Santé mentale prise 2

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miraye
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Re: Santé mentale prise 2

#26

Message par miraye » 29 déc. 2017, 04:21

Nicolas78 a écrit :
28 déc. 2017, 23:44
Sinon, j’ai jamais entendu parler de cette molécule.
Mode humour [C'est ce qui arrive quand on ne lit pas les liens que je laisse :a2: .]
Je suppose que c'est le propranolol qui permet en suivant un certain protocole de remémoration de "brouiller" la force émotionnelle associée à des souvenirs, mais je suis moins optimiste que lefauve pour un cas comme son proche.
Dernière modification par miraye le 29 déc. 2017, 06:44, modifié 1 fois.

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LoutredeMer
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Re: Et la psychanalyse ?

#27

Message par LoutredeMer » 29 déc. 2017, 04:56

Cartaphilus a écrit :
29 déc. 2017, 04:08
Même pour la psychanalyse ?
Hahaha! ;) Avec cette fameuse phrase d'anthologie de Geneviève Loison, psychanalyste lacanienne : "Le crocodile, c'est le ventre de la mère, les dents de la mère"...

----------------
Et si on leur foutait enfin la paix aux mères? bordel de merde

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Re: Santé mentale prise 2

#28

Message par LePsychoSophe » 29 déc. 2017, 06:25

Cadenas a écrit :
27 déc. 2017, 05:38
Je suis tellement d'accord avec ce que tu dis. Le domaine des médecines alternatives est une plaie pour la santé mentale. Le domaine de l'hypnothérapie est notamment bourrée de gens qui n'ont même pas de notion de bases en psychopathologie et qui vont prétendre aller chercher la source de tes problèmes.

Une bonne partie de l'insupportable discours ambiant sur la santé mentale est résumée par un Tedtalk de Jérémy Demay qui a été relayé par beaucoup de zozos québécois. Son discours sur les antidépresseurs est notamment crétin au possible.
Il est vrai qu'en France, le domaine de la psychopathologie (santé mentale) est très mal gérée. Nous avons des psychopraticiens (?) qui sont les anciens psychothérapeutes qui n'ont pas pu jouir de ce titre depuis la loi visant à protéger le statut de psychothérapeute.

Psychopratriciens = on a aucune garantie sur leur savoir en psychopathologie. Ils peuvent avoir fait des formations mais rien n'est obligatoire.

De l'autre, nous avons les psychothérapeutes... qui ont un statut protégé et qui correspond à un certains nombres d'exigences en psychopathologie notamment et en thérapie (et même un stage je crois) => ce qui est vraiment un plus car avant, un mécano pouvait le soir traité dans son bureau la plus grave des pathologies mentales. Je n'ai rien contre un mécano qui devient psy... Moi, j'étais électronicien-informaticien avant. Je dis juste qu'il faut se former à la science du mental => neuroscience pour pouvoir traiter les psychopathologies.

Nous avons en effet des hypnothérapeutes... formés ou pas. Là est le problème. Je n'ai rien contre l'hypnose car elle peut se révéler intéressante je pense dans certains cas.

La Haute Autorité de Santé en France préconise quasiment toujours les TCC pour les troubles psychologiques et psychiatriques. Voilà pourquoi je pratique uniquement les TCC.
La HAS est composé de professionnels de santé qui se base sur la recherche scientifique.

Il faut exiger une approche scientifique en psychiatrie point barre. Et en France, on est loin, très loin de cela. A mon grand désarroi, l'approche scientifique en psychiatrie est à peine visible... à part dans certains lieux de soin si vous avez de la chance.
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Re: Santé mentale prise 2

#29

Message par LePsychoSophe » 29 déc. 2017, 06:54

LoutredeMer a écrit :
27 déc. 2017, 09:45
Certes. Mais d'un autre coté, il faudrait que le système de la santé mentale cesse d'etre une vaste fumisterie (du moins en France). Il y a des professionnels compétents, d'autres moins. Meme ceux qui "ont la foi" risquent de la perdre devant les aberrations administratives...

Au niveau de la médication c'est la meme chose. Rien de curatif il me semble. Que du permanent, à vie, qui soulage, mais détruit le foie, la libido, colle des maux de tete effrayants etc et rend addict à vie au traitement avec forts effets secondaires parfois dangereux en cas de sevrage. Saviez-vous que le "manque" de seresta cause une crise d'épilepsie?

Alors on peut comprendre que des personnes se tournent vers des traitements alternatifs...

