiques ou assimilé.
L'amour par exemple. Un homme qui croit qu'on l'aime n'a pas la preuve qu'on l'aime donc cela reste une croyance
[/quote]

Vous voulez dire qu'on ne peut être exposé à des comportements d'amour et considérer ça comme des preuves qu'on est aimé. Est-ce vous pensez qu'il existe un truc idéal comme l'Amour et non des manifestations comportementales qu'on désigne - par raccourci sémantique - par le terme "amour"?

Jean-François
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Re: Bertrand Food - Du snack élaboré par la science

#79

Message par LoutredeMer » 04 nov. 2017, 09:13

LePsychoSophe a écrit : En me rendant au Québec, j'ai été surpris du respect de la langue française et de la quasi absence d'anglicisme. Je trouve ça très bien.
+1 pour Lulu. On se demande vraiment si tu as mis les pieds au Québec.

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Re: Bertrand Food - Du snack élaboré par la science

#80

Message par unptitgab » 05 nov. 2017, 00:30

LePsychoSophe a écrit :.

L'amour par exemple. Un homme qui croit qu'on l'aime n'a pas la preuve qu'on l'aime donc cela reste une croyance,
Comme dit Tim Minchin dans l'introduction de "thank you god" "love without evidence is stalking".
Con, cul, bite sont des mots qui appartiennent à la langue française, mais putain "malgré que" est impropre!

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Re: Bertrand Food - Du snack élaboré par la science

#81

Message par Raphaël » 05 nov. 2017, 12:01

LePsychoSophe a écrit :L'amour par exemple. Un homme qui croit qu'on l'aime n'a pas la preuve qu'on l'aime donc cela reste une croyance, plus ou moins argumentée par des faits.
Ça dépend si c'est un humain ou un chien qui l'aime. Si c'est un chien on sait que c'est authentique.

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Re: Bertrand Food - Du snack élaboré par la science

#82

Message par Raphaël » 05 nov. 2017, 12:26

LePsychoSophe a écrit :En me rendant au Québec, j'ai été surpris du respect de la langue française et de la quasi absence d'anglicisme. Je trouve ça très bien.
Je ne ferai pas la liste des anglicismes qu'on utilise au Québec (ce serait trop long) mais en voici un aperçu:

https://www.youtube.com/watch?v=xEuNAWtwAWo

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Re: Bertrand Food - Du snack élaboré par la science

#83

Message par LePsychoSophe » 05 nov. 2017, 12:56

Raphaël a écrit :
LePsychoSophe a écrit :En me rendant au Québec, j'ai été surpris du respect de la langue française et de la quasi absence d'anglicisme. Je trouve ça très bien.
Je ne ferai pas la liste des anglicismes qu'on utilise au Québec (ce serait trop long) mais en voici un aperçu:

https://www.youtube.com/watch?v=xEuNAWtwAWo
Merci, j'ai vu.
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Re: Bertrand Food - Du snack élaboré par la science

#84

Message par LePsychoSophe » 05 nov. 2017, 13:17

Nicolas78 a écrit :
LePsy a écrit : Seignalet
Ho mon Dieu :lol:
On prend aussi des compléments alimentaires du genre phytothérapie.
Du thé quoi ?
Les études de Seignalet ne sont pas correctes?

Thé vert Sencha radioactif du Japon, sélection label Fukushima :lol:
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Re: Bertrand Food - Du snack élaboré par la science

#85

Message par LePsychoSophe » 05 nov. 2017, 13:21

Inso a écrit :
LePsychoSophe a écrit :"BERTRAND est le résultat d’études de ce qui constitue la nourriture, d’un point de vue scientifique."
https://fr.bertrand.bio/
Le plus intéressant sur ce site n'est pas la science ou la nutrition mais le marketing !
Un savant dosage pour récupérer des clientèles diverses:
- les randonneurs qui, pour gagner du poids pour leur sac à dos recherchent des solutions nourrissantes et légères. Mais souvent, ils élaborent leur muesli eux-même. Pas cher et efficace.
- Les survivalistes
- Les plus ou moins orthorexiques (végans, bios ...)
- Et donc les bobos-bio qui recherchent l'originalité ou être "cool before it was cool" (certainement la cible prioritaire)
j'avoue, de ce coté, c'est pas mal fait. En tout cas, ça me semble mieux que Juicero :mrgreen:

Ah, à part le marketing ? non, je ne vois rien d’intéressant.

Inso


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Quelles études ?

#86

Message par Cartaphilus » 05 nov. 2017, 13:39

Salut à tous.
LePsychoSophe a écrit :Les études de Seignalet ne sont pas correctes?
Pouvez-vous nous donner une source qui détaillerait ces fameuses études ?

Pour vous y aider : Régime hypotoxique Seignalet.
Le sommeil de la raison engendre des monstres. Francisco de Goya.

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Re: Bertrand Food - Du snack élaboré par la science

#87

Message par Florence » 05 nov. 2017, 16:01

LePsychoSophe a écrit :Thé vert Sencha radioactif du Japon, sélection label Fukushima :lol:
La province de Fukushima n'est pas particulièrement réputée pour le thé, non plus qu'elle n'a été affectée uniformément par la radioactivité.

Les principales régions théicoles du Japon sont la préfecture de Shizuoka (proche du Fuji), Uji dans la banlieue de Kyoto et le Kyushu, trois régions qui n'ont pas subi la moindre retombée de la centrale de Fukushima.

Et le thé le plus fin n'est pas le Sencha mais le Gyokuro, la différence étant essentiellement dans la méthode d'ombrage des plants, de période et de méthode de cueillette, d'étuvage et de foulage des feuilles (le Matcha est la réduction en poudre fine des feuilles, sa qualité n'a rien à voir avec la mouture elle-même mais avec la qualité du thé choisi).
Je dis lâche et traître celui qui se plaint des fautes d'autrui ou de la puissance de ses ennemis A. de Saint-Exupéry, "Citadelle".
"I do not always enjoy winning an argument. Losing an argument fairly makes you both end up winners."

