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d'après une sélection de blogs sceptiques.

Comme le titre de ce blog l'indique, celui-ci ne traite que de (critique de) la psychanalyse, il aborde aussi des questions de bioéthique.

Dans le cas présent, il s'agit des questions relatives à l'anonymat des dons de gamètes. J'en ai déjà parlé dans un précédent article. Je vais donc détailler à ce sujet.

La question m'interpelle à plusieurs titres. En effet, en France, la plupart des personnes connaissent leurs deux parents biologiques. Tous, à l'exception de quelques-uns, dont les enfants issus de PMA. C'est pourquoi je suis très sceptique face à l'anonymat des dons de gamètes : je m'y oppose, quitte à ce que cela réduis les dons. Etant de gauche dans l'âme, c'est pour des raisons égalitaires que je m'y oppose, et je sympathise avec celles et ceux qui veulent connaître l'identité de leur géniteur anonyme, comme les membres de l'association PMA. Je me suis renseigné sur le sujet principalement grâce à deux lectures : Des humains comme les autres d'Irène Théry et Mes origines : une affaire d'état d'Audrey Kermalvezen.

Je sais que mon point de vue n'est pas nécessairement majoritaire en France, loin de là. D'après plusieurs sondages, l'anonymat est souhaité à la fois par les donneurs et les receveurs dans leur majorité, mais ce point de vue semble également majoritaire dans l'opinion publique dans son ensemble.

En France, la question transcende les clivages gauche-droite habituels, y compris, et c'est le plus notable, les clivages usuels en bioéthique. Pour simplifier, on a d'un côté des idéalistes égalitaires et "biologisants" minoritaires contre des utilitaristes et socialisants/médicalisants majoritaires.

C'est pourquoi la légalisation de la PMA pour les couples de lesbiennes me pose problème, en l'état actuel des choses. Je considère que sur ce sujet, il ne faudrait pas mettre la charrue avant les bœufs, quand on voit ce qui se passe chez nos voisins et comment la question a été traitée chez eux. Je regrette bien évidemment que le débat sur ce sujet ait été verrouillé, mais je ne regrette pas que l'extension de la PMA n'ait pas été votée.

Chez les partisans de l'extension de la PMA à tout prix, un leitmotiv revient qui est celui de l'égalité, que réserver la PMA aux hétérosexuels infertiles seraient intrinsèquement discriminatoire, et que ne pas connaître ses origines biologiques ne serait finalement pas si grave parce que beaucoup de personnes ne les connaissent pas et que certaines situations particulières (inceste...) justifient le maintien du secret. S'opposer à l'extension de la PMA serait même carrément homophobe, ce qui est un autre bon moyen de verrouiller encore davantage le débat à ce sujet...

Pour le premier point, je suis d'accord et j'ai déjà affirmé cette position dans un précédent article. Pour le second point, je trouve beaucoup à redire : déjà, qu'il est présomptueux de parler au nom d'individus que l'on ne connaît pas, et de minimiser la souffrance qu'ils pourraient exprimer. De plus, il y a une différence entre être privé de ses origines par accident et créer volontairement une situation où un enfant serait privé à vie de l'identité d'un de ses géniteurs. Enfin, la comparaison avec l'inceste est à se tirer une balle dans le pied, car elle sous-entend que la PMA serait une technique de procréation intrinsèquement honteuse. Autrement, il ne sera pas possible de faire croire à un enfant né dans une famille homoparentale qu'il sera né de ses deux parents : sa méthode de conception lui sera très vite dévoilée ; il y a lieu de penser, et plusieurs études le suggèrent déjà, que les questions sur le géniteur ne seront pas rares.

Qu'on le veuille ou non, il y a toujours besoin d'un homme et d'une femme pour la reproduction, sinon, il n'y aurait justement pas de revendication liée à la PMA. Le parent dit "social" n'est pas plus à l'origine de l'enfant que je suis à l'origine du T-shirt que je me suis acheté. Le fait d'avoir un enfant est avant tout un fait biologique. Même si le désir est une composante importante, bien sûr, pour s'assurer qu'il soit correctement élevé ensuite. Mais il faut toujours se rappeler qu'il faut "fabriquer" quelque chose avant de le donner, de le distribuer. Cela vaut dans ce domaine comme ailleurs.

Sur la PMA, il y a une contradiction qui émerge : d'un côté, on dit que le biologique n'est pas important, on dénonce la "biologisation de la filiation" mais de l'autre on juge la PMA et la connexion à un parent biologique préférable à l'adoption. !


Etant donné que je suis à la fois favorable au mariage et l'adoption "pour tous" et critique de l'anonymat des dons de gamètes, je suis conscient que ma position sera difficilement comprise et pourra même être jugée incohérente. C'est qu'à mon avis, l'objectif devrait être de trouver un équilibre entre le biologique et le social, les deux méritant d'être reconnus à leur juste valeur.

La levée de l'anonymat est une position qui peut être aussi difficile à défendre à gauche en France, à cause de la méfiance du milieu intellectuel de gauche vis-à-vis du biologique. La part biologique de l'homme y est souvent sous-estimée (cf. cet article sur le site de la Ligue des Droits de l'Homme). Un exemple concerne l'histoire médicale de chacun. Il se trouve que ma grand-mère était atteinte de la maladie de Huntington, ce qui me laisse une probabilité d'un quart de développer cette maladie au cours de ma vie. Mais bon, au moins je le sais, et je serais donc mieux préparé si les symptômes surviennent un jour.

Autrement, je me suis aussi rendu compte qu'il existait, à l'extrême-gauche sociétale, toute une sale tradition qui consiste à défendre la liberté des adultes au détriment des droits des enfants. Il ne s'agit pas de la perpétuer !

Pour me rassurer, bizarrement ou non, le sujet n'enthousiasme pas non plus la droite française, qui ne réagit pas de façon plus intelligente ; au contraire même, elle préfère se réfugier dans son cynisme habituel, sans grande réflexion ni cohérence - par exemple, en maintenant l'adhésion au modèle médical - en plus des arguments de façade utilitaristes, sentimentaux et anti-"eugénistes" contre le "tri des donneurs" (dont personne ne fait la revendication) s'y rajoute de l'hypocrisie sur la dénonciation de la "biologisation de la filiation" - alors qu'ils sont contre l'homoparentalité ! A ce sujet, certaines associations homoparentales (comme l'ADFH) sont contre l'anonymat des dons de gamètes, ce qui permet de répondre à certains clichés sur le "on ne ment pas aux enfants"... Par ailleurs, si demain, si la législation n'est pas changée, un fils de lesbiennes demandait à connaître son géniteur, sa requête serait-elle considérée comme plus légitime, plus acceptable que si c'était le fils d'un couple hétéro stérile ? Là se situe l'hypocrisie, à mon sens.


Je considère aussi la PMA médicale comme un mirage. La PMA ne rend pas fertile un homme stérile. C'est le sperme d'un autre homme qui est utilisé. A la limite, je préfèrerais une droite constante dans son opposition à la PMA qu'une droite qui continue d'adhérer au mirage de la PMA médicale.

La bonne façon de voir les choses, à mon sens, serait de voir la PMA comme un moyen de remédier à une impossibilité reproductive (quelque soit son origine) dans un système libéral régulé - un système purement "libertarien" opterait au contraire pour le système de "double guichet" avec possibilité de rémunérer les dons, système en vigueur aux Etats-Unis ; malgré tous les défauts du système français, je lui reconnais d'avoir mis un frein à la marchandisation du vivant en optant pour les dons gratuits.

La question de la levée de l'anonymat a pu, il est vrai, être instrumentalisée par des groupes dotés d'une idéologie "pro-vie", conservatrice voire réactionnaire ; mais est-ce que cela en fait une mauvaise idée pour autant ? Au contraire, je pense que l'élargissement de la PMA après la levée de l'anonymat constitue, à mon sens, le bon équilibre qui permettra à chacun de ne plus être en marge de la race humaine.







Parmi les nombreuses « preuves » avancées par les pro-chemtrails, celle-ci est particulièrement cocasse :

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Il y a trois ans, pilote a écrit dans le ciel New-Yorkais « Last chance » (=dernière chance). Ni une ni deux, la conspiration des chemtrails a repris ça à sa sauce en voyant qu’il s’agissait d’un avertissement ou pire, d’une moquerie de la part d’un pilote membre du complot.

Evidement comme toujours, il en est rien. La scène s’est déroulée en octobre 2011. Lors de l’événement, l’addition du lieu, la date et le fait qu’il s’agisse d’un avion a fait penser à tout le monde qu’il s’agissait d’une menace terroriste. On se trouvait en effet 10 ans et un mois après les attentats du 11 septembre.

