Brassens était-il misogyne ?

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jroche
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Re: Brassens était-il misogyne ?

#26

Message par jroche » 14 sept. 2015, 11:59

jean7 a écrit :Théorie démentie par la bibliographie, voir http://www.georges-brassens.com
Mmouais... une liaison qui exclut d'emblée la cohabitation et les enfants ne serait pas jugée satisfaisante par la majorité des gens. L'était-elle tellement pour lui ?
Dernière modification par jroche le 14 sept. 2015, 14:37, modifié 1 fois.
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Corwin
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Re: Brassens était-il misogyne ?

#27

Message par Corwin » 14 sept. 2015, 14:32

Pepejul a écrit :Les connes n'ayant en général pas d'humour je ne t'intégrais pas, Loutredemer, dans cette catégorie.
LoutredeMer a écrit : auprès de moi tu trouves une pirouette pour ne pas t'excuser? Je ne vais pas dire que tu descends dans mon estime parce que je n'en avais déjà pas pour toi : je déteste tes agressions et tes sarcasmes perpétuels envers beaucoup ici, à la limite du harcèlement(…) Alors on va faire une chose toi et moi (…) : je t'ignore et tu m'oublies.
Image

(Avatar en promo, pas cher)


A Marseille, c'est comme à Toulouse,
« On se traite de con à peine qu'on se traite »¹.
La-bas, si tu n'insulte pas quelqu'un, il croit que tu le méprise.

Mais sur les forums, ça marche moins bien.

Un peu, des fois… mais quand même moinsse.

Pour en revenir au sujet…
(quoique… on est peut-être toujours dedans)

La génération de Brassens est celle qui précède juste celle de la libération des femmes, et de l'égalité des sexes.
Elle portait déjà ces idées, mais dans les mœurs comme dans les lois, c'était encore à peu près le 19e siècle.

Aussi favorables qu'ils pussent être à ce mouvement, les hommes avaient des difficultés dans la relation avec les femmes, notamment, sans doute, parce qu'ils inhibaient leur part de féminité. Incapables de se mettre à la place de l'autre sexe, les plus sensibles vivaient ce divorce de façon encore plus douloureuse.

Extrait de l'interview légendaire ¹ :
Image
Ferré : Non, parce qu’on est chocolat, et moi quelqu’un qui est tendre je suis marron, si je suis marron je suis un esclave, et si je suis un esclave je suis plus un homme, voilà, c’est tout, vous comprenez. On n’a pas le droit de se foutre dans les pattes d’une bonne femme qui nous tient en laisse, voilà, c’est tout, vous comprenez. C’est tout.

Brel : Moi je suis trop jeune pour parler de tout ça.

(…)

Brel : Mais il y a très peu de gens qui sont faits pour l’amour.

Brassens : La plupart, si on leur en avait pas parlé, ils y auraient même pas pensé.

Brel : c’est une invention de la littérature de la Renaissance.

(…)

Brel : Oui, je suis relativement misogyne, enfin, oui, enfin, je trouve pas que toutes les femmes exploitent tous les hommes.

Ferré : J’aime bien le relativement. Quand même, explique moi ce que ça veut dire relativement misogyne.

(…)

Brassens : Misogyne, c’est le type qui se méfie des femmes.

Brel : Oui, je suis méfiant. Je crois pas tout le baratin...

Brassens : D’un autre côté, sont-elles responsables, les femmes ?

Brel : Non, pas du tout ! C’est pour ça que je dis que je ne suis que relativement misogyne. Elles sont élevées comme ça. Très souvent, enfin. Comme nous, nous sommes élevés aussi très souvent… Il y a l’amour, cet instinct de propriété, qui est quand même développé aussi.

Ferré : Vous savez, moi, je crois que l’homme est un enfant et que la femme n’est pas un enfant, voilà.
1. Claude Nougaro, Ô Toulouse.
2. Débat entre Georges Brassens, Léo Ferré et Jacques Brel, animé par François-René Cristiani, diffusé le 6 janvier 1969 sur RTL.
Retranscrit, avec les photos de Jean-Pierre Leloir, dans Trois hommes dans un salon, Brel, Brassens, Ferré, 2003, Editions Fayard/Chorus, 2003.
« On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde » (Pierre Desproges)
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LoutredeMer
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Re: Brassens était-il misogyne ?

