VIOLENCE FAITE AUX FEMMES: LA FIN DES MYTHES

Mythes, bouche-à-oreille et ragots populaires : séparons ici le vrai du faux.
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Agnostique Convaincu
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Re: VIOLENCE FAITE AUX FEMMES: LA FIN DES MYTHES

Messagepar Agnostique Convaincu » 16 déc. 2011, 05:18

Juste une question : pourquoi ce post ? Je trouve l'intitulé un peu limite prit comme tel...

Il n'en reste pas moins que 180 à 200 femmes meurent sous les coups de leurs conjoints chaque année en France (dit à la manière médiatique : tous les 2 jours une femme meurt sous les coups de son conjoint), pour combien qui ne succombent pas ?
C'est un chiffre qui reste important et mérite la médiatisation qui est faite sur le sujet.
Après on peut tordre le cou à certaines idées trop reçues, mais c'est à double tranchant, avec le risque de minimiser le problème...
Ok une étude factuelle est nécessaire, mais parler de "fin des mythes", est, je trouve, très déplacé comme formulation.

Florence
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Re: VIOLENCE FAITE AUX FEMMES: LA FIN DES MYTHES

Messagepar Florence » 16 déc. 2011, 05:45

Agnostique Convaincu a écrit :Juste une question : pourquoi ce post ? Je trouve l'intitulé un peu limite prit comme tel...

Il n'en reste pas moins que 180 à 200 femmes meurent sous les coups de leurs conjoints chaque année en France (dit à la manière médiatique : tous les 2 jours une femme meurt sous les coups de son conjoint), pour combien qui ne succombent pas ?
C'est un chiffre qui reste important et mérite la médiatisation qui est faite sur le sujet.
Après on peut tordre le cou à certaines idées trop reçues, mais c'est à double tranchant, avec le risque de minimiser le problème...
Ok une étude factuelle est nécessaire, mais parler de "fin des mythes", est, je trouve, très déplacé comme formulation.



Bien d'accord. Il y a hélas des courants de pensées qui prétendent que l'égalité hommes-femmes a été atteinte et que les combats et revendications féministes sont par conséquent abusifs et destinés uniquement à culpabiliser, rabaisser et écarter les hommes.

Pour justifier cela, on interprète tous messages ou recherches en se référant quasi-exclusivement au courant féministe radical, et on use et abuse de l'argument par tu quoque (oui, la violence masculine c'est mal mais les femmes aussi peuvent être violentes, oui les femmes ont moins de perspectives professionnelles que les hommes mais les femmes peuvent aussi être très discriminatrices, etc).

Et comme vous le faites remarquer, cette façon de prétendre tordre le cou à des mythes (d'ailleurs jamais trop bien définis) permet de minimiser, voir nier des problèmes réels (y compris ceux de la violence féminine elle-même).
Je dis lâche et traître celui qui se plaint des fautes d'autrui ou de la puissance de ses ennemis A. de Saint-Exupéry, "Citadelle".
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Re: VIOLENCE FAITE AUX FEMMES: LA FIN DES MYTHES

Messagepar Brève de comptoir » 16 déc. 2011, 06:52

Agnostique Convaincu a écrit :Juste une question : pourquoi ce post ? Je trouve l'intitulé un peu limite prit comme tel...

Il n'en reste pas moins que 180 à 200 femmes meurent sous les coups de leurs conjoints chaque année en France (dit à la manière médiatique : tous les 2 jours une femme meurt sous les coups de son conjoint), pour combien qui ne succombent pas ?
C'est un chiffre qui reste important et mérite la médiatisation qui est faite sur le sujet.
Après on peut tordre le cou à certaines idées trop reçues, mais c'est à double tranchant, avec le risque de minimiser le problème...
Ok une étude factuelle est nécessaire, mais parler de "fin des mythes", est, je trouve, très déplacé comme formulation.

Pourquoi ? parce que même si la proportion en terme d'assassinat est plus grande pour les femmes (tu rappelles le chiffre pour les femmes, il y en aurait 30 pour les hommes, c'est moins mais ce n'est pas négligeable), les statistiques montrent que pour le reste, la violence est identique.
http://www.francesoir.fr/actualite/soci ... 21680.html

Le problème, c'est de rester toujours dans le cliché. On nous dit qu'on parle plus du cas des femmes parce qu'elles sont plus nombreuses à mourir, honneur à la majorité, mais dans ce cas pourquoi ne pas prendre en compte les chiffres des violences et non pas des assassinats ? Or pour ce qui est des violences, les chiffres sont identiques. Ce n'est donc pas inutile de le rappeler. Surtout que si on reste dans le déni permanent qu'un homme puisse aussi être victime de violence conjugale, si on ne fait qu'aller encore et toujours vers le cliché, cet homme ne sera jamais cru. On va croire plus facilement qu'une femme est battue parce qu'on nous rabâche les oreilles avec ça, alors qu'on croira plus difficilement le contraire.

