Assemblée générale annuelle 2006

Assemblée générale annuelle 2006
Sceptiques du Québec

Vingt-six membres se sont présentés à cette assemblée, tenue le 19 février 2006, pour y élire un nouveau conseil d’administration et voter sur des propositions faisant partie de l’avis de convocation. Nous les remercions de leur participation aux différents votes ainsi qu’aux débats qui les ont précédés.

Voici les noms des huit membres élus au conseil pour 2006 : François Benny, Vincent Carrier, Anne-Sophie Charest, Louis Dubé, Claude Laforest, André Payette, Daniel Picard, Christian Trempe. L’élection aux différents postes clés se fera à la première réunion du conseil.

Résultats du vote

Voici le résultat du vote sur les propositions originales ou amendées lors de l’assemblée :

  • A.  Qu’on accepte comme règles de procédure à l’Assemblée Générale (AG) les 7 propositions suivantes, chacune faisant l’objet d’un vote distinct :

    1. Les membres en règle ont jusqu’au 31 décembre de l’année précédente pour faire parvenir au CA leurs propositions demandant un vote à l’AG de l’année courante. Pour : 18,    Contre : 8

    2. Les propositions demandant un vote à l’AG feront partie de l’avis de convocation de L’AG. Acceptée à l’unanimité.

    3. Chaque proposition soumise à l’AG doit avoir un proposeur et un appuyeur présent à l’AG. Acceptée à l’unanimité.

    4. Une majorité de votes simple est requise pour qu’une proposition soit acceptée à l’AG. Acceptée à l’unanimité, telle qu’amendée.

    5. Le quorum à l’AG sera constitué d’au moins 5% (environ 12 personnes) des membres en règle. Acceptée à l’unanimité.

    6. Le nombre maximum de membres du CA élus est fixé à 8. Par la suite, les membres élus peuvent nommer d’autres membres pour un maximum de 12 membres. Telle qu’amendée : Pour : 23,    Contre : 3

    7. Dans la formation d’un nouveau CA, une préférence sera accordée aux membres du CA sortant jusqu’à un maximum de 8 membres du CA sortant. Retrait de la proposition, puisqu’incluse dans l’amendement de la proposition 6.

  • B.  Qu’on exclut du libellé de la mission des Sceptiques du Québec la phrase suivante : Les Sceptiques du Québec appuient les grands principes de démocratie, de justice, de liberté de pensée et de la laïcité de l’État et de ses institutions. Pour : 20,    Contre : 5,    Abstention : 1

  • C.  Que Les Sceptiques du Québec puissent négocier une entente avec les Éditions humanistes du Québec pour publier le Québec sceptique, à la condition que le nom de l’éditeur soit changé pour éviter la confusion entre différents organismes. Telle qu’amendée : Pour 24,    Contre : 1,    Abstention : 1

Le nouveau conseil d’administration verra à l’application des propositions votées à l’assemblée générale.

 

Explications du vote sur la proposition B :

Pour ceux qui n’ont pas suivi le débat de près ou qui n’ont pas pu venir à l’assemblée générale, le vote sur la proposition B demande à être clarifié.

Pour bien comprendre la position de la majorité des sceptiques sur un appui explicite à certains grands principes, il faut savoir, qu’avant 2005, l’association ne prenait pas de position politique ou idéologique particulière, sauf sur la démarche sceptique elle-même.

Les Sceptiques forment une association de discussions et de débats sur les allégations pseudoscientifiques, religieuses, ésotériques ou paranormales, comme le précise leur mission. Ils visent à ce que les arguments pour ou contre une thèse soient bien expliqués pour que chaque membre puisse départager les croyances des connaissances et se faire sa propre opinion. Aucun membre ne parle pour l’association et l’association ne prend position pour personne. Nos porte-parole s’expriment en leur propre nom ; nous leur demandons seulement que leur argumentation soit valide et repose sur des faits.

Le vote largement majoritaire (20 pour, 5 contre, 1 abstention) pour exclure un appui explicite de l’association en faveur de grands principes s’inscrit dans cette tradition bien établie. Il ne signifie nullement que les Sceptiques soient antilaïques, ni d’ailleurs qu’ils soient antidémocratiques, contre la justice ou la liberté de pensée, qui sont autant de garanties de la liberté d’expression. D’autres associations militent pour chacune de ses positions, qui ne font pas partie la mission spécifique des Sceptiques du Québec.

On peut être d’avis que l’application de la pensée rationnelle conduise inévitablement à une position laïque, comme à bien d’autres positions en faveur de la démocratie, de la justice ou de la paix. Mais, est-il souhaitable que les sceptiques les épousent explicitement toutes ?

Nous militons pour que la pensée rationnelle, basée sur des faits, prévale, sans présumer des conclusions auxquelles elle nous mènera. Ne pas prendre de positions idéologiques - autres que sur la démarche sceptique elle-même - nous permet plus facilement de tout questionner et ainsi de mieux remplir notre mission de promotion de l’esprit rationnel et critique.

Les sceptiques discutent assez souvent de religion dans la revue comme aux conférences. C’est un sujet intéressant qui continuera de faire l’objet de débats. La première partie de la mission, qui spécifie que les allégations religieuses font partie des domaines privilégiés d’investigations, n’est pas contestée.