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Règles de sécurité de l'UE: ne polluez pas la législation avec la pseudoscience La revue Nature a publié en ligne, le 20 juillet 2016, une courte lettre de huit chercheurs européens – quatre allemands et quatre britanniques : Daniel R. Dietrich, Université...
par Louis-Marie Houdebine - SPS n°316, avril 2016 L'agriculture et l'élevage reposent pour une bonne part sur la sélection qui permet de disposer en plus grand nombre des végétaux et des animaux de plus grande taille. Les poissons ne font pas exception à cette règle. Des travaux de laboratoire datant de plusieurs décennies ont montré que l'administration d'hormone de croissance à des poissons d'élevage comme les salmonidés (saumons et truites notamment) accélérait leur développement sans en faire des (...) Du côté de la science
Un message fort du Secrétaire à l'agriculture des États-Unis d'Amérique Tom Vilsack C'est une vidéo d'un peu moins de deux minutes qui se répand comme une traînée de poudre outre-Atlantique (les agriculteurs y sont actifs sur les réseaux sociaux). Voici,...

Depuis mon départ de l’Anthroposophie, je ne me suis pas contenté de dénoncer les dérives de cette mouvance sectaire. J’ai également conduit avec mes moyens intellectuels une réflexion sur le phénomène spirituel et religieux en général. Cette réflexion s’est nourrie de lectures, mais également de voyages, notamment dans des pays où l’on trouve des traces d’anciennes civilisations ayant exprimé dans leur organisation sociale leurs croyances et leurs cosmologies. 

Car c’est bien cela que vise l’Anthroposophie : la création d’un modèle de société organisé par la cosmologie ésotérique de Rudolf Steiner, jusque dans les moindres détails de la vie quotidienne. Et si cette perspective peut séduire certains, il est bon qu’ils se tournent vers des exemples de l’histoire de l’humanité où ce projet s’est entièrement réalisé, afin qu’ils puissent se représenter concrètement ce qui les attendrait si d’aventure l’Anthroposophie ou le New-Age s’imposait à notre civilisation occidentale.

Au cours de mes voyages, j’ai ainsi été amené à m’intéresser de près aux civilisations pre-incas : les Moches, les Chimus, la culture Lambayeque, etc. Car celles-ci presentent de fortes similitudes avec ce que je pense que donnerait une réalisation complète et effective du projet de civilisation anthroposophique, sur de nombreux points :

– le spirituel conçu et utilisé par une élite dirigeante comme moyen de contrôle et d’exploitation d’un vaste corps social ;

– la mise en scène par cette élite dirigeante de sa semi-divinisation, à l’aide de rituels cérémoniels et d’apparitions publiques savamment organisées.

– une conception de la nature comme un ensemble composé d’êtres et de forces avec lequel on entretien de fortes relations psychiques et religieuses ;

– la primauté donné au spirituel sur la dignité de l’individu, au point de permettre l’exploitation et même le sacrifice (plus ou moins volontaire) de ce dernier.

Ce dernier point attire aujourd’hui particulièrement mon attention. En effet, j’ai souvent entendu chez les anthroposophes, au cours de conférences où ceux-ci développaient des contenus ésotériques, certaines considérations visant à comprendre, voire à légitimer, la pratique antique du sacrifice humain à certaines occasions. Par exemple, je me souviens de propos de certains conférenciers anthroposophes expliquant que la tradition babylonienne consistant à sacrifier un enfant nouveau-né chaque fois que l’on bâtissait une nouvelle maison trouvait sa justification dans le fait que l’on savait, à l’époque, que l’on avait effectivement besoin des forces du corps éthérique du nourrisson pour faire tenir et perdurer un ensemble architectural. Le conférencier ajoutait qu’il en allait de même pour les ponts, ce qui permettait de comprendre pourquoi l’on trouvait systématiquement des squelettes dans les fondations de ceux-ci, lors des périodes assyriennes et babyloniennes notamment.