Pour moi, sans nier la violence faite aux femmes, c'est de la ségrégation sexiste. Le problème est moins la violence faite aux femmes que la violence conjugale sans détermination du sexe. On n'est pas plus victime parce qu'on est une femme. Or, là, privilégier l'un par rapport à l'autre, c'est nier volontairement les violences faites aux hommes. Du sexisme à l'envers. La victimisation, ça a des effets pervers, comme dans la question du racisme. La catégorie victimisée par le cliché (femmes, Noirs) vont utiliser le cliché comme une arme et comme une menace. Et comme si l'autre sujet de l'homoparentalité, je trouve que ces questions de société sont le plus souvent utilisées non pas en respect des faits dans un but d'identifier un problème, mais de s'en servir pour faire de la rhétorique. Ça devient une posture facilement identifiable pour se faire passer pour un défenseur de la cause féministe, homosexuelle, se donner des grands airs de libéral. Ce genre de choses, c'est des idées reçues du même type que "les immigrés prennent notre travail". C'est le cliché qu'il faut combattre, parce que c'est l'outil préféré des manipulateurs et des démagogues. Et en l'occurrence, il ne faudrait pas sous prétexte d'une posture féministe privilégier un aspect d'un problème. Si le problème, c'est la violence conjugale, elle concerne les hommes autant que les femmes. Ce n'est pas un problème de sexe. Sinon, ce serait dire que l'homme (au contraire de la femme) a le mal, la violence en lui. C'est une idée reçue. C'est ce qui fait dire ensuite à des idiots que si le monde était gouverné par des femmes qu'il serait plus paisible...

Le but de la sociologie, ce n'est pas d'aller dans le sens des clichés, mais de les casser quand ils ne se reposent sur rien.

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Re: VIOLENCE FAITE AUX FEMMES: LA FIN DES MYTHES

Messagepar Poulpeman » 16 déc. 2011, 08:34

Salut Brève de comptoir,

Brève de comptoir a écrit :Pour moi, sans nier la violence faite aux femmes, c'est de la ségrégation sexiste. Le problème est moins la violence faite aux femmes que la violence conjugale sans détermination du sexe. On n'est pas plus victime parce qu'on est une femme. Or, là, privilégier l'un par rapport à l'autre, c'est nier volontairement les violences faites aux hommes. Du sexisme à l'envers. La victimisation, ça a des effets pervers, comme dans la question du racisme. La catégorie victimisée par le cliché (femmes, Noirs) vont utiliser le cliché comme une arme et comme une menace. Et comme si l'autre sujet de l'homoparentalité, je trouve que ces questions de société sont le plus souvent utilisées non pas en respect des faits dans un but d'identifier un problème, mais de s'en servir pour faire de la rhétorique. Ça devient une posture facilement identifiable pour se faire passer pour un défenseur de la cause féministe, homosexuelle, se donner des grands airs de libéral. Ce genre de choses, c'est des idées reçues du même type que "les immigrés prennent notre travail". C'est le cliché qu'il faut combattre, parce que c'est l'outil préféré des manipulateurs et des démagogues. Et en l'occurrence, il ne faudrait pas sous prétexte d'une posture féministe privilégier un aspect d'un problème. Si le problème, c'est la violence conjugale, elle concerne les hommes autant que les femmes. Ce n'est pas un problème de sexe. Sinon, ce serait dire que l'homme (au contraire de la femme) a le mal, la violence en lui. C'est une idée reçue. C'est ce qui fait dire ensuite à des idiots que si le monde était gouverné par des femmes qu'il serait plus paisible...

C'est un problème récurrent chez les mouvements qui défendent les minorités.
La défense d'une catégorie de personnes (femmes, juifs, noirs, immigrés) aggrave parfois le clivage. Les féministes oublient de dénoncer les injustices subies par les hommes, les anti-racistes défendent telle minorité au détriment d'autres minorités, etc. C'est quand même assez paradoxal de voir qu'un mouvement prônant l'égalité des sexes oublie de s'intéresser aux problèmes masculins, et que des mouvements pour l'égalité des hommes ne s'intéressent qu'aux minorités. Sans le vouloir, ces mouvements font de la ségrégation.

