L'association américaine des consultants en nutrition (The American Association of Nutritional Consultants): Elle représente qui et quoi?

 

Stephen Barrett, M.D.

 

Quelle que soit votre spécialité, une chose est certaine, si vous
offrez des conseils sur la nutrition et la diète, vous devriez
modifier votre statut professionnel en devenant membre de
l'American Association of Nutritional Consultants. Votre certificat
prestigieux de membre de la A.A.N.C bien en vue dans votre
cabinet, pour vos patients et collègues, est un signe de votre
statut professionnel et adhérence à des normes élevées et votre
compétence en matière de nutrition. Vous démontrez en plus
votre dévouement à la recherche de santé maximale par la
nutrition et l'appui que vous apportez à votre Association
Professionnelle.

Tel était le texte d'une "Lettre ouverte à tous les professionnels" au sujet d'éléments particuliers du Nutrition & Dietary Consultant, la revue mensuelle de l'American Association of Nutritional Consultants [AANC] au milieu des années '80. Le certificat -- imprimé sur du faux parchemin et portant un ruban rouge et un sceau rouge -- paraît en effet attrayant et professionnel. Mais ceux qui y sont exposé seraient mieux de regarder de près ce qu'il signifie.

Les racines de l'AANC

Selon son fondateur, Henry Holcomb, l'AANC a commencé en 1981 comme l'American Association of Nutrition & Dietary Consultants (AANDC). Durant 1983, l'AANDC a adopté son nom actuel tout en absorbant un groupe semblable, l'International Academy of Nutritional Consultants (IANC).

L'IANC a été fondée en 1979 par Kurt Donsbach, D.C., fondateur et président de Donsbach University School of Nutrition, une école non-accréditée, par correspondance. Donsbach, surnommé "le roi des vitamines" par le Los Angeles Times, a aussi été directeur général du National Health Federation, un group qui fait la promotion d'une foule de pratiques de santé douteuses. Donsbach a un dossier criminel, ayant été condamné à deux reprises. En 1971, il a plaidé coupable d'avoir pratiqué la médecine sans permis. En 1997, il a plaidé coupable à un non-paiement d'impôt et à contrebande de médicaments non-approuvés. Ses nombreuses entreprises commerciales ont inclut la vente d'aliments naturels comme détaillant; la production et marketing de suppléments; la publication, l'édition, et les médias; la distribution de pièces d'identité douteuses; et la direction de cliniques au Mexique qui traitent le cancer et beaucoup d'autres conditions, par des méthodes non-prouvées

L'inscription régulière à l'IANC, qui est disponible à tout le monde, coûte $10 par année (plus tard augmentée à $12 l'an) inclut aussi un abonnement à leur revue. Le "Professional membership," qui coûte $50 par année, inclut l'inclusion dans le bottin et un "certificat attrayant pour votre cabinet." Le membership "sustaining", à $150 l'an, donne droit à un escompte de 15% sur les annonces placées dans la revue. Plus de 50 des membres "sustaining" comprenaient des individus impliqués dans la promotion de méthodes annoncées dans la revue. Les demandes faites pour le membership "sustaining" nécessitaient la mention des degrés professionnels et la spécialité. Toutefois, aucun détail additionnel était requis sur la source des degrés, et aucune tentative n'est été faite pour vérifier les pièces d'identité ou réputation des candidats.

En 1979, l'IANC commença à publier The Journal of the International Academy of Nutritional Consultants avec une première impression de 25,000 exemplaires, la plupart envoyés gratuitement aux chiropracticiens. Son premier éditeur était Alan Nittler, M.D., un médecin de la Californie qui aurait perdu son droit de pratique en 1975 suite à des "thérapies nutritionnelles" non prouvées. Après trois numéros, il a été remplacé par Hans Kugler, Ph.D., président de l'International Academy of Wholistic Health and Medicine, et auteur de Seven Keys to a Longer Life. En 1981, le nom de la revue a été changé pour Health Express, Donsbach a pris la charge d'éditeur en chef, et le marketing a été entrepris par l'entremise des magasins d'aliments naturels et kioske à journeaux. Durant la majorité de l'année 1982, Holcomb a agit comme éditeur, gérant général, et directeur des ventes, tandis que Donsbach était mentionné sur l'entête de lettre soit comme directeur éditorial ou chef editeur.

