homoparentalité

Mythes, bouche-à-oreille et ragots populaires : séparons ici le vrai du faux.
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Cogite Stibon
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Re: homoparentalité

Messagepar Cogite Stibon » 18 nov. 2016, 14:24

Bonjour Loupa,

Loupa a écrit :Question numéro 1 : Pour moi, Kraepelin a des préjugés défavorables envers les femmes (j'en profite pour le dire) et les homosexuels. Il faudrait définir quels sont les préjugés qui trompent son jugement et le font penser d'une certaine façon, et pas une autre.

Kraepelin est convaincu que l'homosexualité est une maladie mentale de même nature que la pédophilie et la zoophilie. Il est également qu'être homosexuel augmente les chances d'être également pédophile (ça se voit clairement quand on lit ses messages).
Quand on est convaincu de cela, il est impossible d'imaginer qu'être élevé par un couple homosexuel soit sans impact négatif.

Loupa a écrit :Question numéro 2 : Je suis parfaitement d'accord. Allez aux prémices de l'argumentation. Définissez l'homosexualité et en quoi elle est moins normale que d'autres.

Une personne homosexuelle, c'est une personne qui est attirée sexuellement et amoureusement par des personnes de même sexe, de façon exclusive (ou quasi exclusive)
Un rapport homosexuel, c'est un rapport sexuel entre 2 individus de même sexe (ou plus)
L'homosexualité recouvre ces deux notions.
Les personnes homosexuelles différent de la majorité par la nature de leur attirances sexuelles et amoureuses. Si il y a d'autres différences significatives, non liées à l'acceptation par la société, celles-ci sont à démontrer.

Loupa a écrit :Donc, comme je l'ai dit dans mon message, tu « tends » vers l'attaque personnelle, mais comme pour l'harcèlement, c'est à prendre avec des pincettes. Kraepelin n'a pas voulu jusqu'à présent écouter les arguments des gens qui diffèrent de lui, et met de l'avant des études masculinistes (c'est-à-dire des hommes, ceux qui sont au pouvoir), des anti-féministes et des anti-LGBT, alors qu'il faudrait que vous investiguiez les prémices : Pourquoi les organismes féministes et LGBT seraient plus capables de donner l'heure juste ?

C'est une mauvaise prémisse (prémice ?) - le problème n'est pas les opinions de ceux qui font les études. N'importe qui peut faire des études correctes, s'il applique une bonne méthodologie. C'est mon point de désaccord le plus majeur avec Kraepelin.
Pour les échantillons statistiques, comme dans d'autres domaines, il n'y a pas que la taille qui compte.
Raisonner a l'instinct sur des problemes de probabilites, c'est le desastre assuré. (Spin Up)
Une graphe sans échelle, c'est bon pour la poubelle

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LoutredeMer
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Re: homoparentalité

Messagepar LoutredeMer » 18 nov. 2016, 14:49

Salut Loupa,

Merci pour le document "les troubles de l'attachement".

Loupa a écrit :Certains homosexuels ne méritent pas d'avoir des enfants, car ils sont juste préoccupés de leur sexualité.

"Ne méritent pas", c'est vraiment un jugement de valeur très négatif, il vaudrait mieux penser qu'ils ne sont pas intéressés par le fait d'avoir un enfant.


On essaie de les éduquer avec seulement des intervenants, plutôt que les laisser isolés sans soutien affectif. Et cela marche ! C'est le fait d'avoir des gens avec qui lier de l'attachement qui est important pour l'enfant, et non pas le fait d'avoir un père et une mère.

Intéressant.


De plus, les mères monoparentales n'ont souvent peu d'éducation pour leurs enfants, c'est pourquoi ces enfants ne sont pas stimulés et cela hypothèque leur avenir.

Là je suis plus réservée sur ta "thèse". Encore un jugement de valeur. Beaucoup de mères monoparentales éduquent très bien leur enfant, en tout cas font tout leur possible dans ce sens. Ils sont de ce fait stimulés par de nombreuses activités et une construction morale et intellectuelle et peuvent envisager un avenir. Je pense que le souci est plutot que le parent doit assumer deux rôles à lui tout seul et que la difficulté résulte là. Par exemple, la mère sera plus indulgente quand le père dira "non et c'est sans discussion". C'est là que le parent seul a du mal à se positionner et l'enfant le sait.



Le fait d'avoir deux parents, qu'ils soient mâles ou féminins, est selon moi, plus important, car sinon l'enfant vivra dans la pauvreté et ne pourra acquérir des compétences pour le futur et réussir à l'école. Ils vivront dans la pauvreté. Avoir une famille, deux parents, est essentiel pour l'acquisition de compétences. Voici ma thèse.

De quelle pauvreté parles-tu? Intellectuelle ou matérielle? Des enfants vivent avec leurs deux parents dans un dénuement complet. Une personne peut apporter plus intellectuellement et moralement que deux personnes, qui plus est si elles sont en décaccord sur l'éducation à apporter aux enfants.

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Loupa
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Re: homoparentalité

Messagepar Loupa » 18 nov. 2016, 14:52

J'aurais une question pour toi : Si tu sais que Kraepelin n'a pas raison, pourquoi t'évertues à lui faire entendre raison ?

Disons : Krapelin a tort. Il ne souhaite pas entendre raison non plus. Tu réussis à argumenter que ce qu'il dit est faux pour éviter que d'autres personnes soient influencées par ses opinions. Tu ne peux pas l'obliger à t'écouter. Voilà mes prémices, avec lesquels tu es d'accord je pense. Je crois sans me tromper au vue de ce que je dis, que si Kraepelin n'avait pas de préjugés, il ne ferait pas usage de malhonnêteté intellectuelle et ne te bloquerait pas alors que toi, tu ne fais que tendre que vers l'attaque personnelle, en raison de la malhonnêteté intellectuelle de Kraepelin.

En gros, vous vous lancez dans une course de qui a raison, qui a tort, alors que déjà, logiquement, l'un de vous utilisent de mauvaises ressources pour choisir son point de vue. Je n'ai fait que regarder les premiers postes de ce topic pour m'apercevoir de cette malhonnêteté, car tout organisme féministe ou LBTQ auraient tort. Si c'est le cas selon Kraepelin, je fais en sorte de montrer que des agriculteurs ont trouvé tout bonnement par hasard que l'homosexualité n'est pas une maladie justement pour convaincre que la vie dans un groupe de moutons hétéros n'a rien à voir avec l'orientation sexuelle future des moutons. Ma démonstration n'était pas pour te convaincre, mais pour convaincre Kraepelin qu'il devrait chercher à définir quels sont ses préjugés. De plus, les relations sexuelles ou non homosexuelles sont consentantes, et c'est cela qui fait toute la différence entre la zoophilie, la pédophilie et l'homosexualité.

Voilà, je ne peux rester plus longtemps. J'espère avoir été assez claire là-dessus.

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Re: homoparentalité

Messagepar Loupa » 18 nov. 2016, 14:54

Je te répondrai dans le futur LoutredeMer. Je n'ai pas le temps pour l'instant.

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Re: homoparentalité

Messagepar Kraepelin » 19 nov. 2016, 09:12

Salut Loupa

Loupa a écrit : Si tu le souhaites, je pourrais t'en donner quelques-uns, et il me serait bien aise de t'en parler, un à un.

Go!

Loupa a écrit :Si tu as des préjugés, il faudrait d'abord, pour que tu puisses te remettre en question, que tu saches où exactement te vient le préjugé défavorable.

Oui, oui! C'est bien l'idée.

Loupa a écrit : L'homosexualité ne se transmet pas tout d'abord. Peut-être le penses-tu.

Il y a 20 ans, je croyais encore que l'homosexualité était entièrement acquise, mais des articles scientifiques comme celui-ci m'ont fait changer d'avis: http://gaystudies.genetics.ucla.edu/UCL ... s/Ngun.pdf

Loupa a écrit :Une minorité de moutons affichent un comportement homosexuel (8 % en moyenne) ou sont free-martins (femelles qui ont un comportement mâle par suite du mauvais fonctionnement de leurs ovaires). (https://fr.wikipedia.org/wiki/Mouton)

J'ai deux questions:
- À la lumière de l'article que tu cites, crois-tu que l'homosexualité des moutons soit la manifestation d'une maladie (celle qui entraine également le mauvais fonctionnement des ovaires, par exemple)?
- Pourquoi, selon-toi, cela indiquerait que l'homosexualité n'a pas de base génétique?

Loupa a écrit : J'ai connu personnellement quatre homosexuels déclarés, trois femmes et un homme, qui ne correspondent pas au stéréotype de l'homosexuel …

En effet, les stéréotypes sont souvent des très mauvais repères pour comprendre les individus appartenant à un groupe. J'ai moi aussi dans mon cercle d'amis et dans ma clientèle plusieurs homosexuels dont la conduite contredit les stéréotypes courant.

Loupa a écrit : Je ne crois pas que cela a été discuté dans ce topic, mais l'une des choses les plus graves qui pourraient arriver à l'enfant, c'est les les troubles de l'attachement.

En fait, nous avons parlé à plusieurs reprises sur ce fils et sur bien d'autres de la théorie de l'attachement et de l'importance pour les enfants d'avoir des figures d'attachement stables et sécurisantes. Moi-même, j'en parle souvent:
search.php?keywords=attachement&terms=all&author=Kraepelin&sc=1&sf=all&sr=posts&sk=t&sd=d&st=0&ch=300&t=0&submit=Rechercher
Loupa a écrit : Je préfère personnellement que les enfants aient deux pères ou deux mères et aient un foyer stable, plutôt qu'ils restent isolés et aient une maladie mentale par la suite.

Je crois que tout le monde sur le forum préfère ce qui est mieux pour les enfants.

Je crois, comme vous, que lorsqu'un enfant a développé un attachement pour un (des) adulte(s) dignes de confiance, il faut favoriser le maintien de cette relation même si les adultes en questions sont homosexuels.

