Agrégateur de flux RSS,

d'après une sélection de blogs sceptiques.

Greenpeace – Leclerc : l'art de la fuite Greenpeace , 12 août 2016 : « Michel-Edouard Leclerc, il faut qu'on parle pesticides ». Michel-Édouard Leclerc, même jour : « ...chiche ! Je vais organiser pour vous des réunions... » Greenpeace , 18 août 2016...
par Catherine Hill - Texte à paraître dans le SPS n°318, octobre 2016 La pharmacovigilance consiste à surveiller les effets indésirables des médicaments ou des vaccins mis sur le marché. Les études réalisées avant la mise sur le marché n'ont généralement pas inclus suffisamment de sujets pour détecter des effets un peu rares et ont exclu certaines catégories de sujets, notamment les personnes âgées et les femmes enceintes. Les professionnels de santé doivent déclarer immédiatement tout effet indésirable (...) Articles
Chers consommateurs Willi l'Agriculteur* Voici un billet publié le 19 janvier 2015 et qui a été lu près de 350.000 fois. Willi l'Agriculteur ( Bauer Willi) exploite 40 hectares en grandes cultures (betterave sucrière, colza, céréales) en coopération opérationnelle....

Première émission où je reviens, pendant un repas, sur les croyances que l'on peut tous avoir sur la communication ou la communication non-verbale

L'article Peut-on détecter le mensonge avec le regard ? – Le Dîner de Com’ #1 est apparu la première fois sur Cygnification.

Les comptes et mécomptes de Greenpeace Dans le monde glauque des « ONG », Greenpeace se distingue par son caractère de multinationale pratiquant une optimisation financière et fiscale avec son siège au Pays-Bas, le paradis des Stichtings. Le véritable...

Surtout connu pour ses interventions dans l'équipe des Grandes Gueules sur RMC, Pascal Perri aime toucher à tout : le foot, les impôts, les dépenses publiques, l'activité low cost ou encore les grands monopoles.
Fondateur du groupe de réflexion « Oui à l'innovation », cet économiste de tendance libérale est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages. Le plus récent retrace une enquête sur les activités des zadistes, notamment à Notre-Dame des Landes et à Sivens. Son titre, L'écologie contre la (...)

- revue de livre
SPS n° 316, avril 2016 Nous ne pouvons pas publier tous les courriers reçus, ni les publier dans leur intégralité. Les choix opérés et les coupures faites sont de la seule responsabilité de la rédaction. N'accusez pas les buralistes ! J'avoue avoir lu avec déplaisir l'article qui, sans distanciation, dénonce les buralistes comme dealers assassins [SPS n° 314, page 4]. Je suppose que l'auteur de l'article l'a rédigé un verre à la main et est fier de sa voiture, car les cafetiers assassins et les (...) Dialogue avec nos lecteurs

J’avais déjà mentionné ici il y a deux mois que je donnerai cet automne à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) un cours sur la « cognition incarnée », c’est-à-dire le rapport de la cognition avec non seulement son substrat neuronal, mais également avec le reste du corps ainsi que l’environnement dans lequel ce corps-cerveau évolue.

Si je vous en reparle aujourd’hui, c’est parce que j’ai décidé d’utiliser ce cours pour faire quelque chose d’un peu différent sur ce blogue durant la session d’automne : essayer de vous résumer le lundi le cours que je vais donner deux jours plus tard le mercredi soir de 18 à 21h ! L’idée étant de rendre accessible aux gens loin de Montréal ce parcours auquel je consacrerai la majorité de mon temps cet automne. Et aussi, question de joindre l’utile à l’agréable, de me sauver du travail en m’évitant de faire des recherches supplémentaires sur d’autres sujets pour mes billets de blogue hebdomadaires…  ;-)

Je reproduis ci-dessous la présentation du cours que j’ai écrite sur le site de l’UQAM pour pouvoir y ajouter des hyperliens vers des pages de mon site explicitant quelques notions clés (le cours s’inscrit dans le cadre du Séminaire d’introduction aux sciences cognitives: éléments et méthodologies (ISC8001)).

* * *

Si depuis les années 1950 des disciplines comme la psychologie, la linguistique et l’informatique ont été au coeur des sciences cognitives, les neurosciences ont pris une place de plus en plus prépondérante depuis deux décennies. Parallèlement, les critiques des modèles cognitivistes et connexionnistes ont débouché sur des approches dites « incarnées » de la cognition qui s’éloignent du cadre théorique traditionnel centré sur les représentations.

