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Le Monde selon Guylaine Lanctôt

par Yves Casgrain

Extrait du Québec Sceptique no 34, page 40, été 1995

L'ouvrage de Guylaine Lanctôt soulève bien des interrogations… c'est le moins que l'on puisse dire. À la suite de sa lecture, notre collègue Yves Casgrain s'est entretenu durant plus d'une heure avec l'auteure de La Mafia médicale afin de valider un certain nombre d'impressions qui se dégagent de cet étonnant discours. Voici donc, en exclusivité, la vision du monde telle que relatée par l'auteure controversée.

Démêlés avec l'« establishment » médical

Yves Casgrain : Mme Guylaine Lanctôt, avez-vous espoir de gagner votre cause auprès du Collège des médecins?

Guylaine Lanctôt : Je me bats pour le principe, afin que la population ait accès à toute l'information concernant le domaine de la santé. Pour moi, c'est une question de liberté d'information. Le public a le droit de savoir et j'ai le devoir de l'informer. Cependant, la loi du Collège des médecins entre en conflit avec ma conscience. La loi du Collège stipule en effet que le médecin ne doit donner que l'information autorisée par les autorités.(1)

Y.C. : Les médecins qui se sont exprimés publiquement à propos de votre ouvrage vous reprochent le caractère non scientifique de vos affirmations. Comment réagissez-vous à ces critiques?

G.L. : Qu'est-ce que cela veut dire « non scientifique »?

Y.C. : Ces médecins affirment que vos propos ne sont pas prouvés.

G.L. : Écoutez, lorsque vous êtes en présence d'une mère dont l'enfant est en bonne santé à midi, mais convulse à deux heures, je crois que vous avez là une bonne preuve que mes propos sur les vaccins sont valides. Que voulez-vous de plus? Ensuite, il faut s'entendre sur la définition du mot « scientifique ». Savez-vous que deux études ont démontré qu'il y a de 80 à 90 % de la médecine dite scientifique qui n'ont aucune preuve scientifique?(2) Alors, lorsqu'on vient me dire que mes propos ne sont pas scientifiques, un instant!

Des preuves scientifiques? Y'en a pas!

Y.C. : Justement dans votre ouvrage, vous portez de graves accusations concernant la naissance du sida via les vaccins. C'est très grave comme accusation, non?

G.L. : Je n'ai rien inventé! Je rapporte ce qui a été dit. Je cite mes sources. Et puis, pourquoi l'aurais-je inventé?

Y.C. : Certes, vous citez vos sources, mais est-ce que ces dernières fournissent les preuves de leurs affirmations?

G.L. : Allez voir par vous-même! Vous prenez toujours pour acquis que ce qui vient de l'establishment est scientifiquement prouvé et que ce qui ne vient pas de l'establishment n'est pas prouvé. Or, c'est tout le contraire. Arrêtez de me parler de preuves scientifiques! Il y en a pas!

Toute cette histoire de preuves scientifiques a été montée par le rapport Flexner financé par Rockefeller en 1910. Le but de ce rapport était d'éliminer le bon sens en matière de santé pour le remplacer par des critères scientifiques, critères qui ne sont d'ailleurs respectés par personne. Par exemple, une de ces règles scientifiques stipule que pour affirmer qu'un agent (une bactérie, un virus) est responsable d'une maladie, il faut qu'à chaque fois que l'on est en sa présence on soit également en présence de la maladie et vice versa. C'est une règle fondamentale en biologie. Or il y a des gens qui sont séropositifs et qui n'ont pas le sida et il y a des gens qui ont le sida et qui sont séronégatifs! Voilà un bel exemple où une règle soi-disant fondamentale n'est pas respectée. On dit à tous ceux qui sont séropositifs : « Vous avez le sida ». Ensuite, on leur fait prendre de l'AZT qui les tue. Vous dites que cette façon de faire est scientifique?

Le grand complot de l'Ordre Mondial

Y.C. : A vous entendre, nous avons l'impression que vous êtes contre la médecine traditionnelle. Est-ce exact?

G.L. : Je ne suis pas contre quoi que ce soit. Je suis en faveur de l'information et du libre accès à l'ensemble des traitements. Actuellement cela n'est pas le cas. L'information est interdite et tous les traitements qui améliorent la santé sont interdits.