Loupa a écrit : Si tu es intéressé à discuter, je peux te donner aussi une vidéo qui parle d'enfants qui ont un trouble de l'attachement et qui, …

Tu es très gentille, mais j'ai enseigné la psychologie du développement et la psychopathologie pendant plusieurs années et je suis déjà familier avec ces problèmes.
La pauvreté ce n'est pas des logements insalubres où s'entassent des familles de dix. C'est n'avoir jamais été aimé ni respecté de toute sa vie. C'est ignorer la différence entre amour et maltraitance et s'attendre à ce qu'une caresse soit suivi d'une pluie de coups.
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Re: homoparentalité

Messagepar Loupa » 19 nov. 2016, 12:25

Loupa a écrit :Certains homosexuels ne méritent pas d'avoir des enfants, car ils sont juste préoccupés de leur sexualité.

"Ne méritent pas", c'est vraiment un jugement de valeur très négatif, il vaudrait mieux penser qu'ils ne sont pas intéressés par le fait d'avoir un enfant.]


Je constate que tu as raison de me dire que j'ai un jugement par rapport à certains homosexuels. Peut-être je me suis mal exprimée. Je crois moi-même que les femmes n'ont pas à avoir un enfant si elles ne le veulent pas, je suis l'une d'elles. Alors les homosexuels ?

En gros, certains homosexuels, comme certains hétérosexuels, ne se cachent pas pour aller de bar en bar et n'ont pas le sens des responsabilités pour avoir des enfants. Cela ne remet pas en doute ma phrase, mais je crains m'être mal exprimée. On peut continuer d'en discuter si tu le souhaites, car peut-être ai-je une mauvaise vision de la situation. Pour moi, les bars sont l'archétypes de l'endroit qu'il faudrait éviter à aller se rendre. Je suis prête à changer d'avis, à suspendre mon jugement un instant, pour rectifier ma propre perception. De toutes façons, je suis ici pour débattre et corriger mes propres perceptions biaisées.

De plus, les mères monoparentales n'ont souvent peu d'éducation pour leurs enfants, c'est pourquoi ces enfants ne sont pas stimulés et cela hypothèque leur avenir.

Là je suis plus réservée sur ta "thèse". Encore un jugement de valeur. Beaucoup de mères monoparentales éduquent très bien leur enfant, en tout cas font tout leur possible dans ce sens. Ils sont de ce fait stimulés par de nombreuses activités et une construction morale et intellectuelle et peuvent envisager un avenir. Je pense que le souci est plutot que le parent doit assumer deux rôles à lui tout seul et que la difficulté résulte là. Par exemple, la mère sera plus indulgente quand le père dira "non et c'est sans discussion". C'est là que le parent seul a du mal à se positionner et l'enfant le sait.


Ici, ce n'est pas un jugement de valeur malheureusement. Je ne me rappelle pas des statistiques exactes, mais 60 % des mères monoparentales vivent au-dessous du niveau de pauvreté. C'est vrai qu'un enfant qui aura deux parents et qui vivra dans la pauvreté pourra tout autant que les enfants des mères monoparentales avoir un avenir hypothéqué. C'est vrai absolument de le mentionner, car en effet, je ne l'ai nulle part mentionné. J'aurais peut-être dû dire cette statistique pour te convaincre ou pour que tu puisses me corriger par la suite ? Je n'ai pas de vision négative vis-à-vis d'elles, sachant que prenons un exemple fictif, si moi-même j'aurais vécu dans la pauvreté à l'instant où je te parle et que je n'aurais pas les connaissances pour me protéger convenablement au niveau sexuel, je serais tombée enceinte. Ou du moins, j'aurais nettement des chances plus élevées de le devenir. En étant dans la pauvreté, j'aurais été maljugée et ma malchance aurait jugée comme de ma responsabilité. Mais l'histoire est toujours, toujours plus complexe que cela. Toutes les histoires sont différentes, mais il y a des points communs entre elles qui se recoupent et les statistiques le prouvent.

Sur Internet, notamment sur Facebook, il y a des préjugés tenaces envers les bien-être social dont dépendent beaucoup de mères monoparentales. Dès que je vois un article de Radio-Canada sur mon fil d'actualité qui concerne ces gens-là, il y aura toujours des mécontents qui diront que ces gens vivent au crochet de la société. L'histoire est plus complexe que cela.

Pour te représenter ma vision entière des choses et pour que nous puissions poursuivre la conversation en ayant la même vision d'ensemble, je te la présente : pour éviter justement que ces personnes pauvres se retrouvent en retard au début de l'école, ce qui hypothèque leur avenir, l'État québécois a mis en place le système des garderies. Depuis qu'il a été mis en place, les mères monoparentales ont pu se rendre de nouveau et de façon notable sur le marché du travail et ont pu obtenir une aide étatique pour diminuer les risques que leurs enfants aient un avenir hypothéqué. Mais depuis l'arrivée de Couillard, ces femmes, qui peuvent être aptes au travail, je l'accorde, doivent absolument aller à l'emploi, sinon leurs chèques d'aide social diminuera drastiquement. Je pourrai te retrouver les statistiques, car elles étaient justement dans un livre contre l'austérité justement.

Le fait d'avoir deux parents, qu'ils soient mâles ou féminins, est selon moi, plus important, car sinon l'enfant vivra dans la pauvreté et ne pourra acquérir des compétences pour le futur et réussir à l'école. Ils vivront dans la pauvreté. Avoir une famille, deux parents, est essentiel pour l'acquisition de compétences. Voici ma thèse.

De quelle pauvreté parles-tu? Intellectuelle ou matérielle? Des enfants vivent avec leurs deux parents dans un dénuement complet. Une personne peut apporter plus intellectuellement et moralement que deux personnes, qui plus est si elles sont en décaccord sur l'éducation à apporter aux enfants.


Encore une fois, je me suis mal exprimée, peut-être illustrant certains préjugés que j'ai sans que je ne le sache ; du moins, jusqu'à ce que tu me le mentionnes. Le fait d'avoir plus d'un parent à leur charge permet d'éviter de manière significative à un enfant qu'il ne soit pas suffisamment stimulé. Est-ce que je me suis bien corrigée avec cette phrase ?

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Re: homoparentalité

Messagepar Loupa » 19 nov. 2016, 12:45

Comme j'ai quelques difficultés à utiliser les balises quotes, et que tu comprendras, je crois, Kraepelin, ce que je veux dire et à quoi je réponds, et comme je n'ai pas non plus beaucoup de temps aujourd'hui, je t'envoies directement ce que j'ai pu trouver avec un peu de recherches.

À propos des moutons, il est difficile de se prononcer pour l'instant, surtout pour moi. Il me manque beaucoup d'informations par rapport aux moutons et aux homosexuels pour me prononcer correctement.

Mais voici ce que je sais en raison des quelques recherches que j'ai effectuées :

  • L'homosexualité ne se transmet pas comme une maladie jusqu'à preuve du contraire.
  • L'exemple des moutons met de l'avant une idée très simple : On ne sait que peu de choses encore au sujet de l'homosexualité. Il se peut très bien qu'il y ait un problème avec les ovaires des femmes, jusqu'à preuve du contraire, pour qu'elles soient homosexuelles.
  • Il y a un continuum dans la sexualité humaine. Certaines personnes le sont plus que d'autres. Elles peuvent par exemple être homosexuelles un peu, voire strictement homosexuelles, voire bisexuelles.
  • Certaines recherches semblent pousser à croire que l'homosexualité des hommes notamment a une composante génétique et serait une conséquence corollaire à la fécondité de leurs mères. En gros, dans certaines tribus, les femmes particulièrement fécondes ont plus d'hommes homosexuels dans leur famille (« un troisième genre » selon les gens sur place). Ces hommes ont comme responsabilité dans la famille à s'occuper des enfants de leurs soeurs. Ce qui aurait comme conséquence deux avantages évolutifs à l'apparition de l'homosexualité des hommes. Ceci dit, il y a moins recherches sur les femmes. Sont-elles la conséquence d'un avantage évolutif ? Rien ne dit le contraire, mais rien ne le prouve. Les histoires sur les moutons ne veulent pas dire que ce soit la même chose pour les femmes.

Sinon, j'ai survolé le topic et j'irai plus en profondeur dans le futur (ne t'inquiète pas.) Mais j'ai trouvé cela par exemple qui m'amène à croire que tu as certains préjugés. Ce n'est qu'un exemple. On verra plus tard pour d'autres. (Il vient de ton premier poste sur ton topic.)

Kraepelin a écrit :Je ne suis pas un savant, mais j’enseignais la psychologie du développement à partir des manuels d’Helen Bee. Ce qui ressort de sa synthèse est très différent des conclusions de Lamb (2010). Pour Bee, les rôles parentaux de père et mère sont interchangeables dans une large mesure, mais il reste toujours un petit quelque chose de spécifique qui semble irréductible à la culture. Le professeur français Jean le Camus, dans se nombreux ouvrages sur la spécificité du rôle paternel, va dans le même sens que Bee à ce sujet.


C'est tout à fait vrai que les femmes et les hommes ont quelque chose de spécifique à la culture à l'égard de leur sexe. Cependant, souvent, voire toujours, il y a d'autres personnes dans l'entourage qui peuvent être des modèles sexués pour la jeune fille ou le jeune garçon.

Alors comme tu as fait des études, tu peux explorer cette avenue avec nous et nous dire ton point de vue sur la question.

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Re: homoparentalité

Messagepar Kraepelin » 19 nov. 2016, 13:01

Loupa a écrit :... j'ai survolé le topic et j'irai plus en profondeur dans le futur (ne t'inquiète pas.) Mais j'ai trouvé cela par exemple qui m'amène à croire que tu as certains préjugés. Ce n'est qu'un exemple. On verra plus tard pour d'autres. (Il vient de ton premier poste sur ton topic.)

Kraepelin a écrit :Je ne suis pas un savant, mais j’enseignais la psychologie du développement à partir des manuels d’Helen Bee. Ce qui ressort de sa synthèse est très différent des conclusions de Lamb (2010). Pour Bee, les rôles parentaux de père et mère sont interchangeables dans une large mesure, mais il reste toujours un petit quelque chose de spécifique qui semble irréductible à la culture. Le professeur français Jean le Camus, dans se nombreux ouvrages sur la spécificité du rôle paternel, va dans le même sens que Bee à ce sujet.