Mais dès propos anthroposophiques comme ceux que je viens de relater ne concernaient pas seulement des périodes de civilisations révolues. On trouve dans les conférences de Rudolf Steiner lui-même des considérations de cette sorte relativement au temps présent. En effet, lors d’une conférence tenue au sujet de la construction du premier Goetheanum, qui est pour les anthroposophes leur temple suprême, le fondateur de l’Anthroposophie évoque un accident tragique qui a coûté la vie au jeune enfant d’une membre de la Société Anthroposophique habitant à proximité du chantier. Au cours de son exposé, Steiner donne à cet événement le sens suivant : le jeune enfant se serait sacrifié volontairement afin que les forces de son propre corps éthérique se mêlent à celles du Goetheanum, afin de le renforcer, ce dont il lui sera éternellement reconnaissant.

Dans le cas évoqué par Steiner, nous sommes donc en présence d’une sorte de sacrifice humain volontaire inconscient. Or il me semble que ce point mérite une réflexion approfondie, précisément en raison de cette ambiguïté entre ce qui relève du volontaire et de l’involontaire dans le sacrifice humain à des fins architecturales dans la conception anthroposophique du monde. 

En effet, on trouve dans les civilisations pre-incas un nombre très important de cas où il est difficile de savoir si le sacrifice à été voulu, consenti ou bien imposé : épouses droguées puis ensevelies avec leurs défunts époux, femmes ligotées au pilier principal d’un pont, soldats, chefs militaires et religieux tués et ensevelis avec leur Seigneur lorsque celui-ci décédait, etc. 

Bien sûr, d’un certain point de vue, il est possible de considérer que ces sacrifices étaient acceptés et même désirés comme des honneurs dans le cadre de ce modèle social et de cette conception du monde. Mais d’un autre côté, on peut aussi se demander quel rôle a pu jouer la pression sociale et la décision des autorités dans ce processus. Le fait que ces sacrifices aient systématiquement nécessité que les personnes soient puissamment droguées avant leurs exécutions donne à penser que la part volontaire de ce sacrifice n’a jamais pu être complète, et qu’une autre a donc du être imposée. 

Transposons à présent avec précaution les considérations qui précèdent avec ce qui se produit effectivement dans l’Anthroposophie aujourd’hui. N’y observe-t-on pas, par exemple, que le sacrifice de leurs forces de travail et de leurs vie personnelles qui se produit dans les institutions liées à l’Anthroposophie, comme les écoles Steiner-Waldorf, prends pour les salariés de ces établissements des formes où il est difficile de trancher entre ce qui relève du volontaire et ce qui relève plutôt de la contrainte, comme je l’ai montré lors de précédents articles (Lire notamment : L’endoctrinement des élèves à l’Anthroposophie dans les écoles Steiner-Waldorf) ?

Demandons-nous ce que donnerait cette logique du sacrifice de soi et de sa vie pour la cause ésotérique dans le cadre d’une société où dominerait une conception du monde dans laquelle on concevrait que des constructions architecturales à caractère sacré puisse nécessiter des sacrifices humains afin que des forces éthériques consolident les bâtiments en question. N’assisterait-on pas alors au retour de cette pratique sacrificielle sanglante qui était monnaie courante dans les civilisations pre-incas que nous avons évoquées ?

