homoparentalité

Mythes, bouche-à-oreille et ragots populaires : séparons ici le vrai du faux.
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LoutredeMer
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Re: homoparentalité

#2826

Message par LoutredeMer » 16 mars 2017, 08:27

Kraepelin a écrit :
C'est un terme qui ...
Merci pour ces éclaircissements, Kraepelin.

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Cogite Stibon
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Re: homoparentalité

#2827

Message par Cogite Stibon » 16 mars 2017, 08:56

issigi a écrit :mais j'imagine, pour répondre quand même à ta question, que dans certains contextes, un orphelinat sera toujours mieux, et pourrait être une solution, face aux millions d'enfants laissés à eux-mêmes.
Oui, c'est mieux de placer des enfants dans des orphelinats que de les laisser crever dans la rue, on est d'accord. Reste que dans le cas général, et quand c'est possible, c'est encore mieux de le confier à des parents adoptifs responsables. Non ?
issigi a écrit :un fif peut-il être un bon parent ? ben coudon. un fif peut-il être un bon citoyen tant qu'à analyser ? est-il équilibré ? suffisamment mature pour prendre charge d'un enfant ?
Faut-il comprendre que, selon vous, un homosexuel est un mauvais citoyen, déséquilibré et immature ? Sur quelles bases fondez-vous cette opinion ?
issigi a écrit :et du côté de l'enfant, quelles sont les répercutions sur son développement de grandir avec des fifs ? faudrait probablement aussi questionner la morale et la méthode d'analyse de ceux qui se penchent sur la question.
La question de l'impact de l'homoparentalité (être élevé par un couple de personnes de même sexe) sur le développement de l'enfant, et celle de la méthodologie utilisée pour estimer cet impact, est le thème principal de cette enfilade. Par contre, que voulez-vous dire sur la morale de ceux qui étudient la question ?
issigi a écrit :a-t-on , par exemple, comparé des enfants élevés par des parents selon le degré de libido de ceux-ci? leur propension au fétichisme, sado-masochisme, ou à toute forme de sexualité considérée comme hors-norme ? et on ne parle que de sexualité ici. parlera-t-on de leur santé mentale ? ceux qui bouffent de la pilule comme des chips pour stabiliser leurs humeurs ? un bipolaire peut-il élever un enfant ? un schysophrène ? un chômeur ? un itinérant ?un meurtrier ? un pédophile ? woow..
La question ici est celle de l'homoparentalité, c'est à dire des enfants élevés par un couple de même sexe. Avec en arrière plan la question d'autoriser ou non les couples homosexuels à adopter.
Je ne vois pas le rapport de vos questions avec le sujet, sauf à supposer que les couples homosexuels ont, par rapport aux autres personnes souhaitant adopter :
- un degré de libido différent
- une plus grande propension à être fétichiste ou sado masochiste
- une moins bonne santé mentale
- un plus grand besoin de médication pour stabiliser leur humeur
- une plus grande propension à être bipolaire
- une plus grande propension à être schysophrène
- une plus grande propension à être chômeur
- une plus grande propension à être itinérant
- une plus grande propension à être meurtrier
- une plus grande propension à être pédophile

et également que chacune ces points :
- ait un impact négatif sur le développement de l'enfant
- et qu'il ne soit pas déjà pris en compte indépendamment dans les procédure d'adoption.

Pensez-vous que les homosexuels présentent ces caractéristiques ? Sur quoi fondez-vous cette opinion ?
Pensez-vous que les agences d'adoption ne vérifient aucune de ces caractéristiques avec d'accorder un agrément d'adoption, et confient, par exemple, des enfants à des meurtriers ?
Pour les échantillons statistiques, comme dans d'autres domaines, il n'y a pas que la taille qui compte.
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Re: homoparentalité

#2828

Message par issigi » 16 mars 2017, 15:36

salut cogite stibon,

toi et moi sommes d'accord sur la question de l'homoparentalité. mon enfilade s'adresse a ceux qui y voient une anomalie qui pourrait nuire au developpement de l'enfant. d'où mon questionnement. qu'importe le milieu, même 'idéal' dont on voudrait qu'un enfant bénéficie, il pourra, selon sa personnalité, devenir tout et son contraire au final de ce qu'on espère pour lui.

bien sûr que certains milieux paraissent plus propice au bon développement de l'enfant. ça dépendra toujours du point de vue de celui qui se fait une idée sur la question, du milieu où lui même a grandi.