A se demander si ce business lucratif n'arrange pas tout le monde (car infini dans le temps) et ne freine pas les avancées d'une recherche qui a mon avis pourrait amener à des traitements plus efficaces.
Les traitements en psychiatrie en France sont vraiment à revoir. Qu'ils soient médicamenteux ou non.
Le domaine de la santé mentale est d'une extrême complexité et on peut dire qu'avec les connaissances actuelles, on pourrait faire largement mieux en France. Mais même en appliquant les méthodes les plus abouties scientifiquement parlant, il y aura toujours des états extrêmement difficiles à guérir.

Les soins actuels font tourner la boutique comme on dit... C'est triste, je suis dans un état de révolte extrême régulièrement à l’hôpital mais il faut se battre.

Concernant la foi... c'est pas en Dieu... hein, qu'on soit clair. Mais la foi en l'humain au sens large, c'est-à-dire au sens où à force de lutter contre l'inertie de la mise à jour des soins en psychiatrie, cela finit par payer. Il faut du temps, beaucoup de temps...

Je suis un militant pro-science dans mon hôpital. Je suis même "bien têtu" il parait lorsque je fais en sorte que la qualité scientifique s’imprègne dans la psychiatrie. J'ai été formé par des gens qui se battent régulièrement pour que la science intègre la psychiatrie et la psychologie. Et je continue ce combat.

Pour les médicaments, je dois dire qu'il me sont bien utile pendant la phase de la thérapie car certains patients (tellement envahis de troubles) ne pourraient pas bénéficie du cadre particulier d'une TCC.
L'objectif serait de la supprimer après guérison en TCC mais parfois c'est possible parfois ça ne l'est pas. Tout dépend de la maladie, de son intensité, de son âge, de son contexte d'évolution...

Le médicament ne guérit pas, il pallie. Mais il peut guérir indirectement néanmoins puisque certains stoppent le traitement.

Les recommandations de la science et de la HAS sont claires... il faut les suivre.
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Re: Santé mentale prise 2

#30

Message par LePsychoSophe » 29 déc. 2017, 07:11

Nicolas78 a écrit :
27 déc. 2017, 10:36
Mais c’est pas plus à cause du systeme que des limites de la medecine actuelle sur ce sujet amha.
Non, désolé, mais si au niveau de la santé mentale, c'est pas reluisant en France, c'est plus à cause du système qu'à cause des possibilités thérapeutiques scientifiquement validées.
Il y a une inertie en France pour faire intégrer de nouveaux paradigmes de soins. La plupart des professionnels de santé mentale vous sortent encore des connaissances qui ont plus de cinquante ans! Donc largement caduques...

Et puis il y a les guerres de chapelles qui font qu'avoir une cohérence de programme de soins pour un patient est quasi-impossible. C'est vraiment du grand n'importe quoi parfois. C'est honteux. Et je pense que ceux ont le plus de poids pour faire évoluer les choses sont les associations de patients... Il faut informer le peuple, les journalistes (sic), les patients... des réalités de la non mise à jour des soins en France pour obliger les établissement et les libéraux (encore qu'eux, ils feront toujours davantage comme ils veulent...) à utiliser des méthodes scientifiques (évaluation des résultats thérapeutiques, mise à jour des connaissances, utilisation d'outils validés...).
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Re: Santé mentale prise 2

#31

Message par LePsychoSophe » 29 déc. 2017, 07:26

LoutredeMer a écrit :
27 déc. 2017, 11:30

Tant mieux, tu me vois sincèrement rassurée. Mais je pense que tu parles de dépression. Je pense qu'il est en effet possible de soigner une dépression, j'en ai vu autour de moi qui allaient bien postérieurement à un traitement. Il y a aussi des dépressions qui guérissent "spontanément" je dirais. Suite à des événements déclenchants. Cette opinion n'engage que moi...
La dépression est une conséquence d'un fonctionnement psychologique particulier. Ce n'est pas l'événement qui crée la dépression. C'est l'événement associé à un fonctionnement particulier du mental qui donne un état dépressif.

On soigne effectivement l'état dépressif mais le mieux est qu'une fois que la dépression est guérie, on traite le fonctionnement psychique sous-jacent.