Qu’il soit ici bien clair que nous ne sommes pas en train de dire que les anthroposophes actuels pourraient se livrer à des sacrifices humains ! Je pense au contraire que ceux que j’ai connu en serait incapables et reprouveraient une telle pratique. Mais il n’en serait selon moi pas de même dans le cadre d’une civilisation qui serait allé jusqu’au bout de sa logique interne. Or la logique profonde qui anime le projet de civilisation anthroposophique est selon moi grandement similaire à certains aspects des civilisations pre-incas, notamment en ce qui concerne la notion de sacrifice. Car je ne crois pas que l’Anthroposophie ait intégré la notion moderne selon laquelle rien – absolument rien ! – n’est plus sacré qu’une vie humaine, pas même le spirituel et la divinité. En effet, si tel était le cas, jamais les dirigeants des institutions liées à l’Anthroposophie n’auraient pu tolérer que se mettent en place en leurs seins des formes sociales délétères où les individus se sacrifient (volontairement ou involontairement ?) pour la cause, au point parfois de se tuer à la tâche, au sens propre comme au sens figuré (au cours de mon parcours dans le milieu anthroposophique, j’ai connu des cas de décès liés selon moi aux conditions de travail de certains individus), en négligeant ou en bafouant les droits du travail.

Encore une fois, il ne s’agit pas du tout pour moi ici d’affirmer que les anthroposophes actuels seraient capables de pratiques barbares et criminelles comme des sacrifices humains ! Mais je crois que la civilisation à laquelle l’Anthroposophie pourrait un jour donner naissance le serait. Car la négation de la dignité fondamentale de l’individu est inscrite tant dans la doctrine ésotérique de l’Anthroposophie que dans ses pratiques sociales. L’exemple des anciennes civilisations que j’ai été amené à découvrir devrait donc selon moi constituer pour toute personne s’intéressant à l’Anthroposophie un sérieux objet de réflexion, pouvant le conduire à se représenter concrètement où cette doctrine mènerait les Hommes si elle parvenait à l’objectif qui est le sien. Car l’Anthroposophie n’a au fond rien de nouveau : l’humanité a déjà vécu dans des formes sociales gouvernées par le spirituel. Seuls les langues et les mots ont changés. 

SPS n° 316, avril 2016 Dans le numéro 313 de Science et pseudo-sciences, nous dénoncions les prétentions de la bio-électronique [1] qui, sous une scientificité apparente, répand sur la toile ses conceptions ésotériques et holistiques du monde. La géobiologie de l'habitat, une pseudo-science qui prétend étudier et comprendre l'influence qu'ont sur notre santé les ondes présentes sur nos lieux de vie, procède du même travestissement de la science, en ce sens qu'elle utilise son langage sans respecter ses (...) Sornettes sur Internet
Agriculture conventionnelle c. agriculture biologique : laquelle a l'impact le plus faible sur l'environnement ? Iida Ruishalme* L'Agence Alimentaire Suédoise (Svenska Livsmedelsverket SLV) a récemment publié un rapport sur une analyse de plusieurs aspects...

Un petit tutoriel pour apprendre comment on peut créer une pseudo-science avec un minimum de talent.

L'article Comment créer sa propre pseudo-science ? est apparu la première fois sur Cygnification.

conférence donnée par Olivier Brosseau à Skeptics in the Pub Bruxelles le 25 juin 2016

Cette semaine, une amie m’a invitée à aller voir avec elle une adaptation du texte de Virginie Despentes, King Kong Théorie, présentée au théâtre La Luna dans le cadre du Festival d’Avignon. King Kong Théorie, c’est cette oeuvre qui a eu 10 ans cette année et qui a marqué toute une génération de féministes, en… Lire la suite King Kong Théorie au Festival d’Avignon

Nous croyons mille et mille choses tous les jours. Nous croyons à la constance du monde, que les mêmes causes produisent les mêmes effets, et que le jour se lèvera demain. Nous croyons que nos choix nous appartiennent, que nous sommes rationnels. Nous croyons à nos valeurs morales. Nous croyons certaines histoires qu’on nous raconte. Nous croyons aux compétences de nos plombiers, de nos infirmières, comptables, garagistes et pilotes de ligne. Nous croyons que nos superstitions ont des effets sur le monde réel. Nous croyons à notre destin (ou pas), nous croyons en Dieu (ou pas)*. Nous croyons que nous connaissons des choses qu’en fait nous ignorons plus ou moins… Nous sommes des êtres de croyance.

