Prise de position sur le vieillissement

S. Jay Olshansky, Ph.D.
Leonard Hayflick, Ph.D.
Bruce A. Carnes, Ph.D.

 

Durant le dernier siècle, une combinaison de campagnes réussies sur la santé publique, des modifications dans les environnements de la vie et des nouveautés  en médecine ont eu comme résultat une augmentation dramatique de l'espérance de vie. La longévité vécue par un nombre sans précédent des populations dans des pays développés sont un triomphe de l'ingéniosité humaine. Cet accomplissement remarquable a produit des changements économiques, politiques et sociaux qui sont à la fois positifs et négatifs. Malgré ayant toutes les raisons pour être optimistes que le progrès continuel dans la santé publique et dans les sciences bio-médicales contribuent à des vies encore plus longues et en meilleure santé dans l'avenir, une tendance inquiétante et potentiellement dangereuse est apparue dans les dernières années. Il y a eu un rédemarrage et une prolifération de fournisseurs de soins de santé et d'entrepreneurs qui font la promotion de produits anti-vieillissement et de modificateurs de style de vie qu'ils prétendent vont ralentir, arrêter ou inverser le processus du vieillissement, malgré peu ou sans preuve scientifique de ces prétentions dans la plupart des cas [1], le consommateur dépense des énormes sommes d'argent sur ces produits et modificateurs de style de vie, dont certains peuvent être dangereux [2]. Les scientifques contribuent par mégarde à la prolifération de ces produits anti-vieillissement pseudo-scientifiques en négligeant de participer à un dialogue du public au sujet de la vraie recherche sur la science du vieillissement. Le but de ce document est de prévenir la population contre l'emploi d'interventions anti-vieillissement inefficaces et potentiellement dangereuses et de fournir une énonciation de consensus bréve mais autoritaire provenant de 51 scientifiques reconnus mondialement sur le sujet à savoir ce qu'on connait ou connait pas dans l'intervention du vieillissement. Ce qui suit est une liste de sujets reliés au vieillissement qui prédominent dans la littérature laïque et scientifique, ainsi que des énoncés de consensus sur ces sujets suite à des débats et discussions parmi les 51 scientifiques associés à cet article.

Durée de vie ('Lifespan') ou longévité

La duré de vie est définie comme étant l'âge observé au décès d'une personne; le maximum étant l'âge le plus élevé au décès documenté pour une espèce. De temps à autre, on nous rapporte l'âge le plus élevé au décès documenté, comme dans le cas de Madame Jeanne Calment de France qui est décédée à l'âge de 122 [3]. Malgré décéder à cet âge est très rare, l'espérance de vie maximum des humains continue à augmenter parce que les régistres mondiaux pour la longévité peuvent aller que dans une direction: de plus en plus élevée. Malgré cette tendance, toutefois, il est vrai de façon quasi certaine que, du moins depuis que l'histoire est documentée, que les gens auraient pu vivre aussi longtemps qu'aujoud'hui si les technologies semblables, les styles de vie et les grosseurs des populations étaient présentes. Ce n'est pas la population qui a changé; c'est les environnements protégés dans lesquels nous vivons et les progrès faits dans les sciences bio-médicales et dans d'autres insitutions qui a permis à plus de gens d'atteindre, du moins d'approcher, leur potentiel de l'espérance de vie [4]. Les régistres de la longévité sont divertissants, mais ils ont peu de pertinence à nos propres vies parce que la diversité génétique, environnementale et dans les styles de vie assurent que la majorité extrème de la population va mourir bien avant avoir atteint l'âge de l'individu qui a vécu le plus longtemps.

Espérance de vie

L'espérance de vie chez les humains est la moyenne du nombre d'années de vie qui reste pour les personnes d'un certain âge, en assumant que tous vont vivre l'expérience, pour le reste de leur vie, le risque de décès basé sur une charte de la vie courante. Pour les nouveaux-nés aux États-Unis aujoud'hui, l'espérance de vie est près de 77 ans. Des chutes rapides de la mortalité chez le nourisson, l'enfant, maternelle et durant la vieillesse durant le 20e siècle ont été suivies d'une augmentaion imprévisible de 30 ans dans l'espérance de vie humaine de la naissance des 47 ans qu'on avait dans les pays développés en 1900. Reproduisant cet évènement durant les vies de personnes en vie aujourd'hui est peu probable. La plupart des progrès jusqu'à maintenant de l'espérance de vie à la naisssance reflètent des diminutions dramatiques dans les risques de mortalité durant l'enfance et le début de la vie adulte. Parce que les jeunes peuvent être sauvés qu'une fois et parce que ces risques sont maintenant près de zéro, des amélirations futures, même si elles survenaient, auraient un effet mitigé sur l'espérance de vie [7-9]. Les gains futurs de l'espérance de vie vont alors nécessiter des décénies additionnelles de vie aux personnes qui ont déjà survécu sept décénies ou plus. Même avec des déclins abrupts dans la mortalité à l'âge moyen ou avancé  de ceux présents aujourd'hui, l'espérance de vie à la naissance va probablement pas excéder 90 ans (hommes et femmes combinés) dans le 21e siècle sans des progrès scientifiques qui permettent les modifications des processus fondamentaux du vieillissement [10]. En réalité, même en éliminant toutes les causes de décès reliées au vieillissement écrites sur les certificats de décès des personnes âgées aujourd'hui n'augmenterait pas l'espérance de vie humaine de plus de 15 ans. Pour excéder cette limite, les processus sous-jacents du vieillissement qui augmentent la vulnérabilité à toutes les causes courantes de décès seraient à modifier.