Le membership de l'AANC était structuré de façon semblable à celui du IANC. Durant les années 1980, un membre associé était de $30, membre professionnel était $50, membre "sustaining" $100, et membre à vie, $250. En juin 1986, elle comptait 111 membres à vie. Durant l'existence de l'AANC, les demandes d'inscription n'exigeaient aucun renseignement au sujet de la compétence mais notaient que les degrés seraient mentionnés sur le certificat s'ils étaient inclus dans la demande.

La "revue" de l'AANC

La "revue" de l'AANC a fait ses débuts en 1983 comme un journal "tabloid" appelé The Nutrition and Dietary Consultant dont le nom a été changé plus tard au courant de l'année, à The Nutritional Consultant. Quand l'IANC et l'AANC se sont fusionnés, leurs publications aussi sont devenues une appelée The Nutritional Consultant & Health Express ("le magazine que les gens lisaient pour des conseils nutritionnels"). Vers la fin de 1984, elle a été appelée Your Nutritional Consultant ("le magazine que l'amérique lit pour conseils nutritionnels")

Jusqu'au milieu des années 1980, Henry Holcomb a été nommé éditeur et Myra E. Holcomb, qui était aussi "executive secretary" de l'AANC, était inscrite comme éditeur et gérant général. Le Statement of Ownership, Management and Circulation, soumis au Postal Service en octobre 1985 mentionnait les deux noms comme propriétaires et déclarait un tirage de 8,196 comparé à 12,685 en 1984. En mars, 1986, toutefois, le nom d'Henry n'était plus visible dans les publications de l'AANC, sans raison donnée, et Myra a été nommée éditeur. En même temps, la revue est redevenue en format "tabloid" dans le but de diminuer sur les coûts.

L'AANC déclara que sa revue était "préparée spécialement pour vous qui générer une partie de vos revenus actuellement comme conseiller en santé ou en nutrition appropriée, ou proposer le faire dans l'avenir." Chaque numéro contenait des articles faisant la promotion de pratiques non-prouvées ou non-scientifiques ou des annonces de produits de valeur douteuse, dont certains ayant fait partie d'intervention gouvernementale pour mauvais étiquetage.

Pour les premiers numéros suite à la fusion qui a donné naissance à l'AANC, son comité national de conseillers était imprimé sur l'entête de lettre avec Donsbach comme directeur. Mais quelques mois plus tard, l'entête de lettre a été modifié indiquant Donsbach seulement comme un de six éditeurs contributeurs. A plusieurs moments, l'entête de lettre de l'AANC incluait sept, huit, ou neuf membres de son comité national de conseillers, dont un d'eux, Gary Pace, avec un Ph.D. provenant de Donsbach University.

Pace a pratiqué comme conseiller en nutrition à Garden City, New York. En 1985, le State Attorney General de New York, Robert Abrams a déposé une poursuite civile contre lui, l'accusant de pratique de médecine sans permis, pour fausses réclamations, et l'usage illégal de pièces d'identité au sujet de sa formation. Les manigances de Pace, selon Abrams, auraient induit des centaines de consommateurs à débourser des sommes d'argent comme paiement d'examens physiques inappropriés, d'épreuves de laboratoires sans valeur (incluant l'analyse capillaire et l'analyse de cristalisation des herbes), de faux conseils nutritionnels, et pour des suppléments de vitamines, minéraux et d'herbes qui n'étaient pas nécessaires. Abrams a dit qu'au moins 251 clients auraient payé en moyenne $307 durant les quatres années précédentes. Certaines de ses patientes auraient rapporté que Pace avait fait l'examen de leurs seins et organes génitaux. Plusieurs clients ont fait des dépenses considérables additionnelles pour rassurance médicale qu'elles n'avaient pas les maladies que Pace aurait diagnostiquées. Une a été conseillée par son médecin de cesser de prendre la vitamine A suite à une coloration jaune de ses paumes à cause de surdosage. Pace aussi enseignait au collège communautaire local et était modérateur d'un programme à la radio. Le cas a été réglé par une injonction empêchant Pace de pourvuivre sa pratique de médecine illégalement ou d'utiliser le "Ph.D." ou "Dr." dans ses démarches avec la population à moins d'avoir des pièces d'identité reconnues. Durant la même période, Abrams a obtenu un ordre de la cour empêchant Donsbach University d'offrir ses cours aux résidents de New York.

