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Régression sous hypnose (étude de cas)

Hypnose et réincarnation : Une critique et une étude de cas

Par Jonathan Venn
Traduit par Michel Bellemare

 

Le phénomène hypnotique, aussi appelé régression dans les vies passées, peut sembler une preuve très convaincante de la réincarnation, jusqu'à ce que de plus minutieuses recherches d'archives soient complétées.

La régression hypnotique dans les vies passées est connue en Europe depuis 1862 (Stevenson 1974) et est devenue populaire aux États-Unis quand The Search for Bridey Murphy (Bernstein 1956) s'est vendue à un million d'exemplaires. Aujourd'hui, la régression hypnotique dans les vies passées est pratiquée dans plusieurs villes américaines et est probablement le marché principal de la psychologie commerciale. Les hypnotiseurs conventionnels comme moi ont un certain nombre d'idées, basées sur la science et sur l'éthique, au sujet de la régression hypnotique dans les vies passées. La plupart de ses praticiens sont des profanes avec seulement un petit entraînement en hypnose, psychologie ou médecine et la critique de leurs pratiques a soulevé une polémique (Fromm1979). D'ailleurs, en 1983 la Division of Psychological Hypnosis of the American Psychological Association a publié un avis proposant les bases d'une éthique sur ce sujet (Brodsky 1983)

En présentant la régression hypnotique dans les vies passées comme un fait alors qu'elle relève davantage de la fantaisie, on peut effrayer les gens et les éloigner des utilisations plus légitimes de l'hypnose. Je rencontre régulièrement des gens qui pourraient bénéficier d'un traitement en hypnose clinique, mais qui sont trop effrayés pour essayer parce qu'ils ont entendu parler de pratiques bizarres d'une pseudoscience comme la régression hypnotique dans les vies passées. Si je peux éviter que cela se reproduise, je le ferai.

La régression hypnotique dans les vies passées est une pratique commune, mais nous ne comprenons pas très bien de quoi il s'agit. Les régressions ont pu être induites chez un grand nombre de personnes (Baker 1982; Kampman 1973), même chez des personnes qui ne croyaient pas en ce phénomène (Fiore 1978). Cela ne prouve pas que ces « mémoires » de vies passées sont basées sur la réalité, mais cela nous montre que certaines gens sont volontiers disposés à vivre ce genre d'expérience. Si la régression hypnotique dans les vies passées peut nous enseigner quelque chose sur la personnalité, ou s'il s'agit d'une puissante forme de thérapie comme ses défenseurs l'affirment, alors ils doivent certifier les études la concernant. Nous devons abandonner l'attitude spirite et mystique qui caractérisait son étude au XVIIIème siècle. Nous devons aussi cesser de la considérer comme une évidence, jusqu'à ce que les recherches la confirme comme telle. Les opinions des professionnels ne devraient pas être basées sur des présomptions concernant l'hypnose et la réincarnation, mais sur de solides recherches.

Les professionnels sont sceptiques au sujet des régressions dans les vies antérieures, parce qu'ils savent que les gens sont capables d'inventer des personnalités plausibles, consistantes, et très vivantes, mais qui n'ont aucune base réelle - i.e., dans les désordres de dissociation comme les fugues ou les personnalités multiples (Hilgard 1977; Venn 1984). De plus, romanciers, dramaturges et acteurs nous ont divertis depuis des siècles avec leur talent pour créer des personnages fictifs, mais crédibles. Les gens sont crédules en croyant à la régression, et montrent la même naïveté au sujet de l'hypnose que celle mise en évidence lors de l'affaire criminelle State Vs. Mack (1980), dans laquelle un témoignage « restauré par hypnose » contenait tant d'évidentes absurdités qu'il fût jugé irrecevable. Les recherches contrôlées démontrent qu'il est vraisemblable de penser que les gens inventent sous hypnose (Dywan and Bowers 1983), et qu'en sortant de l'hypnose, ils croient que leur fiction est réelle (Laurence et Perry 1983). Une théorie moderne de l'hypnose devrait pouvoir expliquer la régression hypnotique dans les vies passées par un ensemble de facteurs comme : le produit normal d'une suggestion, un rôle à jouer, une perte des inhibitions, un désir de plaire à l'hypnotiseur, et une amnésie des sources d'informations.