notons que tout critère de sélection requis à l'adoption d'un couple (faut-il au départ que ce soit un couple) déterminera un tableau ponctuel qui confortera probablement davantage ceux qui placent l'enfant, lui choisissent un bon foyer. un peu comme si on plaçait une caméra sur trépied, fixé sur un cadre quelconque (un couple candidat) et qu'on en tirait des clichés successifs. à chacun d'eux on remarquerait des différences, des changements, une évolution, une régression, un milieu en constante métamorphose. qui sait ce qu'un couple choisi deviendra. et ainsi avec un enfant.

de même, accoler l'étiquette 'homosexuel' à un candidat ne fait pas de lui un monstre en regard de tous les autres critères auxquels il doit et peut répondre. le terme même 'homo' ou hétéro, plombier, professionnel, sobre, diplomé es, bourgeois, prolétaire, salaire x, maison y, quartier z, santé mentale a+, dossier criminel blanc, ethnie hum, religion woow, .. sont sujet à changement sans pré avis.

aussi, au lieu de s'étendre sur la qualité des candidats, ne vaudrait-il pas mieux s'attaquer aux causes qui produisent les orphelins. dès lors qu'on extirperait un enfant de l'enfer 'présumé' de la ruelle, par exemple, se soucierait-on à ce point du foyer douillet où il aboutirait, sur la base de l'homoparentalité..

j'irais plus loin en affirmant que le préjugé favorable que l'occidental moyen entretient de son milieu envers tout ce qui n'arrive pas à la cheville ses valeurs, produit l'enfer qui s'installe autour.

mais ça, est-ce vraiment une autre question qui n'a pas rapport au sujet..
..giter à l'amarre.. Amarré au gîte..

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Kraepelin
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Re: homoparentalité

#2829

Message par Kraepelin » 06 nov. 2017, 10:32

Des enfants plus souvent dépressifs et obèses?

Frank a raison de reprocher à Sullins de tirer des conclusions en comparant des groupes mal appariés. Sullins a raison de reprocher à Frank de magnifier des résultats de recherches tirés d'échantillons non représentatifs (en fait, biaisés jusqu'à la garde). L'éditeur a raison de soulever la question des conflits d'intérêt.

Encore un autre bel exemple de foire d'empoignes où deux idéologues sont aussi sensibles aux erreurs méthodologiques du camp adverse qu'aveugles à leurs propres erreurs méthodologiques.

Un revue de Golombok plus décevante . Je vous la met en spoiler pcq l'article est difficile d'accès

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PARENTING IN NEW FAMILY FORMS
Susan Golombok 2017

ABSTRACT
This paper reviews research on parenting and child development in new family forms including families created by assisted reproductive technologies, same-sex parent families, and families headed by single mothers by choice. The research is examined in the context of the issues and concerns that have been raised regarding these families. The findings not only contest popular assumptions about the psychological consequences for children of being raised in new family forms but also challenge the supremacy of the traditional family. It is concluded that the quality of family relationships and the wider social environment appear to be more influential in children’s psychological development and adjustment than are the number, gender, sexual orientation or biological relatedness of their parents.

INTRODUCTION
The traditional nuclear family comprising a heterosexual married couple with biologically related children is in decline. Instead, a growing number of children are raised by cohabiting parents, by single parents and by stepparents, with many children moving in and out of different family structures as they grow up. These families are often referred to collectively as “non-traditional families”, and result mainly from parental separation or divorce and the formation of new cohabiting or marital relationships. Non-traditional families have been widely studied [1]. The focus of the present paper is on “new families”, the term used to refer to family forms that either did not exist or were hidden from society until the latter part of the twentieth century, and that represent a more fundamental shift away from traditional family structures than do non-traditional families formed by relationship breakdown and reformation [2]. These include families created by assisted reproductive technologies involving in vitro fertilization (IVF), egg donation, donor insemination, embryo donation and surrogacy, as well as lesbian mother families, gay father families and single mothers by choice. This paper will focus on parenting in “new” rather than “non-traditional” families.

FAMILIES CREATED BY ASSISTED REPRODUCTIVE TECHNOLOGIES
Since the birth of the first baby through in vitro fertilization [IVF] in 1978 [3], more than 5 million children have been born through assisted reproductive technologies [4]. IVF involves the fertilization of the mother’s egg with the father’s sperm in the laboratory and the transfer of the resulting embryo(s) to the mother’s womb. Although IVF has attracted much publicity, assisted reproduction involving reproductive donation, i.e. the donation of gametes (sperm or eggs), embryos, or the hosting of a pregnancy for another woman (surrogacy), has had a more fundamental impact on the family. Children born through egg donation lack a genetic link to their mother whereas children born through sperm donation (donor insemination) lack a genetic connection to their father. With embryo donation, both the egg and sperm are donated and neither parent is genetically related to the child. Surrogacy involves a woman hosting a pregnancy for another woman and the children lack a gestational link to their mother. They also lack a genetic link to their mother if the surrogate’s egg was used in their conception.