En quoi le fait de me ranger à l'opinion documentée de Bee et le Camus constituerait un préjugé?

Nous n'avons peut-être pas la même définition du mot "préjugé". Pour moi, un préjugé est une jugement "a priori", formé à l'avance, avant de connaitre les faits. Dans ta citation de moi, j'oppose les conclusions très différentes d'auteurs spécialisés dans la question abordée. Il s'agit donc d'un jugement à posteriori, former après, formé à la connaissance de faits spécifiques et pertinent.
La pauvreté ce n'est pas des logements insalubres où s'entassent des familles de dix. C'est n'avoir jamais été aimé ni respecté de toute sa vie. C'est ignorer la différence entre amour et maltraitance et s'attendre à ce qu'une caresse soit suivi d'une pluie de coups.
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Re: homoparentalité

Messagepar Loupa » 19 nov. 2016, 17:29

Kraepelin a écrit :
Loupa a écrit :... j'ai survolé le topic et j'irai plus en profondeur dans le futur (ne t'inquiète pas.) Mais j'ai trouvé cela par exemple qui m'amène à croire que tu as certains préjugés. Ce n'est qu'un exemple. On verra plus tard pour d'autres. (Il vient de ton premier poste sur ton topic.)

Kraepelin a écrit :Je ne suis pas un savant, mais j’enseignais la psychologie du développement à partir des manuels d’Helen Bee. Ce qui ressort de sa synthèse est très différent des conclusions de Lamb (2010). Pour Bee, les rôles parentaux de père et mère sont interchangeables dans une large mesure, mais il reste toujours un petit quelque chose de spécifique qui semble irréductible à la culture. Le professeur français Jean le Camus, dans se nombreux ouvrages sur la spécificité du rôle paternel, va dans le même sens que Bee à ce sujet.


En quoi le fait de me ranger à l'opinion documentée de Bee et le Camus constituerait un préjugé?

Nous n'avons peut-être pas la même définition du mot "préjugé". Pour moi, un préjugé est une jugement "a priori", formé à l'avance, avant de connaitre les faits. Dans ta citation de moi, j'oppose les conclusions très différentes d'auteurs spécialisés dans la question abordée. Il s'agit donc d'un jugement à posteriori, former après, formé à la connaissance de faits spécifiques et pertinent.


Désolée, j'avais écrit un long texte pour te répondre, mais je l'ai perdu. Donc je vais utiliser les mêmes arguments que j'ai écrits, mais je vais procéder d'une autre manière, ce sera plus long, mais tu auras moins l'impression que je fais un monologue.

L'évolution de la connaissance fait que certaines choses peuvent différer avec le temps. Alors, si dans ton cas, ton avis a été forgé par des lectures, peut-être n'es-tu pas actualisé sur les connaissances dans le domaine par le biais de confirmation. C'est possible. Peut-être est-ce moi aussi ? Je suis prête à discuter de cela avec toi et de choisir nos arguments.

J'aimerais que Cogite participe aussi, mais que ses arguments ne tendent pas vers l'attaque envers toi. Je comprends qu'il y avait une frustration entre vous deux, tant d'un côté comme de l'autre. On va voir si Cogite tend vers mon opinion ou non, quels sont les arguments ressemblants aux miens et en quoi ils diffèrent. C'est une demande toute personnelle. Tu es en droit de refuser. À trois, on pourra trouver un meilleur terrain d'entente.

Commençons.

Es-tu d'accord avec ces prémices :

[*]Que les parents ne sont pas essentiels au bon développement des enfants. Que ce sont des personnes avec qui lier un attachement qui sont essentiels aux yeux des enfants ? Argument que j'ai ressorti tout à l'heure. Si tu n'es pas d'accord, explique pourquoi.
[*]Que l'homosexualité se situe sur un continuum ? Sinon, explique pourquoi.
[*]Que la transsexualité est une condition neurologique qui fait en sorte qu'un individu aura l'impression que certaines parties de son corps, comme les seins, ne feront pas partie de son propre corps ? Explique pourquoi.

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Re: homoparentalité

Messagepar Kraepelin » 20 nov. 2016, 01:25

Loupa a écrit : ... si dans ton cas, ton avis a été forgé par des lectures, peut-être n'es-tu pas actualisé sur les connaissances dans le domaine par le biais de confirmation. C'est possible. Peut-être est-ce moi aussi ?

La deuxième hypothèse me semble la plus probable.

Loupa a écrit : Es-tu d'accord avec ces prémices :

[*]Que les parents ne sont pas essentiels au bon développement des enfants. Que ce sont des personnes avec qui lier un attachement qui sont essentiels aux yeux des enfants ? Argument que j'ai ressorti tout à l'heure. Si tu n'es pas d'accord, explique pourquoi.


Pourquoi crois-tu que les besoins de l'enfants se limitent à une(des) figure(s) d'attachement?

Par exemple, un enfant pourrait-être attaché à un adulte déficient intellectuel (ce n'est pas rare). Crois-tu que cet adulte pourrait offrir à l'enfant les conditions optimums à son développement? Autre exemple, l'enfant pourrait être attaché à un adulte toxicomane, ou criminalisé ou même pédophile (ça arrive aussi). Crois-tu que cet adulte pourrait offrir à l'enfant les conditions optimums à son développement? Et je ne prend que des exemples extrêmes. Le développement de l'enfant repose sur des besoins complexes et parfois subtiles que l'on ne peut pas réduire à quelques formules simples.

Loupa a écrit : [*]Que l'homosexualité se situe sur un continuum ? Sinon, explique pourquoi.

Un continuum qui va de quoi à quoi?

Loupa a écrit : [*]Que la transsexualité est une condition neurologique qui fait en sorte qu'un individu aura l'impression que certaines parties de son corps, comme les seins, ne feront pas partie de son propre corps ? Explique pourquoi.

C'est un autre problème, très différent, à mon avis encore plus complexe et qui se réduit encore moins la quelques formules faciles.
La pauvreté ce n'est pas des logements insalubres où s'entassent des familles de dix. C'est n'avoir jamais été aimé ni respecté de toute sa vie. C'est ignorer la différence entre amour et maltraitance et s'attendre à ce qu'une caresse soit suivi d'une pluie de coups.
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Re: homoparentalité

Messagepar Pepejul » 20 nov. 2016, 05:02

Pardon de m'immiscer mais Kraepelin, pense tu la même chose pour un parent aveugle, sourd ou fan de tunning ou des armes à feu ? Et que préconise tu dans ce cas ? Une interdiction d'élever des enfants pour les couples non optimaux ?

Tu fais flipper des fois.

Penses tu que des patents hetero mais comme Pardalis offre les chances optimales a leurs enfants et a la société?
On a tort d'écrire tord ! Le prochain qui fait la faute je le tords !

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Re: homoparentalité

Messagepar Kraepelin » 20 nov. 2016, 08:25

Pepejul a écrit : Pardon de m'immiscer mais Kraepelin, pense tu la même chose pour un parent aveugle, sourd ou fan de tunning ou des armes à feu ? Et que préconise tu dans ce cas ? Une interdiction d'élever des enfants pour les couples non optimaux ?

Il faut d'abord distinguer les enfants naturels des enfants mis en adoption ou des pupilles de l'État. Les obligations de l'État de sont pas les mêmes. Dans le cas des enfants naturels, l'État a un devoir de protection très général. L'État n'intervient que sur plainte et seulement dans les cas où le développement est sévèrement compromis. Au Québec, c'est la Direction de la Protection de la Jeunesse (DPJ) qui joue ce rôle. Elle enquête et agit en cas de danger. Dans le second cas, celui des enfants mis en adoption et des pupilles, le rôle de l'État est plus exigent parce que l'État doit agir en amont. Comme un bon tuteur, l'État doit choisir les parents qui adopteront et il doit le faire à travers des critères raisonnables et dans le seul intérêt de l'enfant.

Ainsi, l'État ne retirera pas un enfant naturels à des parents déficients intellectuels (ou toxicomanes ou criminels) s'il n'y a pas de plainte et pas de danger sérieux, alors que l'État tuteur, s'il a le choix, préférera confier un enfant à des adoptants normalement pourvu intellectuellement plutôt qu'à des déficients.

Pepejul a écrit :Tu fais flipper des fois.

Penses tu que des patents hetero mais comme Pardalis offre les chances optimales a leurs enfants et a la société?

Pourquoi doutes-tu des compétences parentales de Pardalis? Parce qu'il n'a pas la même opinion que nous sur les grands dossiers politiques en environnementaux?

Là, c'est toi qui me fais flipper! :a7:
La pauvreté ce n'est pas des logements insalubres où s'entassent des familles de dix. C'est n'avoir jamais été aimé ni respecté de toute sa vie. C'est ignorer la différence entre amour et maltraitance et s'attendre à ce qu'une caresse soit suivi d'une pluie de coups.
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Re: homoparentalité

Messagepar Pepejul » 20 nov. 2016, 09:34

J'essaie de te faire comprendre que ton "optimum" est très discutable et dépend grandement de celui qui le définit.

Je pense que tu es conscient que ton modèle de parent optimal correspond si je ne m'abuse à ton propre schéma personnel non ? Penses-tu que ce soit le hasard ?
On a tort d'écrire tord ! Le prochain qui fait la faute je le tords !

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Re: homoparentalité

Messagepar LoutredeMer » 20 nov. 2016, 10:33

Loupa a écrit : En gros, certains homosexuels, comme certains hétérosexuels, ne se cachent pas pour aller de bar en bar et n'ont pas le sens des responsabilités pour avoir des enfants. Cela ne remet pas en doute ma phrase, mais je crains m'être mal exprimée. On peut continuer d'en discuter si tu le souhaites, car peut-être ai-je une mauvaise vision de la situation. Pour moi, les bars sont l'archétypes de l'endroit qu'il faudrait éviter à aller se rendre. Je suis prête à changer d'avis, à suspendre mon jugement un instant, pour rectifier ma propre perception. De toutes façons, je suis ici pour débattre et corriger mes propres perceptions biaisées.

