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d'après une sélection de blogs sceptiques.




Nous sommes une organisation laïque, donc ouverte à la confrontation des idées et nous ne prétendons pas, entre nous, défendre toujours les mêmes thèses. Ce qui nous réunit, c’est précisément le souci de ne pas masquer nos divergences.
Le mot " secte " est une commodité de langage qui ne correspond à aucune catégorie juridique. il n’existe en effet pas de définition de la secte en droit français. Nous ne prétendons pas, dans l’intitulé de notre association, combattre les sectes, mais prévenir le sectarisme.
En fait, peu nous importe que tel ou tel groupe étudié dans ce site soit ou non qualifié de secte. Pour nous, il représente, si nous en parlons, une atteinte a la laïcité. Le droit français leur permet d’exister. Il nous permet, à nous, de discuter leurs pratiques sans les enfermer dans une catégorie juridique et ce au seul nom du respect des droits de l’homme et de l’enfant et de la laïcité



Le présent blog est de la responsabilité éditoriale du Conseil d'administration du CERCLE LAÏQUE POUR LA PREVENTION DU SECTARISME

Posted by Picasa
Le SAMEDI 30 MAI 
de 10 h à 17 h


salle des associations à ARCHES  88380  
(près de l'église, parcours fléché)



JOURNEE ANNUELLE DU CLPS


LA PREVENTION DES DERIVES SECTAIRES


THEMES PREVUS

prévention des dérives religieuses
la prévention au niveau associatif, des collectivités locales, du Législateur
la prévention dans le milieu médical


pour les personnes qui désirent manger, merci d'envoyer un chèque de 17 € 

à l'ordre de CLPS pour le 27 mai dernier délai à

Jean RACINE
379 LE CLOS BENITCHAMP
88380 ARCHES
tel
03 29 32 61 78
06 30 17 82 10


par Jacques Van Rillaer - abrégé dans SPS n°312, avril 2015, version intégrale ici Pendant des millénaires, malgré l'absence de traitements réellement efficaces, des guérisseurs et des médecins ont bénéficié d'un statut élevé. Arthur Shapiro (Université Cornell) note que les matières les plus diverses leur ont servi de remède : « Les malades ont absorbé quasi toutes les espèces de substances organiques et inorganiques. [...] Presque toutes les excrétions humaines et animales ont été utilisées. [...] Les (...) Articles
Par Frédéric Joignot
Le diable est dans les détails : images internet et théories du complot
L’interprétation biaisée, voire farfelue, des images et des photos est un des passe-temps favoris des esprits complotistes – ceux qui voient d’odieuses conspirations derrière chaque événement marquant, comme lors de l’attentat contre John Fitzgerald Kennedy, ou le 11 septembre 2001. On l’a encore vu pendant le drame de Charlie Hebdo.

La première rumeur alarmiste qui a circulé le 7 janvier, après l'attentat contre Charlie, est partie d'une différence, sur deux clichés parus dans la presse, de la couleur des rétroviseurs de la Citroën C3 utilisée par les frères Kouachi. L'un, gris clair, pris avant l'attaque. L'autre, plus sombre, après. Ces écarts chromatiques prouveraient qu’il ne s’agit pas de la même voiture. Alors que le métal chromé produit, selon l’angle de prise de vue, des reflets plus ou moins sombres – ce qui explique la dissemblance des photos –, certains y ont vu la preuve d’une terrible manipulation politique  : les Kouachi n’auraient pas attaqué le journal, mais servi de gibier à la police dans « la seconde C3 », celle aux rétroviseurs sombres. Pendant ce temps, de mystérieux occupants de « la première C3 » décimaient l’équipe du journal. Pour certains complotistes, jeunes tweetos énervés ou émules de Dieudonné, c’était des hommes des services secrets israéliens décidés à discréditer les musulmans. Pour d’autres, des agents français voulant créer une situation de guerre civile en France. (...)

Lire la suite sur le blog de Frédéric Joignot.


Voir aussi :
* Vidéos en ligne : la preuve par l’image ? L’exemple des théories conspirationnistes sur le 11-Septembre
* Du bruit dans l’image (l’homme a-t-il marché sur la Lune ?)

Conspiracy Watch - Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot


Chaque année au Québec, depuis 1988, le Concours Philosopher invite les étudiant.es du niveau collégial à rédiger une dissertation philosophique de 2 000 mots sur un sujet donné (voir le 1er lien ci-bas). Pour sa 26e édition de 2015, on pose la question: « Quel chemin trace le désir? » Afin de stimuler la participation, le concours répertorie sur son site web du matériel diversifié, tant écrit, qu’audio ou vidéo en rapport avec le thème choisi.

C’est dans cet esprit que le collège de Valleyfield m’a invité la semaine dernière à aller faire une présentation sur le désir, question d’avoir un son de cloche neurobiologique sur cette question. En m’inspirant largement de la section « Désir, amour, attachement » du Cerveau à tous les niveaux, je leur ai donc concocté un petit parcours évolutif allant des premières cellules vivantes jusqu’à la formation du couple humain, à la famille, et à la vertigineuse diversité des identités et des pratiques sexuelles humaines !

