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d'après une sélection de blogs sceptiques.

Il nous faut d’abord revenir sur la réponse de Mgr Pontier à la lettre de victimes de dérives sectaires dans l’Eglise. Elle est très habile : on reconnaît un expert dans l’art d’affirmer une chose tout en la niant. Il reconnaît que la lettre veut « dénoncer des pratiques relevant de dérives sectaires à l’intérieur même d’institutions d’Eglise ». Mais il entortille le problème pour en parler : « A plusieurs reprises dans le passé, nous avons alerté les fidèles mais aussi les familles sur le danger de certains groupes qui ne nous paraissaient pas promouvoir un comportement juste par rapport à l’Évangile. Nous avons interpellé des responsables pour leur faire part de nos interrogations. Bien souvent alors, nous n’avons reçu de la part de tous ceux à qui nous nous adressions que méfiance et silence. Je peux vous assurer que ce n’est pas un réconfort de savoir que nos remarques d’alors étaient justifiées. » Nous déduisons donc de ce discours alambiqué qui démontre surtout le peu de cas que ces communautés font de l’épiscopat, qu’il y a bien des dérives sectaires dans les groupes que mentionne l’Appel de Lourdes : « Béatitudes, Famille monastique de Bethléem, Légion du Christ, Regnum Christi, Fraternité Eucharistein, Emmanuel et Fraternité de Jésus, Sœurs mariales d’Israël et de St Jean, Ancien collaborateur du père Labaky, Memores Domini (Communion et Libération), Communauté de Nazareth, Opus Dei, Points-Cœur, Communautés Saint-Jean, Fraternité diocésaine de Saint-Jean-de-Malte. » D’ailleurs, comment ne se serait-il pas insurgé contre une dénonciation de communautés et de groupes avalisés par l’Eglise catholique, si ces accusations étaient fausses ? Ce serait cautionner des dénonciations calomnieuses. Prenons cette "reconnaissance" de dérives sectaires comme un pas dans l’attitude de l’épiscopat : le mot d’ordre jusqu’à présent était de garder un complet silence en faisant le dos rond pour laisser passer l’orage quand l’épiscopat était mis devant l’évidence soit par des lettres, soit par les médias. Cela reste le cas pour les victimes qui demandent justice depuis plus de dix ans. Donc, cette vague reconnaissance de l’existence de dérives est loin de prendre en compte la réalité. Pour cela, il faudrait une prise en charge des victimes, de leur légitime besoin de justice et de réparation. Cette étape n’est même pas envisagée, sans oublier des sanctions contre les communautés déviantes.
Que propose Mgr Pontier ?
Ecouter les victimes, voilà ce que propose Mgr Pontier. Cela suppose des personnes en état de parler ; les victimes de la manipulation mentale, celles qui se sont suicidées, celles qui ont parlé à des représentants de l’Eglise et qui s’en mordent les doigts, etc. sont donc mises d’emblée de côté ; sans oublier celles qui sont ruinées, dans une situation de grande précarité et ne peuvent même pas recourir à un avocat pour ouvrir un procès civil ou canonique.
La solution proposée montre que l’Eglise a baissé les bras devant les communautés déviantes et ne songe nullement à user de procédures canoniques à leur égard. Une solution serait pourtant très simple : leur faire respecter le Code de Droit Canonique en ce qui concerne les mœurs et les finances. Comme chacun sait ce sont deux secteurs privilégiés où les dérives sectaires agissent sans foi ni loi. Quand un groupe ou une communauté a une reconnaissance ecclésiale, il est du devoir de celui qui l’a approuvé d’être vigilant pour le respect du Code de Droit canonique. Cela, les victimes n’en ont souvent pas conscience : ce serait aux évêques à s’en préoccuper. Mais les dérives sont camouflées, si ce n’est approuvées. Chacun y trouve son avantage... Aussi quand Mgr Pontier écrit : « L’Évangile du Christ que nous voulons servir est une école de liberté spirituelle et celui qui ne sert pas cette liberté ne peut se réclamer de l’Évangile », il ne saurait être crédible.
Spolier des personnes au mépris du Code de Droit Canonique — sans parler du droit civil —, avec le soutien d’un évêque, est-ce la liberté évangélique ? Comment Mgr Pontier définirait-il la liberté des ex-communautaires sans retraite faute de cotisations sociales versées pour eux ? Quand à la liberté de mœurs, n’en parlons pas. Il faudrait aussi évoquer toutes les libertés prises par les associations reconnues par un évêque, et qui ne respectent pas le droit de l’Eglise concernant les associations de fidèles. Ce sont des libertés qui ne méritent pas ce nom. Comment, dans ces conditions, Mgr Pontier peut-il dire que les pratiques dénoncées dans l’Appel de Lourdes « nous heurtent et nous choquent » ? Quant à invoquer la Justice pénale, c’est une bonne façon de se dégager et de dégager les évêques de leur responsabilité.
La nouvelle équipe des Nouvelles Croyances et des Dérives sectaires

Les membres choisis pour s’occuper des Nouvelles Croyances et des Dérives Sectaires dans l’Eglise sont d’ailleurs emblématiques.
Mgr Dubost accueille dans son diocèse la Mariapolis qui célèbre les soixante ans des Focolari. Comment peut-il cautionner une résurgence de l’utopie saint-simonienne du XIXe siècle comme une chance pour son Eglise locale ?
M. Le Vallois cautionne l’initiative de Mgr Lebrun qui met en première ligne de sa pastorale la formation à l’ennéagramme... dont Gurdjieff est l’initiateur.
Mgr Guéneley lorsqu’il était exorciste, comme nous avons déjà eu l’occasion de le dire, a collaboré avec Bernard Dubois, exorciste sauvage et « gourou » de plus d’une victime : comment espérer que les normes liturgiques concernant les ruptures de liens et exorcismes soient rappelées publiquement par l’épiscopat ? Il est plus facile d’écouter la fragilité des victimes que d’agir auprès de confrères...
Quant à sœur Chantal-Marie Sorlin, son commentaire de l’Appel de Lourdes est plus que surprenant. Il est fort dommage, dit-elle, que Le Figaro par exemple ait déformé l’enjeu de la lettre écrite par Mgr Pontier en se focalisant sur les groupes impliqués par les signataires de l’appel. Ce dernier était adressé aux Évêques personnellement et n’a pas été publié. Parler d’une liste de communautéés déviantes est donc une ineptie, dans laquelle le Président de la CEF ne s’est précisément pas embourbé. Comment Soeur Chantal-Marie Sorlin peut-elle dire cela alors que les auteurs de la lettre ont parlé au nom des victimes de dérives sectaires au sein de ces communautés ? Mais s’occuper de ces communautés déviantes est manifestement pour la pastorale des dérives sectaires un chemin à éviter ! Il vaut mieux se contenter d’informer les victimes sur leurs droits au plan civil et canonique... sans leur dire que c’est l’évêque qui est grand chef de l’officialité du diocèse et peut y faire la pluie et le beau temps. L’expérience a déjà montré aux victimes qu’il ne faut rien attendre de ce côté... Le mot d’ordre de cette pastorale pourrait se résumer en quelques mots : laisser prospérer et même engraisser les déviances, et écouter les pauvres victimes ! Un individu isolé est un cas isolé qui ne risque pas de remettre en cause le système établi.
La presse nous a appris au mois de juillet dernier que « la première assemblée générale élective de la communauté [des Béatitudes] restructurée vient d’être fixée à l’été 2015 ». Comment les victimes peuvent-elles accepter que la communauté ne soit pas mise en cause pour faire la vérité sur les dérives d’emprise mentale, de mœurs, de finances, qu’il ne faudrait pas trop vite dire appartenir au passé ?
Une formation aux dérives sectaires ?
La formation aux dérives sectaires donnée à Lyon, est assez surprenante quand on lit ce que Cécile Hoyau en rapporte dans La Croix. Elle se réduit en effet aux dérives existant dans des communautés et laisse donc de côté les dérives qui se produisent dans des associations de fidèles qui ne forment pas une communauté de vie. Et pourtant les dérives sectaires y sont nombreuses, qu’on songe à l’Agapè, à la Maison d’Abba...
On peut remarquer aussi que pour les membres d’associations communautaires ou non communautaires, il y a un point commun : les dérives financières qui sont un trait commun à toutes les dérives sectaires. Pourquoi cet aspect n’est-il pas mentionné par sœur Chantal Sorlin dans les critères qu’elle a donnés au cours de la formation ?
Le non respect du droit canonique est aussi quasi omniprésent. Pourquoi ne pas agir à ce niveau pour éradiquer des dérives à leur racine ? Une association qui exerce un apostolat dans un diocèse autre que celui de l’évêque qui l’a reconnue n’agit pas conformément au droit. Mais quelle officialité contestera une action illégale de l’évêque ? Loïc Bernard, avocat ecclésiastique à Lyon soulève la question : « Comme avocats ecclésiastiques, nous travaillons près des officialités interdiocésaines, mais si l’affaire touche directement le diocèse, il pourrait être embarrassant de déposer un recours auprès de l’évêque du lieu... Vers qui se tourner ? » Aucune réponse n’est donnée à cette question pourtant pertinente car les évêques peuvent arrêter une plainte reçue, en commençant d’abord par ne pas répondre aux courriers qui mettent en cause ce qui se passe dans leur diocèse. Les lettres qui le prouvent ne se comptent plus. Qu’espérer d’une officialité quand l’évêque veut camoufler ? On voit mal un official contredire ouvertement son évêque... et même le mettre en cause. Comme Thomas, on demande à voir pour croire.
En conclusion, tout cela ressemble à des pétitions de principe pour faire croire que l’Eglise est - enfin ! - attentive aux victimes alors qu’elle continue de protéger les dérives et les évêques qui les couvrent. Ne serait-ce pas un enfumage bien structuré et bien médiatisé pour faire oublier, derrière ce rideau de fumée, toutes les victimes aux dossiers trop brûlants, rejetées par l’Eglise depuis plus de dix ans ?