Si je saisis bien ton propos, tu connaitrais des homos qui vont de bar en bar et veulent adopter un enfant? Ca me semble incompatible en effet.


60 % des mères monoparentales vivent au-dessous du niveau de pauvreté.

D'accord, c'était une question de mauvais choix des termes. Plutot que "les mères monoparentales n'ont souvent peu d'éducation pour leurs enfants" il vaut mieux dire : "Les mères (et les familles) monoparentales ont moins de moyens financiers pour l'éducation de leurs enfants" ce qui demande aussi à etre modulé.

Je n'ai pas trouvé ton taux de 60%, ca semble bien inférieur. Dans les deux pays, nous en sommes à environ 20% de familles monoparentales sous le seuil de pauvreté, dont 53% de femmes en France . Et : Au Québec . Au Canada, les taux de pauvreté en 2004 étaient les plus élevés dans les familles monoparentales dirigées par une femme (35,6%).

Il faut etre prudent bien sur, car cela ne veut pas dire que tout le pourcentage restant élève ses enfants dans l'opulence. Le seuil de pauvreté étant établi (en France) par rapport à 50% du revenu médian, cela veut dire que la partie de familles monoparentales vivant entre 51% et 100% du revenu médian ne jouit pas de grands moyens.


Pour te représenter ma vision entière des choses et pour que nous puissions poursuivre la conversation en ayant la même vision d'ensemble, je te la présente : pour éviter justement que ces personnes pauvres se retrouvent en retard au début de l'école, ce qui hypothèque leur avenir, l'État québécois a mis en place le système des garderies. Depuis qu'il a été mis en place, les mères monoparentales ont pu se rendre de nouveau et de façon notable sur le marché du travail et ont pu obtenir une aide étatique pour diminuer les risques que leurs enfants aient un avenir hypothéqué. Mais depuis l'arrivée de Couillard, ces femmes, qui peuvent être aptes au travail, je l'accorde, doivent absolument aller à l'emploi, sinon leurs chèques d'aide social diminuera drastiquement. Je pourrai te retrouver les statistiques, car elles étaient justement dans un livre contre l'austérité justement.

Je n'étais pas consciente des différences. En France, on considère comme un acquis la place en crèche ou la garde par nourrice (car il manque de nombreuses crèches), subventionnées en grande partie par l'Etat et une allocation. Alors qu'au Quebec, après un mouvement parallèle à la France des années 70-80, il semble y avoir des difficultés depuis 2005-2006, a cause du gouvernement libéral.
http://ormones.ca/Histoire_des_CPE
http://www.quebecdroite.com/2011/11/cah ... _8316.html

Il est probable que la mini-révolution de mai 1968 en France a influencé le concept des crèches telles qu'on les connait actuellement.
Le mouvement ouvrier revendique que soient reconnus aux femmes les droits
d’accès au travail et de rémunération identiques à ceux des hommes; les crèches devraient permettre aux femmes de remplir leur rôle social qui n’est plus limité à la famille.
- Le mouvement étudiant – mai 1968 en France, 1969 en Belgique – suscite la création de crèches sauvages (première crèche sauvage : la Sorbonne) pour permettre aux femmes de participer aux luttes. [...]
- Le mouvement des femmes : les femmes voient dans la crèche un instrument de leur libération. Elles considèrent la crèche comme un lieu de vie où s’expérimentent d’autres relations adultes-enfants, enfants-enfants... http://www.ihoes.be/PDF/L_Manni-Creches_histoire.pdf



Loupa a écrit :Sur Internet, notamment sur Facebook, il y a des préjugés tenaces envers les bien-être social dont dépendent beaucoup de mères monoparentales. Dès que je vois un article de Radio-Canada sur mon fil d'actualité qui concerne ces gens-là, il y aura toujours des mécontents qui diront que ces gens vivent au crochet de la société. L'histoire est plus complexe que cela.

Oui elle est plus complexe et il ne faut pas s'arreter à cela. Il y aura toujours et partout des mécontents jaloux des avantages sociaux, jusqu'au jour où suite à un revers économique, il seront bien contents d'en toucher à leur tour pour pouvoir rebondir. Il est probable aussi que certains doivent se dire qu'en période de contexte difficile de chomage, il vaut mieux que les femmes restent à la maison pour libérer de l'emploi..


Le fait d'avoir plus d'un parent à leur charge permet d'éviter de manière significative à un enfant qu'il ne soit pas suffisamment stimulé. Est-ce que je me suis bien corrigée avec cette phrase ?

Disons peut-etre qu'un enfant issu de famille biparentale a plus de chances de bénéficier des moyens nécessaires à son éducation. ;)

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Re: homoparentalité

Messagepar Loupa » 20 nov. 2016, 13:06

Kraepelin a écrit :
Loupa a écrit : ... si dans ton cas, ton avis a été forgé par des lectures, peut-être n'es-tu pas actualisé sur les connaissances dans le domaine par le biais de confirmation. C'est possible. Peut-être est-ce moi aussi ?

La deuxième hypothèse me semble la plus probable.


J'ai mis de l'avant le fait que peut-être je me trompe. Mais j'ai peu de doute envers la conclusion, même si je garde des doutes sur mes prémices.

Loupa a écrit : Es-tu d'accord avec ces prémices :

[*]Que les parents ne sont pas essentiels au bon développement des enfants. Que ce sont des personnes avec qui lier un attachement qui sont essentiels aux yeux des enfants ? Argument que j'ai ressorti tout à l'heure. Si tu n'es pas d'accord, explique pourquoi.


Kraepelin a écrit :Pourquoi crois-tu que les besoins de l'enfants se limitent à une(des) figure(s) d'attachement?

Par exemple, un enfant pourrait-être attaché à un adulte déficient intellectuel (ce n'est pas rare). Crois-tu que cet adulte pourrait offrir à l'enfant les conditions optimums à son développement? Autre exemple, l'enfant pourrait être attaché à un adulte toxicomane, ou criminalisé ou même pédophile (ça arrive aussi). Crois-tu que cet adulte pourrait offrir à l'enfant les conditions optimums à son développement? Et je ne prend que des exemples extrêmes. Le développement de l'enfant repose sur des besoins complexes et parfois subtiles que l'on ne peut pas réduire à quelques formules simples.


Je suis arrivée à ce raisonnement en raison de :
[*]Il se peut très bien que les enfants n'aient pas de parents naturels mais seulement des gens qui les ont adoptés. Une tante, un oncle, une grand-mère ou un grand-père, etc. voire un ami de la famille.
[*]20 % des enfants dans les orphelinats ont un trouble de l'attachement, en raison d'un coupure abrupte entre la personne qui faisait office de personne envers qui ils étaient liés (J'ai les statistiques pour te les montrer.)
[*]Des enfants avec un trouble de l'attachement n'ont pas de parents adoptifs très souvent, car ce sont des enfants difficiles à adopter. Le trouble de l'attachement est si je ne m'abuse dans le DSM et provoque beaucoup de problèmes à l'âge adulte. Pour parvenir à régler ce fait, ils sont mis dans des « institutions familiales » (je n'ai pas d'autres mots) où des intervenantes servent de mères et sont rarement remplacées. Il y avait bien sûr un risque au début, car ce sont seulement des intervenants... mais cela marche ! Les enfants retrouvent le goût de lier de l'attachement avec une personne de confiance.
[*]Les figures d'attachement servent de « parents. » Il faut dire que l'attachement nécessite, pour qu'il se développe, des investissements de qualité auprès du bébé, sinon il aura un type d'attachement qui ne correspond aux besoins réels d'un enfant. L'attachement mis en place à l'âge d'un an reste souvent toute la vie et se transmet de mères à enfants, ou de la figure d'attachement qui remplace la mère habituellement choisie pour ce rôle, ou le père. Un déficient intellectuel ne peut être un parent contrairement à ce que tu dis, à moins que ses facultés intellectuelles soient suffisamment intactes. Je ne m'y connais pas suffisamment en déficience intellectuelle pour te le dire à ce stade.

Kraepelin a écrit :
Loupa a écrit : [*]Que l'homosexualité se situe sur un continuum ? Sinon, explique pourquoi.

Un continuum qui va de quoi à quoi?

De hétérosexuel à homosexuel, en passant par bisexuel. Un homosexuel a choisi l'étiquette d'homosexuel car cela correspond mieux à son vécu, mais l'homosexualité ne se situe que sur un continuum. Habituellement, il y a peu de strictement d'homosexuels ou de strictement d'hétérosexuels, contrairement à ce que nous ferait penser la société. Le QI se situe lui aussi sur un continuum, si tu préfères cette image.

Donc, si on considère que l'homosexualité n'est que sur un continuum, beaucoup d'hétérosexuels peuvent paraître hétérosexuels alors qu'ils tendent vers l'homosexualité.

Kraepelin a écrit :
Loupa a écrit : [*]Que la transsexualité est une condition neurologique qui fait en sorte qu'un individu aura l'impression que certaines parties de son corps, comme les seins, ne feront pas partie de son propre corps ? Explique pourquoi.

C'est un autre problème, très différent, à mon avis encore plus complexe et qui se réduit encore moins la quelques formules faciles.
[/quote]

C'est relié au problème sur l'homoparentalité de très près. Même au sein d'une famille où il n'y a que des frères, un enfant considérera son corps comme partie intégrante de lui et ne reniera pas son sexe biologique. Un enfant qui vit avec des personnes homosexuels reconnaîtra très tôt qu'il est différent de ses parents adoptifs, en raison de son développement qui se déroulera normalement sur ce point. Rien ne prouve jusqu'ici qu'il aura des problèmes au niveau de son identité de son sexe biologique.

La seule différence retrouvée chez ces enfants de parents homosexuels, c'est que ceux-ci transmettent plus de valeurs d'égalité entre les sexes. (Étrangement, mais logique.)

Considérant que l'homosexualité ne se transmet pas, qu'en plus les parents homosexuels adoptent plus fréquemment des enfants avec besoins particuliers (comme ceux avec des développements atypiques ou anormaux avec un trouble de l'attachement) comme l'a dit Cogite, que l'homosexualité se situe sur un continuum, qu'il n'y aura pas de problèmes au niveau de l'identification avec le sexe biologique, dis-moi pourquoi justement les personnes homosexuelles ne pourraient pas avoir d'enfants ?