Prenez par exemple le projet de loi C-7 qui est passé en deuxième lecture. Ce bill va interdire une quantité de bons remèdes à base de plantes naturelles qui sont disponibles depuis des années. Vous pouvez continuer à être sceptique [rire] si vous le voulez. Le scepticisme, c'est la fermeture de l'esprit au bon sens. [[] Pour moi, le bon sens me dicte de réagir lorsqu'on se sert du code criminel pour interdire de bons remèdes.

Y.C. : Dans votre ouvrage, vous affirmez que nos gouvernements ne sont que des marionnettes dont les ficelles sont tirées par les financiers, l'Organisation mondiale de la santé et par Rockefeller. Sur quelles bases vous appuyez-vous pour faire de telles affirmations?

G.L. : Mes sources sont citées dans le livre(3). En plus de celles-là, il y en a une autre qui vient tout juste d'être publiée. Il s'agit d'un livre sur le Nouvel Ordre Mondial écrit par Robert O'Driscoll, professeur de l'Univer-sité de Toronto. Le Nouvel Ordre Mondial n'est ni plus ni moins que la constitution d'un gouvernement mondial qui a à sa tête l'Organisation des Nations Unies. Regardez par vous-même et vous constaterez que ce ne sont plus les États qui décident d'envoyer des troupes dans un pays, c'est l'ONU.

Alors, la question est de savoir qui contrôle l'ONU. Qui est derrière tout cela? Ce ne sont pas les gouvernements qui possèdent le contrôle. Eux, ce sont des marionnettes : ils reçoivent des ordres qu'ils exécutent. Et les ordres viennent des financiers.

Y.C. : Quand vous dites « les financiers », vous faites allusion à qui en particulier?

G.L. : Je ne cite jamais de nom. Ce qui compte, c'est de comprendre comment le système fonctionne. Ce sont des comités secrets qui gouvernent le monde. Vous avez, entre autres, la Commission Bilderberg et la Commission trilatérale qui est dirigée par David Rockefeller. C'est là que ce prennent les décisions. Pour savoir qui siège sur ces comités, vous n'avez qu'à consulter les listes qui sont régulièrement publiées.

Y.C. : Pour vous, il est clair que ce sont eux qui contrôlent non seulement notre santé mais également l'ensemble de notre vie?

G.L. : Ils contrôlent tout par le biais de leurs multinationales. Ils contrôlent l'information, la politique, la santé, la finance. Avez-vous idée pourquoi ils vont encore augmenter les taux d'intérêt? Il y a une petite reprise économique et on en profite pour dire que le risque d'une augmentation de l'inflation est élevé afin d'augmenter les taux d'intérêt et, ainsi, nous replonger dans une autre crise. Cela n'a pas de bon sens!

Nous retrouvons également la même situation insensée en matière de dette nationale. Vous-êtes vous déjà posé la question de savoir s'il y a une vraie dette au Canada? Savez-vous que seul un pays souverain a le droit de fabriquer de l'argent? Vous, si vous aviez une machine à fabriquer de l'argent dans votre cave, auriez-vous des dettes? Le Canada a le droit d'imprimer autant d'argent qu'il veut et il a une dette! Expliquez-moi cela?

Y.C. : Vous savez que vos thèses sont très populaires dans les milieux de l'extrême droite?

G.L. : [Rire] Vous pouvez mettre toutes les étiquettes que vous voulez. Ce ne sont pas mes thèses, c'est le bon sens… c'est ce que je vois! Mettez cela à droite, à gauche…, cela n'a pas d'importance. Quelles que soient les étiquettes, c'est toujours une minorité qui exploite une majorité.

Contester le Système au risque… de périr?

Y.C. : Lors de la conférence que vous avez prononcée le 29 mars dernier, vous avez affirmé que le titre de votre livre, La Mafia médicale, peut laisser croire qu'il s'agit d'une dénonciation alors que ce n'est pas le cas. Toutefois, nous ne pouvons nous empêcher de croire le contraire. D'où vient cette différence d'impression?