Par Christian Terras
Source : Golias, 9 avril 2014,
http://golias-news.fr/article6017.html

Asnières, 4 avril. L'association Recherche sur le yoga dans l'éducation bénéficie d'un agrément de
l'Éducation nationale, depuis l'été dernier, lui permettant de former environ 150 enseignants par an. (LP/F.D.)
Contre toute attente, c'est un cours de yoga qui a commencé par une petite dispute. Qui de Stella ou Nesrine, 12 ans à elles deux, allait laisser l'autre s'installer sur le tapis bleu ? Depuis la rentrée, à Asnières, les deux petites filles et d'autres enfants suivent les cours de Kidzenyoga, une association spécialisée de yoga pour les plus jeunes, créée il y a trois ans.
Chaque vendredi après l'école, Annick Menuet, professeur agréée, les réunit à l'école maternelle Révérend Père Christian Gilbert. Pendant une heure environ, autour de tapis disposés en étoile, ils suivent exercices de concentration et de relaxation. « Vous allez marcher sur les rebords des tapis, comme si vous étiez des funambules », leur souffle Annick. Un cours de yoga « classique »... à l'exception des réactions spontanées de ses petits élèves... « Regarde maîtresse, je fais comme le funambule », interpelle fièrement Titouan, 4 ans et demi, le seul garçon du groupe, vêtu d'un t-shirt « King of the court ». « C’est bien Titouan, concentre-toi », lui répond doucement l'enseignante. L'exercice se décline ensuite en marchant à l'envers, puis les yeux fermés... « Ca m'a fait du bien partout », résume Titouan, le cours terminé. « Ah ça, c'est sûr, elle est plus calme le vendredi soir », renchérit la mère d'Emma, 6 ans.
Le « bienfait » qu'elle retire elle-même du yoga, Annick Menuet a décidé de le transmettre aux plus petits. « La grosse difficulté, c'est évidemment leur besoin de bouger, explique-t-elle. Car le yoga tend à l'inverse : il faut donc réussir à les faire ralentir ». Pour elle et pour Olivia Guillot-Paul, la présidente de Kidzenyoga, le yoga devrait être enseigné aux enfants tout autant que d'autres disciplines, désormais considérées comme « classiques », car les bienfaits en classe, constatent-elles, sont évidents. « Aux États-Unis, en Angleterre, en Espagne, les enfants font du yoga à l'école, explique Olivia Guillot-Paul. Mais pas ici, alors nous sommes en quelque sorte des précurseurs. En France, il existe encore une mauvaise perception du yoga, à tel point que certains soupçonnent des déviances religieuses. Les valeurs du yoga sont tolérance et respect mais aussi anti-course, anti-concurrence. Découvrir ça quand on est enfant, assure-t-elle, c'est pouvoir en bénéficier toute sa vie ».
Depuis l'été dernier, l'association Recherche sur le yoga dans l'éducation (RYE), où a été formée Annick Menuet, bénéficie d'un agrément de l'Education nationale. L'association ne peut pas intervenir directement en classe. Mais elle peut désormais former des enseignants.
Fanny Delporte
Source : Le Parisien, 16 avril 2014
Note du CIPPAD : Il est pour le moins étonnant que la RYE, faux–nez d’un yoga lié à une dévotion, et qui se targue d’avoir obtenu son agrément auprès de l’Education nationale par entregent, puisse continuer de pénétrer le système éducatif auprès des enfants les plus jeunes.
Pour en savoir plus : Yoga, l’as-tu vu mon petit loup ?
Le groupe scolaire Gerson, un établissement catholique privé du 16e arrondissement de la capitale, accusé de dérives intégristes, sera soumis à une inspection, a fait savoir le ministère de l'éducation mardi 15 avril. La Mairie de Paris a réclamé l'ouverture d'une enquête administrative, dénonçant « une guerre idéologique d'un autre temps » imposée aux élèves de ce groupe scolaire.
Des représentants de l'association Alliance Vita. proche de la Manif pour tous, auraient qualifié de « semi-meurtrières » les jeunes filles ayant recours à la pilule du lendemain çt assimilé l'avortement à un « homicide volonteire » pendant une intervention en classe sur la contraception, selon des élèves.
Alliance Vita, créée par Christine Boutin, a démenti avoir tenu ces propos, dénonçant « /e mensonge, la calomnie et le procédé lâche visant à salir son image et à jeter le discrédit sur son travail ».
Dans un communiqué, l'association se justifie et annonce qu'elle va porter plainte pour * diffamation » :
« Alliance Vita est régulièrement invitée à intervenir, officiellement et au su de tous, dans les écoles, sur les sujets concernant la bioéthique, grossesse et la naissance. »
« LE HARCÈLEMENT (...) PREND TOUTES LES FORMES »
Selon un parent d'élève interrogé par l'Agence France-presse, plusieurs associations « proches de l'Opus Dei » ont été invitées à intervenir dans cet établissement, sans que les parents en soient informés. « Clairement, on veut faire de cette école un établissement Opus Dei et faire partir ceux qui s'y opposeraient », selon le syndicat de l'enseignement catholique FEP-CFDT.
« On ne veut pas d'enfants non baptisés, ni d'enfants issus de familles recomposées, de parents séparés ou de familles monoparentales, ni de juifs », a ajouté Valérie Ginet, secrétaire générale du syndicat.
Selon le FEP-CFDT, plusieurs professeurs et personnels de l'administration se sont également plaints de harcèlement, une vingtaine ayant demandé leur mutation. * J'ai préféré quitter mon poste pour ne plus subir les pressions. Le harcèlement dans l'établissement prend toutes les formes : appels toutes les deux heures pour savoir où on est, insultes, chantage », a témoigné à l'AFP une ancienne employée de l'établissement.
L'Opus Dei affirme pour sa part ne s'être » jamais occupé de ce que fait cet établissement » :
* Deux membres de ce lycée sont effectivement membres de l'Opus Dei et ne s'en sont jamais cachés. Nous n'y mettons pas les pieds en tant qu'institution d'Eglise. Nous démentons donc fortellement vouloir ' en faire un établissement Opus Dei’ et nous n'y avons aucune influence ».
« Ce type d'engagement privé n'interfère pas en quoi que ce soit dans le projet éducatif et dans l'enseignement dispensé dans notre établissement », a confirmé dans un communiqué le chef d'établissement. M. Philippe Person.
Source : Le Monde & AFP, 16 avril 2014,
http://www.lemonde.fr/education/article/2014/04/16/a-paris-un-lycee-prive-accuse-de-derives-sectaires-sera-inspecte_4402644_1473685.html
Quand un religieux lui a dit que "Dieu avait changé", que désormais l'Esprit Saint accordait des guérisons via des techniques "psy", Soeur Ancilla a pensé que le ciel lui était tombé sur la tête.
"Changé, Dieu ?" s'étrangle la théologienne de haut vol, qui reçoit dans le minuscule parloir du monastère des Dominicaines cloîtrées de Lourdes. "Je demande à voir !", s'exclame ce vif-argent de 68 ans, le rire à fleur de visage et la faconde chantante du Sud-Ouest.
"Ca voudrait dire que j'ai consacré 47 ans de ma vie à prier pour des prunes. Pour m'entendre dire qu'on guérit "à la demande"  grâce à des pseudo-thérapies, par l'opération du Saint Esprit. En sautant les étapes de la vie spirituelle ?"
Alors, cette experte en patristique (Etude des Pères de l'Eglise), professeur à l'université dominicaine en ligne Domuni, mène l'enquête sur ce "psycho-spirituel", venu du Canada à la faveur du Renouveau charismatique. Et introduit en France dans certaines communautés post-Vatican II.
Elle, qui a fait des études de médecine, s'est penchée sur la spiritualité africaine, au séminaire à Douala au Cameroun. Elle sait qu'il existe des univers différents.
Mais là, elle découvre un monde nouveau, inconnu au bataillon théologique: les "ministères de guérison et de délivrance", confiés à des "bergers guérisseurs" auto-proclamés, dotés de "charismes" ou dons du Saint-Esprit.
- "Doxa vaguement freudienne" -
Leurs détenteurs jouent sur l'idée que l'homme est un "être total" et qu'en soignant sa psyché, "on peut le guérir corps et âme".
Problème: si ces "bergers" sont religieux, ils ne sont pas forcément psychothérapeutes. Et vice-versa. Ce que beaucoup oublient dans les centres ou retraites de guérison intérieure, où plus d'un abus a été dénoncé.
Soeur Ancilla pointe du doigt l'agapèthérapie -guérison par l'amour de Dieu- et ses dérives, parmi lesquelles l'induction méphitique de faux souvenirs chez les victimes de ces pseudo-thérapeutes. Certaines sont convaincues d'avoir été violées par leur père, non désirées par leur mère.
Le Père jésuite Dominique Salin le confirme: "toute une +doxa+ vaguement freudienne est à la disposition d'apprenti-sorciers qui sévissent aussi bien dans le champ des thérapies psychiques que dans les églises".
"Trop de sessions de guérisons invitent au nom de l'Esprit, et de façon très naïve et primaire, à revisiter les relations familiales, dit-il. Et à identifier donc implicitement, à diaboliser, tel père ou telle mère comme étant responsable du mal-être dont souffre une personne".
"C'est, selon lui, nier les ravages que peut provoquer ce genre de tentative: au minimum, aggravation des symptômes et plongée dans le désespoir". Soeur Ancilla parle carrément d'"un messianisme terrestre qui promet guérison et bien-être sur la terre. C'est une perversion de la foi et la mort de la vie monastique, qui mise sur l'éternité". - Flamme intérieure communicative -
Elle le clame bien haut, avec le "solide bon sens, la culture et l'intelligence très réactive qui la caractérisent", note Serge Blisko, président de la Miviludes (mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires), qui défend cet "esprit libre".
Mais, face au mur du silence devant lequel elle se retrouve, lorsqu'elle participe en 2010 à un groupe de travail au sein de l'épiscopat, Soeur Ancilla jette l'éponge. Mais pas la plume. Elle publie livre sur livre.
D'autres voix s'élèvent. L'historien des religions Odon Vallet note que "les questions de miracles et de guérisons chez les évangéliques et les catholiques charismatiques sont un énorme problème". Certains catholiques ne veulent pas "se laisser distancer par les évangéliques".
Mais les évangéliques eux-mêmes s'inquiètent de la situation d'autorité donnée à l'homme et qui en fait un petit dieu, agissant à sa guise. "L'homme est devenu celui qui commande et Dieu celui qui sert".
Quant à Bertran Chaudet, ex-co-coordinateur de la Pastorale des Sectes et Nouvelles croyances, il regrette qu'on n'ait pas écouté celle qui a "l'art de rendre simples des concepts compliqués, avec une joie, une vigueur et une flamme intérieure communicatives".
Mais Soeur Ancilla -une foi à renverser ces montagnes des Pyrénées qui l'entourent- s'est replongée dans la prière, le biberonnage des jeunes agneaux et la tenue de la bibliothèque.
Pour elle, "ce n'est pas Dieu qui a changé, c'est l'Eglise".
Source : Actu Orange & AFP, 16 avril 2014,
http://actu.orange.fr/societe/soeur-ancilla-s-inquiete-des-pseudo-therapies-religieuses-afp_2939650.html