Je suis loin d’être un expert en la matière, comme l’est le biologiste français Thierry Lodé qui a publié ces dernières années plusieurs ouvrages sur la question (voir les 2e et 3e liens ci-bas). Mais je partage avec lui un souci de situer les phénomènes biologiques, qui incluent les comportements humains, dans une perspective évolutive. C’est ce qui m’a amené par exemple à faire dans ma conférence la distinction entre cause proximale (par exemple, le plaisir sexuel) et distale (ou ultime) (avec le même exemple, la reproduction de l’espèce). Ou encore à montrer comment les systèmes nerveux et hormonaux, que l’on distingue aujourd’hui dans le corps humain, ont la même origine lointaine : la nécessité pour les cellules des organismes multicellulaires de se coordonner à distance en sécrétant des molécules qui sont ensuite captées par d’autres molécules (des « récepteurs ») fixées sur des cellules situées plus loin. Neurotransmetteurs et hormones sont d’ailleurs des étiquettes qu’on a maintenant tendance à regrouper sous des appellations plus larges comme « neurohormones » ou « neuromodulateurs » tant on se rend compte qu’une même substance se retrouve à la fois dans le cerveau et dans le reste du corps.

C’est ainsi que de nombreuses molécules, de la LHRH à l’angiotensine, en passant par l’insuline ou l’ocytocine, se retrouvent à la fois comme neurotransmetteur dans le cerveau et comme hormone dans le corps. Et, chose remarquable, le plus souvent impliquées dans un même type de comportement. Comme le soulignait déjà Jean-Didier Vincent dans son livre Biologie des passions (1986) : « Les substances chargées de la communication sont présentes dans l’être vivant avant même que ne soient différentiés les [grands systèmes]. Hormones et neurotransmetteurs devancent l’apparition des systèmes endocrines et nerveux. Les mêmes substances sont à la fois hormones et neurotransmetteurs selon une confusion des rôles qui nous est maintenant familière. ».

Sur l’ocytocine, justement, un article publié il y a deux semaines dans la revue PNAS montre que l’altération épigénétique du gène du récepteur à l’ocytocine augmente la perception de la colère et de la peur chez l’humain. Plus précisément, on parle d’une « méthylation » de l’ADN de ce gène, une modification chimique maintenant bien connue et responsable de ces variations d’expression génétique des gènes appelées « épigénétiques » (des varitions modulées selon certains facteurs rencontrés par un individu durant sa vie, par exemple le stress).

Dans ce cas-ci, la méthylation du gène réduit la transcription de celui-ci, ce qui amène une plus grande activité dans l’amygdale, une région du cerveau humain associée à la peur et à la colère. Autrement dit, la diminution de récepteur à l’ocytocine dans l’amygdale rendrait celle-ci moins sensible au contrôle apaisant qu’exerce normalement sur celle-ci d’autres régions du cerveau, par exemple frontales, impliquées dans la régulation des émotions.

On voit ainsi se dessiner l’une des nombreuses voies par lesquelles une influence environnementale peut nous rendre plus réactifs à des signaux de colère ou de peur venant d’autrui. Mais comme on l’a déjà écrit sur ce blogue, avec l’ocytocine (et bien d’autres molécules suscitant un engouement), rien n’est jamais simple. Et, comme on le constate aujourd’hui avec cet article, ce n’est pas parce que ce petit peptide qui avait à l’origine sans doute un rôle dans l’accouchement et le lien mère-enfant, qu’il ne fut pas par la suite « recyclé » pour contribuer au lien amoureux chez l’homme et à bien d’autre choses tournant autour de la question de la confiance.

i_lien Concours Philosopher (Édition 2015)
i_lien Pourquoi les animaux trichent et se trompent
i_lien La biodiversité amoureuse ; sexe et évolution
a_lien Epigenetic modification of the oxytocin receptor gene influences the perception of anger and fear in the human brain

Lorsque j’étais anthroposophe et professeur Steiner-Waldorf, j’ai assisté à la « recherche-action » réalisée avec le concours de l’Université Paris VIII, opération visant à donner une sorte de caution pédagogique universitaire aux écoles Steiner-Waldorf en réalisant une prétendue étude de leurs modes de fonctionnement. En réalité, cette démarche était l’une des parades que la Fédération des écoles Steiner-Waldorf avait mis en place suite aux accusations de sectarisme survenue en 2000. Il fallait absolument, depuis cette époque, se donner les moyens de pouvoir présenter des garants extérieurs, que des personnalités universitaires proches de mouvements spiritualistes allaient pouvoir leur fournir, tel René Barbier, adepte de Krishnamurti. L’ensemble consistait à toiletter toute l’Anthroposophie des écoles Steiner-Waldorf en lui donnant des aspects plus présentables, masquant sa vraie nature aux yeux d’un public non averti. Parmi ceux-ci, il y avait le concept de « spiritualité laïque ».

Qu’est-ce que la « spiritualité laïque » ? Officiellement, il s’agit d’une démarche consistant à prétendre à l’existence d’une approche possible du domaine de la spiritualité indépendamment de toutes confession religieuse. Mais qu’en est-il réellement ?