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Le dogme scientifique !

On accuse volontiers les défenseurs de la méthode scientifique de croire immodérément « la science » comme d’autres croient aux Écritures. On entend des gens dire que les scientifiques croient dans les théories. On entend même des scientifiques dire eux-mêmes qu’ils « croient »en la parole d’experts qui exercent hors de leur domaine de compétence. Ils seraient donc dans la croyance.

La science est-elle une croyance comme une autre ?

En réalité, les scientifiques et les experts de différents domaines ne ne contentent pas de « croire ».

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Une ancienne manière de voir ce qu’est une connaissance.

La délégation du savoir.

Aucun d’entre nous n’a accès à 100% des informations, personne ne maîtrise toutes les disciplines qui interviennent dans notre représentation du monde. Combien comprennent réellement les théories des sciences physiques, de la chimie, de la médecine, de la sociologie, de l’économie, de la psychologie ? Plus que cela encore, combien d’experts connaissent la totalité de leur discipline, ont lu tous les auteurs, tous les ouvrages, compulsé toutes les données, vérifié tous les résultats ?

Fichtre ! Cela veut-il dire qu’en réalité nous ne savons rien, que toute connaissance n’est qu’illusion ?

Chacun d’entre nous est bien forcé de se fier à ce que d’autres que lui savent mieux. On ne va pas passer notre temps à inventer l’eau chaude, alors nous utilisons les connaissances produites par d’autres, avant nous. Nous pouvons le faire, car par bonheur l’humanité a mis au point une manière de valider les connaissance indépendante des individus, c’est la méthode scientifique.

Et là est la nuance. Il n’est pas nécessaire de croire que e=mc² quand on n’est pas physicien et que la formule est en réalité opaque à notre compréhension. Pour l’accepter, il suffit d’avoir confiance dans la méthode qui a permis de produire et de valider cette équation.

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Croire ou ne pas croire ?

En l’absence d’une vérité absolue et accessible, nous sommes réduits à ne posséder que des connaissances imparfaites sur le monde. On peut alors vouloir considérer que tout n’est que croyance, une position qu’autorise l‘étonnante polysémie du verbe croire illustrée au tout début de cet article.

Aucune réelle frontière ne sépare d’un côté les connaissances indéniables et de l’autre les croyances douteuses. Il y a au contraire un continuum, et donc une infinité de nuances, entre d’un coté « je sais » et de l’autre « j’en sais rien du tout, mais je vais supposer X de manière totalement arbitraire ». Mais cette infinité de nuances est bel et bien une nuance, et la différence existe ! Ce qui sépare le choix arbitraire de croire X de la connaissance raisonnable en Y, c’est la confiance qui existe dans la méthode mise en oeuvre pour conclure.

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C’est pourquoi il n’y a pas de dogmatisme scientifique chez ceux qui comprennent la science. Mais cela implique non seulement de faire confiance à la méthode scientifique pour produire des savoirs, mais encore de savoir pourquoi on lui accorde cette confiance. Et pour cela, il faut savoir comment elle marche. C’est plus exigeant que de se contenter de « croire » mais c’est aussi le seul moyen de ne pas sombrer dans l’anti-science imbécile ou le scientisme absurde.

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* Et ne pas croire en Dieu n’est pas obligatoirement une croyance.

Cet article Croire & croire… ce n’est pas la même chose est apparu en premier sur La Menace Théoriste.

Vandana Shiva : la nouvelle conspiration du forçage de gènes (gene drive) Source Ah, les conspirations ! « Biodiversity, GMOs, Gene Drives and the Militarised Mind » (biodiversité, OGM, forçage génétique et l'état d'esprit militarisé) est un morceau d'anthologie....

