Le Nervo-Scope

 

Stephen Barrett, M.D.

 

La détection de la chaleur à joué un rôle significatif dans la recherche des "subluxations " évasives en chiropratique. Une monographie de chiropratique de 1990 sur la thermographie déclare que D.D. Palmer a utilisé le dos de sa main pour localiser "des boîtes chaudes" ('hot boxes') le long de la colonne vertébrale dans le but de déceler des différences de température de surface d'un côté à l'autre. Les auteurs ont observé que "cette technique, malgré subjective et non fiable à cause de la sensibilité variable du médecin qui pose le diagnostic, a été enseignée aux étudiants de chiropratique depuis les débuts de cette profession." [1]

Le premier promoteur de la chiropratique B.J. Palmer a été séduit par le "neuro-calomêtre," un appareil développé par un de ses élèves. Dans les années 1920, il est devenu convaincu qu'il pouvait identifer la présence, la localisation, et l'étendue des subluxations vertébrales. L'appareil tenu dans la main consiste de deux sondes rattachées à un compteur qui enregistre si les points de chaque côte de la colonne avaient des différences de température. B.J. Palmer a accepté l'appareil tellement énergiquement (et a insisté sur sa location) que beaucoup de ses partisans y sont devenus aliénés [2].

 

Le Nervo-Scope, un issu du neurocalomêtre, a été commercialisé durant les années 1970 par une grande maison fournissante chiropratique. Il est muni de deux thermocouples, une pile, et un compteur. Ses résultats peuvent être enregistrés si muni d'une enregistreuse de tableau continu. Le catalogue du distributeur mentionne que l'appareil "prenait sa place aux côtés de l'appareil radiographique en importance" [3]. Toutefois, "sa non-fiabilité et manque de documentation scientifique" ont empêché l'utilisation sur une grande échelle des détecteurs de chaleur en pratique chiropratique [1]. Un consensus canadien lors d'une conférence de chiropratique de 1993 a conclu que la mesure para-vertébrale avec des appareils thermocouplés "n'a pas été démontrée discriminatoire, et la validité et fiabilité de ces appareils sont très douteuses." [4] C'est une façon politiquement correcte de dire que les appareils sont cliniquement inutiles. Néanmoins, deux modèles du gadget sont toujours vendus, et alors on peut présumer que certains chiros continuent à les utiliser [5].

Malgré que la littérature chiropratique soit élaborée, je n'ai pas pu trouver de description comment le Nervo-Scope doit être utilisé. En 1973, inclut dans l'investigation que j'ai eu à dirigé, une femme aurait amené sa fille de 4 ans, en bonne santé, à cinq chiros pour un examen de routine. La femme a rapporté qu'un des chiros a utilisé un Nervo-Scope, qu'il a passé de haut en bas sur sa colonne vertébrale. Basé sur les déflections de l'aiguille sur le compteur, il a déclaré que l'enfant avait des problèmes de la colonne dans les zones contenant des nerfs qui contrôlent le fonctionnement de son estomac et de sa vésicule biliaire. Ces problèmes, évidemment, étaient des inventions de son imagination. Un chiro qui a répondu à cet article a dit qu'elle a fait des expériences avec un nervo-scope et aurait découvert que la lecture était déterminée par le degré de pression de la sonde sur la peau du patient.

 

Références

1. Christiansen J, Gerow G. Thermography. Baltimore: Williams & Wilkins,
1990.
2. Wardwell WI. Chiropractic: History and Evolution of a New Profession. St.
Louis: Mosby Year Book, 1992.
3. The Complete Catalog of Chiropractic Literature and Supplies. Austell,
GA: Si-Nel Publishing & Sales Co., 1971.
4. Henderson D and others. Clinical Guidelines for Chiropractic Practice in
Canada. Toronto: Canadian Chiropractic Association, 1994.
5. Chiropractic Equipment and Supply Catalog. Mt. Horeb, WI: Gonstead
Seminar of Chiropractic, 1997.

 

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