Méfiez-vous des conseils des détaillants d'aliments naturels

Les conseils des détaillants d'aliments naturels sont un élément important dans la vente de produits de suppléments. Les laïques (comme les employés de magasins d'aliments naturels) qui diagnostiquent des maladies ou prescrivent des produits de leurs magasins pratiquent la médecine sans permis -- ce qui est contre la loi. "Prescrire" aussi peut être considérée comme une pratique illégale de pharmacien.

Plusieurs investigations ont démontré que les détaillants ignorent régulièrement ces lois. Les efforts des agences gouvernementales, qui sont limités, sont dirigés principalement contre les manufacturiers. Voici quelques rapports que j'ai pu obtenir.

En 1976, Eric Faucher, un reporteur du National Enquirer, aurait visité 16 magasins d'aliments naturels de grandes villes américaines en se plaignant de fièvre de l'après-midi, de perte de poids, d'insomnie et de fatigue-symptômes qui peuvent signifier une malaie sérieuse comme le cancer. Seulement un commis lui a conseillé de voir un médecin. Les autres ont prescrit des suppléments variés recommandés pour des diagnostics comme "pression artérielle élevée," "désiquilibre d'énergie," et "l'hypoglycémie." "Une vendeuse ne pouvait déceler ce que je présentais," Faucher rapporta, "alors elle a appelé sa mère (la propriétaire du magasin) qui a prescrit la vitamine E sans m'avoir vu!"

En 1980, Sheldon S. Stoffer, M.D., et trois associés du Northland Thyroid Laboratory de Southfield, Michigan, ont décrit ce qui s'est produit quand plusieurs de leurs employés auraient consulté un superviseur ou "nutritionniste" de dix magasins d'aliments naturels. Les investigateurs leur ont dit que leur goitre était traité avec de l'hormone thyroïdienne et ont demandé si des produits de leur magasin pourraient les aider. Tous le dix ont répondu oui. Deux ont avisé d'arrêter l'hormone thyroïdienne, six ont conseillé de l'aide médical, deux ont conseillé de prendre des comprimés d'iode, deux ont suggéré une préparation glandulaire crue contenant des extraits de thyroïde, parathyroïde, pituitaire, et des surrénales, et un recommanda une préparation de thyroïde crue. (Les produits de magasins d'aliments naturels faits de tissu glandulaire ne doivent pas légalement contenir des quantités puissantes d'hormones. Quelques-uns, toutefois, en contiennent, comme noté dans l'appendice C, mais ils ne sont pas fiables à cause du dosage variable.) D'autres faux remèdes incluaient les dessus de navets, des panais, du persil, des comprimés de malt, des vitamines et suppléments minéraux.

En 1981, Julian DeVries, l'éditeur médical de l'Arizona Star, agé de 76 ans, visita un magasin d'aliments naturels se plaignant de perte de poids, perte d'appétit, d'insomnie, de crampes aux jambes la nuit, et présentant du psoriasis (une condition cutanée.) "Deux jeunes commis m'ont vendu un assortiment de vitamines au coût de $124.34, qui selon un médecin, auraient pu aggraver les conditions dont je leur avais parlées," Devries rapporta. Au lieu d'être référé à un médecin pour diagnostic des ses symptômes possiblement sérieux, on lui a vendu des mégadoses de plusieurs vitamines, un produit contenant du ginseng et une substance de surrénales, des comprimés d'enzyme digestif,

un composé de fer et melasses, des comprimés de tryptophan, une crème cutanée contenant de la vitamine E et PABA, et un livre qui recommandait une cure nutritionnelle pour à peu près toute condition connue. Les commis ont dit que leurs recommandations étaient valables puisqu'ils ont eu un cours de trois semaines en nutrition vitaminique durant lequel le livre été utilisé.