La cognition incarnée se tourne plutôt résolument vers l’action, vers un savoir-faire impliquant le corps entier et ses incessantes interactions avec son environnement. Ce cours essaiera de montrer qu’une part importante de notre machinerie mentale n’a pas été sélectionnée pour jouer aux échecs ou pour faire de la philosophie, mais bien pour décider rapidement s’il vaut mieux passer à droite ou à gauche de ce rocher pour fuir un prédateur ou attraper une proie…

Une présentation de cette configuration plus récente des sciences cognitives ne peut donc pas faire l’économie d’une forte perspective évolutive. Nos capacités cognitives sont en effet le fruit d’une longue évolution conservatrice et bricoleuse, et il ne sera pas inutile de retourner aux origines de la vie et des systèmes nerveux pour mieux en distinguer les finalités proximales et ultimes. L’idée de « recyclage neuronale » reviendra aussi constamment, permettant par exemple de relier l’orientation spatiale à la mémoire déclarative. Ce concept est aussi au cœur de ce qu’on appelle la linguistique cognitive, un courant de la linguistique qui sera aussi abordé.

Du côté des neurosciences, les projets de « connectome » qui ont vu le jour à différentes échelles depuis une quinzaine d’années se heurtent à des problèmes méthodologiques et épistémologiques que nous tenterons de discerner. Cela nous ramènera vers la question de la spécialisation fonctionnelle des aires cérébrales et, pour paraphraser le titre d’un ouvrage récent, à nous demander ce qu’il pourrait y avoir « après la phrénologie ».

Pour ce faire, il nous faudra considérer un certain nombre de renversements conceptuels, notamment le passage d’une vision passive du cerveau à une vision active. On commence en effet à mieux saisir le rôle de l’activité endogène du cerveau avec ses oscillations et synchronisations d’activité. C’est cette activité dynamique qui rend possible l’émergence des réseaux neuronaux transitoires et distribués associés à la moindre tâche cognitive. En d’autres termes, le « top down » devient tout aussi important que le « bottom up », comme en fait foi l’effervescence actuelle autour des hypothèses basées sur le codage prédictif.

Celles-ci sont d’autant plus intéressantes qu’elles s’avèrent compatibles avec les approches incarnées ou, comme on les surnomme parfois en anglais, les « 4E » (embodied, embedded, extended and enacted cognition). La forme particulière de l’énaction au sein de cette constellation nous ramènera à nos préoccupations premières, à savoir le substrat biologique de nos choix comportementaux de tous les jours, fortement influencés par les occasions d’agir (ou « affordances ») de notre environnement et par tous les autres grands systèmes biologiques internes d’un organisme, notamment hormonal et immunitaire.

* * *

Je commence l’expérience lundi prochain en vous présentant le plan de la session que j’ai concocté cet été en m’inspirant de mon travail pour les « Écoles des profs » : 42 heures de pur plaisir, de l’autopoïèse aux affordances sociales en passant par le connectome et les oscillations cérébrales ! ;-P

Donc on se reparle de tout ça très bientôt, par blogue interposé ou en personne…

Non, pas comme ça, LIDL ! Schillipaeppa* Il faut le voir pour le croire ! En pleine crise des prix du lai ! Lisez l'épilogue ! Le discompteur LIDL essaie d'attirer des clients avec une nouvelle campagne de verdissage : des produits laitiers frais sont...

En audio : 3. Digital

-

Guillaume Vendé

le 22-8-2016 à 06:55 GMT

Un nouvel épisode de mon podcast perso : « La voix de Guillaume » est disponible : Retrouvez les outils du responsable digital (ou numérique) sur le blog de Cédric Tamboise : http://ift.tt/2bzigxY Abonnez-vous (RSS) (iTunes store)

Tweet

Cet article En audio : 3. Digital est apparu en premier sur Guillaume Vendé.

Invités : Montezuma de la chaîne Linguisticae.

Emission enregistrée le 28 juin 2016.

Editorial

Comme vous le savez tous, les mots ont un sens. Et non seulement ils ont un sens, mais en plus ils ont une histoire. Le françois d’aujourd’hui n’a pas grand chose à voir avec la langue de nos aieux du moyen age. Aux oreilles d’un latin de l’Antiquité il ressembleroit à un sabir grossier. Notre langue n’est qu’un latin abâtardis qui ferait probablement honte aux anciens, et ils diraient « Bou diou mais tout se perd de nos jours ! ».