#28

Message par LoutredeMer » 14 sept. 2015, 15:54

Corwin a écrit :
Brassens : Ah ben la femme c’est un être charmant quand elle s’en donne la peine.
Et pénible quand elle... sans s’en donner la peine.
....
Cristiani : Mais, est-ce que vous pensez qu’elle est capable d’apporter quelque chose d’important à l’homme, l’équilibre, par exemple ?
Brassens : Je pense que nous trois nous sommes des types qui pouvons, sur ce plan-là, nous passer de femme, sur un autre plan, non.
Ben sur ce plan, on a besoin de personne, on est en équilibre.
A-t-on besoin tellement d’équilibre, d’ailleurs ? Peut-être même nous n’en avons pas besoin.
(…)
Cristiani : Mais Léo Ferré est beaucoup plus catégorique, il répond "Non", pourquoi ?

Brassens : Enfin moi, par galanterie, je ne serais pas tout à fait de son avis.
Mais uniquement par galanterie, quoi.
Chouette ! Quelqu'un qui lit mes sources ! ;) Les réponses de Brassens sont assez explicite vous ne trouvez pas?
Exnihiloest a écrit :Le problème de la mentalité actuelle, c'est de vouloir tout juger en termes moraux, et en voulant, en plus, utiliser les critères d'aujourd'hui pour les plaquer sur le passé.
Brassens avait en partie le conditionnement de son époque à propos de la femme, personne ne peut y échapper.
Alors pourquoi nier qu'il était misogyne puisque c'était le contexte de l'époque?
jean7 a écrit :Brassens... il faut accepter de se décoincer et descendre un peu dans le caniveau pour prendre des leçons d'humanité
Heureusement que beaucoup de femmes dont d'admirables politiciennes (eg Simone Weil, Gisèle Halimi) et d'autres de la rue et moins de la rue se sont "décoincées" pour changer les mentalités de la pauvre vieille France en 60-70-80... :mrgreen:
Chanur a écrit :
LoutredeMer a écrit :Je crois que ce serait clair. :roll:
Bah oui : ça prouverait que si Brassens avait été misogyne, il aurait eu raison. :langue:
:roll: :a2:
Ptoufle a écrit :Dans cette interview, c'est Ferré le plus acerbe. Il entraîne Brel et Brassens sur ce terrain.
Oui. Mais Brassens et Brel ont assez d'intelligence et de personnalité pour ne pas se faire entrainer par qui que ce soit.
Ptoufle a écrit : Brassens : "Non moi je suis pas du tout misogyne"
J'ai connu des gens qui disaient ca aussi et qui l'étaient. Dissonance cognitive :mrgreen: . Ou mauvaise foi (culpabilité d'admettre ou souci de présenter une bonne image).
Cartaphilus a écrit :Attention à ne pas confondre l'homme et l'auteur, surtout quand on méconnaît les engagements du premier et que l'on interprète librement les textes du second.
Effectivement la distinction est importante. Et je pense qu'il est important de connaitre la personne derrière l'oeuvre. Sinon c'est trop facile. J'ai eu beaucoup de déceptions : Ferré, Gauguin, Emerson, etc... Les plus grand humanistes dans leurs oeuvres ne le sont pas forcément dans les actes de leur vie. C'est incohérent et dérangeant.
Franchement, comment prendre au premier degré le texte Misogynie à part... « Elle m’ouvre tout grand son missel sur le dos », « Elle déclame du Claudel »... ?
Brassens avait les deux : du second et du premier, et de l'humour certes. Brel était je pense davantage premier degré. Dire qu'un artiste est misogyne est tout simplement dire qu'il n'est pas parfait. Ce n'est pas un drame. Ca n'enlève pas grand chose à l'oeuvre immense de Brassens.

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Pepejul
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Re: Brassens était-il misogyne ?

#29

Message par Pepejul » 14 sept. 2015, 16:30

Accuser Georges Brassens d'être un gars misogyne
c'est comme de traiter Guy Bedos de raciste
Coluche d'illettré et Desproges de fasciste !
C'est pas bien compliqué de lire entre les lignes...
On a tort d'écrire tord ! Le prochain qui fait la faute je le tords !

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jroche
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Re: Brassens était-il misogyne ?

#30

Message par jroche » 14 sept. 2015, 16:31

LoutredeMer a écrit :Heureusement que beaucoup de femmes dont d'admirables politiciennes (eg Simone Weil, Gisèle Halimi).
Simone Veil, je présume. Simone Weil (1909-1943) a émis des idées politiques (dont l'abolition des partis politiques) et s'est engagée dans les Brigades Internationales, mais n'a jamais eu autrement de responsabilité politique...
Demander du paranormal ou psi répétable, conforme aux critères scientifiques les plus courants, c'est demander les villes à la campagne.

