Mini-glossaire des méthodes "alternatives"

 

Stephen Barrett, M.D.

 

Chacune des approches qui suivent a au moins une des caractéristiques suivantes: (1) sa raison d'être ou théorie de base n'a aucune donnée scientifique, (2) elle n'a pas été démontrée comme étant sans danger et/ou efficace suite à des études cliniques bien structurées, (3) elle est lancée de façon trompeuse, ou (4) ses pratiquants ne sont pas qualifiés pour faire des diagnostics appropriés. Des articles complets sur l'aromethérapie, la thérapie de chélation, la chiropraxie, et l'homéopathie peuvent être accédés en retournant à la page d'acceuil du site.

 

La "médecine chinoise," souvent appelée "médecine orientale" ou "médecine chinoise traditionnelle (TCM)," couvre un multitudes de pratiques médicales de folklore basées sur le mysticisme. Elle maintient que l'énergie vitale du corps (chi ou Qi) voyage à travers 14 canaux hypothétiques, appelés méridiens, qui ont des extensions reliées aux organes du corps et fonctions. La maladie est attribuée à un désiquilibre ou interruption du chi. Les pratiques anciennes comme l'acuponcture et le Qigong sont affirmées comme pouvant remettre l'équilibre en enlevant les interruptions.

L'acuponcture traditionnelle, comme elle est pratiquée aujourd'hui, consiste en l'insertion d'aiguilles métalliques dans des zones corporelles variées. Un courant de basse fréquence est parfois appliqué aux aiguilles pour produire plus de stimulation. L'acupression (shiatsu) est une technique qui utilise la pression des doigts à la place des aiguilles. Dans certains états il y a des restrictions telles que seuls les médecins ou des personnes travaillant sous la supervision directe de médecins, peuvent pratiquer l'acuponcture, malgré que dans d'autres états on n'a pas cette restriction.

Le traitement est appliqué sur des "points d'acuponcture," localisés à travers le corps. Originalement il y avait 365 tels points, correspondant aux jours de l'année, mais le nombre a augmenté depuis 2000 ans à plus de 2000. Certains pratiquants placent les aiguilles sur ou à côté du site de la maladie, tandis que d'autres choisissent les points selon les symptômes. Dans l'acuponcture traditionnelle, une combinaison de points est utilisée. Toutefois, l'existance des "méridiens," des "points d'acuponcture," ou chi n'ont jamais été démontrés comme valables scientifiquement.

Certains acuponcteurs rejettent les bases de la médecine chinoise et maintiennent que le soulagement de la douleur survient à cause de mécanismes comme la production d'endorphines (produits chimiques semblables aux narcotiques). Malgré que l'acuponcture puisse soulager la douleur, le soulagement a tendence à être de très courte durée. L'évidence en faveur de l'efficacité de l'acuponcture est apportée par les observations des pratiquants et des résultats d'études pauvrement structurées. L'acuponcture n'a pas été prouvée comme ayant un rôle sur l'évolution d'aucune maladie organique.

Les effets secondaires de l'acuponcture peuvent être plus marqués que les gens réalisent. Un questionnaire récent de 1135 médecins norvégiens a révélé 66 cas d'infection, 25 cas de perforation pulmonaire, 31 cas de douleur aggravée, et 80 autres cas ayant eu des complications. Un questionnaire parallel de 197 acuponcteurs, qui sont plus portés à voir des complications immédiates, a donné 132 cas de perte de connaissance, 26 cas de douleur aggravée, 8 cas de pneumothorax, et 45 autres réactions adverses.

Le Qigong aussi influencerait l'énergie vitale. Pour le Qigong interne, il s'agit de techniques de respirations profondes, de concentration, et de relaxation utilisées par le patient lui-même. Le Qigong externe est fait par des "maîtres Qigong" qui maintiennent guérir une grande variété de maladies avec de l'énergie libérée de leurs doigts. Toutefois, des investigateurs des maîtres Qigong en chine ont trouvé aucune évidence de pouvoirs paranormaux et plutôt évidence de déception. Les investigateurs ont été témoins, par exemple, d'une patiente couchée sur une table environ huit pieds d'un maître Quigong qui bougeait de façon rythmique ou sautillait en même temps que le maître bougeait ses mains. Mais quand la patiente était déplacée à un endroit où elle ne pouvait plus voir le maître, ses mouvements ne coïncidaient plus à ceux du maître.

