Aspects douteux de l'ostéopathie

 

Stephen Barrett, M.D.

 

Aux Etats-Unis, les médecins ostéopathes (DO ou docteur en ostéopathie) ont le même statut légal et, dans la majorité des cas, la même compétence que les médecins conventionnels. Quoique plusieurs offrent des soins de haute qualité, le pourcentage d'ostéopathes impliqué dans des pratiques suspectes est plus élevé que chez les médecins conventionnels. C'est pour cette raison qu'avant de songer à consulter un ostéopathe, il serait bon de connaître l'histoire de l'ostéopathie et la signification de sa philosophie.

Racines cultistes

Les principes de l'ostéopathie ont été formulés originalement par Andrew Taylor Still, M.D., en 1874, lorsque la science médicale était dans encore à ses débuts. Still croyait que les maladies étaient causées par une interférence mécanique entre des nerfs et de la circulation sanguine. Il croyait qu'elles pourraient être guéries par la manipulation des "os, nerfs et muscles déréglés ou déplacés"-en enlevant toutes les obstructions et en "remettant la machinerie vitale en marche". Son autobiographie rapporte qu'il pouvait "secouer un enfant pour arrêter la fièvre scarlatine, le faux-croup, la diphtérie, et guérir la coqueluche dans trois jours en lui tordant le cou." [1]

Still s'opposait aux pratiques pharmacologiques de son temps et voyait la chirurgie comme un traitement de dernier recours. Rejeté comme objet d'un culte par la médecine organisée, il fonda la première école d'ostéopathie à Kirksville, au Missouri, en 1892.

Comme la science médicale se développait, l'ostéopathie a progressivement incorporé toutes les théories et pratiques de la médecine moderne [2]. Aujourd'hui, à l'exception d'une légère emphase additionnelle sur des diagnostiques et traitements musculo-squelettiques, l'étendue de la pratique de l'ostéopathie est identique à celle de la médecine conventionnelle. Le pourcentage de praticiens qui utilisent occasionnellement des traitements par manipulation (OMT ou 'osteopathic manipulative treatment') est constamment à la baisse.

L'ostéopathie aujourd'hui

Il y a 19 collèges accrédités de médecine ostéopathique et près de 44 000 praticiens aux Etats-Unis[3]. L'admission aux écoles d'ostéopathie exige un minimum de trois ans d'étude collégiale, mais presque tous les candidats admis ont plutôt un baccalauréat. Le doctorat en ostéopathie (D.O.) requiert plus de 5 000 heures de formation étendue sur quatre ans. Le corps professoral des collèges d'ostéopathie est divisé de façon églale entre des médecins ostéopathes et des détenteurs de Ph.D. Dans certaines écoles, il y a aussi quelques médecins conventionnels. La graduation est suivie d'un internat rotatoire d'un an dans un hôpital d'enseignement approuvé. La majorité des ostéopathes vont en pratique familiale. La spécialisation nécessite deux à six années additionnelles de formation comme résident, selon la spécialité.

L'American Osteopathic Association (AOA) reconnaît plus de 60 spécialités et sous-spécialités. Il faut être membre de l'AOA pour être certifié, ce qui force certains praticiens à appartenir à l'AOA même s'ils ne reconnaissent pas toutes les politiques de l'association. Depuis 1985, les médecins ostéopathes peuvent obtenir des résidences dans des hôpitaux de médecine conventionnelle et la majorité le font. Depuis 1993, ceux qui ont complété leur résidence sont aussi éligibles à devenir membre de l'American Academy of Family Practice. Ce privilège était auparavant réservé aux MDs ou des DOs ayant fait leur formation dans des centres médicaux approuvés. [3]

Les médecins ostéopathes sont licenciés pour la pratique dans tous les états. Les normes d'admissibilité et la qualité d'enseignement sont légèrement inférieures là celles des écoles de médecine conventionnelle. Je dis cela parce que les résultats académiques et les résultats au test d'admission (Medical College Admission Test) sont plus bas que ceux des candidats aux facultés de médecin [4,5] -- et le nombre moyen de membres à plein temps de la faculté est presque 10 fois plus élevé que celui des écoles de médecine (714 vs. 73 en 1994) [5]. De plus, les écoles d'ostéopathie génèrent peu de recherche et quelques-unes éprouvent de la difficulté à attirer assez de patients pour permettre aux étudiants d'acquérir l'expérience requise comparativement à ce qui est disponible dans les écoles de médecine conventionnelle [6]. Toutefois, comme avec les diplomés des facultés de médecine, la qualité des praticiens pris individuellement dépend de leurs connaissances, du temps qu'ils consacrent à leur travail et de la formation qu'ils obtiennent suite à leur graduation. Ceux qui s'appliquent peuvent être considérés aussi compétents que les médecins conventionnels.