Dans une amnésie des sources d'informations, ou cryptomnesia, le sujet se rappelle d'une information qui a été acquise d'une manière normale, mais ne se souvient comment cette information a été acquise. Parce que l'information semble mystérieusement isolée et inexplicable, souvent le sujet a une sensation de surnaturel face à cette expérience. Quand on demande aux gens d'expliquer une amnésie des sources d'informations, ce sont toujours des explications paranormales qui ont la préférence. Pour une histoire de quelques fameux cas d'amnésie des sources d'informations en parapsychologie, voir Stevenson (1983). L'amnésie des sources d'informations est l'alternative à la réincarnation la plus acceptable pour expliquer la plupart des cas de régressions hypnotiques dans les vies passées.

Les méthodes de recherches pour étudier la régression hypnotique dans les vies passées peuvent être développées en analysant les lacunes que l'on retrouve dans la littérature pro-réincarnation, dans la plupart des cas, l'on relève que deux ou trois faits, juste assez pour que le cas semble convaincant (Currie 1978; Grossi 1975; Holzer 1970; Steiger et Williams 1979; Wambach 1978). Les absurdités, erreurs ou inconsistances qui apparaissent ne sont jamais rapportés. Je suspecte que l'on retrouverait ce genre d'incohérences dans tous les cas si les recherches étaient menées minutieusement (comme dans le cas « Sacramento Bee » rapporté par Montgomery en 1968, où une femme hypnotisée a cité des entreprises et des citoyens inexistants en Californie du XIXème siècle.)

Un autre problème rencontré fréquemment dans ce type de littérature populaire est que dans la plupart des cas il n'y a eu qu'un bref contact entre l'hypnotiseur et le sujet. Par exemple, le cas Bridey Murphy a été établi sur seulement six séances d'hypnotisme. Helen Wambach a mené des groupes de travail dans lesquels plusieurs sujets étaient hypnotisés et qui ne duraient qu'une journée. Un contact minimal influence la crédibilité du sujet. Plus il y a de sessions et plus le sujet a de chance de se contredire, de tenir des propos incohérents ou tout simplement impossibles. Dans le cas de Matthew, lequel sera développé ultérieurement, j'ai conduit 60 sessions hypnotiques qui se sont échelonnées sur une période de 18 mois, et le sujet a proféré un certain nombre d'incohérences, comme affirmer vivre deux vie différentes d'adulte la même année. (Impossible à moins que vous ne croyez au don d'ubiquité.)

Une méthode d'investigation adéquate des vies antérieures doit inclure un grand nombre de sessions, et ces sessions doivent être enregistrées. L'étude d'un cas-type a été utilisée, parce que une étude en profondeur d'un cas nous éclaire davantage qu'un survol superficiel de mille sujets. La « vie passée » en question doit faire allusion à des lieux et des temps où des données historiques existent, et les archives doivent être consultées de façon exhaustive. Finalement, les résultats aussi bien positifs que négatifs doivent être rapportés.

Le cas qui suit répond à ces critères d'une bonne recherche. Matthew était un assistant optométriste de 26 ans habitant l'Oklahoma. Il a commencé à ressentir une « névrose cardiaque », ou si vous préféré une douleur à la poitrine d'origine hypocondriaque, deux semaines après la naissance de son deuxième enfant. Il est venu à l'urgence de notre hôpital, croyant mourir d'une crise cardiaque, au moins trois fois dans une période de quatre mois. À chaque fois, l'examen physique était négatif. C'est alors que le personnel de l'urgence l'a référé à un psychologue et que je l'ai rencontré.

Les patients psychosomatiques sont réputés être résistants aux traitements psychologiques, mais Matthew était plutôt bien disposé à discuter des aspects émotionnels de son problème. Il était aussi empressé à recourir à l'hypnose et il a prouvé qu'il était un excellent sujet hypnotique - d'ailleurs un des meilleurs sujets que j'ai rencontré. Il tombait dans une transe hypnotique profonde en seulement quelques secondes, et démontrait un large spectre de réponses hypnotiques. Il répondait à des suggestions d'amnésie, répression de la douleur, mouvement commandé, suggestion post-hypnotique, et régression d'âge.