It has often been suggested that the creation of families through reproductive donation may be detrimental to positive family functioning [5, 6]. In order to investigate the consequences of reproductive donation for parenting and child development, a longitudinal study of families formed by egg donation, donor insemination and surrogacy was initiated at the millennium. Contrary to the concerns that had been raised, the findings indicated more positive parent–child relationships in these families when the children were in their preschool years than in the comparison group of natural conception families, irrespective of the type of reproductive donation used [7-11]. The children themselves showed high levels of psychological adjustment but did not differ from the naturally conceived children in spite of their experience of highly involved parenting. In the middle school years, by which time children show an awareness of biological inheritance [12, 13] and of the meaning and implications of the absence of a biological connection to parents [14], the families continued to function well, although the reproductive donation families no longer showed more positive parent-child relationships than did the natural conception families and there was evidence of raised levels of psychological problems among mothers who had not been open with their children about their biological origins [15-17]. By adolescence, mothers in surrogacy families showed less negative parenting and reported greater acceptance of their adolescent children and fewer problems in family relationships as a whole compared to gamete donation mothers [18]. Within the gamete donation families, less positive relationships were found between mothers and adolescents in egg donation families than in donor insemination families. Although there were no differences in psychological well-being between adolescents in the different family types, parents who had been open with their children about their origins from an early age had more positive relationships with them at adolescence [19].

In some families created through donor insemination, parents and children search for information about, and desire contact with, their sperm donor [20-22]. This is motivated by curiosity about his characteristics and family background. It is not known, as yet, whether families formed through egg donation are similarly interested in their egg donor. For adolescents born through donor insemination, secure attachment relationships with parents appear to be associated with greater acceptance of their donor conception [23].

FAMILIES WITH SAME-SEX PARENTS
Studies of parenting by lesbian mothers were initiated in the 1970s. At that time, it was argued that lesbian mothers would be less nurturing than heterosexual mothers and would show higher rates of psychological disorder, and that their children would develop psychological problems as a result. It was also thought that the children of lesbian mothers would show atypical gender development such that boys would be less masculine in their identity and behavior, and girls less feminine, than boys and girls from heterosexual homes. Although the initial studies were prompted by custody disputes involving lesbian mothers, similar concerns have been raised in relation to lesbian women becoming mothers through adoption and by donor insemination.

There is now a large body of research showing that lesbian mothers are just as likely to have good mental health and to have positive relationships with their children as are heterosexual mothers, and that their children are no more likely to show adjustment difficulties, poor performance at school or atypical gender-role behavior than are children with heterosexual parents [24-26]. These findings have been replicated in general population samples [24-31] and have also been confirmed through meta-analyses [32, 33].

The circumstances of gay fathers are somewhat different from those of lesbian mothers in that it is rare for fathers, whether heterosexual or gay, to be primary caregivers. Although research on fathering has shown that the constructs of fathering and mothering, involving positive engagement, warmth and responsiveness, are largely the same, and that heterosexual fathers influence their children in similar ways to mothers [34], fathers are generally believed to be less suited to parenting than are mothers [35]. Moreover, gay fathers may be exposed to greater stigmatization regarding their sexual identity than are lesbian mothers [36, 37]. Contrary to this viewpoint, a recent study of the brain activity of heterosexual mothers, heterosexual fathers and adoptive gay fathers, all of whom had young babies, found heightened activity in areas of the brain associated with emotion processing in heterosexual mothers and increased activity in areas associated with cognitive processing in heterosexual fathers, whereas the gay fathers showed increased activity in both of these regions [38]. These findings add to the emerging body of evidence that parenting influences brain activity, and suggest that gay fathers who are primary caregivers may respond similarly to both heterosexual mothers and fathers.

Studies of gay father families have largely focused on families formed through adoption. In a study of the psychological adjustment of 2-year-olds, no differences were found between children with gay, lesbian and heterosexual parents [39]. Farr and colleagues [40] found preschool children adopted in infancy by gay fathers to be as well-adjusted as those adopted by lesbian or heterosexual parents. In an observational assessment of family play, the gay couples were rated as less supportive of the other parent, but also as less undermining, than were the heterosexual couples [41]. In a comparison of adoptive gay father, lesbian mother and heterosexual parent families with 3-9-year-old children, the differences identified between family types indicated more positive parental wellbeing and parent-child relationships, and lower levels of children’s externalizing problems, in gay father families [42]. As stability and continuity of care are widely accepted to be prerequisites of children’s secure attachment relationships with parents, it is noteworthy that adoptive gay fathers were less likely to dissolve their relationship in the first 5 years of parenthood than were comparison groups of lesbian and heterosexual adoptive couples [43].