Un antidépresseur n'agira pas sur les mécanismes qui ont conduit à déprimer... Il soulagera l'humeur et la douleur et redonnera le pep's mais ne touche pas au logiciel qui a conduit à souffrir de l'événement.
Certains pensent que le médicament dans certains cas, serait nécessaire à vie même si l'on fait la meilleure des psychothérapie... Je pourrais être assez d'accord avec ça si l'on met vraiment un accent sur les déficits neuronaux (des neurones qui participent à la régulation de l'humeur comme la sérotonine) intrinsèques (on pourrait dire presque génétiques) qui seraient uniquement palliables par l'antidépresseur ou de la psychochirurgie type stimulateur électronique intracérébral.
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Re: Santé mentale prise 2

#32

Message par LoutredeMer » 29 déc. 2017, 07:31

LePsychoSophe a écrit :
29 déc. 2017, 06:54
Les traitements en psychiatrie en France sont vraiment à revoir. Qu'ils soient médicamenteux ou non.
Le domaine de la santé mentale est d'une extrême complexité et on peut dire qu'avec les connaissances actuelles, on pourrait faire largement mieux en France.
...
Merci, LePsy, je me sens moins seule... :)
Je repondrai à tes points.

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Re: Santé mentale prise 2

#33

Message par Nicolas78 » 29 déc. 2017, 11:52

« Lepsy » a écrit :Non, désolé, mais si au niveau de la santé mentale, c'est pas reluisant en France, c'est plus à cause du système qu'à cause des possibilités thérapeutiques scientifiquement validées.
Ma phrase voulais dire que le systeme autant que les connaissance actuelles ne permetent pas une prise en chage optimale des troubles mentaux.

J’ai pas dit que le systeme allait bien.
C’est un tout.
Ya aussi pas mal de patients qui ne veulent pas se soigner. Qui n’on aucune education dans ce sens. Et qui n’on pas confiances autant pour de bonnes que de mauvaises raisons.
Il n’existe pas non plus de traitement miracle en science humaine dans le domaine de la santé et notament en psy.
Meme si il est vrai qu’en France on est en retard :( et que la prise en charge est un peut rouillée.
C’est pas pour rien qu’on est les premiers gobeurs de médocs au monde.

Aprés c’est assez facile de tout mettre sur le dos du systeme. En réalité il y à des efforts à fournir partout.
Et parler d’une grande fumisterie est plus qu’exagéré.
Malheureusement ca va pas s´arranger à causes des coupes budgétaires dans le milieu de la santé.

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Re: Et la psychanalyse ?

#34

Message par Kraepelin » 29 déc. 2017, 12:41

Cartaphilus a écrit :
29 déc. 2017, 04:08
Salut à tous.
Kraepelin a écrit :
28 déc. 2017, 17:34
Je me considère d'ailleurs comme un "taliban" de la santé publique. Je limiterais sévèrement la liberté d'expression lorsque la santé des autres entre en jeu.
Même pour la psychanalyse ?
Même chose pour la psychanalyse. Ceux qui ne sont pas qualifiés ne devraient pas avoir le droit de la promouvoir ... ou de la dénigrer! :mrgreen:

L'autisme est un bon exemple de sujet sur lequel des psychanalystes "d'opérette" se prononcent sans savoir.
La pauvreté ce n'est pas des logements insalubres où s'entassent des familles de dix. C'est n'avoir jamais été aimé ni respecté de toute sa vie. C'est ignorer la différence entre amour et maltraitance et s'attendre à ce qu'une caresse soit suivi d'une pluie de coups.
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Re: Santé mentale prise 2

#35

Message par Florence » 29 déc. 2017, 12:51

Nicolas78 a écrit :
29 déc. 2017, 11:52

Meme si il est vrai qu’en France on est en retard ...


par rapport à qui, sur quels critères, déterminés comment et par qui ?

Parce que, juste pour dire, j'entends et je lis exactement les mêmes lamentations vagues dans chaque langue que je comprends et donc dans les pays concernés (USA, GB, Australie, Japon, Suisse, Allemagne, Italie, Espagne et monde hispanisant, ...)

C’est pas pour rien qu’on est les premiers gobeurs de médocs au monde..
Légende, au même titre que nous serions les moins assidus consommateurs de savon, mais les plus grands utilisateurs de parfum, etc. (ou alors apporte des chiffres, des critères, incontestables).

Le problème de la santé "mentale" est le même partout dans les pays raisonnablement démocratiques/respectueux des libertés individuelles: les connaissances sur les causes et les effets sont actuellement limitées, les diverses "écoles" se bouffent le foie entre elles (ou collaborent mal), les traitements disponibles sont donc empiriques, les limites imposées par le respect des droits humains ne permettent pas, bien heureusement dans l'immense majorité des cas, le maintien ou l'application de plein de mesures, traitements et politiques de soins ayant montré de graves défauts (enfermement ou traitements non consentis), on ne peut pas réduire autoritairement au silence les promoteurs d'idées fallacieuses ou clairement dépassées, etc.