D'ailleurs les sympathisant de la cause féministes s'identifient de plus en plus comme étant "pour l'égalité des sexes" et non "féministes", peut-être pour les raison évoquées ci-dessus.

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Re: VIOLENCE FAITE AUX FEMMES: LA FIN DES MYTHES

Messagepar Kraepelin » 16 déc. 2011, 08:48

Agnostique Convaincu a écrit : ... mais c'est à double tranchant, avec le risque de minimiser le problème...
En France, je ne sais pas. Mais au Québec le risque de minimiser ce problèmes est à une échelle "homéopathique".

Agnostique Convaincu a écrit : Ok une étude factuelle est nécessaire, mais parler de "fin des mythes", est, je trouve, très déplacé comme formulation.

Que le problème de la violence conjugale soit sérieux, je ne le conteste pas. Mais il y a un imaginaire collectif entourant ce problème. Il n'est pas exagéré de parler de mythes. Par ailleurs, cet imaginaire constitue un obstacle épistémologique à la compréhension des véritables causes et de véritables solutions. On ne perd jamais son temps à enlever ses oeillères.
La pauvreté ce n'est pas des logements insalubres où s'entassent des familles de dix. C'est n'avoir jamais été aimé ni respecté de toute sa vie. C'est ignorer la différence entre amour et maltraitance et s'attendre à ce qu'une caresse soit suivi d'une pluie de coups.
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Re: VIOLENCE FAITE AUX FEMMES: LA FIN DES MYTHES

Messagepar Hallucigenia » 16 déc. 2011, 10:24

Salut,

C'est tout de même intéressant de voir que les violences conjugales ne concernent pas exclusivement les femmes, et que de nombreux hommes en sont aussi victimes, à peu près dans une proportion équivalente - même si les conséquences des violences restent différentes.

Ensuite, en ce qui concerne le titre du sujet, il est évidemment trompeur. Si on parle des violences faites aux femmes d'une manière générale, on peut aussi parler des viols. Et là, les femmes ont la quasi-exclusivité du statut de victime.

Hallu

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Re: VIOLENCE FAITE AUX FEMMES: LA FIN DES MYTHES

Messagepar Kraepelin » 16 déc. 2011, 10:46

Hallucigenia a écrit :Ensuite, en ce qui concerne le titre du sujet, il est évidemment trompeur. Si on parle des violences faites aux femmes d'une manière générale, on peut aussi parler des viols. Et là, les femmes ont la quasi-exclusivité du statut de victime.


Je crois que c'est justement ce qui fait monter le nombre de incidents pour ce groupe.
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Re: VIOLENCE FAITE AUX FEMMES: LA FIN DES MYTHES

Messagepar Brève de comptoir » 16 déc. 2011, 11:01

De... viol conjugal ? Ça existe mais je pense pas qu'il y ait grand rapport.

L'article dont tu fais référence parle bien de violence conjugal, non de violence à la personne. C'est différent. Il serait donc bon effectivement de changer ton titre.

Le titre de l'article cité c'est :
Violence conjugale envers les hommes et les femmes au Canada

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Re: VIOLENCE FAITE AUX FEMMES: LA FIN DES MYTHES

Messagepar Florence » 16 déc. 2011, 11:12

Hallucigenia a écrit :Ensuite, en ce qui concerne le titre du sujet, il est évidemment trompeur. Si on parle des violences faites aux femmes d'une manière générale, on peut aussi parler des viols. Et là, les femmes ont la quasi-exclusivité du statut de victime.
Hallu



Là, à mon sens, on peut clairement parler de mythe. Des hommes violés, par des femmes, ça existe. On en parle peu en raison de l'idée, erronnée, qu'on ne peut pas inciter un homme à entrer en érection contre son gré, qu'une femme n'a pas la force physique de maîtriser un homme, etc. D'autre part, il y a relativement peu d'hommes qui osent se plaindre, sachant qu'ils ne seront pas crus, voire même qu'il s'agirait d'une situation désirable (cas typique du jeune garçon/adolescent séduit par une femme plus âgée, que l'on accueille par "je ne me serais pas plaint si ma prof s'était jetée sur moi à 15 ans").