Tôt après les interventions légales d'Abrams contre Pace et Donsbach, Pace a été retiré du comité de l'AANC et le nom de Donsbach a été enlevé de l'entêtre de lettre de The Nutrition and Dietary Consultant.

Le bottin de l'AANC

Le National Profile Directory of Nutritional Consultants contenait 686 pratiquants étiquetés "nutritionnistes professionnels," mais mentionnait que puisque l'inclusion dans le bottin exigeait une demante écrite, la liste "ne représente pas nécessairement le nombre total des membres le d'AANC qui au moment de la publication se chiffrait à 5,618." (Ce chiffre était probablement erronné parce qu'il est identique à celui dans le bottin 1985.) Le bottin indiquait le nom du consultant, son adresse, numéro de téléphone, les analyses utilisées, les modalités offertes, et les détails de la spécialisation. Dix-neuf pourcent de ceux inclues étaient des chiropracticiens. Neuf pourcent n'avaient pas de degré quelconque, 12% avaient un B.A ou B.Sc., 10% un M.A. ou M.S., 23% un Ph.D., et 3% un M.D. Les autres noms étaient suivis de quelques 40 initiales, beaucoup que je ne connaissait pas.

"Les analyses utilisées" incluent un bilan complet par un médecin conventionnel, l'analyse capillaire, la cristalisation des herbes, analyse d'urine, formule sanguine, un test pour déterminer le type métabolique, un test de salive, l'iridologie, la kinésiologie, des questionnaires informatisés, des anlayses de diète, et des tests cytotoxiques.

"Les modalités offertes" incluent l'acupression, l'acuponcture, la thérapie de chélation intraveineuse, la thérapie de chélation par voie orale, la médecine générale, la détoxification, l'herbologie, l'homéopathie, l'hypnose, la naturopathie, le nursing, l'optométrie, l'ostéopathie, la réflexologie, l'irrigation colonique, la chiropractie, la chirurgie dentaire, le biofeedback, l'hydrothérapie, le massage, le yoga et la thérapie par mégavitamines et minéraux.

Les "spécialités d'appui nutritionnel" étaient les allergies, le cancer, la nutrition diabétique, la réhabilitation des toxicomanes, les problèmes endocriniens, la nutrition générale, la nutrition gériatrique, l'hypoglycémie, la nutrition pédiatrique, les conditions cutanées, la cessation du tabagisme, la nutrition sportive, le contrôle du stress, la dysfonction de l'articulation temporo-mandibulaire, le contrôle du poids, le syndrôme pré-menstruel, la nutrition prénatale, les maladies cardiques et cardio-vasculaires, les problèmes digestifs, ainsi que les problèmes de la colonne vertébrale, des os et des articulations.

Les bottins de l'AANC contenaient des annonces semblables à celles de leur revue. L'édition 1985 incluait des annonces pour des remèdes homéopathiques, le pau d'arco (un supposé remède pour le cancer), des produits d'acides aminés, deux produits de "chélation par voie orale" qui subséquemment ont été retirés du marché, un irrigateur du colon, et pour l'analyse capillaire (pour lesquels les membres de l'AANC avaient un escompte de 36%). Le bottin 1986 incluait des annonces pour des suppléments diététiques et pour un hôpital Mexicain où le laetrile et d'autres traitments charlatanesques étaient administrés.

L'adhésion est ouverte à tous

Le membership dans l'AANC et ses prédecesseurs a été ouvert à tout le monde. En 1983, Sassafras Herbert (un caniche) est devenu membre de l'AANDC et Charlie Herbert (un chat) membre de l'IANC. Les deux étaient des animaux domestiques appartenant à Victor Herbert, M.D., J. D., un scientifique reconnu en nutrtion. Tout ce que le docteur Herbert a fait, était de soumettre leur nom et adresse et inclure $50. Donsbach a réagit à cette nouvelle en déclarant que les membres professionnels de l'IANC étaient requis d'avoir "une formation professionnelle adéquate . . . soit un dégré universitaire dans une des disciplines de santé ou provenant de l'Université de Donsbach." La demande d'admission demandait quatre questions sur la formation professionnelle, mais "Charlie" n'a pas répondu à ces questions. Malgré l'énorme publicité faite de l'admission des deux animaux domestiques dans le monde de la consultation en nutrition, leur adhésion n'a jamais été cancellée. Après la première année d'adhésion dans l'AANDC, le docteur Herbert a réussi à obtenir une nouvelle admission dans l'AANC en postant $50 et le nom et l'adresse d'un autre chien.