Et notre bon français continue de changer, tout comme les autres langues vivantes, et il serait vain de chercher à s’y opposer parce que c’est comme ça que ça marche. Les langues humaines sont dites “naturelles” (entre guillemets) parce que personne ne s’est levé un matin pour inventer le mot matin ou décider de l’accord du participe présent. Les choses se sont faitess à travers l’usage des populations. Les langues évoluent… Beaucoup proviennent de langues ancestrales qui ont divergés, se sont isolées, ont parfois échangé des mots, des tournures, ont perdu du vocabulaire tandis qu’un nouveau était créé. Bref, tout ça est assez darwinien.

Et pourtant, il y a aussi une part de construction, de réglementation dans les langues. On se fixe des règles communes pour pouvoir se comprendre, et heureusement parce que c’est un petit peu à ça que ça sert.

Nos langues actuelles sont donc à la fois le résultat de l’évolution non dirigée de ce caractère vital pour l’humain qu’est sa capacité à communiquer des idées complexes, mais aussi de l’action des communautés humaines sur leur propre langage. C’est un phénomène de culture et de nature, ce qui est une belle occasion pour se rendre compte que ces deux notions ne sont pas réellement antinomiques.

En tant que processus naturel et humain, les langues sont donc des objets de science que l’on peut étudier, décrire, expliquer à travers des disciplines qui exigent méthode et rigueur. La linguistique est une science. Cela veut dire, au cas ou en aurait douté, qu’on ne peut pas dire n’importe quoi sur le langage du moment que ça nous plait ou que cela semble faire avoir du sens ou de la logique. Le bon sens n’est pas un outil très performant pour la compréhension des phénomènes complexes si on ne lui adjoint pas de la pensée méthodique.

Et ce soir nous allons nous intéresser à l’aspect darwinien -ou non- des langues humaines avec Montezuma dont vous connaissez peut-etre le travail de vidéaste vulgarisateur…

Cet article Le Langage & Darwin — Tronche en Live #30 (ft Linguisticae) est apparu en premier sur La Menace Théoriste.

Mortalité des abeilles sauvages et néonicotinoïdes : vite, instrumentalisons l'étude ! La revue Nature a mis en ligne le 16 août 2016 un article sur l'impact (allégué) sur les populations d'hyménoptères sauvages de l'utilisation des néonicotinoïdes sur...
SPS n° 316, avril 2016 Nous ne pouvons pas publier tous les courriers reçus, ni les publier dans leur intégralité. Les choix opérés et les coupures faites sont de la seule responsabilité de la rédaction. La valeur des témoignages À côté d'études sur les pesticides dont il est difficile de mettre en cause le sérieux, insérer un témoignage [comme dans le dossier « Pesticides » publié dans SPS 315], pour pertinent qu'il soit, me paraît dangereux : c'est attribuer à ce qui n'est en fin de compte qu'une opinion (...) Dialogue avec nos lecteurs
Par Alice Maruani
J’ai essayé d’interviewer quelqu’un qui croit que la Terre est plate
Les « plateux », très actifs sur Internet, sont-ils des trolls de génie ou des conspirationnistes de l’extrême ? J’ai enquêté un jour d’ennui.

Tu les as peut-être découverts comme moi, au cours d’une soirée où un ami t’a sorti :

« Tu sais qu’il y a des mecs qui pensent que la Terre est plate ? Que l’image du globe terrestre est un complot de la Nasa ou des francs-maçons ? Je suis persuadé que c’est une grosse bande de trolls qui font une performance. Mais j’aimerais en avoir le cœur net. Vas-y, enquête, toi qui es journaliste ! »

Je me suis donc lancée dans cette enquête de longue haleine.

Les « platistes », appelés aussi « plateux », posent une sorte de défi intellectuel : c’est tellement énorme qu’on a du mal à croire qu’ils y croient.

Rien qu’en français, il existe plusieurs forums et pas mal de groupes Facebook qui parlent de Terre plate, avec quelques centaines à quelques milliers de personnes dans chaque.

Il y a Terre plate pour tous, Terre plate pour tous sauf les rageux, Terre plate Education, Terre plate vs Terre sphérique, Terre plate et creuse pour tous, et bien d’autres encore. Beaucoup sont illustrés d’images de la Terre aplanie, avec un cercle de glace tout autour. C’est comme ça que les platistes se représenteraient la Terre et ses pôles.

Je m’inscris à plusieurs groupes Facebook (certains sont fermés). Premier constat : les platistes sont actifs. Tellement actifs que j’ai dû désactiver les notifications sur mon téléphone qui vibrait toutes les heures. (...)

Lire la suite sur Rue89.

Conspiracy Watch - Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot
Truites du lac Léman : la précaution à la mode franco-suisse Connaissez-vous la plus ancienne organisation internationale en activité dans le monde ? C'est la Commission centrale pour la navigation du Rhin (CCNR), fondée en 1815, qui regroupe l'Allemagne,...