S'y ajoutent des questions politiques (forme du système de santé, des assurances, ...), sociales (augmentation des populations vulnérables, vieillissement des populations, urbanisation gallopante, ...), économiques (allocations des ressources, ...) ...
Je dis lâche et traître celui qui se plaint des fautes d'autrui ou de la puissance de ses ennemis A. de Saint-Exupéry, "Citadelle".
"I do not always enjoy winning an argument. Losing an argument fairly makes you both end up winners."

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Re: Santé mentale prise 2

#36

Message par LePsychoSophe » 29 déc. 2017, 12:58

LoutredeMer a écrit :
27 déc. 2017, 11:30

Je pense que si. Des bilans demandés non faits avec une promesse au départ cependant. Des "oui" quand les psys pensent et font "non". Une omerta pour les proches qui cherchent à savoir et à aider. On tourne en rond.... on tourne en rond.... Pas de synchronisation dans les services, des samu qui ne veulent pas se déplacer, aucun suivi. Des prises de RV à 2 mois alors qu'il y a urgence. Des généralistes qui prescrivent depuis des années des "tue lentement sans soigner" en s'en lavant les mains alors qu'ils devraient faire une coordination avec les spécialistes. Des chefs de service qui jouent l'Arlésienne. On ne leur parle jamais à ces "piliers du temple". Des psys qui devraient faire un suivi téléphonique, tiens, pourquoi pas, en prenant, eux, l'initiative de téléphoner au patient. Des crédits maigres qui fondent encore comme tu soulignes. Et un Etat qui démissionne. Et qui culpabilise les patients. (on le voit bien en ce moment où les chomeurs vont etre fliqués et brimés davantage, chomeurs par manque d'emploi que l'on culpabilise, c'est plus facile que de reconnaitre une débandade économique). C'est ce meme système qui envoie des malades mentaux en prison au lieu de l'hopital par exemple hein.
Des bilans, vous en aurez, des analyses de haut vol :lol: . On vous fera des diagnostics en tout genre... C'est comme les bilans neuropsychologiques. Vous en aurez mais le suivi thérapeutique...
Pour les proches, il faut développer la psychoéducation familiale. Néanmoins, dans une approche systémique, on remettra en cause les psychismes des autres membres de la famille donc on tombe vite dans mes mécanismes de déni et le fameux membre familial symptôme d'un dysfonctionnement plus large et du au système familial. Donc la psychoéducation familiale a ses limites elle-aussi. Moi je suis pour dans la mesure du possible et dans la mesure d'une bonne analyse fonctionnelle au-delà des symptôme cibles.

Pour la synchronisation des services... il est vrai que la psychiatrie est toujours "moquée" par les services de médecines MCO "médecine, chirurgie et obstétrique". Donc pour la synchronisation... il y a de la psychiatrie de liaison, c'est déjà pas mal.
ça manque en effet de coordination entre les différents domaines de la médecine.

Pour les RDVs, la durée est inversement proportionnelle aux nombres de praticiens. Et on embauche surtout pour faire des actes avec la T2A (tarification à l'activité) mais pas pour la qualité ;) .

Pour les généralistes ou les psychiatres prescripteurs, on vous dira dans la confiance qu'il faut bien fidéliser le client. ça vous choque autant que moi mais je l'ai entendu plusieurs fois mais ce n'est pas une généralité, attention. Il y a tellement d'enjeu affectif et psychologique au travers de la petite pilule donné par le grand médecin qu'il est tentant et pour le patient et pour le médecin de donner la dose... que peu y résistent. Un bon médecin renverra vers un psychologue adapté ce qui signifie un travail de réseau pour que le généraliste connaissent telle ou telle pratique psycho-thérapeutique, les recommandations de la HAS... Bref, qu'il fasse son boulot. Certains le font très bien. Mais certains profitent pour écouter la plainte psychologique et ne pas faire les examens de routine (se lever, prendre le pouls, la tension, le stéthoscope...) et pour faire tourner la boutique sans trop forcer. Le remboursement des psychologues ne plait pas aux médecins car ils perdraient leur clientèle, soyons clairs.
A côté de ça, il y a d'excellents médecins psychothérapeutes qui se sont formés en dehors de leurs études de psychiatrie et qui ne cherchent qu'à guérir le patient sans aucune considération autour du fameux "faire tourner la boutique". Je ne veux pas généraliser mais l'envers du décor n'est pas toujours reluisant comme souvent.

