Assistance mentale: procédures à éviter

 

Stephen Barrett, M.D.

 

Beaucoup de types de pratiquants qui affirment traiter des conditions mentales utilisent des méthodes douteuses. Les procédures suivantes sont à éviter:

"Auditory Integration Training" (AIT) (Formation d'intégration auditive)

L'AIT a été développé en France par Guy Bérard, un oto-rhino-laryngologue dans les années '60 comme un  traitement de l'autisme. Il a été introduit aux États-Unis en 1991. Il a été recommandé chez les enfants et adultes qui présentent des problèmes d'apprentissage, troubles de déficit de l'attention, la dépression, les migraines, et plusieurs autres conditions. Les partisans maitiennent que les individus présentant ces conditons souvent ont une ouïe désorganisée, hypersensible, différente d'une oreille à l'autre, ou en d'auttres mots anormale. La première étape de l'ATI est un audiogramme qui détermine les seuils auditifs à plus de fréquences que normalement mesurées durant les tests auditifs. Les candidats ensuite sont soumis  des "scéances de formation" -- typiquement deux scéances d'une demie-heure par jour sur une période de 10 jours -- qui impliquent écouter de la musique qui a été modifiée par ordinateur pour enlever les fréquences auxquelles ils sont hypersensibles. L'American Academy of Pediatrics et l'American Academy of Audiology ont averti qu'aucune étude bien structurée n'a démontré que l'AIT serait utile. [1,2]. Les appareils AIT n'ont pas l'approbation de la FDA pour traitement de l'autisme, les troubles de déficit de l'attention, ou tout autre condition médicale. En 1997, la FDA a bani l'importation de l'Electric Ear ou tout appareil AIT fait par Tomatis International, de Paris, France.

Le traitement Doman-Delacato

Cette approche, aussi appelée "patterning" a été développée durant le milieu des années 1950 et est offerte par les Institutes for Human Potential à Philadelphie, Pennsyvanie. Ses partisants maintiennent que la majeur partie des cas de retard mental, difficultés d'apprentissage, et problèmes de comportement sont causés par atteinte cérébrale ou "pauvre organisation neurologique." Le traitement est basé sur l'idée que des niveaux élevés de stimulation motrice et sensorielle peuvent entrâiner le système nerveux et diminuer ou guérir les handicaps causés par des lesions cérébrales. Les parents qui suivent le programme peuvent être conseillés d'exercer les membres de l'enfant de façon répétée et utiliser d'autres moyens qui seraient supposer augmenter la circulation sanguine au cerveau et réduire l'irritabilité cérébrale. En 1982 et en 1999, l'American Academy of Pediatrics a publié sa prise de position concluant que le "patterning" n'a aucun mérite, que les déclarations de ses partisans ne sont pas prouvées, et que les demandes faites aux familles sont tellement grandes que dans certains cas il pourrait causer du tort [3,4]. Le National Down Syndrome Congress a endossé la prise de position et l'a publié sur son site web. En 1996, le neurolgue Steven Novella, M.D. a revu la littérature médicale et a conclu que le "patterning" était une pseudoscience [5].

Désensibilisation par mouvement des yeux et retraitement (Eye movement Desensitization and Reprocessing (EMDR)