L'immortalité

Éliminant toutes les causes de décès reliées au vieillissement [11] écrites sur les certificats de décès ne rendrait pas les humains immortels [12]. Les accidents, les homicides, le suicide et les processus biologiques du vieillissement continueraient à jouer leur part. Songer que les humains puissent vivre infiniment est si peu probable comme ça toujours été, et des discussions d'un scénario si impossible n'a pas de place dans une dissertation scientifique.

La médecine gériatrique versus le vieillissement

La gériâtrie est une très importante spécialité dans un monde dans lequel le vieillissement de la population est une réalité démographique dans bien des pays et une certitude future dans d'autres. Les progrès passés et anticipés de la gériâtrie vont continuer à sauver des vies et aider à maîtriser les maladies dégénératives associées au vieil âge [13,14], mais ces interventions font qu'influencer les manifestations du vieillissement - non le vieillissement lui-même. Les connaissances biologiques nécessaires pour modifier les processus du vieillissement qui mènent aux pathologies associées à l'âge auxquels les gériâtres font face n'existent pas aujourd'hui. Jusqu'au moment où nous connaîtrons les processus du vieillissement et découvrirons comment les manipuler, ces forces intrinsèques et actuellement immuables vont continuer à mener à des pertes croissantes de capacité physiologique et à la mort même si les maladies associées à l'âge puissent être totalement éliminées [15-20].

 

Médecine anti-vieillissement

Les partisans de ce qui est devenu connu comme de la médecine anti-vieillissement prétendent qu'il est maintenant possible de ralentir, d'arrêter ou d'inverser le vieillissement par le biais d'interventions médicales et scientifiques [21-26]. Des déclarations de ce genre ont été faites depuis des milliers d'années [27], et elles sont fausses aujourd'hui comme elles ont été dans le passé [28-31]. Des mesures préventives forment une partie importante de la santé publique et de la médecine gériâtrique, et l'adhésion prudente aux conseils sur la nutrition, l'exercice et le tabagisme, peuvent augmenter nos chances pour une longue vie en santé, même si les changements de style de vie reliés à ces précautions n'affectent pasw les processus du vieillissement [32-33]. Les déclarations plus dramatiques faites par ceux qui recommandent la médecine anti-vieillissement sous forme de médicaments spécifiques, cocktails de vitamines ou des mélanges d'hormones ésotériques sont, toutefois, non appuyées par des preuves scientifiques, et il n'est pas difficile d'éviter la conclusion que ces prétentions sont intentionnellement fausses, trompeuses ou exagérées pour des raisons commerciales [34]. Le marketing trompeur et l'acceptation de la population de la médecine anti-vieillissement sont non seulement un gaspillage de fonds de santé; ils ont aussi rendu la tâche d'informer la population plus difficile au sujet de la recherche légitime scientifique sur le vieillissement et la maladie [35]. Les interventions médicales dans les maladies reliées à l'âge sont en effet responsables de l'augmentation dans l'espérance de la vie, mais aucune n'a été démontrée comme ayant modifié les processus sous-jacents du vieillissement. L'emploi de cosmétiques, de chirurgie cosmétique, de teintures capillaires et d'autres moyens semblables pour cacher les manifestations du vieillissement peuvent être efficaces en masquant les changements dues à l'âge, mais ils ne ralentissent pas, ni arrêtent ou inversent le vieillissement. Aujourd'hui il n'y a rien qui puisse intervenir dans le vieillissement.

La théorie scientifiquement respectée des radicaux libres du vieillissement [36] sert de base pour le rôle prédominant que les antioxidants puisse jouer dans le mouvement anti-vieillissement. La déclaration que consommer des suppléments contenant des antioxidants puisse influencer le vieillissement est souvent utilisée dans la vente de formulations anti-vieillissement. Le raisonnement utilisé par ses partisans  reflète une incompréhension comment les cellules décèlent et réparent les dommages causés par les radicaux libres et le rôle important que les radicaux libres jouent dans les processus physiologiques normaux (comme la réponse immunitaire et la communication cellulaire) [37-39]. Néanmoins, il y a peu de doute que consommer des fruits et légumes (qui contiennent des antioxidants) peut réduire le risque d'avoir des maladies variées reliées à l'âge, comme le cancer [40], les maladies cardiaques [41,42], la dégénérescence maculaire et les cataractes [43,44]. Présentement, il y relativement peu de preuves provenant d'études cliniques chez l'homme que les suppléments contenant des antioxidants mènent à une réduction soit dans le risque de ces conditions ou dans la vitesse du vieillissement, mais il y a de nombreuses études portant sur des sujets choisis au hasard, en marche, qui s'adressent sur le rôle possible des suppléments diététique sur un grand nombre de conditions reliées à l'âge [45-49], dont les résultats vont être rapportés dans les années à venir. Entretemps, avec les effets adverses possibles des suppléments à dose unique, comme la béta-carotène [50], on ne recommande pas leur usage à tort et à travers. Comme tel, les suppléments antioxidants peuvent avoir un certain bon effet sur la santé pour certaines personnes, mais à date il n'y aucune évidence scientifique pour justifier la prétention qu'il aient un effet quelconque sur le vieillissement.