Mais qu’est-ce donc que ce message dans le ciel ? Hé bien il s’agit en vérité d’un mélange entre performance artistique et publicité. L’idée vient des amis du High Line, ce dernier est un parc/jardin aménagé sur le toit d’un immeuble. Le tracé a été réalisé par Kim Beck. Des articles datant de l’époque sont visibles ici et .

Certains prétendent en outre que cette histoire a été inventée après coup. Le message Last Chance n’était pas l’unique message écrit dans le ciel ce jour-là. Il était en effet précédé de « We lost our lease » puis suivi de « Open Now ». Certaines personnes prétendent que ces deux messages n’existent pas et qu’ils ont été inventés pour camoufler le message « Last chance ». Or, internet sait tout et internet nous permet de voir que ces messages complémentaires existent :

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

On voit en outre sur cette dernière vidéo que l’avion est un petit appareil utilisé pour ce genre de démonstrations, rien à voir avec un avion de plus grande taille comme ceux de l’aviation civile qui ne pourrait évidemment pas réaliser ce genre de virages.

Plusieurs vidéos et photos semblent témoigner que certaines trainées laissées par les avions sont grisâtres ou noir. Le phénomène a évidemment était considéré comme une nouvelle forme d’épandage aérien indiquant implicitement que des produits chimiques inédits étaient déversés. Regardons donc de quoi il s’agit :

D’emblée, nous pouvons remarquer plusieurs choses. Déjà, tous les avions dans cette vidéo sont filmés dans des conditions similaires, ils volent à des altitudes assez proches avec un écart maximal de quelques milliers de mètres et sont tous filmés selon le même angle, à savoir une vue presque horizontale par rapports aux avions filmés. Parfois ces derniers sont légèrement au-dessus du caméraman, parfois légèrement en-dessous mais jamais ils ne se trouvent à un point pleinement supérieur ou inférieur.

En outre, il est intéressant de voir que certaines de ces trainées sont très brèves et non persistantes alors que les chemtrails sont au contraire caractérisés par des trainées censées durer dans le temps.

Allons plus loin avec d’autres prises de vue :

Cliquer ici pour voir la vidéo.

A 1:08, nous avons un avion avec une trainée bleutée, presque grise et encore une fois, l’image est filmée depuis le ciel.

Mais à la 6e minute, nous avons ce qui semble être une explication à ce phénomène de trainées sombres. Nous pouvons en effet voir un avion se diriger vers la caméra. Lors de son approche, la trainée est blanche, bien que celle-ci tire vers le gris là où elle est le plus éloigné de la caméra. Mais une fois l’avion disparu la trainée dévie vers la droite et que voit-on ? Sa couleur vire peu à peu au gris :

chemtrailsmoving

Que nous amène à penser cette vidéo ? Hé bien que la couleur grisâtre de ces trainées n’est rien d’autre qu’une question de perspective et de dispersion de la lumière en fonction du point où l’on se place. Il n’est d’ailleurs pas anodin que toutes ces trainées foncées soient vues selon des angles de vue comparables et qu’absolument aucune image prise depuis le sol ne vient illustrer le même phénomène. La raison en est simple, les trainées qui semblant sombres depuis le ciel seront vues blanches depuis le sol.

A 6:44, une trainée grisâtre mais légèrement orangée par le couché du soleil est encore et toujours filmée selon un angle plus ou moins horizontal.

La vidéo se termine avec deux trainées grises filmées dans des conditions similaires, c’est-à-dire légèrement au-dessus de l’avion ciblé.

La couleur des trainées peut légèrement varier d’une vidéo / photo à l’autre. La raison en est simple et est totalement comparable à la couleur des nuages : le facteur clé ici est la luminosité et notamment la position du soleil :

CloudColor

L’image ci-dessus est issue du site de l’université du Texas. A propos de la couleur des nuages, nous pouvons lire : « Storms moving in from the west during the afternoon and evening hours will appear even darker. This is because the angle of the sun means light must travel a farther distance from the top of the cloud to the base of the cloud. Also, clouds composed of bigger droplets tend to absorb more sunlight than those with smaller droplets. »

Traduction : Les tempêtes se déplaçant depuis l’ouest pendant les après-midi et les soirées vont apparaitre plus sombre. C’est à cause de l’angle du soleil car la lumière doit parcourir une plus grande distance depuis le haut du nuage jusqu’à sa base. En outre, les nuages composés de plus grosses quantités d’eau tendent à absorber plus de lumière que ceux avec moins de contenu.

Avant de conclure, je tiens à faire un rappel quant aux images qui trainent sur internet. Il est possible de tomber sur cette photo :

sudldnox.001

Indubitablement, la trainée apparait particulièrement noire. Or, n’importe qui habitué aux traitements photos s’apercevra immédiatement que la photo a subi un post-traitement, sans doute avec un filtre automatique. Les couleurs ne sont donc pas naturelles ou authentiques.

Il est très simple de parvenir à un tel résultat. Voici une image tirée d’une vidéo, avec donc une qualité d’image légèrement moins bonne que la photo ci-dessus. En dessous se trouve la même photo mais avec un post-traitement :

Black_Chemtrail_over_Iraq.mp4_20140113_203435

Black_Chemtrail_over_Iraq.mp4_20140113_203435

Comme on peut le voir, la trainée sur la première photo semble grise alors que sur l’exacte même image mais avec une retouche post-traitement celle-ci semble véritablement noire.

Résumons : les trainées noires n’apparaissent comme tel qu’avec des prises de vue aériennes (je mets au défi quiconque de me fournir une image de trainées sombres prise depuis le sol). Leur couleur vient de la luminosité spécifique lorsqu’on regarde une trainée d’un point de vue plus ou moins horizontal. Le teint grisâtre de ces trainées est variable en fonction de l’angle des rayons du soleil et de la position de l’observateur. Cette variation peut également dépendre de la densité de la trainée elle-même.

Conclusion, aucun chemtrail noir (ni aucun chemtrail blanc d’ailleurs) n’est actuellement répandu dans le ciel.

par Louis-Marie Houdebine - SPS n° 309, juillet 2014 Des faits expérimentaux peu crédibles, car faisant référence à des forces inconnues, sont rapportés périodiquement. Les conclusions de telles expériences ne résistent en général pas à une analyse détaillée et rigoureuse des résultats et elles sont considérées comme relevant d'un manque de sens critique. Une publication récente faite dans une revue de très bon niveau montre que des résultats flagrants et simples peuvent être restés inconnus et totalement (...) Du côté de la science
Note de lecture de Marcel Kuntz L'ouvrage est constitué de copiés-collés de larges parties d'une thèse soutenue par Catherine Baudoin en juin 2009 à l'Université Paris 1 Panthéon–Sorbonne. Il s'agissait d'examiner, sujet intéressant, la « Pratique de l'éthique appliquée dans les comités d'éthique en Europe et au Canada [dans] le cas des plantes transgéniques ». L'auteure distingue deux catégories de tels comités, ceux « ouvertement favorables aux OGM » et « ceux qui ne s'inscrivent pas dans une logique pour ou (...) Notes de lecture

Sceptom a un an!

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Sceptom

le 17-12-2014 à 23:55 GMT
Voilà un an que Sceptom existe, avec mon premier article publié le 17 décembre 2013. J’ai voulu créer ce blog parce que je suis un sceptique, parce que je voulais être un minimum actif dans le mouvement sceptique, mais un rien trop fainéant pour écrire mes propres articles. Il existe des tas de sources sceptiques […]

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MEDLINE / PubMed est la base de données biomédicales internationale la plus complète, qui contient actuellement les références de 24 millions d’études réalisées depuis 1950. 

A titre d’exemple plus de 3 millions des publications réalisées mentionnent le terme cancer. Pour l’hypnose (hypnosis, en anglais) le nombre de travaux chute à un peu plus de 13 000. 

Si l’on essaye de se faire une idée du corpus médical qui sous-tend « l’hypnose quantique » (quantum hypnosis, en anglais) on est surpris de voir qu’aucune étude abordant réellement ce sujet ne soit publiée dans une revue à comité de lecture pour permettre une évaluation objective de la technique.

Cependant l’offre de formation proposée par la société Emergences est prise en charge par l’OGDPC. 

Créé en juillet 2012, l'Organisme Gestionnaire du Développement Professionnel Continu (OGDPC) est un Groupement d'Intérêt Public constitué paritairement du Ministère des Affaires Sociales et de la Santé et de l'Assurance Maladie. 

L'OGDPC émane de l’article n°59 de la loi du 21 juillet 2009 portant sur la réforme de l'hôpital. Article qui précise que « le développement professionnel continu a pour objectifs l’évaluation des pratiques professionnelles, le perfectionnement des connaissances, l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins ainsi que la prise en compte des priorités de santé publique et de la maîtrise médicalisée des dépenses de santé. Il constitue une obligation pour les médecins. »

Pour participer au séminaire de perfectionnement à « l’hypnose quantique » proposée fin janvier 2015, il en coutera, dans le cadre de la formation continue, 210 € par personne.