Rights of drug addiction patients violated: ruling


Un article, en anglais, de Catherine Solyom de The Gazette (voir ici).

Voici un autre article sur le sujet datant de 2012 (voir ici).

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Dans le cadre de leurs soirées-conférence, les Sceptiques du Québec m’ont invité à faire une présentation sur les mythes du monde de la pharmacie.

Bonne nouvelle : ces conférences sont ouvertes à tous! Une somme modeste est demandée pour l’entrée (5$ pour les membres et 10$ pour les non-membres).

L’événement aura lieu le mardi 13 mai à 19h00 à Montréal. Tous les détails sont disponibles ici :

http://www.sceptiques.qc.ca/activites/conferences

Au plaisir de vous rencontrer!

Olivier

 

POLEMIQUE – Selon une information Europe 1, des professeurs, parents et élèves du lycée catholique Gerson situé rue de la Pompe dans le 16e arrondissement se sont plaints "des dérives intégristes" dans l'enseignement dispensé dans l'établissement. Mise en cause notamment pour ses propos sur l'avortement, l'association Alliance Vita dénonce ces "mensonges" et calomnies".
Alors que les adolescents sont en vacances, l'affaire secoue le 16e arrondissement et agite les réseaux sociaux depuis ce lundi matin. Selon une information Europe 1, plusieurs enseignants, parents d'élèves et élèves du renommé lycée Gerson situé 31, rue de la Pompe s'inquiéteraient depuis quelque temps de "dérives intégristes dans le contenu des enseignements" de l'établissement. En cause dans ce dossier, les interventions de membres d'Alliance Vita, association fondée en France en 1993 au moment des premières lois bioéthiques, organisées cette année.
Des filles "semi-meurtrières"
Une élève de terminale, citée par la radio, dénonce ainsi une "tentative d'endoctrinement sous couvert de catéchèse". "Une fille, par exemple, qui prend la pilule du lendemain, ne sait pas s’il y a fécondation. Elle est donc considérée comme ‘semi-meurtrière’. En revanche, une fille qui avorte commet un ‘homicide volontaire’", a-t-elle raconté à nos confrères.
Une professeur du lycée Gerson rappelle que bien que l'établissement soit catholique, il est aussi "sous contrat avec l'Etat". Pour elle, "ce genre de discours n'y a pas sa place". "L’Opus Dei est au sein de notre établissement aujourd’hui, c’est incontestable. La responsable de cycle et une collègue, au moins, sont de l’Opus Dei. Nous ne sommes plus dans l’offre d’une spiritualité mais dans l’imposition d’une vision des plus obscurantistes de notre société" a-t-elle confié à Europe 1.
"Accusations anonymes inacceptables"
Contactée à plusieurs reprises par metronews depuis la diffusion de l'information, Alliance Vita est restée injoignable. En milieu de journée, l'association a fini par réagir dans un communiqué. "Deux membres de l’association ont été accusés anonymement de propos outranciers qu'elles n'ont jamais tenus. Alliance VITA dénonce fermement le mensonge, la calomnie et le procédé lâche visant à salir son image et à jeter le discrédit sur son travail", peut-on lire dans ce texte.
"Les personnes qui se sont exprimées à Gerson sont formées, responsables et respectueuses, précise Henri Desoos, directeur des études d’Alliance Vita dans ce communiqué. Or, après l'intervention à Gerson, différents écrits, certains anonymes, ont circulé, prêtant aux deux intervenantes des propos outranciers qu'elles n'ont jamais tenus. D’une part, les accusations anonymes sont inquiétantes et inacceptables, et VITA souhaite que la lumière soit faite sur ces propos calomnieux. D’autre part, on dirait que certains souhaitent que le sujet de l’interruption volontaire de grossesse reste tabou. Pourtant, le sujet de l’avortement est un vrai sujet de société qui mérite d’être abordé auprès des jeunes".
L'académie de Paris, sollicitée par metronews, n'a fait aucun commentaire sur ce dossier. Selon Europe 1, plusieurs "inspections sont en cours" pour déterminer le vrai du faux dans cette affaire et ramener un peu de sérénité au sein du lycée.
AURÉLIE SARROT

Source : MetroNews, 15 avril 2014,
http://www.metronews.fr/paris/derives-integristes-au-lycee-catholique-gerson-a-paris-l-association-alliance-vita-dement/mndn!9gKR39Sy6FA/
 
Note du CIPPAD : Aux côtés du Président d’Alliance VITA, on trouve son Délégué général M. Tugdual DERVILLE, dont le frère Guillaume est le Directeur spirituel de la prélature de l’Opus Dei à Rome. Gravitent également autour d’Alliance VITA un ensemble d’associations (Sos bébé, Un de nous, Mon secret, Je suis enceinte), dont les sites, administrés, comme celui d'Alliance VITA, depuis Montfaucon-en-Velay, visent à influer sur le  choix des femmes à avorter.
C’est avec la plus grande stupéfaction que nous apprenons les propos auxquels auraient été exposés des élèves du lycée privé Gerson, dans le 16e arrondissement.
Le lycée reconnait avoir fait intervenir sans contrôle, auprès de jeunes élèves, l’association Alliance Vita, proche du mouvement Opus Dei. Les propos contre la contraception et l’avortement qui auraient été proférés hier par cette association au sein du Lycée ont manifestement pour but de manipuler les consciences des jeunes élèves.
Nous dénonçons fermement ces propos qui soumettent les élèves parisiens à une guerre idéologique d’un autre temps.
Nous tenons ici à rappeler que les moyens de contraception sont une avancée pour l’ensemble des femmes et des hommes de ce pays, et le recours à l’avortement un droit acquis par les femmes pour disposer de leur corps.
La Mairie de Paris demeure vigilante quant au respect du droit de chaque adolescente et adolescent d’être informé sur sa sexualité et les moyens de contraception existants, au moyen d’informations validées par les professionnels.
Nous demandons aujourd’hui au Rectorat de diligenter une enquête administrative au sein de ce lycée privé sous contrat, soumis au respect des devoirs et règles républicains, et faire toute la lumière sur les évènements du lundi 14 avril.
Il est urgent de revenir à un débat raisonné et de rassurer l’ensemble des parents sur la neutralité des enseignements dispensés à leurs enfants.
Par Mlle Hélène BIDARD et Mme Alexandra CORDEBARD
Source : site de la Mairie de Paris, 15 avril 2014,
http://www.paris.fr/accueil/Portal.lut?page_id=1&document_type_id=7&document_id=142764&portlet_id=24052