Il y a des chefs de service qui continuent de faire de la clinique et ça c'est le top! Ils voient des patients en somme et gardent un pied dans la réalité.

Pour l'appel des patients par les psys... alors là, malheureusement, on ne le fait pas habituellement car il y a une liberté du patient à respecter. Sujet ô combien délicat que de savoir jusqu'où on va dans l'investissement auprès du patient. ça serait trop invasif et pas forcément thérapeutique que d'aller vers le patient à ce point. C'est lui qui vient vers nous en général. Après, c'est au cas par cas. Il est bien-sûr arrivé plusieurs fois qu'un patient soit appelé, tout dépend de sa pathologie, de l'état du moment et du contexte. Après chaque professionnel agit différemment. Il n'y a pas de règle. Après, il pourrait y avoir des règles plus définies sur cette question. A réfléchir. ça touche à la relation patient-soignant et c'est délicat. ça touche à la liberté du patient et à l'éthique. Bref, ça mériterait une discussion dédiée qu'à ce sujet.

Pour la culpabilité des patients... alors là ça dépend. Pour les burn-out où toute crise liée au contexte professionnel, la tendance est malheureusement la remise en question de la personne et non du service dans lequel il bosse ou l'entreprise. Si vous décompensez au travail, c'est de votre faute! Voilà le discours ambiant actuellement. C'est un vrai problème car le fait de culpabiliser le malade ne fait qu'empirer le problème car à 99% en psychiatrie les patients manquent de confiance en eux, alors les culpabiliser n'arrange pas le tableau.
Le contexte "travail" en France est insupportable et fragilise l'état mental des gens, c'est une honte à l'heure où la distribution du travail et de l'économie pourrait se faire de façon beaucoup plus harmonieuse et équitable...
Mais, et il y a un mais... bien souvent, les gens en burn-out ont des profils psychologiques où l'on retrouve un gros manque d'affirmation de soi donc il est "facile" de leur dire qu'ils ont une responsabilité dans leur douleur morale et c'est bien ça la difficulté de ce sujet... la responsabilité. M'enfin, si je m'étale, je vais repartir sur la responsabilité et la notion de libre-arbitre. ;)
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Re: Santé mentale prise 2

#37

Message par LePsychoSophe » 29 déc. 2017, 13:54

Nicolas78 a écrit :
27 déc. 2017, 14:14
et les medecins ne sont pas des flics...
on est d'accord, on ne peut pas traquer les patients... il y a la liberté individuelle même dans la souffrance.
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Re: Santé mentale prise 2

#38

Message par LePsychoSophe » 29 déc. 2017, 14:22

LoutredeMer a écrit :
28 déc. 2017, 10:01

20 ans pour lui trouver le traitement adéquat, c'est long... Oups, je caricature...

En psychanalyse, 20 ans, c'est l'amorce d'un début de la perlaboration... :rengaine:
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Re: Santé mentale prise 2

#39

Message par Nicolas78 » 29 déc. 2017, 14:30

Salut Florence,

Ta raison en fait ;)
On est pas les plus gros gobeurs.
Ca m’apprendera à m’informer en allumant la radio...
Ceci-dit, on peut pas nier les cas de sur-médications.

Merci de ne pas m’avoir fait de cadeaux :)

Pour l’efficassité des psychothérapie en revanche, il y à de quoi parler.
J’en avait deja parlé sur le forum.

Les therapies modernes ont encore parfois du mal à s’implanter dans la pratique.
La psychanalyse, encore bien implanté, elle en profite et empire le tout.
Et d’autres soucis sembles réels.
Notament economique.
La prise en charge des patients.
La politique.
Il y à aussi eu bcp de conflits d’interet et de scandales dans le milieu des therapies et de la médication.

http://www.institutmontaigne.org/public ... d-francais

http://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pd ... 5-2010.pdf

Mais ca ne veut pas dire que le systeme est entierement responsable, ni qu’il y à de fumisterie...

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Re: Et la psychanalyse ?