Surfer sur la grande vague de la phobie antipesticides qui secoue notre pays : tel est le choix assumé par Carrefour, avec sa toute dernière campagne de promotion de fraises « sans pesticides de synthèse » lancée le 12 mai 2016.
L'annonce du nouveau partenariat entre le géant de la grande distribution et huit producteurs du Sud-Ouest et de Sologne engagés dans un parcours agronomique à la limite de l'agriculture biologique est certes sans ambiguïté : il ne s'agit pas de fraises bio, mais (...)

- fruits et légumes / , , ,

Surfer sur la grande vague de la phobie antipesticides qui secoue notre pays : tel est le choix assumé par Carrefour, avec sa toute dernière campagne de promotion de fraises « sans pesticides de synthèse » lancée le 12 mai 2016.
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Un personnage important des neurosciences cognitives est décédé en avril dernier sans que les grands médias ne le soulignent. Walter J. Freeman, véritable pionnier de notre compréhension actuelle du cerveau comme un système dynamique, nous a en effet quitté à l’âge de 89 ans. Les grands médias, toujours plus préoccupé par le sensationnalisme qui fait vendre de la copie que par une réelle compréhension du monde, se souviendront sans doute davantage de son père au nom identique qui popularisa les lobotomies controversée (et souvent fatales…) des années ’40 et ‘50… Mais Walter J. Freeman III (pour le distinguer de son père qui était « II »…) sut tracer une voie fort différente et unique comme le raconte Joel Frohlich dans l’article « Chaos, Meaning, and Rabbits: Remembering Walter J. Freeman III » que je vous propose aujourd’hui (premier lien ci-dessous).

Une voie qui le fit passer par des disciplines aussi variées que les mathématiques, la physique, la philosophie, l’électronique ou la médecine. Pas étonnant alors que cette pensée ait pu accoucher d’une conception générale du fonctionnement du cerveau en opposition complète, sur plusieurs points, à la conception cognitiviste dominante de la seconde moitié du XXe siècle.

C’est en utilisant le système olfactif du lapin et en l’analysant ni au niveau des neurones individuels, ni au niveau de l’activité globale de son cerveau mais à un niveau intermédiaire qu’il a pu jeter les bases, en s’inspirant de concepts de la physique du chaos (comme les oscillations ou les attracteurs étranges), de ce domaine de recherche qu’on appelle aujourd’hui la neurodynamique. Comme l’explique l’article de Frohlich qui comporte une brève introduction accessible à la physique du chaos, on a longtemps cru que l’activité du cerveau s’apparentait au chaos au sens trivial de désordre ou de « bruit ». Mais Freeman a justement montré que c’était plutôt quelque chose d’extrêmement complexe mais d’ordonné en même temps, avec des propriétés permettant au cerveau d’avoir cette flexibilité correspondant à la rapide succession de nos états mentaux. En d’autres mots, ceux de Freeman comme le rappelle Frohlich, « le cerveau est constamment en train de basculer entre différents attracteurs. »

Voilà sans doute pourquoi, dans la fameuse carte de l’état des lieux des sciences cognitives dressée en 1991 par Francisco Varela, Freeman est le neurobiologiste qui se retrouve le plus à l’avant-garde de l’approche dynamique incarnée devenue aujourd’hui incontournable dans les sciences cognitives modernes.

i_lien Chaos, Meaning, and Rabbits: Remembering Walter J. Freeman III
i_lien Neurophysiologist and philosopher Walter Freeman dies at 89

Calembredaines et billevesées de Vandana Shiva L' événement de Vancouver. Quelle mise en scène ! Dans « Revoilà Vandana Shiva ! », nous nous étions intéressés à deux articles de CBC News et à la fable de Bogève – des représentants de l'industrie agrochimique...

Invités : Clément de la chaîne Climen.

Emission enregistrée le 17 mai 2016.

Editorial

 

Il y a un truc pour flairer le piège, détecter l’entourloupe, débusquer la duperie, c’est l’explication monocausale.