Précisons que le Dr. Virot qui propose ce singulier séminaire est aussi l'actuel Président élu de la Société internationale d’hypnose.
 
Source : CIPPAD, 17 décembre 2014
L'ordre des masseurs-kinésithérapeutes pouvait valablement refuser la reconnaissance de la "fasciathérapie" (Conseil d'Etat)
 
PARIS, 11 décembre 2014 (APM) - Le Conseil national de l'ordre des masseurs- kinésithérapeutes (Cnomk) pouvait valablement refuser que les membres de la profession puissent se prévaloir d'une qualification de "fasciathérapie", dont l'assise scientifique est insuffisante, a jugé lundi le Conseil d'Etat.
Dans son arrêt, le Conseil d'Etat donne raison au Cnomk qui s'était prononcé dans un avis rendu le 22 juin 2012 contre la reconnaissance de la "fasciathérapie" et interdisant aux masseurs-kinésithérapeutes de faire état d'une telle qualification sur leurs documents, cartes ou plaque professionnels ou dans des annuaires.
Il avait été saisi fin décembre 2012 par l'Association nationale des kinésithérapeutes- fasciathérapeutes (ANKF).
La "fasciathérapie" est présentée comme "une thérapie manuelle centrée sur le patient" et censée constituer une "spécialisation de la kinésithérapie", rappelait le Cnomk dans son avis, résumé par le Conseil d'Etat. Ses promoteurs l'associaient aux thérapies de complément dans les centres anti-douleur ou de lutte contre le cancer, faisant valoir qu'elle s'adresserait au 'fascia' et au comportement vasculaire à travers la pulsologie en mobilisant "l'accordage somato-psychique", précisait le Cnomk.
Il énonçait dans son avis "ne pas reconnaître 'la fasciathérapie' comme une qualification, un diplôme, un titre, un grade, une fonction, une spécificité ou une spécialité de la masso-kinésithérapie" et qualifiait de faute disciplinaire l'usage par un masseur-kinésithérapeute des termes "fasciathérapeute" et "fasciathérapie".
"Aucune étude scientifique référencée dans la littérature internationale ne permet d'affirmer que les méthodes utilisées par la 'fasciathérapie', notamment 'la pulsologie', la 'régulation des liquides du corps', la 'biomécanique sensorielle", 'l'accordage somato psychique' et la 'médiation corporelle' constituent des soins fondés sur les données actuelles de la science médicale" au sens du code de déontologie.
"Par conséquent, ces techniques de 'fasciathérapie' ne peuvent pas être présentées comme salutaires puisque insuffisamment éprouvées et potentiellement illusoires" au sens de l'article du code de déontologie proscrivant le charlatanisme, estimait le Cnomk.
Le Conseil d'Etat observe d'abord que le Cnomk est bien compétent pour "déterminer les qualifications, titres, grades, diplômes et fonctions que les masseurs- kinésithérapeutes sont autorisés à mentionner dans leurs documents professionnels, dans des annuaires et sur leurs plaques", et estime qu'il n'a pas excédé ses pouvoirs pour refuser de reconnaître la fasciathérapie.
La haute juridiction a ensuite estimé que l'ordre avait clairement "énoncé les considérations de droit et de fait sur lesquelles repose son refus d'autoriser les masseurs-kinésithérapeutes à faire état d'une qualification en la matière".
Enfin, le Conseil d'Etat a globalement validé l'analyse de Tordre et la justification du refus liée à l'absence de fondement scientifique suffisant, relevant qu'il incombait au Cnomk de vérifier la qualité des soins.
En conséquence, il a rejeté le recours de l'ANFK en la condamnant à verser 3.000 euros au Cnomk.
Arrêt du Conseil d'Etat n°364750
vg/ab/APM polsan redaction@apmnews.com
Source : APM News, 11 décembre 2014

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    Monsieur le Président, Je suis adhérent à la MGEN. Comme tout adhérent d'une mutuelle de santé, j'attends de ma mutuelle « une organisation au service de l'adhérent ». Mais la MGEN n'est pas une mutuelle comme les autres. C'est le centre de sécurité sociale obligatoire des professionnels de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et leur assurance complémentaire la plus fréquente. A ce titre j'attends aussi de ma mutuelle une exemplarité dans le contenu de sa communication à (...) Articles

    S’il y a un sujet vertigineux en sciences cognitives, un sujet susceptible de nous happer dans un tourbillon d’où il est très difficile de s’extirper (et j’en ai fait l’expérience encore ce matin…), c’est bien celui de la conscience humaine ! Et plus particulièrement de ce que les philosophes appellent la conscience « phénoménologique », c’est-à-dire ce qui fait qu’on sent par exemple le rouge comme… rouge et non pas comme bleu ou comme l’odeur d’une toast brûlée…

    Cela peut sembler complètement farfelu : bien sûr que ce qui est rouge on le ressent comme rouge et que ce qui sent le brûlé on le sent comme une odeur de brûlé, et ce qui fait mal, comme une sensation de douleur, pourrait-on ajouter. Mais dans les trois cas, ce qui cause ces sensations ce n’est que de l’activité nerveuse dans des circuits de neurones. De l’activité dans des réseaux cérébraux différents, je vous l’accorde, mais néanmoins des influx nerveux qui amènent le relâchement de neurotransmetteurs, qui génèrent à leur tour des influx nerveux, etc. Où est la sensation de rouge dans tout ça ?, demandent les philosophes qui s’intéressent à ce qu’ils appellent le problème «difficile» de la conscience, ou encore «l’explanatory gap», cet écart, que dis-je, ce gouffre qui semble exister entre le ressenti subjectif et l’activité nerveuse. Décidément, dès que l’on commence à parler de ce sujet, il semble impossible de ne pas se faire happer dans ce gouffre…

    Ce n’est toutefois pas ce que pense Kevin O’Regan qui, dans une conférence intitulée « Why things feel the way they do? », défend son approche sensorimotrice pour comprendre la conscience phénoménale. Conférence fascinante que vous pouvez visionner grâce au premier lien ci-bas et qui constitue une excellente introduction à cette approche qui s’inscrit dans ce qu’on pourrait appeler la grande constellation des approches incarnées en sciences cognitives.

    Mis de l’avant dans les années 1980 par des linguistes comme George Lakoff et Mark Johnson et au début des années 1990 par des biologistes comme Francisco Varela ou des philosophes comme Evan Thompson, cette conception de la cognition replace le corps au cœur de la pensée d’où il avait été évacué par des décennies de cognitivisme, sans parler des siècles de cartésianisme ! Le deuxième lien ci-bas pointe d’ailleurs vers une entrevue filmée avec Varela à l’époque où il travaillait sur le livre La cognition incarnée avec Eleanor Rosch et Evan Thompson (ce dernier précise ailleurs que la date de 1983 qui accompagne le vidéo est erronée et devrait se situer plus aux alentours de 1988 ou 1989). Les extraits vidéo avec Varela sont rares à part l’excellent film Monte Grande, alors ne manquez pas celui-là où il aborde entre autres la question de la perception des couleurs au cœur de la conférence de O’Regan.

    Quant au troisième lien ci-bas, il constitue une excellente revue de toutes ces expériences souvent surprenantes qui montrent à quel point nos pensées les plus abstraites prennent au fond racine dans le corps que nous avons. Le recours à 4 métaphores par minutes (ou une à tous les 25 mots environ) lorsque nous parlons n’étant qu’une des nombreuses données qui vont en ce sens, comme l’ont aussi montré les travaux de Douglas Hofstadter et Emmanuel Sanders sur le sujet.

    Mais pour en revenir à la conférence de O’Regan, que dire pour la résumer en peu de mots sinon vous suggérer de vous faire du popcorn et de l’écouter confortablement dans votre salon… pour vous faire déranger par ses idées inconfortables ! Comme sa conviction que les robots auront probablement dans quelques décennies cette conscience phénoménologique…

    Car pour lui, comme pour d’autres qui ont élaboré des modèles pour l’expliquer, cette capacité à ressentir la teneur particulière d’une sensation vient en grande partie de l’appareil sensorimoteur de notre corps qui permet essentiellement trois choses : 1) d’interagir avec le monde extérieur (ce qu’il appelle « bodiliness »); 2) de voir ce monde extérieur s’imposer à nous par nos sens (ce qu’il appelle « insubordinateness »); 3) et d’avoir des réflexes innés d’orientation à certains stimuli puissants (ce qu’il appelle « grabbiness »). La proprioception, notre taux de glucose sanguin ou un souvenir remémoré n’auront jamais la « présence » d’une perception sensorielle réelle parce qu’ils manquent tous certaines de ces trois caractéristiques.