Les questions éthiques et morales sont très présentes dans le mouvement sceptique même si on prononce rarement ces termes
Nous avions envie de mieux comprendre les enjeux de ces dilemmes et de ces choix et nous avons demandé à Florian Olivier s’il pouvait nous aider.
Le résultat est une introduction au sujet très intéressante que nous diffusons en deux partie (c’est assez technique et synthétique). Merci à Florian pour son travail, le résultat a dépassé nos attentes :)

Autrefois astrologue, maintenant membre actif de l’association sceptique Observatoire Zététique, titulaire aussi d’un master en histoire et philosophie des sciences, Serge Bret-Morel travaille depuis plus de dix ans sur la question de l’analyse critique de l’astrologie. ——————– Les quatre premières … Lire la suite
Par Peter Bergen
Barack Obama et Hillary Clinton ont-ils créé l'Etat islamique ?
Le 10 août dernier, Donald Trump a de nouveau accusé le président Barack Obama et sa rivale démocrate Hillary Clinton d’avoir « créé » l’Etat islamique (EI). Que faut-il en penser ? Auteur de United States of Jihad: Investigating America's Homegrown Terrorists (Crown Publishers, 2016) et expert pour les questions de sécurité nationale sur CNN, Peter Bergen, explique que c’est la conjonction de quatre facteurs qui a donné naissance à l’EI.

Comme beaucoup des attaques de Trump, celle-ci ne tient pas vraiment la route. Hillary Clinton a quitté le Département d’Etat en janvier 2013 et l’EI [sous la forme de "l'Etat islamique en Irak et au Levant" - NdT] n’a été fondé que trois mois après son départ.

Mais cette attaque de Trump pose une question intéressante, qui est de savoir à qui incombe la responsabilité de l’émergence de l’EI, et à quel point la décision de l'Administration Obama de se retirer d’Irak fin 2011 lui a pavé le chemin.

Tout a commencé avec un voyou

L’émergence de l’EI a commencé avec un malfrat jordanien appelé Abou Moussab Al-Zarqaoui, qui a fondé l’organisation-mère de l’EI, Al-Qaïda en Irak. C’est Zarqaoui qui a inauguré les décapitations télévisées d’Al-Qaïda en Irak, avec l’assassinat de l’homme d’affaires américain Nick Berg en 2004. Et c’est Zarqaoui qui, la même année, a déclenché une guerre civile contre les chiites en Irak. Ces stratégies et politiques restent aujourd’hui au cœur de l’EI.

Ce qui a donné à Zarqaoui l’opportunité de créer al-Qaïda en Irak ? C’était, évidemment, la décision de George W. Bush d’envahir l’Irak en 2003. Le dictateur irakien Saddam Hussein a brutalement réprimé toute forme d’opposition à son régime et, avant la guerre en Irak, Al-Qaïda n’y était pas implanté.

Al-Qaïda en Irak s’est renforcé en 2006 au point de contrôler une partie importante de la vaste province d’Al-Anbar, dans l’ouest de l’Irak. Début 2007, Bush a autorisé l’envoi de nouvelles troupes et a désigné à la tête des forces de la coalition un nouveau commandant, David Petraeus. Alliées aux Sahwa (« Réveil »), une alliance de tribus sunnites opposée à Al-Qaïda, les troupes américaines ont largement débarrassé l’Irak d’Al-Qaïda au cours de l’année 2008.

Quatre facteurs essentiels

Comment Al-Qaïda en Irak a-t-il alors ressurgi sous la forme de l’EI ? Voici quatre facteurs essentiels.

• Le premier est celui de la guerre civile en Syrie, qui a débuté en 2011 suite à la répression brutale du président Bachar el-Assad contre les manifestations pacifiques d’opposants à sa dictature.

Des éléments de ce qui deviendrait par la suite l’EI ont migré de l’Irak vers la Syrie afin de combattre Assad. Ces éléments, qui se sont renforcés en Syrie, sont revenus en Irak en 2013, s’emparant d’une partie importante d’Al-Anbar l’année suivante, puis de Mossoul, la deuxième ville du pays.

• Le second facteur est le rôle joué par d’anciens officiers de Saddam Hussein, participant ainsi aux victoires de l’EI. Un certain nombre d’anciens commandants du dictateur a aidé à « professionnaliser » l’EI en tant qu’armée (la décision de l’Administration Bush de dissoudre l’armée irakienne en 2003 avait jeté certains officiers irakiens dans les bras de groupes sunnites armés).

