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d'après une sélection de blogs sceptiques.

Raymond Tallis est un fort intéressant philosophe anglais que je lis depuis des années, doublé d’un médecin. En fait, en […]

Parfois, certains sites satiriques font si bien leur travail que leurs articles sont pris au sérieux. C’est ce qui est arrivé avec un article du chronicle.su qui rapportait des révélations venant d’Edward Snowden à propos des chemtrails. Chronicle.su est un site parodique anglophone dans la veine du Gorafi. Le principe de ces sites est de publier des articles mimant le ton journalistique des vrais journaux en ligne mais en annonçant des nouvelles absurdes ou décalées.

L’article à propos d’Edward Snowden est visible ici. On peut découvrir sur ce site que Benjamin Netanyahu, le premier ministre Israélien, est mort la semaine dernière à l’âge de 65 ans alors qu’il est encore bien en vie ou que le Pape François a déclaré une guerre militaire contre le groupe islamiste ISIS. Un tour sur la page « à propos » permet de s’assurer définitivement de la dimension parodique du site.

L’article ne cite en outre aucune source et aucun journal reconnu n’a repris l’information alors que les annonces de Snowden sont habituelles toutes reprises, notamment car ce dernier avance des documents prouvant ses propos. Il ne fait aucun doute que cette soit-disant déclaration n’est qu’un fake qui a pourtant été repris sans aucune vérification par les partisans de la théorie des chemtrails.

Humour - Le regard de Chenu

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CIPPAD

le 25-11-2014 à 21:03 GMT
Source : Chenu, Ouest-France, 25 novembre 2014
Communiqué de l'Afis - 25 novembre 2014 Une proposition de loi a été discutée au Sénat, visant à modifier le délai de prescription pour les agressions sexuelles commises sur des mineurs et s'appuyant sur l'affirmation que le caractère traumatisant de l'agression peut conduire à une prise de conscience ou à une révélation tardive d'un souvenir enfoui pendant plusieurs dizaines d'années. Elle reportait le point de départ du délai de prescription des agressions sexuelles au jour « où l'infraction apparaît à la (...) Communiqués
Précaution, ou… précaution ? À chaque fois qu'une femme déclare sa grossesse, elle reçoit un « pack » avec des produits de puériculture, échantillons, et un petit livret « happy baby ». Père de bientôt 3 enfants, mon épouse et moi le recevons donc pour la troisième fois, comme des centaines de milliers de parents en France. Je me permets de vous en faire parvenir une copie en PJ, car j'ai été très surpris de trouver en page 33 une mise en garde contre « les ondes électromagnétiques » : au même titre que le (...) Dialogue avec nos lecteurs

Le procès des faux souvenirs

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CIPPAD

le 25-11-2014 à 09:27 GMT
C’EST LE PROCÈS EMBLÉMATIQUE de tous les charlatans du divan. La première affaire portée devant la justice traitant d'un phénomène encore méconnu, les faux souvenirs induits. Sophie Poirot. 46 ans, et Bernard Touchebeuf, 61 ans, devaient venir témoigner, les 2 et
3 octobre, à la barre de la cour d'appel de Paris, de l'enfer dans lequel leur thérapie les a plongés. De l'horreur de ces sessions intensives subies, et acceptées à l'époque, consistant à revivre des souffrances supposées du passé pour mieux guérir celles du présent. En première instance, en avril 2012, le thérapeute Benoît Yang Ting, aujourd'hui âgé de 78 ans, accusé d'avoir manipulé la mémoire de ses deux anciens patients, avait été condamné à un an de prison avec sursis pour « abus de faiblesse » et à 50 000 euros d'amende. Il devait aussi verser, au titre des dommages et intérêts, les sommes de 100 000 euros et 50 000 euros aux deux plaignants. Son épouse, Suzanne Yang Ting, qui était, elle, poursuivie pour recel d'abus de confiance, n'a pas été condamnée. La procureure de la République. Laetitia Felici, a qualifié les Yang Ting de « couple maléfique ».
Le traitement de choc a duré douze ans pour Sophie Poirot. Le programme de son « humanothérapeute », décrit
par son avocat, Mc Laurent Pasquet-Marinacce, comme un
« thérapeute diplômé aux compétences reconnues »? Invitation ferme à s'installer en tenue d'Eve sur le canapé, relations sexuelles imposées, privation de sommeil et de nourriture et isolement total. «Je passais des heures nue sur un divan, plusieurs heures par jour, sept jours sur sept. Il n'y avait aucune place pour la révolte. Tout était tarifé : le droit d'interrompre la séance pour aller aux toilettes, les fautes d'orthographe relevées dans les comptes- rendus quotidiens... Même les rencontres sexuelles, qu'il présentait comme un passage obligé vers la guérison, étaient payantes !» La facture totale sera de 238 000 euros. Pour Bernard Touchebeuf, la « thérapie » se sera étirée pendant vingt-deux ans et lui aura coûté 750 000 euros. Au fil de ces sessions, des souvenirs de la petite enfance vont ressurgir chez les deux patients. Elle croit se rappeler les scènes d'abus sexuels imposés par son père et d'autres membres de sa famille. Lui croit revoir des violences parentales. Il ira, assure-t-il, jusqu'à revivre une scène intra-utérine : la tentative d'avortement de sa propre mère, alors qu'elle était enceinte de lui, à l'aide d'une aiguille à tricot I Sophie Poirot ouvrira les yeux sur les pratiques peu orthodoxes de son thérapeute lorsqu'elle rencontrera son futur mari. De son côté, Bernard Touchebeuf finira par admettre au bout de plus de vingt ans, l'inefficacité évidente de ce travail entrepris pour sauver son couple à la dérive. Délivré de l'emprise de son « gourou », il comprendra, tout comme Sophie Poirot, que ces sévices n'ont jamais existé. Après avoir coupé les ponts avec ses parents pendant toute la durée de la thérapie, il les reverra et constatera que ce ne sont pas les odieux personnages suggérés par Yang Ting. « Je réalise que ce sont des gens adorables, intéressants, et surtout, qui sont dans la vraie vie. »
SELON L'ASSOCIATION ALERTE FAUX SOUVENIRS INDUITS, de nombreuses autres victimes de « thérapies déviantes » ont depuis porté plainte en France. Sa présidente, Claude Delpech, souhaite que « ce procès historique fasse jurisprudence ». Avec l'espoir qu'il permettra d'étayer l'arsenal juridique contre cette pratique dénoncée depuis dix ans déjà par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes). Et d'enrayer le développement en France de la « thérapie de la mémoire retrouvée ». C'est aux Etats-Unis qu'est apparue la première « épidémie de faux souvenirs ». A la fin des années 1970, le techniques de « recovered memory therapy» y étaient très en vogue. Teintées de psychanalyse, elles prétendaient aider des patients en situation de mal-être à se remémorer sous hypnose des épisodes refoulés de leur enfance.
Au début des années 1990, la méthode est dénoncée et le nombre de procès explose. Plus de 7O0 au cours de la décennie, selon The False Memory Syndrome Foundation (la Fondation pour le syndrome des fausses mémoires, créée aux Etats-Unis). D'abord, ce sont des patients qui poursuivent leurs parents pour des viols ayant eu lieu durant leur enfance. Puis ce sera au tour des parents injustement accusés de se retourner contre les thérapeutes.
Le phénomène retombera comme un soufflé au tournant des années 2000. « En partie grâce à sa forte médiatisation, mais aussi grâce aux scientifiques qui ont démontré à quel point la mémoire est facile à manipuler, explique Brigitte Axelrad, professeure de psychosociologie et auteure des Ravages des faux souvenirs ou la mémoire manipulée (éditions Book-e-book). Les condamnations très lourdes, pouvant se compter en millions de dollars, ont également contribué à dissuader les thérapeutes mal intentionnés. » La France serait-elle à son tour guettée par la même épidémie ? « Si les Français doivent traverser le même épisode tragique que les Américains lors de la "guerre des souvenirs", je les plains sincèrement », prévient la psychologue américaine Elizabeth Loftus, mondialement reconnue pour ses travaux sur la question.
Stéphanie TRASTOUR
Source : Le Magazine du Monde, 4 octobre 2014