    O’Regan pense que l’on doit changer radicalement notre conception de la façon dont cette conscience subjective est produite. Passer d’une conception standard où « le cerveau crée la sensation », à une conception où « la sensation est une façon d’interagir avec le monde ». Je vous passe les développements complexes mais clairement exposés sur les longueurs d’onde et la perception des couleurs, ce billet est déjà trop long. Mais l’analogie qu’il utilise est celle du passage du vitalisme à la conception moderne de la vie : on ne réfère plus à quelques «esprits vitaux» depuis que, vers le début du XXe siècle, on a compris que la vie était en gros une façon particulière qu’un système avait d’interagir avec son environnement. De la même façon, O’Regan pense que le fossé se comble pour l’explication de la conscience subjective avec une approche sensorimotrice, à condition de lui ajouter des processus attentionnels de plus haut niveau capables d’accéder au travail des boucles sensorimotrices en train d’interagir avec le monde.

    Des phénomènes fascinants comme la cécité au changement ou la cécité attentionnelle perdent alors de leur mystère et s’expliquent beaucoup plus aisément, comme le démontre O’Regan dans sa présentation où il démontre ce second phénomène sans l’aide du traditionnel gorille !

    a_lien Video : Why things feel the way they do?
    a_lien Video : Varela Interview
    i_lien Metaphorically Speaking
    a_lien Why Red Doesn’t Sound Like a Bell: Explaining the Feel of Consciousness (2011)

    Nouvelle semaine, nouvelle vidéo :

    Cliquer ici pour voir la vidéo.

    Comme toute conspiration, il est intéressant de voir que malgré le caractère secret et camouflé des supposés épandages aériens, certains parviennent à rassembler des soi-disant photos prouvant l’existence des chemtrails. Nous avons ainsi le droit à plusieurs dizaines de photos censées prouver l’existence d’épandages. Pour le dire autrement, lors de ces actions normalement secrètes et devant se dérouler dans la discrétion la plus totale, certains individus sont autorisés à prendre des photos et même à la diffuser sur internet, allant donc à l’encontre du caractère fondamentalement caché de ces épandages. Et évidemment, personne ne s’interroge sur cette contradiction.

    Il serait trop long de debunker la vidéo image par image mais on peut déjà mettre à la poubelle bon nombre de photos. Dans un premier temps, les images où l’on voit des avions militaires être chargés par des tonneaux, barils et autres conteneurs. La logique derrière leur utilisation ici est assez audacieuse : « Les militaires mettent des bidons dans leurs avions donc c’est forcément des produits chimiques qu’ils vont épandre par voies aériennes ». Déjà, absolument rien ne permet de dire que ces conteneurs sont pleins. Ils peuvent être simplement acheminés d’un point A à un point B pour être utilisés dans leur lieu de destination. Ensuite, même s’ils sont plein, absolument rien ne permet de dire qu’ils sont remplis de produits chimiques. Ils peuvent très bien contenir de l’eau pour approvisionner certaines régions lors de catastrophes naturelles ou des troupes militaires dans des régions arides ou sans accès immédiat à l’eau potable. Troisièmement, même s’il s’agit de produits chimiques, par quelle perspicacité peut-on savoir qu’ils vont être utilisés comme chemtrails ? Des milliers de produits chimiques existent pour encore plus d’usages différents. Mais non, évidemment, les militaires mettent des barils dans un avions donc c’est forcément pour les épandre dans le ciel, ça ne peut pas être l’une des milliers d’autres raisons.

    Lorsque je parle de désinformation et de manipulation, la photo à la dixième seconde en est un bon exemple. Il s’agit d’un avion utilisé pour éteindre les feux d’incendie et la photo vient de cette page.

    La photo suivante à la onzième seconde n’est pas non plus une preuve de chemtrails. Il s’agit d’ensemencement de nuages pour déclencher la pluie et ainsi lutter contre des feux de forêts qui avaient lieu à Sumatra en 2005. Même les médias de cette région en ont parlé.

    La photo à la dix-huitième seconde est une autre manipulation en sortant la photo de son contexte. Il s’agit d’un avion « tanker » qui a pour but de réapprovisionner les autres avions sans que ces derniers n’aient besoin de se poser. La photo vient d’ici. La photo à la vingtième seconde est similaire.

    A la 22e seconde, nous trouvons enfin un appareil ayant un minimum de rapport avec la géo ingénierie. Il s’agit en effet d’un appareil pour ensemencement de nuages afin de faire pleuvoir localement notamment. Voici une autre photo de ce type d’appareil.

    Les pro-chemtrails persistent dans leur désinformation dans Images et vidéos SeedingGen_nawc

    Comme nous l’avons vu dans cet article, il est largement abusif de considérer que la géo ingénierie se limite aux chemtrails. La géo ingénierie n’est en rien secrète et le dispositif en photo ici est d’ailleurs vendu par une entreprise dont le site internet est visible ici.

    Il en va exactement de même pour la photo suivante puisque celle-ci vient de ce PDF parlant d’ensemencement de nuages.

    La photo à la 28e seconde est en réalité une modification du dispositif utilisé dans le réapprovisionnement d’avions en plein vol afin de réaliser des tests à propos de la congélation. La photo vient d’ici. Et en application, voilà ce que ça donne :

    nkc-135-spays-water-test-icing-raptorbig dans Images et vidéos

    A la 29e seconde, la photo vient d’ici et représente un dispositif de communication avec les sous-marins. Wikipédia nous permet d’en apprendre plus.

    A la 31e seconde, nous avons le droit à un dispositif d’analyse de la qualité de l’air. Ce que l’on voit sur la vidéo est une prise de vue rapprochée de cet avion (numéro N701BN) avec les tubes visibles sur la gauche :

    chemtrailplaneonground1forum

    Il serait d’ailleurs stupide de considérer que c’est un générateur à chemtrails puisque les trainées persistantes sont toujours visibles derrière les avions et non sur leur côté.

    S’ensuit quelques photos de fuel dumping, soit du largage de carburants dans certaines situations particulières. Plus d’infos sur la page wikipédia.

    A la 42e seconde nous avons l’honneur d’avoir une photo truquée comme l’indique une analyse précise de l’image.

    Une bonne dizaine de photos s’en suive, présentant des tonneaux et bidons dans des avions. Tout cela n’est en réalité absolument pas anormal, comme nous l’avons vu ici, il s’agit de tests aériens pour vérifier l’équilibre et la stabilité des avions avant leur commercialisation.

    A partir de 1:20, les preuves cessent et on se retrouve uniquement avec des photos du ciel. Sur plus de sept minutes de vidéos, même pas une minute et demi est constituée de « preuves ».

    Notons toutefois la photo à 1:27. Cette photo date des années 50 (déjà des chemtrails à ce moment ?) et représente un Boeing B-47 stratojet. L’appareil est tellement secret qu’il a même une page wikipédia où on y apprend qu’il a été conçu pour voler à très hautes altitudes et ainsi éviter de se faire repérer par les ennemis.

    La vidéo s’achève sur un extrait du journal télévisée où Evelyne Delia (qui fait bien sûr partie du complot), nous explique que des trainées blanches visibles sur les vues satellites ont été formées par des bateaux. L’air marin est en réalité constitué de moins de fines particules nécessaires pour la formation de nuages. Lorsqu’un bateau passe avec son lot de rejets, il n’est en rien surprenant que cela débouche sur la formation de trainées. En outre, s’il s’agissait de chemtrails, il faudrait m’expliquer pourquoi ils se trouvent en pleine mer là où il n’y a personne plutôt que sur un territoire occupé.

    Bref, encore une jolie vidéo de propagande qui n’est même pas bien faite puisqu’on peut trouver beaucoup plus d’images interprétables et allant dans le sens de la théorie des chemtrails lorsqu’on ignore ce qu’elles représentent vraiment. Il est d’ailleurs toujours amusant de voir que les personnes qui partagent ces vidéos sont les mêmes que celles qui parlent d’utiliser son esprit critique, sa raison et de ne pas se laisser manipuler.