Bref, il s'agit là d'une situation où les hommes sont les victimes d'un double standard bien hypocrite dans la perception populaire : Une jeune fille qui se fait sauter dessus par son prof mâle est une malheureuse et innocente victime, un jeune garçon qui se fait séduire par une prof femelle est un gros veinard ... peu importe que dans le premier cas la fille soit éperdument amoureuse du prof et qu'il s'agisse d'un rapport consensuel ou que dans le second le garçon trouve la prof repoussante et se soit retrouvé coincé.

On peut tranquillement transposer la situation aux victimes adultes: la secrétaire est forcément victime de son patron qui abuse de son statut, l'employé séduisant est un veinard qui a tapé dans l'oeil de sa patronne, la première a l'assurance de recevoir le soutien de la société et de la justice, le second, s'il se plaint, va se faire ficher de lui.
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Re: VIOLENCE FAITE AUX FEMMES: LA FIN DES MYTHES

Messagepar Hallucigenia » 16 déc. 2011, 11:37

Florence a écrit :
Hallu a écrit :les femmes ont la quasi-exclusivité du statut de victime.
Hallu

Là, à mon sens, on peut clairement parler de mythe.

Avant de parler de mythe, je serais curieux d'avoir des chiffres.

En matière de viol, je ne crois pas un instant que les hommes soient victimes par des femmes dans des proportions équivalentes aux femmes victimes d'hommes.

Que ça arrive de temps en temps, j'en suis sûr (c'est pour ça que j'ai écrit quasi-exclusivité), mais je pense que ça reste très marginal.

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Re: VIOLENCE FAITE AUX FEMMES: LA FIN DES MYTHES

Messagepar Kraepelin » 16 déc. 2011, 11:37

Florence a écrit : Là, à mon sens, on peut clairement parler de mythe. Des hommes violés, par des femmes, ça existe. On en parle peu en raison de l'idée, erronnée, qu'on ne peut pas inciter un homme à entrer en érection contre son gré, qu'une femme n'a pas la force physique de maîtriser un homme, etc. D'autre part, il y a relativement peu d'hommes qui osent se plaindre, sachant qu'ils ne seront pas crus, voire même qu'il s'agirait d'une situation désirable (cas typique du jeune garçon/adolescent séduit par une femme plus âgée, que l'on accueille par "je ne me serais pas plaint si ma prof s'était jetée sur moi à 15 ans").

Bref, il s'agit là d'une situation où les hommes sont les victimes d'un double standard bien hypocrite dans la perception populaire : Une jeune fille qui se fait sauter dessus par son prof mâle est une malheureuse et innocente victime, un jeune garçon qui se fait séduire par une prof femelle est un gros veinard ... peu importe que dans le premier cas la fille soit éperdument amoureuse du prof et qu'il s'agisse d'un rapport consensuel ou que dans le second le garçon trouve la prof repoussante et se soit retrouvé coincé.

On peut tranquillement transposer la situation aux victimes adultes: la secrétaire est forcément victime de son patron qui abuse de son statut, l'employé séduisant est un veinard qui a tapé dans l'oeil de sa patronne, la première a l'assurance de recevoir le soutien de la société et de la justice, le second, s'il se plaint, va se faire ficher de lui.


Ce que tu dis est important, mais nous fait dériver un peu en dehors de la violence conjugale. Et pour la portion qui la concerne, il entre de nouvelles variables qui prennent plus d'importance que dans le cas de la violence physique simple. Lorsque la sexualité est impliquée, le dynamisme psychique des protagonistes ne peut pas être mis de côté sans confondre l'équation. Malheureusement, les embryons de recherches sur la dynamique entre agresseur et victime ont été avortés par des campagnes idéologiques qui ont intimidé les chercheurs déjà actifs et découragés de nouveaux chercheurs à s'y intéresser.

Voir par exemple: http://www.persee.fr/web/revues/home/pr ... m_5_1_1761
La pauvreté ce n'est pas des logements insalubres où s'entassent des familles de dix. C'est n'avoir jamais été aimé ni respecté de toute sa vie. C'est ignorer la différence entre amour et maltraitance et s'attendre à ce qu'une caresse soit suivi d'une pluie de coups.
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Re: VIOLENCE FAITE AUX FEMMES: LA FIN DES MYTHES

Messagepar Kraepelin » 16 déc. 2011, 11:52

Que la quête de domination soit un moteur de la conduite violente dans les cas de terrorisme conjugal, n'épuise pas toutes les questions de dynamique de couple.