En janvier 1995, un questionnaire d'une page fut envoyé à 2 000 médecins ostéopathes de pratique familiale choisis au hasard parmis les membres de l'American College of Osteopathic Physicians. Près de la moitié des questionnaires ont été retournés et comportaient des réponses utilisables. Le sondage révélait que seulement 6.2 % des ostéopathes traitaient plus de la moitié de leurs patients avec des OMT (traitement de manipulation ostéopathique), 39.6% les utilisaient avec 25% de leurs patients ou moins et 32.1% ont répondu qu'ils l'utilisaient les OMT avec moins de 5% de leurs patients. L'enquête a aussi révélé que plus la date de graduation était récente, moins fréquent était l'usage des OMT. [7]

Le pourcentage relatif de membres impliqués dans la thérapie de chélation, l'écologie clinique, la thérapie orthomoléculaire, l'homéopathie, la médecine ayurvédique et plusieurs autres pratiques douteuses semble plus élevé chez les ostéopathes que chez les médecins conventionnels. Je suis arrivé à cette conclusion en regardant les annuaires de membres des groupes qui font la promotion de ces pratiques et/ou en comparant les pourcentages relatifs de médecins et des docteurs en ostéopathie qui figurent sous ces entêtes dans les Pages Jaunes de Médecine Alternative [4] et le Health World Online's Professional Referral Network. . Le traitement de valeur douteuse le plus répandu chez les DOs semble être la thérapie crânienne, une ramification ostéopathique décrite plus bas.

Le mouvement de l'AOA.

Plusieurs observateurs croient que l'ostéopathie et la médecine devraient s'unir. Mais les organismes ostéopathiques préfèrent maintenir leur identité distincte et même exagérer les différences qui les séparent particulièrement dans leur publicité. Par exemple, selon un dépliant de l'AOA de 1987: (a) l'ostéopathie est "la seule partie de la médecine conventionnelle qui suit l'approche d'Hippocrates," (b) notre système musculo-squelettique est à la base du bien-être et (c) l'OMT est une technique approuvée pour plusieurs diagnostics et souvent peut fournir une alternative aux médicaments et à la chirurgie [9]. Un dépliant de 1991 déclarait faussement que l'OMT stimule la tendance naturelle de l'organisme au bien-être et la combinant avec toutes les autres procédures médicales permet aux DOs de fournir "le traitement le plus complet possible" [10].De telles déclarations sont compatibles avec la résolution AOA de 1992 qui définit l'ostéopathie comme:

Un système de soins médicaux avec une philosophie qui unit les besoins du patient avec la
pratique courante de la médecine, de la chirurgie et l'obstétrique avec une emphase sur les inter-relations entre structure et fonction et une appréciation de la capacité de l'organisme de se guérir lui-même [11].
 
Une résolution de l'AOA de 1994 décrit l'ostéopathie comme "un système complet de soins de santé qui en tant que tel, est plus holistique que la médecine dans le sens classique".[11]

Le site Web de l'American Osteopathic Association rend hommage à Andrew Still et affirme que la médecine ostéopathique représente une philosophie de soins unique parce que les "DOs adoptent une approche holistique de soins et ne s'arrêtent pas à la partie malade ou blessée". Je considère injurieux et choquant que les ostéopathes donnent l'impression qu'ils sont les seuls à considérer leurs patients comme des individuels, à fournir des soins complets ou à s'intéresser à la prévention de la maladie. Un autre document du site web de l'AOA affirme encore:

Les médecins ostéopathes évaluent souvent les problèmes de mobilité du système musculo-squelettique en le considérant comme le système qui englobe l'organisme dans sa totalité et qui est intimement relié aux systèmes d'organes et au système nerveux. Utilisant les liens anatomiques entre le système musculo-squelettique et les appareils, les médecins ostéopathes diagnostiquent et traitent tous les appareils ou systèmes de l'organisme. [12]

Cette déclaration me frappe parce qu'elle est de même nature que la foutaise que les chiropraticiens utilisent pour suggérer que d'une façon quelconque leur attention à la colonne vertébrale va avoir des effets positifs sur tous les processus de l'organisme. La manipulation de la colonne vertébrale peut donner un soulagement de la douleur dans des cas particuliers choisis de douleur lombaire [13]. Toutefois, elle n'a aucun effet prouvé sur la bien-être général de la population.