En janvier 1985, des annonces dans The Nutrition & Dietary Consultant invitaient les lecteurs de demander un "Questionnaire de demande d'adhésion et de compétence." La demande demandait le nom, l'adresse, le numéro de téléphone, l'établissement de formation, la spécialisation, le degré et l'année d'obtention, le temps que le candidat a consacré de façon professionnelle à la nutrition, les noms d'autres associations de santé auxquelles le candidat appartient, et les noms de deux professionnels de la santé orientés en nutrition qui pourraient fournir des références. Après que le processus a commencé, une personne que je connais a complété une telle demande utilisant un faux nom, mentionnant un diplôme en nutrition d'une école qui émet des certificats sur demande et fournissant des références appropriées. Sa candidature a été acceptée aussitôt la demande recue. L'AANC a écrit aux personnes mentionnées comme références -- non pas pour des renseignements sur le candidat, mais leur demandant de devenir membres de l'AANC! Une autre personne que je connais a contourné le processus de demande d'adhésion en postant le $50 seulement avec le nom et l'adresse du hamster de sa fille (voir plus bas). Elle aussi a recu, dans quelques jours, une lettre l'avisant de l'acceptation comme membre. Plusieurs numéros de The Nutrition and Dietary Consultant contenaient un coupon applicable à une adhésion qui, comme dans les années passées, demandait que le nom du candidat, son adresse, et "initiales de degré" s'il en avait.

Ce certificat a été émis durant le milieu des années 1980 à un hamster dont le nom a été expressément omis pour ne pas dévoiler l'identité du propriétaire

"Certification"

Les membres professionnels de l'AANC sont aussi inivtés à devenir des "Consultants certifiés en nutrition." Selon l'AANC:

La marque CNC à la suite du nom d'un "Consultant en Nutrition"
est un signe à qui que ce soit que la compétence du pratiquant
a été certifiée par son Association Professionnelle -- que cette
personne a répondu aux critères professionnels en plus de, et au
delà, des études académiques normales et/ou de l'expérience
professionnelle.

On réfère à une désignation RNC dans la littérature de l'AANC signifiant "Consultant cerfifié en nutrition" (registered nutritional consultant). En 1989, l'AANC cataloguait près de 200 "consultants certifiés en nutrition," incluant James F. Balch, Jr., M.D., et son épouse Phyllis, co-auteurs de Prescription for Nutritional Healing, un livre irresponsable que plusieurs détaillants d'aliments naturels utilisent pour prescrire des produits pour leurs clients.

Selon un article par Myra Holcomb, les candidats CNC devaient être des membres professionnels d'un statut irréprochable dans l'AANC et "qui ont satisfait aux exigeances élevées d'adhésion." Toutefois, la demande d'adhésion CNC ne demande rien au sujet de la formation, l'expérience ou la compétence, mais seulement le nom de trois références professionnelles (qui, quand j'ai fait ma demande, n'ont jamais été contactées). Les exigeances incluaient:

L'examen de nutrition CNC a été divisé en sections sur la base d'anatomie, principes de nutrition, thérapie vitaminique, la nutrition et problèmes usuels, l'individualité biochimique, la nutrition supérieure, la nutrition ortho-moléculaire, la nutrition pour la prévention des maladies, la diète et la maladie, la nutrition de l'enfance, de la gériatrie, les toxines acquises de l'organisme et leur éradication, et la pseudo-diététique. Les candidats ont été demandés de soumettre une déclaration certifiée conforme qu'aucune autre personne a contribué de l'aide à l'examen, mais qu'ils ont eu accès à une liste de livres, qu'ils pouvaient acheter de l'AANC, chacun d'eux pouvant aider à répondre aux questions d'une section de l'examen. Ceux qui reussissent l'examen reçoivent un certificat attrayant.