    Enquête Les disciples du mystique indien Osho se battent pour le contrôle d’une fondation suisse. Entre soupçons de fraude et faux testament, le Département fédéral de l’intérieur mène des investigations.
    C’est une curieuse missive qui est arrivée sur le bureau du ministre suisse de l’Intérieur Alain Berset, début novembre. «Nous sommes inquiets de constater que des membres d’une fondation de droit suisse puissent être liés à un scandale d’ampleur internationale qui menace d’entacher l’héritage du philosophe Osho», expliquait le courrier.
    Ses auteurs sont des disciples du gourou indien Bhagwan Shree Rajneesh, alias Osho. Le mouvement de ce mystique controversé, surnommé le Sex Guru ou le Gourou en Rolls-Royce, avait connu son apogée dans les années 70 et 80 et influencé la mouvance new age. Critiqué en Inde, notamment pour sa conception très libérale des mœurs sexuelles, le maître s’était expatrié aux Etats-Unis et installé dans un ranch de l’Oregon en 1981, avec 2000 disciples appelés sannyasa.
    L’aventure s’était très mal terminée. Le bal des Rolls-Royce utilisées par le maître avait provoqué des tensions avec la population. Des disciples avaient fini par lancer une attaque à la salmonelle contre dix restaurants de la ville voisine. L’épisode, qui n’avait heureusement pas fait de victime, avait précipité la fin de la communauté. Expulsé, le maître était rentré en Inde avant d’y mourir, en 1990.
    Une entreprise florissante
    Vingt-cinq ans plus tard, le mouvement fondé par Osho est redevenu une entreprise florissante. Ses intérêts, qui passent notamment par des centaines de contrats d’édition dans 50 langues et un site d’e-commerce, sont réunis au sein d’une fondation établie à Zurich, l’Osho International Foundation.
    Cette organisation sans but lucratif opère un centre de méditation ultramoderne à Pune, en Inde, très fréquenté par des Occidentaux. L’Osho Meditation Resort offre des stages tels qu’Osho Mystic Roses ou Osho Multiversity facturé 3000  francs pour trente jours. Des disciples témoignent sur la chaîne YouTube de la fondation, comme Larissa, de Munich, diplômée en droit fiscal de 25  ans, qui explique avoir «trouvé toutes les réponses à [s]es questions» et «surmonté [s]es blocages» grâce à l’enseignement mystique d’Osho.


    Le commissaire constatait notamment que la seule activité d’édition représentait 2700 contrats dans 48 langues, dont au moins 500 devaient être renouvelés chaque année. «J’ai réalisé qu’il était impossible de surveiller et de renégocier ces contrats», confiait le commissaire. Sa proposition? Rétablir au plus vite les anciens administrateurs dans leurs fonctions.
    Où est le testament?
    C’est donc chose faite depuis le 24  septembre. Dans une seconde décision annulant la première, la Surveillance fédérale a amorcé un virage à 180 degrés. Après avoir reçu les arguments du conseil de fondation, défendu par l’étude zurichoise Vischer, l’autorité a fait machine arrière toute.
    De tous les soupçons évoqués dans sa décision de juin, plus un seul ne restait dans celle de septembre. Se fondant sur le rapport du commissaire, l’autorité estime que la fondation a simplement «répondu de manière crédible sur tous les points évoqués». Basta.
    Dans une prise de position de cinq pages adressée à L’Hebdo, le conseil de fondation se dit victime d’une opération de déstabilisation montée à coup «d’accusations fallacieuses» par un «groupe d’individus» conduits par Robert Doetsch. Ceux-ci tenteraient «depuis des années de s’approprier et de détruire la propriété intellectuelle des œuvres d’Osho».
    Le conseil de fondation invoque à son tour les volontés supposées du maître: «Osho ne voulait pas que ses œuvres puissent tomber en mains privées. C’est pour cela qu’il a choisi de les protéger par une fondation et un conseil responsable.»
    Markus Binder, porte-parole du DFI, précise que, malgré la décision de réinstaller le conseil, la «procédure de surveillance» à l’encontre d’Osho International «est toujours pendante».
    Car il reste malgré tout une question ouverte. Qu’en est-il du fameux testament, déclaré faux par trois analyses graphologiques? Curieusement, le second rapport de la Surveillance fédérale n’en faisait plus état. Le message de la fondation à notre rédaction ne disait pas non plus un mot là-dessus. Interrogé spécifiquement à ce propos, son conseil n’a pas souhaité s’exprimer.
    Alors que cette question du faux était considérée comme relevant potentiellement du droit pénal il y a quelques mois encore, le porte-parole du DFI indique bizarrement que «la prétendue contre-façon du testament ne s’inscrit pas du tout dans le contexte de cette procédure».
    Dans leur lettre au Département fédéral de l’intérieur, Robert Doetsch et son petit groupe d’ex-sannyasa n’ont qu’une requête: «Aucune décision définitive ne doit être prise avant que le conseil de fondation ne produise le document original et que son authenticité soit évaluée par les autorités suisses.» Pris en tenaille entre les disciples rebelles d’Osho et les frères O’Byrne, le services d’Alain Berset seront peut-être bientôt contraints de faire la lumière sur l’héritage du «Sex Guru».
    François Pilet, francois.pilet@hebdo.ch
    Source : L’Hebdo, 10 décembre 2014,
    http://www.hebdo.ch/hebdo/cadrages/detail/l%E2%80%99h%C3%A9ritage-zurichois-du-sex-guru

    Note du CIPPAD : En 2008, la Cour européenne des droits de l’homme a reconnu comme légitime l’information faite par le gouvernement allemand concernant des associations liées mouvement Osho, afin d’assurer la sécurité publique et de protéger l’ordre public et les droits et libertés d’autrui.

    Sur le même sujet :
    Alors que la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme fête son 66e anniversaire cette année, encore beaucoup de droits sont bafoués en France.
    Nous pouvons observer tous les jours et sur toute
la planète, dans les médias, des exemples des
droits de l'Homme non respectés: vols discriminations, tortures, meurtres, etc.
    En France, de nombreuses violations comme celles-ci sont encore présentes. Voici quelques exemples des droits non respectés dans notre pays:
    Droit de l'homme n°3, "Le droit de vivre"

    Nous avons tous le droit de vivre et de vivre libres
et en sécurité. Or, en France, 665 homicides ont
été commis durant l'année 2012, (presque 2 par jour).
Droit de l'homme n°5, "Pas de torture"
Personne n'a le droit de nous faire du mal ou de nous torturer. Or, en France, près de 9 personnes sont violées par heure, soit 205 viols par jour, soit près de 75.000 par an (dont seulement 10.885 déclarés). Droit de l'homme n° 17, "Le droit à vos propres affaires"
Chacun a le droit de posséder ses propres affaires ou de les partager. Personne ne devrait prendre nos affaires sans une bonne raison. Or, chaque jour 318 voitures sont volées en France, soit 116.232 voitures volées chaque année.
    En France et partout ailleurs des violations telles que celles-ci et bien d'autres encore, existent et ce, en très grands nombres. Cela est inadmissible lorsque l'on sait que la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme a été signée à Paris en 1948...
C'est pourquoi, il est vital de faire en sorte que chaque citoyen, petits et grands, connaissent leurs droits et devoirs afin de les faire respecter.
    L’association internationale "Des jeunes pour les Droits de l’Homme" est une organisation à but non lucratif fondée en 2001 par le Dr Mary Shuttleworth, éducatrice qui a grandie à l’époque de l’apartheid en Afrique du Sud. Elle a été le témoin des effets dévastateurs de la discrimination et de l’absence des droits de l’Homme fondamentaux. Le but de l'association est d’enseigner leurs droits aux jeunes et de les inciter à devenir des défenseurs efficaces pour la tolérance et la paix. L’association est devenue un mouvement mondial, avec des centaines de groupes et de clubs partout dans le monde.
    L'association internationale "Des Jeunes pour les Droits de l'Homme" a organisé une manifestation le mercredi 10 décembre à 16h dans la rue Lenepveu à Angers.
    Source : Podcastjournal, 11 décembre 2012,
    http://www.podcastjournal.net/Faire-des-droits-de-l-Homme-une-realite_a18340.html

    Note du CIPPAD : Il semblerait que la revue en ligne Podcast journal se soit fait abusée par la Scientologie. Effectivement, mercredi après-midi dans une rue du centre d’Angers, ce mouvement organisait un évènementiel autour de l’anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, contribuant à créer une certaine confusion dans l’utilisation des termes et des cigles. Cette manifestation était organisée par "l’Association internationale des Jeunes pour les Droits de l'Homme", un faux nez de la Scientologie. Cette même association s’était fait remarquée au printemps 2013 en essayant de faire la promotion d’un DVD retraçant sa vision des droits de l’homme auprès d’écoles du canton de Vaud, en Suisse.
    Par David Perrotin
    Un remède contre le sida boycotté par les labos ? Le complot était trop beau
    Le chercheur Robert Vachy accuse les labos de vouloir protéger leur marché en refusant de développer son remède contre le VIH et Ebola. Le problème, c’est qu’il n’a jamais réussi à prouver l’efficacité de sa molécule.

    Un petit chercheur inconnu affirme avoir trouvé un remède contre le VIH. Il démarche de nombreux labos. Ils refusent tous de l’aider. Pourquoi ? Parce que sa trouvaille scientifique détruirait le marché actuel du médicament contre le VIH.