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Re: Bertrand Food - Du snack élaboré par la science

#88

Message par LePsychoSophe » 05 nov. 2017, 20:03

Jean-Francois a écrit :
J'imagine qu'il s'agit de leur "je". Je ne fais qu'essayer de suivre alors ne me demander pas de décrire ce que d'autres n'arrivent pas à décrire. Moi, je pense qu'ils ne savent pas très bien ce qu'ils veulent "mettre dans la boite".
leur conscience... s'ils sont croyants en l'âme ou une jenesaisquoi qui se balade dans le cerveau.
Déjà, ne pensez pas en termes de "chose" mais d'ensemble de processus qui n'arrivent pas à la conscience.
Du coup, je suis parti sur le libre-arbitre en neuroscience...

Pourquoi pas un intérêt similaire à celui qui vous fait vous exciter pour le transhumanisme? Dans ce dernier cas, le fait d'être une machine ne semble pas vous troubler. Et, question subjectivité:
Là, j'avoue vous m'avez mis un croche-patte mental... Vous avez ouvert une porte dans mes réflexions. C'est ce que je préfère dans l'échange... Mon imaginaire prend une autre piste...

Donc s'il y a un ressenti en tant qu'"hologram-like avatar", il y a forcément la possibilité pour une machine d'avoir d'une ressenti et une conscience...

Ce projet plait aux "religieux" tel que l'enrhumé du bras droit ou d'autre car cela leur laisse penser que l'esprit est déplaçable donc potentiellement indépendant du corps... et le tour est joué.




Il s'agit quand même d'une perturbation par rapport au fonctionnement normal (sinon les NDE/OBE/etc. seraient beaucoup plus répandues). Je comprends que vous essayez de dorer la pilule en jouant sur les mots mais les faits sont: perturbation. Le terme est de toute façon assez neutre en lui même.

Si vous prenez les cas de NDE associée à des arrêts cardiaques (comme dans l'étude AWARE), vous aurez de la difficulté à mettre en évidence le côté positif. Surtout qu'on peut fortement penser que parmi les nombreux décédés... il y en a qui ont eu une NDE avant de mourir.

C'est sûr que si vous ne considérez que le témoignage des personnes qui disent avoir été transformées positivement par leur expérience, vous aurez une vision jovialiste. Mais ce n'est pas le portrait global des choses.
Oui, il y a aussi des expériences moins positives mais elles sont plus rares selon les études. Après effet tiroir ou pas, vous avez compris que je m'arrangeais avec mes croyances donc j'ai les exemples qu'il me faut.

Après, je n'idéalise pas les NDE à ce point car selon moi, ce qui fait la "transformation psychologique" positive c'est plus le fait d'être passé à côté de la mort car on va ça aussi chez les personnes proches de la mort mais sans NDE. A étudier.

ça me fait penser à votre idée d'expliquer aux expérienceurs le fait que leur NDE n'est qu'une hallucination et de voir si ça leur permettrait d'en tirer autant de bonnes choses... C'est une bonne idée. Je ne sais pas si ça s'est fait, dans une étude. Le problème c'est de pathologiser l'expérience en disant que ce n'est pas la norme statistique donc c'est un dysfonctionnement. Il y a peut-être un intérêt psychologique à ce genre d'expérience.

L'analogie avec l'homosexualité (analogie très discutable :oops: ) me vient en tête, considérée par le corps psychiatrique (et ne parlons même pas du cadre religieux) comme maladie il y a peu et peut-être même par la médecine somatique et les biologistes... On connait les ravages de pathologiser des phénomènes qui ne le sont peut-être pas. Certains scientifiques cherchent aujourd'hui l'intérêt que pourrait avoir l'homosexualité au niveau d'une société, bref, au plan évolutionniste.
J'imagine que ce devait être peu pensable il y a peu, ce genre d'hypothèse.


Est-ce que la NDE est un mécanisme de défense psychologique (si cher aux psychanalystes) devant l'angoisse de mort (la plus redoutable)? mécanisme d'ailleurs utilisé par Eric Dudoit à ses fins là et dont l'attitude me pose des questions éthiques et déontologiques...
Est-ce au même titre que les rêves (pour l'équilibre psychologique) une hypothétique façon de cadrer le mental et d'apporter un meilleur bien-être psychologique (intérêt personnel) et une meilleure empathie sociale et écologique (intérêt pour le groupe et l'espèce)?
Est-ce un simple bug comme certains le pensaient pour le rêve?
Est-ce une connexion à autre monde, une autre dimension d'un autre univers?

Une perturbation, une maladie transitoire qui apporte un intérêt de régulation comme certains le pensent avec les maladies somatiques (ça maintient l'écosystème, ça régule les populations...)... Je ne sais pas. Le "c'est là par hasard car ça déconne", j'avoue j'y crois pas vu la complexité du phénomène mais à voir.

Après hallucination dans le sens où rien n'est sorti du corps, ça je l'entends beaucoup mieux. C'est peut-être la connotation perturbation dans l’hallucination qui me dérange. Pour moi, un rêve n'est pas une perturbation par exemple.

Vous me semblez très confus: d'une part, votre "c'est pareil" signifierait que le cerveau est composé de " LEDs, le LCD ou je ne sais quelle technologie" ce qui n'est évidemment pas le cas. D'autre part, vous parlez d'un "cerveau récepteur" mais sans donner de contexte: c'est quoi le "cerveau récepteur" dans le cas d'une OBE, il reçoit quoi, émis par quoi? La nature de ce qui supporte la fréquence est quoi?