Le procédé diagnostique utilisé par les pratiquants de TCM (médecine chinoise traditionnelle) peut inclure un questionnaire (histoire médicale, style de vie), des observations (la peau, la langue, le teint), l'auscultation (les sons respiratoires), et prendre le pouls. La science médicale reconnaît qu'un seul pouls, correspondant à la pulsation cardiaque, qui peut être pris au poignet, au cou, pieds, et autres endroits à travers le corps. Les pratiquants du TCM vérifient six pouls particuliers à chaque poignet, et identifient plus de vingt-cinq particularités dont "submersant." "glissant," "détrempé," "serré," et "filant." Ces "pouls" de TCM supposément reflètent le type de désiquilibre, l'état de chaque système d'organes, et l'état du "chi" du patient.

Les herbes médicinales prescrites par les pratiquants de la médecine chinoise aux Etats-Unis ne sont pas réglementées pour la sécurité, puissance ou efficacité. Il y a aussi le risque qu'un acuponcteur dont l'approche au diagnostic n'est pas basée sur des concepts scientifiques puisse ne pas diagnostiquer correctement une maladie sévère.

Le National Council Against Health Fraud a conclut: (1) l'acuponcture est un mode de traitement non prouvé, (2) sa théorie et pratique sont basés sur des concepts primitifs et fantaisistes de santé et maladie qui n'ont aucune ressemblance aux connaissances scientifiques actuelles, (3) la recherche durant les dernières vingt années n'a pas pu démontrer que l'acuponcture soit efficace dans aucune maladie, (4) les effets notées de l'acuponcture sont probablement dus à une combinaison d'expectation, suggestion, contr'irritation, condionnement, et autres mécanismes psychologiques, (5) l'acuponcture devrait être réservée à des scénarios de recherche, (6) les compagnies d'assurance ne devraient pas être requises légalement de couvrir les soins d'acuponcture, (7) accorder le droit de pratique à des acuponcteurs laïques devrait être graduellement éliminé, et (8) les consommateurs qui veulent se prévaloir de l'acuponcture devraient en discuter avec un médecin qui s'y connait et n'a pas d'intérêt commercial relié.

La médecine ayurvédique consiste en un groupe de pratiques encouragées par les partisans de méditation transcendentale (TM). L'ayurveda (signifiant " connaissance de la vie") est une approche hindoue qui inclut la méditation, procédures de "purification," des thérapies de rajeunissement, préparations d'herbes et de minéraux, des exercices et des conseils diététiques fondés sur le "type de corps." Son origine remonte à quatre livres Sanskrit appelés les Vedas -- les écritures les plus vieilles et plus importantes de l'Inde, sculptées quelque temps avant 200 ans avant Jésus Christ. Ces livres attribuèrent la maladie et la malchance aux démons, diables, et sur l'influence des étoiles et des planètes. La théorie de base de l'ayurveda déclare que les fonctions corporelles sont contrôlées par trois "principles physiologiques irréductibles" appelés les doshas, dont les noms Sanskrit sont vata, pitta, et kapha. Comme les "signes solaires" de l'astrologie, ces noms sont utilisés pour différencier des types corporels et des caractéristiques qui les rendent typiques. Comme les textes astrologiques, les écrits ayurvediques contiennent des longues listes de caractéristiques supposées physiques et mentales de chaque type constitutionnel. Par des combinaisons diverses de vata, pitta, et kapha, dix types corporels sont possibles. Toutefois, les doshas d'un individu (et le type corporel individuel) peut varier d'heure en heure et de saison à saison.