G.L. : Le but de mon ouvrage n'est pas de dénoncer, car il y a beaucoup de livres de ce genre sur le marché. Mon but est de faire comprendre à la population comment fonctionne le système afin qu'elle comprenne pourquoi nous en sommes rendus à ce stade… pourquoi cela coûte treize milliards de dollars canadiens et pourquoi le gouvernement ne fait rien. L'individu qui paye a le droit de savoir que sa santé est une marchandise qui est exploitée au maximum pour faire le plus de profit possible. Il a le droit de savoir! Les gens ont le choix de continuer de vivre dans ce système ou d'en sortir. Moi, je leur dis comment faire pour le quitter.

Donc mon livre ne dénonce pas. Il y a beaucoup d'ouvrages de ce genre sur le marché mais ils sont peu connus car les journalistes n'en parlent pas. Mon livre, je l'ai fait avec amour. Je n'ai aucune haine envers personne. Même envers les financiers mondiaux ces gens-là jouent au Monopoly mondial…

Vous savez, je ne m'attends pas à ce que l'on change le système parce que j'ai publié mon livre. Ce qui m'a amené tous les problèmes que vous savez. Encore heureux que je sois toujours en vie!

Y.C. : Vous craignez pour votre vie?

G.L. : Je n'ai pas peur. Je vous dis que cela m'étonne que je sois encore en vie. Je savais toutes les répercussions que la publication de mon livre allait engendrer. Je savais que l'insoumission au système entraîne la mort. Mais je devais informer le public de ce que je savais parce que c'est lui mon employeur. C'est mon choix et je l'assume.

La technique de la peur pour mieux contrôler
(Une technique appliquée par Lanctôt elle-même)

Y.C. : Lors de votre conférence, vous avez énoncé ce que vous appelez vous-mêmes une règle d'or;

À chaque fois que quelqu'un vous dira : « Je vais te protéger », fuyez à toutes jambes parce que la personne qui vous dit cela est justement celle qui a fait arriver le danger.

Que voulez-vous dire au juste?

G.L. : La protection, cela n'existe pas et c'est toujours utilisé pour nous soutirer des droits et pour faire des lois de contrôle. Ils font toujours la même chose. Premièrement, ils créent la terreur, deuxièmement, ils arrivent en sauveteurs et, troisièmement, ils deviennent contrôleurs. Les guerres, les émeutes sont toujours organisées par ceux qui veulent prendre le contrôle.

Prenez le cas d'Haïti. Aristide a été élu démocratiquement. Huit mois après, arrive une junte militaire payée par les financiers mondiaux. Après un an, un an et demi, le peuple n'en pouvant plus accueille les États-Unis en sauveteur. Maintenant, les États-Unis ont cédé leur place à l'ONU qui est le contrôleur. C'est la manière de conquérir un pays.

Ce qui est arrivé à Oka ne peut pas s'expliquer autrement. Nous avons des Autochtones pacifiques et pauvres qui, du jour au lendemain, sont devenus des guerriers meurtriers, fous furieux et armés jusqu'aux dents. Cela n'a pas de bon sens! Cela a été monté de toutes pièces! Et depuis lors, qu'est-ce qu'on voit? On voit des émissions de télévision qui nous montent contre les Mohawks. Ces émissions nous les présentent comme des fraudeurs, des profiteurs, des écoeurants qui ont des faveurs. On nous prépare une guerre civile!

Y.C. : Vous croyez que ce que l'on est en train de faire, c'est de préparer une guerre civile?

G.L. : Je ne crois rien. Je vous dis : regardons. Je ne suis pas une prophète. Je vous dis : regardons la télévision, regardons comment cela se passe. On l'a vu en Haïti… Là, c'est chez-nous que cela ce passe.

Y.C. : Et pourquoi prépare-t-on une guerre civile?

G.L. : C'est une très bonne question. Posons-nous la question. Mettez-vous dans la peau des gens qui contrôlent le monde. Veulent-ils de deux races « fatigantes » (les Autochtones, qui veulent toujours être eux-mêmes et garder leurs traditions, et les Québécois, qui veulent aussi être eux-mêmes et garder leurs traditions, leur langue et leur différence). Qu'est-ce que l'on fait avec « du monde » comme ça? On les fait se chicaner entre eux.

De plus, il y a un intérêt financier dans tout cela. Aujourd'hui, l'eau vaut de l'or. Il est donc important de conquérir le pays où se trouve l'eau. Le grand projet prévu depuis des années est de détourner les eaux de la Baie d'Hudson vers le Mississipi afin d'alimenter les Américains. C'était le grand rêve de Bourassa.