Je zappe une bonne partie de vos propos parce que je les trouve confus à la fois par manque de contexte, par abus de spéculations, et par absence de lien avec ce qui est connu du fonctionnement du cerveau. (À raisonner comme vous le faites, le cerveau n'est même pas concerné: le coeur ou le pénis/clitoris feraient aussi bien l'affaire dans ce genre de "transmission".) Je vous fais juste remarquer que:
Je reconnais que c'est très confus, j'ai essayé de me mettre dans la tête de ceux qui ont dans la leur ces hypothèses que j'ai lu et le fait d'écrire est surprenant comme il aide à voir l’irrationalité de la chose (le gars est surpris de l'efficacité de l'écrit comme méthode de restructuration cognitive par la rationalité alors qu'il fait faire ça tous les jours aux patients qui viennent le voir... :ouch:). J'avais beau savoir de façon théorique le pourvoir de l'écrit pour voir les irrationalités de nos "croyances" / "interprétations", j'avoue que l'expérience ici appuie davantage la compréhension de cette "détorsion" mentale. Chapeau bas pour votre travail.

En fait, ce n'est pas le cerveau qui est composé de LEDs, LCD ou autre, c'est l'écran dans l'étude AwARE qui sert de support pour projeter les images. Et ils s'appuient sur ça, surtout le maitre Charbonnier, pour donner un prétexte à l'échec des résultats.
Le cerveau récepteur est l'objet qui reçoit les ondes "lumineuses" de l'écran. Dans l'OBE, puisque pas de cerveau, ça serait la "conscience" qui receverait les "ondes lumineuses" transmis par l'écran électronique. Et il y aurait une impossible lecture car les bandes passantes de fréquences n'étant pas "synchrones", le sujet ne "voit" pas les signaux de l'écran... Donc pas de cible vue, pas de résultats, l'affaire est bouclé pour M. Charbo'.
La fréquence, c'est la fréquence des ondes émises par la "cible" et du côté récepteur "entité sortie de son enveloppe", la conscience serait associée à une vibration, donc à exister dans un rayonnement autre que celui que l'on connait.

La conscience aurait changé de bande passante de réception d'ondes comme l'analogie du poste de radio ou de télé :grimace: si cher à M. Beauregard le cousin: la conscience serait "ce" qui écoute ou regarde, le cerveau ne serait qu'un récepteur réglé sur une fréquence (comme la radio ou la télé qui doit être réglée sur un canal) qui ne permettrait de voir qu'une partie de la réalité (la radio réglée sur une fréquence ne capte d'une fréquence, mais toute les autres fréquence captables sont quand même existantes) et il suffirait de régler sa conscience (comme on tourne un potentiomètre de radio ou règle les canaux d'un TV) sur d'autres fréquence pour percevoir d'autres réalités (univers parallèle, retro-précognition, dimensions des morts, (il y a en même qui vont jusqu'au extra-terrestres), annales akashiques...).
C'est dingue mais ça explique beaucoup de phénomènes selon eux.

On est bien d'accord que le cerveau n'est concerné que lorsque la conscience est dedans.

Quand il y a une NDE, selon les croyants, il n'y a plus de cerveau, la conscience est sortie.

Selon nos chers Charbo', Beauregard et toute la clique, le cerveau réduit les potentialités de la conscience. Il est là uniquement pour être le décodeur d'une réalité (celle que nous connaissons), il sert d'outil décodeur en quelque sorte. Cela explique selon eux pourquoi, quand même, ils reconnaissent les neurosciences et les atteintes neuropsychologiques (donc que le cerveau a un impact sur la conscience => ils le voient dans ce sens-là).

Là, j'ai exposé ce que j'ai lu, vu et entendu avec mon cerveau :lol: .

Que ce soit vrai ou faux ne m'intéresse pas vraiment. Ce qui me fascine c'est la façon dont ils s'arrangent toujours avec les données scientifiques pour faire des pirouettes et valider leurs croyances (un peu comme moi en fait ;) )

Je sais que vous n'étiez pas d'accord avec moi lorsque je disais que je respectais Deepak Choprah mais je respecte aussi ces "chercheurs" d'âme (dont certains sont vraiment des chercheurs qu'on le veuille ou non).

Quel risque à leurs délires puisque de toutes façons, il y a aura toujours un contre pouvoir pour contre argumenter leurs thèses. Certains sont aller chercher tellement loin pour appuyer leur thèse (cf. Ransford et al.).



Vous commencez par dire qu'on voit par les yeux pour défendre qu'on peut ne pas voir par les yeux. C'est une des incohérences fondamentales de ce genre de spéculations. Vous pouvez évidemment imaginer n'importe quoi, il demeure que personne ne connait d'organes capables de percevoir des ondes d'on-ne-sait-trop-quoi.

Par contre, on sait que des personnes peuvent halluciner.
Le cerveau décode des ondes pour les traiter et notre conscience les "capte" une fois traitée. Que ce soit les yeux, les oreilles... Pour les tenants de la thèse de la conscience qui se délocalise (formule scientifisée selon eux de l'âme, faut s'adapter à son temps ;) ) la conscience verrait donc sans yeux, sans lobe occipital... sans rien. Qu'est-ce qui capte du coup? La conscience selon eux. Et là, ben, on sais pas trop définir ce truc en dehors du cerveau, de l'espace-temps... Comment définir le rien? Là, je sèche parce que je ne peux pas comprendre ou retenir leur version. Mais je crois savoir qu'ils arrivent à donner une réponse... aussi irrationnelle qu'elle soit. Quand ça part sur les "la conscience serait au niveau quantique, dans les vibrations des cordes, de la Nème dimension recourbée sur elle-même jesaispastropquoi..." je décroche et je relis ceux de l'autre bord : Changeux, Edelmann, Dehane, Laureys, Gazzaniga... pour remettre les pieds sur terre, dans le matériel parce que "ça me rassure" me disent les gens qui me connaissent et qui me trouve trop scientifique :ouch: :lol: ...