Télomères

Les télomères, les séquences répétées trouvées aux bouts des chromosomes, deviennent plus courtes dans beaucoup de cellules humaines normales avec de plus en plus de divisions. Statistiquement, les télomères dans la peau et globules sanguins sont plus courts chez les personnes âgées que chez les plus jeunes [53,54]. Dans le domaine animal, toutefois, des espèces qui vivent longtemps souvent ont des telomères plus courts que chez celles qui vivent moins longtemps, suggérant que la longueur des télomères ne détermine probablement pas la longévité [55-57]. Des preuves scientifiques solides ont démontré que la longueur des télomères joue un rôle déterminant la durée de la vie cellulaire dans les fibroblastes normales humaines ainsi que dans d'autres types de cellules normales [58]. Donc, malgré le rôle possible du racourcissement des télomères dans la durée de la vie, il n'y a aucune évidence qu'il soit relié à la longévité humaine.

Hormones

Un nombre d'hormones, incluant l'hormone de croissance, la testostérone, l'estrogène et la progestérone, ont été demontrées dans des études cliniques améliorer quelques-unes des modifications physiologiques associées au vieillissement [61,62]. Sous supervision étroite des médecins, certains suppléments d'hormones peuvent être bénéfiques à la santé de certaines personnes. Aucune hormone, toutefois, a été prouvée de ralentire, cesser ou inverser le vieillissement. Des cas rapportés d'effets secondaires négatifs associés à certains de ces produits ont déjà été observés, et des études animales récentes suggèrent que l'emploi de l'hormone de croissance pourrait avoir un effect de racourcissement de la vie [63-65]. Les suppléments d'hormones vendus aujourd'hui sous le prétexte de médecine anti-vieillissement ne devraient pas être utlisés par qui que ce soit à moins prescrits pour des buts médicaux approuvés.

Restriction calorique

Les scientifiques croient que le de dommage survenant au hasard dans les cellules et parmis les molécules extra-cellulaires soient responsables de plusieurs changements reliés à l'âge observés dans les organismes [72-74]. De plus, pour les organismes qui se reproduisent sexuellement, incluant les humains, chaque individu est génétiquement unique. Comme tel, le taux du vieillissement aussi varie d'un individu à un autre [75]. Malgré des études intensives, les scientifiques n'ont pas réussi à découvrir des mesures fiables des processus qui contribuent au vieillissement [76].  Pour ces raisons, toute prétention que l'âge biologique ou "réel" [77] peut être mesuré aujourd'hui, loin d'être modifié, par un moyen quelconque doit être vue comme une disctraction, non de la science.

Est-ce qu'il y a des gènes qui contrôlent le processus de vieillissement?

Aucune instruction génétique est nécessaire dans le vieillissement des animaux, comme il n'y n'en existe pas pour faire vieillir des appareils inanimés dans leurs plans originaux[79-80]. Un dérangement moléculaire survient et s'accumule dans les cellules et leurs produits parce que l'énergie nécessaire pour les processus de maintien et réparation pour un temps infini n'est pas nécessaire suite au succès reproductif. La survie au delà des années reproductives et, dans certains cas, produire des descendants à l'indépendance, n'est pas favorisée par l'évolution parce que les ressources limitées sont mieux utilisées sur des stratégies pour rehausser le succès reproductif à la maturité sexuelle plutôt que la longévité [81]. Malgré le fait que les gènes certainement influencent la détermination de la longévité, les processus du vieillissement ne sont pas programmés génétiquement. Des systèmes sur-manigancés et des capacités physiologiques superflues sont essentiels pour survivre assez longtemps pour la reproduction dans des environnements qui sont invariablement hostiles à la vie. Parce que les humains ont appris comment réduire les menaces environnementales à la vie, la présence de capacité physiologique superflue leur permet ainsi qu'aux animaux domestiques que l'on protège de survivre au delà des âges reproductifs. Des études portant sur les animaux inférieurs qui ont mené à un vue que les gènes sont impliqués dans le vieillissement ont démontré que des baisses significatives des taux de mortalité et des grandes augmentations dans la longévité moyenne et maximale peut être atteintes expérimentalement [82-85]. Sans exception, toutefois, ces gènes n'ont jamais produit un renversement ou une cessation de l'augmentation inexorable du taux de mortalité qui est un fait saillant du vieillissement. Les effets évidents de tels gènes sur le vieillissement alors semblent être des conséquences par inadvertance des changements dans d'autres stages de la vie, comme la croissance et le développement, plutôt qu'une modification des processus sous-jacents du vieillissement. En effet, les arguments évolutionaires apportés ci-haut suggèrent qu'un processus de vieillissement unitaire programmé n'existe probablement pas et que de telles études sont interprétées plus précisément comme ayant un effet sur la détermination de la longévité, non pas les processus biologiques variés qui contribuent au vieillissement. De cette perspective, la détermination de la longévité est sous contrôle génétique seulement indirectement [86,87].