Les schémas cognitifs propres à chaque partenaire entrent en interaction suivant des modalités plus ou moins explosives. Mais un chercheur qui pose ces questions a rapidement mauvaise presse. Il se fait reprocher d'alimenter les justifications et les rationalisations des agresseurs. Les seules causes qui sont autorisées par les nouveaux vicaires de la rectitude sont la perversion morale et la méchante idéologie patriarcale du côté des agresseurs hommes et la peur et l'action préventive du côté des agresseurs femmes.

Dire que ce milieu est sous l'emprise d'une dictature idéologique est un euphémisme.
La pauvreté ce n'est pas des logements insalubres où s'entassent des familles de dix. C'est n'avoir jamais été aimé ni respecté de toute sa vie. C'est ignorer la différence entre amour et maltraitance et s'attendre à ce qu'une caresse soit suivi d'une pluie de coups.
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Re: VIOLENCE FAITE AUX FEMMES: LA FIN DES MYTHES

Messagepar pan-pan » 16 déc. 2011, 13:37

Kraepelin a écrit :Dire que ce milieu est sous l'emprise d'une dictature idéologique est un euphémisme.
Kraepelin, tes argumentations on été critiquées comme étant assujetties à une idéologie sous-jacente. Ton discours, appuyé par des études, des liens et des statistiques, n'en demeure pas moins tendancieux. Il est facile de te voir comme quelqu'un qui a une frustration vis-à-vis les femmes, même si jamais tu ne l'avoues. Tu affiches froidement l'état du monde comme si la violence conjugale se résumait à la domination du plus fort sur le plus faible. Cette vue «facile» te sert à dénigrer les efforts des femmes à combattre la violence qu'elles subissent, puisque oui, elles sont plus faibles physiquement, globalement. Ton manque de compassion et d'effort à te projeter dans cette problématique et ta quête soit-disant rationaliste à vouloir démystifier quelque chose de si tangible, tout ça est bancal. Tu as un agenda personnel caché qui vise les femmes qui osent s'insurger contre la violence qu'elles reçoivent des hommes et c'est bien dommage de te voir si facilement meubler cet agenda. Tu parles sans nuance, quand tout tient dans la nuance.

Tu dois faire tes recherches à 180 degrés de tes convictions et les exposer si tu veux garder un peu de crédibilité. Pour le moment, ton discours est clairement idéologique et très peu intéressant.

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Le Lycaon
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Re: VIOLENCE FAITE AUX FEMMES: LA FIN DES MYTHES

Messagepar Le Lycaon » 16 déc. 2011, 13:58

Kraepelin a écrit

Dire que ce milieu est sous l'emprise d'une dictature idéologique est un euphémisme.


D'un totalitarisme idéologique plutôt.

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Re: Kraepelin ne va pas être content...

Messagepar Aéroplaneur » 16 déc. 2011, 15:02

Cartaphilus a écrit :Bonjour Aéroplaneur.

Je ne sais pas si votre message précédent répond directement au mien ;


Bah, pas spécialement. ;)

Mon message était surtout une réponse à ceux qui peuvent soutenir que la violence physique des femmes et aussi grave que celle des hommes.

Ben non, elle n'est pas aussi grave, même si cela ne la justifie pas.

Si hommes et femmes étaient, en moyenne, aussi forts physiquement, les compétitions de boxe, de lutte, de karaté et d'haltérophilie seraient mixtes aux Olympiques. :|

C'est simpliste, je sais, mais j'aime bien le principe du rasoir d'Ockham.
Dernière édition par Aéroplaneur le 16 déc. 2011, 15:05, édité 1 fois.
Napoléon à Laplace :
– Laplace, votre travail est excellent mais il n'y a pas de trace de Dieu dans votre système.
– Sire, je n'ai pas eu besoin de cette hypothèse.

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Re: VIOLENCE FAITE AUX FEMMES: LA FIN DES MYTHES

Messagepar Brève de comptoir » 16 déc. 2011, 15:04

Et pour l'ajout de "conjugal" dans le titre du fil, on va y avoir droit ?

Tape sur "Édith", ça lui fera pas de mal.

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Re: VIOLENCE FAITE AUX FEMMES: LA FIN DES MYTHES

Messagepar Kraepelin » 16 déc. 2011, 17:48

Panpan je te répond en privé
La pauvreté ce n'est pas des logements insalubres où s'entassent des familles de dix. C'est n'avoir jamais été aimé ni respecté de toute sa vie. C'est ignorer la différence entre amour et maltraitance et s'attendre à ce qu'une caresse soit suivi d'une pluie de coups.
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Re: Kraepelin ne va pas être content...