En dehors de l'hypnose, Matthew était plutôt stoïque. En fait, il identifiait ce trait de caractère comme un de ses problèmes. Il ne pouvait pleurer, mais il souhaitait de tout son coeur pouvoir lui aussi se délivrer de ses émotions comme les autres personnes. Son père avait l'habitude de le battre quand il pleurait en lui disant, « Si tu pleure encore, je vais te battre encore. » Ce qui est intéressant c'est que Matthew pleurait lors de ses régressions en enfance, mais quand il sortait de l'hypnose, il ne rappelait plus avoir pleuré.

Matthew est devenu un expert dans la régression en enfance. Il était désorienté dans le temps et l'endroit présent et croyait réellement qu'il revenait dans le passé, revivant quelques événements de son enfance. Sa voix prenait des intonations enfantines, et il avait les gestes, les émotions, et le vocabulaire d'un petit enfant. Après quelques sessions, il est devenu si habile dans ce type de régressions qu'elles se produisaient spontanément, sans incitation de ma part, mais entièrement à l'intérieur du flux de ses propres associations. Ceci indiquait non seulement sa virtuosité hypnotique, mais aussi l'énorme pression qu'une forte émotion exerçait sur son mental. Il se dirigeait vers une profonde libération émotionnelle ou une catharsis.

Finalement, il a régressé dans la personnalité d'un pilote français, Jacques Gionne Trecaulte, prétendument mitraillé à la poitrine par un aviateur allemand près de Mons en Août 1914. Matthew nous a montré la pleine profondeur de ses émotions dans une gamme étendue de réactions. Il pleurait, hurlait, transpirait, et s'étreignait la poitrine pendant une demi-heure.

Pendant les 18 mois où nous avons travaillé ensemble, la personnalité de Jacques Trecaulte est apparue 20 fois. Au début, Matthew ne se rappelait pas de ses expériences, mais au fil des semaines, il prit conscience de Jacques et à la fin il croyait réellement à son existence.

Les douleurs à la poitrine de Matthew ont disparu. Ces relations s'amélioraient avec sa femme, ses enfants, ses confrères de travail, et la communauté. Si j'étais un fervent adepte de la réincarnation, je pourrais soutenir que sa névrose cardiaque est reliée à sa précédente mort et que sa guérison a été rendue possible en mettant en évidence cet événement grâce à l'hypnose. Cependant, comme ma pensée est plus en accord avec la psychologie contemporaine, j'insisterai sur le fait que Matthew, comme plusieurs patients psychosomatiques, était soumis à un intense stress émotionnel et n'avait aucun moyen adéquat de l'extérioriser. Il avait conscience de ce problème qui selon lui résultait de la discipline paternelle très stricte à laquelle il fut soumise. La régression d'âge a permis de libérer un peu des émotions emmagasinées, mais le plein potentiel thérapeutique n'a été atteint que lors de la régression dans la vie antérieure en tant que Jacques Trecaulte. La distance qu'il a pris face à la réalité, lui a permis en quelque sorte d'exprimer ses émotions. La régression dans une vie antérieure a donc eu un effet thérapeutique, non parce qu'elle est le reflet d'une réalité, mais au contraire parce qu'elle permet de prendre une certaine distance face à la réalité. Cette distanciation permet de trouver une expression à des émotions, qui autrement seraient des pensées taboues (Kampmann et Hirvenoja 1976; Zolik 1962).

Heureusement pour ma recherche, la personnalité de Jacques Trecaulte a vécu dans un lieu et à une époque où les donnés historiques sont disponibles. « Jacques » a débité 47 énoncés pouvant être vérifiés. J'ai recherché à partir de toutes les sources disponibles : livres populaires, librairies publiques, archives militaires à Paris et à Thionville, laquelle était prétendument la ville de résidence de Jacques.

J'ai divisé ces sources en deux catégories : les sources locales (librairies publiques et livres populaires) et les sources étrangères (situées en France). Trente des énoncés de Jacques pouvaient se vérifier à partir de sources locales (incluant des énoncés sur l'histoire et la géographie française); les 17 autres (contenant des allusions à des noms de citoyens ou des références à la géographie locale de Thionville) ne pouvaient être vérifiés qu'en France.