Et chiantes, selon moi, par leur côté "ne tenons pas compte de ce qui est connu pour spéculer joyeusement dans le domaine du désir-pris-pour-la-réalité". Ce genre de spéculations quitte la science pour la fiction. Comme elles sont dépourvues de bases empiriques solides, elles ne jouent pas dans l'axe du vrai/faux mais dans celui du beau/laid.

Cela dit, je ne traite pas ceux qui aiment ce genre de spéculations de malades mentales (c'est vous qui le dites). Mais je pense qu'ils se laissent menés par leur émotions plutôt que de raisonner de manière juste. Faute de partir des faits connus et de construire leur explication sur du solide, ils en arrivent à trouver des explications pour "ce qui n'est point".
On est d'accord, ça devient chiant. J'ai saigné du nez hier soir pour tenter modestant de restranscrire les explications... J'ai été habitué aux cerveaux aérés... J'ai tenu 5 ans où en parallèle de la neurobio, neuropsycho cognitive, j'avais de la psychanalyse... Le nombre d'heures passées à écouter les grands professeurs de psychopathologie psychanalystiques et à essayer de comprendre leurs théories quelles soient freudiennes, lacaniennes ou autres m'ont peut-être flinguées le peu d'intellect que j'avais... ;) Je tiens encore lorsque tous mes collègues de boulot me parle "à la psychanlyste".

Désir pris pour la réalité, c'est sûr que ça marche bien car il y a toujours une thèse partagée pour soutenir n'importe laquelle des croyances, et ça fait du bien parfois selon moi quand on a le recul nécessaire pour savoir que ce n'est que spéculations et mythes.
Fiction oui d'accord mais toute hypothèse même un jour prouvée scientifiquement solidement commence par une idée donc une fiction.
On est d'accord aussi pour le beau et le laid. C'est le privilège des belles croyances d'être belles justement et de donner lieu aussi parfois à de belles choses comme vous le soulignez avec l'art.
Moi, je pense que lorsque le chercheur scientifique produit un modèle dans sa tête, produit une hypothèse, il fait de l'art à mon sens, il crée (selon la maxime de Lavoisier "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme", de la science tout de même dans mes égarements ;) ...) ou transforme à partir d'une base vers ce qu'il trouve beau. Car la notion du beau ou du laid est subjective. Après, il peut être déçu lors du passage à l'expérience de sa vision mais il continuera dans une autre voie et se frustrera de quitter sa "beauté" inventée.
C'est pour ça je pense que quand on est chercheur, il faut avoir une bonne dose de tolérance à la frustration donc une solide chape de résistance face la réalité. Mais là je vais partir sur un autre sujet qui m'intéresse et qui concerne justement ces chercheurs qui s'envolent (Beauregard, Montagnier, Benveniste...) ou rationnels à la base qui s'envolent aussi (Charbo, Chambon, Déthiollaz, Sheldrake...)... à savoir pourquoi ils basculent...

S'ils se laissent mener par leurs émotions... là, je serais d'accord mais pourquoi à un moment donnée... Qu'est-ce qui leur arrivent, après tant d'année dans le terre-à-terre de la science pour les plus scientifique d'entre-eux? Ceux qui ne l'ont jamais été (rationnels) c'est encore différent selon moi.

Ne disons pas malades mentaux alors, j'ai jouer la mauvais langue vous concernant, je m'en excuse sincèrement :oops: (mes émotions peut-être...). Mais disons qu'ils ne gèrent pas correctement certaines émotions... qu'elles les emportent. Mais alors, il faudrait être proche de zéro émotions pour être un bon scientifique? Ou alors n'avoir aucune mauvaises émotions, je ne sais pas...? A réfléchir.

Le "ce qui n'est point" me fait pensez à la mort et à l'angoisse de mort. Peut-être nos scientifiques / chercheurs qui s'envolent trop haut dans les étoilent ont une angoisse de mort trop forte, mal gérée... Leurs théories alambiquées leur serviraient de pare-excitation face à l'énergie dévastatrice de l'angoisse de mort... Il faudrait qu'ils aillent sur un divan... :lol:


Souvent faire ainsi n'explique rien et démontre encore moins. Surtout quand on mélange des idées disparates sans tenir compte des faits qui les soutiennent. (Par contre, construire des édifices rhétoriques est un bon moyen pour s'illusionner soi-même qu'on "tient quelque chose".)
Je suis entièrement d'accord. Mais, l'idée que des scientifiques de différents domaine viennent essayer d'expliquer la conscience me plait bien. Mais peut-être que la notion de conscience fait tourner tous les domaines en rond car la définition est trop complexe. Qu'on définisse déjà ce que c'est à moins que ce n'est point... ou presque.

Vous prenez toujours ce que disent les gens au pied de la lettre? Si quelqu'un vous dit avoir eu une vue "à 360°" c'est qu'il a forcément eu une telle vue (quoi que ce soit) et non qu'il tente d'exprimer quelque chose de difficile à exprimer mais qui n'est pas vraiment une vue "à 360°"?

Remarquez, si vous croyez qu'on voit sans yeux... c'est que vous accordez autant de crédit à ce qui est connu et démontré qu'à ce qui tient de la spéculation la plus totale. C'est irrationnel à mon avis. Et ça augmente la confusion:


En d'autres termes: quand vous parlez de voir, cela ne toucherait pas la vision mais ça serait quand même visuel. Comprenne qui pourra.

Sinon, vous vous souvenez de la référence que je vous ai apportée: celle concernant une dame qui se voyait de l'extérieur quand on stimulait une région de son cerveau? Vous n'y voyez pas un appui à l'idée d'une hallucination provoquée par une perturbation du fonctionnement cérébral?
Non, je ne prends pas du tout tout ce qui est dit au pied de la lettre mais je trouve ça troublant de rendre compte de la phénoménologie de l'expérience en prenant l'expression "360°" et puis il y a bien une possibilité physique de voir à 360° (si on avait 4 globes oculaires bien répartis) j'imagine, donc c'est un moyen de se comprendre. Peut-être qu'il s'agit d'une autre perception moins étrange en réalité, oui mais peut-être pas... Après rien ne dit que notre cerveau stimulé d'une certaines façon ne peut pas se créer des images à 360° (biologiquement j'entends) voire même dans les deux axes ( une vision complète en somme) soyons fou! Il y a bien la synesthésie multimodale.