Sur le même sujet :
Au moins onze personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans une bousculade à la sortie d'un service religieux dans un stade du centre du Zimbabwe, a-t-on appris vendredi de source policière.
L'accident s'est produit jeudi soir dans la ville minière de Kwekwe, à 220 km de la capitale Harare.
"La tragédie est arrivée lors d'un rassemblement organisé par le prophète Walter Magaya", qui affirme soigner par la prière, a précisé à l'AFP le porte- parole de la police provinciale Shadreck Mubaiwa. "Le service religieux s'est terminé vers 20H30 (18H30 GMT), il y a eu une bousculade lorsque les gens se sont précipités vers la seule sortie ouverte".
Selon cette source, quatre personnes sont mortes sur place à la sortie du stade, et sept autres à leur arrivée à l'hôpital de la ville.
Plusieurs milliers de personnes venaient de participer à un service de l'une des églises pentecôtistes, dont la popularité va croissant au Zimbabwe.
Les fidèles affluent vers ces "prophètes" dans l'espoir d'assister à des miracles. Début novembre, la même église de Walter Magaya avait rassemblé environ 20.000 personnes à Harare.
Source : Slate Afrique avec AFP, 21 novembre 2014,
http://www.slateafrique.com/534713/zimbabwe-au-moins-11-morts-dans-une-bousculade-apres-un-service-religieux
Quatre prêtres soupçonnés d'abus sur mineurs dans l'archevêché de Grenade, dans le sud de l'Espagne, ont été arrêtés lundi, a annoncé le ministre de l'Intérieur Jorge Fernandez Diaz.
L'affaire a éclaté après qu'un jeune homme, aujourd'hui majeur, a adressé un courrier au Saint-Siège dans lequel il accuse nommément les religieux. «Cher Saint-Père, j'ai 24 ans et je suis membre de l'Opus Dei». C'est ainsi que commence la missive adressée au pape François, rapporte le quotidien espagnol «El Pais».
Le jeune homme, qui a fréquenté entre 7 et 18 ans la paroisse de Grenade où officiaient les prêtres, cite nommément quatre religieux. «Les pratiques sexuelles les plus fréquentes allaient des massages aux masturbations et aux baisers sur la bouche», rapporte le journal en citant le courrier.
D'autres mineurs, filles et garçons auraient pu souffrir d'abus sexuel, s'inquiète le jeune homme dans sa lettre, expliquant que d'autres religieux savaient ce qui se passait.
Enquête ouverte depuis mi-novembre
Après avoir pris connaissance de l'affaire, le pape François aurait appelé directement le jeune homme pour lui demander pardon au nom de l'Eglise catholique, rapporte «El Pais». L'archevêque de Grenade Francisco Javier Martinez a lui prié dimanche allongé au sol pour demander pardon à «tous ceux scandalisés par la conduite de l'Eglise».
L'archevêché avait confirmé mi-novembre l'ouverture d'une enquête pour abus sexuels sur mineur visant un groupe de curés, suspendus de leurs fonctions.
Depuis qu'il a pris la suite de son prédécesseur Benoît XVI, le pape François prône la tolérance zéro contre la pédophilie, fléau qui pourrait avoir fait des dizaines de milliers de victimes et a fortement discrédité l'Eglise catholique.
La plupart des faits remontent aux années 1960 à 1980. Le scandale a été amplifié par la tolérance dont ont longtemps bénéficié certains prêtres criminels de la part d'une hiérarchie soucieuse de préserver d'abord la réputation de l'institution.
Source : 20 Minutes Suisse, 24 novembre 2014,
http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/Des-pr-tres-soup-onn-s-d-abus-sur-mineurs-arr-t-s-20746363

Sur le même sujet :
Plus de cinq ans après le décès de son conjoint, Lise (prénom modifié à sa demande) est encore bouleversée lorsqu’elle parle de la supercherie qu’a fait subir à son mari malade le guérisseur René-Hugues Giguère.
Atteint d’un cancer incurable, le mari de Lise s’est rendu à quelques reprises au domicile de René-Hugues Giguère, à Saint-Anselme, dans Bellechasse, en compagnie de sa conjointe.
À chaque séance, le thérapeute demandait à l’homme de s’allonger, puis il gesticulait au-dessus de lui afin de faire sortir le mal de son corps.
«Beaucoup de monde allait le consulter. Il fallait payer en argent et il ne donnait aucun reçu. À 60 $ la séance, c’est incroyable l’argent qu’il faisait. J’avais l’impression qu’il avait la mainmise sur mon conjoint et que ce dernier se faisait abuser par René-Hugues Giguère», signale Lise.
Selon elle, le guérisseur entretenait l’espoir chez son mari. Il soutenait que beaucoup de personnes cancéreuses font de la chimiothérapie qui ne peut pas les guérir. «Moi, je peux les sauver», avançait-il.
Chaman
René-Hugues Giguère se disait chaman et maître guérisseur. Il a été condamné à des amendes de 6000 $ par le Collège des médecins, le 15 mars 2012. Cette sanction a mis un peu de baume sur le deuil de Lise, qui vivait avec un sentiment de profonde injustice.
Un faux patient, mandaté par le collège, s’est présenté pour une consultation,
disant souffrir d’un cancer du pancréas. René-Hugues Giguère a fait installer l’enquêteur sur un lit de massothérapie. Il a ensuite effectué plusieurs rotations des mains au-dessus de son corps afin d’en extirper le mal.
Cancer « disparu »
En 2011, J.E. avait dépêché chez René-Hugues Giguère une fausse cliente avec caméra cachée qui, soi-disant, devait être opérée pour un cancer du côlon. Après lui avoir imposé les mains, le guérisseur a déclaré qu’après trois séances tout serait parti.
«Vous avez créé votre cancer», insinuait-il aussi. Une tactique couramment utilisée par les charlatans, souligne le président du Collège des médecins, le Dr Charles Bernard.
DES CAS FRAPPANTS
Depuis 2005, le Collège des médecins a porté des accusations contre une cinquantaine de charlatans de la médecine. Certains en étaient à leur troisième, voire à leur dixième récidive.
Condamnée à une amende de 10 000 $ en mai 2014, Lise Paradis, de Québec, avait recours également à la machine SCIO.
Elle a notamment déclaré à l’enquêteuse du Collège des médecins qu’elle avait le cerveau fatigué et que ses glandes surrénales étaient incapables de digérer le stress.
L’enquêteuse souffrait aussi «d’une maladie vénérienne non guérie dans une autre vie qui a imprégné sa mémoire cellulaire.» La machine allait tout reconnecter, selon Lise Paradis.