Quand vous mettez tous les morceaux du puzzle ensemble, tout cela commence à avoir du bon sens. Vous commencez à comprendre les politiques.

La vaccination pour contrôler le monde

Y.C. : Certaines personnes affirment que ce sont les Illuminatis qui contrôlent le monde. Qu'en pensez-vous?

G.L. : Je ne suis pas une spécialiste des Illuminatis. Ce que l'on m'a expliqué, c'est qu'ils ont créé le Nouvel Ordre Mondial. Mais l'important, c'est de savoir que les décisions ne sont pas prises à notre niveau, mais au niveau mondial. En sachant cela, on peut comprendre pourquoi la politique de santé est la même dans tous les pays…, pourquoi on intervient militairement dans un pays, mais qu'on s'abstient de le faire dans un autre…, pourquoi le gouvernement laisse se détériorer le système de santé…, pourquoi il y a des campagnes de vaccination multipliées à une vitesse vertigineuse, en particulier au Québec.

Y.C. : Avez-vous une explication à donner à propos des campagnes de vaccination?

G.L. : Les campagnes de vaccination, c'est toujours la même chose. On vaccine parce que cela rapporte de l'argent et ensuite parce que cela rend malade.

Y.C. : Vous dites qu'on rend délibérément malade toute une population. Vous rendez-vous compte de l'importance de ce que vous avancez?

G.L. : [Rire] Je vais vous dire une chose : j'aime autant le savoir que ne pas le savoir! À moins que vous vouliez continuer à vivre dans l'ignorance…, je n'ai pas d'objection! Je ne vous dis pas de le croire, je vous donne mes références. Vous pouvez toujours lire le Global Two Thousand Report qui stipule que de 2 à 3 milliards d'individus doivent disparaître par la faim, la maladie et la guerre d'ici la fin du siècle. Ce sont les programmes établis par les trilatéristes. Tout est écrit. Vous pouvez continuer à faire l'autruche. Je n'ai pas de problème avec cela. Je ne suis pas là pour vous convaincre. Vous me dites que cela est grave, je comprends que cela est grave! Cela m'énerve!

Y.C. : Dans votre ouvrage, vous suggérez de dire non aux cartes de crédit et de débit. Pourriez-vous nous expliquer pourquoi?

G.L. : La carte de débit est la dernière étape avant la venue d'une société similaire à celle du roman de Georges Orwell, 1984, où les citoyens ne possèdent aucune vie privée et sont continuellement surveillés par l'État. Après les cartes de débit, les micropuces seront implantées sous la peau des individus, soit dans le front, soit dans la main. Les vétérinaires le font déjà avec les chiens; cela permet aux propriétaires de retrouver leur chien égaré. Tout cela se fera au nom de la protection. C'est toujours au nom de la protection qu'on nous numérote, qu'on nous marque, qu'on nous catalogue!

Les micropuces remplaceront l'argent qui aura disparu. Rien ne pourra s'acheter ni se vendre sans elles… Vous savez, la carte 666 qui est le signe de la Bête… tout cela est très connu. D'ailleurs, regardez : il n'y a pratiquement plus d'argent, car les gens utilisent beaucoup de cartes. Si vous voulez en savoir davantage, vous pouvez lire les ouvrages de Robert O'Driscoll. Vous allez tout avoir dans ces livres, ils sont les plus à point. Si vous n'êtes pas au courant de cela, les livres de O'Driscoll vont vous faire dresser les cheveux sur la tête!

La médecine traditionnelle n'a aucun sens mais la pensée crée…, foi de docteur!

Y.C. : Nous venons de voir vos convictions politiques, voyons maintenant vos théories en matière de santé personnelle. Vous dites qu'une personne malade est un dieu qui s'ignore. Est-ce que cela veut dire que nous pouvons nous auto-guérir?