Ma croyances de voir sans les yeux n'est que de 50%. Et encore en disant ça, je suis assez gêné d'ailleurs mais bon espérons que ça baisse ;) .
J'ai bien conscience que c'est irrationnel ce genre d'idée, voire grotesque. Ce qui est important pour moi c'est de savoir quelle place prend cette croyance dans la société dans laquelle on vit. Pour certaines sociétés, l'esprit qui voit sans yeux, ça passe tranquille sans se poser de question (il ne faut pas oublier que nous parlons au nom de l'occident de 2017) et c'est nous qui sommes risibles à imaginer que l'esprit n'est qu'un paquet de neurones associé au corps. J'avoue qu'il m'arrive de plus en plus d'être encore plus émerveillé de savoir que tout ce que l'on vit au cours d'une vie en terme de ressenti, de sentiments, de pensées, d'expériences... n'est en fait que de la chimie au final dans un paquet de cellule grasse qui a évolué depuis des milliards d'années (des atomes au ressenti, à l'expérience subjective). :a7: Je trouve ça de plus en plus beau, comme une sorte de spiritualité scientifiquement mise à jour. Et que la mort, ben c'est juste le retour au démantelage atomique. Poussière d'étoile qui dit le Reeves, si ça c'est pas transcendant, pas besoin de Dieu, les anges et les voyages astraux. La beauté, elle est là scientifiquement sous nos yeux. :D



Pour l'article, oui pour l'origine cérébrale du phénomène dans ce cas mais les pro-y'a autrechose diront que la stimulation peut se faire volontairement de son propre gré et qu'ils ne nient pas le raccord esprit-cerveau puisqu'ils vont même chercher dans la physique quantique l'histoire de non-localité pour valider rhétoriquement que l'esprit va au-delà de l'espace-temps donc des neurones et certains (je le nomme c'est M. Staune) s'appuie sur Libet pour le fameux "l'esprit au-delà des neurones - son bouquin" puisque Benjamin de son prénom est aller dans des conclusions (étranges dit Dehaene) où la conscience remonte le temps??? Le titre est clair. C'est dualiste. Le tenant ont de la réponse et font place au débat. Après que l'on juge leur réponse tordue c'est une chose mais ils répondent toujours comme les psychanalystes...

Personnellement pour l'hallucination, c'est tentant comme hypothèse parce que rationnel en fonction de nos connaissances d'aujourd'hui. ça rentre dans le paradigme comme ils disent. Donc c'est séduisant pour venir le coller au modèle reconnu en cours sur le cerveau et sur la psychopathologie (même psychanalytique). Mais le problème c'est qu'hallucination par divers mécanismes je veux bien (choc physique, psychique, élecrostimulation, chimique...) mais ceux qui y arrivent (si on a confiance en leur dire) sans tout ça et avec des méthodes, on tombe dans le rêve lucide et ce n'est pas une hallucination le rêve lucide. L'hallu se fait dans le réel. L'imaginaire pénètre le réel or le rêve lucide, il n'y a pas de réel. C'est du rêve pure. L'hypothèse du rêve lucide me convainc beaucoup plus que l'hallucination mais peut-être que je joue sur les mots et que c'est ce que vous vouliez dire. Le problème c'est que certains ne dorment pas pendant leur OBE, comme si l'esprit se scindait en 2. Mais je crois plus à un continnum veille-sommeil. Seulement, les tenants disent que ce n'est pas non plus du rêve lucide car ils connaissent aussi souvent ça et le différencie mordicus...

Je pense que "manipuler" pour faire exécuter des comportements mélioratif est une bonne chose. Ne faire que parler (version "sur le divan") ne change rien durablement même si ça peut donner l'impression d'un "mieux" sur le coup; cela procure surtout une sorte d'ivresse (on se saoule de paroles) :D
Alors là je suis 100% d'accord. Bon allez 99% parce que le rapport de l'INSERM montrait une faveur de la psychanalyse pour les border-lines (trouble de personnalité limite).


Je suis près à en discuter mais sur la base de données factuelles et non de plates généralisations mâtinée de spéculations pseudoquantiques ou assimilé.
Faut que je me mette ça sous le coude. c'est plus un dossier "à lire" que j'ai sur le bureau de mon PC, c'est carrément une partition de disque dur :lol: !



Vous voulez dire qu'on ne peut être exposé à des comportements d'amour et considérer ça comme des preuves qu'on est aimé. Est-ce vous pensez qu'il existe un truc idéal comme l'Amour et non des manifestations comportementales qu'on désigne - par raccourci sémantique - par le terme "amour"?

Jean-François
J'ai pas mes anti-sèches de Lucy Vincent sous la main. Je vais le faire à la vollée. Des preuves... oui, mais la preuve irréfutable (s'il y en a une) ce serait la décharge d'ocytocine dans le cerveau? Non? Le reste, c'est des arguments, des preuves externes si on veut mais pas une assurance totale à 100%. C'est comme la sémiologie pour une maladie... pour certaines, on est sûr que par la biopsie et l'analyse anatomopathologique (cancer, Alzheimer...). Je veux bien concervoir que mon analogie est douteuse pour parler amour :lol: mais il est tard et avec le métier que je fais, ça fait bien longtemps que je rigole devant les poètes (m'enfin ne vous inquiétez pas, il parait que j'ai mes heures de poésie aussi...).
Je pense que l'on se suffit des preuves des comportements et paroles amoureux sinon, ce serait invivable. Notre cerveau fait des inférences mais il n'a pas selon moi la vérité absolue sur le fait d'être aimé, donc ça reste une croyance, belle (dans le cas où le couple (ou la relation) est une source d'épanouissement ou d'équilibre bien-sûr).