• Le troisième facteur est l’incompétence et la politique irresponsable du Premier ministre irakien de l’époque, Nouri al-Maliki, qui a marginalisé les sunnites et les a privés de droits dans le processus politique de l’Irak au point que de nombreux sunnites ont préféré la férule des militants islamistes de l’EI à celle du gouvernement « chiite » de Bagdad. Inexplicablement, la Maison Blanche a conservé son soutien à Maliki malgré ses défaillances évidentes en matière de gouvernance.

• Le quatrième facteur est la quasi-désertion de l’armée irakienne, qui s’est tout simplement effondrée devant les avancées de l’EI au premier semestre de l’année 2014. L’armée irakienne était mal dirigée, mal payée, et gangrénée par la corruption.

Aucun de ces facteurs ne peut être facilement attribué à Obama ou à Clinton, bien qu’ils aient effectivement présidé au retrait de toutes les troupes américaines d’Irak à la fin de l’année 2011, un plan qui leur avait été légué par Bush.

Que peut-on faire de plus ?

L’Administration Obama aurait-elle pu se battre davantage pour garder une présence militaire américaine en Irak ? Probablement.

Le gouvernement irakien aurait-il accepté une telle présence ? C’est peu probable, compte tenu du fait qu’il était, à l’époque du retrait américain, davantage sur la ligne de l’Iran que sur celle des Etats-Unis.

Barack Obama a mis un certain temps à prendre conscience de la menace représentée par l’EI, qualifiant l’organisation terroriste islamiste qui s’implantait en Syrie et en Irak de « JV team » [l’équivalent d’une équipe junior de lycée - NdT] dans une interview de janvier 2014.

Depuis l’été 2014, l’Administration Obama a mené – au moins sur le plan aérien – une campagne offensive contre l’EI, mais s’est montrée réticente à l’idée d’une intervention au sol.

Pourrait-on faire plus ? Oui. L’envoi de davantage de forces spéciales américaines aux côtés des troupes irakiennes et la multiplication des appuis aériens rapprochés aideraient certainement les militaires irakiens dans leur combat contre l’EI.

En Syrie, l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne de l’aviation d’Assad et la création de zones sûres pour les réfugiés fuyant les combats aideraient à diminuer le nombre de morts et à entamer la réputation de l’EI et des autres miliciens sunnites d’être les seuls vrais défenseurs des populations sunnites.

Plutôt que de se lancer dans des accusations hasardeuses et infondées contre Obama et Clinton, Trump pourrait essayer d’articuler de vraies idées politiques sur la manière de résoudre la situation en Syrie et en Irak. A considérer, bien sûr, qu’il puisse aller au-delà de ces slogans incendiaires et de ces petites phrases qui ont jusqu’à maintenant caractérisés sa campagne.


Source :
* Peter Bergen, “ Did Barack Obama and Hillary Clinton create ISIS? ”, CNN, January 4, 2016. Traduction française : S. B. pour Conspiracy Watch. Peter Bergen est journaliste et vice-président du think tank New America. Il intervient à l’Université d’Etat de l’Arizona.

Conspiracy Watch - Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot
OGM c. non-OGM : mise à jour sur les coûts de production de 2015 dabs ube ferme états-unienne Jennie Schmidt* Jennie et sa famille exploitent Schmidt Farms, Inc., une exploitation de quelque 800 hectares près de la côte du Maryland. Ils produisent du...
Pourquoi les tomates n'ont pas de goût, comment la biotechnologie pourrait révolutionner un fruit « perdu » et pourquoi vous n'en mangerez peut-être pas Xiaozhi Lim* Tomate violette riche en anthocyanes comparée à des tomates conventionnelles. Image via...

En audio : 2. Énigme

-

Guillaume Vendé

le 17-8-2016 à 17:20 GMT

Un nouvel épisode de mon podcast perso : « La voix de Guillaume » est disponible : Une énigme pour vous vous faire travailler un peu les méninges ! Retrouvez-moi sur Twitter : @GuillaumeVende et sur mon site : http://ift.tt/1y5DjZd Abonnez-vous (RSS) (iTunes store)

Tweet

Cet article En audio : 2. Énigme est apparu en premier sur Guillaume Vendé.

La nouvelle a été publiée le 15 août 2016 par le Daily Mail, avant d'être reprise dans les heures suivantes par Yahoo News et des dizaines de tabloïds et sites alternatifs anglo-saxons, québécois, indiens... :
La pyramide la plus vieille du monde, ressemblant fortement à la pyramide à degrés de Djéser à Saqqarah mais antérieure de 1000 ans... voilà qui semble tout à fait révolutionnaire. L'article s'accompagne de photos de la « pyramide » où l'on distingue effectivement une structure au plan carré (...)