#40

Message par Cartaphilus » 29 déc. 2017, 14:35

Kraepelin a écrit :
29 déc. 2017, 12:41
Cartaphilus a écrit :
29 déc. 2017, 04:08
Salut à tous.
Kraepelin a écrit :
28 déc. 2017, 17:34
Je me considère d'ailleurs comme un "taliban" de la santé publique. Je limiterais sévèrement la liberté d'expression lorsque la santé des autres entre en jeu.
Même pour la psychanalyse ?
Même chose pour la psychanalyse. Ceux qui ne sont pas qualifiés ne devraient pas avoir le droit de la promouvoir ... ou de la dénigrer! :mrgreen:
Encore faudrait-il qu'il y eût quelque chose à promouvoir, et qui eût alors permis de « qualifier » ses praticiens...

Quand à « avoir le droit (!) de dénigrer » la psychanalyse, il n'y a que les tenants de cette théorie pour recourir à un tel argument.
Le sommeil de la raison engendre des monstres. Francisco de Goya.

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Re: Santé mentale prise 2

#41

Message par LePsychoSophe » 29 déc. 2017, 14:44

Nicolas78 a écrit :
28 déc. 2017, 21:54

Sinon un psychothérapeute ne peut pas etre inutile meme dans le cas d’une déficience intellectuelle du patient, ne serait-ce que pour aider les proches et suivre le traitement !
Je suis entièrement d'accord. Pour avoir travaillé avec des patients atteints de lésions cérébrales (donc parfois avec une déficience intellectuelle légère au sens de l'évaluation neuropsychologique) et avec des patients atteints de maladie d'Alzheimer (donc arrivant à des capacités intellectuelles amoindries par les troubles cognitifs), je peux dire que les TCC apportent vraiment un effet non négligeable. Si je remets la main sur des articles, je ferais passer. Tout dépend du niveau de déficience bien-sûr. La psychoéducation familiale et le comportementalisme ne nécessitent que très peu de ressources intellectuelles pour le patient lui-même, donc on peut l'appliquer dans quasiment tous les cas. C'est la thérapie cognitive qui est plus difficile lorsque l'intellect est fragile.
J'ai également vu des collègues améliorer l'état de certains patients avec des déficiences intellectuelles moyennes voire importantes mais on était clairement dans une approche comportementale et des techniques de régulation émotionnelle.
Il faut trouver les bons professionnels et ça c'est difficile en France.

Un psychologue peut toujours aider... ;) Je sais que je ne suis pas sans parti pris ici mais j'essaie d'être objectif malgré tout car je suis convaincu qu'il y toujours d'autres voies que les médicaments quand ceux-ci montrent leurs limites.

Je me ferais un plaisir de vous conseiller, dans la mesure de mes possibilités, si vous le souhaitez en message privé pour respecter l'anonymat de la personne en question, de lefauve et la mienne également.



En empathie avec vous et vos proches.
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Re: Et la psychanalyse ?

#42

Message par spin-up » 29 déc. 2017, 14:54

Kraepelin a écrit :
29 déc. 2017, 12:41

Même chose pour la psychanalyse. Ceux qui ne sont pas qualifiés ne devraient pas avoir le droit de la promouvoir ... ou de la dénigrer! :mrgreen:
Quelles sont les qualifications requises?
Cela vaut il aussi pour la graphologie ou la phrenologie?

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Re: Santé mentale prise 2

#43

Message par LePsychoSophe » 29 déc. 2017, 14:56

miraye a écrit :
29 déc. 2017, 04:21
Nicolas78 a écrit :
28 déc. 2017, 23:44
Sinon, j’ai jamais entendu parler de cette molécule.
Mode humour [C'est ce qui arrive quand on ne lit pas les liens que je laisse :a2: .]
Je suppose que c'est le propranolol qui permet en suivant un certain protocole de remémoration de "brouiller" la force émotionnelle associée à des souvenirs, mais je suis moins optimiste que lefauve pour un cas comme son proche.
Est-ce que la molécule agit sur la partie cognitive (le processus de retour de la mémoire en conscience, de l'information au sens strict) ou sur la partie émotionnelle?

J'avais vu le procédé avec un anxiolytique pendant la phase d'exposition. C'est tout à fait contraire aux règles de la thérapie d'exposition telle que pratiquée en TCC mais si ça marche mieux que la TCC classique ou l'EMDR classique alors bingo!
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Re: Et la psychanalyse ?

#44

Message par LePsychoSophe » 29 déc. 2017, 15:10

LoutredeMer a écrit :
29 déc. 2017, 04:56
Cartaphilus a écrit :
29 déc. 2017, 04:08
Même pour la psychanalyse ?
Hahaha! ;) Avec cette fameuse phrase d'anthologie de Geneviève Loison, psychanalyste lacanienne : "Le crocodile, c'est le ventre de la mère, les dents de la mère"...