Le site de la « spiritualité laïque » nous apprend sa participation à une rencontre, à Arles, en vue « d’accompagner l’ouverture d’une nouvelle école Steiner-Waldorf ». Cette rencontre, où seront présentes des personnalités comme Nançy Huston et Edgar Morin, se fera également avec Henri Dahan, Secrétaire Général de la Fédération des écoles Steiner-Waldorf, et Bodo von Plato, membre du « Vorstand », le Comité Directeur de la Société Anthroposophique Universelle. Le site du CLPS révèle en effet cette connivence dans un article récent paru sur son site.

Quel est l’intérêt des hauts dirigeants de la Société Anthroposophique et des écoles Steiner-Waldorf à s’afficher ainsi avec des personnalités médiatiques représentant cette « spiritualité laïque » ? Tout simplement de pouvoir prétendre que les écoles Steiner-Waldorf ne seraient pas sectaires, puisqu’elles s’inscriraient selon eux dans le cadre d’un mouvement certes spiritualiste, mais en aucun cas religieux. Tout est fait pour affirmer aux yeux du public que l’Anthroposophie serait non pas une nouvelle religion, mais une « démarche de connaissance » des mondes spirituels, transcendant toutes les religions. Ainsi, le bénéfice qu’en retire les écoles Steiner-Waldorf consiste pour elles à pouvoir arguer, le cas échéant, que les formes de pratiques cérémonielles qui y ont lieu dans leurs locaux avec les enfants, comme la « Spirale de l’Avent« , la « Table des Saisons », ou les différentes « fêtes » ne seraient en rien des expressions cultuelles de l’Anthroposophie.

Or c’est bien ce qu’elles sont en  réalité : de pures cérémonies anthroposophiques dans lesquelles sont embrigadés les enfants, sans un mot d’explication sincère, ni à eux-mêmes, ni à leurs parents ! Car l’Anthroposophie n’est nullement une démarche de connaissance, mais bel et bien une religion sectaire dont Rudolf Steiner s’est fait le Prophète et le Gourou, en usant de stratagèmes subtiles et de manipulations habiles pour dissimuler son projet.

Ceci n’est donc pas nouveau. Ce qui l’est davantage, en revanche, c’est que des personnalités comme Nançy Huston ou Edgar Morin se commettent publiquement avec un haut dirigeant de la Société Anthroposophique, comme Bodo von Plato. Peut-être espéraient-elles que leur participation à cet événement resterait relativement discrète ? Toujours est-il que cet acte consistant à témoigner publiquement de liens avec les sommités de la mouvance anthroposophique ne permet plus de laisser planer de doute sur les connivences entre les représentants de cette « spiritualité laïque » et l’Anthroposophie.



show enclosure

()
Le site
www.spiritualite-laique.fr
annonce une rencontre à ARLES à laquelle sont conviés Edgar Morin et Nancy Huston qui ont promis leur présence.




Le site de l'Ecole Waldorf Steiner de Chatou explicite les objectifs de cette manifestation.  (ouvrir la brève du mercredi 11 mars)




Y interviendront notamment Bodo von Plado, dirigeant de la société anthroposophique universelle, Henri Dahan, de la Fédération des Ecoles Steiner Waldorf et Mme Dahan, professeur d'eurythmie dans l'école Steiner de Sorgues.



Qu'on nous entende bien. Cette manifestation n'est en rien illicite. Rappelons en ne coupant pas la phrase pour ne pas la couper de son contexte que M.DAHAN, témoin à charge au procès de Grégoire Perra avait déclaré devant le Juge: "l'anthroposophie est la source à partir de laquelle les Ecoles Steiner travaillent mais que chacun est libre d'appartenir ou de ne pas appartenir à la Société anthroposophique". Rien ne lui interdit pour autant d'estimer que sa démarche relève d'une "spiritualité laïque".


Mais rien ne nous interdit non plus en tant que laïques de percevoir différemment les choses. Notre association réunit des militants d'associations éducatives et familiales laïques, de syndicats attachés à la laïcité. 

La laïcité qui irriguerait la spiritualité laïque de cette manifestation n'est pas la nôtre, elle en représente exactement l'inverse. 
par Jérôme Quirant Dans l'échafaudage des théories du complot, une grande valeur est accordée aux témoignages. En effet, plus ils sont nombreux, plus les chances augmentent de trouver des contradictions entre eux, ce qui, pour les partisans de ces thèses, devient alors la preuve irréfutable qu'il y a « anguille sous roche » et « qu'on nous cache des choses ». À l'inverse, cette abondance devrait induire une analyse de cohérence qui est souvent en défaveur des allégations des « conspirationnistes » (nom (...) Articles
Note de lecture de Martin Brunschwig C'est une impression personnelle... mais les critiques, notamment « écolos », du monde moderne m'ont toujours donné envie de trier le bon grain de l'ivraie : on sent bien qu'il y aurait la place et la nécessité d'une lecture à la fois sérieuse et critique de notre monde, notamment technologique. Mais cela apparaît mal dans l'espace public d'aujourd'hui, dominé d'un côté par les « catastrophistes », et de l'autre par ceux qui, comme nous, tentent de faire valoir la (...) Notes de lecture
Pourquoi les théories du complot séduisent-elles nos enfants ? (France Inter)
Dans le cadre de la semaine de la presse et des médias à l'école, "Service Public" se demande pourquoi les théories complotistes ont tant de succès auprès des enfants, et comment les combattre.

