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d'après une sélection de blogs sceptiques.

Pas de consensus sur la sécurité des OGM, qu’ils disent…

Un article (1), ou plutôt une déclaration publiée dans la revue Environnemental Sciences Europe (ESEu), relayant une pétition initiée par l’ European Network of Scientists for Social and Environmental Responsibility (ENSSER), affirme qu’il n’existe pas de consensus scientifique sur la sécurité des OGM. En fait, la contestation du consensus porte sur les plantes génétiquement modifiées et les aliments qui en sont issus.

« le [prétendu] consensus s’avère une construction artificielle qui a été faussement entretenu à travers divers forums (sic) ».

Cette pétition a été signée par plus de « plus de 300 scientifiques et experts ».

Un pavé dans la mare ? Non, tout au plus un gravillon dans une flaque d’eau.

Plus de 300 signataires ? Bof…

La pétition en ligne affiche 313 signatures. Celles de quelques personnages très médiatisés côtoyant d’illustres inconnus. Avec de telles méthodes, il est difficile de concevoir une seule prise de position sur un sujet médiatique qui ne collecterait pas au moins 300 signatures. Savoir qui promeut ce discours « anti-consensuel » est donc plus important que le nombre de signataires en lui-même :

  • Sans surprise, les membres du CRIIGEN, Séralini, Antoniou, Vélot, etc… auteurs d’études aux lacunes rédhibitoires, dont la dernière, retirée de Food and Chemical Toxicology, a précisément été republiée par ESEu, ce même journal sans facteur d’impact qui publie aujourd’hui cette déclaration.
  • Les martyres célébrés par le mouvement anti-OGM : Pusztai, Malatesta, Chapela, Quist : l’article de ces deux derniers sur la « contamination » du maïs mexicain par du maïs transgénique » publié dans Nature en 2001 avait été retirée par le revue.
  • Arnaud Apoteker, ancien responsable des campagnes anti-OGM de Greenpeace, notamment auteur de mensonges éhontés sur le riz doré.
  • Vandana Shiva, co-auteur de l’article paru dans ESEu, dont on se demande en quoi elle est experte, à part en légendes urbaines, telles que celles des suicides des paysans indiens à cause des OGM.
  • Elena Avarez-Buylla : nos lecteurs se souviennent peut-être que celle-ci, interviewée dans le documentaire « Le Monde selon Monsanto », prétendait avoir découvert une contamination par le maïs transgénique d’espèces végétales locales, aboutissant à des mutations qui affecte leur morphologie florale. . Les images de ces espèces locales étaient en réalité des exemplaires d’Arabidopsis Thaliana, une plante modèle de laboratoireprécisément utilisée par les chercheurs pour étudier les mutations spontanées, très fréquentes dans cette plante !
  • Jack Heinemann, auteur d’une manipulation délibérée des données sur les rendements du maïs transgénique aux USA (2).
  • Charles Benbrook, auteur d’un rapport sur les plantes génétiquement modifiées financé par The Ogranic Center et Greenpeace. Un rapport, faut-il le préciser, très défavorable…(3)
  • Doug Gurian-Sherman , d’Union of Concerned Scientists, lui aussi auteur d’une étude de la même veine (4)
  • Mae-Wan Ho, dont nos lecteurs pourront apprécier les élucubrations en matière de « biologie quantique » (5).
  • John Fagan, activiste anti-OGM notoire lié au Parti de la loi naturelle
  • Peter Hinderberger , de l’ Association pour la médecine Anthroposophique , c’est-à-dire une pseudo-médecine

La liste n’est peut-être pas exhaustive ,mais on voit mal ces individus porter un regard à la fois objectif et rationnel sur la question de la sécurité des OGM. Si on ajoute à cette liste celle des personnes dont la spécialité est absolument sans rapport avec les OGM (Éducation, Anthropologie, Océanologie, Énergies renouvelables, et j’en passe), la liste des plus de « 300 scientifiques et experts » réellement qualifiés pour pourfendre le « consensus artificiel » qui règnerait sur la question de la sécurité des OGM paraît pour le moins gonflée.

De quel consensus parlent-ils ?

Comme nous l’avons dit, on procédant avec la même méthode que celle de l’ENSSER, on pourrait collecter au moins 300 signatures sur n’importe quel sujet, et donc « prouver » qu’il n’existe aucun consensus en science. Le débat en sciences n’est pas toujours tranché, et le consensus qui existe à moment donné sur un sujet n’est jamais considéré comme définitif. Un consensus artificiellement proclamé par une partie pour faire taire ceux qui ne seraient pas d’accord serait à l’évidence dangereux. Mais de quoi eux, parlent-ils exactement ?

Le consensus n’est pas un vote, c’est un processus, et il ne peut se construire qu’entre gens qui parlent le même langage, et sont capables de se mettre d’accord sur une méthode. Le consensus n’est possible qu’à partir du moment on l’accepte que l’expérience reproductible soit le juge de paix dans le débat scientifique. Le consensus qui a débouché des plus grandes controverses scientifiques a toujours, en dernière analyse, reposé sur ce juge de paix. Or, on peut évidemment douter de la capacité et/ou de la volonté de certains des pétitionnaires à accepter une telle méthode.

C’est ce qui transpire d’ailleurs de l’article publiée par ESEu : il est bien difficile d’envisager un consensus avec des adeptes du dialogue de sourds….

Dialogue de sourds

On ignore si l’article publié dans ESEu, soumis le 1er octobre 2014 et accepté le 19 décembre a fait l’objet d’une relecture par les pairs. Si tel était le cas, il s’agissait d’une relecture bien distraite : une relecture pas assez attentive, par exemple, pour relever que des références citées en fin d’article ne sont pas utilisées dans le texte (6)…

Lorsqu’on lit « une telle absence de consensus sur la sécurité [des OGM] est également mise en évidence par l'accord des décideurs de plus de 160 pays (..) d'autoriser une évaluation minutieuse au cas par cas de chaque OGM par les autorités nationales à déterminer si la construction particulière satisfait aux critères nationaux de sécurité », on comprend assez aisément l’impossibilité de la discussion. D’un côté, il y a le monde rationnel de l’évaluation au cas par cas, dans lequel eux ne voient que la preuve de l’absence de consensus. D’un autre, il y a leur approche, «la sécurité des OGM », en général qui présuppose un danger spécifique des OGM, ce qui relève a priori d’une approche irrationnelle.

Personne n’a jamais dit qu’aucun problème ne pourrait se poser avec aucun OGM. Ce qui fait largement consensus parmi les spécialistes concernés par le domaine, c’est justement une approche au cas par cas, et la vérification dans chaque cas que l’OGM est aussi sûr que son équivalent non-OGM, ne diffère de celui-ci que par le(s) transgène(s) insérés, et que les protéines codées par celles-ci ne sont pas dangereuses, par exemple, pour la santé du consommateur, animal ou humain.

Risquons un parallèle :

De nombreuses réactions chimiques produisent de l’eau.

Par exemple :

1) 2 C4H10 + 13 O2 → 8 CO2 + 10 H2O

2) 2 C2H6O2 + 5 O2 → 4 CO2 + 6 H2O

Un consensus devrait tout naturellement se dégager : l’eau dans la réaction 2) est obtenu par un procédé différent de celui de la réaction 1), dans les deux cas, il s’agit bien d’eau. Il reviendrait à la charge de celui qui rejette le consensus de prouver que l’eau de la réaction 2) n’est pas équivalente à la première. S’ils étaient à même de montrer que la géométrie des molécules est différente d’une réaction à l’autre, leur revendication serait alors légitime. Or jusqu’à preuve du contraire, il n’exsite qu’une seule configuration spatiale pour les molécules d’eau.

On est en droit d’exiger des pourfendeurs du consensus sur la sécurité des OGM le même type de preuve : à eux de démontrer ceux qu’ils présupposent, à savoir qu’en dépit de la preuve par l’équivalence en substance ou par des techniques de profilage plus fines (7), une différence importante échapperait aux scientifiques qui ruinerait l’approche traditionnelle (la plus rationnelle jusqu’à preuve du contraire) et justifierait de soupçonner a priori les OGM, quels qu’ils soient. Or, les auteurs sont incapables de citer la moindre étude qui les autoriserait à instiller un minimum de doute.

La pauvreté des arguments et des preuves

Alors finalement, qu’ont-ils à opposer à un « faux » consensus sur la sécurité des OGM ?