Messagepar Le Lycaon » 16 déc. 2011, 18:42

Aéroplaneur a écrit :
Cartaphilus a écrit :Bonjour Aéroplaneur.

Je ne sais pas si votre message précédent répond directement au mien ;


Bah, pas spécialement. ;)

Mon message était surtout une réponse à ceux qui peuvent soutenir que la violence physique des femmes et aussi grave que celle des hommes.

Ben non, elle n'est pas aussi grave, même si cela ne la justifie pas.

Si hommes et femmes étaient, en moyenne, aussi forts physiquement, les compétitions de boxe, de lutte, de karaté et d'haltérophilie seraient mixtes aux Olympiques. :|

C'est simpliste, je sais, mais j'aime bien le principe du rasoir d'Ockham.


Ce n'est pas simpliste, c'est juste la réalité...

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Re: VIOLENCE FAITE AUX FEMMES: LA FIN DES MYTHES

Messagepar Kraepelin » 17 déc. 2011, 10:14

Le vrai facteur critique dans les causes de violence :

Les études longitudinales qui enregistrent les indices de troubles psychiatriques dès leur apparition et qui observent leur conséquences sur l’incidence de violence conjugale à l’âge adulte ne sont pas très nombreuses, mais celles qui existent sont assez explicites. Par exemple, le Dunedin Multidisciplinary Health and Development Study, montre clairement la liaison entre les deux.


Pratiquement tous les agresseurs de sexe masculin
(88 %) qui avaient exercé de la violence grave satisfaisaient
Aux critères de un ou plusieurs types d’un vaste éventail
de troubles psychiatriques92. Près de la moitié (48 %)
de ces agresseurs ayant eu recours à la violence grave
étaient affectés de deux troubles psychiatriques et
plus.

Parmi les femmes victimes de violence conjugale à
21 ans, plus de la moitié (55,7 %) rencontraient les
critères d’au moins un type de problème de santé
mentale et présentaient, relativement aux femmes
exemptes de violence, des odds signifi cativement
élevés de troubles de l’humeur et de troubles des
conduites alimentaires (Danielson, Moffi tt, Caspi et
Silva, 1998 : 132).

Chez les femmes victimes de violence grave, la
majorité (65 %) satisfaisait aux critères de un ou
plusieurs problèmes de santé mentale du DSM-III-R
et présentait, relativement aux femmes exemptes de
violence grave, des odds signifi cativement élevés de
troubles des conduites alimentaires, de troubles de
l’humeur, de troubles liés à la consommation de substances,
du trouble de la personnalité antisociale ainsi
que des symptômes de schizophrénie et du trouble
schizophréniforme. Danielson, Moffi tt, Caspi et Silva
(1998 : 132) concluent que les formes les plus graves
de violence conjugale sont vraisemblablement subies
et exercées par des individus ayant des problèmes de
santé mentale.

(…)
La distinction entre la violence sans conséquence
clinique et l’abus cliniquement signifi catif amène les
chercheurs à constater que, contrairement à ce que
Johnson (1995) avançait lors de l’élaboration de sa
typologie, la violence mineure sans conséquence
clinique est constituée de façon prédominante par de
la violence unidirectionnelle des femmes envers les
hommes, et non par de la violence mutuelle (Capaldi,
Kim et Shortt, 2007 : 101; Ehrensaft, Moffi tt et Caspi,
2004 : 264, 267)95. Les femmes vivant dans des unions
caractérisées par de la violence clinique et celles vivant
dans des unions où la violence est sans conséquence
clinique étaient similaires : les femmes de ces deux
groupes faisaient montre de personnalités agressives
et/ou de désordre des conduites à l’adolescence et
elles affi chaient un niveau comparable de comportements
violents (Ehrensaft, Moffi tt et Caspi, 2004 :
264, 267).
Par ailleurs, les hommes qui ont exercé de la violence
exempte de conséquences cliniques étaient semblables
aux hommes non violents. Ils ne présentaient pas
d’antécédents notables sur le plan développemental,
n’avaient pas de problème de personnalité et n’exerçaient
qu’un très faible niveau de comportements
violents. Les hommes impliqués dans les unions
caractérisées par la violence clinique différaient de
façon marquée : ils présentaient un historique de
psychopathologie tant dans l’enfance qu’à l’adolescence,
des déviances considérables sur le plan de la
personnalité et avaient recours à une gamme étendue
de comportements violents envers leur partenaire
(Ehrensaft, Moffi tt et Caspi, 2004 : 267).
De l’avis d’Ehrensaft, Moffi tt et Caspi, ce qui distingue
une situation de violence sans conséquence clinique
d’une situation d’abus cliniquement signifi catif, c’est
que, dans les relations marquées par l’abus clinique,
il y a violence mutuelle96. Les hommes prennent part
à la violence de même que les femmes. Mais lorsque
les hommes prennent part à la violence, la situation
s’étend sur un plus grand nombre de mois, avec davantage
d’incidents chaque mois. Il s’ensuit que plus
de femmes reçoivent des soins pour blessures et que
plus d’hommes font l’objet d’une condamnation pour
violence conjugale. Les femmes du groupe des victimes
d’abus clinique font aussi état d’abus de contrôle
et de pouvoir de la part de leur partenaire, mais pas
les hommes.