Thérapie de chélation

La thérapie de chélation consiste en une série d'infusions intraveineuses contentant la EDTA et d'autres substances. Les partisans déclarent qu'elle serait efficace contre l'athérosclérose et d'autres maldies sérieuses. Toutefois, aucune étude contrôlée n'a pu démontrer que la thérapie de chélation puisse avoir un effet bénéfique dans aucune d'elles. La thérapie de chélation avec EDTA est une de nombreuses méthodes légitimes dans le traitement de l'empoisonnement par le plomb, mais le protocole est différent de ceux employés dans son application pour traiter d'autres conditions. Il faut porter au crédit de l'AOA qu'elle s'est inscrite en faux contre la chélation. Sa position est la suivante:

CONSIDéRANT QUE, la thérapie de chélation utilisant l'edetateis de calcium disodique actuellement étiquetée par le Food and Drug Administration n'est reconnue par la majorité des médecins que comme traitement de l'empoisonnement aigu ou chronique par le plomb, alors, il est

RESOLU, qu'à la lumière des résultats d'études appropriées et contrôlées, l'American Osteopathic Association n'approuve pas l'utilisation de la thérapie de chélation pour d'autres applications que celle qui est actuellement approuvée médicalement. Adoptée 1985, revisée et ré-affirmée, 1990, 1995 [11].

La liste de référence des membres (member referral list) de l'American College for Advancement of Medicine (ACAM), le groupe principal qui encourage la thérapie de chélation, identifie près de 400 médecins conventionnels et 121 DOs comme membres spécialistes de la thérapie de chélation. Ces chiffres suggèrent que le pourcentage de DOs qui utilisent cette thérapie est 4 à 5 fois plus élevé si on le compare à celui des médecins. Curieusement, Ronald A. Esper, DO, de Erie en Pensylvanie, ancien président de l'AOA en 1998, est un membre de l'ACAM et utilise la thérapie de chélation.

Thérapie crânienne

Les adeptes de "l'ostéopathie crânienne", de la "thérapie cranio-sacrée", de la "thérapie crânienne" et d'autres techniques analogues, affirment que les os du crâne peuvent être manipulés pour soulager la douleur (spécialement de la mâchoire ou TMJ) et remédier à beaucoup d'autres malaises. Ils maintiennent aussi qu'un rythme existe dans le courant du liquide autour du cerveau et de la moelle épinière. Ils croient que les maladies peuvent être diagnostiquées en décelant des anomalies dans ce rythme et qu'elles peuvent être corrigées en manipulant le crâne. La plupart de ces praticiens sont des ostéopathes, des masso-thérapeutes, des chiros, des dentistes ou des physiothérapeutes.

Le créateur de l'ostéopathie crânienne était l'ostéopathe William G. Sutherland qui publia son premier article sur ce sujet au début des années 1930. Aujourd'hui, un des partisans bien connus est John Upledger, D.O., qui dirige l'Upledger Institute of Palm Beach Gardens, en Floride. Un dépliant de l'institut affirme:

La thérapie crânio-sacrée est une technique manipulative douce et non-invasive. Le
thérapeute augmente rarement la pression appliquée au delà de 5 grammes ou l'équivalent du poids d'une pièce de cinq sous. L'examen est fait en évaluant la
mobilité dans plusieurs zones du système. Souvent, quand l'évaluation est terminée,
la restriction est enlevée et le système peut entrer dans l'ordre par lui-même [14]

Un autre pamphlet de Upledger déclare:

Le rythme du système cranio-sacré peut être décelé de la même façon que les rythmes des
systèmes cardio-vasculaire et respiratoire. Mais contrairement à ces deux systèmes, l'évaluation et la correction du système cranio-sacré peuvent être accomplis par la palpation.
La thérapie cranio-sacrée est utilisée pour une myriade de problèmes de santé, incluant les
maux de tête, les douleurs au cou et dorsales, la dysfonction TMJ, la fatigue chronique, les
difficultés de coordination motrices, les problèmes oculaires, la dépression endogène,
l'hyperactivité, le déficit de l'attention, des problèmes du système nerveux
central et beaucoup d'autres conditions [15]
 
L'ostépathe brittanique Robert Boyd, qui aurait développé une variante qu'il appelle Bio Cranial Therapy (Thérapie bio-crânienne), maintient qu'elle serait "très utile pour traiter le syndrôme de fatigue chronique, les ulcères variqueux,, l'acouphène, le prolapsus vésical, les problèmes de prostate, le syndrôme de Ménière, les problèmes cardio-vasculaires dont l'hypertension, l'angine; des problèmes cutanés (psoriasis, eczéma, acné, etc); des problèmes chez les femmes (la dysménorrhée, le PMS (PMT), la ménorragie, etc.); l'arthrite et les conditions rhumatismales; la fibromyalgie et la fasciite plantaire (l'épine de Lenoir); les problèmes gastriques (hernie hiatale, ulcères, colites); l'asthme et une foule de conditions bronchiques incluant la bronchiectasie et l'emphysème."
 