L'EMDR est recommandé pour le traitement du stress post-traumatique, des phobies, des difficultés d'apprentissage, et une variété d'autres problèmes mentaux. La méthode consiste à demander au patient de se souvenir de l'incident traumatique le plus clairement possible et d'évaluer certaines sensations avant et après avoir suivi des yeux le doigt du thérapeute dans un mouvement avant-arrière [6]. L'auteur du EMDR et le partisan le plus connu, Francine Shapiro, Ph.D. reçu son doctorat non-accrédité en 1988 et fonda l'Institut EMDR pour la formation de professionnels de santé mentale. Elle et ses associés auraient formé plus de 22,000 cliniciens à travers le monde dans des ateliers qui coûtaient $385 en 1997 [7].L'EMDR ressemble à des thérapies variées traditionnelles de comportement pour la réduction de phobies exigeant les clients d'imaginer des évènements traumatiques d'une façon progressive en présence d'un thérapeute de soutien. Toutefois, la recherche contrôlée aurait démontré que l'élément qui distingue le plus l'EMDR (l'observation visuelle) n'est pas nécessaire et n'est relié aucunement aux bienfaits que le patient reçoit [8]. Des revues récentes ont conclu que les résultats maintenus comme appui de l'EMDR proviendraient de rapports de cas et d'études la plupart non contrôlées et pauvrement structurées et que la théorie de l'EMDR n'est pas conforme aux connaissances scientifiques du rôle des mouvements oculaires [9,10].

Communication assistée

Il s'agit d'un procédé par lequel un "facilitateur" tient la main ou le bras d'une personne sérieusement handicapée qui tape au dactylo, ou sur ordinateur, ou avec un autre appareil du genre , un message composé de lettres, numéros, ou mots. On prétend que cela aide les individus à frapper les clés du dactylo qu'ils veulent sans influencer le choix des clés. Certains thérapeutes de la parole (orthophonistes) et autres éducateurs spécialisés utilisent cette procédure chez les individus avec autisme et retard mental sévère. Les partisans maintiennent qu'elle permet à ces patients de communiquer. Toutefois, plusieurs études ont démontré que la procédure n'est pas valide parce que le résultat est en réalité déterminé par le "facilitateur." [11,12] Dana une étude, par exemple, les patients autistiques et les facilitateurs ont assisté à des projections de photos d'objets communs et été demandés des identifier sous trois conditions différentes: (a) dactylo assisté par les facilitateurs qui n'ont pas vu les photos-stimuli, (b) dactylo non assisté, et (c) situation où les patients et facilitateurs ont vu les photos en même temps. Dans cette dernière situation, les photos en paires étaient les mêmes ou différentes, et les participants étaient au dacylo assistés pour étiquetter ou décrire les photos. Aucun patient a donné la bonne réponse quand le facilitateur n'a pas vu la photo. Les chercheurs ont conclu que les facilitateurs ne se rendaient pas compte qu'ils influencaient les patients [13]. L'American Psychological Association a dénoncé la communication assistée et a averti que l'utiliser pour souligner des accusation d'abus par les membres de la famille ou d'autre préposés aux soins menace les droits civils des handicapés et ceux accusés [14]. En 1994, la FTC a réglé les accusations que deux compagnies auraient fait des déclarations fausses et non-prouvées au sujet d'appareils de "communication assistée" qu'ils ont commercialisés.

Technique d'organisation neurale (Neural Organization Technique ou NOT)

Cette approche est basée sur la notion que les difficultés d'apprentissage, les psychoses chez les enfants, le retard mental, la paralysie cérébrale, l'éneurésie, et la daltonisme sont reliés à des désiquibres musculaires causés par les os crâniens mal alignés. NOT, une variation de la thérapie crânienne, a été développée par un chiro de New York, Carl Ferreri, et a été enseignée à des centaines d'autres chiros. Ses adeptes maintiennent corriger "les trajets neuraux bloqués" en "ajustant" les os du crâne avec pression à certaines régions du crâne. La population a été exposée au NOT quand les chiros ont soumis des enfants à la procédure dans une projet de "recherche" subventionné par les autorités scolaires en Californie. Un rapport de 1988 dans le magazine Hippocrates a décrit comment les enfants avec l'épilepsie, le syndrôme de Down, la paralysie cérébrale, la dyslexie, et plusieurs autres difficultés d'apprentissage, étaient forcés d'endurer de la pression douloureuse crânienne, ou appliquée à la voûte du palais, ou aux yeux. Un parent s'est plaint que son enfant a eu une convulsion suite à pression appliquée sur les globes oculaires [15]. En 1991, un jury a ordonné Ferreri de payer $565,000 en dommages à sept enfants et leurs parents qui l'ont poursuivi pour douleur physique et émotionnelle reliée au traitement. Deux autres chiros impliqués dans la cause ont conclut un accord pour un total de $207,000.