Par conséquent, le vieillissement est un produit de négligeance évolutionaire, non une intention évolutionaire [88,89].

 Est-ce qu'on peut rajeunir?

Malgré la possibilité de réduire le risque de maladies reliées au vieillissement et de masquer les signes du vieillissement, il n'est pas possible de rajeunir. Cela nécessiterait l'inversion de la dégradation de l'intégrité moléculaire qui est l'un des faits saillants du vieillissement pour ce qui est des objets animés et non animés. Autre que l'accomplissement impossible de remplacement de toutes les cellules, des tissus ou organes dans le matériel biologique pour tourner les processus du vieillissement, rajeunir est un phénomène qui n'est pas possible aujourd'hui.

L'ingénierie génétique

Suite à la publication des séquences génomiques humaines, il y a eu des affirmations que cette nouvelle connaissance nous révélerait des gènes dont leur manipulation pourrait nous permettre d'intervenir directement dans le processus du vieillissement. Quoiqu'il est peu probable que les nouveautés dans la génétique moléculaire puissent mener à des traitements efficaces des maladies héritées reliées au vieillissement, il est invraisemblable que les scientifiques seraient capables d'influencer le vieillissement directement par l'ingénierie génétique [92,93] parce que, comme mentionné ci-haut, il n'y a pas de gènes directement responsables pour les processus du vieillissement. Ces siècles d'expérience de procréation sélective (dans les plantes et animaux agriculturels, domestiqués et expérimentale) nous ont révélé que les manipulations génétiques structurées pour rehausser une ou seulement quelques charactéristiques biologiques d'un organisme souvent donnent des conséquences adverses pour la santé et la vigeur. Comme tel, il y a un danger très réel  que rehausser les attributs biologiques associés à une survie prolongée au stade avancé de la vie puisse compromettre les propriétés biologiques importantes à la croissance et développement tôt dans la vie.

Remplacer des parties du corps

On a suggéré que le remplacement total toutes les parties du corps par des composantes plus jeunes pourrait augmenter la longévité. Malgré possible en théorie, il est très improbable que cela devienne jamais une stratégie pratique pour prolonger la vie. Des progrès dans le clonage et dans la technologie de cellules souches embryonnaires peuvent rendre le remplacement de tissus ou d'organes possible [94-99] et vont probablement avoir un impact positif sur la santé publique dans l'avenir par le traitement de maladies et conditions reliées à l'âge. Mais remplaçant et reprogrammant le cerveau qui défini qui nous sommes comme individus est, pour nous, plus un sujet de science de fiction qu'un fait scientifique.

Modification du style de vie et le vieillissement

Des styles de vie optima, incluant l'exercice et une diète équilibrée avec d'autres méthodes prouvées pours se maintenir en bonne santé, contribuent à des augmentations de la durée de vie en retardant ou en prévenant l'incidence de maladies reliées à l'âge. Il n'y a aucune évidence, toutefois, d'appuyer la prétention que ces pratiques augmentent la longévité en modifiant les processus du veilissement.

Commentaires concluants

Depuis que l'histoire est documentée, les individus étaient, et continuent à être, victimes de promesses de jeunesse prolongée ou de longévité augmentée par l'emploi de méthodes non prouvées qui apparemment ralentissent, arrêtent ou inversent le vieillissement. Notre langage sur ce sujet doit être non ambigu: il n'y a pas de changements de style de vie, procédures chirurgicales, vitamines, antioxidants, hormones ou techniques d'ingénierie généttique disponibles aujourd'hui qui ont été démontrées influencer les processus du vieillissement humain [100,101]. Nous recommandons fortement à la population d'éviter l'achat ou l'emploi de produits ou d'interventions quelconques de qui que ce soit qui prétend qu'ils vont ralentir, cesser ou inverser le vieillissement. Si les gens, en moyenne, vont vivre plus longtemps que ce qu'il est possible, alors cela peut arriver seulement en ajoutant des décénies à la vie des personnes qui sont aptes à vivre 70 ans ou plus. Ce "temps de survie fabriqué"[102] va nécessiter des modifications dans tous les processus qui contribuent au vieillissement-- un accomplissement technologique qui, quoique théoriquement possible, n'a pas encore été réalisé. Ce que la science médicale peut nous dire est que parce que le vieillissement et la mort ne sont pas programmés dans nos gènes, la santé et le forme physique peuvent être rehaussées à tout âge, surtout en évitant des comportements (comme le tabagisme, la consommation excessive d'alcool, l'exposition abusive au soleil, et l'obésité) qui accélèrent l'expression de maladies reliées à l'âge et en adoptant des comportements (comme l'exercice et une alimentation aine et équilibrée) qui profitent d'une physiologie qui est intrinsèquement modifiable [103].