L'émission est présentée par Guillaume Erner.

Invités :
Matthieu Aron, ancien directeur de la rédaction de France Inter, co-auteur de Folles rumeurs (éd. Stock).
Tristan Mendès-France, blogueur, enseignant web et journalisme au CELSA de Paris.
Gérald Bronner, professeur de sociologie à l’Université Paris Diderot - Paris VII, auteur de La démocratie des crédules (PUF).

Ecouter l'émission sur le site de France Inter (52 minutes).

Source : "Service Public", France Inter, 27 mars 2015.

Conspiracy Watch - Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot
Note de lecture de Christine Brunschwig Les livres aux cent questions ou autres chiffres ronds sont à la mode. Celui-ci ne déroge pas à la règle en apportant des réponses rapides à des questions… rapides ! D'où une certaine efficacité, même si parfois, le vocabulaire un peu spécialisé est souvent considéré comme implicitement connu. L'ouvrage est découpé en cinq grands chapitres un peu fourre-tout : Astronomes, lumières et télescopes ; Soleil, planètes et système solaire ; Voie lactée, étoiles et trous (...) Notes de lecture
par Alain Préat - Version abrégée dans SPS n° 312 Nos premiers réacteurs nucléaires datent des années 1950… et suivent de près de 2 milliards d'années les 17 « réacteurs » naturels qui ont fonctionné de manière stable pendant 100 000 à 500 000 ans sur une période d'environ un million d'années. Ils produisirent de l'énergie avec des rendements modestes (100 kilowatts en moyenne par réacteur, bien inférieurs aux réacteurs actuels produisant 1 à 1,5 gigawatt, soit au moins 1 000 fois plus). Ces réacteurs se sont (...) Du côté de la science
Le rap anti-conspi d'Akhenaton... qui va plaire aux conspirationnistes
Le rappeur emblématique du groupe IAM dit non au conspirationnisme. Mais lui concède l'essentiel.

Dans un titre («Illuminachill») extrait du CD3 de son dernier album, Akhenaton s'en prend aux conspirationnistes. Plus exactement à ces ados qui fantasment sur les sociétés secrètes derrière leur écran d'ordinateur.

L’intention semble salutaire au premier abord. « Charrier gentiment les complotistes » explique le rappeur marseillais qui confesse avoir voulu écrire « un texte sur les gens qui n’ont rien d’autre à foutre que de trouver des triangles dans des pochettes ». Akhenaton y invective les « branleurs (...) qui tuent le temps sur Youtube » et qui « mangent dans la main de tous ces néo-nazis ». Pourtant, un passage laisse perplexe :

Tes Illuminati dirigent déjà la terre
Ils foncent là sous nos yeux sans faire aucun mystère
Contrôlent banques, Etats, industries et militaires
Crétin ! Ça s’appelle des milliardaires


« Des milliardaires » (on aimerait savoir lesquels) contrôlent-ils vraiment « banques, Etats, industries et militaires » ? Remplacer un bouc émissaire par un autre permet-il vraiment de résister au conspirationnisme ?



Voir aussi :
* Rockin’ Squat invente le conspi' rap

Conspiracy Watch - Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot
par Louis-Marie Houdebine Le Paraguay est devenu un des pays producteurs majeurs d'OGM, notamment de soja et de maïs, destinés à l'alimentation des animaux d'élevage. Un groupe de guérilleros locaux de l'EPP (Armée du peuple paraguayen) soutenu par les Farc colombiens menace de fusiller les cultivateurs de soja et de maïs transgéniques sous le prétexte que ces plantes seraient hautement toxiques pour la santé humaine. L'EPP reproche également aux agriculteurs de procéder à des déforestations massives (...) Du côté de la science

Il y a un an, j’avais écrit un billet intitulé Les trois infinis : le grands, le petit et le complexe. J’y présentais une série de vidéos exploitant tous la même idée : partir de l’échelle humaine et faire un zoom out jusqu’aux confins de l’univers, puis revenir au corps humain et faire un zoom in jusqu’aux particules subatomiques!

Je ne me doutais pas à l’époque que cela deviendrait l’objet d’un cours de l’UPop Montréal en cinq séances (voir le 1er lien ci-bas) dont la première aura lieu ce soir à 19h au bar Les Pas Sages (951, rue Rachel Est, à Montréal). Cette première soirée sera une introduction aux trois suivantes respectivement sur l’infiniment petit (physique quantique, donné par le doctorant Alexix Reymbaut), sur l’infiniment grand (le cosmos, donné par l’astrophysicien Robert Lamontagne) et l’infiniment complexe (sur le cerveau, donné par votre humble serviteur). À l’aide d’une représentation graphique très éclairante du livre The Self-Organizing Universe, d’Erich Jantsch (cliquez ici ou sur l’image ci-haut pour l’agrandir), on va essayer de mettre la table pour les autres séances en constatant à quel point ces trois infinis ont une histoire commune et sont inextricablement liés.