Selon Ehrensaft, Moffi tt et Caspi (2004 : 268)97, ces
résultats ne concordent pas avec la théorie excluant
que la violence grave puisse résulter principalement
de la psychopathologie des agresseurs et qui privilégie
plutôt l’hypothèse que les normes sociales patriarcales
constituent la cause principale de la violence clinique,
comme le soutient Johnson (1995 : 284, 287). Cela
amène Ehrensaft, Moffi tt et Caspi à formuler une nouvelle
hypothèse selon laquelle la violence perpétrée par
les femmes est la situation la plus commune, à tout
le moins chez les jeunes adultes, mais que l’escalade
au-delà de ce pattern habituel jusqu’à un niveau de
gravité se traduisant par des blessures et l’intervention
des pouvoirs offi ciels nécessite que le conjoint masculin
présente un historique de psychopathologie. Ils
soulignent que cette hypothèse exige une vérifi cation
empirique directe et découle du fait que leurs constats
antérieurs montrent que les profi ls de risque de chacun
des partenaires accroissent de manière indépendante
et additive le risque de violence conjugale (Ehrensaft,
Moffi tt et Caspi, 2004 : 268).
Le constat de la présence d’un historique de violence
tant chez les hommes que chez les femmes aux prises
avec une situation d’abus clinique concorde avec les
données montrant que les individus antisociaux ont
tendance à choisir des partenaires présentant le même
profi l, et avec les études indiquant que les comportements
antisociaux sont liés de manière prospective
à la violence conjugale (Ehrensaft, Moffi tt et Caspi,
2004 : 268)98.
La pauvreté ce n'est pas des logements insalubres où s'entassent des familles de dix. C'est n'avoir jamais été aimé ni respecté de toute sa vie. C'est ignorer la différence entre amour et maltraitance et s'attendre à ce qu'une caresse soit suivi d'une pluie de coups.
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Re: VIOLENCE FAITE AUX FEMMES: LA FIN DES MYTHES

Messagepar Kraepelin » 13 avr. 2012, 19:14

Le ministère des Affaires sociales remet ça avec sa brochure de campagne contre la violence faite aux femmes. On y lie qu’une femme sur dix (1/10) a été victime de violence conjugale au court des 12 deniers mois. Évidemment pas de références en bas de page. Juste ce chiffre affolant et anonyme. J’ai écrit au ministère qui m’a envoyé un accusé de réception, mais ne m’a jamais répondu. Je leur ai fait remarquer que les statistiques de LEUR Institut de la Statistique montraient qu’il s’agit plutôt d’une femme sur cent onze (1/111).

Pour soutenir une «juste cause», tous les mensonges sont bons.

C’est une bonne illustration du noyautage de cette branche du ministère par les militantes féministes.
La pauvreté ce n'est pas des logements insalubres où s'entassent des familles de dix. C'est n'avoir jamais été aimé ni respecté de toute sa vie. C'est ignorer la différence entre amour et maltraitance et s'attendre à ce qu'une caresse soit suivi d'une pluie de coups.
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Re: VIOLENCE FAITE AUX FEMMES: LA FIN DES MYTHES

Messagepar kestaencordi » 13 avr. 2012, 21:13

que c'est delicat.

les femmes , les ste-femmes du qc, nos meres nos epouses, ste-victimes du mechant male. voila ce qu'il faut dire.
vous etes un vilain m. kraepelin. vous irez en enfer avec vos propos machiste.

mailloux sors de ce corps.
Victoriae mundis et mundis lacrima.
ça ne veut absolument rien dire, mais je trouve que c’est assez dans le ton.