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LoutredeMer
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Re: Brassens était-il misogyne ?

#31

Message par LoutredeMer » 14 sept. 2015, 16:43

jroche a écrit :
LoutredeMer a écrit :Heureusement que beaucoup de femmes dont d'admirables politiciennes (eg Simone Weil, Gisèle Halimi).
Simone Veil, je présume. Simone Weil (1909-1943) a émis des idées politiques (dont l'abolition des partis politiques) et s'est engagée dans les Brigades Internationales, mais n'a jamais eu autrement de responsabilité politique...
Oui, bien sur :oops:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Simone_Veil

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Re: Brassens était-il misogyne ?

#32

Message par Corwin » 14 sept. 2015, 19:12

Si le misogyne est celui qui crie « toutes des salopes ! », alors on comprend qu'on n'ait pas classé Ferré ou Brassens dans cette catégorie. Dans la bouche de Ferré, d'ailleurs, le mot « salope » était plutôt un éloge.

Machos, sexistes, certes…

Mais Brel, lui… Son amertume à l'égard des du beau sexe était considéré avec une certaine indulgence, celle que l'on a envers ceux qui en ont, manifestement, beaucoup souffert. Cette clémence était due sans doute aussi au fait qu'il avait chamboulé les codes, avec la chanson Ne me quitte pas, où il se montrait en homme jouant le rôle dévolu jusqu'alors aux femmes: « l'ombre de ton ombre, l'ombre de ta main, l'ombre de ton chien ».

Mais tous trois, en revanche, justifiaient sans doute l'accusation de phallocratie, endossée par tous les hommes de ce temps.
Mais, que voulez-vous. Ils étaient des années 20 (1916, même, pour Ferré)…
Dernière modification par Corwin le 15 sept. 2015, 10:24, modifié 1 fois.
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Re: Brassens était-il misogyne ?

#33

Message par Nicolas78 » 14 sept. 2015, 19:24

jroche a écrit :
jean7 a écrit :Théorie démentie par la bibliographie, voir http://www.georges-brassens.com
Mmouais... une liaison qui exclut d'emblée la cohabitation et les enfants ne serait pas jugée satisfaisante par la majorité des gens. L'était-elle tellement pour lui ?

Et pourquoi pas ?
Je connais un couple ne se voyant que 6 mois dans l'année, il sont marié depuis 20 ans.
C'est pas une preuve de bonheur, mais il on l'air vachement moins emmerdé que tout c'est couples qui sont l'un sur l'autre 24h/24 et qui se plaignent de leurs conjoint à la moindre sortie sans l'autre...

Avoir des enfants n'est pas non plus une fatalité d'un couple, quoique presque :a2:

Qu'en est t'il des célibataires, jugés comme une situation insatisfaisante par une majorité de gens...
Combien de personne en couple depuis 20 ans, aigris et fatigué, reverrais d'en avoir le courage (d’être célibataire*) ? Probablement pas une majorité, mais surement un bon paquet... :lol!:

*GB aimait la solitude, il à construit un couple qu'il pensait pouvoir apprécier ainsi malgré probablement la pression sociale autour d'une telle situation (tjr d’actualité...)...il semblerais que ce fut le cas (qu'il eu apprécié ceci), même si rien ne le prouve.

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Re: Brassens était-il misogyne ?

#34

Message par Ptoufle » 15 sept. 2015, 04:06

Salut LoutredeMer,

si tu lisais tes propres sources et ne découpais pas ce qui t'arrange dedans, tu aurais pu conclure que Brassens considérait surtout les femmes au cas par cas, ce qui n'a rien à voir avec la misogynie. Il le dit explicitement dans les passages que je t'ai cité précédemment. Maintenant si dans cette interview tu préfères ne retenir que ce qui t'arrange, tu vas pouvoir faire des procès à beaucoup de monde ! Le ton et le contexte de la conversation avec le journaliste est aussi à prendre en compte !
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Re: Brassens était-il misogyne ?

#35

Message par lau'jik » 15 sept. 2015, 07:06

Bonjour,
Corwin a écrit :Cette clémence était due sans doute aussi au fait qu'il avait chamboulé les codes, avec la chanson Ne me quitte pas, où il se montrait en homme jouant le rôle dévolu jusqu'alors aux femmes: « l'ombre de ton ombre, l'ombre de ta main, l'ombre de ton chien ».
j'avais vu l'extrait d'une interview* de Brel où il expliquait à une journaliste qu'il ne comprenait pas l'engouement pour cette chanson comprise par le public, à tort, comme une chanson d'amour romantique alors qu'il la voyait comme une moquerie, qu'il trouvait le personnage ridicule et pathétique en somme. Je ne sais pas si il le pensait vraiment ou s'il voulait juste contrarier, il semblait prendre le contre-pied de toutes les "images" de lui que la journaliste présentait. Mais bon j'ai vu ça il y a longtemps...