Concernant les risques environnementaux, les auteurs mettent en avant des faits connus et que personne ne conteste : l’apparition de résistance de ravageurs des cultures, des effets sur une faune non ciblée, l’apparition d’herbes résistantes aux herbicides associés aux plantes qui les tolèrent… Tout cela fait partie de problèmes prévisibles et prévus pour tous ceux qui comprennent les lois de l’évolution, et qui n’ont rien de spécifique aux cultures de plantes génétiquement modifiées.

Il est assez risible que l’article verse au dossier à charge un article dont la conclusion doit très certainement leur déplaire : « Cependant, les mauvaises herbes résistantes au glyphosate ne sont pas encore un problème dans de nombreuses régions du monde, et des leçons peuvent être apprises et les mesures prises pour assurer la viabilité de glyphosate. Une leçon importante est que le maintien de la diversité dans les systèmes de gestion des mauvaises herbes est cruciale pour le glyphosate soit durable. Le glyphosate est essentiel pour le présent et l'avenir de la production alimentaire mondiale, et l'action pour garantir sa viabilité pour les générations futures est un impératif mondial » (8).Nous n’irons peut-être pas jusque là, mais c’est franchement drôle.A croire que les auteurs ne sont pas capables de lire un « abstract » jusqu’au bout…

Concernant l’impact sanitaire des plantes génétiquement modifiées et des aliments qui en sont issus, les auteurs allèguent un équilibre entre le nombre de « groupes de recherche » qui concluent à la sécurité des OGM actuellement autorisés, et ceux qui soulèvent des problèmes graves. Aucune précision sur ces fameux groupes de recherche (si nombreux…) qui soulèvent ces problèmes graves… Quoi qu’il en soit, mettre en doute la sécurité des OGM sur la base des études entièrement débunkées de Séralini et al. Malatesta, ou pire encore, celle de Judy Carman (9), voilà qui apporte la preuve de l’absence totale de crédit des auteurs de l’article et des signataires. Ils n’ont donc toujours rien de nouveau à se mettre sous la dent, les pauvres.

Certes, comme l’affirme l’article, « il n’existe pas d'études épidémiologiques portant sur les effets potentiels de la consommation d'aliments GM sur la santé humaine ». Encore faudrait-il leur rappeler que l’utilité de telles études ne se justifierait qu’en cas de doutes sérieux sur l’innocuité de tel ou tel OGM. Rappelons également que tous les prétendus cas de problèmes sanitaires agités par les anti-OGM, tels que les allergies de personnes ayant mangé des tacos « contaminées » au maïs Starlink, se sont à chaque fois dégonflés comme des baudruches (10).

Et s’il n’existe pas d'études sur la santé humaine, il existe au moins le test grandeur nature concernant les animaux d’élevage qui ,aux USA, sont aujourd’hui presque tous nourris ou complémentés avec des aliments issus de plantes génétiquement modifiées. Mais là encore, les auteurs font la fine bouche, au prétexte que les études disponibles n’ examineraient que « des paramètres d'intérêt pour l'industrie alimentaire l'agriculture, tels que la production de lait et le gain de poids ». Peut-on imaginer qu’ils acceptent de reconsidérer la question à la lumière de la plus récente étude publiée sur le sujet (11) ? Il est permis d’en douter.

Alors, au final, cette pétition , un pavé dans la mare ? Non, tout au plus un gravillon dans une flaque d’eau.

Anton Suwalki

Notes :

(1) http://www.enveurope.com/content/27/1/4

(2) http://www.agriculture-environnement.fr/dossiers,1/agronomie,53/ste%CC%81phane-foucart-ou-l-art-de,961.html

http://imposteurs.over-blog.com/2015/01/rendements-du-mais-transgenique-petite-partie-de-ping-pong-avec-stephane-foucart.html

(3) http://www.agriculture-environnement.fr/actualites,12/ce-qu-agrapresse-n-a-pas-dit-au-sujet-de-charles-benbrook,588.html

http://www.enveurope.com/content/27/1/4

(4) http://imposteurs.over-blog.com/article-31975573.html

(5) http://www.isias.lautre.net/spip.php?article484

(6) Par exemple la référence n°4 : Lynas M: GMO pigs study – more junk science. Marklynas.org 2013, 12 June [http://www.marklynas.org/2013/06/gmo-pigs-study-more-junk-science/]

(7) Assessment of GE food safety using '-omics' techniques and long-term animal feeding studies, Agnes Richroch, New Biotechnology 30 (4): 349-354

Selon cette étude, l’approche en termes d’”omics” révèlent que la transgénèse a moins d’impact en termes d’expression des gènes et de composition des plantes que les modes d’obtention traditionnels.

(8) Evolved glyphosate-resistant weeds around the world: lessons to be learnt, Stephen B Powles, Pest Management Science,Volume 64, Issue 4, pages 360–365, April 2008

(9) http://www.imposteurs.org/article-judy-a-carman-le-seralinisme-fait-une-emule-en-australie-119976261.html

(10) Investigation of Human Health Effects Associated with Potential Exposure to Genetically Modified Corn ,Centers For Disease Control,USA (2001)

(11) Prevalence and impacts of genetically engineered feedstuffs on livestock populations, A. L. Van Eenennaam and A. E. Young, Journal of animal science, 2014.

Cette étude examine de nombreux paramètres qui attestent que la santé des animaux ne s’est pas dégradée depuis qu’ils sont nourris aux OGM, bien au contraire .

par Jérôme Quirant Les théories du complot ont ceci d'assez extraordinaire : c'est qu'on pourrait les écrire avant même qu'elles ne voient le jour… Dans un éternel recommencement, les conspirationnistes pourfendent les « versions officielles », démasquent les « false flags », abhorrent les « experts » et doutent de tout… sauf de leur propre schéma de pensée ! Avec l'attentat contre Charlie Hebdo, en plus de la tragédie qui touchait plus particulièrement leur profession, les journalistes ont été immédiatement (...) Articles
Conspirationnisme : un état des lieux
Les incidents qui ont émaillé les minutes de silence organisées en réaction aux équipées meurtrières des frères Kouachi et Amedy Coulibaly ont placé le conspirationnisme sous le feu des projecteurs médiatiques. Objet d’étude pluridisciplinaire, au croisement des sciences sociales et politiques, de l’histoire des idées, de la psychologie et de la philosophie, la « théorie du complot » demeure un phénomène mal connu du grand public.

Qu’est-ce que le conspirationnisme ? Quels sont ses ressorts politiques, idéologiques, psychologiques ? Quel rôle Internet a-t-il joué dans sa récente montée en puissance ? Qui fabrique et met en circulation les théories du complot ? Quelle influence ont-ils ? Quelle est leur vision du monde ? C'est à ces questions que tente de répondre la note de l’Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès que j'ai l'honneur de signer.


Voir aussi :
* Le conspirationnisme, un extrémisme politique influent (L'Express, 4 mars 2015)

Conspiracy Watch - Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot
par Jacques Bolard - SPS n° 309, juillet 2014 Le transhumanisme est la volonté de s'appuyer sur les avancées de la science et des techniques pour améliorer les caractéristiques physiques et mentales des êtres humains. Louable intention à laquelle répond en fait une multiplicité d'orientations. Parmi elles, on s'attachera ici à celle selon laquelle l'immortalité pourra être atteinte par le développement conjoint des nanotechnologies, des bio-technologies et de l'informatique, leur « convergence », pour (...) Du côté de la science

Le 19 février dernier, dans les pages du New York Times, Oliver Sacks, neurologue et auteur d’une douzaine d’ouvrages ayant fait connaître la complexité du cerveau humain à un large public, écrivait en quelque sorte ses adieux. Douze ans après l’ablation d’un mélanome oculaire qui l’avait rendu aveugle d’un œil, des métastases se sont développées dans le tiers de son foie, ne laissant cette fois à l’homme de 81 ans que l’espoir d’allonger les mois qui lui restent à vivre.

Ceux et celles qui, comme l’auteur de ces lignes, ont pris conscience de la richesse de ce que peut vouloir dire « être humain » à travers l’étrangeté des troubles neurologiques décrits par Sacks dans ses ouvrages seront à coup sûr touché.es en lisant cet article intitulé simplement « My Own Life ».

C’est le cas de Jean Claude Ameisen qui, dans son émission radiophonique Sur les épaules de Darwin de samedi dernier, rend hommage à Sacks en lisant entre autres de larges extraits en français de « My Own Life ». Inutile de dire que ces mots de Sacks prononcés par la voix chaude et intime d’Ameisen ont quelque chose de particulièrement émouvants. Ameisen dont le talent de conteur le rapproche d’ailleurs de Sacks, qui lui-même considérait son style littéraire dans la tradition des « anecdotes cliniques » remontant au XIXe siècle, citant le psychologue russe Alexander Luria comme source d’inspiration.