    Cette histoire est celle que raconte Robert Vachy, un retraité de 82 ans qui habite Versailles. Ancien directeur des recherches cliniques dans des labos suisses, il a ensuite créé les laboratoires Gresval, et commercialisé de nombreux produits dermo-cosmétiques. Mais il dit aussi avoir trouvé un spectre de molécules, baptisé Amovir, capable de tuer certains « virus enveloppés » comme ceux de l’herpès, du sida, de l’hépatite C, d’Ebola. (...)

    Lire la suite sur le site de Rue89.


    Voir aussi :
    * 49 % des Américains adhèrent à une théorie du complot en matière de santé

    Conspiracy Watch - Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot
    Omniprésent dans les médias pour faire la promo de son dernier ouvrage, Jacques Attali, tel un phare dans la nuit, n'est interrogé que sur la politique gouvernementale. En cette fin d'année, "Marianne" s'est donc imposé une épreuve : lire "Devenir soi", son best-seller du moment. L'ancien conseiller de François Mitterrand s'y donne le rôle de coach universel de l'humanité, ultralibéral et un peu bouddhiste. La politique ne peut plus rien pour vous ? Attali a la solution à tous vos problèmes ! Une lecture loin d'être indispensable.
    On avait connu Jacques Attali en sherpa de François Mitterrand, puis cher — très cher — président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), fondateur de Planet finance, mais aussi chef d’orchestre, essayiste un peu plagiaire, rédacteur de rapports pour Sarkozy, conseiller officieux d’Hollande et tout récemment tuteur légal d’Emmanuel Macron. On le retrouve dans son dernier livre en coach new age, tendance bouddhiste 2.0.
    Dans Devenir soi, Attali endosse son costume à col mao de gourou universel. Il tente de définir une nouvelle forme de spiritualité du mieux-être libéral, sans aucune contrainte, alliant les objectifs d’enrichissement financier et spirituel. Un « ultralibéralisme bouddhiste » de bazar adapté à la mondialisation pour les gens « qui n’en veulent » mais qui ont du mal quand même. Et c'est la faute à qui ? A l’Etat pardi, répond Attali.
    « Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays » disait Kennedy. Au président américain, Attali répond : « Demandez vous ce que vous pouvez faire pour... vous ». L’individualisme extrême prônée par Attali conduirait sans doute rapidement à l'état de Nature, soit la lutte de tous contre tous. Pour tempérer la sauvagerie humaine de l’individu motivée par sa seule réussite, Attali fait donc intervenir la religion la plus tendance du XXIe siècle : le bouddhisme, érigée de façon largement fallacieuse par nos élites paresseuses en religion de la paix et de la tolérance. A charge au bouddhisme d'édicter des règles de vie dans ce monde anarchique.
    Derrière cette ode à l'entrepreneuriat individuel teintée d’éveil spirituel low cost pour calmer les bas instincts, Attali remet au goût du jour, sans jamais le citer, un courant philosophico-spirituel qui eut son heure de gloire aux Etats-Unis au milieu du XIXe siècle : le transcendantalisme prônait la réforme de soi selon l’idée que seul l’individu, et non la société, est capable d’une authentique réforme. Un individualisme extrême dirigé par des « lois supérieures », en connexion permanente avec la nature, sur fond de critique radicale de la modernité et de désobéissance civile, le tout saupoudré de techniques de méditations asiatiques, essentiellement bouddhistes et hindouistes. Une croyance en l'unité du monde et l'accomplissement personnel dans la solitude, hors de toute société organisée. Le transcendantalisme influencera notamment la beat generation et les mouvements hippies, sans échapper à une dérive mystique.
    Adapté au monde globalisé, Attali signe en fait l'acte de décès à venir de l'Etat républicain, et la fin de toute ambition d'unité nationale. Sans remords, ni regrets. Au contraire, pour lui, cela sonne comme une libération. La trajectoire de notre coach universel est, en théorie, cohérente. Après des années de soutien à la destruction de la régulation étatique, Attali invite à ne compter que sur soi-même. L'auteur dresse en effet un tableau très sommaire et complètement apocalyptique de l’époque : les dérives du progrès technique, la pollution, les guerres, le chômage, la criminalité, la « somalisation » du monde, « le Mal semble partout l’emporter », assure Attali. Et contre toutes ces dérives, « l’Etat ne peut rien ». Evidemment, aucun argumentaire ne précède jamais ces affirmations péremptoires. En pratique, coach Attali est beaucoup plus confus. Business oblige — Attali ne vend jamais que lui-même —, s’il ne croit plus dans le pouvoir des politiques, le conseiller des princes de tous bords n’en continue pas moins de les fréquenter et de les conseiller avec assiduité. Preuve que cet état qui ne peut rien, peut encore un peu. Au moins pour Attali...
    Ainsi de Jacques Attali, ce hippie...
    Creuser la question aurait contraint l'auteur à avouer que les politiques ont, au fil des années, fomenté leur propre déligitimation et leur impuissance en cédant à des institutions supranationales toute leur autorité et capacité de décision. Problème : Attali est un ardent défenseur du « supra-étatisme » et milite depuis des années pour un gouvernement mondial dont l’hypothétique avènement enterrerait définitivement nos dirigeants politiques nationaux. Mais dans ce livre, Attali survole les questions en mode planeur de haute altitude.
    S’en suivent ainsi plusieurs dizaines de biographies très vite bâclées d’artistes ou d’entrepreneurs privés
« devenus eux », sans l'aide de personne. Les biographies de dix lignes rapidement trouvées sur Wikipedia — en fin d’ouvrage Attali remercie ses « petites mains » qui ont fait l'essentiel du travail — constituent les deux tiers du livre sans un quelconque effort de mise en forme : « Ainsi de Thomas Edison,(...) Ainsi d’Arianna Huffington, (...) Ainsi d’Arthur Rimbaud, (...) Ainsi de Bill Gates... » Le tout dure une centaine de pages accompagnés de la date, du lieu de naissance et de quelques lignes mal écrites sur la vie de ces personnalités. La fragile démonstration laisse dubitatif.
    L'économiste américaine Mariana Mazucatto a largement montré que sans investissements publics massifs et sans structures étatiques, la Silicon Valley ne serait jamais sortie de terre. Un exemple entre mille. L'intéressée a étayé sa thèse, contrairement à Attali qui assène évidences sur évidences qui, au fil des pages, apparaissent pour ce qu'elles sont : des absurdités. On tourne donc très vite les pages, en cherchant le vrai début du livre. En vain.
    Les 30 dernières pages sont un bloubiboulga insipide de phrases creuses dignes d’un mauvais Psychologies magazine avec un zeste de sagesses asiatiques pour l’évasion. Il est ainsi question de trouver son chemin vers la pleine conscience et le « devenir soi » à travers plusieurs étapes : prendre conscience de son aliénation, prendre conscience de son corps, se respecter, avoir une image positive de soi, prendre conscience de sa solitude, prendre conscience de son unicité, apprendre à sur-vivre (tout est dans le tiret...). Après le supra-national, Attali est maintenant dans le surnaturel et bientôt l'au-delà. Qui sait si à Neuilly, il n'entend pas déjà des voix.
    Arrivé péniblement au bout du « bidule », on se dit que Jacques Attali a basculé définitivement du côté obscur de la force, comme en témoignent les séances de méditation collective qui inauguraient, cette année, les journées de son Forum pour l’économie positive au Havre. Fais tourner, Jacques, c’est de la bonne !
    * Devenir soi. Jacques Attali, Ed. Fayard, octobre 2014, 192 p.
    RÉGIS SOUBROUILLARD

    Source : Marianne, 14 décembre 2014,
    http://www.marianne.net/Jacques-Attali-a-t-il-bascule-du-cote-obscur-de-la-force_a243326.html

    Quand la méditation vous lâche, la confusion pointe


    Source : Canal +, Le Grand Journal du 11 décembre 2014 – Jacques Attali : la France réformable ?