*Mais je n'arrive pas à la retrouver... :cry:

Je ne me permettrais pas de juger des qualités et défauts d'un homme à l'aune de quelques interview* où il est facile de dire, suivant l'humeur, tout et son contraire. De plus chacun évolue dans sa façon d'être au gré des rencontres et des expériences. Ca ne semblait pas simple pour lui un extrait où il évoque sa relation aux femmes (voir à partir de 16'26).

Qui peut se prévaloir de connaître le coeur d'un homme ?

*Moi si on venait m'asticoter pour savoir ce que je suis, je pense, pourquoi j'écris ceci ou cela, à un moment je raconterais n'importe quoi juste pour faire chier m'amuser :mrgreen:
"Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs et rigoureux de tous ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l'ouvrir." Pierre Dac
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LoutredeMer
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Re: Brassens était-il misogyne ?

#36

Message par LoutredeMer » 15 sept. 2015, 07:09

Ptoufle a écrit :Salut LoutredeMer,

si tu lisais tes propres sources et ne découpais pas ce qui t'arrange dedans, tu aurais pu conclure que Brassens considérait surtout les femmes au cas par cas, ce qui n'a rien à voir avec la misogynie. Il le dit explicitement dans les passages que je t'ai cité précédemment. Maintenant si dans cette interview tu préfères ne retenir que ce qui t'arrange, tu vas pouvoir faire des procès à beaucoup de monde ! Le ton et le contexte de la conversation avec le journaliste est aussi à prendre en compte !
Je me suis plantée en raccourcissant à l'essentiel et pour éviter le pavé d'une citation très longue, comme préconisé sur le forum , et vu la longueur du post et mes reponses à beaucoup de participants point par point.La preuve en est que dans l'interview que j'ai raccourcie il y a une reponse a laquelle il manque la question. Je n'ai pas fait ca intentionnellement parce que ca m'arrange.

Dorénavant, je copie-collerai tout, ca me fatiguera moins et je ne veux pas etre accusée de malhonneteté intellectuelle.

Je remets donc le lien et le pavé tel quel. Et perso, j'arrete là, chacun pense ce qu'il veut.

http://lagitation.free.fr/spip.php?arti ... uote]Quand Brel, Ferré et Brassens se lâchaient...
par L’agitation dans la boîte à outils, 30 mai 2010


Le 6 janvier 1969, à l’initiative du magazine Rock & Folk et de RTL, Georges Brassens, Léo Ferré et Jacques Brel sont invités à débattre ensemble [1]. L’interviewer était François-René Cristiani. C’est l’origine des photos célèbres qui les représentent réunis autour d’une table.

L’interview dure un peu plus d’une heure, dont 7 minutes consacrées à parler...des femmes.
L’ambiance est bon vivant, détendue, on se lâche. Vous avez dit sexisme ? Mais non ils rigooolent !

Trente quatre ans après, l’interviewer ne reconnait que pour mieux les excuser les propos misogynes qui avaient été tenus alors : On verra que, revendiquant de penser par eux-mêmes, ils restent rebelles à toute autorité-Ni Dieu ni maître-mais que leurs digressions sur la chose politique peuvent être péremptoires ou confuses. Comme celles sur les femmes, où la misogynie fait plus qu’affleurer : ils la jouent vraie "réunion de mecs" - à peine atténuée par une pincée de second degré [où ça ?]. Un étalage qui aurait tôt fait, aujourd’hui, d’effaroucher le monde du médiatiquement correct. [2]

Traduction : "Venez pas nous casser les c*******, si on a plus le droit de dire c’qu’on veut c’est la dictature." L’idée qu’une chape de plomb politiquement/médiatiquement correcte se serait abattue sur le monde occidental est un air connu qui est issu de la droite américaine des années Reagan...

Si vous avez déjà été énervéE par le sexisme des chansons de Brel, Ferré ou Brassens et que vos amiEs ne voient vraiment pas le problème et vous traitent limite de paranoïaque-hystérique quand vous en discutez (ben oui on touche pas aux idoles comme ça non mais !), ce morceau de franchise mâle pourra vous être utile...


"Quelle place tient la femme dans votre vie ?"