G.L. : La seule guérison est au niveau de la conscience. Par exemple, j'ai un gros mal d'épaule. J'ai le choix de me faire injecter de la cortisone, de faire de la physiothérapie ou je peux aller en médecine douce où les thérapeutes vont me dire que mon mal d'épaule vient de tel ou tel organe qui ne fonctionne pas bien. En médecine douce, on va corriger cela sur le plan physique et organique. Ça améliore, mais le problème n'est toujours pas réglé. Je peux pousser plus loin et aller au niveau de l'âme. Là, je vais réaliser que mon mal d'épaule existe parce que j'ai un problème à résoudre dans ma vie, mais que je ne le règle pas. Et tant que je ne l'aurai pas réglé, j'aurai mal aux épaules…

Y.C. : Mme Lise Bourbeau affirme la même chose dans ses ouvrages(4). C'est la même approche, non?

G.L. : Oui. Bien que je n'aie pas lu ses livres, c'est un peu dans le même sens : écoute ton corps, il te donne l'information; la seule guérison est dans l'âme. La médecine douce améliore la situation. La médecine conventionnelle enlève les symptômes. Elle va dire: « Tu as mal à l'épaule, je vais t'enlever ton mal en te donnant de la cortisone ou des anti-inflammatoires. » Ce qui provoque des brûlement d'estomac ou des hémorragies, etc., etc. La médecine traditionnelle est une médecine d'aggravation. Elle aggrave l'état de santé. Donner de la cortisone, c'est « déconcrisser » le système digestif, entre autres choses, pour un mal d'épaule. Cela n'a aucun sens!

Si le feu est pris dans la maison, il faut faire appel aux pompiers. Ils vont tout mettre à l'envers, ils vont tout mouiller, mais ils vont sauver la maison. C'est une médecine d'urgence. La médecine conventionnelle n'a aucun sens.

Y.C. : Vous dites aussi que lorsqu'on s'assure contre le vol, le feu et les accidents, nous nous trouvons à les appeler. Que voulez-vous dire au juste?

G.L. : Ce que je veux dire, c'est que la pensée crée. Avant que quelque chose n'arrive, on le conçoit. Prenez l'exemple type de celui qui répète sans cesse « J'ai peur d'avoir le cancer. » Première chose que l'on sait, c'est qu'il a le cancer! Il a implanté en lui la pensée cancer, la pensée s'est matérialisée et il est mort. La pensée crée la réalité. Quand on pense maladie, quand on pense viol, quand on pense à tout ce qui est négatif, on le fait arriver. Cela n'a donc aucun sens d'assurer toutes ces choses-là. L'assurance-vie, c'est une assurance-mort!

Qu'est-ce qu'on peut faire pour pallier à cet état de choses? Eh bien, c'est faire comme dans les villages lorsque quelqu'un passe au feu : les villageois l'aident à se rebâtir. Pas besoin d'avoir une assurance pour cela!

Y.C. : Est-ce que vous êtes assurée?

G.L. : Oui, oui, mais j'ai très peu d'assurances. J'ai le strict minimum. Je n'ai pas d'assurance-maladie, je n'ai plus de carte…

Y.C. : Ah, vous n'avez plus d'assurance-maladie?

G.L. : Non. Je n'ai plus ma carte d'assurance-maladie. Ce n'est pas vrai que je vais la porter sur moi! La seule assurance que je possède, je crois bien que c'est l'assurance automobile.

Toutes les lois sont là pour enlever nos droits

Y.C. : Pour combattre la « mafia médicale », vous la création de « comités-santé » dans chaque quartier et vous invitez ces comités à retenir un certain montant de nos impôts. Cette proposition n'équivaut-elle pas à une forme de désobéissance civile?

G.L. : Toutes les lois sont là pour nous enlever nos droits. Effectivement, à partir du moment où on récupère nos droits, on obéit à notre conscience et non pas aux lois. C'est un choix fondamental. À qui obéit-on : à notre conscience ou aux autorités extérieures?

Je ne dis pas quoi faire; chacun fera le choix qu'il voudra. Alors, si on veut continuer d'avoir peur et d'obéir aux lois, c'est un choix. Ces lois-là vont à l'encontre de nos intérêts. Elles sont assurées par la force, c'est-à-dire la punition, l'emprisonnement ou la mort au besoin.

Demandons-nous toujours qui fait les lois? Personne ne se pose cette question. Les lois sont faites par les gouvernements et elles sont votées. Avez-vous déjà décidé? Le peuple n'a pas un mot à dire. Les lois sont réalisées par les privilégiés pour maintenir leurs privilèges. Ceci étant dit, il est évident que les lois viennent toujours à l'encontre du bien des individus. Il est important d'en prendre conscience.