Note du CIPPAD : Aux côtés du Président d’Alliance VITA, on trouve son Délégué général M. Tugdual DERVILLE, dont le frère Guillaume est le Directeur spirituel de la prélature de l’Opus Dei à Rome. Gravitent également autour d’Alliance VITA un ensemble d’associations (Sos bébé, Un de nous, Mon secret, Je suis enceinte), dont les sites, administrés, comme celui d'Alliance VITA, depuis Montfaucon-en-Velay, visent à influer sur le  choix des femmes à avorter.
L’article qui suit avait été partagé via ma page Facebook Sceptom. Quelqu’un qui suit ma page m’a demandé si je comptais le traduire; ce n’était pas mon intention première, parce que je favorise en principe les articles avec un contenu moins tourné vers les expériences personnelles. Mais j’ai accepté la requête, pous plusieurs raisons. D’abord, ça […]

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(AOF) - Le ciel s'assombrit pour Herbalife. Quelques jours après 
l'ouverture d'une enquête des autorités américaines sur le
groupe de compléments nutritionnels, accusé de faire reposer
son activité sur une vaste fraude, des actionnaires ont déposé une plainte en nom collectif. Ces derniers accusent la société, qui écoule ses substituts de repas et ses barres énergétiques via un réseau de distributeurs indépendants, de gagner de l'argent non pas en vendant ses produits aux particuliers, mais en recrutant de nouveaux revendeurs qui seraient obligés d'acquérir ces produits.
Ces actionnaires reprennent ainsi les accusations de l'investisseur activiste William Ackman. Face au dirigeant du fonds Pershing Square, qui parie sur une baisse du titre, d'autres comme l'investisseur activiste Carl Icahn, premier soutien du groupe, sont venus défendre Herbalife en prenant des participations dans son capital.
Depuis le début de l'année, le titre a chuté de 33,2%.
Source : Capital.fr & AOF, 15 avril 2014,
http://www.capital.fr/bourse/actualites/herbalife-cible-d-une-class-action-925454#xtor=RSS-217
Deux articles de Paule Vermot-Desroches du Nouvelliste de Trois-Rivières (voir ici).

Et 

David Love: «Je n'ai pas l'intention de me taire»

(Voir ici)



Pour nous joindre: joecalzaghe1[arobase]yahoo[point]fr

11Une nouvelle synthèse des publications scientifiques conclut à l’absence d’efficacité de l’homéopathie: comment pourrait-il en être d’ailleurs autrement? Pour mémoire, les pilules homéopathiques ne contiennent rien d’autres que du sucre! Pourtant, l’influence, la popularité et les profits de Boiron ne diminuent pas. Devant l’impuissance de la science à se faire entendre, j’ai envie de mettre en avant quelques propositions radicales pour nous débarrasser une bonne fois pour toute de l’homéopathie. Mais avant cela, passons en revue quelques arguments éculés.

L’expérience personnelle n’est pas suffisante pour démontrer une efficacité

En décembre dernier, après une longue journée de marche, j’ai senti une légère douleur au niveau de mon genou. Après quelques heures de repos, la douleur était telle que je ne pouvais plus du tout marcher. Paniqué, je trouvai heureusement dans ma petite pharmacie une boite de Rhus Toxicodendron dont je prenai quelques granules. Le lendemain matin, je pouvais à nouveau gambader et sauter en l’air, plus aucune trace de la douleur: efficacité garantie!

Garantie, vraiment? Remplacez maintenant Rhus Toxicodendron par du gel d’Arnica, ou par une séance d’ostéopathie, ou par une séance d’acupuncture, ou par un bain de boue, ou par un coup de téléphone chez un rebouteux, ou même par une visite chez le médecin ou un épisode de Julie Lescaut. Car cette histoire, cher(e)s lecteurs/lectrices, est bien réelle, simplement je n’ai rien fait du tout avant de m’endormir et le lendemain matin, j’étais tout de même guéri! Notre cerveau peut donc facilement nous jouer des tours. Il est tellement habitué à faire des liens de cause à effet, qu’il nous parait évident que notre rémission est due à l’action que nous avons pu effectuer la veille.

A toutes ces questions, une réponse simple existe, il convient d’utiliser des méthodes validées scientifiquement. L’expérience personnelle ne suffit pas pour se faire une idée de l’efficacité d’un traitement, quand bien même cette expérience serait partagée par des millions de personnes. La saignée, pratiquée pendant des siècles, était largement justifiée par l’expérience de milliers de médecins l’utilisant dans leurs pratiques jusqu’à ce que les outils scientifiques concluent à son inefficacité.

Je développe ce problème de l’efficacité dans deux anciens articles:
Les biais à éviter pour évaluer l’efficacité d’un traitement,
Comment savoir si un traitement est efficace: introduction au RCT.

L’homéopathie est évaluée, son efficacité est nulle

Contrairement à une idée parfois défendue, l’efficacité de l’homéopathie est régulièrement évaluée par des essais cliniques. Tellement d’essais ont d’ailleurs été réalisés depuis une trentaine d’années qu’on cherche maintenant à faire ce que l’on appelle des méta-analyses. Une méta-analyse sélectionne, suivant des critères prédéfinis notamment la qualité de l’étude, un ensemble d’articles publiés sur l’homéopathie (ou tout autre sujets) pour permettre une fiabilité encore plus grande dans les résultats obtenus. Lister toutes ces méta-analyses rallongeraient inutilement cet article. Citons la dernière en date, en 2014, l’agence nationale de la santé en Australie dans un rapport analysant l’ensemble des publications sur l’homéopathie conclut: « les preuves sont insuffisantes et ne démontrent pas l’efficacité de l’homéopathie quelle que soit la maladie envisagée dans ces essais cliniques » (traduction approximative de ma part issue de la conclusion [pdf]). Plus de 1300 articles sont trouvés, plus de 60 maladies que les homéopathes prétendent soigner sont analysées.

Des études montrent que…

Bien sûr, les défenseurs de l’homéopathie familiarisés avec la littérature scientifique, pourront, comme nos amis anti-vaccins, vous fournir une liste de publications scientifiques « démontrant » l’efficacité de l’homéopathie. C’est une technique habituelle qui en anglais est appelée « cherry picking »: imaginez une boite de cerise dans laquelle vous choisissez que celles qui vous paraissent les plus appétissantes. Il en va de même pour la littérature scientifique, appétit en moins. On sélectionne de manière biaisée des études qui confirment nos croyances. Mais toutes les études scientifiques ne se valent pas en termes de qualité. Une publication dans le journal scientifique Lancet en 2005 montre d’ailleurs un phénomène qui se produit régulièrement quand on analyse les médecines dites « alternatives »: plus l’étude est bien menée (minimisant les biais méthodologiques), plus l’effet observé est faible voire inexistant. D’où l’intérêt des méta-analyses qui font le bilan complet de la littérature évitant les biais de sélections.

Mémoire de l’eau et autres joyeusetés quantiques

Vous trouverez dans la littérature pro-homéopathie des explications fort complexes sur le mécanisme supposé de l’homéopathie incluant généralement le mot quantique quelque part pour faire savant ou encore la fameuse thèse de la mémoire de l’eau.

En 1988, Benveniste, un scientifique français, publie un article qui fait sensation dans la fameuse revue scientifique Nature. Il prétend arriver à faire la différence entre une solution homéopathique et une solution non homéopathique ce qui serait une découverte digne d’un prix Nobel. Comme je le disais en introduction, les dilutions homéopathiques sont tellement importantes qu’il est impossible de les différencier avec l’eau. Comme Benveniste pense y arriver, il imagine une mémoire à l’eau qui retiendrait le passé en quelque sorte. L’étude a néanmoins été rapidement réfutée et surtout jamais répliquée depuis. Rappelons que Benveniste a même conclu à la transmission de cette « mémoire » via internet après des expériences qui n’ont convaincu que lui-même et lui valant le prix parodique Ig Nobel…

Au-delà de l’aspect technique de ces discussions, il faut garder en tête les deux niveaux de preuves attendues pour valider un traitement thérapeutique: le mécanisme d’action et les effets. Si on peut valider un traitement si les effets sont présents sans en connaître un mécanisme, l’inverse n’est pas justifié. Dans le cas de l’homéopathie, les effets sont absents et la recherche sur un mécanisme possible ne débouche pour l’instant que sur des théories fumeuses ou des expériences non répliquées.

Des contributions beaucoup plus techniques:
Mémoire de l’eau et biologie numérique
Jacques Benveniste et la mémoire de l’eau : quelques souvenirs personnels

Et sur les animaux alors? et les bébés?poizeriolkdfglkjsdf

L’homéopathie n’a pas plus d’effet sur les animaux que sur les humains. Pour citer quelques études sur le sujet, en 2003, l’institut national vétérinaire de Suède conduit un essai clinique en double aveugle [pdf] sur les veaux en testant le produit homéopathique Podophylum: aucune efficacité observée. Les auteurs s’inquiètent d’ailleurs de la santé des animaux soignés par de l’homéopathie. Une autre étudie, toujours en double aveugle, l’efficacité homéopathique pour réduire l’inflation des mamelles chez certaines vaches: aucune efficacité.

Pourtant des éleveurs constatent tous les jours l’efficacité de l’homéopathie sur leurs animaux rétorquent les aficionados. On retombe sur le problème lié à l’expérience personnelle qui n’est pas une preuve suffisante. Par ailleurs, l’effet placebo peut aussi fonctionner sur les animaux par ce que l’on appelle le conditionnement. Mais surtout, il fonctionne sur les éleveurs (ou les parents) qui constatent une amélioration parce qu’ils savent que les animaux (ou les bébés) ont été traités. Plusieurs effets psychologiques se mêlent alors dont un phénomène assez bien analysé que l’on appelle l’effet Hawthorne: en administrant de l’homéopathie à leurs bébés, les parents modifient aussi inconsciemment leur attitude envers eux. Plus d’attentions, plus de soins, les bébés peuvent facilement montrer des signes interprétés comme un mieux être.