Ci-dessous : Le même passage, retranscrit.


François-René Cristiani : Quelle place tient la femme dans votre vie ?

[rires]

Brassens : Ah c’est une autre histoire.

Ferré : Je crois qu’on est tous logés à la même enseigne.

Brel : Je crois qu’on a tous les trois répondu.

FRC : en riant, oui.

Brassens : Ah ben la femme c’est un être charmant quand elle s’en donne la peine.
Et pénible quand elle... sans s’en donner la peine.

[rires]

Brel : Moi je crois que la femme c’est quelque chose
qui se donne de toute façon et toujours beaucoup de peine.

[rires]

FRC : pas l’homme ?

Brel : oh, l’homme aussi.

FRC : Qu’est ce que vous appréciez chez une femme ?

Brassens : Ca dépend ce qu’on attend des, des femmes quoi.

[rires]

FRC : Oui justement alors qu’en attendez vous ?

Brel : Ce qu’on espère ou ce qu’on redoute.

FRC : Oui alors qu’en attendez vous, qu’en espérez vous, qu’en redoutez vous ?

Brassens : Ben je crois que c’est tout simple un type rencontre une femme,
il est amoureux d’elle, ça dure deux mois, ça dure deux ans, ça dure vingt ans
et puis c’est tout quoi, c’est comme pour tout le monde. Je crois que là c’est
pareil aussi, vous savez.

FRC : ... mais, est ce que vous pensez qu’elle est capable d’apporter quelque chose d’important à l’homme, l’équilibre, par exemple ?

Ferré : Non !

FRC : Pourquoi ?

Ferré : Parce que.

Brassens : Je pense que nous trois nous sommes des types qui pouvons, sur ce plan-là, nous passer de femme, sur un autre plan, non. Ben sur ce plan, on a besoin de personne, on est en équilibre. A t’on besoin tellement d’équilibre, d’ailleurs, peut être même nous n’en avons pas besoin.

[rires]

Brassens : Non, une femme peut être emmerdante, une femme peut être charmante, ça dépend des quelles ça, vous savez. La femme en général, ça c’est une autre histoire. Je ne crois pas,moi,
de nouveau, je répète toujours le même truc, ça dépend de la femme à laquelle tu as affaire.
Ca dépend de sa nature, de son caractère, des atomes crochus qu’on a avec elle.

FRC : Mais Léo Ferré est beaucoup plus catégorique, il répond "Non", pourquoi ?

Brassens : Enfin moi par galanterie je ne serais pas tout à fait de son avis, mais uniquement par galanterie quoi.

[rires]

Brassens : Mais j’ai jamais été tellement emmerdé par des femmes du reste.

Ferré : Non. Moi, je dis non, , non.Parce que la femme n’a de cesse que n’arrive après la fin de l’amour la tendresse. La tendresse, c’est ce bâtard de l’amour insoutenable qui fout tout par terre et qui moi me rend encore plus seul que tout vous comprenez. La tendresse, c’est la fin du monde quoi. Parce que ça prend...

FRC : C’est une lâcheté ?

Ferré : Non, parce qu’on est chocolat et moi quelqu’un qui est tendre je suis marron, si je suis marron je suis un esclave et si je suis un esclave je suis plus un homme, voilà, c’est tout, vous comprenez. On n’a pas le droit de se foutre dans les pattes d’une bonne femme qui nous tient en laisse, voilà, c’est tout, vous comprenez. C’est tout.

FRC : Jacques Brel ?

Brel : Moi je suis trop jeune pour parler de tout ça.

[rires]

Brassens : Moi je pense que les femmes, c’est comme pour vous, ça dépend de celles qu’on rencontre. Je sais pas s’il faut quand même mettre tout le monde dans le même panier, ça dépend des femmes que l’on peut rencontrer. Je crois que sur le plan de ce que nous faisons, nous n’avons pas tellement besoin des femmes. Nous avons besoin des femmes comme tous les autres d’ailleurs vous savez très bien pourquoi on a besoin des femmes.

FRC : Bien sûr, allons.

Brel : Pour faire le marché

[rires]

Ferré : Vous savez les anarchistes disent pas "ma femme", "ma femme" c’est quelque chose comme "ma pipe", n’est ce pas, ma compagne je trouve ça très noble, n’est ce pas. "Ma compagne", ça a quelque chose de fraternel, quelque chose d’égal, vous comprenez. "Ma femme", c’est possessif, c’est comme "mon mari", c’est possessif aussi.

Brassens : Ah ça c’est bien plus possessif.