Les questions de l'examen étaient divisées à peu près également en choix multiples ou de type vrai ou faux. Les candidats étaient demandés de choisir "la réponse la plus précise, malgré que dans certains cas, si le candidat est d'un calibre supérieur et voudrait être épineux, il (elle) pourrait avoir le droit de préciser des circonstances où aucune des réponses serait la bonne."

Des experts en nutrtion qui ont revisé des portions de l'examen à ma demande, ont noté que plusieurs des questions n'avaient pas de réponse exacte et qu'ils y avait beaucoup d'erreurs d'orthographe. La signification clinique de certaines questions -- comme par exemple si la farine de blé pourrait être suffisante pour la survie des charaçons -- n'était pas claire.

Le permis de pratique comme "nutritionniste"

Au milieu des années 1980, les diététiciens (ennes) avaient commencé à faire passer des lois pour limiter le mot "nutritionniste" à des personnes avec des pièces d'identité reconnues. Certaines de ces lois aussi définissent "la pratique de nutrition" et la limite à des pratiquants licenciés. Ce mouvement a été stimulé en grande partie par l'émergence d'écoles non-accréditées de nutrition et d'organismes comme l'AANC. Les diététiciens et diététiciennes croient -- comme moi -- que le gouvernement devrait essayer de protéger la population contre les individus qui se présentent avec des fausses pièces d'identité.

L'AANC s'est opposé à ces projets de lois et ont même rédigé leur propre projet de loi, le "Nutritional Couselors Licensing Act" qui permetterait à ses membres d'obtenir un permis de pratique. Toutefois, leurs activités ont eu peu d'impact politique.

Statut actuel

J'ai cessé de suivre les activités de l'AANC en 1989 et n'a pas eu connaissance d'indication ultérieure de son existence jusqu'en janvier 1998, alors que Donsbach annonçait qu'il avait repris son leadership en 1994 mais l'a par la suite transmis à Wendell W. Whitman, B.A..,M. Div., N.D. L'annonce a paru dans un éditorial dans le premier numéro de HealthKeepers Magazine, qui a été décrit comme "une fusion du Journal of the Certified Natural Health Professional et le HealthKeepers Journal donnant naissance à une publication globale qui est la voix pour tous les professionnels de santé naturelle et pour les nutritionnistes." Whitman est décrit comme un consultant en nutrition avec 12 ans d'expérience. Son dégré de naturopathe provient de Clayton University in Birmingham, Alabama, une université non-accréditée.

Whitman est aussi le co-fondateur de la National Association of Certified Natural Health Professionals et
co-fondateur et doyen de Trinity College of Natural Health, une école par correspondance qui offre des certificats de Master Herbalist (M.H.) et Doctor of Naturopathy (N.D.) et un certificat en Nutritional Counseling (C.N.C.). Le collège est dit "certifié" par l'American Naturopathic Medical Certification and Accreditation Board,Inc., (qui n'est pas une agence reconnue par le U.S. Secretary of Education). Le site Web de l'école catalogue 326 graduée en naturopathie. Un aperçu biographique sur le site web de la CNHP note que Whitman utilise la kinésiologie, l'iridologie, l'herbologie et la thérapie nutritionnelle dans sa pratique. HealthKeepers aussi a un site web.

L'AANC est à Warsaw, Indiana. Le site de l'AANC contient une formule d'adhésion qui ne demande aucun renseignement sur l'expérience ou les pièces d'identité du candidat.

Il n'est pas clair si l'AANC est encore en fonction. Plusieurs choses sont claires, toutefois. Durant son histoire de 15 ans, l'AANC a fait la promotion dune grande variété de théories et pratiques non-scientifiques sur la nutrition. Son processus d'adhésion et pièces d'identité ont toujours été une farce. Ses membres n'ont jamais été demandés d'avoir une formation légitime, et ils ont demandé que le gouvernement des états leur donne la permission de pratiquer comme ils le veulent.

Selon moi, l'AANC a un côté valable en puissance. Etre membre de cet organisme est un signe fiable de quelqu'un à ne pas consulter pour conseils.

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