In recent years, the focus has turned from comparisons between same-sex and heterosexual parent families to the study of variation within same-sex parent families, particularly to the influence of parenting on children’s adjustment. The psychological well-being of same-sex parents including the quality of the couple’s relationship, the quality of parenting experienced by children and stigmatization of the family have all been associated with children’s psychological adjustment. For example, higher levels of parenting stress and lower levels of parental relationship quality were found to be associated with higher levels of children’s behavioral problems in lesbian mother families [44] and parental depression, relationship conflict and lack of preparation for the adoption were associated with children’s emotional and behavioral problems in both lesbian mother and gay father families [39]. In contrast, adolescents who had positive relationships with their same-sex parents were more likely to be well-adjusted and functioning well at school [29, 30].

Stigmatization of same-sex parent families arising from parents’ sexual orientation has been associated with emotional and behavioral problems in children [45-48]. Factors that protect children against the negative effects of stigmatization include contact with other children with same-sex parents, positive relationships with parents, peers and extended family, supportive schools and communities, and legislation that is conducive to the optimal functioning of same-sex parent families [45, 46, 48-50].

Investigations of parenting practices in same-sex parent families have found lesbian and gay parents to share parenting more equally than do heterosexual parents [26, 51]. In terms of relationship breakdown, lesbian and gay parents appear to show similar rates of separation to heterosexual parents [52]. Although same-sex parents are involved in their children’s schools, their level of involvement appears to be dependent on their acceptance by other parents [53].

Regarding the use of assisted reproduction, a study of lesbian mother families formed through donor conception found mothers to be generally satisfied with their choice of a known, identifiable or anonymous sperm donor, with no differences in adolescent adjustment according to the type of donor used [54]. A qualitative study of young adults conceived using known sperm donors identified variation in how the donor was perceived; some viewed him strictly as a donor and not as a member of their family, others saw him as a member of their extended family but not as a parent, and yet others saw him as a father [55]. In the first study of parenting in gay father families formed through surrogacy and egg donation [56], gay fathers showed high levels of parenting quality. Similar to the finding of Farr & Patterson [41], gay fathers and their children showed some differences in dyadic interaction in comparison to lesbian mother families.

SINGLE MOTHERS BY CHOICE
Parental divorce or separation is the most common reason for children to be raised in single-mother families and there has also been a rise in the number of children born to single unmarried mothers as a result of unplanned pregnancies. Both of these types of single-mother family have been associated with raised levels of parenting difficulties [57, 58]. However, an increasing number of single women are choosing to parent alone and have children through donor insemination. These mothers, often referred to as “single mothers by choice” or “solo mothers”, have not experienced marital conflict and are less likely to have experienced the economic hardship or psychological problems that commonly result from marital breakdown and unplanned single parenthood. Nevertheless, their children often grow up not only without a father but also without knowing the identity of their sperm donor. There is little research on this new family form. However, a comparison between solo mother families and two-parent families, all with donor-conceived children, found no differences in parenting quality apart from lower mother-child conflict in solo mother families [58]. Although the children in solo mother and two-parent families did not differ in psychological adjustment, parenting stress and financial difficulties were associated with children’s psychological difficulties in both family types.

CONCLUSIONS
The findings of the studies reviewed above show that new family forms are characterized by positive parenting and well-adjusted children. This is perhaps not surprising as the children were much-wanted by their parents and, by necessity, planned. From a theoretical perspective, what these studies tell us is that the number, gender, sexual orientation and biological relatedness of parents to their children are less influential in children’s psychological development than are family processes such as the quality of family relationships and the social environment in which the children are raised (see Figure 1). Future research would benefit from less reliance on self-report measures and greater use of observational, neurobiological, and digital ambulatory approaches to the assessment of child development and parent-child relationships in new family forms.
Golombok est une chercheuse que je trouve brillante. Elle a souvent surpris par son exploitation astucieuse de protocoles méthodologiques différent. Malheureusement, au lieu de consacrer sa carrière à la recherche de la vérité, elle s'est donné pour mission, dès le départ, de "prouver" scientifiquement ses convictions idéologique à l'effet de les couples de lesbiennes pouvaient offrir un aussi bon milieu pour le développement des enfants. Évidement, ce préjugé a ensuite souvent altéré son jugement scientifique, mais j'avais espéré qu'avec le recul elle formulerait au moins correctement la problématique. Dans ce texte (apparemment consacré à encenser ses propres travaux) elle reste superficielle et occulte tout ce qui pourrait faire obstacle à croisade.