Les trois interviewés : Absolument. Encore plus. Tu parles

Brassens : Non mais l’amour est une chose difficile aussi. D’ailleurs vous voyez bien, ça réussit pas tellement à la plupart des gens.

Brel : Mais il y a très peu de gens qui sont faits pour l’amour.

Brassens : La plupart, si on leur en avait pas parlé, ils y auraient même pas pensé.

Brel : c’est une invention de la littérature de la Renaissance.

Brassens : Et puis faut pas oublier quand même que la vie sexuelle a de l’importance aussi chez les individus. C’est même une des choses les plus importantes après la...

Ferré : L’amour c’est une chose instantanée. C’est l’histoire de Verlaine et du Rève familier, ou La passante de Baudelaire. Bon, au fond, l’amour, c’est ça. Il faudrait pouvoir faire l’amour... je dis ça en toute quiétude, sans aucune mauvaise pensée, faire l’amour avec une femme IN-STAN-TANEMENT et ça c’est pas possible et pourtant des fois on en a envie et on a trouvé des gens comme ça. Il vous est arrivé de trouver une fille dans la rue avec qui ont ferait l’amour IMMÉDIATEMENT. Ca c’est pas possible ! Pourquoi, parce qu’il y a dix mille tabous autour de ça. C’est ça à quoi sert la femme. Cette espèce d’autre soeur, la soeur. Avant la mort.

Brel : On est tous les trois beaucoup trop féminins pour apprécier follement les femmes.

FRC : Alors quelle différence entre l’intérêt que vous pouvez porter à une femme et l’intérêt, l’affection que vous portez à des animaux ?

Ferré : Les animaux sont innocents.

[rires]

Brel : Les femmes aussi.

[...]

Ferré : Les animaux sont innocents, les animaux sont à protéger parce que vous pouvez... Vous avez le droit sur votre chat, sur votre chien, sur votre chimpanzé, vous pouvez le tuer comme une mouche personne vous dira rien, vous pouvez pas tuer un enfant, vous allez en taule. Alors l’enfant est protégé. Alors moi les gens ça m’intéresse pas.

Brassens : Alors moi j’aime les animaux parce que j’en ai eu étant p’tit je crois.

Ferré : Oui mais d’accord tu les aimes parce que tu les as aimé étant petit, ça veut rien dire. Il y a des petits qui aiment pas les animaux !

Brassens : Je les ai aimé comme ça parce qu’ils étaient à côté de moi, parce que je les voyais et j’ai continué à en voir.

Brel : Tu es né dans un endroit où il y avait des bêtes tout le temps, voilà, c’est ça.

Brassens : Il y avait des chiens, des chats...

Ferré : Oui mais tu les aimes bien !

Brassens : Bien sûr. Je m’intéresse quand même toujours aux animaux. Je ferais un détour pour pas écraser un hérisson.

FRC : Mais alors c’est quelque chose de plus, de nouveau, de différent de l’intérêt que vous portez à une femme, ou... c’est supérieur...?

Brassens : Je pense pas que ça puisse se comparer.

Brel : C’est pas le même emploi

Brassens : On utilise pas les animaux pour la même chose, enfin non.

[rires]

Brassens : Non, c’est autre chose. C’est un monde quand même très différent, vous voyez.

FRC : Mais vous "utilisez" les femmes ?

Brassens : Non, on n’"utilise" pas les femmes, rhôô, dans l’amour, vous savez, on s’utilise les uns les autres, là, c’est pas...

Ferré : On est toujours exploités par les femmes.

Brel : Oh non, oh non, allez allez

Ferré : Toi qui as une réputation de misogyne...

FRC : vous l’êtes pas misogyne ?

Brel : Oui, je suis relativement misogyne, enfin, oui, enfin, je trouve pas que toutes les femmes exploitent tous les hommes.

Ferré : J’aime bien le relativement. Quand même, explique moi ce que ça veut dire relativement misogyne.

Brassens : Non moi je suis pas du tout misogyne moi je m’en fous une femme me plait elle me plait quoi. Une femme me plait pas elle me plait pas. Ca va pas plus loin. C’est pas un parti pris.

Ferré : Misogyne, c’est pas ne pas aimer une femme, comme ça. Ca veut pas dire ça.

Brassens : Misogyne, c’est le type qui se méfie des femmes.

Brel : Oui, je suis méfiant je crois pas tout le baratin...

Brassens : D’un autre côté, sont elles responsables les femmes ?