Vous en doutez ? Vous pensez par exemple que les étoiles sont bien trop loin pour avoir quelque chose à voir avec vous ? Pourtant les atomes qui vous constituent viennent en grande partie de là. Vous pensez que la vie est apparue à un moment précis au cours de l’évolution et que l’on peut assez bien distinguer le vivant de ce qui ne l’est pas ? Le biologiste Radu Popa a répertorié 300 définitions de la vie dans la littérature scientifique avant d’arrêter de compter. Et selon le philosophe des sciences Christophe Malaterre, l’évolution chimique qui a précédé l’évolution biologique pourrait bien utiliser les mêmes « trucs » que cette dernière, rendant une coupure nette entre les deux encore plus illusoire.

Vous pensez peut-être aussi qu’un être humain n’a plus grand-chose à voir avec une bactérie ou une amibe ? Think again, comme on dit en bon français : l’ovule fécondé d’un humain est aussi une cellule unique. Ses cellules-filles ont seulement la fâcheuse habitude de rester attachées ensemble, de se spécialiser et de se coordonner pour donner l’organisme multicellulaire complexe que nous sommes. Vous pensez que votre cerveau, issus de l’un de ces systèmes spécialisé (le système nerveux), est aussi compliqué qu’un ordinateur ? Détrompez-vous : il l’est bien plus, et d’une toute autre façon, malgré des influx nerveux un million de fois plus lents que l’électricité.

D’ailleurs, la cinquième et toute dernière séance de cette série vous fera entrer de plain-pied, si l’on peut s’exprimer ainsi, dans cette complexité puisqu’elle vous propose une randonnée pédestre dans un modèle tridimensionnel géant de votre cerveau ! Chaque neurone de ce modèle la une forme unique et complexe d’un arbre, et les circonvolutions corticales rappellent étrangement les différents sommets du… mont Royal ! En effet, la forêt, avec ses arbres aux branches et aux racines entremêlées, constitue l’une des métaphores les plus justes pour décrire l’intrication des dendrites et des axones des assemblées de neurones à l’œuvre dans la genèse de notre pensée.

Ayez donc de bonnes chaussures et joignez-vous à nous pour cette randonnée du 16 mai prochain ! Outre les fonctions langagières de l’hémisphère gauche, nous traverserons également le corps calleux de l’échangeur Côte-des-Neiges pour gravir l’hémisphère droit de Summit Circle avant de traverser la barrière hématoencéphalique de la clôture du cimetière Mont-Royal et nous faufiler entre les pierres tombales et autres plaques amyloïdes indicatrices d’Alzheimer pour revenir, grâce au liquide céphalo-rachidien, au ventricule du Lac des Castors. Bref, une expérience unique après laquelle vous ne verrez plus jamais le mont Royal de la même manière!

Et, de façon plus générale pour l’ensemble de ce cours, une façon comme une autre de prendre une pause de la connerie infinie qui nous afflige en lisant les nouvelles du matin…

i_lien Les trois infinis: le petit, le grand et le complexe (plan de session)
i_lien L’UPop Montréal
i_lien La présentation Power Point en format .pdf du cours d’introduction sur les trois infinis
i_lien Can A Scientist Define Life?
a_lien Ainsi vint la vie : une rencontre avec le philosophe Christophe Malaterre

Par Norma Mabovitz
La Turquie, proie du complot juif mondial selon Erdogan et ses partisans
Le 16 mars dernier, la chaîne d'information turque A Haber, organe officieux de l’AKP (Parti de la justice et du développement), le parti du président Recep Tayyip Erdogan, a diffusé un documentaire de deux heures s’apparentant à bien des égards aux Protocoles des Sages de Sion, le fameux faux antisémite exposant un programme juif pour la domination du monde. Intitulé «Üst Akıl» (que l'on peut traduire en anglais par «the mastermind» et en français par «le cerveau», au sens de «l'orchestrateur»), le film prétend dévoiler aux téléspectateurs turcs l'existence d'un complot international contre la Turquie. C’est ce qu’a révélé récemment le chroniqueur et essayiste turc Mustafa Akyol sur le site Al-Monitor.com.

C’est Recep Tayyip Erdogan lui-même qui a introduit l'expression de «Cerveau» (« Üst akıl ») dans un discours adressé à ses partisans en octobre 2014. C'est d'ailleurs sur ce discours que s'ouvre le documentaire :

« Ne vous laissez pas induire en erreur. Ne croyez pas que ces opérations visent ma personne, notre gouvernement, notre parti. Mes amis, ces opérations visent directement la Turquie elle-même - son unité, sa paix, son économie, son indépendance. Et, je l'ai déjà dit avant, derrières toutes ces étapes, il y a un cerveau. Les gens me demandent "Qui est ce Cerveau ?". Eh bien, c'est à vous de trouver. Et actuellement, vous savez qui est derrière ».

Le film diffusé sur A Haber vient dissiper toute équivoque : le «Cerveau», ce sont les Juifs ; les Juifs qui détruisent, affament, oppressent et corrompent ; les Juifs qui, s’infiltrant partout, fomentant coups d’Etats et révolutions, étendent leurs tentacules sur le monde entier. Pour trouver l'origine de cette diabolique soif de puissance, le documentaire nous fait remonter 3500 ans en arrière. C'est, nous apprend l'universitaire turc Ramazan Kurtoglu, la perte de l'Arche d'Alliance qui aurait tout déclenché. L'invasion américaine de l'Irak en 2003 ne serait d'ailleurs rien d'autre qu'un stratagème destiné à la recherche de vieux manuscrits, qui permettraient aux Juifs de remettre la main sur l'Arche...