Tcchnique neuro-émotionnelle (NET)

Le NET est une autre approche chiropratique qui se concentre sur la "libération de blocs émotionnels des patients accumulés dans la mémoire de l'organisme." Celui qui l'a découvert, Scott Walker, D.C., d'Encinitas, en Californie, la décrit comme un "moyen liant l'organisme et le cerveau, sans dialogue, de faire face à des aberrations émotionnelles." [16] Ses partisans maintiennent que tout le monde a ce genre de blocs et que l'organisme "rejoue" ces vieux souvenirs, qui peuvent affecter la santé d'une façon adverse [17]. Selon un récent article, quand les patients ayant des maladies chroniques ne semblent pas s'améliorer au long d'un traitement, et quand la structure, la nutrition et la "toxicité" ont été adressées, les partisans du NET recherchent un "Complexe neuro-émotionnel" (NEC) qui pour eux serait un empêchement à la guérison. Le pratiquant utilise des épreuves musculaires (kinésiologie appliquée) pour "isoler un évenement troublant"; il demande au patient de visualier 'dans sa tête' un état émotionnel pendant que le chiro ajuste la colonne vertébrale et les points d'acuponcture du patient; et prescrit des suppléments diététiques et des remèdes homéopathiques. Walker déclare que pendant les dix ans qu'il enseignait cette technique, 2 700 pratiquants du domaine de la santé (la plupart des chiros, mais aussi quelques médecins, psychologues et dentistes) l'ont appris, et la plupart l'utilisent régulièrement dans leur pratique. Selon Walker, "la raison que l'homépathie est si efficace est qu'elle permet à l'organisme de se souvenir quelles toxines il doit se débarasser pour rétablir une homéostase." Il dit aussi que malgré la valeur de la psychocthérapie,une "mémoire émotionnelle vérouillée dans l'organisme" ne peut pas être résolue avec la thérapie seulement [17]. La ONE (Our NET Effect) Foundation a été incorporée en 1993 "pour aider les pratiquants de NET de valider scientifiquement leur technique, promouvoir leurs pratiques, et présenter le NET au monde entier." [18].

Programmation neurolinguistique

La programmation neurolinguistique ou NLP est un système de procédures qui supposément aiderait les gens de communiquer plus efficacement et d'influencer les autres. Les partisans maintiennent que la NLP aurait guéri les phobies, les allergies, et autres problèmes dans une ou quelques séances. Ses principles majeurs sont: (1) les gens sont le plus influencés par des messages qui reflètent comment ils représentent internellement ce qu'ils font; et (2) cette représentation est reflètée par des motifs de regard, de posture, de ton de la voix, et de langage. La représentation interne peut être visuelle (visionnant ce dont ils sont préoccupés), auditive (l'entendre une fois sonorisée), ou elle peut impliquer d'autres sens. Les partisant maintiennent, par exemple, que quelqu'un qui vit l'expérience d'une image mentale pourrait utiliser les mots, "Je vois," tandis que quelqu'un dans un mode auditif dirait "cela semble d'un bon ton" (this sounds right to me) ou "cela est une bonne musique pour mes oreilles). Des études scientifiques ont démontré aucune corrélation entre les mouvements de yeux et l'imagerie visuelle, pensées rapportées, ou choix de langage. Un comité du National Research Council n'a trouvé aucune évidence que les théories de la NLP soient saines ou que ses pratiques soient efficaces [19].