Dommage!
Dernière modification par Kraepelin le 06 nov. 2017, 14:49, modifié 1 fois.
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Re: homoparentalité

#2830

Message par Cogite Stibon » 06 nov. 2017, 12:26

Kraepelin a écrit :Frank a raison de reprocher à Sullins de tirer des conclusions en comparant des groupes mal appariés.
Bel euphémisme. L'étude de Sullins soufre des mêmes biais rédhibitoire et manifestement volontaires que la tristement célèbre étude de Regnerus :
- le groupe cible n'est pas composé d'enfants élevés par des couples homosexuels, mais d'enfants dont un des parents a, à un moment quelconque, eu une liaison homosexuelle
- Sullins retire a posteriori de son groupe témoin tous les enfants élevés par des couples instables, alors qu'il les laisse dans son groupe cible.

En gros, Sullin , en prenant un cas extrême :
- compare un enfant qui a été élevé tout son enfance à un couple hétérosexuel stable
- à un enfant né de père inconnu, dont la mère est morte jeune, qui a passé toute son enfance ballotté d’orphelinat en foyer d'accueil, et qui, ayant retrouvé son père à l'age adulte, découvre qu'il a parfois couché avec des hommes
- constate que le deuxième s'en sort mieux que le premier
- et attribue la différence entre les deux à l'homoparentalité :ouch:
Kraepelin a écrit : Sullins a raison de reprocher à Frank de magnifier des résultats de recherches tirés d'échantillons non représentatifs (en fait, biaisés jusqu'à la garde)
Généralisation abusive : Toutes ces études ne sont pas tirées d'échantillons non représentatifs. Frank ne "magnifie" pas ces résultats, il cite simplement l'état des recherches à ce jour.
Sophisme de la double faute : les biais d'autres études ne justifient en rien les magouilles méthodologiques de Sullins
Rappelons enfin que, sur ce forum, vous avez exagéré et parfois purement et simplement imaginé des biais inexistants à ces études.
Kraepelin a écrit : Encore un autre bel exemple de foire d'empoignes où deux idéologues sont aussi sensibles aux erreurs méthodologiques du camp adverse qu'aveugles à leurs propres erreurs méthodologiques.
Rappelons que, sur ce sujet, vous avez systématiquement cité, généralisé, exagéré, voir purement inventé des erreurs méthodologiques aux études donnant des résultats favorables à l'homoparentalité, et nié, ignoré ou minimisé les erreurs méthodologiques des études qui lui sont défavorable. Vous avez beau prendre une posture de scientifique neutre, il est manifeste, à vous lire, que vos positions sur le sujet sont clairement idéologiques.

Rappelons également les autres positions idéologiques en rapport avec ce sujet, contraires aux faits et au consensus scientifique, que vous avez soutenues sur ce forum :
- selon vous, l'homosexualité serait une maladie mentale de même nature que la pédophilie, la zoophilie et la nécrophilie.
- selon vous, les homosexuels seraient plus susceptibles que les hétérosexuels d'être pédophiles.
Kraepelin a écrit : Malheureusement, au lieu de consacrer sa carrière à la recherche de la vérité, elle s'est donné pour mission, dès le départ, de "prouver" scientifiquement ses convictions idéologique à l'effet de les couples de lesbiennes pouvaient offrir un aussi bon milieu pour le développement des enfants. Évidement, ce préjugé a ensuite souvent altéré son jugement scientifique, mais j'avais espéré qu'avec le recul elle formulerait au moins correctement la problématique. Dans ce texte (apparemment consacré à encenser ses propres travaux) elle reste superficielle et occulte tout ce qui pou faire obstacle à croisade.
Magnifique procès d'intention.
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Re: homoparentalité

#2831

Message par Nicolas78 » 06 nov. 2017, 22:05

- Sullins retire a posteriori de son groupe témoin tous les enfants élevés par des couples instables, alors qu'il les laisse dans son groupe cible.
C'est vrai ? :shock:
Nan mais ya des gens qui arrivent à se faire publier avec ca ?

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Re: homoparentalité

#2832

Message par Kraepelin » 06 nov. 2017, 23:09

Nicolas78 a écrit :
- Sullins retire a posteriori de son groupe témoin tous les enfants élevés par des couples instables, alors qu'il les laisse dans son groupe cible.
C'est vrai ? :shock:
Nan mais ya des gens qui arrivent à se faire publier avec ca ?
Bien pire! Certains auteurs arrivent à faire publier des résultats tirés de recherches sur des sujets "fantômes" dont l'existence est franchement douteuse.