La Turquie, proie du complot juif mondial selon Erdogan et ses partisans
Digne d’Indiana Jones, le film ne recule devant aucune contrefaçon. Charles Darwin est ainsi compté – avec le penseur médiéval Moïse Maïmonide et le philosophe américain Léo Strauss – au nombre des trois grands Juifs de l’histoire à avoir marqué le monde. Peu importe que Darwin ait été de confession chrétienne, le respect des faits ne semblant pas être la principale préoccupation de ce documentaire. Il s'agit d'accuser le père de l'évolutionnisme d'avoir élaboré sa théorie dans le seul but de dépeindre les non-juifs comme des animaux ; une idée qui, selon le film, trouverait son origine dans le judaïsme. Maïmonide, lui, aurait prétendument affirmé que « les juifs sont les maîtres, les autres êtres humains des esclaves ».

Le « Cerveau » aurait mis à bas l'Empire Ottoman, il aurait constamment manipulé la vie politique turque depuis l’instauration de la République. Il se trouverait derrière tous les coups d'état militaires et assassinats politiques qui ont jalonné l’histoire de la Turquie contemporaine. Aujourd’hui néanmoins, il se heurterait à la « Nouvelle Turquie » post-kémaliste d’Erdogan et chercherait par tous les moyens à perpétuer sa domination en instrumentalisant la jeunesse turque à travers les manifestations du parc Gezi et le mouvement de Fethullah Gülen, un prédicateur musulman installé aux Etats-Unis qui s’est retourné contre l’AKP après l’avoir soutenu.

Pour légitimer ces accusations, une série d'« experts » est convoquée à l'écran. Parmi eux, on retrouve d'emblématiques figures de l'AKP, telles que Yigit Bulut, l'un des principaux conseillers d'Erdogan, ou encore Etyen Mahçupyan, conseiller de l’actuel Premier ministre Ahmet Davutoglu. Le second, s’il ne semble pas approuver la rhétorique antisémite sur les « complots juifs », qui constitue le fil rouge du film, ne s’y oppose pas non plus.

Pour Mustafa Akyol, « il ne fait aucun doute que ce film honteux représente une nouvelle et dangereuse étape dans la propagande de l’AKP qui, ces deux dernières années, s’est dramatiquement transformée en une fabrique de haine et de paranoïa ».




Voir aussi :
* Pour le Premier ministre turc, BHL est derrière le coup d’Etat en Egypte
* Erdogan, l'avortement et le complot contre la démographie turque
* En Turquie, le « complot judéo-islamiste » fait vendre

Conspiracy Watch - Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot
« Peut-on encore manger des pommes ? ». C'est le titre du reportage diffusé le jeudi 5 mars 2015 sur France 2 dans l'émission « Envoyé spécial ». La bande annonce nous promet de dévoiler la « face cachée de la pomme ». Pierre Clos, jeune cultivateur de pommes de Manosque (Alpes de Haute Provence) est au centre du documentaire. Soucieux de bonnes pratiques, il met en œuvre une agriculture raisonnée. Pourtant, c'est sous un tout autre jour qu'il est présenté. Le documentaire montre l'utilisation d'un produit (...) Dans les médias
par Yves Bréchet - SPS n° 310, octobre 2014 Nous reproduisons ici de larges extraits de la conférence donnée par Yves Bréchet à l'occasion de la réunion publique qui a suivi l'assemblée générale de l'Association Française pour l'Information Scientifique le 17 mai 2014. L 'objet de cette contribution est d'analyser les différentes facettes du rôle de scientifique comme conseiller de ceux qui ont mandat à décider, que ce soit dans le monde politique ou dans le monde industriel. Elle vise à proposer une (...) Articles
Voici la livraison de printemps de ce que j'ai glané cet hiver. Et je vous propose un brindis au champagne: ceci est mon post n° 200 ! LIRE LE TEXTE

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L’autre jour, lors d’une visite surprise dans une boutique de bouffe crue et de smoothies détox… 

acidite_intro

Quelle belle prémisse pour une BD sur l’acidité maléfique ! 

À écouter parler certaines personnes, notre corps est envahi par l’acidité et doit constamment lutter contre cette dernière, ce qui nous épuise et nous rend malades. Apparemment, c’est même l’acidité qui cause des maladies telles que l’ostéoporose, l’eczéma et le cancer. 

L’équilibre acido-basique et l’ajustement du pH dans le corps humain sont des sujets qui ont une importance capitale en médecine. Il y a également des recherches fort intéressantes qui révèlent que la nutrition peut avoir un impact significatif à ce niveau. 