Le 4 avril dernier, Johanne Labrie a écopé d’une amende de 7000 $, au palais de justice de Sorel-Tracy.
En mars et avril 2013, une enquêteuse du Collège des médecins a consulté Johanne Labrie pour des problèmes au niveau des jambes et de la digestion. La thérapeute a installé des sangles aux chevilles, aux poignets et à la tête de l’enquêteuse, le tout étant relié à une machine qui «diagnostique et traite» les problèmes de santé.
La thérapeute décèle alors des troubles au foie et aux reins. Plus encore, Johanne Labrie informe sa «patiente» que l’appareil peut traiter à distance, puisque le traitement voyage dans l’espace comme la télépathie.
Denise Michaud a été condamnée à 6000 $ d’amende, au palais de justice de Joliette, le 26 juin dernier.
 Une patiente a consulté la guérisseuse en septembre 2012 lui indiquant qu’elle avait un cancer du col de l’utérus et des douleurs à l’épaule gauche.
Denise Michaud dit à la patiente que le cancer est une faiblesse au niveau cérébral. Elle exerce une pression douloureuse sur la tête de la patiente avec ses doigts, durant une quinzaine de minutes.
L’ostéopathe déclare ensuite à la patiente que tous ses problèmes sont causés par ses prothèses mammaires et que son cancer du col serait une réaction à l’intervention chirurgicale.
JOHANNE ROY

Source : JOURNAL DE QUÉBEC,, 22 novembre 2014,
http://www.journaldequebec.com/2014/11/22/un-chaman-pretendait-guerir-son-cancer-incurable
Monsieur le Député,

Je viens faire part de mon indignation suite à votre proposition récente liée à la modification de la loi Taubira.
Avant toute chose, je tiens à préciser que j'ai une profonde sympathie pour votre engagement en faveur des droits des enfants handicapés en France ; cependant, nous sommes diamétralement opposés sur d'autres sujets, et ce sera l'objet de ce texte.

En effet, une cause juste ne donne pas un blanc-seing à tous ceux qui la défendent. Car une personne qui a raison sur un sujet donné peut commettre une erreur grossière sur un autre. Cela vaut pour tout le monde.

En l'occurrence, je suis profondément étonné qu'en parlant d' "enfants prisonniers", vous ayez employé exactement les mêmes termes que Bruno Bettelheim au sujet de l'autisme ! Je suppose que vous avez dû vous en rendre compte vous-même, d'ailleurs, puisque vous vous êtes excusé sur votre blog.

Ce n'est pas tout. Plusieurs études, menées dans d'autres pays, le montrent : l'ouverture de l'adoption aux couples de même sexe est une excellente chose pour les enfants handicapés. Les couples de même sexe sont en effet particulièrement motivés et sont prêts à adopter des enfants "difficiles" qui n'auraient peut-être "trouvé preneur" autrement.

Je suis rassuré de lire sur votre blog que les enfants adoptés par des couples de même sexe ne seraient les seuls concernés par cette proposition. Mais que se passera-t-il concrètement si le(s) parent(s) biologique(s) refuse le rétablissement de la filiation, ce qui semble le cas le plus probable ? Et pour les cas restants, est-ce que ces situations ne pourraient pas se résoudre par une procédure d'adoption de majeur ?

Sur le sujet, pourquoi ne pas s'inspirer des propositions déjà présentes dans le rapport Théry du début de l'année, balayé d'un revers de main par la droite au nom de l'opposition à la PMA et à la GPA ? Celui-ci préconisait pourtant déjà, en cas d'adoption plénière, de ne garder que l'acte de naissance originel, de maintenir la possibilité d'un lien de filiation avec le père biologique, et de limiter l'adoption plénière aux situations où elle s'avère nécessaire. Ce sont des solutions raisonnables aux quelques aspects "bancals" du texte actuel et exprimées de façon plus adroites.

Veuillez agréer, s'il vous plaît, l'expression de mes sentiments respectueux.

Antoine Rozier
Le Père Samuel comparaît ce lundi devant la chambre du conseil de Charleroi, qui examinera l'opportunité du renvoi du prêtre devant le tribunal correctionnel. Ce dernier se voit reprocher des faits de blanchiment, d'escroquerie, d'exercice illégal de la médecine, de célébration illégale de mariage, d'attentat à la pudeur et de viol.
En 2008, des perquisitions avaient été menées à l'église Saint-Antoine de Padoue de Montignies-sur-Sambre (Charleroi) et à Bruxelles, dans une ASBL gérée par le Père Samuel. L'instruction a mené le parquet à tracer un réquisitoire de renvoi en correctionnelle à l'encontre du prêtre pour plusieurs chefs d'inculpation.
On lui reproche du blanchiment d'argent et des escroqueries pour 1,4 million d'euros. Dix-sept plaintes ont ainsi été déposées contre le Père Samuel pour ce motif. Le religieux se voit également suspecté d'abus de biens sociaux, de faux et usages de faux, d'exercice illégal de la médecine et de célébration illégale de mariages.
En l'espèce, d'avoir uni des couples religieusement avant que ceux-ci ne se marient civilement. Une prérogative qui est uniquement dévolue au Roi dans la constitution belge. Le Père Samuel devra aussi répondre de violation du secret de la confession ainsi que d'attentats à la pudeur et de viol. Les préventions de moeurs concernent des faits anciens prétendument commis sur des ex-fidèles.
Ce lundi, la chambre du conseil établira uniquement un calendrier pour le réquisitoire et les plaidoiries des quatre avocats du Père Samuel.


Par rédaction

Source : 7 sur 7, 24 novembre 2014,
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/2130177/2014/11/24/Le-Pere-Samuel-accuse-d-escroquerie-exercice-illegal-de-la-medecine-et-viol.dhtml

Le Père Samuel sera bientôt jugé à Charleroi

La Chambre du Conseil de Charleroi a établi un agenda dans le dossier du Père Samuel.
Huit audiences ont été fixées pour évaluer s'il faut renvoyer le prêtre en correctionnelle.
La justice enquête autour de soupçons de blanchiment, escroquerie, exercice illégal de la médecine, attentats à la pudeur et viol. La Chambre du Conseil de Charleroi a établi un calendrier fixant huit audiences pour examiner les différents volets du dossier.
La première audience se déroulera le 10 décembre.
RTBF
Source : RTBF, 5 novembre 2014,
http://www.rtbf.be/info/regions/detail_le-pere-samuel-sera-bientot-juge-a-charleroi?id=8450533

Note du CIPPAD :le Père Samuel exerçait au sein de l’Eglise syriaque catholique d’Antioche. Il a été suspendu de toute fonction au début de l’année 2011 par l’évêque de Tournai. Ses activités déviantes étaient déjà soulignées dans le Rapport belge d’enquête parlementaire pour lutter contre les pratiques illégales des sectes et le danger qu’elles représentent pour la société, de 1996.
Un avocat de l’Ohio est accusé d’avoir hypnotisé une cliente pour abuser d’elle pendant qu’elle était sous son contrôle psychique. Inquiétée par des détails troublants, la femme lui a tendu un piège.
La femme éprouvait une sensation étrange dans sa culotte quand elle sortait de chez son avocat, rapporte le site metronews.fr aujourd’hui. Elle était cliente d’un avocat spécialisé dans le divorce de l’Ohio. Avec l’aide de la police, elle a mis au point un stratagème pour piéger l’avocat qu’elle soupçonnait de profiter sexuellement d’elle durant ses consultations. Il en est ressorti que Michael Fine, 57 ans, l’hypnotisait sans qu’elle s’en rende compte afin d’abuser d’elle.
L’affaire a commencé l’année dernière, quand la cliente en question a engagé Me Fine pour régler un problème de garde d’enfant, suite à son divorce. Après une série de rendez-vous, elle éprouvait "d’étranges souvenirs et sensations". Incapable de se souvenir d’une partie de ces consultations, la femme réalise en revanche que quand elle en sort, "ses vêtements et son soutien-gorge ont bougé de place, ...".
Inquiète, elle se rend au commissariat pour faire part de ses doutes, mais on lui explique qu’elle manque de preuves pour accuser son avocat d’abus sexuels. Elle décide alors de piéger son agresseur présumé. D’abord, en enregistrant leurs conversations téléphoniques. Les bandes, qu’elle rapporte à la police, montrent que si la conversation commence bien sur des sujets légaux, l’avocat change de ton après s’être assuré que son interlocutrice est seule chez elle.
En utilisant des mots-clefs, l’homme la place en état d’hypnose et engage un échange sexuel qui "induit chez elle de multiples orgasmes". A la fin de la deuxième conversation téléphonique, il lui demande d’apporter un vibromasseur à leur prochain rendez-vous et dit à la femme placée sous son emprise psychique cette phrase qui glace le sang : "Vous vous souviendrez uniquement que nous avons parlé de votre dossier".
Pour savoir jusqu’où la gravité de ces abus, la police équipe la femme d’un micro et d’une caméra miniature. Ils voulaient prendre l’avocat en flagrant délit. Arrivée dans son bureau, la femme tombe à nouveau sous hypnose, et se fait asseoir sur le canapé, pendant que son avocat entreprenant de la masser tout en déviant leur échange : "Vous allez me demander de vous toucher et à me toucher".
C’est là que les policiers arrivent dans la pièce pour l’arrêter. L’avocat, qui pratiquait le droit depuis 30 ans, a été suspendu dans l’attente de la fin de l’enquête. Une deuxième femme a d’ores et déjà signalé qu’elle avait elle aussi subi de sa part des tentatives d’hypnose.
Source : Info Réunion, 24 novembre 2014,
http://www.linfo.re/monde/amerique/656630-etats-unis-son-avocat-utilisait-l-hypnose-pour-la-violer