Pour aller plus loin:
L’homéopathie en médecine vétérinaire
Homéopathie, chiens et feux d’artifice
HOMEOPATHY, does it really work in animals?

Pourquoi tant de haine?

Certains esprits rationnels se demandent encore pourquoi les sceptiques s’acharnent sur l’homéopathie. Comme les remèdes homéopathiques ne contiennent que du sucre, finalement, c’est pas bien grave. D’ailleurs certains l’utilisent pour leurs enfants, pour des petits bobos du quotidien ou autres, ça ne peut pas leur faire de mal et ça optimise l’effet placebo, toujours ça de pris!

Ce genre de raisonnements, aussi raisonnables qu’ils paraissent, oublient malheureusement les dérives possibles d’une minorité. A laisser entendre que l’homéopathie aurait une certaine efficacité, certains en arrivent à se passer de la médecine officielle. Des homéopathes inconscients proposent de l’homéopathie pour protéger du Sida, des radiations (après Fukushima), pour soigner les cancers, la pédophilie (!), etc. Une page entière anglophone est d’ailleurs dédiée à toutes ces personnes qui refusent de se soigner, ne jurent que par l’homéopathie ou autres médecines alternatives et finissent mal. Et si vous voulez optimiser l’effet placebo, un bonbon fera tout aussi bien l’affaire chez les tout petits, un bon chocolat chaud pour les plus âgés!

Des documentaires relatant ce genre de situations:
Homéopathie mystère et boules de sucre (doc télé avec les défauts habituels)
L’homéopathie: quelle efficacité (émission de radio) 

Mes propositions pour en finir avec l’homéopathie

J’en viens donc à mes propositions sanguinaires pour débarrasser une bonne fois pour toute la planète de cette arnaque lucrative qu’est l’homéopathie:

  1. Former ou plutôt reformer les médecins et les pharmaciens à la démarche scientifique. Je ne veux plus entendre un seul pharmacien me proposer un vaccin homéopathique contre la grippe quand je fais part de ma peur des piqures ou un médecin me dire « bien sûr que ça marche, je le vois tous les jours à mon cabinet ».
  2. Former les médecins et les pharmaciens à l’homéopathie, formation délivrée par des sceptiques évidemment. Je ne veux plus entendre des médecins me dire « c’est pas bien évalué », « on ne sait pas trop », « essayez, vous verrez bien ».
  3. Interdire les ventes de produits homéopathiques en pharmacie. Les vendre au rayon sucrerie des grandes surfaces.
  4. Interdire le titre de « médecin homéopathe », c’est contradictoire dans les termes.
  5. Transformer tous les pharmaciens en pharmachiens.

Pour exécuter ce programme, votez pour sham (FacebookTwitterGoogle+)
;)

PS: cet article s’inscrit dans le cadre de la semaine de la sensibilisation à l’homéopathie. Plus d’infos: http://www.homeopathyawarenessweek.org/

L’affaire de l’enseignant de l’école primaire de Fontaine-Française, par ailleurs auteur d’un blog, public, où il fait l’éloge du mouvement raëlien (nos éditions du vendredi 11 avril), a connu des suites importantes ce lundi. 
Évelyne Greusard, directrice académique de Côte-d’Or, a en effet indiqué avoir reçu l’enseignant concerné pour évoquer avec lui le contenu de son blog. « Il a le droit de faire partie d’un mouvement », indique-t-elle. « Cela relève de sa liberté de conscience. En revanche, ses convictions personnelles ne peuvent pas être liées sur son blog à sa qualité d’enseignant. C’est la neutralité du service public qui est en jeu. » Le rectorat de l’académie de Dijon n’est donc « pas inactif et va procéder à une démarche officielle en direction de cet enseignant ». Sous quelle forme ? Demande de suppression de certains passages du blog ? Suspension de l’enseignant ? La directrice académique de Côte-d’Or « ne le sait pas encore » mais promet « une avancée du dossier dans les semaines qui viennent ».
De son côté, l’enseignant concerné est, selon le rectorat, « en arrêt maladie, ébranlé par l’ampleur qu’a pris cette affaire ». Mais il a lui aussi réagi, ce lundi matin. Dans un long mail signé « Kiss and peace, Huilda Rachid, nous sommes des nomades, des voyageurs du temps, des enfants terribles », il indique notamment : « Oui, je suis raëlien et fier de l’être, mais je ne comprends pas pourquoi ma position d’enseignant et le prétexte de soi-disant plaintes de parents devraient être associés à une pseudo-enquête sur les sectes. Être raëlien n’est pas un délit en France à ce que je sache [...].L’enseignant se défend
Il existe des dérives sectaires partout et parfois des situations d’abus de faiblesse. Je ne conteste pas la nécessité de les combattre et il y a une justice pour cela. Je rappelle que le mot secte en France n’a aucune valeur juridique, que les Nations Unies préconisent l’utilisation du vocable “nouvelles minorités spirituelles”, que la France a été à plusieurs reprises rappelée à l’ordre par les instances européennes pour non-respect de la laïcité et montrée du doigt par les États-Unis pour sa politique de discrimination religieuse.
La démocratie, c’est la protection de tous les citoyens, en particulier des plus faibles, le refus de toutes les discriminations reposant sur la couleur de peau, la religion, les opinions politiques, syndicales ou philosophiques [...]. »
Fréderic Joly
Source : Le Bien Public, 15 avril 2014,
http://www.bienpublic.com/grand-dijon/2014/04/15/enseignant-et-raelien-le-rectorat-n-est-pas-inactif
Fin de séries, ou avant goût des soldes d’été? Nous ne savons pas.

Bref, pour un investissement modique, « dans un premier temps »on s’occupe de vos  problèmes de peau : eczéma, psoriasis, verrues, les mots de cranes et les inflammations.

Tout ça avant de passer aux choses plus sérieuses puisqu’ « à la fin de cette séance vous ferez un point avec la thérapeute pour déterminer qu’elles sont les attentes et les besoins qui restent à approfondir. ».

Son site souligne l’étendue de ses compétences thérapeutiques pour des « personnes (adultes et enfants) confrontées à des difficultés ou en transition de Vie » :
- Stress
- Choc émotionnel et corporel
- Sensation de mal-être, de vide intérieur
- Difficulté à dire non
- Sensation de subir sa vie
- Dépression
- Problème de couple
- Femmes ayant des difficultés à avoir des enfants et ayant recours à la PMA.
- Difficulté relationnelle avec une personne
- schémas répétitifs
- Sensation d'être "nul"
- Divorce
- Difficultés à exprimer ses émotions

- Douleurs corporelles
- crises de foie (colère refoulée)
- douleurs dans les reins (peurs)
- Brûlure d'estomac (qu'est ce qui ne passe pas)
- Douleurs dans le dos (j'en ai plein de dos)

On notera que les associations entre santé et origine psychologique des problèmes sont directement issues de l’approche métaphysique développée par la québécoise Lyse BOURBEAU.

Pour venir à bout de ces difficultés, notre magnétiseuse, qui fait dans le multicartes, propose, également des séances de rebirth,shiatsu, modelage énergétique, somatothérapie ou de bioénergie.

Tout cela peut rapidement devenir onéreux, à moins que ce discount -50% ne soit annonciateur d'une liquidation totale des énergies avant arrêt des activités ?

Source : CIPPAD, 15 avril 2014,
http://www.cippad.com/2014/04/rennes-low-cost-une-seance-de.html
Des élèves et enseignants ont dénoncé des dérives intégristes du lycée de Gerson, un établissement catholique parisien
 (XVIe) sous contrat avec l'Etat, signalant notamment les propos inappropriés qu'auraient tenus des bénévoles d'une association anti-avortement lors d'un cours de catéchèse, a déploré la direction diocésaine de l'enseignement catholique de Paris ce lundi, confirmant des informations d'Europe 1.
Très inquiets, élèves et enseignants ont demandé «à la hiérarchie de l'Enseignement catholique d'intervenir, notamment en faisant remplacer l'encadrement», ajoutent les journalistes d'Europe 1.
L'avortement, un homicide volontaire, rapporte une ado
Selon une jeune élève en Terminale, interrogée par Europe 1, «l'association Alliance Vita, anti-avortement, a été invitée à participer à plusieurs reprises» à ces cours. Dénonçant «une tentative d'endoctrinement sous couvert de catéchèse», elle rapporte les propos de ces intervenants : «Une fille, par exemple, qui prend la pilule du lendemain, ne sait pas s’il y a fécondation. Elle est donc considérée comme ‘semi-meurtrière’. En revanche, une fille qui avorte commet un "homicide volontaire"», raconte-t-elle
«Se faire traiter de meurtrière comme ça... On en a parlé pendant une semaine à la récréation. A tel point que des professeurs ont été mis au courant, et nous ont demandé si on allait bien. Ils s’inquiétaient pour nous», a-t-elle ajouté.
Alliance Vita n'a pas tardé à dénoncer «fermement le mensonge, la calomnie et le procédé lâche visant à salir son image et à jeter le discrédit sur son travail», écrit le communiqué, avant d'ajouter : « D’une part, les accusations anonymes sont inquiétantes et inacceptables, et VITA souhaite que la lumière soit faite sur ces propos calomnieux. D’autre part, on dirait que certains souhaitent que le sujet de l’interruption volontaire de grossesse reste tabou. Pourtant, le sujet de l’avortement est un vrai sujet de société qui mérite d’être abordé auprès des jeunes.»
L'Opus Déi impliquée ?
Selon une professeure, «Gerson est tombé aux mains des mouvances intégristes et pas n'importe lesquelles» : «L’Opus Dei est au sein de notre établissement aujourd’hui, c’est incontestable. La responsable de cycle et une collègue, au moins, sont de l’Opus Dei. Nous ne sommes plus dans l’offre d’une spiritualité mais dans l’imposition d’une vision des plus obscurantistes de notre société».
VIDÉO. «L'Opus Déi est clairement dans notre établissement»