----------------
Et si on leur foutait enfin la paix aux mères? bordel de merde
Geneviève Loison : le passage vidéo devenu culte. Les lacanniens dans tout leur art. Je suis ouvert d'esprit mais là, ça dépasse mes bornes. C'est une caricature? Non, c'est comme ça qu'on gère encore la maladie mentale dans certains (de nombreux) endroits en France.
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Re: Et la psychanalyse ?

#45

Message par Kraepelin » 29 déc. 2017, 17:31

spin-up a écrit :
29 déc. 2017, 14:54
Kraepelin a écrit :
29 déc. 2017, 12:41

Même chose pour la psychanalyse. Ceux qui ne sont pas qualifiés ne devraient pas avoir le droit de la promouvoir ... ou de la dénigrer! :mrgreen:
Quelles sont les qualifications requises?
Un diplôme terminale dans une profession appropriée et un ordre professionnel à qui rendre des comptes.
spin-up a écrit :
29 déc. 2017, 14:54
Cela vaut il aussi pour la graphologie ou la phrenologie?
Non, ce ne sont pas des approches thérapeutiques. Cela dit, il faut quand même être imprudent pour promouvoir ou critiquer quelque chose qu'on ne connait pas suffisamment.
La pauvreté ce n'est pas des logements insalubres où s'entassent des familles de dix. C'est n'avoir jamais été aimé ni respecté de toute sa vie. C'est ignorer la différence entre amour et maltraitance et s'attendre à ce qu'une caresse soit suivi d'une pluie de coups.
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Re: Et la psychanalyse ?

#46

Message par Kraepelin » 29 déc. 2017, 17:40

LePsychoSophe a écrit :
29 déc. 2017, 15:10
LoutredeMer a écrit :
29 déc. 2017, 04:56
Cartaphilus a écrit :
29 déc. 2017, 04:08
Même pour la psychanalyse ?
Hahaha! ;) Avec cette fameuse phrase d'anthologie de Geneviève Loison, psychanalyste lacanienne : "Le crocodile, c'est le ventre de la mère, les dents de la mère"...

----------------
Et si on leur foutait enfin la paix aux mères? bordel de merde
Geneviève Loison : le passage vidéo devenu culte. Les lacanniens dans tout leur art. Je suis ouvert d'esprit mais là, ça dépasse mes bornes. C'est une caricature? Non, c'est comme ça qu'on gère encore la maladie mentale dans certains (de nombreux) endroits en France.
Huummmmm!
Il y a des gens qui se prennent pour des physiciens et qui disent n'importe quoi sur la physique quantique.
Il y en a d'autres qui se prennent pour des pharmacologues et qui disent n'importe quoi sur les médicaments.
Il y a dans toutes les disciplines des gens pour dirent les pire âneries sur des sujets pourtant très sérieux.
La pauvreté ce n'est pas des logements insalubres où s'entassent des familles de dix. C'est n'avoir jamais été aimé ni respecté de toute sa vie. C'est ignorer la différence entre amour et maltraitance et s'attendre à ce qu'une caresse soit suivi d'une pluie de coups.
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Re: Et la psychanalyse ?

#47

Message par spin-up » 29 déc. 2017, 17:56

Kraepelin a écrit :
29 déc. 2017, 17:31
spin-up a écrit :
29 déc. 2017, 14:54
Quelles sont les qualifications requises?
Un diplôme terminale dans une profession appropriée et un ordre professionnel à qui rendre des comptes.
Il n'y a pas d'ordre professionnel des psychanalystes, pourquoi un ordre professionnel aurait il des prerogatives particulieres sur ce sujet?

A l'inverse, il y a un ordre professionel des homéopathes ou des acupuncteurs. Les pauvres gueux qui ne sont pas membres d'un ordre professionnel approprié devraient donc s'abstenir de critiquer leur légitimité? Tandis que les membre d'autree ordres professionnels sont invités a observer un silence courtois....
Kraepelin a écrit :
29 déc. 2017, 17:31
Non, ce ne sont pas des approches thérapeutiques. Cela dit, il faut quand même être imprudent pour promouvoir ou critiquer quelque chose qu'on ne connait pas suffisamment.
C'est un discours fréquemment tenu par les defenseurs de medecines alternatives: on ne peut pas critiquer si on ne connait pas, et on ne peut pas connaitre si on ne pratique pas.
Ce qui est bien le cas de la psychanalyse: on ne peut la connaitre qu'en l'ayant experimentée/pratiquée.