Un argument récurrent dans la théorie des chemtrails indique que deux avions à la même altitude doivent avoir chacun leur trainée de condensation. Si l’un en a une alors que l’autre n’en a pas, cela signifie évidemment que l’un épand des produits chimiques. Evidemment, deux avions à la même altitude et dans une même zone devraient en effet avoir chacun leur trainée de condensation puisqu’ils volent dans de mêmes conditions atmosphériques. Or, le problème avec cette argument, c’est que les preuves avancées correspondant à ces cas de figures ne sont jamais authentiques. Les vidéos où photos proposées sont en réalité toujours le résultat d’illusions d’optique où les avions semblent à la même altitude alors qu’ils peuvent varier très légèrement. Les avions volent dans la troposphère et comme l’indique l’article wikipédia, la température dans cette zone peut varier de 6 °C d’un point A à un point B séparés de seulement 1 000 mètres. Autant dire que pour différencier deux avions séparés de 1 000 ou 2 000 mètres alors qu’ils se trouvent parfois à 10 kilomètres au-dessus de nos têtes est une entreprise bien audacieuse. Pour illustrer cet article, prenons l’exemple de cette vidéo :

Cliquer ici pour voir la vidéo.

On y voit un avion supposément en train d’épandre des produits chimiques avec une traînée orangée car éclairée par la lumière du soleil couchant / levant. Cet avion va en sens inverse d’un autre avion qui apparaît à la 27e seconde de la vidéo. Le commentateur de la vidéo indique que le second avion est très proche du premier. Etant donné que ce dernier n’était pas sur place pour voir la scène, comment parvient-il à déterminer la proximité des deux avions alors que moi-même je serai bien incapable de la déterminer ? En réalité, si on regarde attentivement ce passage, on peut voir que les deux avions ne se croisent pas comme deux voitures peuvent se croiser sur la route.

avion1

avion2

Le second avion est pour moi bien plus loin que le premier et s’éloigne vers l’horizon par rapport à la caméra. Pour schématiser ces trajectoires, voilà pour moi comment se déroule ce passage :

avion3

Cela reste des suppositions mais il est en tout cas indéniable que les avions ne se croisent pas et que leur trajectoire forme d’avantage une croix avec un angle qui reste à déterminer plutôt que deux trajectoires parallèles.

Il reste à discuter des illusions de distance. Voici quelques exemples de photos ou vidéos avec des avions donnant l’illusion d’être si proches qu’ils se touchent presque :

L'illusion trompeuse de l'altitude des avions dans Images et vidéos

Cette première photo est caractéristique des écrasements de distance obtenues lorsque l’on observe deux objets éloignés. En supposant les modèles des avions, on peut déterminer leur taille et, comparativement, en déduire la distance qui les séparent. Une supposition visible ici suggère que les avions sont séparés de 8 000 pieds soit un peu plus de 2 000 mètres, une distance tout à fait crédible au vu des normes d’aviation qui préconisent un écart minimal de 1 000 pieds.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Dans cette vidéo, on peut voir deux avions faisant « la course ». Là encore, leur proximité semble réelle et l’on peut d’ailleurs voir qu’à la 24e seconde, l’avion blanc semble au-dessus de l’avion bleu, pourtant il va le « dépasser » par en dessous.

Autre exemple, cet article du Dailymail évoque le cas de deux avions qui semblaient proche de la collision mais la tour de contrôle a confirmé plus tard que la situation était parfaitement normale.

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Là encore, toujours la même illusion avec des distances qui ne sont pas respectées par notre esprit. Pourtant, les deux avions sont évidemment éloignés l’un de l’autre sinon leurs ailes rentrées dans l’appareil voisin.

Une dernière photo avec deux avions qui semblent véritablement se toucher, mais l’un est bien sûr bien plus éloigné que l’autre. D’ailleurs, quand on regarde les hublots où les trains d’atterrissage, on remarque qu’ils sont plus gros sur l’avion au premier plan que sur le second, confirmant donc les positions éloignées.

Mais alors comment expliquer ces illusions ? Dans un premier temps, il s’agit d’un abus de perception de notre cerveau. Nous avons tous déjà vu une personne au premier plan tenir dans sa main un autre individu ou un bâtiment qui se trouve au second plan mais avec l’illusion qu’ils sont en contact. La deuxième raison, c’est que les avions n’ont absolument pas les mêmes tailles. Voici une image comparative :

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On se rend compte que les plus gros avions peuvent se trouver bien plus loin que les plus petits avec pourtant une impression de taille identique. Voilà pourquoi le seul moyen sûr pour pouvoir déterminer l’altitude d’avions restera toujours les radars virtuels qui disposent normalement de données objectives et neutres. Nos sens nous trompent souvent et vouloir déterminer l’altitude d’un avion à l’oeil nu, ou pire, sur une vidéo, est toujours un exercice périlleux. Une telle pratique n’a rien de scientifique tant les biais sont nombreux et la subjectivité toujours présente.

Je profite de cette vidéo pour aborder également la question des trainées persistantes saccadées. Ce point est abordé à la 45e seconde de la première vidéo postée plus haut. Le commentateur évoque l’idée que l’avion passe dans différents zones avec des variations atmosphériques différentes mais considère cette explication ridicule, sans toutefois expliquer pourquoi. Il y voit au contraire une preuve de l’épandage aérien avec un pilote qui éteindrait puis rallumerait l’épandage. Il faudrait pourtant expliquer pourquoi le pilote ferait ça. Soit il épand, soit il n’épand pas, ça n’a simplement pas de sens de couper l’épandage pendant une seconde puis de le rallumer immédiatement après comme on peut le voir à la 17e seconde. Ce phénomène d’interruption de traînée peut d’ailleurs être visible dès 1944 dans cette vidéo à partir de la 40e seconde :

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Rien de nouveau donc. Pourtant, le commentateur continue d’affirmer sans davantage d’explications que la traînée est simplement interrompue par l’action du pilote, formant une ligne qui ne recouvre finalement pas tout le ciel et allant donc à l’encontre du but recherché.