Nous appuyons avec enthousiasme la recherche dans l'ingénierie génétique, dans les cellules souches, la médecine gériâtrique et la pharmacologie thérapeutique, des technologies qui promettent révolutionner la médecine comme nous la connaissons. La plupart des bio-gérontologues croient que nos connaissances scientifiques rapidement grandissantes vont éventuellement mener à des découvertes de moyens qui vont ralentir le taux du vieillissement. Si réussies, ces interventions vont probablement retarder les maladies et conditons reliées à l'âge et prolonger la durée d'une vie saine. Malgré l'incertitude du degré de l'efficacité de ces interventions dans la prolongation de la vie, nous croyons que cela est le seul moyen qu'un autre bond en avant de longévité soit jamais possible. Notre souci est que lorsque les partisans de médecine anti-vieillissement prétendent que la fontaine de jouvence a déjà été découverte, cela affecte négativement la crédibilité des efforts sérieux de recherche scientifique sur le vieillissement. Parce que le vieillissement est le facteur de risque le plus important dans les causes principales de décès et d'autres pathologies reliées à l'âge, plus d'attention doit être consacrée à l'étude des ces processus sous-jacents universels. Des efforts réussis pour ralentir le taux du vieillissement auraient des bénéfices dramatiques sur la santé pour la population, surpasant de beaucoup les changements anticipés de la santé et durée de vie qui résulteraient suite à une élimination complète des maladies cardiaques, le cancer, les accidents cérébro-vasculaires et d'autres maladies et conditions reliées à l'âge.

Auteurs et endosseurs

Dr. Olshansky est Senior Research Scientist and Professor au School of Public Health, University of Illinois at Chicago. Dr Hayflick est Professor of Anatomy at the University of California at San Francisco. Dr. Carnes est Assistant Professor of Geriatric Medicine at the University of Oklahoma. Drs. Olshansky and Carnes sont aussi co-auteurs de The Quest for Immortality (Norton, 2001), un antidote sous forme de livre au battage publicitaire anti-vieillissement.

The Position Statement on Human Aging a été endossé Robert Arking, Allen Bailey, Andrzej Bartke, Vladislav V. Bezrukov, Jacob Brody, Robert N. Butler, Alvaro Macieira-Coelho, L. Stephen Coles, David Danon, Aubrey D.N.J. de Grey, Lloyd Demetrius, Astrid Fletcher, James F. Fries, David Gershon, Roger Gosden, Carol W. Greider, S. Mitchell Harman, David Harrison, Christopher Heward, Henry R. Hirsch, Robin Holliday, Thomas E. Johnson, Tom Kirkwood, Leo S. Luckinbill, George M. Martin, Alec A. Morley, Charles Nam, Sang Chul Park, Linda Partridge, Graham Pawelec, Thomas T. Perls, Suresh Rattan, Robert Ricklefs, Ladislas (Leslie) Robert, Richard G. Rogers, Henry Rothschild, Douglas L. Schmucker, Jerry W. Shay, Monika Skalicky, Len Smith, Raj Sohal, Richard L. Sprott, Andrus Viidik, Jan Vijg, Eugenia Wang, Andrew Weil, Georg Wick and Woodring Wright. Les docteurs Olshansky et Carnes ont été subventionnés par le National Institute on Aging. Cet article a été publiée antérieurement dans le Scientific American Magazine et le Journal of Gerontology: Biological Sciences.