La vie de Sacks est en elle-même fascinante du point de vue neurologique, étant atteint de prosopagnosie, c’est-à-dire d’une grande difficulté à reconnaître les visages. En 2009, il a également perdu sa vision stéréoscopique suite à l’opération à son œil, épisode qu’il relate dans son livre « The Mind’s Eye ». Sans parler de ses expérimentations fondatrices avec différentes drogues décrites dans son livre « Hallucinations », ce qui l’avait convaincu d’écrire sur ces différentes façons « d’être au monde » alors qu’il était encore étudiant gradué en Californie (avant de venir à New York où il a vécu par la suite).

De son premier livre coup de poing « Awakenings » (L’éveil, en français) sur l’utilisation de la L-Dopa pour traiter des personnes victimes de séquelles d’encéphalite léthargique (adapté au cinéma en 1990 dans le film du même nom avec Robert De Niro et Robin Williams), à « L’homme qui prenait sa femme pour un chapeau » sur les agnosies visuelles, jusqu’à « Un anthropologue sur mars », Sacks montre comment les dissociations parfois sévères des patients qu’il décrit ne les empêchent pas de s’adapter et de vivre dans un monde passablement différent du nôtre.

Sur l’unicité de chaque être humain, que l’on ait ou pas une « condition neurologique », je vous laisse avec les très belles considérations de Sacks à la fin de son article de février dernier (voir Ameisen pour le français…) :

« There will be no one like us when we are gone, but then there is no one like anyone else, ever. When people die, they cannot be replaced. They leave holes that cannot be filled, for it is the fate — the genetic and neural fate — of every human being to be a unique individual, to find his own path, to live his own life, to die his own death.
I cannot pretend I am without fear. But my predominant feeling is one of gratitude. I have loved and been loved; I have been given much and I have given something in return; I have read and traveled and thought and written. I have had an intercourse with the world, the special intercourse of writers and readers.
Above all, I have been a sentient being, a thinking animal, on this beautiful planet, and that in itself has been an enormous privilege and adventure.”

i_lien My Own Life
i_lien Sur les épaules de Darwin : Voyage avec Oliver Sacks
i_lien Oliver Sacks, M.D.
i_lien Oliver Sacks (Wikipedia)
i_lien Alexander Luria (Wikipedia)
i_lien Prosopagnosia: Oliver Sacks’ Battle with « Face Blindness »

Par AFP
Qui a tué Nemtsov ? Les services secrets occidentaux, selon les alliés du Kremlin
Qui a tué l'opposant Boris Nemtsov, abattu vendredi à coups de revolver à deux pas du Kremlin ? les services secrets occidentaux ou Kiev, assurent les médias et alliés du Kremlin, alors que les anti-Poutine voient là le résultat d'une campagne haineuse lancée par les autorités.

"Il ne fait aucun doute que le meurtre de Nemtsov a été organisé par les services secrets occidentaux pour provoquer un conflit intérieur en Russie", a déclaré le leader de la Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, dont les propos ont été largement repris par les médias pro-Kremlin.

"C'est leur façon de faire: d'abord on prend quelqu'un sous son aile, on l'appelle +ami des Etats-Unis et de l'Europe+ et puis on le sacrifie pour accuser les autorités locales. La condamnation à mort (de Nemtsov) prononcée dans une capitale occidentale a très bien pu être exécutée par les services secrets ukrainiens", selon M. Kadyrov.

Le président Vladimir Poutine avait donné le ton en parlant de "provocation" juste après l'annonce de l'assassinat de M. Nemtsov, critique radical du Kremlin qui dénonçait la corruption du pouvoir et l'implication de la Russie dans la guerre en Ukraine. (...)

Lire la suite sur le site de France24.


Voir aussi :
* Charlie Hebdo : Ramzan Kadyrov évoque la main des services secrets occidentaux
* MH17 : la théorie du complot a du succès en Russie
* Pour Poutine, l'attaque chimique du 21 août est une « provocation habile »

Conspiracy Watch - Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot
Par Agence Science-Presse
Les conspirationnistes comprennent-ils le second degré ?
Pour un amateur de théories du complot, profiter des réseaux sociaux pour se nourrir des gens qui pensent la même chose relève de l’évidence. Mais ça rend aussi cette personne plus susceptible de prendre au premier degré des textes parodiques ou sarcastiques !

Les extraterrestres reptiliens, les chemtrails, l’anti-vaccination, les climatosceptiques : en plongeant dans les théories du complot à saveur scientifique, les chercheurs derrière une recherche intitulée « Science versus complot » savaient qu’ils trouveraient un matériau inépuisable sur les réseaux sociaux, et en particulier sur Facebook.

La dissémination de la désinformation dans ce contexte peut être particulièrement difficile à détecter et à corriger en raison du renforcement social : les gens sont plus susceptibles d’accorder leur confiance à une information cohérente avec leur système de croyances. Ils ont donc construit une « carte » des sources d’information scientifique et complotiste sur Facebook. (...)

Lire la suite sur le site de l'Agence Science-Presse.

Lire l'étude d'Alessandro Bessi et al., " Science vs Conspiracy: Collective Narratives in the Age of Misinformation " (en anglais).


Voir aussi :
* MH17 : des sites conspirationnistes prennent au premier degré un texte satirique
* De la parodie à la paranoïa : Facebook et le cas italien

Conspiracy Watch - Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot
Marianne et les fous du complot (de Roland Dumas à Dieudonné)
« Les tueurs de Charlie Hebdo seraient au service d'Israël » ; « Un Français sur cinq croit aux Illuminati » ; « Les Américains auraient inventé le sida » ; « Cotillard, Kassovitz, ces stars qui répandent les pires rumeurs »... Marianne consacre un dossier de son dernier numéro à la prolifération du conspirationnisme.

L'hebdomadaire revient sur la généalogie de ce phénomène moderne, dont la grammaire est apparue au lendemain de la Révolution française. Il fait également justice du fantasme d'un Charlie Hebdo obsédé par l'islam et pointe le véritable « désastre » des théories conspirationnistes en matière de santé publique.

Le politologue Pierre-André Taguieff, qui a consacré plusieurs ouvrages au sujet, souligne la frappante « asymétrie cognitive » des complotistes, qui mêlent allègrement hypercritique et hypercrédulité. En vertu de ce paradoxe, les mêmes qui nous parlent de « droit au doute » sont aussi ceux qui sont prêts à avaler n'importe quoi.

Taguieff évoque par ailleurs l'enquête d'opinion commandée l'année dernière à Ipsos par Fleuve Editions à l'occasion de la sortie du Règne des Illuminati, un polar ésotérique co-écrit par Eric Giacometti et Jacques Ravenne. Selon ce sondage, 20% des Français prêteraient foi à l'idée selon laquelle la société secrète des Illuminati chercherait à manipuler la population et tirerait les ficelles de l’économie mondiale...

Et si la théorie du complot n'était rien d'autre que le « rationalisme des imbéciles » ?


EPISODE 5 Marianne - Le service de la... par Marianne2fr

Conspiracy Watch - Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot
Le 12 février dernier, j'étais invité en compagnie de Laurent Bazin, journaliste et co-auteur de Tous paranos ? Pourquoi nous aimons tant les complots, et de Nicolas Vanderbiest, chercheur à l’université de Louvain spécialiste en e-réputation, à un entretien du Service d'Information du Gouvernement (SIG) consacré au conspirationnisme. Une occasion de décrypter les ressorts psychosociologiques de la théorie du complot et de discuter, en particulier, du rôle d’Internet dans ses mécanismes de développement.


"On nous cache tout, on nous dit rien!" - Les... par gouvernementFR

Lire le compte-rendu de la soirée sur le site du SIG.

Conspiracy Watch - Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot
La grande difficulté de communiquer avec des enfants atteints du trouble du spectre autistique (autistes) peut pousser les parents et les éducateurs à essayer tout ce qui se présente pour tenter de comprendre leurs pensées, leurs besoins et leurs désirs. Malheureusement, les experts en psychologie et les spécialistes des troubles de la communication ne font pas suffisamment œuvre de pédagogie scientifique. Ces facteurs rendent la communauté autiste particulièrement vulnérable aux interventions et (...) - Psychologie / , , ,
Voici la bande-annonce du documentaire tant attendu qui sera diffusé sur HBO:




(Photoshop par N. Th8ta)


Un article à propos de la scientologie et du film par Jozef Siroka de La Presse ici.