Brel : Non, pas du tout ! C’est pour ça que je dis que je ne suis que relativement misogyne. Elles sont élevées comme ça très souvent enfin. Comme nous nous sommes élevés aussi très souvent... Il y a l’amour, cet instinct de propriété qui est quand même développé aussi.

Ferré : Vous savez, moi, je crois que l’homme est un enfant et que la femme n’est pas un enfant, voilà.

[1] François-René Cristiani (journaliste), Jean-Pierre Leloir (photographe), Trois hommes dans un salon, Brel, Brassens, Ferré (retranscription de la conversation entre les trois artistes, diffusée sur RTL, le 6 janvier 1969), éd. Fayard/Chorus, 2003

[2] Trois hommes dans un salon, déjà cité, p.11
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Re: Brassens était-il misogyne ?

#37

Message par Corwin » 15 sept. 2015, 10:22

lau'jik a écrit :j'avais vu l'extrait d'une interview* de Brel où il expliquait à une journaliste qu'il ne comprenait pas l'engouement pour cette chanson comprise par le public, à tort, comme une chanson d'amour romantique alors qu'il la voyait comme une moquerie, qu'il trouvait le personnage ridicule et pathétique en somme. Je ne sais pas si il le pensait vraiment ou s'il voulait juste contrarier, il semblait prendre le contre-pied de toutes les "images" de lui que la journaliste présentait.
En 1959, Suzanne Gabriello, son amante depuis 4 ans, se sépare de Brel parce qu'il ne veut pas abandonner sa femme et ses trois enfants. Cela lui inspire cette chanson, où il se montre en effet sous un jour particulièrement pathétique. Édith Piaf, spécialiste, après Damia, Fréhel et tant d'autres, de la dépression amoureuse sur microsillons, déclarera : « Un homme ne devrait pas chanter des trucs comme ça ! »1

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Quelques années plus tard, comme beaucoup se remémorant une telle situation, Brel s'est trouvé rétrospectivement ridicule. Conscient en outre que les crises passionnelles sont surtout le fruit du narcissisme, il affirma alors que la chanson n'était pas un cri d'amour, mais « un hymne à la lâcheté des hommes. C’est jusqu’où un homme peut s’humilier. Je sais qu’évidemment ça peut faire plaisir aux femmes qui en déduisent, assez rapidement semble-t-il, que c’est une chanson d’amour. Et ça les réconforte ; et je comprends bien ça… »2.

Jacques Brel était un homme tourmenté (notamment par les femmes) et cultivait volontiers le paradoxe. La remise en question systématique, et souvent de mauvaise foi, était chez lui une manière courante. Mais il faut dire que c'était également dans l'air du temps, aux alentours de 1968.

Confirmant l'adage « Malheureux en amour, heureux au jeu » Jacques Brel, grâce à cette infortune sentimentale, toucha le jackpot, puisque Ne me quitte pas est devenu un standard, avec un nombre incalculable de versions et d'interprètes (dont Ray Charles, Shirley Bassey, David Bowie, Neil Diamond, Frank Sinatra, Madonna, Cyndi Lauper, Barbra Streisand …)

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La même chose arrivera bientôt à Claude François, qui créa Comme d'habitude en 1967 suite à sa séparation d'avec France Gall. On remarquera que la carrière internationale de cette chanson est due à l'adaptation en anglais qu'en a faite Paul Anka (1968), qui avait lui-même accédé à la gloire en chantant un amour malheureux (Diana, 1957, vendu à dix millions d'exemplaires).

Les sceptiques diront que ce n'est pas suffisant, comme statistique, pour confirmer le proverbe.
Mais moi j'y crois.

Comme je ne gagne jamais au jeu…

1. Marc Robine, Le Roman de Jacques Brel, Éditions Anne Carrère - Éditions du Verbe (Chorus), 1998.
2. Entretien de Jacques Brel avec Geneviève de Vilmorin, animé par Emmanuel Poulet pour RTL (1966).
« On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde » (Pierre Desproges)
La vidéo

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lau'jik
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Re: Brassens était-il misogyne ?

#38

Message par lau'jik » 15 sept. 2015, 11:04

Merci pour ces précisions Corwin,
Corwin a écrit : Comme je ne gagne jamais au jeu…
... moi non plus... :hausse: je devrais peut être jouer que quand mon cher et tendre me tape sur le système, quelqu'un a des statistiques ? :mrgreen:
"Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs et rigoureux de tous ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l'ouvrir." Pierre Dac
"Ne pas connaître son talent, c'est faciliter la réussite des médiocres."

jean7
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Re: Brassens était-il misogyne ?