Qu'est-ce qu'on fait devant cela? Ou bien on continue d'avoir peur et on continue d'obéir aux lois, ou bien on arrête d'avoir peur et on reprend en charge ce qui nous appartient, c'est-à-dire notre santé et le financement de celle-ci.

Alors, quelle est la façon d'y parvenir? Cela se réalise en deux étapes. La première consiste à prendre la décision de m'occuper de ma santé, ou de la confier entre les mains du Collège des médecins. Il s'agit simplement de reprendre ses droits. La deuxième étape se situe au niveau financier. Pour s'assurer que les contribuables ne disent mot, les autorités prennent notre argent dans nos poches par le biais de nos employeurs, par les impôts personnels. Et la façon pour nous de reprendre cela consiste ultimement à cesser de payer ses impôts. C'est évident!

Je vous souligne, en passant, que l'impôt fédéral est anticonstitutionnel. La constitution n'autorise que les provinces à lever des impôts. Les gouvernements baignent dans l'illégalité même! Le Fédéral n'a pas le droit, mais il se l'approprie. Alors, quand on sera tanné de cela, on arrêtera de payer l'impôt, c'est tout! Il n'y a pas cinquante façons! À ce moment-là, nous gérerons nos hôpitaux, nos écoles, notre région.

Quand cela se fera-t-il? Je ne le sais pas. Comment? Cela ne se fera pas tout seul. Cela se fera seulement lorsque les gens vont se regrouper en personnes souveraines. Car l'étape essentielle à franchir est la souveraineté individuelle. Il s'agit de reprendre son pouvoir intérieur. Il faut se demander qui est l'autorité suprême : est-ce moi ou une autre personne à l'extérieur de moi? C'est le choix qu'on a à faire aujourd'hui. Est-ce que je continue à reconnaître les autorités extérieures comme étant mes autorités?…

Merci de dire tout haut ce que nous pensons tout bas!

Y.C. : Vous faites des conférences partout à travers le Québec. Quel accueil réserve-t-on à vos propos et à votre livre? Que dit-on de votre livre?

G.L. : L'accueil du public est extraordinaire. Le public est absolument ravi! Le commentaire est toujours le même: « Merci de dire tout haut ce que nous pensons tout bas! » Et cela revient partout. Il est absolument ravi de comprendre comment marche le système et comment en sortir. Ce n'est pas le gouvernement qui va les aider. Ce n'est pas moi qui vais sortir les gens du système. C'est la souveraineté individuelle. Je ne deviendrai pas votre autorité! Non, non, non! Moi, je vais être mon autorité pour moi, Guylaine Lanctôt. Vous, vous allez faire votre choix : voulez-vous être votre propre autorité ou bien voulez-vous confier votre autorité à quelqu'un d'autre? Cette dernière alternative est correcte. Mais c'est le choix que vous devez faire aujourd'hui.

Y.C. : Guylaine Lanctôt, je vous remercie d'avoir accepté de répondre à mes questions.

G.L. : Ce fut un plaisir. Je suis là pour informer!

Notes

(1) L'article 2.02.04, alinéa A, du Code de déontologie des médecins stipule en effet que « Le médecin exposant des opinions médicales par la voie de quelque médium d'information que ce soit s'adressant au public doit informer la population des opinions généralement admises en médecine sur le sujet. » Par contre, les opinions politiques et économiques du Dr Lanctôt ne sont pas remises en question par le Collège des Médecins.

(2) Certaines sources autorisées dans le monde médical estiment que cette affirmation est complètement farfelue. On précise toutefois que la médecine est en continuelle évolution et qu'un traitement jugé efficace peut être remis en cause à la lumière de tests ultérieurs.

(3) Voir l'article précédent.

(4) Lire à ce sujet Écoute ton corps de Lise Bourbeau, fondatrice du Centre Écoute ton Corps. Pour Mme Bourbeau, la maladie a également une explication métaphysique. À titre d'exemple, mentionnons que pour elle, avoir la diarrhée « indique souvent le rejet, c'est-à-dire se rejeter soi-même ou avoir peur d'être rejeté par quelqu'un d'autre. » (p. 111)

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