D'accord pour votre définition de l'amour, auquel je préfère la définition de sentiment d'attachement que colle bien à l'ocytocine. C'est pour ça que faire l'amour entretient l'attachement à l'autre... Faire la guerre entretient l'éloignement...

Il n'y a pas d'Amour au sens idéal, si je comprends l'idée que vous avez en tête en parlant d'Amour. Mes années d'études en psychologie ont désenchanter le monde auquel je "croyais" mais aller savoir pourquoi, je suis plus heureux que jamais. Alors quand j'entends Staune dire que la science désenchante le monde comme disait Max Weber (que j'apprécie beaucoup pour d'autres trucs d'ailleurs)... je comprends bien ce qu'il veut dire mais qu'il fasse une psychothérapie cognitive et comportementale et qu'il comprenne aussi que la science c'est aussi ça si on veut bien le voir Globalement, c'est pas l'apocalypse quoi!

Peace & Love.
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Jean-Francois
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Re: Bertrand Food - Du snack élaboré par la science

#89

Message par Jean-Francois » 05 nov. 2017, 21:38

LePsychoSophe a écrit :ça me fait penser à votre idée d'expliquer aux expérienceurs le fait que leur NDE n'est qu'une hallucination et de voir si ça leur permettrait d'en tirer autant de bonnes choses... C'est une bonne idée. Je ne sais pas si ça s'est fait, dans une étude. Le problème c'est de pathologiser l'expérience en disant que ce n'est pas la norme statistique donc c'est un dysfonctionnement
Juste pour rappeler quelque chose qui semble facilement oublié: les expérienceurs ne sont jamais en état de NDE lorsqu'ils témoignent ou partagent leurs ressentis. Leur état d'expérienceur n'est donc pas pathologique même s'ils ont pu avoir eu une "crise". (Ils peuvent avoir d'autres pathologies, cardiaques par exemple, mais c'est une autre questions.)
Est-ce que la NDE est un mécanisme de défense psychologique (si cher aux psychanalystes) devant l'angoisse de mort (la plus redoutable)?
En tant que neurobiologiste, cette hypothèse m'apparait être anthropomorphiser le cerveau car c'est prêter des angoisses au cerveau et non à l'individu. Mais je ne sais pas si quelqu'un a tenté une explication détaillée.
Est-ce au même titre que les rêves (pour l'équilibre psychologique) une hypothétique façon de cadrer le mental et d'apporter un meilleur bien-être psychologique (intérêt personnel) et une meilleure empathie sociale et écologique (intérêt pour le groupe et l'espèce)?
Êtes-vous en train de dire que le cerveau utilise les NDE parce qu'il connait ce qui est "bien" et même l'avenir?
Après hallucination dans le sens où rien n'est sorti du corps, ça je l'entends beaucoup mieux. C'est peut-être la connotation perturbation dans l’hallucination qui me dérange. Pour moi, un rêve n'est pas une perturbation par exemple
Un rêve lors du sommeil peut-être mais un rêve qui se produit lors de l'éveil est très probablement le signe d'une perturbation.
Et ils s'appuient sur ça, surtout le maitre Charbonnier, pour donner un prétexte à l'échec des résultats
À ce que j'en sais, Charbonnier ne cherche pas vraiment à comprendre le phénomène des NDE mais à se faire mousser au travers de la promotion des escapades de l'âme. C'est donc compréhensible qu'il recherche des excuses-en-cas d'échec quand la réalité ne va pas dans le sens de ses désirs.
La fréquence, c'est la fréquence des ondes émises par la "cible" et du côté récepteur "entité sortie de son enveloppe", la conscience serait associée à une vibration, donc à exister dans un rayonnement autre que celui que l'on connait
Et sur un support vibratoire "magique". Ce n'est pas très difficile de faire des scénarios plus ou moins abracadabrantesques... mais il est beaucoup plus délicat de mettre des détails véridiques.
La conscience aurait changé de bande passante de réception d'ondes comme l'analogie du poste de radio ou de télé :grimace:
:roll: Celle-là et l'analogie du prisme de James ne font qu'appuyer le proverbe "comparaison n'est pas raison".

Analogie du prisme: la lumière est émise, elle traverse un prisme (le cerveau) pour produire une diffraction (la conscience). On ne sait toujours pas ce qui émettrait, de quoi elle serait composée, ni comment elle serait captée et décodée par le cerveau. (On peut aussi voir la lumière comme la conscience mais a) quid de la diffraction, et b) cela ne dit strictement rien sur ce qui génère la conscience en premier lieu. Cela ne fait que repousser le problème dans l'invérifiable spéculatif.)
Analogie de la radio: un émetteur émet des "ondes", les "ondes" sont captées et décodées (par le cerveau) pour produire le programme (la conscience). On ne sait toujours pas ce que serait cet émetteur ni comment il émettrait, ni le support des "ondes", ni comment elles serait captées et décodées par le cerveau. (On peut aussi voir l'émetteur comme la conscience mais a) quid du programme, et b) cela ne dit strictement rien sur ce qui génère la conscience en premier lieu. Cela ne fait que repousser le problème dans l'invérifiable spéculatif.)
C'est dingue mais ça explique beaucoup de phénomènes selon eux
Autant que des scénarios spéculatifs et invérifiables, qui abusent du pseudoquantique puissent expliquer quelque chose. (Dans le cas de Chopra, c'est plus proche de l'imposture intellectuelle).
Le cerveau décode des ondes pour les traiter
Ce n'est pas juste: la transduction est faite par des organes. (Le seul organe qui soit central est la rétine.) Le cerveau fonctionne par sur le principe des influx nerveux, qui ne sont pas des ondes.
Là, je sèche parce que je ne peux pas comprendre ou retenir leur version
Rassurez-vous, ils ne le savent peut-être pas eux-même :mrgreen: D'ailleurs, une "réponse irrationnelle" est une contradiction dans les termes; c'est parfaitement équivalent à "pas vraiment de réponse (mais on va gloser longtemps pour que ça paraisse pas)".
C'est pour ça je pense que quand on est chercheur, il faut avoir une bonne dose de tolérance à la frustration donc une solide chape de résistance face la réalité
Oui et non: la recherche peut être frustrante mais il ne faut pas résister à la réalité (de toute façon, c'est toujours elle qui gagne).
Mais là je vais partir sur un autre sujet qui m'intéresse et qui concerne justement ces chercheurs qui s'envolent (Beauregard, Montagnier, Benveniste...) ou rationnels à la base qui s'envolent aussi (Charbo, Chambon, Déthiollaz, Sheldrake...)... à savoir pourquoi ils basculent...