Références

  1. Workshop Report, Is There an Antiaging Medicine? International Longevity Center, Canyon Ranch Series; New York, 2001.
   2. U.S. General Accounting Office. "Antiaging Products Pose Potential for Physical and Economic Harm." Special Committee on Aging, GAO-01-1129. September 2001.GAO-01-1129
   3. Allard M, Lebre V, Robine JM., Calment J. Jeanne Calment: From Van Gogh’s time to ours: 122 extraordinary years. W.H. Freeman & Co.: New York; 1998.
   4. Carnes BA, Olshansky SJ, Grahn D. Continuing the search for a law of mortality. Popul Dev Rev. 1996;22(2):231-264.
   5. Finch C, Kirkwood TBL. Chance, Development, and Aging. Oxford University Press; 2000.
   6. Anderson RN. United States life tables, 1998. National Vital Statistics Reports. 2001;48:1-40.
   7. Olshansky SJ, Carnes BA, Cassel C. In Search of Methuselah: Estimating the upper limits to human longevity. Science. 1990;250:634-640.
   8. Demetrius L, Ziehe M. The measurement of Darwinian fitness in human populations. Proc R Soc Lond B Biol Sci. 1984;B222:33-50.
   9. 10. Demongeot J, Demetrius L. La derivé demographique et la selection naturalle: étude empirique de la France (1850-1965). Population. 1989;2:231-248.
Olshansky, S.J., Carnes, B.A., Désesquelles, A. 2001. Prospects for Human Longevity. Science 291 (5508):1491-1492.
11. Carnes BA, Olshansky SJ. A Biologically Motivated Partitioning of Mortality. Exp Gerontol. 1997;32:615-631.
12. Hayflick L. How and why we age. Exp Gerontol. 1998;33:639-653.
13. Cassel CK, Cohen HJ, Larson EB, Meier DE, Resnick NM, Rubenstein LZ, Sorensen LB. (Eds.). Geriatric Medicine. New York: Springer; 2001.
14. Evans JG, Williams FT. (Eds) Oxford Textbook of Geriatric Medicine. Oxford University Press, Oxford; 2001.
15. Hayflick L. How and Why We Age. 1994. Ballantine Books: New York.
16. Medina J. The Clock of Ages. Why We Age – How We Age – Winding Back the Clock. 1996. Cambridge University Press.
17. Gosden R. Cheating Time: Science, Sex, and Aging. 1996. W.H. Freeman & Co.: New York.
18. Bailey AJ. Molecular mechanisms of ageing in connective tissues. Mech Ageing Dev. 2001;122:735-755.
19. Bailey AJ, Sims TJ, Ebbesen EN, Mansell JP, Thomsen JS, Moskilde L. Age-related changes in the biochemical and biomechanical properties of human cancellous bone collagen: Relationship to bone strength. Calcif Tis Res. 1999;65:203-210.
20. Wick G, Jansen-Durr P, Berger P, Blasko I, Grubeck-Loebenstein B. Diseases of aging. Vaccine. 2000;18:1567-1583.
21. Chopra D. Grow younger, live longer: 10 steps to reverse aging. Harmony Books: New York; 2001.
22. Klatz R. Grow young with HGH: The amazing medically proven plan to reverse aging. Harper Perennial Library; 1998.
23. Brickey MP. Defy aging: Develop the mental and emotional vitality to live longer, healthier, and happier than you ever imagined. New Resources Press; 2000.
24. Carper J. Stop aging now!: The ultimate plan for staying young and reversing the aging process. Harper perennial Library; 1996.
25. Null G, Campbell A. Gary Null's ultimate anti-aging program. Broadway Books; 1999.
26. Pierpaoli W, Regelson W, Colman C. The melatonin miracle. Simon and Schuster: New York; 1995.
27. Gerald J. Gruman, A history of ideas about the prolongation of life. Trans Amer Phil Soc. 1966;56(9):1-102.
28. Austad S. Why we age: What science is discovering about the body's journey through life. John Wiley & Sons: New York; 1999.
29. Holliday R. Understanding ageing. Cambridge University Press; 1995.
30. Arking R. Biology of aging: Observations and principles, 2nd edition. Sinauer Associates, Sunderland, MA.; 1998.
31. Arking R. The Biology of aging: What is it and when will it become useful? Infertility and Reproductive Medicine Clinics of North America. 2001;12:469-487.
32. Fries JF. Aging, natural death, and the compression of morbidity. N Engl J Med. 1980;303:130-135.
33. Rogers RG, Hummer RA, and Nam CB. Living and dying in the USA: Behavioral, health, and social differentials of adult mortality. Academic Press; 2000.
34. Olshansky SJ, Carnes BA. The quest for immortality: Science at the frontiers of aging. Norton: New York; 2001.
35. Miller R. Extending life: Scientific prospects and political obstacles. Milbank Q. 2002;80(1):155-74.
36. Harman D. Aging: A theory based on free radical and radiation chemistry. J Gerontol. 1956;11:298-300.
37. Robert L, Labat-Robert J. Aging of connective tissues: from genetic to epigenetic mechanisms. Biogerontology. 2000;1:123-131.
38. Fülöp Jr T, Douziech N, Jacob MP, Hauck M, Wallach J, Robert L. Age-related alterations in the signal transduction pathways of the elastin-laminin receptor. Pathol Bio. 2001;49:339-348.