"L'Opus Déi est clairement dans notre... par Europe1fr

Même constat de la part du syndicat de l'enseignement privé catholique, FEP-CFDT. Plusieurs professeurs se sont plaints de harcèlement, une vingtaine ayant demandé leur mutation. «Clairement, on veut faire de cette école un établissement Opus Dei et faire partir ceux qui s'y opposeraient» selon Valérie Ginet, secrétaire générale de la FEP-CFDT.
«Il y a une ambiance de flics. On est surveillé dans la salle des profs, pendant les intercours et ceux qui remettent en question ce qui se passe sont des "Rouges"», a témoigné un autre professeur du groupe scolaire.

L'Opus Dei a aussi rapidement réagi. «Deux personnes de notre communauté travaillent dans cet établissement, c'est vrai, mais cela n'a aucune incidence sur leur activité professionnelle», a déclaré une représentante de l'Opus Dei, qui affirme n'être «aucunement impliquée dans la pastorale du lycée Gerson».
«En tant qu’institution de l’Eglise catholique le rôle de l’Opus Dei consiste à dispenser une formation chrétienne, dans la fidélité à l’enseignement de l’Eglise, et à accompagner spirituellement les personnes qui le souhaitent. Elle peut assurer également l’aumônerie d’établissements qui en feraient la demande. Ce n’est pas le cas au lycée Gerson», assure-t-elle, avant d'ajouter : «Les engagements et prises de positions d’un membre de l’Opus Dei relèvent toujours d’un choix personnel. L’Opus Dei ne fait que proposer l’enseignement de l’Eglise catholique pour aider chacun à vivre sa foi au quotidien.»
Des élèves «sélectionnés»
L'organisation religieuse assure l'aumônerie de deux établissements scolaires en France, à Courbevoie, dans le collège-lycée privé pour garçons Hautefeuille et le collège privé de filles Les Vignes. «Ce type d'engagement privé n'interfère pas en quoi que ce soit dans le projet éducatif et dans l'enseignement dispensé dans notre établissement», a pour sa part assuré le chef du groupe scolaire Gerson, Philippe Person.
Selon la direction diocésaine de l'enseignement catholique, «la question de l'avortement a été abordée de façon choquante pour un certain nombre d'élèves, certains professeurs ayant signalé l'usage des propos pas adaptés». «De là à dire que l'Opus Dei a la main mise sur l'établissement, il n'y a aucune raison», a poursuivi Jean-François Canteneur, adjoint au directeur diocésain de Paris, expliquant que les tensions dans l'établissement sont plutôt dues à un «changement d'orientation pédagogique» vers un établissement plus sélectif de recrutement des élèves. Selon le FEP-CFDT, il s'agit en fait de sélectionner les élèves sur des critères religieux en demandant notamment aux parents des certificats de baptême. «Clairement, on ne veut pas d'enfants non baptisés, ni d'enfants issus de familles recomposées, de parents séparés ou de familles monoparentales, ni de Juifs», a affirmé Valérie Ginet.
Une réunion «pour redéfinir le projet éducatif et les orientations pédagogiques» avec la direction de l'établissement, les enseignants et les parents d'élèves est prévue à la rentrée, selon la direction diocésaine.
Source : Le Parisien, 14 avril 2014,
http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-accusations-de-derives-integristes-dans-un-lycee-catholique-14-04-2014-3767737.php
Un article de Gaétan Pouliot pour Radio-Canada (voir ici).


Source : Centre de Prévention contre les dérives sectaires liées à l’Islam, avril 2014
http://www.cpdsi.fr/
Les conseils d'Eléna Fourès, experte en leadership et multiculturalité, du cabinet Idem per Idem. elena.foures@idem-per-idem.com
L'intelligence émotionnelle ? Un piège dans le milieu professionnel ! Moi, je garde mon masque et je reste dans le contrôle... L'intelligence émotionnelle est l'habileté à ressentir, reconnaître et réguler ses propres émotions et celles des autres. Elle est indispensable au leader pour fédérer les équipes vers un objectif commun. Il existe deux types de personne : « les sang-froid », qui semblent « congelés », et les « sang chaud », qui fulminent en permanence. Tandis que les « sang-froid » se distinguent par leurs colères froides, les « sang-chaud », eux, font des éruptions de colère quasi volcaniques. Le contrôle permanent des premiers est leur mode de survie et il est contrasté par le débordement exubérant des derniers. Pour imiter les « sang-froid », certains « sang chaud » gardent un masque et filtrent leurs émotions pour faire croire à leur entourage qu'ils sont aussi des « sang-froid ». Cette stratégie absorbe une énergie colossale et pompe littéralement la personne qui s'impose de rester dans le contrôle. Epuisé(e) par le masque, la personne a parfois recours à la solution de facilité - les psychotropes pour anesthésier les émotions négatives, telles l'angoisse, la peur de l'avenir... Sortir de ce piège se révèle difficile, tant la dépendance qui s'installe est profonde. Alors un seul conseil : ne contrariez pas votre nature mais régulez la température de votre sang !
Par ELENA FOURES
Source : Les Echos Business, 14 avril 2014,
http://business.lesechos.fr/directions-generales/strategie/0203432113861-l-intelligence-emotionnelle-indispensable-62666.php

Note du CIPPAD : avant de créer le concept d’Intelligence Emotionnelle Daniel Goleman a été un proche collaborateur de Katleen Speeth, l’une des principaux responsables des écoles de manipulation Gurdjieff. Ensemble ils publieront l’ouvrage intitulé The essential psychotérapies. De son côté, dès 1977, Daniel Goleman écrira The Varieties of Meditative Experience, réédité ensuite sous le nom de The Meditative Mind. Dédié à différentes pratiques de méditations, le plus souvent controversées, plusieurs passages de ce livre font également la promotion des travaux du mage George Gurdjieff et de la quatrième voie.
En réponse aux dommages induits par l’introduction de l’Intelligence Emotionnelle dans le secteur managérial, Kevin Murphy éditera en 2006 l’ouvrage intitulé Une critique de l’Intelligence Emotionnelle : quels sont les problèmes et comment peuvent-ils être réparés ? (A Critique of Emotional Intelligence: What Are the Problems and How Can They Be Fixed ? ).
Les femmes françaises sont trop timides pour demander une augmentation à leur patron, constate la correspondante du Guardian qui se livre à une autoexpérimentation pour tester l'application lancée par la ministre des Droits des femmes pour coacher les femmes. Efficace ? Pas sûr...
Vous êtes une femme et vous pensez mériter une augmentation ? Comment faire pour l'obtenir ?
A) En demander une.

B) En demander une et pleurer si vous ne l'obtenez pas.

C) Ne rien demander et prier pour que votre patron devine que vous en voulez une.

D) Ne rien demander et grommeler quand le mâle dominant assis à côté de vous – qui vous appelle "Chérie" avec insistance – en demande une et l'obtient.
Cette histoire inventée ne semble pourtant pas aussi abracadabrante que ça pour bien des femmes françaises, si timides quand il s'agit de demander un salaire plus élevé. La ministre française des Droits des femmes [Najat Vallaud-Belkacem] vient de lancer une application pour téléphones mobiles et tablettes pour aider les femmes à résoudre ce casse-tête et à grimper les échelons du monde professionnel.
L'application Leadership pour Elles lancée le lundi 7 avril, à l'occasion de la journée de l'égalité salariale, est "un outil inédit, pratique et gratuit pour aider les femmes à progresser dans leur carrière", qui fournit "des conseils simples efficaces, détaillés et gratuits".
Des applications philosophiques
Nous sommes en France, et même les applications pour iPhone se doivent d'être philosophiques. Avant de commencer, j'apprends à mieux me connaître à l'aide du "quiz d'autoévaluation". Suis-je capable d'agir en leader ? Est-ce que je sais m'entourer d'une bonne équipe ? Booster ma carrière ? Utiliser les réseaux ? Ai-je suffisamment confiance en moi ? Est-ce que je sais apprendre, créer et entreprendre ? (En ai-je tout bonnement l'envie ?)
Félicitons la France d'avoir une ministre des Droits des femmes, et une ministre aussi proactive que Najat Vallaud-Belkacem. Les femmes françaises gagnent, en moyenne, 25 % de moins que leurs collègues masculins. Seuls 23 % des membres des conseils d'administration des sociétés cotées en bourse sont des femmes. Parmi les 36 500 maires de France, à peu près un sur sept seulement est de sexe féminin. Et l'Assemblée nationale ne compte que 155 députées sur 577 sièges.
Il faut légiférer, c'est certain, mais en attendant, il va falloir se débrouiller avec cette appli, que la ministre compare à "du coaching pour toutes".
Sourire aimable
Verdict de l'appli : je suis une "apprentie leader". Je dois apprendre à compter jusqu'à trois avant de répondre à une question ou de commenter une idée pour montrer que je réfléchis, utiliser les silences pour désamorcer une situation et consacrer 20 % de ma journée de travail à réseauter, me montrer modérée dans mes choix vestimentaires et mon langage corporel, afficher un sourire aimable, rester calme, reconnaître les émotions en moi et chez les autres, mais sans être sentimentale. En bref, si je veux une augmentation, je dois la demander.
Les hausses de salaires et les promotions ne tombent pas automatiquement comme les bonnes notes à l'école quand on travaille bien, m'apprend l'appli. Les managers ont tendance à accorder la priorité à ceux qui demandent une augmentation. Or les femmes ne le font pas suffisamment souvent.
Alors c'est parti ! "Allô, le Guardian ?... Combien vous me payez déjà ?... Oh, OK ?" Je raccroche. Et je pleure.