 

Voici un sujet que je n’avais encore jamais abordé sur ce blog, celui de l’évolution. Je n’ai pas choisi un article général pour en parler la première fois, mais un article plutôt spécifique au contraire, puisqu’il s’agit d’une critique d’un livre de Stephen Meyer par le paléontologue Donald Prothero, mais qui donne l’occasion de voir un […]

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« Tant qu’on n’aura pas diffusé très largement à travers les hommes de cette planète la façon dont fonctionne leur cerveau, la façon dont ils l’utilisent et tant que l’on n’aura pas dit que jusqu’ici que cela a toujours été pour dominer l’autre, il y a peu de chance qu’il y ait quoi que ce soit qui change. »  -  Henri Laborit (dernière phrase du film Mon oncle d’Amérique)

Tel qu’annoncé à la fin du billet de la semaine dernière, j’ai lancé vendredi dernier le site web Éloge de la suite au www.elogedelasuite.net sur l’œuvre d’Henri Laborit qui aurait eu 100 ans ce 21 novembre 2014. Pourquoi avoir construit un tel site qui tente de fédérer tant les productions écrites qu’audio-visuelles autour de Laborit ?

La réponse courte, comme je l’écris sur le site, est assez personnelle : parce que j’en devais une à Laborit… Dans le sens où la lecture de ses bouquins m’a aidé à comprendre bien des choses et à être mieux dans ma peau au début de la vingtaine quand je l’ai découvert par hasard.

Une réponse un peu plus élaborée mais non moins personnelle impliquerait de préciser aussi que c’est un peu à cause de lui que j’ai orienté mes études alors en cours en biologie plus spécifiquement vers celle du système nerveux. L’idée que la compréhension de ce que Laborit appelait à l’époque la « biologie des comportements » (et qu’on appelle aujourd’hui les sciences cognitives) pouvait, en remontant des neurotransmetteurs jusqu’à la psychologie d’un individu, aider à comprendre ce qui motive ses comportements en situation sociale, m’avait ouvert à de nouveaux horizons.

Et je ne vous cacherai pas que les différents niveaux d’organisation qui structurent toute la navigation du Cerveau à tous les niveaux viennent directement de cet aspect du vivant mis de l’avant par Laborit, lui-même grandement influencé pour cela par la cybernétique du milieu du XXe siècle. Cette idée d’intégration des différents niveaux d’organisation du système nerveux est aujourd’hui au cœur des sciences cognitives, ce qui était loin d’être le cas quand Laborit insistait sur ces régulations par niveaux dans les années 1960 ou même 1970 (même chose pour l’importance des cellules gliales entrevue par Laborit dès cette époque et qui se voit de plus en plus confirmée).

C’est pourquoi j’avais tout naturellement dédicacé le Cerveau à tous les niveaux à Laborit lors de la création du site en 2002. Je ne me doutais pas que plusieurs années plus tard, voyant cette dédicace, plusieurs personnes ayant côtoyé Laborit étaient pour m’envoyer des messages courriels me racontant moult anecdotes significatives sur leur relation avec ce biologiste iconoclaste.

Il m’est alors apparu, au fil de ces correspondances, que ce précurseur des sciences cognitives moderne (qui a payé cher son approche multidisciplinaire à une époque où l’on ne jurait encore que par le spécialiste) n’avait pas sa porte d’entrée digne de ce nom dans ce XXIe siècle. Un XXIe siècle qui, me semble-t-il, aurait aussi tout intérêt à entendre la critique laboritienne du productivisme à tous crins de cette société marchande, génératrice de burn out et d’épuisement professionnel comme jamais (voir le second lien ci-bas). Comprendre, par exemple, que se retrouver en inhibition de l’action de manière chronique quand on ne peut ni fuir (son emploi) ni lutter (contre son patron), comme Laborit l’a montré à la suite des travaux de Hans Selye sur le stress, est à peu près la pire chose qui peut arriver à l’équilibre biologique d’un individu. Car comme le disait Laborit, bon nombre des maladies dites « de civilisation » (ulcères d’estomac, hypertension artérielle, etc.) sont générées ainsi par le stress chronique, entre autres suite à l’effondrement du système immunitaire comme le montre aujourd’hui la neuro-psycho-immunologie, autre champ d’étude où Laborit a été un précurseur.

J’ai donc chaussé mes bottes d’historien amateur, bottes qui m’ont amené à monter des cours à l’UPop Montréal sur Laborit (qui m’ont forcé à revisiter ses biographies et tous les documents accumulés sur lui depuis deux décennies) et à aller aux Archives Laborit à Paris à deux reprises, en 2009 et en 2012, où j’ai pu découvrir, tel un enfant dans un magasin de bonbons, ses notes de laboratoire, sa correspondance privée, sa bibliothèque personnelle…

Et puis ce tournage, le même été 2012, auprès de tous ces gens qui m’avaient écrit sur le site et invité à aller les voir en France (un projet de film également présenté sur le site Éloge de la suite).

C’est donc pour faire bénéficier le plus grand nombre de cette recherche sur un scientifique créatif hors norme que j’ai créé le site Éloge de la suite lancé vendredi dernier. Comme je le précise sur le site, beaucoup d’autres matériaux viendront s’ajouter dans les prochains mois, c’est-à-dire durant l’année 2015 qui marquera également le vingtième anniversaire du décès de Laborit en 1995.  Mais il y a déjà suffisamment de matériel pour qui voudrait se plonger durant plusieurs soirées dans cette vie témoin des grandes avancées du XXe siècle dans la compréhension de ce qu’est un être humain.

i_lien Éloge de la suite
i_lien Epuisement professionnel : pourquoi notre cerveau ne peut plus suivre le rythme

Une conférence sur l'Opus Dei aura lieu le mercredi 3 décembre à 20h30 au cinéma de Callac. Pas pour séduire les foules, mais « pour informer », assurent les organisateurs.
Pour vous, l'Opus Dei c'est quoi ? « C'est en lien avec la religion, un peu obscur, proche d'une secte je crois aussi », répond une personne sur deux, avec beaucoup d'hésitation malgré tout. Difficile d'y voir clair, en effet, sur cette organisation religieuse qui entretient le mystère autour d'elle. Depuis sa création en Espagne en 1928, on associe à ses pratiquants le goût du pouvoir et de l'intrigue, pratique du secret, ultraconservatisme. Le livre de Dan Brown, Le Da Vinci Code, suivi d'un film événement, a propulsé l'Opus Dei sur le devant de la scène, le décrivant comme un syndicat du crime. Sauf qu'il s'agit d'une fiction, comme se défend l'Opus dei.
L'œuvre de Dieu

Sur son site officiel, L'Oeuvre de Dieu (traduction d'Opus Dei), répond à de multiples questions mais ne fait pas allusion au mot secte. De la même manière que le Petit Larousse la décrit simplement comme une institution catholique qui a pour but de donner à ses membres, laïques et écclésiastiques, les moyens d'agir selon l'Evangile dans leur vie familiale, sociale, professionnelle ou politique. Alors pourquoi alors cette méfiance de la part des profanes ?
 Plusieurs publications ont terni l'image de l'Opus Dei. Bruno Devos, par exemple, a signé un livre choc en 2002, La face cachée de l'Opus Dei, où il décrit les pratiques des adeptes, et notamment l'intégralité du salaire reversée à l'institution et l'existence de châtiments corporels. Fantasmes, réalité ? Les Callacois ont voulu tenter d'éclaircir le mystère au travers d'une soirée pas comme les autres.