Les pseudomédecines ont généralement leur explication monocausale à tout ce qui vous perturbe. Souvent ce sont les ondes et les énergies, parce que c’est évocateur et invisible, alors c’est pratique pour impressionner à peu de frais. Et donc ce sont vos shakras qui se bouchent, vos méridiens qui s’affaiblissent, votre aura qui périclite, et on peut tout réparer avec de la méditation, des aiguilles plantées là où il faut ou du feng shui, moyennant finance. Mais cela peut aussi être votre psychisme et sa charge émotionnelle qui est en cause, les non-dits, les blessures intimes, et alors la psychologie trans-générationelle va vous soigner à coup de régression vers la vie de vos ancêtres. La psychanalyse, elle, va vous aider à vous inventer de faux souvenirs de maltraitance afin d’avoir enfin une raison d’aller mal. Pour d’autres tous vos problèmes viennent de votre posture, toutes les solutions sont dans votre voûte plantaire ou tout passe par la détoxification.

Chez Thierry Casasnovas et son site Regenere.org, le monde moderne agresse votre corps et toutes les maladies sont dues à l’acidification et aux toxine. Vous pouvez les combattre avec du jus de fruit, ou de légume obtenu à l’aide d’un extracteur de jus vendu sur la boutique du site (jusqu’à 1000 euros). Vous pouvez aussi en profiter pour acheter les DVD ou biens des couteaux, un déshydrateur, des compléments alimentaires et tout un tas de choses, ou bien vous inscrire à des conférences et des formations, le tout géré (c’est écrit en page d’accueil pour éviter les ennuis judiciaires),  par des gens qui ne sont pas des professionnels de la santé ni de la nutrition.

Cette absence de professionnalisme peut se détecter aisément quand on entend monsieur Casasnovas dire que la cellulite est une inflammation due à la toxicité de notre alimentation : que les graisses s’accumulent dans le corps uniquement pour piéger les toxines et les acides que nous consommons, et mille autres choses que nous ne pourrons effleurer ce soir avec notre invité qui a suivi de près les productions de monsieur Casasnovas et estime qu’il est grand temps d’apporter un regard critique et sérieux sur ce qui se dit. Parce qu’on ne fait pas n’importe quoi avec la santé, et que pour savoir si celui qu’on écoute sait de quoi il parle, on n’a pour le moment pas inventé mieux que le diplôme, il faut au moins se méfier de ce monsieur Casasnovas et prêter l’oreille à Climen, qui est vidéaste mais aussi pharmacien. Il a sur ces sujets des lumières que d’autres, comme nous, n’ont pas forcément.

Cet article « Regenere.org » Quels sont les dangers ?- Tronche en Live #27 (Climen) est apparu en premier sur La Menace Théoriste.

par Jean-Paul Delahaye - SPS n°316, avril 2016 Aujourd'hui, pour qu'une revue scientifique – en ligne ou non – puisse vivre, il y a en gros deux façons de la concevoir : soit le lecteur paye, soit l'auteur paye. Le premier modèle est le modèle classique et le seul qui existait il y a vingt ans (à l'exception de certaines revues gratuites publiées par des institutions comme EDF). Les bibliothèques, les laboratoires ou les particuliers s'abonnent et reçoivent périodiquement des exemplaires de la revue. (...) Du côté de la science
Néonicotinoïdes : l'Assemblée nationale a persisté La très subtile communication de France Nature Environnement ... On ne savait pas que les abeilles avaient disparu... Pas de diméthoate... pas de cerises Commençons par une digression : France 3 Rhône-Alpes...
Vivre à l'Âge du Stupide : comment comprendre le Brexit, Trump et les antis Risk-monger* Aujourd'hui [25 juin 2016], le monde s'est réveillé sur un vote des Britannique en faveur d'un retour au passé et d'une sortie de l'Union européenne. Cette décision...
Par AFP
Attentats : les complotistes se déchaînent, au mépris des victimes
"Ceci est un complot de l'Etat", "du travail de franc-maçon", "Mohamed Lahouaiej est en vie" : les conspirationnistes, comme après chaque attentat, se déchaînent sur la tuerie de Nice, au mépris de la douleur des victimes.