Les croyants de l'ayurvédic maintiennent que les symptômes de la maladie sont toujours reliés au "désiquilibre" des doshas, qui peuvent être précisés par la palpation du pouls au poignet du patient et en complétant un questionnaire. Certains partisans disent que le pouls peut être utilisé pour déceler le diabète, le cancer, des maladies musculo-squelettiques, l'asthme, et des "désiquilibres au tout début alors qu'aucun autre signe clinique soit présent et à un moment où l'intervention minime puisse suffir." L'"équilibre" est supposément réussi par une multitude de procédures et produits spécifiques au type constitutionnel particulier. Le programme complet Maharishi Ayur-Ved pour "créer des personnes en santé et un société sans maladie" a 20 composantes: le développement d'états plus élevés de conscience par des techniques de méditation améliorées, l'utilisation de sons primaux, la correction des "erreurs de l'intelligence," le "renforcement des émotions," l'élaboration de langage Vedique, la thérapie par la musique, le réveil des sens, le diagnostic par le pouls, l'intégration psychophysiologique, l'intégration neuromusculaire, l'intégration neurorespiratoire, la purification (afin d'enlever les "impuretés causées par une mauvaise diète et styles de comportement"), des modifications de la diète, des suppléments diététiques d'herbes, d'autre préparations d'herbes, des routines quotidiennes de comportement, la prédiction de désiquilibres futurs, des cérémonies religieuses, le nourissement de l'environnement, et l'encouragement de santé et paix mondiales. La plupart de ces procédures coûtent des centaines ou des milliers de dollars nécessitant les services d'un pratiquant d'ayurvédic.

La TM est un technique durant laquelle celui qui la pratique est assis confortablement avec les yeux fermés et répète un mot Sanskrit ou son (mantra) pour 15 à 20 minutes, deux fois par jour. Ceci aurait l'effet d'aider les gens de penser plus clairement, améliorer leur mémoire, se remettre rapidement des situations stressantes, ralentir le veillissement, et jouir de la vie davantage. Les adeptes maintiennent aussi que le "stress serait à la base de toute maladie" et que la TM est "le moyen unique le plus efficace que vous pouvez utiliser pour améliorer tous les aspects de la santé et pour augmenter le bonheur inné et la capacité d'apprendre."

Deepak Chopra, M.D., un adepte de l'ayurvéda renommé, maintient que "si vous avez des pensées heureuses, vous produisez des molécules heureuses. D'un autre côté, si vous avez des pensées tristes, sévères, ou antagonistes, alors vous allez produire des molécules semblables qui peuvent déprimer votre système immunitaire et vous rendre suspceptibles à la maladie." Chopra promet "la santé parfaite" à ceux qui peuvent saisir leur conscience et s'en servir comme une force guérissante. La méditation peut soulager le stress temporairement -- comme toutes formes de relaxation -- mais le reste de ces prétentions n'ont aucune valeur scientifique.

L'écologie clinique, dont les partisans aussi appelle faussement la "médecine environnementale," n'es pas une spécialité médicale reconnue. Elle est fondée sur la notion qu'une foule de symptômes courants seraient déclanchés par l'hypersensibilité à des aliments et produits chimiques normaux. Les adeptes suggèrent typiquement que le système immunitaire est comme un baril qui se rempli continuellement avec des produits chimiques jusqu'a temps qu'il déborde, signalant la présence de maladie. Toutefois, certains disent aussi que "le dérèglement du système immunitaire" peut être déclanché par un épisode sérieux isolé d'infection, de stess, ou d'exposition à des produits chimiques. Les substances stressantes pourraient inclure pratiquement tout ce que vient en contact avec nous, comme l'air urbain, les émanations de diésel, la fumée de cigarette, la peinture fraîche ou le goudron, les solvents organiques et les pesticides, certains plastiques, le papier journal, les parfums et colognes, les médications, les gazes des cuisinières ou reliés au chauffage, les matériaux de construction, les tissus "permanent press" ou synthétiques, les nettoyeurs domestiques, l'alcool à friction, les crayons ou plumes feutres, les armoires de cèdre, l'eau du robinet, et les champs électro-magnétiques.