Tes exemples extrêmes sont extrêmes justement. Je crois sans me tromper que c'est un sophisme.

Edit : Je pense, sans me tromper, que tu essaies de me convaincre de tes exemples. Si tu connais le développement des enfants, tu sauras que le développement de l'attachement atypique et anormal a un nom et un enfant qui a vécu de l'abus vivra un attachement désordonnée (si je me rappelle bien du nom). Contrairement à un adulte homosexuel qui prend soin des enfants en comblant ses besoins, un pédophile profitera de l'enfant et fera en sorte que ce dernier aura peut-être un trouble de l'attachement plus tard. À moins que tu dises qu'un adulte homosexuel n'est pas apte à faire les couches et à ne pas profiter de l'enfance d'un enfant en abusant de celui-ci ? Si des intervenantes féminines peuvent s'occuper d'enfants sans parents en comblant leur besoin d'attachement, pourquoi pas des adultes homosexuels ? À moins que tu dises qu'ils sont plus dérangés que les autres ?

Même si tu dis ne pas avoir de préjugés, j'ai l'impression que tu en as. Essaies de déconstruire mes prémices ou ma logique. Ensuite, on pourra dire que tu n'as pas de préjugés. Tu n'as convaincu personne pour l'instant.

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Re: homoparentalité

Messagepar Loupa » 20 nov. 2016, 13:35

Kraepelin a écrit :Dans le second cas, celui des enfants mis en adoption et des pupilles, le rôle de l'État est plus exigent parce que l'État doit agir en amont. Comme un bon tuteur, l'État doit choisir les parents qui adopteront et il doit le faire à travers des critères raisonnables et dans le seul intérêt de l'enfant.


Je doute que ce soit le cas. Surtout pour les enfants avec des troubles de l'attachement qui ne trouvent pas de parents. De plus, Cogite t'a mentionné que les enfants avec besoins spéciaux sont plus souvent adoptés par des personnes homosexuelles. C'est plutôt contradictoire, non ?

Edit : Les parents hétérosexuels qui ne prennent pas soin de leurs enfants sont monnaie courante dans les signalements de DPJ. Ce ne sont pas tous les signalements qui sont vrais, mais ceux qui le sont, n'offrent pas les chances optimales aux enfants. Ces derniers s'attachent justement aux intervenants et essaient de reconstruire un attachement, mais à chaque fois, ils retournent chez leurs parents qui ne s'occupent pas bien d'eux.

Selon toi, un homosexuel qui se retrouverait chez les intervenants serait-il plus apte à s'occuper des enfants que des parents hétérosexuels qui font de la négligence et de l'abus ? Ou même dans le cadre d'un emploi, un homosexuel n'est pas apte à s'occuper d'enfants quels que soient les cas ?

À ce stade, ce sont bien des préjugés non ?
Dernière édition par Loupa le 20 nov. 2016, 13:57, édité 1 fois.

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Re: homoparentalité

Messagepar Loupa » 20 nov. 2016, 13:56

LoutredeMer a écrit :Il est probable aussi que certains doivent se dire qu'en période de contexte difficile de chomage, il vaut mieux que les femmes restent à la maison pour libérer de l'emploi..


Une des raisons qui expliquent que le féminisme est encore d'actualité de nos jours.

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Re: homoparentalité

Messagepar Kraepelin » 20 nov. 2016, 14:26

Pepejul a écrit :J'essaie de te faire comprendre que ton "optimum" est très discutable et dépend grandement de celui qui le définit.

Tout est discutable!

Pepejul a écrit : Je pense que tu es conscient que ton modèle de parent optimal correspond si je ne m'abuse à ton propre schéma personnel non ?

Non! C'est, en termes explicites le principe qui, actuellement, oriente l'évaluation des candidats à l'adoption qu'ils soient couples hétéro ou homoparentaux: santé physique et mentale, stabilité financière, conjugale, équilibre psychosexuel, capacité d'attachement, fondement sérieux du désir d'avoir des enfants, réseau social et familial, etc...
La pauvreté ce n'est pas des logements insalubres où s'entassent des familles de dix. C'est n'avoir jamais été aimé ni respecté de toute sa vie. C'est ignorer la différence entre amour et maltraitance et s'attendre à ce qu'une caresse soit suivi d'une pluie de coups.
Jack Williams, SOS Sages-femmes

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Re: homoparentalité

Messagepar Loupa » 20 nov. 2016, 15:13

Kraepelin a écrit :
Pepejul a écrit :J'essaie de te faire comprendre que ton "optimum" est très discutable et dépend grandement de celui qui le définit.

Tout est discutable!

Pepejul a écrit : Je pense que tu es conscient que ton modèle de parent optimal correspond si je ne m'abuse à ton propre schéma personnel non ?

Non! C'est, en termes explicites le principe qui, actuellement, oriente l'évaluation des candidats à l'adoption qu'ils soient couples hétéro ou homoparentaux: santé physique et mentale, stabilité financière, conjugale, équilibre psychosexuel, capacité d'attachement, fondement sérieux du désir d'avoir des enfants, réseau social et familial, etc...


Et en quoi les couples homoparentaux ont moins de capacités que ceux qui sont hétérosexuels ?

Ne me sors pas des statistiques d'organismes homophobes s'il te plait. Leur position oriente le sujet. J'ai des amis homosexuels qui sont aussi attachants que d'autres, à tel point que mes parents pensaient que pour deux d'entre elles, elles étaient hétérosexuelles et seulement amies contrairement à la vision de certains hétérosexuels qui pensent que les homosexuelles, notamment féminines, sont dérangées. Elles ont secouru un chat qui s'était jeté dans le fleuve pour une raison inconnue et que nous avons adopté.

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Re: homoparentalité

Messagepar Kraepelin » 20 nov. 2016, 15:17

Loupa a écrit : ... j'ai peu de doute envers la conclusion, même si je garde des doutes sur mes prémices.

Et bien moi je ne sais pas! C'est pour ça que je m'intéresse aux résultats de recherche et c'est pour ça que je déplore qu'elles soient de mauvaise qualité.
Loupa a écrit : Je suis arrivée à ce raisonnement en raison de : (...)

La présence d'une figure d'attachement sécurisante est primordiale, mais pas du tout suffisante pour répondre aux besoins d'un enfant.

Loupa a écrit : Un déficient intellectuel ne peut être un parent contrairement à ce que tu dis, à moins que ses facultés intellectuelles soient suffisamment intactes. Je ne m'y connais pas suffisamment en déficience intellectuelle pour te le dire à ce stade.

Tu te lances beaucoup dans des sujets que tu connais finalement assez peu. Non?

Loupa a écrit :
Kraepelin a écrit :Un continuum qui va de quoi à quoi?

De hétérosexuel à homosexuel, en passant par bisexuel. Un homosexuel a choisi l'étiquette d'homosexuel car cela correspond mieux à son vécu, mais l'homosexualité ne se situe que sur un continuum.

Alors, oui je connais ce modèle et il me semble illuistratif.

Loupa a écrit : Donc, si on considère que l'homosexualité n'est que sur un continuum, beaucoup d'hétérosexuels peuvent paraître hétérosexuels alors qu'ils tendent vers l'homosexualité.

Oui, il y a même beaucoup d'homosexuels à l'extrémité de ton continuum qui s'acceptent mal et font longtemps semblant d'être hétérosexuels. C'est bien triste pour eux, parce qu'à ce prix ils sont malheureux toute leur vie.

La maturité ce n'est pas être comme ceci ou comme cela. La maturité c'est avoir assez de coffre pour se regarder dans le miroir et admettre qui l'ont est vraiment.

Loupa a écrit : [*]Que la transsexualité est une condition neurologique qui fait en sorte qu'un individu aura l'impression que certaines parties de son corps, comme les seins, ne feront pas partie de son propre corps ? Explique pourquoi.
(...)
C'est relié au problème sur l'homoparentalité de très près. Même au sein d'une famille où il n'y a que des frères, un enfant considérera son corps comme partie intégrante de lui et ne reniera pas son sexe biologique. Un enfant qui vit avec des personnes homosexuels reconnaîtra très tôt qu'il est différent de ses parents adoptifs, en raison de son développement qui se déroulera normalement sur ce point. Rien ne prouve jusqu'ici qu'il aura des problèmes au niveau de son identité de son sexe biologique.

La seule différence retrouvée chez ces enfants de parents homosexuels, c'est que ceux-ci transmettent plus de valeurs d'égalité entre les sexes.
(Étrangement, mais logique.)

C'est là la pomme de discorde. À mon avis, tu interprètes mal les résultats de recherches.