Kim Willsher
Source : Courrier international, 14 avril 2014, The Guardian, 8 avril 2014,
http://www.courrierinternational.com/article/2014/04/14/ces-francaises-qui-n-arrivent-pas-a-gagner-plus
TENDANCE - Toiletter son chien, draguer ou gérer ses factures: il est possible de se faire coacher pour tout et n’importe quoi aujourd’hui...
«Notre coach vous aidera à vous perfectionner dans la tonte et le toilettage régulier de votre animal chéri.» Quand il a découvert cette plaquette par hasard, Thierry Gaches a soupiré une fois de plus. Le président de l’Ecole européenne de coaching (EMCC) commence à être habitué aux entreprises les plus loufoques qui fleurissent dans le domaine du coaching.
» Témoignages: Dans quel domaine voudriez-vous être coaché?

Il y a ceux qui proposent d’enseigner comment régler ses factures, ceux qui livrent des conseils de drague et maintenant ceux qui apprennent le toilettage canin, regrette-t-il. Pour moi, c’est plus du consulting que du coaching au sens premier du terme...» La frontière est ténue. Surtout pour le consommateur qui se retrouve plongé dans un épais brouillard quand il s’agit de chercher de l’aide.
«On a un vrai problème d’image...»
Issu du monde sportif à la base, le coaching a d’abord envahi le domaine de l’entreprise (http://www.coach-pnl.fr/definition-coaching.html) avant de s’attaquer à celui du particulier. «Ce sont pourtant deux secteurs complètement différents. Malheureusement, les gens ont du mal à faire la distinction, poursuit Thierry Gaches. On a un vrai problème d’image...»
Auteur d’un ouvrage de référence sur Le métier de coach, François Délivré a pris l’habitude de comparer le coaching à l’Art pour expliciter le phénomène. «Prenez La Joconde et une peinture contemporaine, justifie-t-il. Ce sont deux tableaux qui n’ont rien à voir. Et pourtant, ce sont tous les deux des œuvres d’art.»
Un poil susceptibles, les coachs professionnels ne veulent donc pas être mis dans le même sac que les profs de drague qui reproduisent leurs conseils sur Internet. Le métier n’étant pas réglementé, les associations professionnelles ont ainsi décidé de faire le ménage elles-mêmes l’an dernier. «Nous nous sommes réunis pour établir une charte commune, poursuit Thierry Gaches. L’idée est de s’autoréguler afin que le particulier puisse choisir un vrai coach.»
» Témoignage: Quand le coach drague pour vous sur Internet

Avec 80 programmes de formation aujourd’hui, la France compterait donc près de 5.000 «vrais coachs», dont 3.500 exerçant à temps partiel. Et dans le lot, il y a bien quelques spécialistes qui délivrent des conseils en matière de drague. Sauf qu’on les appelle ici, plus pudiquement, des «coachs en développement personnel».
En concurrence avec la psychanalyse
Chercheure en sociologie au Laboratoire techniques, territoires et sociétés (Latts) de Paris, Scarlett Salman a rédigé une thèse sur le coaching en entreprise. «Dans les entreprises, les séances de coaching sont en partie financées par la formation professionnelle, avance-t-elle. Le développement de ce que les Américains appellent les «life coachs» est beaucoup plus délicat. Tous ceux qui proposent des services en développement personnel se retrouvent en concurrence avec la psychanalyse.»
D’où quelques désillusions pour ceux qui se sont lancés sur le créneau en pensant avoir trouvé la poule aux œufs d’or. Créé en grande pompe et avec la force de la publicité voilà un an, le site serialcoachers.com est par exemple déjà fermé pour cause de «maintenance».

Vincent Vantighem
Source : 20 minutes, 14 avril 2014,
http://www.20minutes.fr/societe/1351541-le-developpement-anarchique-du-coaching-de-vie

«Parlez-moi de moi, il n’y a que cela qui m’intéresse», disait le chanteur Guy Béart dans l’une de ses chansons. C’est au fond ce que l’on fait quand on essaie d’expliquer aux gens comment fonctionne leur cerveau, et en particulier leur mémoire épisodique. C’est en effet cette mémoire autobiographique qui nous permet de dire « moi » ou « je » (parce qu’on nous a dit « tu », ajouterais Albert Jacquart…). Partons donc cette semaine d’une expérience personnelle, puisque le sujet nous le suggère.

Récemment, une amie de longue date me parle d’une personne qu’elle fréquentait il y a une vingtaine d’années. Sur le coup, je n’ai absolument aucun souvenir de cette personne, à laquelle je n’ai pas repensé depuis nos lointaines années de colocation. Mais quelques heures plus tard, je la revois soudain, et plus j’y pense, plus je me souviens de détails sur son aspect physique, vestimentaire, etc. Où étaient enfouis tous ces détails dans ma mémoire pendant toutes ces années ? Question pour le moins troublante…

Bien sûr, on connaît plusieurs mécanismes moléculaires comme la potentialisation à long terme ou la dépression à long terme par lesquels on commence à comprendre comment les connexions entre nos neurones, nos fameuses synapses, peuvent augmenter ou diminuer leur efficacité selon l’usage que l’on en fait. D’où la création de véritables assemblées de neurones capables par la suite d’avoir une activité nerveuse coordonnée pouvant correspondre à tel ou tel souvenir.

Mais l’on sait également que les molécules modifiées par ces mécanismes, par exemple un récepteur canal qui devient ainsi plus perméable à certains ions, finissent par se dégrader et par être remplacées. Comment peut-on alors garder une trace matérielle stable de nos vieux souvenirs dans un tel environnent moléculaire en perpétuel renouvellement ?

Différentes recherches récentes pointent vers des éléments de réponse. Il faut d’abord rappeler que les changements synaptiques à long terme dans nos réseaux de neurones sont souvent associés à des modifications anatomiques permanentes dans les dendrites des neurones impliqués. Les épines dendritiques peuvent carrément grossir ou même se diviser en deux épines distinctes lors qu’il y a beaucoup de « trafic » entre deux neurones.

Ces changements structurels, donc susceptibles de durer plus longtemps, Andrew M. Hamilton et ses collègues de l’université de California Davis montrent qu’ils dépendent entre autres de l’activité de certaines enzymes, les protéasomes. Ces enzymes ont de multiples fonctions mais peuvent voir leur activité fluctuer selon celle des influx nerveux d’un circuit neuronal. De plus, ces changements d’activité enzymatique peuvent être observés dans les seules régions dendritiques recevant l’influx nerveux. Donc de bons candidats pour agir comme médiateur entre la sollicitation répétée d’une synapse et sa croissance structurelle.

De son côté, l’équipe de Michael Kiebler de l’université Ludwig-Maximilians, à Munich en Allemagne, s’intéresse aux « granules d’ARN neuronal » qui contiennent, sous la forme d’ARN messagers, les plans permettant la synthèse de protéines qui vont reconfigurer la synapse suite à un apprentissage. Selon le modèle développé par ces scientifiques, ces granules migreraient dans les dendrites et ne relâcheraient leur précieux ARN messager qu’aux endroits activés de façon répétée par l’influx nerveux. Encore une fois, on a ici un mécanisme qui permettrait d’opérer des changements synaptiques durables, mais uniquement aux connexions impliqués dans tel ou tel souvenir.

Enfin, la piste de la protéine Orb2 déjà présentée dans ce blogue vient d’être étayée par une étude publiée en février dernier. Erica White-Grindley et ses collègues du Stowers Institute for Medical Research, aux États-Unis, y démontrent que cette protéine se présente sous deux formes (A et B) et que c’est le passage à la forme B qui est déterminant pour la mémoire à long terme. Cette forme a en effet des propriétés attribuées aux prions, une forme de protéine qui, une fois formée, tend à s’auto-entretenir.