Il n'y a certainement pas de réponse unique mais c'est sûr que la pseudoscience c'est moins ardu que la science. Il y a aussi que l'intellectualité peut prendre le dessus sur le pragmatisme et le scepticisme: à force de se forger des scénarios, qu'ils estiment beaucoup (ce sont les leurs), ils oublient un principe fondamental de la science qui est de rendre les faits juges des idées.
Ma croyances de voir sans les yeux n'est que de 50%. Et encore en disant ça, je suis assez gêné d'ailleurs mais bon espérons que ça baisse ;)


Là, je peux vous nuire (curieusement) en entretenant votre 50%: les expériences de substitution sensorielle visant les aveugles à "voir" à l'aide d'appareils conçus pour stimuler d'autre sens (le toucher surtout, au niveau de la langue ou du dos, ou l'audition) suggèrent que la sensation perçue par les aveugles à des caractéristiques de la vision.

Mais, bon, il ne s'agit pas de voir sans organe sensoriel et encore moins sans cerveau.
n'est en fait que de la chimie au final dans un paquet de cellule grasse qui a évolué depuis des milliards d'années (des atomes au ressenti, à l'expérience subjective)
Là, vous résumez sans doute bien pourquoi il y a autant de réticence (irrationnelle) à voir le cerveau comme le générateur de la conscience. Sauf que le cerveau, c'est un organe superbe et non "un paquet de cellules grasses" :D
Pour l'article, oui pour l'origine cérébrale du phénomène dans ce cas mais les pro-y'a autrechose diront que la stimulation peut se faire volontairement de son propre gré
Les champions de l'OBE se font toujours attendre... ou, comme Fraisse, préfèrent les "chercheurs" accommodants.
je le nomme c'est M. Staune
Je viens de regarder dans Pubmed: tout indique que J. Staune a zéro publication scientifique. Autant que je me souvienne, sa formation est dans les relations publiques et non la physique ou la neuro.
Bon allez 99% parce que le rapport de l'INSERM montrait une faveur de la psychanalyse pour les border-lines (trouble de personnalité limite)
Les semblables parlent au semblables :mrgreen:
Des preuves... oui, mais la preuve irréfutable (s'il y en a une) ce serait la décharge d'ocytocine dans le cerveau? Non?
Non. La personne ne ressent pas les décharges d'ocytocine. La personne perçoit des manifestations d'amour de la part de personnes qui l'entourent. Si elle n'en perçoit pas, elle ne va pas s'imaginer être aimée.

Vous ne semblez pas suivre votre idée initiale: "Un homme qui croit qu'on l'aime n'a pas la preuve qu'on l'aime donc cela reste une croyance". Si un homme ne perçoit aucune manifestation d'"amour", il n'ira pas croire qu'il est aimé. Si cela reste in fine une croyance, ce n'est pas une croyance totale car elle repose sur des observations, des signes tangibles. C'est parce que l'amour ça n'existe pas vraiment.

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Re: Bertrand Food - Du snack élaboré par la science

#90

Message par Wooden Ali » 06 nov. 2017, 02:58

... (le Matcha est la réduction en poudre fine des feuilles, sa qualité n'a rien à voir avec la mouture elle-même mais avec la qualité du thé choisi).
Le but étant de conserver le bon goût de l'eau chaude. les japonais y réussissent bien, en général.
Dernière modification par Wooden Ali le 06 nov. 2017, 05:22, modifié 1 fois.
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Re: Bertrand Food - Du snack élaboré par la science

#91

Message par Florence » 06 nov. 2017, 03:31

Wooden Ali a écrit :Le but étant de conserver le bon goût de l'eau chaude. les japonais y réussisse bien, en général.
Les japonais radins qui ne mettent pas assez de feuilles dans la théière, peut-être ... mais je n'en ai encore jamais rencontré.

Le but du matcha est de garantir une insomnie carabinée à quiconque est assez imprudent pour accepter de participer pour la première fois à une cérémonie du thé en soirée, vu l'amertume et la dose de théine dans le breuvage :mrgreen:
Je dis lâche et traître celui qui se plaint des fautes d'autrui ou de la puissance de ses ennemis A. de Saint-Exupéry, "Citadelle".
"I do not always enjoy winning an argument. Losing an argument fairly makes you both end up winners."

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Re: Bertrand Food - Du snack élaboré par la science

#92

Message par Cogite Stibon » 06 nov. 2017, 07:05

Salut Le Psychosophe,
Vous dites :
LePsychoSophe a écrit : Jouer à un jeu qui pille ma croyance nécessaire actuellement à mon équilibre... Bof, faut que j'y aille doucement.
et
LePsychoSophe a écrit :Après, c'est pas une croyance à laquelle je tiens au point de démonter des murs à la masse donc mon investissement est relatif.
Ça me semble contradictoire, non ?

