logo
Accueil » Ressources » Notre revue » Articles publiés » Oui-ja : faites vos propres expériences!
Oui-ja : faites vos propres expériences!

par Henri Broch

Extrait du Québec sceptique no 25, page 33, printemps 1993.

Henri Broch, docteur ès science enseignant la physique à l'Université de Nice-Sophia Antipolis, est l'auteur de deux ouvrages zététiques, Le Paranormal et Au coeur de l'extra-ordinaire. Ceci est un extrait du second ouvrage (p. 253-254).

Si l'on veut pouvoir correctement tester des médiums ou sujets-psi, il est nécessaire de posséder quelque entraînement et surtout d'appliquer une démarche zététique. Il faut prévoir à l'avance le déroulement d'une expérience et préparer les appareillages nécessaires même si ces derniers sont parfois très très simples.

Ainsi, on m'a demandé souvent ce qu'il convenait de penser de l'expérience suivante que l'on appelle le verre oui-ja. On place des symboles (lettres, chiffres, ponctuations…) sur tout le pourtour d'une table puis l'on dispose un verre au centre; les personnes présentes placent leur index délicatement sur le verre et se concentrent. Le verre commence à bouger et se déplace vers un symbole (une lettre par exemple), puis vers un autre, etc… et un message cohérent s'ensuit qui, très souvent, répond à une question qu'un participant a posée.

La réponse que je donne toujours dans ce cas-là est : il faut faire l'expérience plutôt que d'en parler. Mais il faut le faire avec un minimum de préparatifs.

Le grand livre des sciences occultes définit ainsi cette expérience : « Le oui-ja est sans doute un bon exercice : il développe les énergies psychiques du groupe, il fournit des réponses (parfois) valables, il augmente la faculté extra-sensorielle. Pendant l'expérimentation, l'inconscient de chacun des participants se concentre en une entité collective, un ensemble qui coordonne et amplifie les facultés de chacun d'entre eux ou encore qui fait fonction d'"aimant" attirant l'entité désincarnée, le trépassé qui désire communiquer avec notre monde. Il n'y a aucune objection à ce que le oui-ja (ou le petit verre) ne se déplace pas seul, mais qu'il soit déplacé par les doigts des participants. » Il faut d'abord faire l'expérience de la manière dont elle se déroule normalement de façon à s'assurer que rien ne vienne contredire les puissances ou l'entité qui se manifeste et qu'aucun fluide négatif jaillissant d'une personne présente n'empêche le phénomène de se produire.

L'expérience se passe et tout marche parfaitement. Alors, et alors seulement, la position classique de repli des participants du spiritisme étant ainsi supprimée, vous décidez de refaire l'expérience mais avec un minimum de contrôle cette fois-ci.

Vous tirez au sort deux personnes qui seront les « secrétaires de séance » et noteront ce qui se passe.

Une fois ces personnes désignées, vous sortez de votre sacoche des sacs de toile noire (toile double et feuille d'aluminium entre les deux pour être sûr de l'opacité) suffisamment grands pour envelopper des têtes humaines et possédant un lacet pour serrer (pas trop!) autour du cou; la conservation de l'espèce nécessitant encore l'usage des poumons, il est préférable de prévoir une fente pour la respiration à l'arrière de ces « cagoules ».

Vous sortez de même une pile de petits cartons identiques sur lesquels vous notez les différents symboles que vous utilisez dans cette séance; puis vous retournez, face contre la table, tous les cartons et les mélangez largement. Vous numérotez alors le dos des cartons jusqu'à épuisement.

Les intervenants sont alors encagoulés, les petits cartons placés de manière aléatoire sur tout le pourtour de la table, le verre placé au centre, les chaises mises en place et les « encagoulés » guidés vers leur place. La séance peut commencer…

Les secrétaires de séance notent simplement sur une feuille de papier les nombres vers lesquels le verre se déplace (24, 3, 32, 6, 5…) en réponse ou non à un questionnement. à la fin de la séance, les intervenants retirent leur cagoule et l'on retourne les petits cartons de manière à pouvoir établir le code, la correspondance entre un nombre et un symbole donné (24 = G; 3 = .; 32 = W; 6 = 9; 5 = A;…). Ce code permet alors de déchiffrer très simplement le message donné par les mouvements du verre et noté numériquement par les secrétaires.

Je vous invite à procéder ainsi. Pour ma part, chaque fois que j'ai fait faire l'expérience de cette manière, le message, qui était entièrement cohérent au début, ne l'était plus du tout ensuite.

Si votre message demeure toujours cohérent, une seule solution : demandez rapidement votre bulletin d'inscription pour le prix de 500 000FRF.

Copyright © 1999-2017 Les Sceptiques du Québec, inc.