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Recherches sur les compétences parentales et le développement des enfants issus de familles homoparentales

Depuis les années 1970, quelques dizaines de recherches empiriques ont tenté de vérifier si les enfants issus de leur famille se développaient aussi bien que ceux de familles hétéroparentales. La qualité méthodologique de ces recherches est très disparate et leurs thèmes très variés. Selon les recensions de Fitzgerald20, Anderssen et al.21, Tasker22, Patterson23 et Pawelski et al.24,25 ces recherches portent sur des cibles aussi diverses que : l'attachement26, le développement affectif et émotionnel20,21,22,23,24, l'ajustement comportemental21,23,, l'ajustement social20,21,22,23,24, le développement intellectuel20,21,23,, la performance académique22,23,, l'identité et l'orientation sexuelle20,21,22,23,24, les comportements sexués21,22,23,24, les indices de stigmatisation21,24, etc. Les auteurs de recensions observent, le plus souvent, que les résultats de ces recherches montrent peu ou pas de différences entre les compétences parentales ou entre les développements des enfants issus des deux types de familles20,21,22,23,24. Des auteurs27 affirment même qu'on peut parler d'un large consensus. À ce chapitre, il y a quand même de notables exceptions. La recension de Belcastro, en 199428, comptait 14 recherches empiriques relevant des différences significatives et, en 2005, Quick25 en comptait 20. Depuis, se sont ajoutées d'autres recherches empiriques qui montrent des différences significatives, notamment la recherche de Sirota29, Goldberg30, d'Allen31, Sullins32 et la controverséen. 1recherche empirique de Regnerus qui enregistre à elle seule 25 différences sur 40 variables mesurées46.
Dans une revue de la littérature plus explicative, les sociologues Stacey et Biblarz47 suggèrent que cette dissension entre les auteurs reflète un affrontement de nature plus idéologique. Selon eux, deux courants s'affrontent par publications scientifiques interposées. D'un côté, les représentants d'une vision «anti-gay» «hétéronormative» de la famille qui présument que le développement sain d'un enfant dépend de soins donnés par des parents hétérosexuels mariés. De l'autre côté, les nombreux chercheurs en psychologie qui ne partagent pas cette vision conservatrice et qui sont «compatissants» avec les parents de même sexe. Comme les premiers chercheraient, dans les données empiriques sur le développement comparé des enfants, la preuve de différences préjudiciables, les seconds chercheraient «défensivement» à montrer qu'il n'y en a pas ["no difference" doctrine].
« We agree, however, that ideological pressures constrain intellectual development in this field. In our view, it is the pervasiveness of social prejudice and institutionalized discrimination against lesbians and gay men that exerts a powerful policing effect on the basic terms of psychological research and public discourse on the significance of parental sexual orientation. The field suffers less from the overt ideological convictions of scholars than from the unfortunate intellectual consequences that follow from the implicit hetero-normative presumption governing the terms of the discourse - that healthy child development depends upon parenting by a married heterosexual couple. While few contributors to this literature personally subscribe to this view, most of the research asks whether lesbigay parents subject their children to greater risks or harm than are confronted by children reared by heterosexual parents. Because anti-gay scholars seek evidence of harm, sympathetic researchers defensively stress its absence.47 »
Stacey et Biblarz croient observer que cet alignement doctrinaire a infléchi non seulement les cibles et les protocoles de recherche, mais aussi l'interprétation des données au point de bloquer en partie le développement de ce domaine de recherche47. Ils donnent l'exemple de recherches, comme celle de Tasker & Golombok (1997)48, qui montrent des différences significatives entre enfants de famille hétéroparentales et homoparentales. Normalement ces différences auraient dû éveiller l'intérêt et conduire à des recherches plus pointues. Malheureusement, observent Stacey et Biblarz, le contexte politique a plutôt conduit les chercheurs à minimiser ces résultats dans leurs discussions pour finalement conclure, conformément à la doctrine, qu'il n'y a quand même « pas de différences ». Dans leur propre recension, Vecho et Schneider (2005)49 retiendront, de façon plus générale que ce «champ de recherche reste encore limité par le contexte polémique et militant qui a accompagné l’émergence de ces travaux.» (p. 271).
Malgré leurs dissensions, les acteurs des deux camps partagent un certain tronc méthodologique commun. Concernant la collecte des données, ils admettent à peu près tous que les recherches empiriques actuelles présentent d'importants biais méthodologiques. Des commentateurs, observent que le piège du double standard les conduit, chacun de leur côté, à exalter la valeur des méthodes qui conduisent à des résultats qui les confortent dans leurs convictions et à dénigrer les méthodes qui conduisent à des résultats adverses50,51,52. Mais, malgré tout, certains repères demeurent communs.
La sélection des sujets de recherche
Dans une recension portant sur 23 recherches empiriques, Anderssen & al.(2002) constataient déjà qu'elles reposaient toutes sur des échantillons des sujets de type « convenience » ou ne précisaient pas l'origine des sujets21. Anderssen & al., à la suite de Fitzgerald, expliquent que les recherches sur l'homoparentalité sont menées dans des conditions difficiles de recrutement et que ces contraintes conduisent les chercheurs à adopter des méthodes incertaines21,20,53. Le plus souvent, les sujets sont recrutés par petites annonces dans des magazines spécialisés s'adressant à cette cible ou par des sondages en « boule de neige»; méthode consistant à demander à un sujet déjà recruté de suggérer d'autres personnes qui appartiennent à son réseau de relations. Les recherches plus récentes présentent la même caractéristique. En fait, à l'heure actuelle, seulement 7 recherches portant sur 4 échantillons probabilistes ont été publiées54,55,56,57,46,58,31.
Bien que, dans d'autres contextes, ces méthodes de recrutement ne soient pas toujours contraires à une bonne démarche scientifique, il est généralement admis qu'elles tendent à composer des échantillons qui ne sont pas représentatifs de la population étudiée59. Par exemple, dans les recherches considérées ici, les sujets homoparentaux sont presque toujours blancs, instruits et ont de bons revenus20,22,23. Les auteurs de ces recherches le signalent d'ailleurs eux-mêmes comme une source de biais (Biais de sélection) dans la discussion de leurs résultats. Par ailleurs, il est reconnu que, dans un contexte de recherches portant sur un thème controversé, ce mode de recrutement est encore plus hasardeux puisqu'il pourrait ouvrir la porte à une surreprésentation de candidats cherchant la désirabilité sociale20 ou qui participent à une croisade politique60,61 . n. 2
« Évidemment, en adoptant une telle approche, on attire des couples ayant un niveau de scolarité assez élevé et entretenant des liens avec la communauté homosexuelle. Ceux-ci pourraient être des militants (…) qui veulent poser un geste politique en tant qu’homosexuels, ou les couples qui s’entendent particulièrement bien pourraient décider d’être interviewés ou de répondre à un questionnaire, ce qui influencerait les résultats de la recherche et rendrait l’interprétation des résultats difficile. Ambert, A-M (2005) p. 3 63 »
Groupes témoin
Le groupe témoin est un groupe de référence hétéroparentale auquel l'échantillon de parents ou d'enfants homoparental est comparé. Pour que la méthodologie soit valide, les deux groupes doivent être"« appariés », c'est-à-dire être identiques sauf en ce qui regarde la variable à l'étude. On désigne ce principe sous l'expression « toutes choses égales par ailleurs » (Ceteris paribus). Malheureusement, certaines recherches empiriques ne comportent pas de groupe contrôle (10 sur 23 dans la revue de Anderssen et 'al.21) et ceux qui en comportent ne sont pas toujours bien appariés. Par exemple, dans la recherche de Bos de 201064, la composition ethnique et le niveau d'instruction des parents ne sont pas équivalents et dans la recherche de Regnerus de 201246, la structure familiale est uniforme dans un groupe et disparate dans l'autre65. Dans ces circonstances, le chercheur n'est pas certain si ce qu'il mesure est l'effet de sa variable à l'étude ou l'effet des autres différences qui séparent les deux groupes (biais de confusion).
Dispositif d'insu.
Il est reconnu que les préjugés d'un chercheur influencent la mesure de ses résultats dans le sens de ses attentes. On appelle ce phénomène l'effet Pygmalion. Réciproquement, les sujets d'une recherche modifient plus ou moins consciemment leur comportement lorsqu'ils savent être l'objet d'une mesure ou d'une observation. Ce changement est d'autant plus important que l'observation concerne des conduites pouvant faire l'objet de jugement de valeur. On appelle ce phénomène l'effet Hawthorne. Pour neutraliser ces biais de confusion qui fausseraient les résultats, un protocole rigoureux doit, autant que possible, prévoir des mesures d'insu. Par exemple, le chercheur principal confie la correction des questionnaires de recherche et les calculs à des collègues qui ignorent ses hypothèses de recherche et il donne le moins de détails possible à ses sujets pour ne pas influencer leurs réponses. Ces dispositifs sont très rarement utilisés, de façon complète, par les chercheurs en homoparentalité (1 sur 23 dans la revue de Anderssen et al.21)(celle de Bailey & al 199566). Cette absence d'un dispositif d'insu, remarque certains67, serait particulièrement fâcheux dans un champ d'investigation où, justement, les chercheurs et chercheuses «affichent publiquement leur orientation homosexuelle ou leur parti pris pour des courants émancipatoires radicaux» (Tessier 2016, p. 259)
Autres problèmes
Si on ajoute que le plus souvent les recherches reposent sur des questionnaires adressés aux parents, que le groupe est souvent composé d'un trop petit nombre de sujets pour être statistiquement fiable et que la plupart des recherches portent sur des familles homoparentales maternelles (lesbiennes) et sur des enfants trop jeunes pour conclure à l'absence d'effet à long terme20,22,25,68,69, on mesure mieux toute la difficulté à tirer des conclusions tranchées.
« In summary, research on diversity among families with lesbian and gay parents and on the potential effects of such diversity on children is still sparse (Martin, 1993, 1998; Patterson, 1995b, 2000, 2001, 2004; Perrin, 2002; Stacey & Biblarz, 2001; Tasker, 1999). Data on children of parents who identify as bisexual are still not available, and information about children of non-White lesbian or gay parents is hard to find (but see Wainright et al., 2004, for a racially diverse sample)… However, the existing data are still limited, and any conclusions must be seen as tentative… It should be acknowledged that research on lesbian and gay parents and their children, though no longer new, is still limited in extent. Although studies of gay fathers and their children have been conducted (Patterson, 2004), less is known about children of gay fathers than about children of lesbian mothers. Although studies of adolescent and young adult offspring of lesbian and gay parents are available (e.g., Gershon et al., 1999; Tasker & Golombok, 1997; Wainright et al., 2004), relatively few studies have focused on the offspring of lesbian or gay parents during adolescence or adulthood.22 »
Conclusions
Les auteurs plus favorables à l'homoparentalité contourneront ce lourd bilan méthodologique en formulant des conclusions par la négative. Ils affirmeront que la littérature scientifique ne permet pas de confirmer que les parents de familles homoparentales sont de moins bons parents ou que les enfants ne se développent pas aussi bien dans ce type de famille70,71,72. Inversement, les auteurs moins favorables à l'homoparentalité concluront plutôt qu'on ne peut pas retenir de ces études que les parents de même sexe sont d'aussi bons parents73, ou qu'on ne peut tirer aucune conclusion de ces recherches25.
L'orientation sexuelle des parents joue-t-elle un rôle dans celle des enfants ?[modifier | modifier le code]
C'est la question qui a fait l'objet du plus grand nombre de recherches concernant les conséquences d'une éducation reçue de parents de même sexe74. Bien que les seuils de signification statistique ne soient pas toujours atteints, il ressort des recherches que les enfants issus de ces familles semblent envisager plus librement la possibilité d'avoir des relations avec des partenaires de même sexe, effectuent des expériences de cette nature en un peu plus grand nombre et sont moins susceptibles de s'identifier comme exclusivement hétérosexuels75,76,77,78. Par contre, ce libéralisme ne semble pas non plus conduire un beaucoup plus grand nombre d'enfants à s'identifier exclusivement comme homosexuel une fois adulte79,80.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Homoparentalit%C3%A9


Loupa a écrit : Considérant que ... dis-moi pourquoi justement les personnes homosexuelles ne pourraient pas avoir d'enfants ?