La neurothérapie

La neurothérapie -- aussi appelée neurofeedack et EEG neurofeedback -- est une forme dc modification du comportement qui utilise la technologie de biofeedback électroencéphalographique pour augmenter le contrôle volontaire sur l'amplitude et le pattern de fréquences d'ondes cérébrales variées. Les partisans maintiennent que modifiant ces patterns serait efficace dans les réactions d'anxiété, des désordres d'humour, l'abus des drogues, les troubles de déficit d'attention et une variété de problèmes mentaux et émotionnels. La recherche montre que l'activité des ondes cérébrales peut être modifiée par des formes variées de biofeedback. Toutefois, une revue détaillée aurait conclu qu'aucune de ses prétentions ont été appuyées par des études bien structurées [20,21].

Exercice visuel optométrique

Cette approche est basée sur l'idée que l'apprentissage peut être amélioré par des exercices qui améliorent la coordination des muscles oculaires ou la coordination du mouvement main-oeil. Ses partisans présument que le problème qui mène à la difficulté de lire est un déficit quelconque dans le système visuel. L'American Academy of Pediatrics et l'American Academy of Ophtalmology ont critiqué cette approche et ont prévenu qu'aucun déficit des muscles oculaires peut produire des difficultés d'apprentissage associées à la dyslexie [22]. La dyslexie est un problème de lecture caractérisé par des omissions, des substitutions de mauvais mots, et une compréhension détériorée. Elle n'est pas due à un retard mental, un manque d'éducation, ou lésion cérébrale.

 

Thérapie d'après-vie

La thérapie "d'après-vie" est basée sur la notion que les dérangements psychologiques proviennent de l'influence des traumatismes et des traits personnels de vies antérieures qui s'imposent sur le sous-conscient. Les partisans de cette approche utilisent l'hypnose, la méditation, ou l'imagerie guidée pour "régresser" le patient à des incarnations passées ("vies passées") qui, lorsque rappelées, mènent à la résolution des problèmes du patient. Il y a, toutefois, aucune évidence scientifique que cette théorie soit valide.

Des expériences ont démontré que les rapports de "vie-passée" durant les transes hypnotiques sont reliés à la suggestibilité et tendence du sujet au fantasme. Dans une expérience, 35 de 110 sujets qui étaient demandés de régresser à des temps avant leur naissance ont revécu des "vies passées." Dans la plupart des cas, les personalités de vie passée étaient du même âge et race qu'eux-mêmes. Dans une autre expérience, la moitié des sujets étaient informés par les chercheurs que les incarnations passées étaient souvent de sexe différent ou race et qu'ils vivaient dans des cultures exotiques. Ceux qui ont recu ce conseil étaient de façon significative plus aptes à incorporer une ou plus des caractéristiques suggérées dans la description dans leur vie passée. Dans une autre expérience, les chercheurs ont trouvé que les sujets qui donnaient des renseignements assez spécifiques pour pouvoir être vérifiés étaient plus souvent en erreur que non. Les rapports de vie passée obtenus des sujets regressés par l'hypnose sont des constructions de fantaisie de personnes imaginées absorbées dans des situations imaginaires et réagissant à des suggestions de régression -- et que ceux qui croient à la ré-incarnation sont les plus susceptibles de croire que telles fantasmes sont reliés en réalité à une vie passée [23,24

Évaluation de la personnalité courantes

Les tests de la personnalité sont faits dans le but de révéler des aspects de l'impression de soi-même et des autres, ainsi que les tendances inter-personnelles et émotionnelles.  Certains psychologues les utilisent de routine dans leurs méthodes d'évaluation et de traitement. Toutefois, la plupart des psychiâtres et plusieurs psychologues croient que l'information obtenue n'est pas rentable considérant le temps consacré, le travail impliqué et les coûts. ** Une évaluation de la personnalité ne doit pas être faite à moins que l'évaluateur a un raisonnement solide pour l'instrumentation utilisée.**