- Le coin des « pyramidiots »
De nos jours, le mot « cognitif » est sur toutes les lèvres, soit pour s’en réclamer, soit pour s’en distancier (à tort ou à raison). Le problème est que le mot « cognitif » prend souvent des sens différents en fonction de la personne qui les utilise. Notamment, le mot « cognitif » est souvent utilisé en opposition à d’autres termes, comme : comportemental, perceptif, émotionnel, clinique, subjectif, psychique, mental… Ces oppositions ont, certes, des racines historiques, mais sont-elles encore bien fondées ?

Dans les sections qui suivent, j’explique chacune de ces oppositions, son origine, et son bien-fondé actuel. Mais commençons par quelques définitions.


Définitions

Les sciences cognitives ont pour hypothèse de travail que tout ce qui passe dans la tête des êtres humains (et des autres animaux) consiste en des représentations porteuses d’information, et des opérations sur ces représentations (du traitement de l’information).

Les représentations cognitives (aussi appelées représentations mentales) peuvent être des représentations du monde extérieur (notamment les perceptions, les plans d’actions) ou du monde intérieur (ressenti subjectif, méta-cognition). Elles peuvent être verbales (parole ou pensée) ou non verbales (visuelles, sonores, spatiales, sensori-motrices, émotionnelles, affectives, abstraites). Elles peuvent concerner le présent, le passé (souvenirs), ou ni l’un ni l’autre (imagination). Des représentations peuvent être qualifiées de « cognitives » ou de « mentales » dès lors qu’elles sont stockées dans un cerveau, contrairement à une photographie, qui est une représentation d’une scène visuelle sur du papier ou sur un écran, ou à un disque, qui est une représentation d’une scène sonore codée sur un support physique.

Les processus (ou traitements, ou calculs, ou opérations) cognitifs sont tous les mécanismes par lesquels les représentations mentales sont fabriquées, reliées les unes aux autres, ou converties les unes en les autres. Par exemple les mécanismes qui conduisent de l’image d’un chien sur la rétine, au concept de chien, puis au mot « chien » que l’on peut prononcer. Ou les mécanismes qui conduisent de la perception d’un stimulus effrayant (ou du souvenir de sa perception passée, ou de l’imagination de sa perception éventuelle) à un ressenti subjectif particulier, par exemple la peur, et aux réactions comportementales associées.

La cognition est l’ensemble de nos représentations mentales et des processus opérant sur ces représentations (conscientes ou non-conscientes).

L’adjectif « cognitif » peut qualifier toute représentation mentale et tout processus opérant sur des représentations mentales.

Oppositions traditionnelles

Cognitif vs. Comportemental

Historiquement, les sciences cognitives se sont fondées en partie en opposition au comportementalisme (behaviorism en anglais). Le comportementalisme modélisait le comportement en termes de relations entre stimuli (perçus par l’organisme) et réponses (produites par celui-ci), et s’abstenait délibérément de conjecturer sur ce qui se passait dans le cerveau de l’organisme situé entre stimulus et réponse. Les sciences cognitives ont constaté l’insuffisance de ce modèle pour comprendre des comportements et capacités complexes, et ont bâti des modèles postulant des représentations mentales dans le cerveau, permettant d’expliquer des relations plus complexes entre stimuli et réponses.

Néanmoins, l’opposition n’est pas aussi tranchée qu’il n’y parait. B. F. Skinner (un des leaders du comportementalisme) lui-même prenait en compte les pensées, simplement il les considérait comme des comportements (internes, non manifestes). Quoi qu’on pense de ce procédé, il révèle bien que même dans le cadre du comportementalisme strict, il s’est avéré nécessaire de reconnaître l’existence d’au moins certaines représentations internes. Par ailleurs, les sciences cognitives ont, pour une large part, simplement complété le comportementalisme, en construisant des modèles plus complexes. Elles n’ont pas remis en cause beaucoup des résultats du comportementalisme, concernant les situations dans lesquelles les comportements s’acquièrent et se renforcent. Elles les ont largement confirmés, et elles ont permis de les affiner, de les interpréter dans un cadre théorique plus large, et de mieux en comprendre les bases cérébrales.