Où es-tu allé chercher que je défendrais un point de vue voulant que les personnes homosexuelles ne pourraient pas avoir d'enfant?

Loupa a écrit :Tes exemples extrêmes sont extrêmes justement. Je crois sans me tromper que c'est un sophisme.

Pas du tout!

Loupa a écrit : Edit : Je pense, sans me tromper, que tu essaies de me convaincre de tes exemples.
Tu te trompes encore! Mes exemples te montrent simplement que l'attachement est important, mais pas du tout suffisant.

Loupa a écrit :Si tu connais le développement des enfants, tu sauras que le développement de l'attachement atypique et anormal a un nom et un enfant qui a vécu de l'abus vivra un attachement désordonnée (si je me rappelle bien du nom).

Un attachement est sécurisant ou insécurisant. Dans le second cas, il est anxieux, évitant ou désorganisé.

Loupa a écrit : Contrairement à un adulte homosexuel qui prend soin des enfants en comblant ses besoins, un pédophile profitera de l'enfant et fera en sorte que ce dernier aura peut-être un trouble de l'attachement plus tard.
La consquence est toujours mauvaise, mais pas toujours de la même façon.

Loupa a écrit : À moins que tu dises qu'un adulte homosexuel n'est pas apte à faire les couches et à ne pas profiter de l'enfance d'un enfant en abusant de celui-ci ?

Qu'est-ce qui diable pourrait te faire croire que je dis une pareille chose?

Loupa a écrit : Si des intervenantes féminines peuvent s'occuper d'enfants sans parents en comblant leur besoin d'attachement, ...

Je ne connais pas ce cas de figure! Les seuls exemples qui me viennent sont les soeurs hospitalières qui se sont occupé des orphelins de Duplessis. (Le résultat n'a pas été formidable) et les recherches de Spitz sur la dépression anaclitique.

Loupa a écrit : Même si tu dis ne pas avoir de préjugés, j'ai l'impression que tu en as.

Je vois bien que tu as cette impression. Et peut-être as-tu raison. Mais si tu continus à affirmer ça sans parvenir à me dire qu'elles préjugés et ce qui te laisse croire que je les entretient, je vais finir par penser que c'est toi qui a des préjugés contre ... moi. :a4:

Loupa a écrit :Essaies de déconstruire mes prémices ou ma logique. Ensuite, on pourra dire que tu n'as pas de préjugés. Tu n'as convaincu personne pour l'instant.

Dans l'image bizarre que tu sembles avoir de moi, je suis sensé chercher à convaincre qui de quoi?

Mon point de vue se résume à ceci
Kraepelin a écrit : Une recherche sur le développement comparatif des enfants dans des familles de parents de même sexe n'est pas bonne si:
1- Le choix des sujets est fait au caprice du chercheur ou par une mauvaise méthode d'échantillonnage
2- Il n'y a pas de dispositif dans le protocole pour protéger les données de l'influence des croyances du chercheur.
3- Les groupes ne sont pas comparables
4- Les instruments ne sont pas adaptés à la question posée

Enlève les recherches qui présentent un (ou plusieurs) de ces défaut et tu verras qu'il ne reste pas grand chose.

Que vaut une méta-analyse d'une somme de mauvaises recherches?
Que valent les revues de littérature qui ne tiennent pas compte des biais de publication?

:hausse:
La pauvreté ce n'est pas des logements insalubres où s'entassent des familles de dix. C'est n'avoir jamais été aimé ni respecté de toute sa vie. C'est ignorer la différence entre amour et maltraitance et s'attendre à ce qu'une caresse soit suivi d'une pluie de coups.
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Re: homoparentalité

Messagepar Loupa » 20 nov. 2016, 15:41

J'ai moins de temps cette fois-ci pour te répondre, mais je crois que tu as un biais de confirmation. Je te répondrai plus profondément dans le futur.

Déjà, ce n'est pas parce que je n'ai pas fait d'études comme toi, que je n'ai pas un raisonnement valable. Cogite, Pepejul, LoutredeMer et bien d'autres, je crois, essaient juste de te dire que tu as de mauvaises perceptions et des préjugés. Ce n'est pas parce que c'est ton domaine d'études non plus que tu aurais plus raison, alors que Cogite, que tu as bloqué, te montre justement que tu choisis tes arguments et moi, je crois, que tu te contredis sans cesse.

J'ai fait assez d'études pour avoir une idée des concepts que tu mets de l'avant et étrangement, je ne vois que des contradictions dans ce que tu dis. À moins que l'égalité entre les hommes et les femmes te dérange ? Le féminisme sert à ce que les femmes soient égales aux hommes dans tous les domaines, pas d'être supérieures.

À survoler la conclusion, j'en conclus seulement que les enfants d'homosexuels sont plus ouverts. L'homosexualité se situe sur un continuum.

De plus, l'étude que tu mets de l'avant fait l'objet d'une discussion sur Wikipedia.

En bref, voici ce qui est dit :

Or, cet article ne porte pas sur l'homoparentalité, comme l'on souligné de nombreux commentateurs. Sa méthodologie a été dénoncée, et une enquête de la revue qui l'a publié a conclu qu'il n'aurait pas dû l'être. La page Wikipédia en anglais l'a même retiré définitivement [...]

Pour quelqu'un qui bondit rapidement vers une étude biaisée pour me l'envoyer et dont les pairs scientifiques, spécialistes, constatent l'invalidité scientifique, je constate que tu ne sembles pas trop en être dérangé ?

Tu n'es pas scientifique, ni spécialiste. Tu m'as dit jusqu'à présent que tu as étudié dans le domaine seulement. Les pairs sont une bonne balise étalon, non en sciences ? À moins que la science ne fonctionne pas correctement ?

Edit : Je te les ai mentionnés tes préjugés. C'est toi qui refuses de les voir. Les autres sont témoins.

Je ne continuerai pas indéfiniment pas cette convo, sachant que je n'écris pas assez vite pour que cela ne coupe dans mon temps libre de manière drastique.

Edit 2 : Voici ce qui est dit aussi dans la discussion : Si vous voulez une étude récente, voici ce que dit l'étude d'impact sur le projet de loi de mariage homosexuel en France (rapport officiel) (Etude d'impact : « Projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe », novembre 2012, p.24, lire en ligne) :

Plus de 700 articles scientifiques ont été consacrés, depuis le début des années 1970, à
l'homoparentalité dont 10 % au développement des enfants. « La tendance générale est qu'il n'y a pas de différences massives entre les enfants élevés dans des familles homoparentales et les autres », conclut ainsi Olivier Vécho, maître de conférences en psychologie à Paris X Nanterre. (Auteur de « l’article Homoparentalité et développement de l’enfant : bilan de trente ans de publications dans La psychiatrie de l'enfant », 2005/1 (vol. 48), PUF. Déclaration au journal Le Monde du 25 septembre 2012.)

Il y a une controverse, mais c'est à des fins politiques. Comme le changement climatique. ;)

Edit 3 : Tu dis
Que vaut une méta-analyse d'une somme de mauvaises recherches?


Mmh... Je te laisse là-dessus, mais tu convaincras personne alors que la science a une forme de régulation qui permet d'empêcher des recherches biaisées. C'est la même chose pour le changement climatique ou l'effet de la prière sur la guérison.

À ce stade, tu remets en doute la science dans son intégralité. J'imagine que tu as fait des études en philosophie pour dire cela ? Pour quelqu'un qui met de l'avant mon manque de connaissances, je crois que tu vas - juste un peu - trop loin ? Au lieu de discuter de l'homoparentalité, il faudrait peut-être que tu montres que juste dans un domaine, pour une raison x inconnue, il y a invalidité des recherches les plus pointues à ce sujet. La sociologie, la psychologie, l'histoire, etc. Toutes les sciences humaines fonctionnent de la même manière. Tu te sens prêt à t'attaquer à ce morceau ?

C'est soit cela, soit tu as des préjugés et un biais de confirmation. À moins que tu as bloqué Cogite, car il mettait de l'avant des études qui contredisaient tes présomptions ?

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Re: homoparentalité

Messagepar Kraepelin » 20 nov. 2016, 16:09

Loupa a écrit :Et en quoi les couples homoparentaux ont moins de capacités que ceux qui sont hétérosexuels ?


Contrairement à bien des mes interlocuteurs, je ne suis pas dans un univers de certitudes à ce sujet. Disons plutôt que j'ai des doutes sérieux. J'ai ces doutes parce que les recherches en psychologie du développement montrent qu'un papa et une maman apportent des contributions différentes au développement des enfants. Lorsque les deux parents ont le même sexe, peut ont encore espérer ce double bénéfice?

Mes doutes me conduisent donc à lire les résultats d'études qui ont cherché à vérifier si les enfants se développaient différemment. Ma premi;ere surprise a été de constater que les cherches sont très mauvaises méthodologiquement et ne permettent pas de conclure objectivement grand chose. Ma seconde surprise est de constater que contre toutes attentes, certains auteurs pas très sérieux, se permettent de conclure quelque chose. Ma troisième surprise est de constater qu'il y a une culture de la rectitude politique qui retiennent les autres chercheurs de critiquer ce secteurs de recherche.

Voila!

Loupa a écrit : Ne me sors pas des statistiques d'organismes homophobes s'il te plait. Leur position oriente le sujet.