La théorie sous-jacente à la thérapie crânio-sacrée est fausse parce que les os du crâne sont fusionnés à l'adolescence et qu'aucune recherche n'a pu démontrer que la manipulation manuelle puisse faire bouger ces os [16]. Et je ne crois pas non plus que les "rythmes du système crânio-sacré puissent être palpés aussi clairement que les rythmes des appareils cardio-vasculaire et respiratoire," comme il est prétendu dans un autre pamphlet de l'Institut Upledger [17]. On peut percevoir un pouls cervical, mais il est relié au système cardiovasculaire [18]. D'ailleurs, dans une récente étude inter-examinateurs, trois physiothérapeutes de cette approche ont examiné les mêmes douze patients. Les résultats montrent que les "taux crânio-sacrés" mesurés par les trois examinateurs sont très différents. En fait, statistiquement, ils ne faisaient pas mieux que s'ils avaient mesuré un phénomène fictif[19].

La liste des publications scientifiques "sous presse" de l'American Ostopathic Association d'octobre 1996 comporatit 88 items. Parmi eux, au moins 15 étaient écrits par Sutherland, Upledger et d'autres auteurs qui défendent la thérapie crânienne[20]. L'Institut Upledger défend et enseigne aussi la "manipulation viscérale", un système de traitement bizarre. Ses partisants affirment pouvoir déceler le "mouvement rythmique" des intestins et d'autres organes internes et pouvoir les manipuler pour stimuler la guérison [21].

Les sites web d'ostéopathie qui adhèrent à la thérapie crânienne peuvent être trouvés en utilisant l'engin de recherche Google's Advanced Search et en cherchant "cranial osteopathy" et "Sutherland". Le site le plus éclairant que j'ai trouvé (qui me semble plus affiché) est The Cranial Letter, publié trimestriellement par la Cranial Academy, une société faisant partie de l'American Academy of Osteopathy, affiliée à l'AOA. Le numéro d'été 1993 déclarait que la Cranial Academy comptait ait 989 membres. Les autres numéros contiennent des études de cas alléguant que la thérapie crânienne peut faire disparaître la douleur des genoux en l'espace d'une semaine (.été 1992), guérir l'urticaire (été 1993), améliorer la condition mentale de patients avec le syndrome de Down (mai 1995) et corriger le strabisme (mai 1996). Le calendrier de formation continue1998 de l'American Osteopathic Association propose un cours de 40 heures sur l'ostéopathie crânienne qu'elle finance conjointement avec l'American Academy of Osteopathy.

En 2002, deux professeurs de sciences de base de l'University of New England College of Osteopathic Medicine auraient conclu:

Nos recherches et les recherches publiées antérieurement suggèrent que le mécanisme proposé pour l'ostéopathie crânienne est invalide et que la fidélité inter-examinateurs dans l'activité diagnostique est à peu près zéro. Puisqu'aucune étude comparative, randomisée et à double insu n'a encore été publiée, nous devons conclure que l'ostéopathie crânienne devrait être enlevée du curriculum des collèges de médecine ostéopathique et dans les examens de permis de pratique en ostéopathie. [16]

Conclusion

Je crois que l'American Osteopathic Association agit de façon inappropriée en exagérant la valeur de la thérapie par manipulation et en s'abstenant de dénoncer la thérapie crânienne. Si vous voulez prendre un médecin ostéopathe comme votre médecin de première ligne, vous seriez mieux d'en rechercher un qui: (a) a fait sa résidence dans un hôpital de médecine conventionnelle, (b) n'affirme pas que les ostéopathes ont une philosophie unique ou que la manipulation offre des bénéfices à la santé générale, (c) qui n'utilise pas la manipulation ou qui l'utilise surtout pour des douleurs dorsales et (d) qui n'utilise pas la thérapie crânienne.

 
Protestation de l'AOA
 
Le 23 janvier, 1998, j'ai reçu une lettre de la firme d'avocats de l'AOA qui s'objectait de certaines sections de cet article [22]. J'ai depuis précisé certains points qu'ils ont soulevés et ajouté de l'information additionnelle et des références. J'ai invité l'AOA à me soumettre une lettre pour la publier et la discuter sur mon site. Ils ont accepté de le faire, par le biais de leurs avocats, mais je n'ai rien reçu jusqu'à présent.