« Ce n'est pas un moyen pour nous de prôner l'Opus Dei »

Ce sont l'équipe d'animation paroissiale, l'association Callac Culture et le cinéma qui organisent cette conférence. Aucun parti pris de leur part, assurent-ils, juste l'envie de faire la lumière sur le sujet. « Est-ce mythique ? Est-ce une secte ? Ce qui se passe est-il secret ? Quelle influence sur l'église catholique ? Y a t'il eu des lobbyings au sein des organismes politiques ? Des infiltrations au sein des organes de l'église ? Est-ce affairiste ? Elitiste ? Ou simplement une organisation de l'église catholique romaine qui collabore avec des églises locales en proposant des formations chrétiennes (cours, retraite, accompagnement spirituel) ? » Le conférencier et la salle essaieront de répondre à toutes ces questions, et aux autres qui naîtront de la discussion.
Le curé de Callac s'est associé à la démarche mais précise bien que « l'Opus Dei, ce n'est pas ma tasse de thé habituelle. Je suis au courant depuis longtemps que ça existe, mais je connais très peu de choses sur le sujet, je n'ai même jamais rien lu de l'Opus Dei. Cette conférence peut permettre de partager des informations, car moins on en connaît, plus on fantasme, c'est pour cette raison que nous avons accepté de l'organiser. Mais ce n'est pas une manière pour nous de prôner l'Opus Dei ! », assure Hubert Forget.
Luciano Proia, président de Callac Culture, indique que « Jean Pianel [l'animateur de la conférence, ndlr] est un cadre en retraite ayant suivi une formation de théologie pendant 6 ans. Il ne fait pas partie de l'Opus Dei, mais sa formation l'a amené à s'intéresser et à rechercher sur l'Opus Dei pour comprendre ce qui se dit à tort ou à raison. »
Laurent LE FUR
Source : L’Echo de l’Armor et de l’Argoat, 19 novembre 2014
Note du CIPPAD : observons toutefois que le site de l’association co-organisatrice, Callac culture, à sa rubrique « Un clin d’Oeil à nos amis », renvoie en premier lieu vers l’Institut de Locarn, connu pour ses sympathies avec l’Opus Dei.

La théorie des chemtrails s’appuie souvent sur l’ignorance ou l’incompréhension de faits pour pouvoir être promeut. La vidéo qui va suivre en est un exemple parlant. On peut y voir un avion qui soit-disant évite de près une collision avec deux autres avions venant en sens contraire. Cette potentielle collision est justifiée par le fait que les deux appareils n’auraient pas leur radar d’activé ce qui empêcherait l’avion d’où la vidéo est prise de les voir arriver, leur radar étant désactivé afin de pouvoir faire des épandages sans être vu.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Avant toute chose, abordons la question des distances verticales entre avions. L’administration fédérale de l’aviation indique que les distances de vols entre les avions peuvent être au minimum de 1 000 pieds verticalement. La vidéo parle d’une distance verticale inférieure à 2 000 pieds. Même si cette estimation est vraie, elle n’est en rien contradictoire avec les mesures de sécurité mises en place un peu partout dans le monde.

En plus de cette mesure, les avions sont équipés d’un système d’alerte pour éviter les collisions. Ce système prévient automatiquement le pilote si des dangers sont détectés.

La vidéo prétend que les avions n’avaient pas leur transpondeur allumé et qu’ils étaient donc « invisibles ». Tout avion est détectable par les radars au sol, même si leur transpondeur est éteint ils peuvent être détectés. En aviation, deux types de radar existent : le radar primaire qui permet de détecter n’importe quel objet dans le ciel, même sans équipement embarqué spécifique et le radar secondaire qui lui fonctionne avec un transpondeur. Ces avions pouvaient donc parfaitement être repérés et si un danger avait été suspecté, les pilotes en auraient été informés.

En outre, si cette pratique d’épandage sauvage par des avions fantômes était fréquente, on pourrait trouver de nombreux pilotes pour témoigner de l’absence de ces engins sur leurs propres appareils de vols. Or, je n’ai encore vu aucun pilote faire de telles déclarations.

Alors pourquoi cette vidéo est utilisée par les partisans de la théorie des chemtrails ? Sans doute il s’agit d’un abus d’interprétation de la demande du pilote pour pouvoir changer d’altitude. Si une collision avait été possible, le pilote l’aurait certainement indiqué lorsqu’il contacte la tour de contrôle. En l’état, il ne fait qu’indiquer qu’il souhaite changer d’altitude, l’imagination fait le reste. On notera bien sûr les trainées de condensation des différents avions qui sont évidemment associées à de l’épandage de produits chimiques. Pourtant, la vidéo est tournée bien au-dessus des nuages, le pilote par de 34 000 pieds soit environ 10 000 mètres, une altitude parfaite pour la création de trainées de condensation persistantes.

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Ça fait vraiment longtemps que j’ai envie de créer une BD sur le cancer !

Mon idée initiale était la suivante : « 5 croyances toxiques à propos de la chimiothérapie ». L’objectif était de prendre 5 mythes à propos de la chimio et de les décortiquer, un peu comme je l’ai fait dans ma BD sur les toxines ou celle sur le gluten. En faisant ça, je voulais lutter contre la masse de faussetés qui est partagée sur le web à propos de la chimiothérapie.

Mais en cours de route, quelque chose est devenu évident : ça ne sert absolument à rien d’attaquer les fausses croyances sur la chimio… quand la grande majorité des gens ne savent pas ce qu’est le cancer en tant que tel.

Puis, par pur hasard, deux médecins oncologues apparaissent de nulle part et proposent de m’aider à faire une BD sur le cancer ! Maudit que le hasard fait bien les choses.

Après avoir lu cette bande dessinée, tu auras une meilleure compréhension du cancer, de la chirurgie, de la radiothérapie et de la chimiothérapie. Et tu ne verras plus jamais les pissenlits de la même façon.

Je tiens à remercier sincèrement mes deux super collaborateurs pour cette BD ! C’est eux qui m’ont proposé l’analogie du pissenlit, tout en précisant qu’ils ne l’ont pas inventée (bref, on ne sait pas trop d’où elle vient…).  Un ÉNORME MERCI à vous deux pour votre aide massive dans la création, la préparation et l’amélioration de cette BD!

Marc Émile Plourde, MD, FRCPC (radio-oncologie)

Marc-Émile est médecin radio-oncologue, donc sa spécialité est la radiothérapie. Il est aussi l’auteur du blogue radiotherapie.ca et il développe des applications mobiles médicales.

Vincent Éthier, MD, FRCPC (hémato-oncologie)

Vincent est médecin hémato-oncologue, donc sa spécialité est la chimiothérapie.

* Note : Cette BD explique ce qu’est le cancer et comment on le soigne lorsqu’il est diagnostiqué. Je n’y parle pas de prévention, pas parce que ce n’est pas important (au contraire), mais tout simplement parce que c’est un sujet super vaste, que j’aborde indirectement à l’année en incitant les gens à adopter de saines habitudes de vie.

 

PissenlitsDétruire les pissenlits acec une tondeuse , des lampes fortes ou de l'herbicideCellules normes , anormales et cancéreusesLes cellules cancéreuses se multiplient vite ... et la chirurgie pour le cancerRadiothérapie et chimiothérapieComment fonctionne la chimiothérapieTraitement du cancer , métastases et atteinte des organesRemèdes miracles et industrie pharmaceutiqueAttentes des patients et conclusionFin de la conclusion

 

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Début 2013 est sortie une méta-analyse allemande portant sur 73 prélèvements d’eau de pluie, dont l’un en France et l’un en Autriche. Cette étude a été réalisée par le groupe Sauberer Himmel, un ensemble de citoyens qui cherchent à lutter contre les chemtrails. Les échantillons ont été prélevés sur une période allant de juillet 2011 à novembre 2012 dans 60 endroits différents. De cet ensemble de prélèvements a été obtenu ce graphique :

Que nous apprend la méta-analyse allemande sur l'eau de pluie ? dans Analyses et rapports Konzentration-02

Cette méta-analyse est censée être un indice de l’existence des chemtrails, voyons donc ce qu’elle nous apprend. Vous pouvez voir en haut à droite les valeurs normales que l’on est censé trouver dans l’eau de pluie pour les différents métaux analysés. En comparant ces fourchettes de valeurs avec les taux trouvés dans l’eau, on se rend compte qu’aucun de ces métaux n’a un taux anormal. Le zinc est largement en dessous de la moitié de sa valeur maximale et il en va de même pour l’ensemble des métaux analysés.