39. Labat-Robert J. Cell-matrix interactions, alterations with aging and age associated diseases. A review. Pathol Bio. 2001;49:349-352.
40. World Cancer Research Fund. American institute for cancer research. Food, nutrition and the prevention of cancer: A global perspective; 1997.
41. Tavani A, La Vecchia C. Beta-carotene and risk of coronary heart disease. A review of observational and intervention studies. Biomed Pharmacother. 1999;53(9):409-416.
42. Hu FB, Willett WCJ. Diet and coronary heart disease: findings from the Nurses’ health study and health professionals’ follow-up Study. Nutr Health Aging. 2001;5(3):132-138.
43. Van Duyn MA, Pivonka EJ. Overview of the health benefits of fruit and vegetable consumption for the dietetics professional: selected literature. Am Diet Assoc. 2000;100(12):1511-1521.
44. Christen WG. Antioxidant vitamins and age-related eye disease. Proc Assoc Am Physicians. 1999;111(1):16-21.
45. MRC/BHF Heart Protection Study Collaborative Group. MRC/BHF heart protection Study of cholesterol-lowering therapy and of antioxidant vitamin supplementation in a wide range of patients at increased risk of coronary heart disease death: early safety and efficacy experience. Eur Heart J. 1999;20:725-741.
46. Manson JE, Gaziano M, Spelsberg A, et al for the WACS Research Group: A secondary prevention trial of antioxidant vitamins and cardiovascular disease in women. Rationale, design, and methods. Ann Epidemiol. 1995;5:261-269.
47. Egan DA, Garg R, Wilt TJ, et al for the ADMIT Investigators: Rationale and design of the arterial disease multiple intervention trial (ADMIT) Pilot Study. Am J Cardiol. 1999;83:569-575.
48. The Age-Related eye disease research group: The age-related eye disease study (AREDS): Design implications. AREDS Report No. 1. Control Clin Trials 1999;20:573-600.
49. Tikellis G, Robman LD, Harper CA, et al. The VECAT study: methodology and statistical power for measurement of age-related macular features. Ophthalmic epidemiology. 1999;6:181-194.
50. Paolini M, Abdel-Rahman SZ, Cantelli-Forti G, Legator LS. Chemoprevention or Antichemo- prevention? A salutary warning from the Beta-Carotene experience. J Natl Cancer Inst. 2001;93(14):1110-1111.
51. Morley AA, Trainor KJ. Lack of an effect of vitamin E on lifespan of mice. Biogerontology. 2001;2:109-112.
52. de Grey ADN. Noncorrelation between maximum life span and antioxidant enzyme levels among homeotherms: implications for retarding human aging. J Anti-Aging Med. 2000;3:25-36.
53. Harley CB, Futcher AB, Greider CW. Telomeres shorten during ageing of human fibroblasts. Nature 1990;345:458-460.
54. Vaziri H, Dragowska W, Allsopp RC, Thomas TE, Harley CB, Lansdorp PM. Evidence for a mitotic clock in human hematopoietic stem cells: loss of telomeric DNA with age. Proc Natl Acad Sci USA 1994;91:9857-9860.
55. Hemann MT, Greider CW. Wild-derived inbred mouse strains have short telomeres. Nucleic Acids Res 2000;28:4474-4478.
56. Kakuo S, Asaoka K, Ide T. Human is a unique species among primates in terms of telomere length. Biochem Biophys Res Commun. 1999;263(2):308-14.
57. Holliday R. Endless quest. Bioessays. 1996;18(1):3-5.
58. Bodnar AG, Ouellette M, Frolkis M, et al. Extension of life span by introduction of telomerase into normal human cells. Science. 1998;279:349-352.
59. Wang J, Hannon GJ, Beach DH. Risky immortalization by telomerase. Nature 2000;405:755-756.
60. de Lange T, Jacks T. For better or worse? Telomerase inhibition and cancer. Cell 1999;98:273-275.
61. Rudman D, Feller AG, Nagraj HS, et al. Effects of growth hormone in men over 60 years old. N Eng J Med. 1990;323:1-6.
62. Gallagher JC. Role of estrogens in the management of postmenopausal bone loss. Rheum Dis Clin North Am. 2001;1:143-
63. Wolf E, Kahnt E, Ehrlein J, et al. Effects of long-term elevated serum levels of growth hormone on life expectancy of mice: Lessons from transgenic animals. Mech Ageing Dev. 1993;68:71-87.
64. Bartke A, Brown-Borg H, Mattison J, et al. Prolonged longevity of hypopituitary dwarf mice. Exp Gerontol. 2001;36:21-28.
65. Coschigano KT, Clemmons D, Bellush LL, and Kopchick JJ. Assessment of growth parameters and life span of GHR/BP gene disrupted mice. Endocrinology. 2000;141:2608-2613.
66. Weindruch R, Walford RL. Dietary restriction in mice beginning at 1 year of age: effect on life-span and spontaneous cancer incidence. Science. 1992;215(4538):1415-8.
67. Weindruch R, Walford RL. The retardation of aging and disease by dietary restriction. Charles C. Thomas. Springfield, IL.; 1988.
68. Harrison DE, Archer JR. Natural selection for extended longevity from food restriction. Growth Dev Aging. 1989;53:3-6.