 

Pour renseignements additionnels:
 
 

 

Commentaire des lecteurs

Un étudiant en ostéopathie s'est plaint de ma critique des déclarations erronées de l'AOA au sujet de l'OMT sur son site web:

L'AOA ne reflète pas la pensée de la majorité des médecins ostéopathes. Pour commencer, si on a l'intention d'avoir une position de leader dans l'AOA, on doit compléter un internat et une résidence en ostéopathie, ce qui élimine autour de 70% des D.O. (du moins, c'est le chiffre qu'on utilise dans notre "campus'). Les autres 30% des D.O. incluent malheureusement presque tous ceux qui se questionnent beaucoup sur l'OMT. Ils incluent aussi beaucoup d'excellents médecins. Les D.O. qui persistent à garder ces prétentions sont une très petite minorité bruyante; la plupart d'entre nous sommes embarrassés quand on lit de telles choses.

Ma réponse:

Je vous suggère ainsi qu'à vos futurs collègues qui pensez que l'AOA fait des fausses déclarations, de mettre de la pression sur l'AOA qui semble être le seul porte-parole identifié que vous ayez.

Autres lettres des lecteurs: Voir cet article en anglais au site web original:http://www.quackwatch.org/04ConsumerEducation/QA/osteo.html

 
 
 

Références

1. Still AT. Autobiography -- with a history of the discovery and development of the science of osteopathy. Reprinted, New York, 1972, Arno Press and the New York Times.
2. Gevitz N. The D.O.'s: Osteopathic Medicine in America. Baltimore, 1982, The Johns Hopkins University Press.
3. Gugliemo WJ. Are D.O.s losing their unique identity? Medical Economics 201-213, 1998.
4. Doxey TT, Phillips RB. Comparison of entrance requirements for health care professions. Journal of Manipulative and Physiological Therapeutics 20:86&endash;91, 1997.
5. Ross-Lee B, Wood DL. Osteopathic medical education. In Sirica CM, editor. Osteopathic Medicine, Past, Present and Future. New York, Josiah Macy Jr. Foundation, 1996, page 95.
6. Jones DE, Allopathic (M.D.) versus osteopathic (D.O.) medical schools: Views of a basic scientist with experience in both. Cardiovascular Concepts Web site, accessed 5/21/99
7. Johnson SM et al. Variables influencing the use of osteopathic manipulative treatment in family practice. Journal of the American Osteopathic Association 97:80-87, 1997.
8. Alternative Medicine Yellow Pages. Puyallup, Washington. Futurer Medicine Publishing, Inc., 1994.
9. Osteopathic medicine: A Distincive branch of mainstream medical care. Undated brochure, distributed in 1987. Chicago: American Osteopathic Association
10. What is a D.O.? (Brochure) Chicago: American Osteopathic Association, 1991,
11. AOA Position Papers, Aug 1996. In AOA Yearbook and Directory. Chicago: American Osteopathic Association, 1997, p. 565-588.
12. Position Paper on Osteopathic Manipulative Treatment (OMT) & Evaluation and Management services. Part II: The Standard of Care for Osteopathic Manipulation and the E&M Service. AOA web site, September 1998.
13. Gunnar BJ and others. A comparison of osteopathic spinal manipulation with standard care for patients with low back pain. New England Journal of Medicine 341:1426-1431, 1999
14. Discover CranioSacral Therapy. Undated flyer distributed in 1997 by the Upledger Institute.
15. Upledger CranioSacral Therapy I. Brochure for course, November 1997.
16. Hartman SE, Norton JM. Interexaminer reliability and cranial osteopathy. Scientific Review of Alternative medicine 6(1):23-24, 2002
17. Workshop catalog, Upledger Institute, 1995.
18. Ferre JC and others. Cranial osteopathy, delusion or reality? Actualites Odonto-Stomatologiques 44:481-494, 1990.
19. Wirth-Pattullo V, Hayes KW. Interrater reliability of craniosacral rate measurements and their relationship with subjects' and examiners' heart and respiratory rate measurements. Physical Therapy 74:908-16, 1994.
20. Osteopathic literature in print, Octobeer 1996. In AOA Yearbod and Directory. Chicago: American Osteopathic Association, Jan 1997, pages 756-757.
21. Visceral manipulation. Upledger Institute Web site, accessed Aug 15, 2001
22. Prober, JL. Letter to Dr. Stephen Barrett, January 23, 1998.

 

 
 
 Cet article a été revisé le 25 juin, 2003, avec corrections apportées par Georges-André Tessier le 25 oct. 2003
 

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