Les écologistes cliniques posent leur diagnostic en utilisant des tests dits de "provocation-neutralisation." Durant cette épreuve, le patient rapporte les symptômes qui surviennent en dedans de dix minutes suite à l'administration sub-linguales ou en injection dans la peau de différentes concentrations des substances soupçonnées. Si des symptômes surviennent, le test est considéré positif et des concentrations plus faibles sont administrées jusqu'à temps que les symptômes sont "neutralisés."

Le traitement nécessite l'évitement des substances soupçonnées et requiert des changements du style de vie qui peut aller de légers à extrèmes. Généralement, les patients sont demandés de modifier leur diète et d'éviter des substances comme des shampoings parfumés, des produits pour après le râsage, les désodorisants, la fumée de cigarette, les émanations d'automobiles, et des vêtements, meubles, et tapis faits de fibres synthétiques. Comme restrictions extrèmes, ils prescrivent au patient de demeurer dans la maison pendant des longues périodes, comme des mois, et éviter tout contact avec des membres de la famille. Dans bien des cas la vie du patient est centrée totalement sur la maladie.

Des chercheurs de l'Université de Californie ont démontré que les tests de provocation-neutralisation sont sans valeur. Dans une étude à double insu, 18 patients ont reçu chacun trois injections d'extrait d'un aliment soupçonné et neuf injections d'eau salée diluée durant une période de trois heures. Les tests ont été faits dans les cabinets des écologistes cliniques chez leurs patients. Dans des tests ouverts (quand les patients savaient ce qu'ils recevaient) les patients rapportèrent de façon consistante les symptômes lorsqu'ils recevaient des injections d'extraits de l'aliment, et aucun symptôme lorsqu'ils recevaient l'eau salée. Mais durant les expériences aveugles (quand ils ne savaient pas ce que l'on leur injectait) ils rapportèrent autant de symptômes quand ils recevaient les injections d'eau salée que quand ils recevaient les injections d'extrait de l'aliment, ce qui signifie que leurs symptômes n'étaient rien de plus que des réactions placébo. Les symptômes rapportés étaient la démangeaison au nez, du larmoiement ou picottement des yeux, des oreilles bouchées, une sensation de plénitude dans les oreilles, du tinnitus (son de sonnette dans les oreilles), sécheresse buccale, gorge irritée, un goût bizarre dans la bouche, la fatigue, mal de tête, nausée, étourdissement, malaise abdominal, sensation d'engourdissement facial ou au cuir chevelu, la pression ou serrement à la tête, désorientation, difficulté respiratoire, la dépression, des frissons, de la toux, de la nervosité, des gases intestinaux ou du gargouillement abdominal, et douleurs aux membres inférieurs. Les écologistes cliniques maintiennent aussi que les doses "neutralisantes" des allergènes en cause peuvent soulager les symptômes. Toutefois, les patients qui ont été traités durant l'expérience avaient des réactions identiques avec l'extrait de l'aliment et avec l'eau salée diluée.

L'American Academy of Allergy, Asthma and Immunology (AAAAI), le plus grand organisme professionnel d'allergistes a émis l'avertissement suivant:

Malgré que l'idée que l'environnement soit responsable d'une multitude de problèmes
de santé puisse paraître très attrayante, présenter telles idées comme des faits,
des conclusions, ou comme des mécanismes possibles sans preuve adéquate, est un
signe de mauvaise pratique médicale.

L'irrigation du colon -- aussi appelée hydrothérapie -- consiste à faire des lavements répétés avec de l'eau tiède, quelques pintes à la fois, utilisant jusqu'à 20 gallons d'eau. Certains pratiquants ajoutent des herbes, du café, ou d'autres substances à l'eau utilisée. La procédure est faite pour "détoxifier" le système. Ses adeptes maintiennent que, comme résultat d'une stase intestinale, le contenu intestinal se putrifie, et des "toxines" sont formées et absorbées causant un empoisonnement chronique. Les sites sur l'Internet: Total Health Connection et le East West Wholistic Center offrent des prétensions additionnelles.