Les critiques ont exprimé des inquiétudes que: (a) les tests prévus ne révèleront probablement pas plus d'information utile que celle obtenue seulement en parlant au patient; (b) les résultats vont refléter les caractéristiques de la personne qui fait l'évaluation plutôt que celles de la personne évaluée; (c) le processus du test peut donner un message erronné au sujet de l'information obtenue par le thérapeute et fournir un traitement au patient qui ne participe pas activement au processus du traitement; (d) il y a peu de preuve provenant de la recherche que les évaluations prévues de la personnalité arrivent à donner un diagnostic plus précis ou des résultats de traitements meilleurs. Une récente revue a conclu que le Rorschach Inkblot Test, Thematic Apperception Test, Draw-a-Person Test (DAP), Bender-Gestalt Test, Rozenzweig Picture-Frustration Study (PFS), et Sentence Completion Test (SCT) probablement ne contribueraient pas plus d'information que celle obtenue par des évaluations plus simples et provenant d'autres sources [25-27].

Stimulation de faux souvenirs

Si un abus sexuel durant l'enfance est un facteur dans le dérangement d'une personne, il a peu de chances d'être oublié. Toutefois, les patients qui sont suggestibles ou désireux de plaire leur thérapeute peuvent "se souvenir" d'évènements d'enfance qui ne sont jamais arrivés. Habituellement c'est le thérapeute qui va stimuler le processus, soit délibérément ou par chance. Occasionnellement, toutefois, le patient (possiblement inspiré par un livre ou un programme de télévision de type causerie) va initier le problème et le thérapeute ne réussit pas à différencier la réalité de la fantaisie. Certains thérapeutes encouragent leurs patients de confronter et possiblement poursuivre le supposé malfaiteur.

Les critiques utilisent l'expression "syndrôme de faux souvenirs" ou FMS, pour décrire l'état mental généré dans ces situations. Le psychiatre Richard Gardner, M.D., a identié plusieurs indicateurs qui suggèrent qu'un souvenir est faux. Un est que la patiente considère la révélation comme un tournant dans sa vie et la réponse à tous ses problèmes psychologiques. Un autre est que l'abus prétendu que l'évènement a eu lieu après que l'enfant a eu 6 ans, oublié pendant bien des années, mais soudainement souvenu durant la thérapie. (Les lacunes de mémoire de ce genre ne sont pas crédibles.) Un autre, par ailleurs, est un puissant désir de rechercher une grande publicité [28].

Le False Memory Syndrome (FMS) Foundation a été formé en 1992 pour faire face au problème des adultes qui faussement croient qu'ils ont été des victimes d'inceste ou d'abus dans leur enfance. Des milliers de familles en détresse ont fait appel à la fondation pour conseils comment agir devant des crises soudaines d'enfants en colère qui les accusent de mauvais gestes qui ne sont jamais arrivés. Le nombre croissant de cas de FMS a été surnommé "la crise de santé mentale des années 1990" [20]. En 1997, la fondation a calculé les résultats de 105 poursuites de faute professionnelle de FMS par des anciens patients contre les thérapeutes. Une cause a été cancellée, 42 ont été réglées hors cour, et 53 sont en attente. Les neufs causes qui ont été débattues en cour ont fini en faveur des anciens patients. [30]. Depuis juillet 1999, le règlement le plus élevé était une entente de payer 10,7$ millions à une femme qui a dit qu'elle a été convaincue par les médecins qu'elle aurait refoulé des souvenirs d'avoir été abusée sexuellemnt et d'avoir abusé ses deux fils [31]. Information additionnelle au sujet de faux souvenirs est disponible au site Web d'Élizabeth Loftus, Ph.D., professeure à l'Université de Washington.

Thérapie du champs de la pensée (TFT ou 'Thought Field Therapy')

Le fondateur de la TFT, le psychologue Roger J. Callahan, Ph.D., maintient que la TFT "fournit un code au système de guérison de mère nature. . . s'adresse aux causes fondamentales, équilibrant le système d'énergie corporelle et vous laissant éliminer les émotions les plus négatives en dedans de minutes et encouragent la capacité de l'organisme de se guérir soi-même." [32] Le Callahan Techiniques Web site aussi recommande des suppléments diététiques pour les personnes qui "souffrent de sensiblitées environnementales et même d'allergies qui aggravent les problèmes psychologiques." Durant les scéances de TFT, le thérapeute utilise des séquences de tappes des doigts sur des "points d'acupression" (principalement sur les mains, au visage, et partie supérieure du corps) et le patient fait des activités répétées (répétant des déclarations, comptant, roulant ses yeux, fredonnant une mélodie) pendant qu'il visualise une situtation pénible.