J'espérais qu'à force de se critiquer les uns les autres les protocoles s'amélioreraient. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce n'est toujours pas le Pérou.
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Re: homoparentalité

#2833

Message par Cogite Stibon » 07 nov. 2017, 08:57

Nicolas78 a écrit :
- Sullins retire a posteriori de son groupe témoin tous les enfants élevés par des couples instables, alors qu'il les laisse dans son groupe cible.
C'est vrai ? :shock:
Nan mais ya des gens qui arrivent à se faire publier avec ca ?
Oui, et pas que celle-ci. Il y a aussi l'étude de Regnerus, par exemple, qui a été largement commentée ici, mais que Kraepelin défends becs et ongles. Et d'autres etudes de Sullin citées ici.
Kraepelin a écrit :J'espérais qu'à force de se critiquer les uns les autres les protocoles s'amélioreraient. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce n'est toujours pas le Pérou.
Il y a pourtant des améliorations :

Au départ, les opposants à l'homoparentalité et à l'homosexualité affirmaient comme un fait acquis qu'elle était néfaste pour les enfants, sans donnée empirique, ni modèle scientifique. Aujourd'hui, ils publient des études pour appuyer leurs dire - même si toutes celles citées ici comporte des biais rédhibitoires et manifestement volontaires.

Les premières études sur l'homoparentalité portaient initialement sur de petits échantillons, non recrutés selon une méthode probabiliste* . Elles ont été critiquées, à raison, pour cela. De nos jours, il y a eu plusieurs études de faites qui n'ont plus ces biais, elles ont été citées ici, mais Kraepelin les ignore car elles ne vont pas dans le sens qu'il souhaite.

Cogite

*indice : recruter un gros échantillon probabiliste sur une population diffuse, ça coûte cher
Pour les échantillons statistiques, comme dans d'autres domaines, il n'y a pas que la taille qui compte.
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Re: homoparentalité

#2834

Message par spin-up » 07 nov. 2017, 09:16

Kraepelin a écrit : Un revue de Golombok plus décevante . Je vous la met en spoiler pcq l'article est difficile d'accès
(extrait de la conclusion)
From a theoretical perspective, what these studies tell us is that the number, gender, sexual orientation and biological relatedness of parents to their children are less influential in children’s psychological development than are family processes such as the quality of family relationships and the social environment in which the children are raised (see Figure 1).
Salut Kraepelin, n'es tu pas d'accord avec cet extrait?

Ne crois tu pas qu'il est fermement établi que la qualité de l'environnement familial et socio-economique a plus d'influence sur le developpement psychologique de l'enfant que le genre, l'orientation sexuelle, la parenté biologique ou le nombre de parents?

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Re: homoparentalité

#2835

Message par Kraepelin » 07 nov. 2017, 21:47

spin-up a écrit : Salut Kraepelin, n'es tu pas d'accord avec cet extrait?
La question est bonne, même si la réponse n'est pas simple.

Disons déjà que l'expression "theoretical perspective" est ambigue. J'ai, bien sûr, des croyances issues de ma pratique professionnelle qui vont presque ne ce sens, mais dire que nos connaissances actuelles montrent que ... Non! en tout cas pour les bouts que je connais le mieux**. Nous avions, par exemple, une masse de donnés empiriques qui montraient plutôt que les enfants issus de familles monoparentales avaient bien plus de problèmes que les autres. Si de nouvelles recherches de meilleur qualité que les anciennes montrent le contraire, je veux bien changer d'avis. Je vais malheureusement devoir faire l'exercice moi-même parce que je n'ai plus confiance dans le jugement de Golombok lorsque son opinion concerne une question chargée idéologiquement.
spin-up a écrit : Ne crois tu pas qu'il est fermement établi que la qualité de l'environnement familial et socio-economique a plus d'influence sur le developpement psychologique de l'enfant que le genre, l'orientation sexuelle, la parenté biologique ou le nombre de parents?
Je crois que la qualité affective de l'environnement familial et socio-économique a plus d'influence sur le développement psychologique de l'enfant que le genre, l'orientation sexuelle, la parenté biologique ou le nombre de parents. Par contre, je ne crois pas que ce soit "fermement établi" comme du tapis mur à mur. Je ne crois pas non plus qu'une influence prépondérante efface l'influence des autres variables. Il y a, en tout cas, plus de recherche à effectuer autour de la question de la réussite scolaire aux cycles secondaires et poste secondaire et aussi de la capacité d'entrer en intimité une fois adulte. Nos résultats préliminaires dans ces deux cas sont inquiétant ****.

**Golombok ratisse large, je ne connais pas tous ce qui s'écris en psychologie du développement et n'ai pas une opinion sur chacun des domaines qu'elle survole dans son papier.