    Sur le même sujet :
    Cette secte implantée dans le nord de l'Espagne et ayant compté jusqu'à 400 membres a été démantelée par la justice. Certains adeptes auraient été victimes d'abus sexuels.
    Le numéro un de la secte « Ordre et mandat de l'archange Saint Michel » se disant proche de l'Église catholique, Feliciano Miguel Rosendo da Silva, et son bras droit, la « nonne » Marta Paz Alonso, âgée de 29 ans, ont été arrêtés jeudi à Collado Villalba, en banlieue de Madrid, a précisé le tribunal supérieur de justice de Madrid.
    Ils sont accusés d'appartenance à une association de malfaiteurs, d'abus sexuels, de blanchiment d'argent, d'atteinte à l'intégrité morale et de fraude fiscale. Leur arrestation fait suite à une plainte déposée par des anciens membres de la secte et des proches pour abus sexuels, physiques et psychologiques et enrichissement illicite à leurs dépens.
    Sous le feu des critiques
    Selon la presse espagnole, une des femmes se disant victimes d'abus a expliqué que Feliciano Miguel Rosendo da Silva « lui assurait qu'à travers son sperme allait lui parvenir le corps du Christ et qu'elle serait ainsi purifiée ». La secte, d'abord implantée en Galice dans le nord de l'Espagne, avait déménagé dans les environs de Madrid lorsque l'évêché de Tui-Vigo, en Galice, avait critiqué la « conduite morale inappropriée » de ses membres et pris ses distances avec elle. Une grande partie des adeptes de la secte l'avait alors quittée. La chorale de la secte s'était produite devant le Pape Benoît XVI lors des Journées mondiales de la jeunesse qui s'étaient tenues à Madrid à l'été 2011.
    Source : Ouest-France, 12 décembre 2014

    Le Happy Planet Index (HPI), ou indice de planète heureuse, ça ne vous dit rien ? Moi non plus, jusqu’à un article peu critique récemment paru dans Pour la Science.

    Les termes employés incitent déjà à la méfiance. Cela renifle fort l’hypothèse Gaïa. Une planète (catégorie astronomique) heureuse, ça ne veut a priori rien dire. Voyons quand même cela de plus près.

    Le HPI a été inventé par la New Economics Fondation (1), un think thank britannique qui œuvre pour promouvoir « la justice économique, sociale, et environnementale »… Tout un programme.

    Classement du HPI : comme c’est bizarre !

    A l’échelle de chaque pays, le HPI mesure la capacité à prodiguer « des vies longues, heureuses et soutenables » à leur population (2) . Le scepticisme grandit d’autant plus qu’on découvre la carte mondiale du «bonheur soutenable » (voir carte ci-dessous):

    En vert , les meilleurs élèves, des pays d’Amérique Latine plus le Vietnam , le champion étant le Costa Rica avec un HPI de 64.

    En rouge, la classe des cancres, dans laquelle les USA côtoient la plupart des pays d’Afrique noire ou la Mongolie.

    Encore n’en sommes nous pas à bout de nos surprises : Haïti (HPI=41,3) nage dans le « bonheur soutenable », comparé au Luxembourg (HPI=29). Et figurez vous que l’heureuse Palestine culmine à 51,2, faisant beaucoup mieux que la plupart des pays industrialisés…

    La drôle d’équation du bonheur soutenable

    On connaissait l’indice de développement humain (IDH), conçu par l’économiste indien Amartya Sen, prix « Nobel » d’économie, qui combine des indicateurs tels que le revenu par tête , l’espérance de vie, et l’accès à l’éducation. Au-delà, il y a toutes les statistiques économiques et sociales disponibles qui permettent de se faire une idée des conditions de vie d’une population donnée. Mais vouloir calculer un indice synthétique de bonheur est a priori une gageure. La New Economics Fondation aurait-elle vraiment réussi ce défi ?

    Comment des pays en bas du classement du point de vue de l’IDH peuvent-ils être devant les pays les plus développés en terme de « bonheur soutenable » ? Réponse : parce que dans bonheur soutenable, il y a soutenable, le mot fourre-tout de l’idéologie écologiste.

    « Les résultats de l'indice [HPI] permet classer les pays en fonction de leur efficience, combien de vies longues et heureuses chacun produit par unité d’ output environnemental [sic !] ».

    Il est tant de voir ce qu’il y a derrière ce charabia :

    On passera sur les petites subtilités de la cuisine mathématique (3) qui rebuteront plus d’un lecteur, et qui ont surtout le mérite de faire passer ces sornettes pour un travail d’analyse sérieux.

    Le HPI est calculé à partir de 3 indicateurs.

    En gros, HPI = (Bien-être vécu x Espérance de vie) / Empreinte Écologique

    Le HPI comporte donc un seul indicateur à la fois objectif et incontestable dans son calcul : l’espérance de vie.

    Le bien-être vécu ? « Si vous voulez vraiment savoir comment vont les gens, le mieux est de leur demander directement ». La New Economics Fondation utilise donc un sondage international de l’institut Gallup qui demande dans chaque pays aux sondés de classer leur satisfaction de vie sur une échelle de 0 à 10. Si sur le principe, demander aux gens paraît une bonne idée, les réponses d’un suédois, d’un coréen et d’un malgache sont-elles directement commensurables ? Si l’on prend en compte le niveau très proche du bien-être exprimé par les mexicains et celui des américains, comment expliquer qu’il y ait plus de 11 millions d’immigrés mexicains aux USA , dont 3 à 4 millions illégaux ? C’est un autre élément de scepticisme.

    Mais c’est évidemment la dernière variable qui attire le plus notre attention : la fameuse empreinte écologique, escroquerie intellectuelle promue par le WWF et le Global Footprint Network (GFN) (4).

    L’exemple éloquent d’Haïti.

    Du coup, on peut comprendre ce qu’entend le think thank écolo par « efficience d’un pays », et par les vies longues et heureuses par « unité d’ output environnemental ». Et on comprend mieux l’étonnante performance de Haïti, l’un des pays les plus pauvres : certes, un haïtien vit en moyenne 18 ans de moins qu’un Luxembourgeois, n’affiche pas un bien-être particulièrement ostentatoire (3,8/10 contre 7,1/10 pour le luxembourgeois ), mais il a le bon goût de ne consommer que 0,6 « hectare global/par tête » (5), contre 10,7 hectares pour l’habitant du Grand Duché. Du coup, la planète est « heureuse » en Haïti, pensez-vous !

    Le cas particulier d’Haïti , qui a perdu la quasi-totalité de sa couverture forestière au cours du siècle dernier au prix de conséquences désastreuses, illustre encore un plus l’ineptie de cette approche de la « soutenabilité » à travers la fumeuse empreinte écologique. Si la « planète», à en croire la New Economics Fondation, n’est pas loin d’exulter à Haïti, ça n’est pas parce que l’environnement et les ressources y sont gérées de manière durable, mais parce que les haïtiens sont très pauvres. Du coup, leur activité n’affole pas les compteurs truqués du WWF & GFN.

    Conclusion

    On voit mal, une fois cet indice HPI décortiqué, quel rapport il peut avoir avec « la justice économique, sociale, et environnementale » revendiquée par l’ONG. Mais on voit mieux quelle idéologie le sous-tend. Quant à sa valeur informative, elle est sans doute proche de celui concocté par le régime Nord-Coréen (6).

    Anton Suwalki

    Post Scriptum : le Bhoutan, pays du « Bonheur National Brut », n’apparaît pas dans le classement du HPI. Pays arriéré et Régime (jusqu’à présent) rétrograde célébré dans l’effroyable film de propagande de Marie-Monique Robin, et diffusé par Arte (7). Sans doute parce qu’on est si heureux dans ce pays que l’échelle qui sert à mesurer le bonheur des autres pays est trop petite. On ne mesure pas la distance de la Terre au soleil avec une rgèle d’écolier

    http://www.neweconomics.org/

    1. http://www.happyplanetindex.org/data/
    2. détaillées dans le rapport complet disponible sur leur site
    3. http://imposteurs.over-blog.com/article-reduire-l-empreinte-ecologique-ou-reduire-l-empreinte-des-ecologistes-85934787.html
    4. Seul l’Afghanistan fait « mieux », si on ose dire.
    5. http://www.marianne.net/En-Coree-du-nord-le-bonheur-c-est-simple-comme-un-sondage_a206879.html
    6. http://info.arte.tv/fr/bhoutan-au-pays-du-bonheur-national-brut

    L’ « indice de planète heureuse » : bien-être soutenable, ou bêtise insoutenable ?

    En Arizona, une femme a ramassé des échantillons de filaments, pensant qu’ils provenaient du ciel après le passage d’avions militaires. Les échantillons ont été analysés et la conclusion du labo est qu’il s’agit de produits biodégradables utilisés dans l’agriculture, notamment dans la culture de bétails. Il s’avère que des traces de blé, de gluten, de farine et de bacitracine, un antibiotique pour lutter contre les infections.

    Mais d’autres hypothèses peuvent être avancées. La spectroscopie IRTF du laboratoire est visible ci-dessous :

    RTIF

    Or, ce dernier correspond quasi-parfaitement à la spectroscopie IRTF de toiles d’araignées :

    IRTF araignées

    La confusion du laboratoire n’a rien de surprenant tant la composition des deux produits se rapproche. Dans tous les cas, le laboratoire est catégorique, il s’agit d’un résidu organique. Absolument aucun élément ne permet ici de parler de produits chimiques.