On retrouve la même opposition entre cognitif et comportemental dans l’appellation des thérapies cognitivo-comportementales (TCC). A l’origine, les thérapies comportementales, inspirées par le comportementalisme, se focalisaient sur les moyens de modifier le comportement, en manipulant des renforcements. La seconde génération de thérapies a pris en compte l’intérêt qu’il y avait à modifier également des représentations mentales, comme par exemple des croyances inadaptées ou des schémas de pensée. Elles se sont donc appelées thérapies cognitives. Les psychothérapies modernes se font appeler TCC parce qu’elles s’appuient sur les deux stratégies, qui ne sont nullement contradictoires, mais sont au contraire complémentaires.

Au final, ce qui reste de la distinction entre comportemental et cognitif, c'est simplement l'idée que le comportement est quelque chose de manifeste et observable (pour un observateur externe à l'individu), alors que la cognition est interne à l'individu, et donc par nature inobservable. Les représentations et processus cognitifs sont les causes immédiates du comportement.

Cognitif vs. Perceptif

Dans les débuts des sciences cognitives, il était d’usage de réserver le mot cognitif à des activités mentales de haut niveau (langage, raisonnement…), en les distinguant notamment des traitements perceptifs jugés de plus bas niveau (plus proches des organes périphériques, que sont les récepteurs sensoriels et les muscles). Il est maintenant clair qu’il n’y a pas de différence qualitative entre représentations de bas et de haut niveau, et que les représentations perceptives ou motrices sont tout aussi cognitives que les autres. Le terme cognitif s’applique donc aujourd’hui à tous les étages du traitement de l’information, depuis les récepteurs sensoriels jusqu’aux motoneurones.

Cognitif vs. Emotionnel

De manière similaire, il a aussi été longtemps d’usage de réserver le mot cognitif aux représentations et traitements « froids » (langage, raisonnement…), c’est-à-dire dénués de toute charge affective ou émotionnelle (représentations « chaudes »). Là encore, il est apparu évident que les affects, les émotions, sont tout autant des représentations mentales porteuses d’information (même s’ils sont associés à des réactions physiologiques spécifiques), et qu’ils font donc tout autant partie de la cognition.

Cognitif vs. Clinique

Il est courant (notamment dans les facultés de psychologie) de distinguer la psychologie cognitive et la psychologie clinique, en considérant que les deux domaines utilisent nécessairement des méthodes radicalement différentes et sont mutuellement impénétrables voire incompatibles. Or ce sont essentiellement les objectifs qui les distinguent. La psychologie cognitive a pour but de comprendre le fonctionnement de l’esprit humain (et aussi ses dysfonctionnements). La psychologie clinique a pour but d’aider les personnes ayant des troubles mentaux (/cognitifs/psychiques/psychologiques) et diverses difficultés dans leur vie. Il est évident que la psychologie clinique atteindra d’autant mieux son objectif qu’elle se fondera sur une compréhension correcte (donc scientifique) du fonctionnement de l’esprit humain. Les psychologies cognitive et clinique sont donc parfaitement complémentaires, et la psychologie clinique a toutes les raisons de se fonder sur la psychologie cognitive. La psychologie clinique est une application de la psychologie cognitive.
NB : cette affirmation peut sembler ne pas correspondre à la situation observée actuellement en France, mais correspond très bien à la situation dans d’autres pays.

Cognitif vs. Psychanalyse

Il est d’usage d’opposer les sciences cognitives et la psychanalyse. Pourtant, la psychanalyse repose, elle aussi, sur la postulation de représentations mentales (comme les désirs, pulsions, rêves, symboles…) et de mécanismes opérant dessus (par exemple le refoulement, le transfert…). De ce point de vue, la psychanalyse est parfaitement en accord avec les fondements des sciences cognitives. Ce qui empêche la psychanalyse d’être une véritable science cognitive, ce n’est pas l’aspect cognitif, c’est l’aspect scientifique. En formulant des théories non réfutables, en se gardant de mettre ses hypothèses à l’épreuve des faits, et en refusant de rejeter ses hypothèses déjà démenties par les faits, la psychanalyse s’est, tout au long de son histoire, tenue à l’écart de la démarche scientifique. La psychanalyse n’est donc pas une science psychologique non-cognitive, c'est tout le contraire: la psychanalyse est une pseudoscience cognitive.