69.Duffy PH, Seng JE, Lewis SM, et al. The effects of different levels of dietary restriction on aging and survival in the Sprague-Dawley rat: implications for chronic studies. Aging Clin Exp Res 2001;13:263-272.
70. Journal of Gerontology: Biological Sciences. 2001;56,3: entire issue.
71. Masoro EJ. Dietary restriction: current status. Aging Clin Exp Res 2001;13:261.
72. Hayflick L. The Future of aging. Nature. 2000;408:267-269.
73. Morley AA. The somatic mutation theory of ageing. Mut Res. 1995;338:19-23.
74. Odagiri Y, Uchida H, Hosokawa M, Takemoto K, Morley A, Takeda T. Accelerated accumulation of somatic mutations in the senescence-accelerated mouse. Nat Genet. 1998;19:117-118.
75. Carnes BA, Olshansky SJ. Heterogeneity and its biodemographic implications for longevity and mortality. Exp Gerontol. 2001;36:419-430.
76. Workshop Report, Biomarkers of Aging: From Primitive Organisms to Man. International Longevity Center – Canyon Ranch Series, New York, NY.; 2001.
77. Roizen M. RealAge: Are you as young as you can be? Cliff Street Books; 1999.
78. Roizen M, La Puma J. The RealAge diet: Make yourself younger with what you eat. Cliff Street Books; 2001.
79. Hayflick L. The Future of aging. Nature. 2000;408:267-269.
80. Miller RA. Kleemeier award lecture: are there genes for aging? J Gerontol A Biol Sci Med Sci. 1999;54(7):B297-307.
81. Kirkwood TBL. Evolution of aging. Nature. 1977;270:301-304.
82. Johnson TE. Aging can be genetically dissected into component processes using long-lived lines of Caenorhabditis elegans. Proc Natl Acad Sci. USA. 1987;84:3777-3781.
83. Johnson TE. Increased life span of age-1 mutants in Caenorhabditis elegans and lower Gompertz rate of aging. Science. 1990;249:908-912.
84. Vaupel JW, Carey JR, Christensen K, et al. Biodemographic trajectories of longevity. Science. 1998;280:855-859.
85. Johnson TE, Wu D, Tedesco P, Dames S, Vaupel JW. Age-specific demographic profiles of longevity mutants in Caenorhabditis elegans show segmental effects. J Gerontol Bio Sci. 2001;56:B331-339.
86. Hayflick L. How and Why We Age. 1994. Ballantine Books: New York.
87. Demetrius L. Mortality plateaus and directionality theory. Proc R Soc Lond B; 2001,268:1-9.
88. Olshansky SJ, Carnes BA, Butler RA. If humans were built to last. Sci Am; 2001.
89. Carnes BA, Olshansky SJ, Gavrilov L, Gavrilova N, Grahn D. Human longevity: nature vs. nurture—fact or fiction. Perspect Biol Med. 1999;42(3):422-441.
90. Robert L. Cellular and molecular mechanisms of aging and age related diseases. Pathol Oncol Res. 2000;6:3-9.
91. Robert L. Aging of the vascular wall and atherosclerosis. Exp Gerontol. 1999;34:491-501.
92. Rattan SIS. "Gene therapy for aging: mission impossible?" Hum Reprod Gen Ethics. 1997;3:27-29.
93. Rattan SIS. "Is gene therapy for aging possible?" Ind J Exp Biol. 1998;36:233-236.
94. Stem Cells: Scientific Progress and Future Research Directions. Department of Health and Human Services. June 2001.
95. Stem Cells and the Future of Regenerative Medicine. Committee on the Biological and Biomedical Applications of Stem Cell Research, Board on Life Sciences National Research Council, Board on Neuroscience and Behavioral Health, Institute of Medicine. National Academy Press, 2002.
96. Cardiomyocytes Induce Endothelial Cells to Trans-Differentiate into Cardiac Muscle: Implications for Myocardium Regeneration. G. Condorelli et al. in Proceedings of the National Academy of Sciences USA, Vol. 98, No. 19, pages 10733-10738; September 11, 2001.
97. Heart Regeneration in Adult MRL Mice. J. M. Leferovich et al. in Proceedings of the National Academy of Sciences USA, Vol. 98, No. 17, pages 9830-9835; August 14, 2001.
98. Segregation of Human Neural Stem Cells in the Developing Primate Forebrain. V. Ourednik et al. in Science, Vol. 293, pages 1820-1824; September 7, 2001.
99. A Genome-Wide Scan for Linkage to Human Exceptional Longevity Identifies a Locus on Chromosome 4. A. A. Puca in Proceedings of the National Academy of Sciences USA, Vol. 98, No. 18, pages 10505-10508; August 28, 2001.
100. Living to 100: Lessons in Living to Your Maximum Potential at Any Age. Thomas T. Perls, et al. Basic Books, 1999.
101. Time of Our Lives: The Science of Human Aging. Tom Kirkwood. Oxford University Press, 1999.
102. Confronting the Boundaries of Human Longevity. S. J. Olshansky, B. A. Carnes and D. Grahn in American Scientist, Vol. 86, No. 1, pages 52-61; 1998.
103. Aging, Health Risks, and Cumulative Disability. A. J. Vita, R. B. Terry, H. B. Hubert and J. F. Fries in New England Journal of Medicine, Vol. 338, No. 15, pages 1035-1041; April 9, 1998.

Cet article a été affiché en anglais le 27 août, 2004. Traduction faite le 23 janv. 2010