Pour nous joindre: joecalzaghe1[arobase]yahoo[point]fr
On continue à ramasser de l'argent pour la rénovation de la maison-mère de la sciento au Canada à Toronto:



Grosse foule: 25 à 30 personnes.


Pour nous joindre: joecalzaghe1[arobase]yahoo[point]fr

par Stéphanie Kraftt Un excellent article écrit par Scott Gavura aborde le sujet des cures détox. « Detox : What “They” Don't Want You To Know » (« Detox : ce qu'“ils” ne veulent pas que vous sachiez ») est paru le 1er janvier 2015 sur le site Science Based Medecine. Les cures « détox » sont à la mode, notamment après les fêtes ou avant les vacances d'été. Le but serait de purifier son organisme des toxines accumulées par des mauvais comportements alimentaires. D'ailleurs, Top Santé dans son édition de février (...) Dans les médias

Toute théorie scientifique est constituée de modèles qui permettent de générer des hypothèses vérifiables par l’observation ou l’expérimentation. Ces modèles sont donc sujets à des remises en question si les faits expérimentaux ou les observations ne concordent pas avec ce que prédisent ces modèles. L’actualité récente dans le domaine des neurosciences nous apporte trois exemples de modèles qui vont devoir s’adapter à ce que Kuhn appelait des données « anormales ».

* * *

Le premier concerne l’aire de Broca, une région du cortex frontal traditionnellement associée à la production du langage parlé. Avec l’aire de Wernicke du lobe temporal associée pour sa part à la compréhension des phrases entendues, ils forment un duo de régions dont l’activité cohérente permettait d’expliquer nos fonctions langagières. Cette dichotomie un peu simpliste avait déjà été remise en question puisque l’on sait que d’autres circuits cérébraux sont également impliqués. Et l’on avait aussi compris que le rôle de l’aire de Broca était beaucoup plus complexe que la seule production du langage.

Ce qu’une étude publiée dans Proceedings of the National Academy of Sciences en février dernier vient toutefois de monter, c’est que l’aire de Broca devient en fait silencieuse au moment où l’on produit les sons associés à un mot ! Elle ne serait donc pas essentielle à la production du langage comme telle (ce que d’autres aires motrices qui l’entourent peuvent sans doute prendre en charge), mais plutôt dans l’intégration et la coordination d’informations en provenance de diverses autres régions du cerveau.

Cette nuance a pu être faite d’une part parce que cette étude a été réalisée avec des patients épileptiques ayant subi une implantation d’électrodes intracrâniennes (une étape avant l’opération chirurgicale qui les attendait), une technique qui permet une grande précision d’enregistrement de l’activité des neurones. Et d’autre part parce que l’on a pu ainsi ne pas se laisser méprendre par l’activation de l’aire de Broca lors d’une conversation, probablement parce que la région est alors en train de préparer les phrases que la personne s’apprête à dire, et non pas parce qu’elle est actuellement en train de prononcer des mots comme on le croyait auparavant.

* * *

Le second exemple porte sur une étude publiée dans Neuroscience & Biobehavioral Reviews qui questionne rien de moins que le modèle dominant à partir duquel on explique l’effet des médicaments antidépresseurs ! Et donc le mode d’action de certains médicaments parmi les plus vendus au monde.

Cette théorie, à laquelle on se réfère depuis près d’un demi-siècle, postule que la dépression est liée à des niveaux anormalement bas de sérotonine, un neurotransmetteur utilisé par certains neurones pour communiquer entre eux. L’effet des antidépresseurs de type inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) est alors expliqué par le fait que ces molécules, en bloquant un mécanisme qui élimine la sérotonine entre deux neurones, permet alors au neurotransmetteur d’y demeurer plus longtemps, et donc de contrer l’effet de sa faible production.

L’effet bénéfique de ces drogues, quand il se fait sentir, prend quelques semaines à se manifester. Mais dans l’intervalle, le moral du patient empire souvent. Ce qui amène les auteurs de cet article à se demander si ces drogues ne retarderaient pas finalement des mécanismes de récupération naturels du cerveau. Selon eux, il y aurait davantage de sérotonine de relâchée et d’utilisée durant les épisodes dépressifs (des données qui ne peuvent être obtenues que par des mesures indirectes, d’où la controverse).

Ils pensent donc que la sérotonine pourrait au contraire aider le cerveau à s’adapter à la dépression en réorientant ses ressources vers ce qu’on pourrait appeler des « pensées conscientes », au détriment d’autres processus moins conscients. La dépression, même si toujours douloureuse et difficile, serait alors considérée comme une adaptation bénéfique de l’organisme à sa situation. Adaptation ayant ses propres mécanismes de résolution dans le cerveau. Et une position qui ouvre un débat pour le moins important.

* * *

Finalement, on connaissait déjà notre rythme circadien, celui qui oscille autour de 24 heures et rythme notre cycle d’éveil et de sommeil en se synchronisant avec la lumière du jour, grâce entre autres à une petite région de notre cerveau appelé noyau supra-chiasmatique. Voilà que des recherches menées depuis quelques années, notamment par l’équipe de Kai-Florian Storch, de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas à Montréal, montrent que nous avons aussi des rythmes dits « ultradiens ».

Ces rythmes plus courts d’environ 4-5 heures sont moins évidents à observer parce que pour ainsi dire masqués par le rythme circadien. Mais ils n’en seraient pas moins importants pour l’équilibre de l’organisme, générant par exemple des cycles dans la production de dopamine dans le cerveau, un neurotransmetteur associé à l’action qui mène à une récompense. Ainsi, des repas à heures fixes, un comportement culturel qui s’est maintenu au cours de l’évolution, découlerait de ces rythmes ultradiens. D’où les effets néfastes sur l’organisme des repas pris à n’importe quelle heure ou du décalage horaire qui produit un peu le même effet pour l’organisme. Sans parler des rôles possibles de ces rythmes dans la schizophrénie ou les troubles bipolaires.

Bref, à la lumière de ces quelques exemples, on peut dire que la seule chose qui est à peu près certaines en science, et particulièrement en neuroscience, c’est que les choses s’avèrent toujours moins simples qu’on ne l’avait cru…

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Par Marie Quenet
Sondage : les jeunes plus sensibles aux théories du complot sur Internet
"Les Français et les propos haineux sur Internet" : c'est le thème du sondage OpinionWay réalisé à l’occasion des Assises pour la Lutte contre la haine sur Internet qui se déroulent dimanche à Paris. Les résultats, communiqués au JDD, montrent qu’une large majorité attend des mesures visant à mieux encadrer la liberté d’expression…

Un internaute sur deux (51%) estime qu’il lui est déjà arrivé d’être confronté à des propos racistes sur Internet. C'est l'un des enseignements du sondage OpinionWay commandé par l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), à l’occasion des Assises pour la Lutte contre la haine sur Internet organisées dimanche à Paris.

Face à ce phénomène, qui sont les plus vulnérables ? Les 18-24 ans, plus nombreux à croire les forums de discussion (40% les jugent crédibles contre 25% en moyenne), les vidéos sur Internet (36% contre 25%), les blogs ou les réseaux sociaux. Mais aussi les moins diplômés qui, visiblement, se sentent moins exposés au racisme.

Ces deux catégories sont aussi plus sensibles aux théories du complot qui pullulent sur le net. (...)

Lire la suite sur le site du JDD.

Télécharger l'intégralité de l'enquête d'opinion en version pdf.


Voir aussi :
* Attentats : près d'un Français sur cinq penche pour un complot (CSA)
* Attentats commis par des islamistes à Paris : 30% des sondés ont des doutes ou ne se prononcent pas (Ifop)
* Illuminati : le préoccupant retour de la théorie du complot
* Conspirationnisme : qui a peur du sondage de Counterpoint ?

Conspiracy Watch - Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot
Par Le Figaro.fr
Théorie du complot : un prof muté
Un professeur contractuel d'un lycée de Chartres a été muté après avoir, au lendemain de l'attentat contre Charlie Hebdo, montré à ses élèves une vidéo accréditant des thèses complotistes en rapport avec les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis, a-t-on appris aujourd'hui de source syndicale.

Cette mutation dans un autre établissement de l'académie d'Orléans-Tours fait suite au courrier d'un parent d'élève mécontent, a-t-on précisé de même source, confirmant une information de L'Écho Républicain.

Ses collègues ont participé hier à un mouvement de grève au lycée et demandé sa réintégration. (...)

Lire la suite sur Le Figaro.fr.