Cette théorie d'"autointoxication" était populaire durant la fin du siècle dernier mais a été abandonnée par la communauté scientifique durant les années '30. Aucune des dites "toxines" n'a pu être identifiée, et des observations ont démontré que les individus en bonne santé peuvent avoir des changements dans leurs selles, ce qui est tout à fait normal. Les adeptes peuvent aussi suggérer que le matériel fécal se ramasse dans la muqueuse de l'intestin et cause des problèmes à moins d'être éliminé par des laxatifs, de l'irrigation colonique, des diètes spéciales, et/ou des herbes et suppléments variés qui vont "nettoyer" le système. La fausseté de cette notion est évidente aux chirurgiens soit durant de la chirurgie ou à l'examen endoscopique qui visualise la muqueuse de l'intestin.

L'irrigation colonique est non seulement inutile du point de vue thérapeutique mais peut causer un désiquilibre électrolytique fatal. Des décès dus à perforation intestinale et par infection (à cause de l'appareillage contaminé) ont été rapportés.

La thérapie craniosacrale, aussi appelée craniopathie et l'ostéopathie cranienne, est basée sur la notion que les os du crâne sont mobiles et peuvent être manipulés. Certains pratiquants maintiennent qu'ils sont capables de s'harmoniser avec le "rythme" du patient en tenant le crâne du patient dans leurs mains. Quelques-uns déclarent avoir amélioré le "flot d'énergie vitale," guérissant ou empêchant un grand nombre de problèmes de santé. Certains croient qu'ils enlevent les blocages au flot normal du liquide céphalo-rachidien. D'autres qu'ils ajustent les os du crâne. En réalité, les os du crâne sont fusionnés tôt dans la vie et ne peuvent pas être mobilisés séparément.

L'herborisme est pratiqué surtout par les naturopathes, les chiropracticiens, les acuponcteurs, les iridologues, et des "herboristes" non licenciés. Plusieurs d'entre-eux prescrivant des herbes médicinales pour à peu près tout problème de santé. Malgré que certains prescrivent en se basant sur les résultats de la recherche, d'autres se laissent guider par des perceptions comme des "influences astrologiques," et le "Doctrine of Signatures" (l'ancienne croyance que la forme et la dimension de la source d'une drogue déterminent sa valeur thérapeutique). Plusieurs herbes contiennent des centaines ou même des milliers d'éléments chimiques qui n'ont pas été catalogués. Malgré que quelques-unes pourraient être bénéfiques au point de vue thérapeutique, d'autres peuvent s'avérer toxiques. La plupart des herbes médicinales vendues aux Etats-Unis ne sont pas standardisées, ce qui veut dire que déterminer exactement leur contenu en différents ingrédients serait difficile ou impossible. Avec les médicaments sûrs et efficaces disponibles, traiter avec des herbes médicinales ne semble pas raisonnable. De plus, plusieurs pratiquants herboristes ne sont pas médecins et ne sont pas habilité à poser des diagnostics et prescrire des traitements de maladies.

L'iridologie est basée sur la notion que chaque partie du corps est représentée par une zone correspondante dans l'iris de l'oeil (la partie colorée autour de la pupillle,) Les iridologues maintiennent que les états de santé et la maladie peuvent être diagnostiqués selon la couleur, la texture, et localisation de taches pigmentaires dans l'oeil. Ceux qui pratiquent l'iridologie déclarent diagnostiquer des "désiquilibres" qu'ils traiter avec des vitamines, des minéraux, des herbes, et substances semblables. Ils maintiennent aussi que les taches dans les yeux peuvent révéler une histoire complète des maladies ainsi que les traitements antérieurs.

La plupart de ceux qui pratiquent l'iridologie sont des chiropracticiens et naturopathes, mais des non-professionnels qui donnent des "conseils nutritionnels" aussi sont impliqués. Bernard Jensen, D.C., l'iridologue américain renommée, dit que "la nature nous a fourni un écran miniature de télévision qui nous montre les zones les plus éloignées de notre corps par le biais de réponses nerveuses réflexes." Il souligne aussi que des analyses par l'iridologie seraient plus fiables et "donnent plus de renseignements au sujet de l'état de notre corps que tous les examens faits en médecine occidentale." Toutefois, dans deux grandes études, Jensen et sept autres iridologues bien connus ne pouvaient pas distinguer entre les patients qui souffraient de maladie rénale ou de la vésicule biliaire et ceux qui étaient en bonne santé. En plus, ils ne s'entendaient pas entre-eux dans leurs observations.