:dix: :clapclap: :clapclap: :clapclap: :clapclap: :clapclap: :clapclap:

Si tu vas lire mon texte initiale au début de cette discussion tu vas constater que je défend ce point de vue depuis le début:

Kraepelin a écrit :Vous avez raison de mettre en garde vos lecteurs contre les articles sur l’homoparentalité provenant d’auteurs qui naviguent dans le sillage des groupes intégristes religieux. Même si ces gens étaient de bonne foi, les convictions qui les animent sont si fortes qu’elles pourraient altérer sérieusement leur objectivité scientifique et conditionner même la mesure des résultats qu’ils obtiennent dans des recherches empiriques.

Cependant, il ne faut pas être naïf. Les intégristes religieux ne sont pas les seuls à être sensibles à l’effet Rosenthal. Ceux qui croient dans l’homoparentalité, et particulièrement ceux qui navigues dans le sillage des groupes de militants gais, entretiennent eux-aussi des convictions puissantes et susceptibles d’altérer leurs lectures de données empiriques ou la synthèse qu’ils font d’articles scientifiques écrient par d’autres.
La pauvreté ce n'est pas des logements insalubres où s'entassent des familles de dix. C'est n'avoir jamais été aimé ni respecté de toute sa vie. C'est ignorer la différence entre amour et maltraitance et s'attendre à ce qu'une caresse soit suivi d'une pluie de coups.
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Re: homoparentalité

Messagepar Loupa » 20 nov. 2016, 16:16

Alors, remet en doute la façon que la science est construite, car les humains ne sont pas des rats de laboratoire et ont des sentiments.

Aussi, je crois que tu as en plus des préjugés envers les femmes, en plus.

Tu te situes dans le mauvais topic, Kraepelin. ;) Car si tu veux débattre de la validité des sciences humaines, ce n'est pas ici que tu vas avoir une réponse à tes interrogations.

Edit : Tu oublies les familles où il y a seulement des mères monoparentales, un grand-parent, un oncle, etc. Ces enfants se développent moins bien à ton avis ? Tu as une vision hétéronormative de la question.

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Re: homoparentalité

Messagepar Kraepelin » 20 nov. 2016, 16:48

Loupa a écrit : l'étude que tu mets de l'avant fait l'objet d'une discussion sur Wikipedia.

En bref, voici ce qui est dit :

Or, cet article ne porte pas sur l'homoparentalité, comme l'on souligné de nombreux commentateurs. Sa méthodologie a été dénoncée, et une enquête de la revue qui l'a publié a conclu qu'il n'aurait pas dû l'être. La page Wikipédia en anglais l'a même retiré définitivement [...]

:nan:
Tu lis trop vite. Tu multiplies les erreurs. Ce commentaire dans la discussion sur Wikipédia portait exclusivement sur l'article de Regnerus (2012).

Mark Regnerus, « How different are the adult children of parents who have same-sex relationships? Findings from the New Family Structures Study », Social Science Research, vol. 41, no 4,‎ juillet 2012, p. 752–770

Loupa a écrit : Tu n'es pas scientifique, ni spécialiste. Tu m'as dit jusqu'à présent que tu as étudié dans le domaine seulement. Les pairs sont une bonne balise étalon, non en sciences ? À moins que la science ne fonctionne pas correctement ?

Une bonne balise, oui, mais pas la seule balise!
Tellement bonne d'ailleurs que j'ai écris un article scientifique (publié cette année) où je collige les erreurs dont je parle dans cette longue discussion, que mes pairs l'on lu, ont avalé de travers, mais ont bien été obligé d'admettre que j'avais raison et me publier.
:hausse:

Loupa a écrit : Edit : Je te les ai mentionnés tes préjugés. C'est toi qui refuses de les voir.


Mille excuses! Ça m'a complètement échappé! Tu n'auras pas d'inconvénient à me les répéter sous la forme:

Préjugé 1: ...............
citation de Kraepelin : ............
Préjug 2: .............
citation de Kraepelin : ............
Préjugé 3: ............
citation de Kraepelin : ............

Loupa a écrit : Les autres sont témoins.
Pourquoi toujours prendre les autres à témoin? C'est toi qui affirmes que j'ai des préjugés. Défend ton affirmation!

Loupa a écrit : Voici ce qui est dit aussi dans la discussion : Si vous voulez une étude récente, voici ce que dit l'étude d'impact sur le projet de loi de mariage homosexuel en France (rapport officiel) (Etude d'impact : « Projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe », novembre 2012, p.24, lire en ligne) :

Plus de 700 articles scientifiques ont été consacrés, depuis le début des années 1970, à
l'homoparentalité dont 10 % au développement des enfants. « La tendance générale est qu'il n'y a pas de différences massives entre les enfants élevés dans des familles homoparentales et les autres », conclut ainsi Olivier Vécho, maître de conférences en psychologie à Paris X Nanterre. (Auteur de « l’article Homoparentalité et développement de l’enfant : bilan de trente ans de publications dans La psychiatrie de l'enfant », 2005/1 (vol. 48), PUF. Déclaration au journal Le Monde du 25 septembre 2012.)

C'est justement là qu'est la pomme de discorde!

Si cette conclusion de Vécho vous convient et que vous ne voulez pas aller plus loin, c'est très compréhensible. Dans ces conditions, cependant, ce fil de discussion n'est pas pour vous puisque justement son objet est la critique méthodique de cette conclusion. Mais ma contestation de cette conclusion ne repose pas sur un préjugé. Elle repose sur une connaissance approfondit des articles à la base de cette conclusion.

Loupa a écrit : Mmh... Je te laisse là-dessus, mais tu convaincras personne alors que la science a une forme de régulation qui permet d'empêcher des recherches biaisées.

J'aimerais que tu ai raison. Je l'aimerais infiniment! Malheureusement la psychologie et la sociologie ne sont pas la chimie!

Loupa a écrit : À ce stade, tu remets en doute la science dans son intégralité.

Pas du tout! Tu me comprends vraiment mal! Plusieurs spécialistes et auteurs sérieux relèvent les mêmes problèmes que ceux que j'ai soulevé. La science avance.

Loupa a écrit : J'imagine que tu as fait des études en philosophie pour dire cela ?

Tu imagines mal, encore! Je te recommande d'arrêter d'imaginer quelque temps et de poser clairement les questions aux bonnes personnes.

Comment trouves-tu mon idée?

Loupa a écrit :Pour quelqu'un qui met de l'avant mon manque de connaissances, je crois que tu vas - juste un peu - trop loin ? Au lieu de discuter de l'homoparentalité, il faudrait peut-être que tu montres que juste dans un domaine, pour une raison x inconnue, il y a invalidité des recherches les plus pointues à ce sujet. La sociologie, la psychologie, l'histoire, etc. Toutes les sciences humaines fonctionnent de la même manière. Tu te sens prêt à t'attaquer à ce morceau ?

http://www.sciencepresse.qc.ca/actualit ... ificateurs
:hausse:
Dernière édition par Kraepelin le 20 nov. 2016, 17:16, édité 1 fois.
La pauvreté ce n'est pas des logements insalubres où s'entassent des familles de dix. C'est n'avoir jamais été aimé ni respecté de toute sa vie. C'est ignorer la différence entre amour et maltraitance et s'attendre à ce qu'une caresse soit suivi d'une pluie de coups.
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Re: homoparentalité

Messagepar Kraepelin » 20 nov. 2016, 17:08

Loupa a écrit : Alors, remet en doute la façon que la science est construite, car les humains ne sont pas des rats de laboratoire et ont des sentiments.

Aussi, je crois que tu as en plus des préjugés envers les femmes, en plus.

Tu imagines bien que je vais te demander: quel sont ces préjugées et qu'est-ce que je peux bien avoir écrit qui te laisse croire que j'entretient de semblables préjugés?
:bah:
Est-ce simplement parce que je conteste le crédot des féministes radicales québécoises?

Loupa a écrit : Tu te situes dans le mauvais topic, Kraepelin. ;) Car si tu veux débattre de la validité des sciences humaines, ce n'est pas ici que tu vas avoir une réponse à tes interrogations.


Euuuu! C'est parce que c'est moi qui est ouvert cette topic!

Loupa a écrit : Edit : Tu oublies les familles où il y a seulement des mères monoparentales, un grand-parent, un oncle, etc. Ces enfants se développent moins bien à ton avis ? Tu as une vision hétéronormative de la question.

Oui et ce n'est pas mon avis. Ce sont les faits et nous les connaissons depuis longtemps

Par exemples:

COTÉ, L., PRONOVOST, J., ROSS, C , 1989, Prévalence des comportements suicidaires
et étude des composantes dépressives chez des adolescents de niveau secondaire, Rapport de recherche, Département de Santé Communautaire
du Centre Hospitalier Régional de la Mauricie (Shawinigan).

FLEWELLING, R.L., BAUMAN, K.E., 1989, Family structure as a predictor of initial
substance use and sexual intercourse in early adolescence, Journal of Marriage
and the Family, 52, 1, 171-181.

Furstenberg, F. F., and Kiernan, K. E. 2001. Delayed parental divorce: How much do children benefit?
Journal of Marriage and Family, 63, 446-457.

LOEBER, R., STOUTHAMER-LOEBER, M., 1986, Family factors as correlates and predictors
of juvenile conduct problems and delinquency, in M. Tonry, N. Morris, Crime
and Justice: An Annual Review, 7, 29-150.

Sun, Y., and Li, Y. 2002. Children’s well-being during parents’ marital disruption process: A pooled time-series analysis. Journal of Marriage and Family, 64, 472-488.

Waldfogel J, Craigie TA, Brooks-Gunn J. (2010) Fragile families and child wellbeing.
Future Child. 2010 Fall;20(2):87-112.

Wallerstein j.s. (1987) Children of divorce. Report of a ten-year follow-up of early latency-age children, Am Journ of Orthopsy 57(2), 199-211
La pauvreté ce n'est pas des logements insalubres où s'entassent des familles de dix. C'est n'avoir jamais été aimé ni respecté de toute sa vie. C'est ignorer la différence entre amour et maltraitance et s'attendre à ce qu'une caresse soit suivi d'une pluie de coups.
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