Une propriété encore une fois fort intéressante pour le maintien d’un souvenir, comme celui du visage d’un type auquel on n’a pas pensé depuis deux décennies…

a_lien Breaking It Down: The Ubiquitin Proteasome System in Neuronal Morphogenesis
a_exp Activity-Dependent Growth of New Dendritic Spines Is Regulated by the Proteasome
i_lien The logistics of learning
i_lien What makes memories last? Prion-like proteins help create long-term memories
a_exp Contribution of Orb2A Stability in Regulated Amyloid-Like Oligomerization of Drosophila Orb2

Note de lecture de Christine Brunschwig Voici une autobiographie signée par celui qui se dépeint comme le seul scientifique connu mondialement. Vous l'aurez deviné, il ne peut s'agir que de Stephen Hawking ! Cette biographie, qui semble largement filtrée, donne une image proprette, bien rangée et souvent un peu sèche de la vie du célébrissime savant. Voyages, mariages et anecdotes se succèdent, avec une foule de détails plus ou moins bien choisis et qui encombrent inutilement le récit, sans que le (...) Notes de lecture
Par Mathieu Martiniere
Vladimir Poutine, l’ami de l’extrême droite européenne
En Ukraine, Vladimir Poutine appelle depuis des mois à chasser les «fascistes» de Kiev. Un discours paradoxal, alors que le président russe soutient et attire dans son sillage la majorité des partis d’extrême droite en Europe.

Un ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, qui qualifie de « Révolution brune », le soulèvement populaire de Maïdan. Un ex-président ukrainien, Viktor Ianoukovitch, soutenu par le Kremlin, qui s’estime victime «d’un coup d’Etat proche de celui des nazis dans les années 30». Un président russe, Vladimir Poutine, qui déclare avec ironie, au lendemain de la constitution du nouveau gouvernement ukrainien :

«Les formateurs occidentaux ont bien travaillé. Mais si le pouvoir était fort, les nationalistes n’auraient pas pu procéder aux pogroms dont nous observons aujourd’hui les conséquences.»

Depuis plusieurs mois, le gouvernement russe, hanté par la lutte douloureuse contre le régime hitlérien, alimente une véritable propagande en Ukraine, contre «les fascistes qui ont pris le pouvoir à Kiev». (...)

Lire la suite sur Slate.fr.


Voir aussi :
* Le tropisme russe de l'extrême droite française (Le Huffington Post, 19 février 2014)
* Le double discours d’Aymeric Chauprade sur le 11-Septembre (Conspiracy Watch, 18 décembre 2013)
* La télé identitaire, la drôle d’agence de presse et le « soft power » russe (Le Monde.fr, 29 janvier 2013)

Conspiracy Watch - Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot
SOPHIE BOUILLON ENVOYÉE SPÉCIALE À LAGOS (NIGERIA)
REPORTAGE «Je suis un gagnant... c’est mon année. Amen !» Surfant sur la vague d’une économie florissante, les Eglises évangélistes prospèrent. A l’heure de la quête, foi en la réussite aidant, la coupe se remplit. De Christ Embassy en World Assembly, visite des cultes un dimanche à Lagos.
«Lors de ma première convention financière, en 2011, Dieu m’a parlé ! Alléluia !» Micro en main, pasteure Elvira s’adresse à 3 000 fidèles de Christ Embassy, l’un des innombrables lieux de culte de Lagos, capitale économique du Nigeria. Une infime partie des 40 millions de Born Again («nés à nouveau», chrétiens évangélistes) du pays. «Et vous savez ce qu’il m’a dit ? Elvira, donne-moi un demi-million de nairas [2 200 euros, ndlr]. Amen !» Pasteure Elvira est une femme magnifique d’une quarantaine d’années, habillée d’un tailleur bleu marine bien repassé. Mince, avec un accent britannique travaillé, elle respire l’opulence et tente de convaincre la foule de participer aux journées de convention financière organisées par son Eglise.
Un jour, si Dieu le veut et s’ils sont assez généreux, peut-être deviendront-ils comme elle. «Dieu m’a dit : "Donne-moi 500 000 nairas, car j’en ai besoin pour corriger quelque chose dans ton futur." Si je n’avais pas répondu à l’appel du Christ, Dieu seul sait où je serais aujourd’hui ! Que Dieu est bon !» Et à la foule d’exulter : «Amen.» Derrière l’autel, la photo de son employeur apparaît, leur demi-dieu, le pasteur Chris Oyakhilome, souriant lui aussi, dans un costard blanc immaculé rehaussé d’une cravate rouge. Le fondateur de Christ Embassy a le regard perdu vers les cieux. Il tient un iPad, avec - sans doute - sa toute dernière application pour y lire la Bible. Sur le rythme d’un «Notre Père», la voix grave, les yeux cloués au sol, 3 000 fidèles prient en chœur : «2014 sera l’année de la grandeur ; 2014 sera l’année de la prospérité ; je suis un gagnant ; l’autorité de Dieu tombera ; la nation vaincra. C’est ma saison ; c’est mon heure ; c’est ma semaine ; c’est mon jour ; c’est mon mois ; c’est mon année. Amen.»
En attendant les journées de convention financière qui auront lieu la semaine suivante, les fidèles devront d’abord partager leur premier salaire de l’année avec Dieu. «Les Evangiles expliquent que les enfants de Dieu doivent partager les fruits de leur première récolte. Aujourd’hui, nous n’avons plus de fruits, nous avons du cash, de l’argent, des chéquiers. Mais c’est pareil !» poursuit pasteure Elvira, infatigable, souriante et douce, malgré la chaleur accablante qui s’abat sous la tente. Un voisin signe son chèque. Au dos, il y laisse un message, comme un enfant écrirait au père Noël : «Merci Jésus de m’avoir offert mon premier salaire de l’année.» Puis il se dirige vers l’autel, le pas léger, levant son chèque vers le ciel, avant de le glisser dans la boîte à offrandes. Amen.
ELÉGANT POUR RECEVOIR LES GRÂCES DU SEIGNEUR
Dans l’assemblée, les femmes s’éventent avec leur enveloppe de dons, rajustent leur robe et gigotent sur leurs talons hauts. Les hommes inspectent leur chemise pour s’assurer que la chaleur n’a pas laissé de marque de transpiration avant de s’avancer vers pasteure Elvira. Il faut être digne de recevoir les grâces du Seigneur. Elégant. Riche. Ou du moins le paraître. Car si Dieu vous aime, il vous a gracié de sa bonté à coups de nairas. Selon Forbes, la fortune du pasteur Chris Oyakhilome est estimée entre 20 millions et 40 millions d’euros. Une jolie bénédiction. Si Dieu ne vous aime pas, cela signifie que vous avez péché. Et l’enfer n’est jamais loin au Nigeria.
Voici l’heure de la quête. Sur le mur, l’icône du pasteur Chris veille. «N’oubliez pas d’inscrire vos noms et coordonnées téléphoniques sur le formulaire et de le glisser dans l’enveloppe. Dieu vous enverra un texto pour vous remercier de votre générosité. Dieu vous rendra au centuple ce que vous lui accordez», promet la prêcheuse. Alléluia.
Il est midi, la température frôle les 40°C. Les milliers de fidèles, prêts à affronter une autre semaine dans le chaos de Lagos, sortent de la tente, avant de s’engouffrer dans des transports en commun bondés à Lekki, quartier de la nouvelle bourgeoisie nigériane de Lagos, il n’y a toujours pas de macadam, la rue est défoncée par les nids de poule et les égouts sont à ciel ouvert. Les fils électriques ont tissé leur toile, indénouable, autour des poteaux de bois.
Derrière l’immense tente de Christ Embassy, un grand bâtiment en béton se dresse fièrement : House on the Rock aurait presque la taille d’une cathédrale sans clocher. Fondé pour la classe supérieure, ce lieu de culte attire la riche élite de Lagos qui a fait fortune dans le pétrole, les banques ou la politique. Dans le pays d’Afrique où l’on compte le plus grand nombre de milliardaires, ils représentent un marché lucratif que les Eglises s’arrachent. Et pour cette élite, venir à ces services est une consécration en soi, une preuve d’ascension sociale.
A l’intérieur, les colonnes sont en marbre. La clim souffle un luxe glacial. Sur les centaines de fauteuils de velours rouge, il reste des enveloppes, joliment décorées d’une photo couleur : un verger rempli d’arbres en fleurs. «Je te rendrai la dîme de tout ce que tu me donneras» (Genèse 28 : 22).
Dieu est partout au Nigeria, dit-on. Alors que le nord est en proie aux groupes extrémistes musulmans, notamment les islamistes de Boko Haram, le sud, chrétien, ne cesse de s’évangéliser.
Le pays de 170 millions d’habitants est divisé. «Mais tous partagent cette idée que tant qu’il y aura des infidèles, le diable rôde», explique Ruth Marshall, professeure en théologie à l’université de Toronto, spécialiste des Eglises pentecôtistes au Nigeria. Au nord, on tranche la gorge des infidèles. Au sud, on les convertit en masse par la promesse d’un miracle financier, d’une guérison et par la peur de l’enfer
Pour lire l’article en entier, activer le lien ci-dessous:
Source : Libération, 12 avril 2014,
http://www.liberation.fr/monde/2014/04/11/nigeria-dieu-vous-enverra-un-texto-pour-vous-remercier_995593
par Nicolas Gauvrit et Franck Ramus This is a fine example of the moralistic fallacy : it would be so nice if the idea were true that we should all believe that it is Steven Pinker Dans son numéro du 6 mars 2014, le Nouvel Observateur propose à ses lecteurs un dossier de 12 pages intitulé « Hommes-Femmes. Ce que dit la science. » L'hebdomadaire prétend y présenter les faits et les connaissances scientifiques sur les différences entre femmes et hommes avec objectivité, loin des mythes et idées (...) Dans les médias

 

 

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