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Re: Santé mentale prise 2

#48

Message par miraye » 29 déc. 2017, 18:23

LePsychoSophe a écrit :
29 déc. 2017, 14:56
Est-ce que la molécule agit sur la partie cognitive (le processus de retour de la mémoire en conscience, de l'information au sens strict) ou sur la partie émotionnelle?
Très bonne question ! ( :oops: ) J'ai compris que ça agit sur la partie émotionnelle lors de la reconsolidation du souvenir...
Pour compléter un article d'e-santé

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Re: Santé mentale prise 2

#49

Message par Christian » 30 déc. 2017, 01:36

miraye a écrit :
29 déc. 2017, 04:21
Nicolas78 a écrit :
28 déc. 2017, 23:44
Sinon, j’ai jamais entendu parler de cette molécule.
Mode humour [C'est ce qui arrive quand on ne lit pas les liens que je laisse :a2: .]
Je suppose que c'est le propranolol qui permet en suivant un certain protocole de remémoration de "brouiller" la force émotionnelle associée à des souvenirs, mais je suis moins optimiste que lefauve pour un cas comme son proche.
Plus d'info concernant le propranolol : un bêtabloquant pour traiter stress post-traumatique et phobies (un article avec plein de références scientifiques! Yé!)
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Re: Et la psychanalyse ?

#50

Message par Kraepelin » 30 déc. 2017, 10:08

spin-up a écrit :
29 déc. 2017, 17:56
Kraepelin a écrit :
29 déc. 2017, 17:31
spin-up a écrit :
29 déc. 2017, 14:54
Quelles sont les qualifications requises?
Un diplôme terminale dans une profession appropriée et un ordre professionnel à qui rendre des comptes.
Il n'y a pas d'ordre professionnel des psychanalystes, pourquoi un ordre professionnel aurait il des prerogatives particulieres sur ce sujet?
Pas besoin d'un ordre professionnel spécifique. N'importe quel ordre qui couvre une profession de la santé qui s'intéresse aux maladies mentales serait OK. Les ordres contrôlent les déclarations publiques de leur membres. Si tu dis de grosses bêtises, tu peux être radié. Ça ne marche pas toujours très bien comme système, mais c'est mieux que l'absence de contrôle
spin-up a écrit :
29 déc. 2017, 17:56
A l'inverse, il y a un ordre professionel des homéopathes ou des acupuncteurs. Les pauvres gueux qui ne sont pas membres d'un ordre professionnel approprié devraient donc s'abstenir de critiquer leur légitimité? Tandis que les membre d'autree ordres professionnels sont invités a observer un silence courtois....
Raison pour laquelle je suis généralement opposé à la formation d'ordres spécifiques et expressément opposé à la formation d'un ordre professionnel des homéopathes.
spin-up a écrit :
29 déc. 2017, 17:56
Kraepelin a écrit :
29 déc. 2017, 17:31
Non, ce ne sont pas des approches thérapeutiques. Cela dit, il faut quand même être imprudent pour promouvoir ou critiquer quelque chose qu'on ne connait pas suffisamment.
C'est un discours fréquemment tenu par les defenseurs de medecines alternatives: on ne peut pas critiquer si on ne connait pas, ...
Oui, et c'est un argument en grande partie recevable. D'ailleurs, tu ne m'as pas vue souvent m'en moquer. Je ne dis pas qu'il faut être homéopathe pour critiquer l'homéopathie, mais je dis qu'il faut connaitre ce que l'on critique que ce soit l'homéopathie ou autre chose.
spin-up a écrit :
29 déc. 2017, 17:56
... et on ne peut pas connaitre si on ne pratique pas.
Ce qui est bien le cas de la psychanalyse: on ne peut la connaitre qu'en l'ayant experimentée/pratiquée.
C'est plus glissant comme argument et est souvent utilisé abusivement, mais c'est également souvent vrai. Je serais, par exemple, bien en mal de contredire un interlocuteur qui affirme que "l'hypnose n'existe pas" ou que la "conversion" et la "dissociation" n'existent pas. En psychologie, bien des choses ont une réalité sans que l'on puisse facilement la démontrer. L'expérience reste alors la meilleur approche.
La pauvreté ce n'est pas des logements insalubres où s'entassent des familles de dix. C'est n'avoir jamais été aimé ni respecté de toute sa vie. C'est ignorer la différence entre amour et maltraitance et s'attendre à ce qu'une caresse soit suivi d'une pluie de coups.
Jack Williams, SOS Sages-femmes

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