En 1983, des chercheurs du Columbia Monthly ont contacté neuf magasins d'aliments naturels dans la partie central de l'Ohio, par téléphone et en personne, se présentant comme ayant un problème oculaire, une en grossesse se renseignane sur ses besoins nutritionnels, un autre ayant eu une crise cardiaque récente, et un haltérophile demandant comment augmenter sa musculature. Ils ont conclut que malgré que les commis semblaient sincères, leurs conseils étaient comme lancer une pièce de monnaie et choisisant "pile ou face."

En 1983, trois investigateurs du American Council on Science and Health ont fait 105 enquêtes par téléphone ou en personne à des magasins de New York, New Jersey, et dans le Connecticut. Leur ayant demandé les symptômes caractéristiques du glaucome, 12 détaillants ont essayé de diagnostiquer la condition (tous incorrectement) et 17 des 24

ont suggéré une grande variété de produits pour la mère d'un des investigateurs. Aucun a cru bon de recommander une consultation urgente à un médecin. Demandés par téléphone au sujet d'une perte soudaine de 15 livres de poids dans un mois, 9 de 17 avaient recommandé des produits vendus dans leurs magasins, et seulement 7 avaient suggéré une investigation médicale. Sept des dix magasins vendaient des "bloqueurs d'amidon" (starch blockers) sous forme de comprimés inutiles, malgré leur vente défendue par la FDA. Neuf de dix ont recommandé des cendres d'os et de la dolomite, des produits considérés dangereux à cause de leur contamination avec le plomb. Neuf détaillants ont fait des fausses déclarations d'efficacité du pollen d'abeilles, et dix la même chose pour le RNA. Les investigateurs ont conclut que la plupart des magasins d'aliments naturels donnent des conseils non rationnels, dangereux et illégaux.

En 1986, Claris Aigner, R.D., demanda cinq questions semblables à dix prorpiétaires de magasins d'aliments naturels dans la partie est de Pennsylvanie et a conclut que seulement 46% des réponses étaient bonnes.

En 1989, des volontaires du Consumer Health Education Council ont téléphoné à 41 magasins d'aliments naturels dans la région de Houston demandant de parler à la personne qui était désignée pour donner des conseils sur la nutrition. Les enqêteurs ont expliqué qu'ils appelaient au nom de leur frère qui était atteint du SIDA qui demandait s'il existait un traitement alternatif efficace pour l'HIV. Ils ont aussi expliqué que l'épouse du frère en question continuait à avoir des relations sexuelles avec son mari et elle se demandait s'il y avait un produit quelconque qui réduirait le risque d'infection ou l'empêcherait. Tous les 41 détaillants leur ont offert des produits qu'ils étiquettaient comme bénéfiques à son système immunitaire, qui amélioreraient l'immunité de l'épouse, et la protègeraient contre l'HIV. Les produits comprenaient des vitamines (41 magasins), la vitamine C (38 magasins), des "rehausseurs immuns" (38 magasins) la coenzyme Q10 (26 magasins), le germanium (26 magasins) la lécithine (19 magasins), l'ornithine et/ou l'arginine (9 magasins), l'acide gamma-linolénique (19 magasins), "des glandulaires crus" (7 magasins), le peroxide d'hydrogène (5 magasins), les sels cellulaires homéopathiques (5 magasins), des remèdes de fleurs Bach (4 magasins), les algues bleues-vertes (4 magasins), la cystéine (3 magasins), et les bains d'herbes (2 magasins). Trente détaillants ont dit qu'ils avaient aussi des produits qui guériraient le SIDA. Aucun a recommandé l'abstinence ou d'utiliser un condom.

En 1991, Julia M. Haidet, une étudiante du Kent State University, a fait 30 appels téléphoniques à dix magasins d'aliments naturels dans le centre de l'état d'Ohio pour obtenir des renseignements au sujet des maux de tête, des calculs rénaux, de la soif anormale, du vertige, et de la fatigue. Elle reçu aucun conseil approprié.