La TFT est supposée être près de 100% efficace dans le traitement de la dépression, des phobies et d'autres problèmes psychologiques. Elle est basée sur la notion que les points d'acupression sont reliés à des blocages ("perturbations") de "l'énergie corporelle" associés avec les maladies physiques et émotionnelles. Les partisans maintiennent que les tappage avec les doigts libèrent les blocages et augmente la circulation de l'énergie corporelle. Les techniques avancées de la TFT incluent les tests musculaires (une variation de la kinésiologie appliquée) et la "technologie vocale," durant laquelle le pratiquant analyse les voix des patients au téléphone et détermine où les patients doivent tapper les doigts. La formation "Voice technology" training pour les pratiquants coûte 100 000$.

La EFT "Emotional Freedom Technique", développée par un disciple de Callahan du nom de Gary Craig, est supposée être une version plus simple de la TFT et qui fonctionne plus rapidement [33]. D'autres variations incluent  Tapas Acupressure Technique (TAT), Negative Affect Erasing Method (NAEM), Midline Energy Treatment (MET), Healing Energy Light Process (HELP), Energy Diagnostic and Treatment Methods (EDxTM), Getting Thru Techniques (GTT), Be Set Free Fast (BSFF), et Whole Life Healing (WLL),

toutes parfois connues comme de "l'acupression émotionnelle."

Les critiques  auraient noté que les théories sous-jacentes de la TFT sont en désaccord total avec les connaissances scientifiquement établies et que les études alléguant un bénéfice ont été pauvrement structurées [34-37]. En 1999, l'Arizona Board of Psychologist Examiners a réprimendé un psychologue d'avoir utilisé la TFT et la technologie vocale dans sa pratique [38] et l'American Psychological Association's Continuing Education Committee a averti ceux en charge de l'éducation continuelle que les cours de TFT ne seront plus approuvés comme crédits [39]. Pour plus d'informtion, visitez 'Debuking Thought Field Therapy.'

Information sur d'autres sites

Fact Sheet on Astrology
Fact Sheet on Graphology

 