    Toutefois, devant la déception des analyses menées, la femme à l’origine de ces analyses a contacté un autre laboratoire pour faire de nouvelles analyses mais cette fois-ci des analyses de métaux. Comme le prétend la théorie des chemtrails, ces derniers seraient composés de métaux tel que l’aluminium ou le strontium. Voici ce que le laboratoire a obtenu.

    analyses

    La femme ayant envoyé les analyses clame que les résultats sont au-dessus du MDL, la « methode detection limite », limite de détection de la méthode. En effet, ils sont supérieurs, mais mettre en avant ce fait n’indique rien d’autre qu’une incompréhension de ce qu’est le MDL. Cette mesure ne fait que préciser la quantité minimal nécessaire d’un produit dans l’échantillon fourni pour que celui-ci puisse être détecté. Dans le cas présent, le MDL de l’aluminium est 156 mg/kg et le taux d’aluminium trouvé de 421 mg/kg. En d’autres termes, le taux d’aluminium est tout juste supérieur au taux minimal pour être détecté, ce qui veut dire qu’il n’est en rien élevé.

    En effet, le taux d’aluminium ne représente même pas 0.1% du total de l’échantillon. En comparaison, l’écorce terrestre est composée de 8% d’aluminium. Si les échantillons analysés étaient le résultat d’épandages aériens, leur taux d’aluminium extrêmement faible ne coïnciderait pas avec les affirmations des pro-chemtrails. Il en va de même pour le strontium et le barium

    En bref, rien de nouveau. Des résidus organiques sont pris pour des produits chimiques non-identifiés et sont associés plus ou moins difficilement à un éventuel épandage aérien. Mais les analyses faites qui sont censés montrer un quelconque danger vont en réalité dans le sens inverse de la thèse des chemtrails.

    Source

    Le pire du web en 2014

    -

    Le Pharmachien

    le 13-12-2014 à 01:36 GMT

    pireduweb2014_header

    Chaque semaine, je reçois des tonnes de liens de la part de lecteurs et lectrices qui, tout comme moi, s’indignent de ce qu’on peut lire sur le web à propos de la santé. 

    Par exemple, j’ai reçu plus d’une centaine de demandes pour parler du fameux article « Le côté obscur du soja » publié en octobre dernier sur un site de santé naturo-holistique quelconque. 

    Les liens que vous me faites parvenir méritent tous qu’on les dénonce, mais évidemment je ne peux pas intervenir pour chaque article douteux. Après tout, la grande majorité de l’information santé sur le web est du gros n’importe quoi… C’est pour ça que j’ai besoin de VOUS pour m’aider à anéantir la pseudoscience sur Internet ! 

    Mais bon, certains articles sont tellement biaisés et ridicules que je ne peux pas passer à côté ! Voici donc mes trois liens web « préférés » parmi ceux que vous m’avez envoyés cette année et qui méritent une destruction totale Pharmachien-style

    Note : Je ne fournirai pas les liens ou les sites de ces articles. Je vous demande aussi de ne pas les nommer dans les commentaires. Pas question de leur faire de la pub.

    pireduweb2014_00Côté obscur du soja 01Côté obscur du soja 02Côté obscur du soja 03Boire de l'eau à jeun 01Boire de l'eau à jeun 02Homéopathie et Ebola 01Homéopathie et Ebola 02Homéopathie et Ebola 03Autres liens douteuxComment repérer les articles douteux sur la santé 01Comment repérer les articles douteux sur la santé 02

     

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    Le pape François ne recevra pas le dalaï lama, attendu pour trois jours à Rome à partir de demain pour un sommet de lauréats du prix Nobel de la paix, a déclaré jeudi un porte- parole du Vatican.
    "Le pape François a évidemment beaucoup d'estime pour le dalaï lama, mais ne recevra aucun des Nobel de la paix. Il devrait adresser un message vidéo aux participants" au sommet, a déclaré le porte-parole adjoint du Vatican, Ciro Debenettini, sans autre explication.
    De sources bien informées, on confirme que les efforts de rapprochement du Saint-Siège avec la Chine, l'extrême susceptibilité de Pékin sur ce sujet et le risque de rétorsions pour les libertés des catholiques en Chine sont à l'origine de la décision du Vatican de ne pas recevoir le dalaï lama.
    Le pape accorde une grande importance au dialogue inter-religieux et le rapport avec le bouddhisme devrait être un des thèmes de sa prochaine visite au Sri Lanka du 12 au 14 janvier.
    La dernière rencontre d'un pape avec le dalaï lama remonte à une audience privée accordée par le pape Benoît XVI en octobre 2006.
Le Saint-Siège cherche à obtenir l'établissement de relations pleines et entières avec la Chine, mais réclame pour cela que les autorités chinoises accordent une réelle liberté de culte dans le pays, en particulier à la petite minorité catholique, et laissent le Vatican désigner les évêques.
    Prix Nobel de la paix il y a 25 ans, le dalaï lama est désormais éconduit par un croissant de chancelleries soucieuses de ménager la Chine et apparaît de plus en plus isolé dans son exil indien. Le 14e sommet des Nobel, qui se tient à Rome de vendredi à dimanche, était prévu au Cap en octobre, mais a été reporté et déplacé faute de visa sud-africain pour le dalaï lama.
    Source : Le Figaro avec AFP, 11 décembre 2014,
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/12/11/97001-20141211FILWWW00138-le-pape-ne-recevra-pas-le-dalai-lama.php

    Note du CIPPAD : Ne faudrait-il pas s’interroger également sur certaines amitiés entretenues par le dalaï-lama ? Depuis le waffen SS Heinrich Harrer en passant par Pinochet, le gourou de la secte Aum; puis ses amis anthroposophes, divers new-agers et autres néo-chamanes, tout en cultivant des liens avec les réseaux Gurdjieff... Peut-être est-t-il invité aussi à prendre un peu de retrait(e) ?

    Sur le même sujet :  

    L’Église de scientologie se retrouvera en correctionnelle, de longues années après le début de l’affaire.
    La Cour de cassation a rejeté les derniers pourvois des inculpés. Treize hauts cadres de l’Église de scientologie sont poursuivis.
    Cette fois, plus d’échappatoire possible. Tous les appels et tous les pourvois en cassation sont épuisés depuis mercredi soir. Treize prévenus, ainsi que l’ASBL Église de scientologie de Belgique et le Bureau européen pour les affaires publiques et les droits de l’homme de l’Église de scientologie internationale, devront comparaître l’an prochain devant le tribunal correctionnel de Bruxelles. Mais ils sont toujours présumés innocents.
    1. Association de malfaiteurs et organisation criminelle Les principaux protagonistes de ce dossier devront en répondre. Cette double accusation est la plus lourde. Elle signifie que les autres délits qui leur sont reprochés ont été perpétrés sciemment dans le cadre des activités d’une organisation bien structurée. Et l’objectif de celle-ci aurait toujours été de nuire aux personnes pour s’emparer de leurs biens. C’est la thèse du parquet fédéral qui porte ce dossier à bout de bras depuis une quinzaine d’années. La période infractionnelle visée s’étend de 1997 à 2007.
    2. Escroqueries Selon l’accusation, les premiers indices de celles-ci remontent à 1977. Les arnaques présumées sont liées notamment, mais pas seulement, aux coûts exorbitants de sessions de cours, à l’estime de certains plaignants. Elles s’apparenteraient à des extorsions. Cette enquête fleuve a vraiment commencé en 1997, avec les dépositions de plusieurs anciens adeptes recueillies par le juge d’instruction Jean-Claude Van Espen et elle a été relancée à plusieurs reprises pour s’étoffer encore, avec des suspicions d’exercice illégal de la médecine et d’offres – jugées trompeuses – d’emploi. C’est Actiris, l’Office régional bruxellois de l’emploi, qui a dénoncé ces derniers faits au parquet.
    3. Exercice illégal de la médecine Il est, entre autres, reproché à l’Église de scientologie et à plusieurs prévenus d’avoir organisé des cures de désintoxication, très onéreuses elles aussi et sans contrôle médical. Pour attirer des adeptes, l’organisation proposait des «tests de personnalité» à coups de publicités ou en abordant les quidams en rue, assurant que ces tests sont indispensables avant un entretien d’embauche pour exercer un métier enviable. Ensuite de quoi, des troubles ou des assuétudes auraient été détectés. Des cours étaient en tout cas dispensés, moyennant finances, pour «libérer en soi des forces insoupçonnées».
    4. Atteintes à la vie privée Les deux juges d’instruction qui se sont relayés dans cette enquête ont rassemblé des informations sur le fichage des fidèles de la Sciento, dont certains disent avoir été espionnés, harcelés, voire menacés.
    Jean-Pierre DE STAERCKE
    Source : L’Avenir.net, 12 décembre 2014,
    http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=dmf20141211_00572451
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