"Le suspect de Nice parle depuis la Tunisie et dit qu'il n'est pas responsable du massacre !!!!", affirme une vidéo postée sur Youtube par "Orlando USA". Sur ce film de 41 secondes, un homme, vraisemblable homonyme du tueur mais qui ne lui ressemble en rien, affirme, en arabe, n'avoir rien à voir avec la tragédie.

Pourquoi Mohamed Lahouaiej Bouhlel a-t-il laissé ses papiers dans le camion qui a fauché des centaines de personnes, en tuant 84 ? Pourquoi un "homme en beige" apparaît-il "dans plusieurs vidéos" alors que des policiers abattent le tueur ? Un deuxième homme était-il dans le poids lourd ? Réponses : "curieux", "complot".

Il y a ce témoin allemand ayant filmé le début du carnage, qui est, d'après Panamza.com, un site phare de la sphère conspirationniste, "lié à Israël". Les images deviennent alors "troublantes", les "coïncidences" moquées, les conclusions suggérées. "Que chacun déduise ce qui lui convient le mieux !", lance un lecteur.

Attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher, 13 novembre, Bruxelles, Nice... A chaque tragédie ses théories complotistes. (...)

Lire la suite sur le site de l'Est éclair.


Voir aussi :
* Newtown : ces conspirationnistes qui s’en prennent aux familles de victimes

Conspiracy Watch - Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot
Par Théo Conscience
Nice : quand Christian Estrosi flirte avec la théorie du complot
Dans "Le Parisien" de ce vendredi 22 juillet, Christian Estrosi accuse le gouvernement de vouloir détruire des preuves relatives à l'attentat de Nice, et remet en question l'indépendance de l'enquête.

Christian Estrosi serait-il en train de verser dans le complotisme ? Après avoir multiplié les sorties médiatiques cette semaine pour pointer la responsabilité de l'Etat dans l'attentat de Nice le 14 juillet, l'ex-ministre de Nicolas Sarkozy va plus loin ce vendredi 22 juillet, accusant carrément le gouvernement de chercher à effacer des preuves.

De quoi s'agit-il ? Ce mercredi 20 juillet, la Sous-direction anti-terroriste (SDAT) a demandé aux autorités municipales niçoises de détruire les enregistrements des caméras de vidéosurveillance qui ont filmé l'attentat. Après avoir refusé d'effacer les images en question, la municipalité niçoise a demandé au Procureur de les mettre sous séquestre. "L'Etat veut effacer toutes les traces", réagit ce vendredi 22 juillet le président Les Républicains (LR) de la région Paca dans Le Parisien. Il faut dire qu'au lendemain des révélations de Libération au sujet des "failles" dans le dispositif de sécurité sur la promenade des Anglais le soir du 14 juillet, l'occasion devait être trop belle pour l'ancien maire de Nice. Alors que le quotidien titrait sur les supposés "mensonges" du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, l'édile niçois va plus loin, agitant la théorie du complot. (...)

Lire la suite sur le site de Marianne.


Voir aussi :
* Attentat de Nice : pourquoi la justice veut effacer les images de vidéosurveillance (L'Obs, 22 juillet 2016)
* Attentat de Nice : "Il n'y a pas eu de mensonge des autorités", assure le préfet (L'Obs, 21 juillet 2016)
* Le mensonge sur le pseudo-mensonge de Cazeneuve, par Olivier Duhamel (LeLab d'Europe 1, 21 juillet 2016)