Conspiracy Watch - Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot
Dans la foulée de l’article précédent, voici un article d’Amy Tutor, posté le 31 janvier 2015 sur SkepticalOB: « What everyone gets wrong about anti-vaccine parents ». On les avait prévenus que ça arriverait. On leur avait dit que ce ne serait qu’une question de temps avant qu’une maladie infantile qui avait été quasiment éliminée aux USA […]

show enclosure

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Note de lecture de Jean-Paul Krivine - SPS n° 311, janvier 2015 Voici un petit livre bien agréable à lire et fort instructif. En suivant les différentes étapes d'un voyage en avion, l'auteur (qui dirige le site Web anglais Popular Science) nous conte la science qui se cache derrière le cockpit, dans la cabine, mais aussi au-delà du hublot, derrière les nuages. « Vous aurez peu de chances d'observer autant de science en action que depuis le siège de votre avion » nous rappelle l'auteur. Cela part de (...) Notes de lecture
par Philippe Boulanger - SPS n° 309, juillet 2014 Les mathématiques et la physique ont peu d'interactions avec la psychologie et peu de problèmes sont transférés entre ces disciplines. Il en est pourtant un qui pourrait retenir l'attention. Que ferions-nous si nous recevions un signal venant d'une planète située à des millions d'années-lumière ? Le message serait compris, nous pourrions y répondre, nous y répondrions peut-être, mais nous n'aurions aucun espoir d'entretenir une communication suivie, aucun (...) Du côté de la science


Note: This obituary previously appeared in a shortened version in the Times. Since it has not been published anywhere else, I post it here in its full version with the authorisation of its author, Alistair Macdonald.

Professor Heather van der Lely was dismissed as a no hoper when she left school at 16 with few qualifications; but within 30 years she had become a world-renowned scientist who pioneered the understanding of why some children have difficulty acquiring language.

She was an unusual academic by any standards who fitted none of the usual stereotypes. Her silk and linen Italian designer clothes, which would not have been out of place on a Milan catwalk, disguised an inquiring mind and rigorous academic discipline. She led the field in identifying Specific Language Impairment in children, understanding what causes it and helping a significant number overcome it.

The pre-eminent cognitive scientist Professor Steven Pinker of Harvard University describes her as unique among language researchers in discovering and documenting a type of language impairment that is restricted to grammar. Pinker spotted her potential 25 years ago. He recognised immediately that she was ‘one of the worst writers but one of the best thinkers in her field’.

Little wonder. Her severe dyslexia had never been recognised as a child. She always felt she had been written off as not very bright. She used to say that at the end of her school career she was patted on the head and told she was only capable of working at a children’s day nursery near her home village in Herefordshire.

But van der Lely had an intense interest in children and their development. Within two years she was running the nursery with 60 children and then applied to train as a nursery nurse. She was told this was impossible without A levels which she rapidly acquired at night school in Gloucester. By this time she wanted to become a speech and language therapist but was told this required a degree. Spurred on by the rejection, she won a place at Birmingham City University.

She drove there daily for three years at breakneck speed in her decaying saloon car and achieved a First in Speech and Language Pathology and Therapeutics. At the same time, she and her first husband, Graham van der Lely, were building their own house near Ross-on-Wye. She then moved rapidly through jobs as a part-time speech and language therapist to Birkbeck College, University of London, to study for her PhD. Sleep was always a minor consideration.

But in 1990 her life began to unravel when she was misdiagnosed with a terminal brain tumour. She was given only months to live so gave up work to enjoy what little time she had left. However, a year later she was back at work with a post-doctoral Fellowship at Birkbeck. This was the start of a glittering academic career and an unconventional lifestyle she chased for the rest of her life.

During the week she lived and worked in London. On a Friday she would return home to the West Country and devoted herself to punishing hours in the garden. Friends would find her, chainsaw in hand, cutting back shrubs and trees dressed in little more than an African turban. This was followed by fiercely-competitive games of lawn tennis with family and friends on the court she had laid. The annual relaying and marking of the court, carried out with scientific precision, was so infamous among friends and neighbours that most would hide if called on to help.

Van der Lely was intensely physical. Despite a debilitating leg condition which dogged her last 20 years, she was a powerful wild swimmer. She liked to test her friends by taking them for a dip in a dangerously swift section of the River Wye.

Born in Herefordshire, Heather Karen Jane Barr was the second daughter of Sam Barr, founder of the successful Welton Stud and one of the leading figures in the world of eventing. She distinguished herself at an early age by her bravery as a rider, always happy to take on recently-broken horses.  Her country upbringing  also made her a keen amateur botanist with an eclectic knowledge of wild flowers and grasses.

 But time spent travelling between her two lives was, she felt, time wasted. Friends were treated to death-defying rides in a series of battered BMWs for which she picked up a string of speeding convictions and even a ban on one occasion. She was pulled in by the police for the last time only a few months before she died at the age of 58. After months of intensive chemo-therapy she had lost her hair but pulled off her wig to argue her case more persuasively with a shaken Pc. She won the argument.

In 2001 she was offered the Chair of Developmental Language Disorders and Cognitive Neuroscience at University College London and founded a Centre to further her work. It had taken her only 10 years from gaining her doctorate. Her research expanded into Europe as she became vice-chair of a 25-nation research project.  Visiting professorships followed in Berlin, Louvain and Harvard.

Van der Lely invested years in developing an early warning system for children at risk of language disorder and potential reading difficulties. Her Grammar and Phonology Screen, GAPS, was devised as a quick, cheap and easily-administered test to be used by a wide range of professionals and parents. It evaluates a child’s basic grammatical and phonological abilities, crucial in understanding teachers’ instructions and learning the link between speech sounds and print. Current figures suggest 7 per cent of children have SLI, affecting more than 500,000 in the UK. A similar number suffer from forms of specific reading difficulties.

But she increasingly found UCL an uncongenial academic environment.  A rival even suggested that one of the children in her early ground-breaking studies, AZ, did not actually exist. A letter from AZ’s parents after her death revealed that he was very much alive. He had been unable to speak or understand speech at the age of five but van der Lely had personally watched over his development and intervened to help him secure a university place. He is now a successful motion graphic designer in London. She left UCL to pursue collaborative work in Europe and at Harvard.

Van der Lely's final paper may have opened up a whole new area of study about the possible connections between language impairments found in children and the impairments seen in neurodegenerative diseases such as Huntingdon's.

Eighteen months ago she suddenly became ill and was diagnosed with terminal cancer. But she refused to give in: she drew up plans to re-shape her home and garden, produced her final research paper and set up a trust to further her work. She married her partner of her later years, Professor Paul Richens, just four weeks before she died.
Professor Heather van der Lely, scientist, born 19 July 1955; died 17 February 2014.

Alistair Macdonald.

Comme dans tous les domaines, il y a quelques « stars » dans les neurosciences cognitives. S’il fallait par exemple en nommer une dans le domaine de la recherche sur la conscience en France, le nom de Stanislas Dehaene vient spontanément à l’esprit.

D’abord parce qu’une star est à la fois reconnu dans son domaine et connu d’un large public. Dehaene remplit les deux conditions avec ses nombreuses publications scientifiques et ses livres de vulgarisation de ses travaux comme « Les neurones de la lecture » ou son petit dernier « Le code de la conscience » (premier lien ci-bas).

Ensuite parce que comme les rock stars de ce monde, il joue souvent à guichet fermé. C’est le cas de sa conférence au Cœur des Sciences de l’Université du Québec à Montréal de jeudi prochain qui affiche déjà complet (deuxième lien ci-bas).

Et finalement, quand on commence à avoir des « produits dérivés » sur son compte, c’est que là, vraiment, c’est la consécration ! Et c’est encore le cas pour Dehaene qui faisait l’objet, la semaine passée, d’une sympathique BD expliquant certaines de ses expériences (troisième lien ci-bas).

Rien de complètement nouveau au cœur de cette « tournée québécoise » du chercheur (dont le crâne rasé évoque celui du chanteur de l’ancien groupe australien Midnight Oil, on suit la métaphore ou on la suit pas…). Mais sans doute bien des expériences fascinantes qui demeurent méconnues même si elles déboulonnent des siècles de dualisme cartésien. Car si dualisme il y a, ce n’est pas entre un esprit immatériel et un cerveau matériel, mais simplement entre un traitement rapide, inconscient et constant d’une multitude d’informations par des régions spécialisées du cerveau d’une part; et d’autre part, un accès plus lent et conscient à une information sélectionnée dans un espace de travail neuronal pour sa pertinence vis-à-vis d’une situation vécue par le sujet. Bref, ce que certains appellent les processus duaux.