#39

Message par jean7 » 15 sept. 2015, 21:21

Nicolas78 a écrit :
jroche a écrit :
jean7 a écrit :Théorie démentie par la bibliographie, voir http://www.georges-brassens.com
Mmouais... une liaison qui exclut d'emblée la cohabitation et les enfants ne serait pas jugée satisfaisante par la majorité des gens. L'était-elle tellement pour lui ?
Et pourquoi pas ?
Je dirais même plus : et quand bien même !
Imaginons, "il n'y a pas d'amour heureux", qu’effectivement sa relation avec la femme de sa vie soit un échec (il faut tout de même une bonne imagination. Pas de mariage, mais toujours ensembles. c'est assez atypique comme "couple dans l'échec", mais imaginons).
Que pourrait signifier pour un misogyne de faire en sorte qu'une femme partage l'éternité de sa tombe ? Là, je demande un scénario...

Pour revenir sur "misogynie à part". Nous sommes à une époque où la domination mâle est bien plus généralisée que maintenant.
Cette chanson a du plaire aux oreilles des miso/phallos auditeurs au premier degrés de tous poils... l'effet sur eux ? Entrainés du refrain aux couplets, ils se retrouvent à la première personne du singulier à se décrire en... esclave sexuel. Je trouve assez fort ce retournement de situation.

Et en infériorité culturelle aussi car ils vont bien se demander un jour "heu, au fait, c'est qui Claudel ?"...

Cette chanson est un piège pour eux.
Le libre arbitre est à la causalité ce que le corps est à la physique

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Pepejul
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Re: Brassens était-il misogyne ?

#40

Message par Pepejul » 16 sept. 2015, 07:10

La misogynie de Brassens serait-elle un piège à con(ne)s ? :lol: :lol: :lol:
On a tort d'écrire tord ! Le prochain qui fait la faute je le tords !

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Guy Béart...

#41

Message par MaisBienSur » 16 sept. 2015, 07:31

Le chanteur Guy Béart est mort ce mercredi à l'âge de 85 ans, a indiqué son attaché de presse

Un autre de nos grands chanteurs français est mort aujourd'hui :cry:

La mort du dernier troubadour
Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu.
Avant, j'étais indécis, maintenant je n'en suis plus très sûr...

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Re: Guy Béart...

#42

Message par Corwin » 16 sept. 2015, 10:35

MaisBienSur a écrit :Guy Béart est mort ce mercredi à l'âge de 85 ans
Finalement, il n'aura pas connu le grand chambardement.
On est content pour lui.
Corwin a écrit :Comme je ne gagne jamais au jeu…
lau'jik a écrit :moi non plus… je devrais peut être jouer que quand mon cher et tendre me tape sur le système, quelqu'un a des statistiques ?
Cela a été fait pour les proverbes météorologiques, mais ici la méthode pourrait être un peu plus compliquée.

N'empêche, si on établissait une corrélation, imaginez les slogans de la Française des Jeux ou de Loto-Québec :
- Cocu ? veinard ! - Femme qui se tire, chance au tirage - Faites de vos cornes des cornes d'abondances
- Une de perdue, tant pis pour elle ! - Trompé, c'est gagné !
- Amant dans le placard, pognon dans le tiroir - Ton mec te plaque, à toi les cent plaques…


Mais il est vrai que le succès des chansons n'est pas dû au hasard.
Il est normal que celles qui pleurent sur les peines de cœur touchent nos âmes perdues.
Mais il y a quand même des coïncidences, ce qui nous ramène d'ailleurs un peu au sujet.

On a fait le grand écart en passant de Georges Brassens à Claude François, mais par le biais de la misogynie c'était assez bien venu.

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Ce dernier en effet est connu pour son comportement assez monstrueux avec les femmes. Cela serait devenu pathologique après que « son grand amour et sa seule épouse », alors qu'il était encore jeune chanteur inconnu, l'avait plaqué pour Gilbert Bécaud, déjà star. Mais la loi cosmique s'était aussitôt mise en branle, et quelques semaines après ce drame conjugal, Cloclo devenait la nouvelle idole des jeunes. Et pas en chialant, mais avec au contraire une ode à la gloire des femmes, Belles ! Belles ! Belles !.

Pendant ce temps, Bécaud, lui, voyait son succès s'étendre à la planète grâce à son standard de la sinistrose amoureuse « Et Maintenant » (inspiré par les larmes d'une femme).

Comme quoi, on peut avoir à la fois les nénettes, les pépettes, et la gloire.

Je devrais essayer, finalement…
« On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde » (Pierre Desproges)
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