****Nous en avons parler plus haut
La pauvreté ce n'est pas des logements insalubres où s'entassent des familles de dix. C'est n'avoir jamais été aimé ni respecté de toute sa vie. C'est ignorer la différence entre amour et maltraitance et s'attendre à ce qu'une caresse soit suivi d'une pluie de coups.
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Re: homoparentalité

#2836

Message par Cogite Stibon » 08 nov. 2017, 04:46

Kraepelin a écrit :. J'ai, bien sûr, des croyances issues de ma pratique professionnelle qui vont presque ne ce sens,
Pourquoi n'en avez vous jamais fait mention dans ce sujet ? Pourquoi avez vous affirmé, au contraire, que la théorie (vous avez nommément cité Piaget et la théorie de l'attachement) prévoyait un impact négatif de l'homoparentalité sur le développement de l'enfant ? Pourquoi n'avez vous jamais répondu quand on vous a demandé les références précises de ces prévisions ?
Kraepelin a écrit :. Nous avions, par exemple, une masse de donnés empiriques qui montraient plutôt que les enfants issus de familles monoparentales avaient bien plus de problèmes que les autres.

Vous avez cité pas mal de ces données empiriques au début de ce fil. Vous interlocuteurs de l'époque vous ont fait remarqué qu'elles ne permettaient pas de distinguer entre un effet lié à l'environnement socio economique et un effet lié à la mono parentalité. Vous a alors refusé de continuer à discuter avec eux.
Vous avez de meilleures données ?
Kraepelin a écrit :Je crois que la qualité affective de l'environnement familial et socio-économique a plus d'influence sur le développement psychologique de l'enfant que le genre, l'orientation sexuelle, la parenté biologique ou le nombre de parents.
Dans ce cas, pourquoi persistez vous à vous réclamez d'études sur l'homoparentalité qui introduisent volontairement des biais sur la stabilité de l'environnement familial ?
Kraepelin a écrit :Je ne crois pas non plus qu'une influence prépondérante efface l'influence des autres variables.
A ce jour, avez-vous connaissance d'études qui montrent une influence de l'homoparentalité indépendamment de la stabilité de l'environnement familial ? Si oui, pourquoi ne les avez-vous pas cité ici ? Si non, pourquoi pensez-vous qu'il existe une telle influence ?
Kraepelin a écrit :Il y a, en tout cas, plus de recherche à effectuer autour de la question de la réussite scolaire aux cycles secondaires et poste secondaire et aussi de la capacité d'entrer en intimité une fois adulte. Nos résultats préliminaires dans ces deux cas sont inquiétant ****.

****Nous en avons parler plus haut
Plus haut, vous avez largement cité et défendu les études de Regnerus, d'Allen et de Sullin, pour lesquelles on vous a largement montré qu'elles introduisaient volontairement des biais rédhibitoire sur la stabilité de l'environnement familial, entre autres biais.

Les seuls "résultats préliminaires" qu'on peut en tirer sont qu'un environnement familial instable a impact négatif sur les résultats scolaires et la capacité à entrer en intimité une fois adulte, ce que l'on savait déjà.
Pour les échantillons statistiques, comme dans d'autres domaines, il n'y a pas que la taille qui compte.
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Re: homoparentalité

#2837

Message par spin-up » 08 nov. 2017, 05:17

Kraepelin a écrit :Par contre, je ne crois pas que ce soit "fermement établi" comme du tapis mur à mur. Je ne crois pas non plus qu'une influence prépondérante efface l'influence des autres variables.
Il y a d'un coté des parametres A dont l'effet est très solidement demontré.
De l'autres des paramètres B pour lesquels rien de convaincant n'a été démontré, dès qu'on corrige pour l'effet des paramètres A.

Je n'ai pas de problème a affirmer que l'effet des parametres B, dans l'eventualité ou il existe, est significativement inferieur a celui des paramètres A.
Kraepelin a écrit :Nos résultats préliminaires dans ces deux cas sont inquiétant ****.

****Nous en avons parler plus haut
Tu palres de Sullins?
Pour quoi trouver inquietants des resultats positifs issus d'un protocole methodologiquement biaisés mais ecarter d'emblée des resultats negatifs a causes de biais methodologiques?
C'est un gros biais que tu appliques la: "Toutes les recherches sur le sujet sont de mauvaises qualité mais je vais quand meme garder celles qui vont dans mon sens pour me faire un avis."