Et l’on peut, comme l’a fait Dehaene, en jouant sur le temps de présentation d’un stimulus visuel par exemple, enregistrer un « étouffement » ou un « embrasement » d’activité nerveuse dans les assemblées de neurones qui correspondent à la perception consciente ou pas rapportée par le sujet. Et même sans la moindre stimulation extérieure particulière, nous avons des pensées conscientes qui s’enchaînent spontanément et auxquelles correspond un certain type d’activité nerveuse, celle du mode par défaut de notre cerveau par exemple, comme l’ont montré d’autres laboratoires.

Car comme pour un concert rock où la star est appuyée par les autres musicien.nes de son groupe, par l’équipe technique de sonorisation, d’éclairage, etc., de même une star des sciences cognitives ne serait rien sans son équipe et la communauté scientifique qui discute et critique sans relâche les modèles proposés. Et dans le cas du cerveau, il y a encore de beaux riffs d’EEG, de MEG ou d’IRMf à apprécier et à décoder ! S’cusez-là…

i_lien La conscience (dé)-codée de Stanislas Dehaene
i_lien Le code de la conscience, une conférence de Stanislas Dehaene
i_lien Le cerveau ne peut pas faire deux choses à la fois

Fathia Wycisk, Française d'origine maghrébine, a bataillé pour vivre libre en luttant contre tout endoctrinement et contre le racisme. Elle dit avoir réussi son intégration, sans pour autant renier ses origines.
Témoignage
« Mon père n'est pas venu mettre la merde en France ! Il a contribué à la reconstruction d'un pays qui était en demande d'ouvriers. » C'est en reprenant les termes polémiques du journaliste Philippe Tesson (1) qu'elle a souhaité réagir. Fathia Wycisk, 55 ans, Française d'origine algérienne résidant à Nantes, s'est sentie une nouvelle fois blessée par des propos visant nommément une communauté.
La première fois, c'est lors des attaques contre Charlie Hebdo et le magasin Hyper Cacher, porte de Vincennes, début janvier. Se sentant insultée, elle en veut d'abord à ceux qui ont causé la mort de dix-sept personnes au nom de l'islam. « C'est un acharnement sur la foi de ceux qui pratiquent modérément et au quotidien leur religion. » Elle en veut aussi à ceux qui jouent la carte de la provocation « pour diviser les Français ».
« Pas de ghettoïsation »
Pourtant, Fathia n'est pas pratiquante, ni même musulmane. Une religion dont elle s'est détournée à l'âge de 18 ans. « Il y avait deux côtés de la pratique. D'un côté, le soft et doux. Celui qui consiste à expliquer les choses. » À l'image de ses tantes et cousines restées en Algérie. Des femmes « épanouies ». Mais sa mère lui a montré le côté « plus dur ». Dur pour une adolescente à qui les sorties et le maquillage étaient interdits et qui devait même se marier au «bled».
Son histoire est aussi liée à un attachement très fort à la France pour laquelle son grand-père s'est battu et a été fait prisonnier durant trois ans, lors de la Seconde Guerre mondiale. Aussi, elle estime ne pas avoir à prouver son amour pour ce pays.
Pour elle, la liberté d'expression ne doit pas dépasser certaines limites, à savoir tout ce qui « touche » au sacré. Mais elle n'en demeure pas moins essentielle. Et c'est en France qu'elle l'a trouvée, sans jamais renier ses origines. Ce qui lui a valu des insultes racistes, hier comme aujourd'hui. Mais elle en reste persuadée, « l'intégration à la française, ça marche ! »
Est-ce à dire que cela fonctionne pour certains, mais pas pour d'autres ? « La France n'a pas su prendre en main les gens qui étaient accueillis chez elle. Ni su donner à tout le monde la même part du gâteau », créant, selon Fathia, une génération de frustrés enfermée dans une haine parfois dévastatrice. Une génération à laquelle il faut tendre la main, à travers l'éducation, la pédagogie, en mettant en valeur leur côté positif. « Faire une propagande à l'envers », lance-t-elle, en leur donnant une place dans la cité en tant que citoyens à part entière.
L'autre combat de Fathia pour sa fille
Les deux filles de Fathia ont grandi dans le respect des autres. La plus grande, 31 ans, est traductrice et musicienne. La seconde, 22 ans, baigne dans les arts appliqués. Mais cette dernière a fait un choix douloureux pour sa maman : elle a rejoint, il y a quatre ans, les Témoins de Jéhovah. Fathia n'a pu la revoir qu'il y a quelques mois. Elle a engagé une procédure judiciaire contre le mouvement, créant aussi une page Facebook pour recueillir d'autres témoignages.
Un choix douloureux, car Fathia connaît bien les Témoins de Jéhovah. Elle s'était rapprochée d'eux à l'âge de 15 ans. « Je me cherchais, j'étais en quête d'idéal », séduite par leur discours « d'amour pour Jésus ». La majorité atteinte, elle a même quitté sa famille, avec l'aide des Témoins de Jéhovah, pour s'installer à Paris. Sa mission : frapper aux portes des familles arabes et musulmanes auxquelles elle donnait des cours gratuits de français pour qu'elles puissent « lire la Bible ».
Dix ans plus tard, déçue, dit-elle, par « le clanisme et le côté discriminatoire » d'un mouvement « radical » (2), elle en est chassée. Les années passent et la mère de famille se reconstruit doucement, tout en conservant sa « croyance privée dans le Christ ».
Malika MEROUARI.
 (1) Propos tenus sur les ondes d'Europe 1 le 13 janvier 2015, sur « les musulmans qui viennent mettre la merde ».
 (2) Un rapport parlementaire de 1995 considérait les Témoins de Jéhovah comme une « secte ». Mais un arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme du 5 juillet 2012 a estimé qu'il s'agissait d'une religion. La Miviludes, Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (www.miviludes.gouv.fr) poursuit cependant « sa vigilance en raison de signalement de dérives sectaires qu'elle reçoit régulièrement de la part d'anciens membres ou de proches des membres de cette communauté ».
Source : Ouest France, 13 février 2015
Sur le même sujet : 
- Nantes le combat d’une mère pour retrouver sa fille
- Ziva, l’Géo ! Faites citer les Témoins
Policiers en faction à l’entrée des locaux de l’ashram de Sri Aurobindo (Photo: DC / File)
Pondichéry -Le vieil ashram de Sri Aurobindo est une fois de plus à l'honneur pour de mauvaises raisons avec le suicide, jeudi, de trois femmes qui y résidaient.

Les initiés et les résidents disent que les trois sœurs, qui faisaient partie d'une même famille de sept qui a tenté de se suicider, auraient été victimes de groupes belligérants qui depuis plusieurs années revendiquent la propriété de l'ashram.

Déjà empêtré dans un certain nombre de cas allant du harcèlement sexuel à la mauvaise gestiondes fonds, l'ashram s’est trouvé confronté à une nouvelle source de problèmeslorsque des femmes, toutes filles deGadar Prasad, ont accusé les gestionnaires de harcèlement sexuel.

Comme ils ne pouvaient pas prouverleurs accusations, il a été demandé à la famille de partir, qui a refusé de s’en d'aller. Les seniors de l’ashram affirment que Jayashree Prasad et ses jeunes sœurs ont été mal orientés par un autre membre de l’ashram, SraddaluRanade, qui dénonce depuis des années la perte de confiance au sein de l’ashram.

"Sraddalu et ses associés sont responsables de la conduite des sœurs et de leursvieux parents les conduisant à se suicider. Ils ont essayé de nuire à l'image de l'ashram depuis plusieurs années ", selon un senior de l’ashram. Venant s’ajouter aux problèmes de propriété de l'ashram attaquée par différentes franges politiques au cours des derniers jours.

L’ashram, espace haït 

Alors que la tentative de suicidechoquante, jeudi, de sept membres d'une famille originaire du Bihar, dans lequel trois femmes sont mortes, a de nouveau déclenché une controverse entourant l‘ashram Aurobindo vieux de quatre-vingt dix ans, et de sa gestion, les initiés de l'ashram et les résidents locaux disent que la famille serait peut- êtrede simples victimes d'un long bras de fer entre des groupes rivaux qui revendiquentdes sommes d'une valeur plusieursmillions de roupies gérées par la curatelle qui régit l'ashram.

Des accusations de harcèlement sexuelà la mauvaise gestion des fonds, l'ashram est empêtré dans plus d'une douzaine de cas, souventfruits de luttes intestines. Rappelant un bras de fer de 14 ans entre les cinq filles de Gadadar Prasad, les résidents de l’ashram  de Sri Aurobindo, et l’organisme de gestion de l'ashram, un porte-parole de l'ashram a déclaré que tout a commencé en 2000 lorsque Hemalatha (âgée aujourd’hui de 40 ans), la plus jeune des frères et sœurs, aurait eu une liaison avec un autre résident, Krishna Belliappa. Lorsqu’elleest tombée enceinte, la querelle est sortie au grand jour.