Conclusion : alors même que les défenseurs de la théorie des chemtrails mettent en avant l’idée que des métaux sont répandus par voies aériennes, les analyses qu’ils pratiquent eux-mêmes prouvent qu’il n’y a absolument aucune trace de tels épandages. Là où le bon sens voudrait que l’on reconnaisse le fait qu’aucun épandage de produits chimiques n’ait lieu, le groupe allemand cherche à tout pris à rester dans leurs certitudes en jouant sur une autre donnée de l’étude : la fréquence de détection de ces métaux dans l’eau.

Haeufigkeiten-03 dans Analyses et rapports

Ce second graphique représente le pourcentage d’échantillons où l’on a trouvé tel ou tel métal. Le groupe allemand affirme qu’étant donné que certains métaux ont été peu détectés mais ont malgré tout une forte moyenne dans le premier graphique, cela indique que les quelques échantillons trouvés avaient de fortes concentrations. Ils prennent l’exemple de silicium qui n’a été trouvé que dans 14% des échantillons mais qui pourtant à 0.03 mg/L. En réalité, le taux du silicium est si bas que même en le retrouvant peu, on peine à imaginer que les échantillons positifs indiquent des teneurs particulièrement élevées. En outre, si des épandages massifs avaient vraiment lieu, pourquoi ne retrouve-t-on pas justement ces produits dans quasiment tout les échantillons ? Ce qu’ils utilisent comme un argument allant dans leur sens est en réalité un indice de la non pertinence de leur théorie. Des prélèvements inquiétants auraient en effet produit un graphique avec des taux élevés un peu partout. La courbe exponentielle inversée du premier graphique est au contraire un bon indicateur de la normalité de ces prélèvements.

Un autre point que je ne parviens pas à comprendre est qu’ils se réfèrent aux taux de strontium dans l’eau tel que l’a défini l’université technique de Freiberg, c’est-à-dire allant de 0.001 à 0.0044 mg/L. Ils se réfèrent à ce rapport que je ne peux malheureusement pas vérifier, ne parlant pas allemand. Si les chiffres en haut à droite du premier graphique indiquent bien la fourchette de taux normaux, pourquoi aller chercher d’autres chiffres sortis de je ne sais où ? Il s’agirait de ne même pas faire confiance aux normes indiquées par leur propre étude ?

Bref, dans tous les cas ces taux sont si bas qu’ils ne permettent absolument pas de conclure à l’existence des chemtrails, bien au contraire.

Par Mathieu Dejean
Comment les “Gentils virus” d’Etienne Chouard contaminent le web
Une communauté hétéroclite d’internautes baptisés les “gentils virus” mène une campagne sur internet pour une refondation démocratique passant par le tirage au sort des constituants. Influencés principalement par Etienne Chouard, ils se confondent de l’extérieur avec ses relais d’extrême droite. Analyse d’une contagion pas si bienveillante.

La vidéo de son passage à Ce Soir (ou jamais!) le 5 septembre a recueilli des millions de vues, et défilé sur d’innombrables timelines sur Twitter et Facebook. Etienne Chouard n’est pourtant a priori pas une star, et la teneur de ses propos – dénonçant le système représentatif, censé reproduire la domination de l’oligarchie sur le peuple - pas franchement consensuelle. Comment expliquer alors ce succès ? (...)

Lire la suite sur le site des Inrocks.


Voir aussi :
* Le discours trouble d'Etienne Chouard contre les "1% qui se gavent" (L'Express, 17 novembre 2014)
* Bon, ben puisque Chouard ne répond pas, parlons de son blog (Reflets.info, 24 janvier 2013)

Conspiracy Watch - Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot
Critique de la religion. Une imposture morale, intellectuelle et politique
d’Yvon Quiniou, éd. La Ville brûle, 256 p.,15 €
Sa thèse, l'auteur la pose vite, un peu trop vite peut-être. « Il faut une rare dose de mauvaise foi, de parti pris ou d'ignorance, pour nier que la religion constitue un problème pour l'humanité », affirme d'emblée le philosophe Yvon Quiniou. Cette phrase introductive lève un suspense qui n'a pas eu le temps de s'installer, au risque de rebuter les moins convaincus. Mais elle donne aussi le ton d'une critique qui se veut donc au vitriol.
De ce point de vue, l'ouvrage ne déçoit pas. Il démonte point par point l'imposture dont les trois monothéismes font le lit, via les mouvements anti avortement, le péché de chair, le refus du divorce, la minoration des femmes ou la condamnation de l'homosexualité..!
« Ma critique n'a rien d'anachronique et d'inutile », croit d'ailleurs devoir préciser l'auteur, qui pointe « un retour du religieux en Occident sous une forme directement politique ». Et de rappeler le rapprochement officiel opéré par Nicolas Sarkozy avec l'Eglise catholique : « Un homme politique à la tète d'une République se permettait de tendre la main aux Eglises, de leur donner
une légitimité officielle et de leur demander de coopérer à recréer
le lien social que sa politique néolibérale ne cessait de
détruire ! » 

Méthodique, sa démonstration prend appui
 sur de grands noms de la philosophie. A commencer par Spinoza qui développa
un humanisme pratique confiant dans les capacités de l'homme. Avec lui émerge l'idée d'un individu en mesure de se sauver tout seul, sans l'aide d'une transcendance extérieure. Les apports de Hume et de Kant sont aussi évoqués, mais il faut attendre Feuerbach et Marx, voire Freud, pour sortir de
ce face-à-face abstrait : « Un monde post-religieux est donc pensable
dès lors que l'on pense qu'un monde sans aliénation est lui-même historiquement possible. »
Si l'auteur assume son parti pris jusqu'au bout, on pourra toutefois lui reprocher une approche un peu trop systématique. Quelques nuances n'auraient pas gâché le plaisir.
 MARION ROUSSET
Source : Marianne, 21 novembre 2014
Critique de la religion - Une imposture morale, intellectuelle et politique

Sur le même sujet :

Note de lecture de Gabriel Gohau - SPS n° 310, octobre 2014 Ancienne élève de l'ENS Sèvres, agrégée (section hommes) de physique, et titulaire d'une thèse et d'une HDR, Nicole Hulin a travaillé au centre Koyré et enseigné à l'Université Pierre et Marie Curie. Elle s'est spécialisée dans l'histoire de l'enseignement scientifique à propos duquel elle a écrit et dirigé plusieurs ouvrages et publié de multiples articles. La rigueur de sa pensée et de ses exigences est connue de tous ceux qui ont eu l'honneur de (...) Notes de lecture
En janvier et février, à Saint-Jean-Pied-de-Port, un affabulateur avait agressé sexuellement deux femmes.
Faux masseur, mais vrai bonimenteur. Jusqu'à arguer de son manque de ressources pour expliquer qu'il n'ait pas fait le déplacement de Saint-Jean-Pied-de-Port. Hier, le prévenu état absent à la barre du tribunal. Vais celui qui se fait appeler le « Doc» a été jugé en son absence pour des agressions sexuelles commises en janvier et en février, alors qu'il prodiguait des massages.