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Re: homoparentalité

#2838

Message par Cogite Stibon » 08 nov. 2017, 05:47

spin-up a écrit :C'est un gros biais que tu appliques la: "Toutes les recherches sur le sujet sont de mauvaises qualité mais je vais quand meme garder celles qui vont dans mon sens pour me faire un avis."
Il y a un autre biais énorme dans la discussion sur ce forum, un biais de sélection dans les études qu'on regarde. On n'a pas fait une revue systématique de la littérature sur le sujet, toutes les études qu'on a examinées ici ont été apportées par les participants, et pour la plupart par Kraepelin.

Conclure que "toutes les recherches sur le sujet sont de mauvaises qualité" est donc largement prématuré.
Pour les échantillons statistiques, comme dans d'autres domaines, il n'y a pas que la taille qui compte.
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Re: homoparentalité

#2839

Message par Kraepelin » 08 nov. 2017, 08:46

spin-up a écrit :
Kraepelin a écrit :Par contre, je ne crois pas que ce soit "fermement établi" comme du tapis mur à mur. Je ne crois pas non plus qu'une influence prépondérante efface l'influence des autres variables.
Il y a d'un coté des parametres A dont l'effet est très solidement demontré.
De l'autres des paramètres B pour lesquels rien de convaincant n'a été démontré, dès qu'on corrige pour l'effet des paramètres A.

Je n'ai pas de problème a affirmer que l'effet des parametres B, dans l'eventualité ou il existe, est significativement inferieur a celui des paramètres A.
À condition que tes variables A et B soient bien mesurées. Est-ce l'impression que tu as?

Que penses-tu de cette autre citation de Golombok:
A genuine limitation of the existing body of research is that the majority of stupides have relied on volonteer or convenience samples... Golombok 2003
Es-tu en accord avec elle? Cela a t-il des implications sur la mesure "A" et "B" ?
spin-up a écrit :
Kraepelin a écrit :Nos résultats préliminaires dans ces deux cas sont inquiétant ****.
****Nous en avons parler plus haut
Tu palres de Sullins?
Non, de Sirota 2009 et de Allen 2013* Sirota ne disposait pas d'un échantillon probabiliste, mais ses résultats inquiétant vont dans le sens de l'expérience clinique** et commandent une nouvelle recherche de meilleur qualité. L'échantillon de Allen, lui, est probabiliste.


* Sirota T, (2009) Adult attachment style dimensions in women who have gay or bisexual fathers. Arch Psychiatr Nurs 23(4): pp 289-97.
Allen D.W.(2013) High school graduation rates among children of same-sex households.Rev Econ Household

**Clerk G. Le couple parental et le développement psycho-sexuel de l'enfant, dans Saucier et al. (1980) L'enfant, Exploration récentes en psychologie du développement. Presse de l'université de Montréal, pp 99-118.
Dernière modification par Kraepelin le 08 nov. 2017, 22:24, modifié 6 fois.
La pauvreté ce n'est pas des logements insalubres où s'entassent des familles de dix. C'est n'avoir jamais été aimé ni respecté de toute sa vie. C'est ignorer la différence entre amour et maltraitance et s'attendre à ce qu'une caresse soit suivi d'une pluie de coups.
Jack Williams, SOS Sages-femmes

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Re: homoparentalité

#2840

Message par Cogite Stibon » 08 nov. 2017, 09:41

Rappelons ce qui a été déjà dis à ce sujet :
Cogite Stibon a écrit : Des sources ?
A, voilà :
Kraepelin a écrit :Sirota T, (2009) Adult attachment style dimensions in women who have gay or bisexual fathers. Arch Psychiatr Nurs 23(4): pp 289-97

Allen D.W.(1993) High school graduation rates among children of same-sex households.Rev Econ Household

Je les décrit comme «préliminaires» parce qu'elles présentent un biais de sélection,
Intéressant, surtout quand on les rapproche de votre affirmation de l'autre jour :
Kraepelin a écrit :Nous ne sommes pas beaucoup à admettre que le biais de sélection rend les résultats non généralisables et conséquement ininterprétables.
Vos résultats préliminaires sont donc, selon vos propres critères, ininterprétables.
Bref, double standard, encore une fois. Le biais de sélection rends une étude biaisé jusqu'à la garde quand son résultat vous déplais, et en fait une "étude préliminaire" quand il vous convient.
Kraepelin a écrit : **Clerk G. Le couple parental et le développement psycho-sexuel de l'enfant, dans Saucier et al. (1980) L'enfant, Exploration récentes en psychologie du développement. Presse de l'université de Montréal, pp 99-118.
Etude jamais citée ici, et non disponible sur internet. Rien dans le titre ne dis qu'elle s'intéresse à l'homoparentalité, et, vu sa date (1980),c'est peu probable. Vous pouvez nous en citez les passages pertinents ?
Pour les échantillons statistiques, comme dans d'autres domaines, il n'y a pas que la taille qui compte.
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