"Comme cela était contraire aux règles de l'ashram, nous avons dû prendre des mesures punitives contre elle,y compris son expulsion. Les accusations d'agression sexuelle et de harcèlementont toutes été exprimées par les cinq soeurs simplement pour contrer ces décisions ", a déclaré un résident important de l'ashram.

Les allégations de harcèlement sexuelpar des gestionnaires de l'ashramn’ont pas pu être prouvées et la famille a été forcée de quitter l'ashram. "La Haute Cour de Madras a ordonnée à l'ashram de payer une certaine somme d'argent à ces femmes pour poursuivreleur vie. Nous avons accepté cela, maisles sœurs n’auraient pas quitté l'ashram. A la place elles ont fait appel à la Commission nationale pour les femmes, à la Commission des droits de l’Homme et, même, à la Cour suprême de l'Inde. Elles n’ont pas pu prouver leurs accusationsdevant aucune de ces institutions", a déclaré le porte-parole de l'ashram.

"Si la police a essayé de les expulser, c’est parce que le plus haut tribunal du pays lui a ordonné de le faire", a-t-il précisé. Des sympathisants de l'ashram qui sont au courant de ces dossiers soulignent que les sœurs ont été mal orientées par certains groupes au sein de l'ashram, et se sont retrouvées empêtréesdans un complot beaucoup plus large.

"Si la plainte de ces sœurs, qui n’avaient pas d'argent et nulle part où aller, est vraie, comment pouvaient-elles engager des avocats chevronnés et défendre leurs cas depuis 14 ans jusqu’à à la Cour suprême?" demande Gautam Chikermane, un professionnel des médias qui a régulièrement visité l'ashrampendant plus d'une décennie.

Des résidents seniors de l’ashram affirment que Jayashree Prasad et ses jeunes sœurs ont été conseilléespar un autre résident, Sraddalu Ranade, qui dénonce un perte de confiance dans l'ashram depuis plusieursannées, exigeant qu'il soit dissous, citant sa mauvaise gestion.

"Sraddalu et ses associés sont responsables de la conduite des sœurs et leurs parents âgés les amenant jusqu’au suicide. Ils ont essayé de nuire à l'image de l'ashram depuis plusieurs années. Tout d'abord,ils ont criblé la biographie de Sri Aurobindo écrite par l'Américain Peter Heehsaffirmant qu'il dépeint l'ashram et son gourou en partant d’un mauvais éclairage. Comme ils n’ont pas pu y parvenir, ils ont forcé ces sœursà proférer des accusations de harcèlement sexuel. Ils ont également déposé une plainte devant la Cour suprême, demandant la dissolution de l’organisme gestionnaire et de l'ashram. Nous devons attendre et voir ce que sera leur prochaine action", a déclaré le membresenior de l’ashram.

Lorsque le journal a essayé de contacter Sraddalu Ranade à son domicile, à quelques pâtés de maisons de l'ashram, sa mère Sadhana, égalementmembre de l'ashram depuis 1968, a dit qu'il était parti en tournée pour donner des conférences sur les enseignements du gourou. «Mon fils est venu ici quand il avait à peine six mois etest un produit de l'ashram et de son école. Il se bat contre les membres de l’organisme gestionnaire vu qu’il y a une mauvaise gestion flagrante et plusieursplaintes de harcèlement sexuel. Il y a au moins 100 plaintes contrela gestion de l'ashram dans diverses juridictions à travers le pays. S’ils ne ont rien fait de mal, pourquoi tant de plaintes ont été déposées contre eux? ", demande Sadhana.
"Nous ne avons uniquement luttépour préserver la sainteté de cet ashram et sa gloire."

Toutefois, les responsables de l'ashramaffirment qu'à l'heure actuelle seuls 14 cas impliquantl'ashram sontbattusdevant divers tribunaux. L'ashramde Sri Aurobindo à Pondichéry a été fondé par le yogi en 1926 avec une trentaine de membres. L'ashram a depuis monté en puissance et compte actuellement 1200 membres, provenant pour la plupart des Etats de l'est, d’Orissa et du Bengale occidental. L'ashram est également une école de 400 élèves, un gérant et propriétaire de plusieurs maisons d'hôtes, ainsi que d'autres bâtiments à Pondichéry, et ailleurs dans le pays. Des politiciens importants, des bureaucrates etplusieurs autres personnalités sont des adeptes de Sri Aurobindo et sympathisants de l'ashram.

Les résidents de l’ashram nous regardent de haut déclarent les autochtones 

Ces trois derniers jours, l'ashramAurobindo et de ses diverses propriétés, y compris l'école de l'ashram et une pompe à essence appartenant à l'ashram, ont été attaqués par des propos tenus lors de réunions politiques, y compris par Naam Tamizhar Iyakkamet d'autres organisations.

Un appel à manifestation a même  a même été lancé pour le samedi,nécessitant que la police renforce la sécurité, dans, et autour dela ville. Ici, les résidents disent que des attaques étaient possibleset sont toujours possibles, uniquement parce que la police locale ainsi que le grand public n’ont pas beaucoup de respect pour l'ashram.

Karunakaran, un habitant de Kalapet qui dirige un magasin extérieur de l'hôpital du gouvernement, déclare que tandis que des milliers de dévots del'ashram et Aurobindoont vécu dans leur ville depuis plusieurs décennies, ils ne ont jamais essayé de se mêler à la vie locale.

"Pour nous, l'ashram et ses membres sont un mystère. Nous n’en entendons parler que lorsquun scandale éclate. Sinon, personne ne sait ce qui se passe à l'intérieur Source : , dit-il. Pour la plupart des habitants de Pondichéry, les résidents de l’ashram et autres dévots qui restent dans leur quartier sont plus inconnus et inaccessiblesque les Français qui vivent dans la ville.

«C’est la raison principale derrière ces attaques verbales. Bien qu'ils vivent ici depuis plusieurs décennies, les résidents de l’ashram ne ont pas essayé d'apprendre le tamoul et de communiquer avec nous. Nous pensons qu'ils nous regardent de haut. C’est le sentiment commun, même chez la police et les politiciens, car ils nous approchent rarement. Tout leur travail se fait par leurs contacts au sein du gouvernement central ", a déclaré Balamurugan, qui dirige un magasin mobile de bonbonsà proximité de l'ashram.

Cependant, les membres de l’ashram réfutent les allégations. "Nous ne avons jamais essayé de rester loin d'eux, ou n’avons été hostile. Les gens choisissent de vivre dansl'ashram lorsqu’ils veulent prendre de la distance avec le monde matériel. Nous pratiquons ici le silence et ne communiquons que lorsque cela est nécessaire. Parfois, notre silence est considéré comme un comportement grossier ", dit Matriprasad, un membre senior de l'ashram. "Nous ne sommes pas des évangélisteset nous n’avons pas besoin de faireun service de propagande," dit-il.

Pradeep Damodaran

Source : Deccan Chronicle, 21 décembre 2014, traduction CIPPAD,
http://www.deccanchronicle.com/141221/nation-crime/article/sisters-victims-sri-aurobindo-ashram-squabble

Scandale dans l'Ashram Aurobindo

Un gâchis? L'image de l'ashram a pris un coup. Photo:Nathan G
Tout n’est pas au mieux entre l'ashram de Sri Aurobindo, une institution bien connue pour son inclinaison spirituelle, et le gouvernement de l'État qui examine une proposition de prendre en charge son administration pour l’ôter des mains de l’organisme gestionnaire. Suite à la mise à jour de plusieurs accusations par des résidents de l’ashram d’harcèlement sexuels et d’autres formes de harcèlement, l'image de piété de l'ashram est menacée.

L'année dernière, plus de 50 résidents ont déposé des plaintes écrites au bureau d’enregistrement du district dans le cadre d'une enquête concernant ce qui se passe à l'intérieur de l'ashram. Le gouvernement de Pondichéry a ordonné une recherche de preuves après que le ministre de l'Union pour la femme et de l'enfance, Krishna Tirath, ait écrit au premier au ministre N Rangaswamy, suite à plusieurs plaintes déposées par des membres de l’ashram. Les preuves, cependant, n’ont pas pu être recherchées compte-tenu du fait que l’organisme qui gère l’ashram s’est pourvu en justice interrogeant sur la compétence de l'administration de Pondichéry s’agissant de questions concernant l'ashram. Actuellement, l'affaire est toujours en cour devant la Haute Cour de Madras.