Diviser ces données en deux catégories selon leur source, m'a permis d'évaluer l'aspect paranormal de ce cas. Si Jacques Trecaulte avait existé réellement, il n'aurait pas fait de différence entre des énoncés pouvant se vérifier localement et des renseignements disponibles en France seulement, il se rappellerait avec autant d'acuité et d'exactitude des deux types de souvenirs, une entité réincarnée ne ferait pas de différence. D'un autre côté, si Jacques était le produit d'une forme d'amnésie, il se pourrait qu'il se rappelle des informations disponibles localement, tout en ignorant les données disponibles à l'étranger seulement.

Ma recherche détaillée a paru dans le Journal of the American Society for Psychical Research (Venn 1986). En résumé, je peux dire que sur les 30 énoncés de source locale, 16 se sont révélés vrais et 14 faux. Jacques connaissait le nom de villes françaises, de manufacturiers d'armes, et le mois et l'année de la Bataille de Mons. D'un autre côté, certains endroits qu'il a nommé n'existent pas, et il est impossible qu'il soit mort de la façon qu'il a décrit, en effet les avions n'ont été équipés de mitrailleuses qu'à partir d'octobre 1914 (Mason 1965).

Au sujet des 17 énoncés ne pouvant se vérifier qu'à partir d'archives étrangères, tous se sont révélés faux. Il n'y avait aucune allusion à un Jacques Trecaulte dans trois archives qui auraient dû en faire mention (les archives militaires de Paris, le registre d'état civil de Thionville, et le registre des mariages de Thionville). Il n'y avait aucune mention non plus de sa femme, de son fils, de son père, de son beau-père ou de compagnons d'arme qu'il a nommés. La rue sur laquelle il prétendait habiter n'existe pas et n'a jamais existé. Je concluais donc que la « vie antérieure » de Matthew n'avait aucun fondement réel et ne pouvait servir de base à des prétentions paranormales.

Avertissement! Les cas de vies antérieures peuvent sembler très convaincants si seulement les éléments positifs confirmant cette hypothèse sont rapportés, et que l'auteur de l'étude ne fait aucune mention des éléments négatifs et des absurdités qu'il a rencontrés. J'aurais pu très facilement faire passer le cas de Matthew pour un authentique cas de réincarnation, en rapportant les faits de façon sélective. Matthew connaissait mieux l'histoire et la géographie française que ce que l'on devrait s'attendre d'un gradué d'un « high school » américain, et il ne pouvait se rappeler par quel procédé habituel il avait pu apprendre ces choses. Il croyait en la réalité de Jacques, et ceci lui donnait l'explication sur la provenance de ses connaissances.

Je crois que Matthew a acquis ses connaissances sur la France et la Première Guerre Mondiale d'une façon tout à fait habituelle, soit par des livres et par la télévision. Matthew était un grand amateur de télévision et un lecteur avide de livre de bandes dessinées, tout spécialement ceux traitant de super héros. Beaucoup d'informations sont acquises de cette façon et peu de gens sont capables de se souvenir de ces sources spécifiquement.

Les fantaisies des personnes hypnotisées peuvent paraître, d'une manière trompeuse, très réelles, intenses, minutieuses et consistantes. Les hypnotiseurs ayant un entraînement professionnel et travaillant à établir la crédibilité scientifique de leur art, ont beaucoup de difficultés avec les usages pseudo scientifiques de l'hypnose, comme la régression dans les vies antérieures, ceci est très mauvais pour les relations publiques. Cela ne veut pas dire que ces formes de régressions n'ont aucun potentiel thérapeutique, tout au contraire. Mais cet effet thérapeutique peut être dû davantage aux éléments créatifs qu'il partage avec le psycho drame, que sur la véracité de ce qu'il prétend décrire.

La régression hypnotique dans les vies passées est devenue pratique courante aux États-Unis et en Europe de l'Ouest, mais des recherches adéquates sont encore nécessaires pour identifier sa nature profonde. Si elle est présentée comme une réalité alors qu'elle est en fait basée sur la fantaisie, elle peut alors induire en erreur les crédules, amener de la confusion sur les troubles mentaux et donner à l'hypnose une très mauvaise réputation.

 

Références

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