 

Ce qui est dommage, c’est qu’on entend seulement des demi-vérités à ce sujet. On nous parle d’une « diète alcaline », composée majoritairement de fruits et de légumes, qui préviendrait de multiples maladies et on nous bombarde de phrases-choc telles que :

  • « La viande augmente le taux d’acide dans le corps ! »
  • « Les fruits et les légumes sont alcalinisants ! »
  • « Un surplus d’acidité est mauvais pour la santé ! »
  • « Les cellules cancéreuses ne peuvent pas vivre en milieu alcalin ! » 

Des phrases plus ou moins vraies… mais surtout inutiles quand elles font partie d’un discours qui n’a aucun sens d’un point de vue scientifique, propagé par des personnes qui ignorent tout du fonctionnement du corps humain. 

hippie_acide

C’est le temps de remettre les choses en ordre ! Je te propose de compléter quatre demi-vérités à propos de l’acidité avec des notions qui ont un peu plus d’allure.

 

acidite00Certains aliments sont acides

 

Certains aliments sont acidifiants ou alcalinisants

 

Un excès d'acidité est mauvais pour la santé

 

Le corps doit lutter contre l'excès d'acidité

 

ConclusionLa vraie conclusion

Références : Normalement je n’inscris pas toutes mes références, mais ici je fais exception car je m’attends à des protestations majeures de la brigade naturopathique et je n’ai pas envie de m’obstiner. 

 

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Débat sur le conspirationnisme au Théâtre de Ménilmontant
Conspiracy Watch et la Cie Umbral vous invitent à assister à la représentation de La Résistible Ascension d’Arturo Ui, de Bertolt Brecht, vendredi 20 mars 2015. Mis en scène par Victor Quezada-Perez, le spectacle sera précédé d'une conférence-débat sur le conspirationnisme. A partir de 19h00, au Théâtre de Ménilmontant, 15, rue du Retrait, Paris, 20ème.

Télécharger le dossier de presse.

Voir le teaser de la pièce.

Visiter la page Facebook.

Réservations par mail reservation@umbral.fr ou sur le site du théâtre.

Tarifs :
* réduit (étudiants, demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RSA et seniors) : 12 euros
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Conspiracy Watch - Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot
Dans l’article ci-dessous, Mark Crislip discute d’un article scientifique publié dans PLOS ONE où les auteurs suggèrent que l’absence d’effet secondaire est un des facteurs pouvant expliquer la ténacité des médecines alternatives (entendez « les médecines qui ne fonctionnent pas »). Article original: « No Side Effects is an Important Effect », posté par Mark Crislip le 18 juillet […]

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La semaine dernière, je suis allé donner une formation sur l’apprentissage et la mémoire dans l’est de Montréal. Je me déplace habituellement toujours à vélo, mais la distance étant assez grande, je m’y suis rendu en transport en commun. Durant mon trajet en métro, puis en autobus, j’ai été frappé par l’omniprésence de la publicité. Partout où mon regard se portait, sur les murs dans les tunnels du métro, dans les wagons, sur les tableaux d’affichage électronique ou sur les télés de certaines stations, il tombait sur une pub. Et ce n’était pas mieux à l’intérieur de l’autobus ou même ce qu’on voyait à l’extérieur par les fenêtres, la rue Sherbrooke à cette hauteur ressemblant à tous les boulevards de banlieue, avec ses « billboards » géants, ses concessionnaires d’autos et ses McDos.

Deux jours après, je tombe par hasard sur un article de Matthew B. Crawford intitulé « The Cost of Paying Attention » (1er lien ci-bas) et qui analyse justement ce phénomène de l’envahissement de l’espace public par la publicité. Il y rappelle d’abord que l’attention est une ressource cognitive limitée et montre comment les compagnies privées se livrent une véritable guerre pour s’approprier notre « temps de cerveau disponible ». Ce faisant, leurs produits envahissent l’espace publique, rendant de plus en plus difficile le contrôle « top down » de notre pensée versus ces constantes stimulations « bottom up » aliénantes. On perd alors, selon Crawford, quelque chose de vital : “Comme l’air pur nous est nécessaire pour respirer, le silence rend possible la pensée”.

Certes, il n’est pas impossible de réfléchir en métro, mais on le fait souvent au prix d’une profondeur moindre de la pensée dont les sollicitations extérieures ou de nos propre appendices électroniques viennent constamment interrompre l’exploration. Car la relative oasis de tranquillité que nous offre notre musique préférée quand on met nos écouteurs pour tenter de soustraire son attention à l’agressivité des slogans publicitaires a elle aussi son « effet secondaire » en rendant alors bien difficile la socialisation.

C’est ainsi que les possibilités de rencontres ou d’échanges spontanés avec autrui sont réduites, celles-ci nécessitant un minimum d’attention. Ajoutez à cette pollution visuelle le bruit des voitures en ville, et vous avez des conditions particulièrement hostiles que l’on tente de rendre supportables en s’enfermant dans nos bulles musicales. C’est ainsi que l’espace publique est devenu le terrain de jeu d’un système capitaliste qui, non content de menacer notre santé physique en profitant de lois qui le protègent même au dépend de notre droit à une alimentation saine, vient coloniser nos cerveaux de plus en plus loin dans l’espace public, affectant du coup notre équilibre mental.