Tehelka est en possession des témoignages présentés par quelques 50 résidents au bureau d’enregistrement des plaintes du district de Deepak Kumar en septembre l'année dernière. Les témoignages mettent à nu une longue liste de harcèlements sexuels et de traitements cruels dont été victimes des résidents de l'ashram. « Nous avions reçu plusieurs plaintes avant même que l'enquête n’ait commencée », dit Kumar. « La majeure partie liée à des irrégularités financières, ce qui n’est pas de notre ressort, et sur lesquelles nous n’avons pas enquêté. Toutefois, les plaintes graves de harcèlement sexuel et la torture physique fait jour après avoir commencé à enquêter ».

Prenons le cas de Jayashree Prasad, 52 ans, résidente dans l’ashram depuis 1983, qui dit qu'elle a été battue par un proche collaborateur de l’organisme de gestion de l’ashram en juillet 1996. Alors qu'elle travaillait dans la salle à manger, Nonigopal, elle appelle un copain de l'époque, le gestionnaire Albert Patel, qui a tenté de l'agresser sexuellement. Elle prétend qu'elle a été battue lorsqu’elle a résisté. Son calvaire s’est reproduit en janvier 2001, quand elle a résisté aux avances sexuelles faites par Krishna Chander, considéré comme proche du syndic de gestion Ved Prakash Johar. Cette fois, elle a été attaquée à coup de tiges métalliques. Son appel aux services d'aide et de protection est, dit-elle, resté lettre morte.

Quatre de ses sœurs sont aussi résidentes de l’ashram. Lorsque la plus jeune d'entre elles, Hemlatha, 37, a tenté de soulever la question des administrateurs, non seulement elle a été réprimandée mais les cinq sœurs ont été empêchées d’accès à la salle à manger et ont reçu un avis de demande de justification avec menace d’expulsion de l'ashram. Même la police leur a dit que, selon les règles de l'ashram, les résidents n’étaient pas autorisés à prendre contact avec eux et à déposer plainte.

« Jusqu'en 2009, article n ° 11 de l'ashram interdit aux résidents de signaler les questions internes aux médias ou de faire des démarches juridiques, sauf avec le consentement des responsables », explique Raman Reddy, en charge des archives de l'ashram.

Après la règle a été annulée, et les sœurs Prasad ont réussi à déposer une plainte auprès de la police en 2010. Suite à leurs accusations elles ont de nouveau été invitées à quitter l'ashram. L'affaire a été à la Haute Cour, qui a jugé que les sœurs devaient rejoindre un logement en dehors de l'ashram, au Jenny Hostel (un établissement appartenant à l'ashram mais situé à l’extérieur des locaux de l'ashram), jusqu'à ce que l'affaire soit réglée. Mais comme le directeur du Jenny Hostel a refusé de les accueillir, elles sont restées dans l'ashram.

Quand les sœurs Prasad ont essayé d'entrer dans la salle à manger, les responsables ont appelé la police pour les arrêter. Ensuite, les sœurs ont sollicité le tribunal de district pour que leur droit à l’alimentation et au logement dans les locaux de l'ashram leurs soient restitués. Le tribunal a statué en leur faveur, mais la gestion de l'ashram a fait appel au verdict auprès de la Haute Cour, qui a déclaré que le tribunal de district ne peut pas examiner cette demande. Suite à cela, les sœurs ont envoyé une pétition à la Cour suprême. Le 11 Juillet de cette année, la Cour suprême a ordonné le maintient d’un statu quo pendant trois semaines, ce qui leur permet de rester dans l'auberge de l'ashram et avoir de la nourriture à la salle à manger.

Victime? Le Dr Gayatri Satapathy a étéexpulsée 
du service médical. Photo: Nathan G
Lorsqu'on lui a demandé pourquoi elle et ses sœurs insistent pour rester à l'ashram malgré le harcèlement, Hemlatha dit, "L'ashram appartient aux résidents comme nous, et non aux gestionnaires qui font été un mauvais usage de leur autorité."

Dans un autre cas, en 2003, Shobha Rani, femme de Radha Krishna Das, se serait suicidée après avoir fait face à des faits de harcèlement sexuel à plusieurs reprises. Das a formé un FIR accusant Nirmal Swain, puis le conseiller juridique de l'ashram, de complicité au suicide. L'affaire a été rejetée en 2012 par la Cour des sessions de Pondichéry en raison du manque de preuves. Deux de ses filles, qui étaient résidentes, ont quitté l'ashram après cela.

En 2004, Kamal Dora, 60 ans, a rapporté les suicides présumés des résidentes Kavitha et Meenakshi à la police, et a également témoigné dans le cas Shoba Rani. Il a été jeté hors de l'ashram l’année suivante. Depuis lors, Dora a trouvé refuge dans une maison voisine pour personnes âgées.

Imran Khan



Source : Tehelka, 10 août 2013, traduction CIPPAD,
http://www.tehelka.com/scabs-beneath-the-serenity/

AUROVILLE

Cité idéale, près de Pondichéry, inaugurée en 1963 par Mira Richard née Alfassa, française originaire du Proche-Orient (1878-1973), pour réaliser les intuitions de son maître Sri Aurobindo, penseur et mystique hindou né au Bengale (1872-1950) qui invitait à une révolution spirituelle pour transformer le monde. Sri Aurobindo (Arvinda Ackroyd Ghose), élevé à l'origine à l'occidentale à Cambridge, s'intéressa très vite aux traditions de l'Inde, pour des raisons politiques au début, spirituelles ensuite. Influencé un temps par la Société théosophique, sa rencontre en 1914 avec Mme Alfassa (« Mère » de l'ashram qu'il fonde en zone française à Pondichéry, passionnée d'occultisme) l'amena à concevoir un système alliant la tradition philosophique hindoue, l'occultisme et l'Occident, combinaison d'évolutionnisme et de sagesse indienne, de médiumnisme et de tradition. Le Maître expérimente en 1926 la descente sur lui de la conscience supramentale, une forme de la Conscience divine, dans son système de pensée. Mme Alfassa la connaîtra en 1956 et 1963. Il confie alors à « Mère » considérée par les disciples comme incarnation de la Mère divine, la direction de l'ashram, devenu progressivement mondialement connu. En 1963, Mère inaugurera la «Cité du Futur », Auroville, qui devait être la communauté modèle, le phare de l'humanité de demain. Cette construction à l'architecture hautement symbolique, connaîtra des difficultés de tous ordres dès la mort de Mère (1973). Elle a été finalement nationalisée par la suite par le gouvernement indien.

Source : extrait du Dictionnaire
des groupes religieux aujourd'hui, page 28, de Jean Vernette et Claire Moncelon, Presse Universitaire de France, édition d’octobre 2001.

Copenhague : et les premiers à dégainer la théorie du complot sont...
Au lendemain des deux fusillades qui ont endeuillé la capitale danoise samedi 14 février, les snipers du complotisme n'ont pas tardé à faire entendre leur petite voix dissonante :

Ariane Walter (sympathisante Front de Gauche, ancienne collaboratrice du site complotiste LeGrandSoir.info et blogueuse sur Mediapart) sur Facebook :

Ainsi donc à Copenhague, comme à Paris , il y a eu deux attaques et la seconde " à caractère antisémite" comme à Paris...Tiens donc...Même officine? L'assassin est un terroriste musulman? C'est curieux que ces terroristes s'attaquent à des juifs en Europe et jamais en Israël....

"L'informatrice zélée" (blogueur anonyme spécialisé dans la diffusion d’intox apparu à l’été 2011) sur Twitter :

#Joseledire : Ces attentats qui finissent à chaque fois par l'attaque de lieux juifs ressemblent à des attentats sous faux drapeau.

Chantal Dupille (alias "Eva R-sistons", auteure de plusieurs blogs conspirationnistes et de textes à caractère antisémite) sur Twitter :

Le scénario Charlie-Mossad se répète, relayé par les meRdias sionistes avec commentateurs sionistes : "Vilains" Musulmans // "Gentils" Juifs

Conspiracy Watch - Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot
Note de lecture de Martin Brunschwig - SPS n° 311, janvier 2015 Nicolas Gauvrit propose ici un ouvrage d'une grande originalité, comme le suggère aussi son titre « oxymoresque » : les surdoués peuvent-ils être « ordinaires » ? En fait, ce titre est excellent et indique d'emblée la démarche de l'auteur, maître de conférences et chercheur en sciences cognitives à l'École pratique des hautes études, longtemps membre de la rédaction de Science et pseudo-sciences. Il s'agit d'étudier la « douance » en tant que (...) Notes de lecture

 

 

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