Ca ne vous intéresse pas de remplacer des croyances fausses (ou très très improbables) par des croyances justes (ou très très probables) ?
Pour les échantillons statistiques, comme dans d'autres domaines, il n'y a pas que la taille qui compte.
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Re: Bertrand Food - Du snack élaboré par la science

#93

Message par LoutredeMer » 06 nov. 2017, 08:34

Jean-Francois a écrit : Analogie du prisme: la lumière est émise, elle traverse un prisme (le cerveau) pour produire une diffraction (la conscience). On ne sait toujours pas ce qui émettrait, de quoi elle serait composée, ni comment elle serait captée et décodée par le cerveau. ........
Analogie de la radio: un émetteur émet des "ondes", les "ondes" sont captées et décodées (par le cerveau) pour produire le programme (la conscience). On ne sait toujours pas ce que serait cet émetteur ni comment il émettrait, ni le support des "ondes", ni comment elles serait captées et décodées par le cerveau. .......
L'émetteur ce n'est pas le système de perception sensorielle ? La perception d'abord réceptrice d'un stimulus, réagit neurologiquement en envoyant (et devenant émetteur) les infos apropriées au cerveau , ce qui génère des réactions inconscientes d'une part et conscientes du cerveau, qui va devenir à sont tour émetteur en transmettant les comportements appropriés au corps et à d'autres parties de lui-meme. (dans le cas d'aveugles, sourds..., il y aurait identification).

Si un homme ne perçoit aucune manifestation d'"amour", il n'ira pas croire qu'il est aimé. Si cela reste in fine une croyance, ce n'est pas une croyance totale car elle repose sur des observations, des signes tangibles.
D'accord avec ça. Les preuves d'amour, ça existe, et c'est à cela qu'on peut mesurer et juger de l'amour d'un autre. Mais bien sur, le récepteur est subjectif, chacun a sa propre conception de l'amour. Et on en arrive au débat sur l'égoisme et l'amour égoiste. Il est quand meme assez facile de constater si la preuve d'amour est fabriquée (dans un but personnel) ou sincère (d'abord pour l'autre).


LePsychoSophe a écrit :Ces explications alambiquées (Ô combien!) (et en plus je dois très mal les retranscrire vu l'heure...) sont partagées par des groupes de personnes qui ne sont pas (officiellement :lol: ) malades mentalement ou débiles mentales.
On dit encore "débile mental" dans le milieu de la psychologie universitaire en 2017? je pensais que les termes appropriés étaient "retardé mental" ou "débile léger, profond".

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Re: Bertrand Food - Du snack élaboré par la science

#94

Message par Jean-Francois » 06 nov. 2017, 16:41

LoutredeMer a écrit :L'émetteur ce n'est pas le système de perception sensorielle ?
Ces analogies présentent des visions dualistes de la conscience (même si certains nient ou minimisent le côté dualiste), elles ne visent pas à expliquer les sensations.

Dans ce dernier cas, le caractère boiteux de l'analogie serait évident: si l'émetteur est le récepteur sensoriel pourquoi n'est-il pas de même nature que le prisme (le cerveau)? Pas mal de récepteurs sensoriels sont des terminaisons de fibres nerveuses autrement similaires aux fibres qui composent les faisceaux centraux; les cellules sensorielles de certains organes utilisent des neurotransmetteurs pour communiquer avec les fibres nerveuses sensorielles. Tout ce qui se passe après la transduction (la transformation du signal physique en influx nerveux) est basé sur la neurotransmission donc tout se passe(rait) dans le prisme. L'analogie serait juste le prisme :D

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Re: Bertrand Food - Du snack élaboré par la science

#95

Message par LePsychoSophe » 07 nov. 2017, 18:52

Pour ceux qui aiment le transhumanisme ou le posthumanisme... ou le thème de l’intelligence artificielle et l'ultra-métaphysique sans fin à la Inception (à se faire fumer le cortex quoi :lol: )...
je vous propose cette petite vidéo, c'est philo.
Nick Bostrom (né le 10 mars 1973) est un philosophe suédois connu pour son approche du principe anthropique et ses recherches relatives aux simulations informatiques.
from wiki

vidéo
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Re: Bertrand Food - Du snack élaboré par la science

#96

Message par spin-up » 08 nov. 2017, 04:46

Et tout ca en partant d'un milkshake au porridge. :roll:

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Re: Bertrand Food - Du snack élaboré par la science

#97

Message par LePsychoSophe » 08 nov. 2017, 15:18

spin-up a écrit :Et tout ca en partant d'un milkshake au porridge. :roll:
bonsoir,
c'est ça que j'aime :P:
l'association libre mais moins libre que sur le divan.
c'est un ping-pong infini

L'amour (disons sentiment d'attachement wiki) altruiste... ben non puisque c'est pour soi au final donc non pas altruiste stricto sensu. Ou alors pour la sauvegarde de son espèce... avec l'amour ressenti pour ses propres enfants... peut-être je sais pas. Pour qu'ils puissent porter le bagage génétique. Faut voir, faut discuter... et lire aussi.
On va dire que c'est l'amour boomerang, on donne mais on a besoin aussi alors parler d'altruisme et d'égoïsme est complexe je trouve. On dira que c'est 50-50. Un amour altruiégoïste.
C'est comme en psychologie positive, on parle de optiréalisme... Ces psys, faut toujours qu'ils inventent des mots... c'est pénible, ça doit être un héritage de Lacan, un sinthome de la psychanalyse ;) .
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Re: Bertrand Food - Du snack élaboré par la science

#98

Message par Florence » 08 nov. 2017, 16:20

LePsychoSophe a écrit : C'est comme en psychologie positive, on parle de optiréalisme... Ces psys, faut toujours qu'ils inventent des mots... c'est pénible, ça doit être un héritage de Lacan, un sinthome de la psychanalyse ;) .
Plutôt comme le disait si bien Jacques Faizant ("Oublie moi, Mandoline"), qu'ils ont une forte tendance à "cultiver l'art de brasser de l'air pour vendre du vent" ...
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