La première victime, une Suissesse de passage en Basse-Navarre sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, s'était vue proposer un massage gracieusement dans le gîte où elle résidait. Mais l’homme, habitant à proximité et connu de tous, avait eu un comportement d'abord déplacé, puis des gestes pouvant être juridiquement qualifiés de viol comme l'a rappelé Olivier Janson pour le Ministère public. La victime avait rapporté les faits aux gendarmes, mais non déposé plainte.
Il avait nié les faits
La deuxième victime du quadragénaire était en revanche présente hier à l'audience, pour témoigner, assistée de son avocate Me Sandrine Bidart, de la façon dont te quadragénaire avait gâché une partie de sa vie. Le sommeil absent un long arrêt de travail après les faits, son dépôt de plainte, et la confrontation devant les gendarmes, où le mis en cause avait nié... Souffrant du dos, la victime a du mal à se retourner lorsqu'elle sent que les soins dispensés par ce masseur qui offre ses services gratuitement sont totalement anormaux.
Elle demande au masseur d'arrêter ses gestes. Il continue. Celui-ci se juche sur elle à califourchon. Lorsque la victime parvient à se retourner, elle voit le masseur déshabillé, qui n'est plus vêtu que de son sous-vêtement. Le mis en cause indiquera qu'il avait procédé de la sorte pour ne pas tâcher son pantalon avec l'huile de massage.
Peine aggravée
Une histoire parmi les nombreuses prodiguées à un entourage persuadé qu'il avait des aptitudes de secouriste, un passé de pompier volontaire ou des compétences de masseur. En effet, comme l'a rappelé le procureur, le mis en cause avait tissé une toile comme une araignée». Chacun lui faisait confiance. Mais de secouriste, il n'avait que la veste. Et son passé de pompier a été démenti par l'enquête. Les enquêteurs de la gendarmerie de Saint-Jean-Pied de-Port (compagnie de Mauléon} ont aussi mis au jour les sites internet consultés par le « Doc » au cours delà période où les faits ont été commis : des massages à caractère pornographique.
Le tribunal a aggravé la peine qui avait été requise par le procureur (deux ans de prison dont un avec sursis), en condamnant le dangereux masseur à trois ans de prison, dont un an assorti d'un sursis mise à l’épreuve avec obligation de se soigner, interdiction d'entrer en contact avec la victime et l'obligation d'indemniser celle-ci. Un mandat d'arrêt a été délivré à l’audience.
EMMANUELLE FÈRE, e.fere@sjdouest.fr

Source : Sud Ouest, 19 novembre 2014
Trois spectacles de “!magie nouvelle” sont proposés à Vendôme. Entretien avec Thierry Collet, “!mentaliste”, dont les spectacles éveillent le regard.
Le spectacle « Qui vive » est décrit comme du mentalisme, est-ce comme dans les séries télé?
« Le mentalisme, c'est un genre de prestidigitation: on donne l'impression, je dis bien on "donne l'impression" de lire dans les pensées des gens. Les séries télé en ont fait une espèce de discipline dominée par la psychologie. Je doute d'une telle prévisibilité du cerveau humain. Ce qui est effrayant, c'est que les gens croient beaucoup au déterminisme. Du coup, ils adhèrent aux thèses psychologiques un peu tirées par les cheveux. »
« Qui Vive », ce n'est pas « Le Mentaliste » ou « Lie to me »?
« Le spectacle est plus critique. On met les gens en situation de se poser des questions: pourquoi je crois en ça, pourquoi je ne vois pas la même chose que mon voisin? En fait, la magie n'est pas affaire de croyance ou de don, c'est de la manipulation du cerveau. En connaissant les processus, on est capable de les manipuler et de produire des effets de magie. »
Votre spectacle est-il un cours de magie?
« C'est l'étape juste avant. L'artiste n'a pas à être un pédagogue, mais c'est quelqu'un qui doit troubler. C'est à partir de ce trouble que les gens se posent des questions. Ils s'interrogent sur leurs propres failles cognitives, c'est très humain.
Menez-vous une action politique?

« C'est un choix que de poser aujourd'hui la question du croire et du savoir: pourquoi on fait confiance à des autorités morales, quels sont les outils de communication qui permettent de faire croire... Le spectacle "Vrai-faux", c'est cette petite forme où les gens sont très près du magicien et où ensuite le débat est ouvert "vrai ou faux?", on se rend compte que ça dépend des perceptions, que tout n'est pas binaire, que les choses sont plus nuancées. »
Où retrouve-t-on ces techniques?
« J'emploie des outils qui sont utilisés par des communicants aujourd'hui. Par exemple, Colin Powell en 2003 à l'ONU, il est convaincu que les USA doivent déclarer la guerre à l'Irak, donc ils vont inventer cette histoire selon laquelle l'Irak fabrique des armes de destruction massive. Il avoue quelques années après qu'il savait que ce n'était pas vrai. Mais il va à l'ONU, il brandit aux télévisions du monde entier une fiole censée contenir de l'anthrax irakien. Il emploie des outils dont on parle dans "Qui Vive" de détournement d'attention, de fabrication de croyances. Ce sont des spectacles qui nous ramènent à des problématiques très actuelles. »
Programmes « Magiques! »: « Qui Vive », le 21 à 21 heures, 3 à 20€ au Minotaure de Vendôme, « Vrai-faux », dimanche à 17 heures, salle des associations de Saint-Ouen et lundi 24 novembre à 20!h!30, salle des associations de Faye, 2 à 10!€. « Les Limbes », Etienne Saglio, mardi 25, 21 heures, 3 à 20 euros.
Propos recueillis par Aziliz Le Berre
Source : La Nouvelle République, 21 novembre 2014,
http://www.lanouvellerepublique.fr/Toute-zone/Loisirs/Concerts-spectacles/n/Contenus/Articles/2014/11/21/La-magie-de-la-manipulation-du
-cerveau-2125498

Note du CIPPAD : une démarche à soutenir. Le site de Thierry Collet : Le Phalène
Députés au Grand Conseil et conseillers communaux socialistes à Nyon, Jessica Jaccoud et Alexandre Démétriadès ont déposé une plainte pénale à l'encontre de l'église de scientologie pour diffamation et calomnie.
A l'origine de leur démarche un article paru dans Lausanne Cités, daté du 5 novembre dernier, dans lequel une porte-parole de la scientologie affirmait que les deux Nyonnais"sont sûrement des fumeurs de joints, c'est pourquoi ils s'acharnent pour que ce stand soit supprimé. " Le stand en question est celui que tient régulièrement sur le marché de Nyon l'association "Non à la drogue, oui à la vie".
Les deux socialistes estiment qu'une certaine opacité l'entoure, susceptible d'induire en erreur des personnes prenant contact avec ses responsables. Ainsi, dans le cadre d'un postulat déposé le 26 octobre 2012, ils rappelaient certaines règles imposées par la Municipalité comme la limitation des présences, des lieux imposés, des animateurs devant se tenir derrière le stand et de ce fait ne devant s'adresser qu'aux personnes intéressées afin de ne pas harceler les passants.
Ils demandaient que ces mesures soient bien respectées mais exigeaient aussi "d'assortir l'autorisation délivrée à l'association d'une condition supplémentaire, à savoir l'obligation d'afficher publiquement et de manière clairement visible ses liens avec l'Eglise de scientologie et le programme Narconon y afférent. [...]
Source : La Côte, 21 novembre 2014,
http://www.titrespresse.com/article/deux-elus-du-ps-deposent-plainte-contre-la-scientologie-388560d14d11.

 

 

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