Conspiracy Watch - Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot
Note de lecture de Martin Brunschwig - juillet 2016 À des questions sérieusement drôles, des réponses drôlement sérieuses ! (avant-propos, p.6) La nouvelle collection « In psycho veritas » est une heureuse initiative : son but est de vulgariser les études scientifiques de psychologie, et son ambition est d'opérer dans ces études une « sélection drastique ; ils [les auteurs] pointent pour nous les plus percutantes, les plus pertinentes, les plus étonnantes, celles qui sont susceptibles de répondre à nos (...) Notes de lecture
Et revoici Séralini ! Revoilà Vandana Shiva !... Revoici Séralini ! Solidarités ? Le récent appel de 110 Prix Nobel en faveur de l'agriculture de précision, produits des biotechnologies inclus, a sans nul doute incité les milieux « alternatifs » à raviver...
Dans une enquête publiée aujourd’hui, Libération accuse le ministre de l’Intérieur d’avoir menti s’agissant de la sécurisation de la Promenade des Anglais le soir du 14 juillet dernier. Riposte immédiate de Bernard Cazeneuve : Libération utilise des «procédés qui empruntent aux ressorts du complotisme» et cherche à l’atteindre «dans sa réputation». Dans un édito en forme de «c’est celui qui dit qui l’est», Johan Hufnagel, directeur délégué de Libération, suggère que c’est Bernard Cazeneuve qui est victime d’«une poussée de complotisme».

Première observation : on peut regretter que le ministre de l’Intérieur ne se soit pas abstenu d’user du terme «complotisme» sans préciser la différence de nature qu’il peut y avoir entre un journal comme Libération et les médias authentiquement complotistes qui prolifèrent sur la Toile. Surtout dans un moment où la prévention «des risques d'emprise complotiste» est constitutive des actions que le Gouvernement cherche à mettre en oeuvre pour lutter contre la radicalisation et le terrorisme.

Remarquons cependant que Bernard Cazeneuve n’accuse pas la rédaction de Libération d’être complotiste, comme le suggère le titre de l’édito de Johan Hufnagel. Dans un contexte où Libération lui reproche rien moins que d’avoir diffusé «un mensonge», de surcroît en une de son édition, le locataire de la place Beauvau a cru devoir dénoncer des «procédés qui empruntent aux ressorts du complotisme», ce qui n’est pas exactement la même chose que de mettre sur le même plan Libération et, mettons, Egalité & Réconciliation.

Le ministre a également laissé entendre que Libération était partie prenante «de campagnes politiques ou de presse qui visent à [l’] atteindre […] dans sa réputation». Etait-il vraiment nécessaire que Libération en tire prétexte pour accuser à son tour Bernard Cazeneuve de céder aux sirènes du complotisme ? Ne peut-on pas, là aussi, regretter l’usage d’un tel terme dirigé contre un ministre de la République qui ne saurait être confondu avec le premier théoricien du complot venu ? Ne peut-on, dans le même temps, trouver malvenue sa dénonciation de «campagnes de presse» là où, de toute évidence, Libération se contente d’assumer le rôle que lui assigne son statut d’acteur du quatrième pouvoir ?

Ni la presse ni le Gouvernement, cibles de choix des complotistes patentés, ne sortent grandis d’une telle séquence. Morale de l’histoire : cessons de gloser sur le complotisme présumé des uns et des autres à partir de matériaux aussi fragiles. Ne contribuons pas à faire du «complotisme» une étiquette infamante parmi d’autres. Utiliser ce mot de manière aussi peu fondée pour délégitimer un détracteur est en réalité une manière d’œuvrer à sa démonétisation et de rendre, au final, un fier service à tous ceux – vrais imposteurs et autres désinformateurs professionnels – qui prospèrent sur la montée contemporaine du complotisme.

Conspiracy Watch - Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot
Comment des ONG opposées à l'agriculture moderne répandent la désinformation sur les OGM en Afrique Isaac Ongu* L'Afrique fait l'objet d'attaques. Mais qui en est l'auteur et qui en sont les victimes ? Selon Henk Hobbelink, agronome néerlandais et fondateur...

 

 

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