Les macrobiotiques font partie d'une approche quasi-religieuse centrée autour d'une diète semi-végérarienne qui est supposée améliorer la santé et prolonger la vie. Les adeptes suggèrent que la diète est efficace dans la prévention et le traitement du cancer, le SIDA, et d'autres maladies graves. Il n'y aucune évidence scientifique pour appuyer ces prétentions. Les recommandations des adeptes des macrobiotiques se basent sur la quantité de "yin" ou "yang" (supposément des "modes d'énergie") contenus dans les aliments plutôt que du contenu nutritionnel. Les pratiquants se fient aussi sur le pouls et autres procédures non scientifiques reliées à la médecine chinoise. Celles-ci peuvent inclure "le diagnostic ancestral," "diagnostic astrologique," "diagnostic d'ambiance et vibrationnel," "diagnostic environnemental," (incluant la considération d'influences "célestes" et les mouvements des marées), et "diagnostic spirituel" (une évaluation de "vibrations de conditions atmosphériques" pour identifier des influences spirituelles, incluant des souvenirs et "visions de l'avenir").

Celui qui est en tête du mouvement est Michio Kushi, fondateur et président de l'Institut Kushi à Becket, au Massachusetts. Selon les publications de l'institut, le style de vie macrobiotique devrait inclure mastiquer les aliments au moins 50 fois par bouchée (ou jusqu'à temps qu'ils deviennent liquides), ne pas porter de vêtements synthétiques ou de laine directement sur la peau, éviter des bains ou douches chauds pendant longtemps, garder des grosses plantes vertes dans la maison pour enrichir l'oxygène de l'air, et chanter une chanson gaie tous les jours. Kushi maintient que le cancer est en grande partie causé par une diète inappropriée, le fait de trop penser, le style de vie, et qui pourrait être influencé en modifiant ces facteurs. Il recommande "des aliments yin" pour des cancers dus à trop de yang, et des "aliments yang" pour des tumeurs qui sont surtout yin. Ses livres contiennent des histoires de cas de gens dont leur cancer supposément aurait disparu suite à une alimentation macrobiotique. Toutefois, les seuls rapports d'efficacité sont des témoignages de patients, dont la plupart aient aussi subi des traitements conventionnels de leur cancer. La diète elle-même peut causer une perte de poids sérieuse chez les patients souffrant de cancer.

Certaines versions de diète macrobiotiques contiennent des quantités adéquates de nutritifs, mais d'autres non. Des études chez des enfants vivant dans plusieurs communautés macrobiotiques ont démontré qu'ils étaient plus petits, et ayant un poids inférieur aux enfants ayant une diète normale. La déficience en vitamine B12, en fer, et vitamine D ont aussi été rapportées.

La naturopathie est basée sur la croyance que la cause des maladies est une désobéisance des lois de la nature. Les naturopathes maintiennent qu'ils enlèvent les causes sous-jacentes des maladies et stimulent le processus du corps de se guérir soi-même. Ils disent que les maladies sont l'effort du corps de se défendre et que les guérisons sont le résultat de l'augmentation de la "force vitale" du patient de se débarasser des déchets et "toxines." Comme les chiros, plusieurs naturopathes croient que presque tous les aliments font partie de l'étendue de leur pratique. Les traitements naturopathiques peuvent inclure des diètes "d'aliments naturels," des vitamines, des herbes, des minéraux tissulaires, des sels cellulaires, la manipulation, le massage, l'exercice, la diathermie, les lavements, l'acuponcture, et l'homéopathie. Malgré que les naturapathes maintiennent qu'ils soulignent la prévention des maladies, ils s'opposent à l'immunisation.