Références

  1. American Academy of Pediatrics Committee on Children with Disabilities. Auditory integration training and facilitated communication for autism. Pediatrics 102:431-433, 1998.
   2. Executive Committee, American Academy of Audiology. Position statement: Auditory integration training. Audiology Today 5(4):21, 1993.
   3. American Academy of Pediatrics. Policy statement: The Doman-Delacato treatment of neurologically handicapped children. Pediatrics 70:810-812, 1982.
   4. American Academy of Pediatrics. Policy statement: The Treatment of Neurologically Impaired Children Using Patterning. Pediatrics 104:149-1151, 1999.
   5. Novella S. Psychomotor Patterning. Quackwatch Web site, updated July 7, 2001.
   6. New PTSD therapy: Innovative or smoke and mirrors? Psychiatric News, May 15, 1998, pp 14, 42.
   7. McNally RJ. EMDR and Mesmerism: A comparative historical analysis. Journal of Anxiety Disorders 13:225-236, 1999.
   8. Pitman R. Emotional processing during eye movement desensitization and reprocessing therapy of Vietnam veterans with chronic posttraumatic stress disorder. Comprehensive Psychiatry 37:419-429, 1996.
   9. Lilienfeld SO. EMDR treatment: Less than meets the eye. Skeptical Inquirer 20(1):25-31, 1996.
10. Lohr JM, Tolin DF, Lilienfeld SO. Efficacy of eye movement desensitization and reprocessing: Implications for behavior therapy. Behavior Therapy 29:126-153, 1998.
11. Mulick JA and others. Anguished silence and helping hands: Autism and facilitated communication. Skeptical Inquirer 17:270-280, 1993.
12. Wheeler DL and others. An experimental assessment of facilitated communication. Mental Retardation 31:49-59, 1993.
13. Jacobson JW, Mulick JA, Schwartz AA. A history of facilitated communication: Science, pseudoscience, and antiscience: Science Working Group on Facilitated Communication. American Psychologist 50:750-765, 1995.
14. American Psychological Association. Resolution on facilitated communication. Aug 14, 1994.
15. Cooke P. The Crescent City cure. Hippocrates 2(6):61-70, 1988.
16. Walker S. Transcript of Audiotape Intro.
17. Casura LG. Interview with Scott Walker, D.C., founder of neuroemotional technique (NET), and Steve Shaffer, an NET practitioner. Townsend Letter for Doctors & Patients, July 1998, pp 128-134.
18. The ONE Foundation. Health Pyramid Web site, August 15, 1998.
19. Druckman D, Swets JA, editors. Enhancing Human Performance. Washington D.C., 1988, National Academy Press.
20. Lohr JM and others. Neurotherapy does not qualify as an empirically supported behavioral treatment for psychological disorders. The Behavior Therapist, 24, 97-104, 2001.
21. Kline JP and others. A cacophony in the brainwaves: A critical appraisal of neurotherapy for ADHD. Scientific Review of Mental Health Practice, Vol 1, No.1, Spring/Summer 2002.
22. Metzger RL, Werner DB. Use of visual training for reading disabilities. Pediatrics 73:824-829, 1984.
23. Spanos NP. Past-life hypnotic regression: A critical view. Skeptical Inquirer 12:174-180, 1988.
24. Baker RA. Hidden Memories: Voices and Visions from Within. Amherst, N.Y., 1992, Prometheus Books.
25. Lilienfeld SO. Projective measures of personality and psychopathology. How well do they work.? Skeptical Inquirer 23(5):32-39, 1999.
26. Lillienfeld SO, Wood JN, Garb HN. The scientific status of projective techniques. Psychological Science in the Public Interest 1(2):27-65, 2000.
27. Lillienfeld SO, Wood JN, Garb HN. What's wrong with this picture? Scientific American, May 2001, pp 81-87.
28. Gardner RA. True and False Accusations of Child Abuse. Cresskill, NJ: Creative Therapeutics, 1992.
29. Gardner M. The false memory syndrome. Skeptical Inquirer 17:370-375, 1993.
30. False Memory Syndrome Foundation Newsletter, December 1997, pp 7-9.
31. Patient wins suit over false memory. American Medical News, Sept 20, 1999.
32. Callahan RJ. What is the Callahan Techniques Thought Field Therapy (TFT)? Callahan Techniques Web site, accessed Feb 27, 2000.
33.Craig G. The evolution of EFT from TFT. Emotional Freedom Techniques Web site, accessed Nov 23, 2000.
34. Hooke W. A review of thought field therapy. Traumatology 3(2), 1998.
35. Swensen DX. Thought field therapy: Searching for the quick fix. Skeptic 7(4):60-65, 2000.
36. Gaudiano B. Debunking thought field therapy
37. Guadiano BA, Herbert JD. Can we really tap our problems away? A critical analysis of thought field therapy. Skeptical Inquirer 24(4):29-33, 2000.
38. Foxhall K. Arizona board sanctions psychologist for use of thought field therapy. APA Monitor Online, Sept 1999.
39. Murray B. APA no longer approves CE sponsorship for thought field therapy. APA Monitor Online, Dec 1999.

___________________

Sections de cet article tirées de la 7e édition de Consumer Health: A Guide to Intelligent Decisions.

Cet article a été revisé le 10 juillet, 2003. Traduction mise à jour le 5 fév. 2010

 

Retour à la page d'acceuil