Car je me souviens du calme intérieur ressenti soudain après avoir quitté le bus et m’être engagé à pied dans une petite rue résidentielle vers l’endroit où je devais donner ma formation. De grands arbres, des maisons, de la neige, et une corneille dont le cri annonçant le printemps ponctuait ce calme retrouvé. Je me suis alors rappelé cette étude classique publiée dans la revue Science en 1984 par Roger Ulrich qui montrait que le temps de récupération après une chirurgie était moins long pour les patients qui voyaient des arbres de leur fenêtre d’hôpital par rapport à ceux qui voyaient un mur de brique (voir le 2e lien ci-bas). Ou encore celle, plus récente, rapportant l’effet calmant des plans d’eau (3e lien ci-bas).

Crawford, lui, décrit la sensation de bien-être qui l’envahit après quelques minutes après être entré dans un lounge insonorisé d’un aéroport, où l’ambiance feutrée est dénuée de toute couleur publicitaire criarde. Un rare endroit épargné par la pub, mais où il faut évidemment payer pour entrer. Et pour croiser, note-t-il avec ironie, des gens fortunés dont les entreprises considèrent votre attention comme une ressource à exploiter.

J’avais intitulé la présentation dont je parlais plus haut « Qu’est-ce que les neurosciences ont à dire sur la mémoire et l’apprentissage ? ». Je crois comme plusieurs qu’il est plus que temps d’élargir cette question et de se demander ce que les sciences cognitives en général ont à dire des phénomènes envahissants comme la publicité. Et comme le laisse entrevoir ce billet, cela risque de ressembler à une charge contre la marchandisation du monde et son effet appauvrissant sur l’expérience humaine.

Car le phénomène ne semble pas vouloir s’estomper, loin de là, si l’on se fie au dernier lien ci-bas intitulé « De la pub partout et tout le temps : Google vous décrit l’enfer », qui se termine sur cette sombre perspective : « La tendance est maintenant de payer sa tranquillité : vous ne voulez plus de pub, dépensez pour un service premium ou tournez-vous vers des services payants qui ne sont pas dépendant de ce système. Échapper aux sirènes de la consommation aura donc un prix, laissant désarmés ceux qui n’en ont pas les moyens. » La liberté de pensée comme un service « premium ». Ça laisse pour le moins perplexe…

i_lien The Cost of Paying Attention
a_lien View through a window may influence recovery from surgery
i_lien Blue Mind – looking at water improves your health and calm
i_lien De la pub partout et tout le temps : Google vous décrit l’enfer

à l'École Normale Supérieure - Salle Dussane 45 rue d'Ulm 75005 Paris (RER Luxembourg, métro Odéon ou Saint-Michel, nombreux bus) SAMEDI 30 MAI 2015 À 15 H ENTRÉE LIBRE ET GRATUITE Aux États-Unis, puis en France, certaines personnes adultes ont retrouvé, au cours d'une psychothérapie, des souvenirs d'abus sexuels qu'elles auraient subis pendant leur enfance.Or, certaines d'entre elles se sont rendu compte plus tard que les évènements remémorés ne s'étaient jamais produits et que ces souvenirs (...) Afis Infos
Par Jean-Yves Camus
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La loi Gayssot entendait punir la négation de la réalité matérielle de la Shoah. Cet antisémitisme-là est désormais dépassé. Désormais, être antijuif sur le Net passe par le conspirationnisme et l’antisionisme radical. L’extrême-droite n’en a plus l’exclusivité.

L’impact de l’antisémitisme sur Internet peut s’évaluer par les statistiques. Il faut alors regarder leur place dans le classement des sites français le plus fiable, celui d’alexa.com, qui mesure leur fréquentation. On voit alors, sans surprise, que c’est le complotisme dans sa version soralo-dieudonniste qui fait le plus recette. Les sites « spécialisés » les plus consultés sont "quenelplus" et "Egalité et Réconciliation", respectivement classés au 318e et 348e rang des 500 sites français. Certains en déduiront que ces sites sont confidentiels. Erreur : ils sont davantage regardés que celui de France-Inter, des Inrockuptibles, que Slate et Mediapart. La troisième personnalité la plus en vue du milieu complotiste, Thierry Meyssan, affirme que le site du Réseau Voltaire qu’il dirige, recevait en 2011 plus de 700.000 visiteurs uniques chaque mois, ce qui est considérable.

Pour ce qui concerne les vidéos, nous avons fait un test : nous avons regardé la liste des 60 les plus vues sur You Tube le 1er mars. En 43e position arrive un « reportage » d’Apocalypse France (un site « dieudo-conspi-antisioniste ») visant à démontrer que l’attentat contre Charlie Hebdo est une action sous faux drapeau et en 60e position, une déclaration de Tariq Ramadan, présentée sur la chaîne « Partie de la vérité », sur le même sujet et dans la même optique. Sur You Tube toujours, certaines vidéos de Dieudonné totalisent plus de 1 million de vues et Alain Soral, qui a atteint le même niveau sur l’affaire Charlie, attire en général entre 100.000 et 150.000 regards. Cela laisse très loin derrière les petites célébrités de l’ultra-droite antisémite : Florian Rouanet et Hervé Ryssen, proches de l’œuvre française ; Boris Le Lay animateur du site Breizh Atao ou Daniel Conversano, qui dit incarner « le fascisme à l’état brut ». (...)

Lire la suite sur le site d'Actualité Juive Hebdo.

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