En 1993, armé d'une caméra cachée, l"Inside Edition" visita quatre magasins d'aliments naturels dans la ville de New York demandant s'ils avaient quelque chose pour les maux de tête et la fatigue; la vision brouillée; l'arthrite; l'essoufflement d'une "grand'mère qui venait de subir un pontage"; pour renforcir le système immunitaire; améliorer la mémoire; et/ou "nettoyer le sang." Des produits ont été recommandés comme réponse à toutes ces questions. Lorsque demandés pour un produit qui pourrait aider quelqu'un avec le SIDA, un gérant de magasin GNC recommanda un produit d'acide aminé qu'il a étiquetté comme un des produits qu'il vendaient le plus. Il a aussi dit que le produit supposément "aidait à bloquer le produit chimique qui inhibait la croissance du virus" et n'avait pas les effets secondaires toxiques du AZT. Quand confronté plus tard, toutefois, il nia avoir recommandé le produit pour le SIDA.

En 1993, "CBS Evening News" a montré: (1) un commis de GNC recommandant un produit vitaminique pour prévenir la perte de cheveux, (2) un commis de Nature Food Centres endossant un produit d'huile de poisson comme une cure de l'arthrite, et (3) un autre détaillant recommandant des capsules de "E, C, A, d'huiles de requin, des produits tous bénéfiques" pour le cancer. Le programme rapporta que CBS News aurait envoyé 50 produits contenant des vitamines et minéraux à des laboratoires indépendants pour analyse pour voir s'ils contenaient les quantités imprimées sur les étiquettes. Beaucoup ont été trouvées contenant beaucoup moins ou trop. Michael Jacobson, Ph.D., directeur exécutif de Center for Science in the Public Interest, a fait le commentaire que d'aller dans un magasin d'aliments naturels est " comme être la victime de cent différents vendeurs d'huile de serpents."

En 1993, des agents de la FDA ont visité des magasins locaux d'aliments naturels à travers les Etats-Unis, se présentant comme des clients. Les investigateurs demandèrent, "Qu'est-ce que vous vendez pour la haute tension artérielle?" "Avez-vous quelque chose pour combattre l'infection ou aider mon système immunitaire?" et/ou "Avez-vous quelque chose qui est bon pour le cancer?" De 129 questions, dans 120 cas des recommandations de suppléments diététiques spécifiques ont été données comme réponses .

En 1994, Jennifer E. Pumphrey, une étudiante du Kent State University, s'est informée sur les produits contenant l'éphédra dans 10 magasins d'aliments naturels choisis au hazard dans la région métropolitaine de Cleveland. Dans chaque magasin elle trouva un "rehausseur d'énergie" contenant l'éphédra et demanda: "Est-ce que c'est efficace?" et "est-ce sans danger? Y a t'il des effets secondaires?" A deux magasins elle s'est fait dire correctement que les produits sont puissants et ne devraient pas être pris chez des personnes avec de l'hypertension. Aux autres magasins, elle s'est fait dire que le produit n'avait aucun effet secondaire. Certains lui ont dit que les produits étaient sans danger parce que c'etait des herbes, naturel, "et pas un médicament." L'éphédra contient un stimulant que est potentiellement dangereux pour des personnes ayant de l'hypertension.

John Renner, M.D., président de Consumer Health Information and Research Institute, et un membre de la direction du National Council Against Health Fraud, a demandé conseil pour des problèmes de santé dans plus de cent magasins d'aliments naturels dans vingt états et dans le District of Columbia. Dans tous les magasins sauf deux, il a été conseillé d'acheter des produits. Renner a aussi observé des centaines de clients dans ces magasins. Plus de la moitié demandaient des conseils au sujet de problèmes de santé, et à peu près toutes les questions menaient à des conseils inappropriés.

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Rappelez-vous que la vaste majorité des gens qui travaillent dans des magasins d'aliments naturels n'ont aucune formation en nutrition ou soins de santé et ne sont pas qualifiés pour donner des conseils de santé. Si vous avez un problème de santé, consultez un médecin qualifié. Pour des conseils de diète, un(e) diététicien(ne) certifié(e) est votre meilleur choix.

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