L'hygiène naturelle est une extension de la naturopathie qui met l'emphase sur le jeûne; une diète d'aliments crus: légumes, fruits, et noix; et combinaison d'aliments, une pratique diététique basée sur la fausse notion que combiner certains aliments peut corriger la mauvaise santé. Les hygiénistes naturels sont contre l'immunisation, le traitement de l'eau potable avec le fluore, et l'irradiation des aliments et s'opposent à la plupart des formes de traitement médical.

La thérapie orthomoléculaire est définie par ses partisans comme le "traitement d'une maladie en variant les concentrations des subtances normalement présentes dans le corps." Elle remonte au début des années '50 lorsque quelques psychiâtres commencèrent à ajouter des doses massives de nutritifs à leur traitement de maladies mentales sévères. La substance originale était la vitamine B3 (acide nicotinique ou nicotinamide), et la thérapie était étiquettée "thérapie mégavitaminique." Plus tard le traitement était élargie pour inclure d'autres vitamines, des minéraux, des hormones, et des diètes, tous possiblement combinés au traitement avec médicaments conventionnels et les électro-chocs. Quelques centaines de médecins utilisent maintenant cette approche pour traiter une grande variété de conditions, mentales aussi bien que physiques.

Le corps humain a une capacité limtée d'utiliser des vitamines dans son activité métabolique. Quand les vitamines sont consommées en excès des besoins physiologique corporelles, ils deviennent des drogues plutôt que des vitamines. Quelques situations sont connues où les vitamines à hautes doses puissent avoir un effet bénéfique, mais on doit en faire usage prudemment à cause de toxicité possible. Par exemple, des grandes doses de niacin peuvent être utiles pour contrôler des taux élevés anormaux de cholesterol, si employées dans un programme complet supervisé médicalement. Les pratiquants de la thérapie orthomoléculaire vont au delà de cela, toutefois, en prescrivant des grandes quantités de suppléments à tous ou la plupart des patients qu'ils traitent.

La réflexologie, aussi appelée thérapie de zone, est basée sur des croyances que chaque partie du corps est représenté sur les mains et pieds et en appliquant de la pression sur des zones spécifiques des mains et pieds, peut avoir des effets thérapeutiques dans d'autres parties du corps. Les adeptes maintiennent que le corps est divisé en dix zones qui commençent ou finissent aux mains et pieds, et que chaque organe ou partie du corps est "représenté" sur les mains et les pieds. Les partisans déclarent aussi que des anomalies peuvent être diagnostiquées en palpant les pieds et en appliquant de la pression sur chacune de ces zones peut stimuler le flot d'énegie, la circulation, les nutritifs, et pulsations nerveuses vers la partie corporelle correspondante. Les chemins anatomiques postulés par les réflexologues n'ont jamais été démontrées.

La plupart des réflexologues maintiennent que leurs massages des pieds peuvent soulager le stress, qu'on présume est bien, mais ça ne nécessite pas les services d'un "réflexologue" au coût de $35 à $100 la session. Plusieurs pratiquants maintiennent que la réflexologie des pieds éliminerait les toxines du corps, augmenterait la circulation, aiderait à perdre du poids, et améliorerait l'état de santé des organes à travers le corps. Certains prétendent que la réflexologie serait efficace dans un grand nombre de maladies sérieuses. Il n'y aucune évidence pour appuyer ces affirmations.

L'imposition des mains (Therapeutic touch) est une méthode dans laquelle les mains sont utilisées pour ^diriger les énergies humaines afin d'aider quelqu'un qui est malade." Les adeptes maintiennent que les guérisseurs sont capables de déceler et corriger les "désiquilibres d'énergie" en flattant le corps ou en plaçant leurs mains au dessus de la partie affectée. La guérison supposément est le résultat d'un transfer de "l'excès d'énergie" du guérisseur au patient. Ni les forces impliquées ni les présumés effets bénéfiques n'ont été démontrés par l'évaluation scientifique. On peut conclure sans aucun doute que toute réaction à la procédure est une réponse psychologique à "l'application des mains" (ou au toucher.)

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