Cognitif vs. Psychique vs. Mental (loi de 2005)

Dans la loi française du 11 février 2005, le handicap est défini comme résultant « d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques (…). »

Cette juxtaposition des termes mental, cognitif et psychique peut donner l’impression qu’il s’agit de concepts véritablement différents. Il n’en est rien. Si le législateur a inclus tous ces termes dans la loi, c’est pour être sûr de n’exclure personne du champ du handicap. En effet, historiquement, différentes catégories de personnes se sont reconnues comme relevant d’une catégorie ou d’une autre. Les « troubles psychiques » font traditionnellement référence à ceux qui concernent la subjectivité, la personnalité ou les émotions, comme la dépression, l’anxiété, les troubles de la personnalité, etc. Les « troubles mentaux » sont souvent synonymes de « troubles psychiques », avec une connotation impliquant une sévérité plus grande (incluant notamment les troubles psychotiques comme la schizophrénie). En revanche, le « handicap mental » ou le « retard mental » fait traditionnellement référence à ce que l’on appelle aujourd’hui la déficience intellectuelle, c’est-à-dire une faible intelligence générale (QI inférieur à 2 écarts-types sous la moyenne de la population). Plus récemment, différents troubles ont préféré se regrouper sous la bannière « cognitive », car ne souhaitant être assimilés ni aux troubles psychiques, ni aux troubles mentaux, ni à la déficience intellectuelle (quoique le terme « trouble cognitif » soit dans certains contextes utilisé comme un euphémisme pour « déficience intellectuelle », notamment dans l’éducation nationale). C’est le cas par exemple pour les troubles des apprentissages ou les troubles du spectre de l’autisme. Chaque mot a son histoire, ses connotations, et les personnes concernées sont très sensibles à la manière dont leur trouble est représenté, par quels mots il est désigné, et à quel autre trouble il est associé. C'est pour cela que le législateur a pris soin d'inclure les principaux termes traditionnels dans le texte de la loi, pour que chacun s'y retrouve sans avoir besoin de changer symboliquement de catégorie.

Il n’en reste pas moins que, qu’un trouble soit psychique, mental ou cognitif, il affecte toujours ce qui se passe dans la tête de la personne, et est en lien avec son cerveau. Considérant la définition du mot cognitif que nous avons donnée ici, tous les troubles mentaux et psychiques sont également des troubles cognitifs, et d'un point de vue de la stricte logique scientifique, ce dernier terme pourrait parfaitement suffire pour décrire toutes les catégories (ce qui n'empêche pas bien sûr d'utiliser des termes plus fins pour préciser la nature du trouble lorsque c'est nécessaire; c'est exactement ce que font les classifications internationales avec leurs catégories emboîtées de manière hiérarchique).

Conclusions

La principale idée que je souhaite avancer ici, c’est donc qu’en 2016, la meilleure définition de la cognition, qui fait maintenant consensus au sein de la plupart des acteurs des sciences cognitives, est la définition maximaliste que j’ai donnée ci-dessus. La cognition englobe tout, absolument tout ce qui se passe dans la tête des gens. Les oppositions entre cognitif et comportemental/émotionnel/psychique/etc. sont juste des résidus de l’histoire de la psychologie, le reflet de différentes écoles de pensée et de la manière dont elles ont réagi à la révolution cognitive. Mais elles n’ont aujourd’hui plus aucune raison d’être. L’approche cognitive englobe (ou du moins peut potentiellement englober) tout la compréhension scientifique de l’esprit humain. Il n’y a plus de sens à vouloir cantonner le cognitif à tel aspect de l’être humain, à telle discipline ou à telle affiliation idéologique.

D’ailleurs, toutes les branches de la psychologie sont cognitives, dans le sens où elles postulent des représentations mentales et des mécanismes qui opèrent dessus. C’est évidemment le cas de la neuropsychologie, mais également de la psychologie clinique, la psychopathologie, la psychologie sociale, la psychologie différentielle, la psychanalyse.

Aujourd’hui, les vraies oppositions ne se situent pas entre le cognitif et autre chose. Elles se situent tout simplement autour de l’adoption, ou pas, de la démarche scientifique, c'est-à-dire la démarche qui consiste à émettre des hypothèses réfutables et à les évaluer à l’aune de données factuelles. La psychologie cognitive illustre bien cette démarche scientifique, mais n'en a pas l'exclusivité. Toutes les sous-branches de la psychologie peuvent embrasser la démarche scientifique (et le font déjà à des degrés divers). Il est donc temps d'abandonner les anciennes oppositions pour réunir toutes les composantes de la psychologie autour d'une seule exigence: la démarche scientifique, d'ailleurs inscrite au cœur du code de déontologie des psychologues.
La fixation de l'azote par les plantes : le Graal ? La fixation de l'azote ? Plusieurs mécanismes existent dans la nature et, partant, plusieurs pistes sont explorées pour la transmettre aux plantes qui en sont dépourvues. Mais elle a un coût énergétique,...

 

 

Feed on Feeds