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Re: VIOLENCE FAITE AUX FEMMES: LA FIN DES MYTHES

Messagepar Kraepelin » 13 avr. 2012, 21:29

kestaencordi a écrit :mailloux sors de ce corps.

Parlant de Mailloux, je me suis laissé dire qu'il venait de lancer un livre. Je me renseigne et je vous en reparle.
La pauvreté ce n'est pas des logements insalubres où s'entassent des familles de dix. C'est n'avoir jamais été aimé ni respecté de toute sa vie. C'est ignorer la différence entre amour et maltraitance et s'attendre à ce qu'une caresse soit suivi d'une pluie de coups.
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Re: VIOLENCE FAITE AUX FEMMES: LA FIN DES MYTHES

Messagepar Kraepelin » 15 sept. 2012, 10:12

Commentaires sur Violence conjugale : encore des défis à surmonter



Je suis moi-même ************** social. Et le discours unidirectionnel de Madame Thibaudeau m'est malheureusement familier. Il appelle deux commentaires

Premièrement, une enquête psychosociale complète est une nécessité critique dans ce genre d'affaires. Claudine Thibaudeau présume que la version des femmes dont s'occupe son organisme lui donne un tableau complet. Aussi, ne comprend-elle pas pourquoi les services sociaux et les juges accordent parfois la garde des enfants au père dans des situations présumées de violence conjugale. Madame Thibaudeau devrait se demander de quelle information disposent les services sociaux et les juges (et dont elle ne dispose pas elle-même) qui les incitent à prendre une décision qui est contraire à celle qu'elle aurait prise à partir des informations partielles dont elle disposait.

Deuxièmement, chercher à comprendre la violence prise isolément est un cul-de-sac. L'envisager d'un simple point de vue sociologique, comme une manifestation de "l'idéologie patriarcale" est bien insuffisante. Les personnes captives d'une relation conjugale violence (agresseurs et victimes) sont très généralement des personnes souffrant de sévères troubles de la personnalité (TPD, TPB, TPAS). Considérer le problème sans tenir compte des enjeux psychiatriques conduit les intervenants à un échec. Voilà bien plutôt la cause principale de l'échec dans les efforts pour aider les victimes. Et pourquoi les intervenants du milieu répugnent à constater l'enjeu psychiatrique?

a) « Vous n'aller pas déresponsabiliser les hommes agresseurs en leur trouvant un diagnostic psychiatrique»!
b) «Vous n'aller pas déresponsabiliser les hommes agresseurs en traitant leurs femmes de folles»!
En résumé, il y a une résistance idéologique à l'hypothèse psychiatrique!

Aussi longtemps que nous laisserons les idéologues dominer ce milieu, nous rencontrerons d'importantes limites dans notre capacité d'intervention.
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Re: VIOLENCE FAITE AUX FEMMES: LA FIN DES MYTHES

Messagepar David Labrecque » 29 mars 2013, 17:16

Ce qu'en dit un site de l'Institut national de santé publique du Québec :

http://securitetraumatismes.inspq.qc.ca ... lites.aspx
«Le plus intelligent de tous, à mon avis, c'est celui qui au moins une fois par mois se traite lui-même d'imbécile, — aptitude de nos jours inouïe !» (Dostoïevski)

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Re: VIOLENCE FAITE AUX FEMMES: LA FIN DES MYTHES

Messagepar Kraepelin » 01 avr. 2013, 12:52

David Labrecque a écrit :Ce qu'en dit un site de l'Institut national de santé publique du Québec :

http://securitetraumatismes.inspq.qc.ca ... lites.aspx

Si tu avais lu la version antérieure, tu remarquerais bien des changements. La santé publique a été forcé de mettre de l'eau dans son vin. Bien sûr, on remarque encore un effort de propagande éducatif. C'est toute la différence entre l'Institut de la santé publique (INSPQ) et l'Institut de la statistique du Québec (ISQ)! L'un a le manda "d'éduquer" la population en fonction des croyances ayant court dans le milieu des affaires sociales et l'autre a le mandat de décrire les faits tel qu'ils sont.

Remarque, quand même, que la page que tu donnes à lire ne contredit pas mes affirmations! :a2:
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