La croyance en Dieu vue par la science.

Tout sur les sciences, que ce soit la chimie, la biologie, l'astronomie etc.
Igor
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Re: La croyance en Dieu vue par la science.

#26

Message par Igor » 03 avr. 2019, 18:50

Mary Shostakov a écrit :
03 avr. 2019, 18:32
Ma femme, qui était si philosophiquement matérialiste que plus philosophiquement matérialiste que ça, tu meurs, et qui était près de la phase terminale d'un cancer généralisé, et parfaitement lucide, elle a choisi de se faire mourir par la médecine en vertu de la loi québécoise sur l'aide médicale à mourir dans la dignité.
Je suis loin de juger cela (je comprend parfaitement).

Mary Shostakov a écrit :
03 avr. 2019, 18:32
C’est ainsi que je veux mourir moi-même, afin que vous aimiez davantage la terre à cause de moi, ô mes amis ; et je veux revenir à la terre pour que je retrouve mon repos en celle qui m’a engendré.
Dommage qu'ils ne reviennent pas tous (en effet). ;)

Mary Shostakov

Re: La croyance en Dieu vue par la science.

#27

Message par Mary Shostakov » 03 avr. 2019, 19:09

Igor a écrit :
03 avr. 2019, 18:35
Mary Shostakov a écrit :
03 avr. 2019, 17:45
Le fruit défendu, c'est celui de l'arbre de la connaissance.
La connaissance du bien et du mal (pas simplement de la connaissance).
Mon raisonnement ne semble quand même tenir. Je pense qu'il aurait fallu en faire manger le plus possible.

Par ailleurs, la connaissance de la thermodynamique peut permettre d'avoir un bon point de vue général sur le bien et le mal, en ce sens que le bien absolu peut être considéré comme la composition permise par la néguentropie (avec de nombreux exemple, comme l'amour, l'amitié, l'entraide, etc) et la mal absolu comme la décomposition provoquée par l'entropie (avec de nombreux exemples aussi, comme le meurtre, la guerre, le viol, etc.)

Igor a écrit :
03 avr. 2019, 18:35
Je vous ferai remarquer que même quand on parle de connaissances scientifiques, la vérité n'a pas tant d'importance. Ce n'est pas l'objet de la Science.
Je te remercie de me faire remarquer une telle vérité, je ne la savais pas, si tu me permet un instant de cabotinage bien innocent, car cela n'a jamais fait souffrir personne ...

Igor a écrit :
03 avr. 2019, 18:35
Dans ces conditions, je pense qu'on peut chercher ces vérités ailleurs (quand on s'intéresse au sens de l'existence), à travers certaines expériences mystiques par exemple.
Chacun peut trouver ce qu'il veut dans son domaine de prédilection. Ce qui m'importe, c'est qu'il ne fasse de mal ni à lui ni à personne.

Igor a écrit :
03 avr. 2019, 18:35
Prenons les expériences de mort imminentes (par exemple), on peut bien penser ce qu'on veut de tout cela (que cé des illusions, des hallucinations) mais un peu comme un jury, ils sont unanimes à déclarer ces deux suspects non-coupables.
À moins de penser que ce sont tous des menteurs j'pense que leur jugement a une valeur (peut-être pas scientifique mais pour se faire un jugement en tout cas).
Trouvez-moi quelqu'un qui a fait une EMI (confirmé par les spécialistes) et qui en conclue que c'était probablement des hallucinations finalement (pour voir).
Je ne vois aucun inconvénient à les croire.

À cause égale, effet égal.

.

Igor
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Re: La croyance en Dieu vue par la science.

#28

Message par Igor » 03 avr. 2019, 19:12

Mary Shostakov a écrit :
03 avr. 2019, 18:41
«Lorsque j'y suis, la mort n'y est pas, et quand la mort y est, je n'y suis pas.»
Disait Épicure, ce matérialiste radicale dont il faudrait lire les lettres à Mécénée pour voir de quel bois il se chauffait face à la question du sens de l'existence.
Très impressionnant. Dommage que ça ne donne toujours rien. :roll:

Et vous, avez-vous vu de quel bois je me chauffe avec ces coïncidences? :fume:

Mary Shostakov

Re: La croyance en Dieu vue par la science.

#29

Message par Mary Shostakov » 03 avr. 2019, 20:28

Igor a écrit :
03 avr. 2019, 19:12
Mary Shostakov a écrit :
03 avr. 2019, 18:41
«Lorsque j'y suis, la mort n'y est pas, et quand la mort y est, je n'y suis pas.»
Disait Épicure, ce matérialiste radicale dont il faudrait lire les lettres à Mécénée pour voir de quel bois il se chauffait face à la question du sens de l'existence.
Très impressionnant. Dommage que ça ne donne toujours rien. :roll:

Et vous, avez-vous vu de quel bois je me chauffe avec ces coïncidences? :fume:
Parfois, je suis dur de l'oreille informatique.

Qu'est-ce que tu veux dire par « Dommage que ça ne donne toujours rien» ?

De quelles «coincidences» veux-tu parler ?

Par curiosité ...

.

Igor
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Re: La croyance en Dieu vue par la science.

#30

Message par Igor » 03 avr. 2019, 21:04

Mary Shostakov a écrit :
03 avr. 2019, 20:28
Qu'est-ce que tu veux dire par « Dommage que ça ne donne toujours rien» ?
Ce que je veux dire c'est que je n'ai pas l'impression qu'il a trouvé un sens absolu (s'il en a donné un de relatif) à l'existence. Et cela, je ne pense pas que ça serait très satisfaisant pour une personne âgé qui aime la vie et qui est (ou serait) assez déprimée à l'idée qu'il n'y a rien d'autre.

En fait, j'arrive mal à comprendre comment des gens intelligents arrivent à se satisfaire de cela?! Surtout quand on aime l'existence, ne trouvez-vous pas un peu dommage qu'il n'y ait rien d'autre (et ne trouvez-vous pas un peu normal que des gens cherchent quelque chose de mieux que ce genre de philosophie)?

Igor
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Re: La croyance en Dieu vue par la science.

#31

Message par Igor » 03 avr. 2019, 21:11

Mary Shostakov a écrit :
03 avr. 2019, 20:28
De quelles «coincidences» veux-tu parler ?
Par exemple, pensez-vous que j'avais lu votre commentaire (le #23) avant d'écrire le miens (le #24) trois minutes plus tard?

Parce que moi, j'y vois quelques coïncidences (du moins).

En particulier, diriez-vous que la mort de votre femme n'était pas imminente?

Vous parlez de revenir aussi.

Vous voyez, cé ce genre de chose que l'âme peut faire d'après moi.

Igor
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#32

Message par Igor » 03 avr. 2019, 21:50

Dites-moi que mon truc cé juste une illusion maintenant. https://www.youtube.com/watch?v=nH6rInAE9rk

Mary Shostakov

Re: La croyance en Dieu vue par la science.

#33

Message par Mary Shostakov » 03 avr. 2019, 23:42

.

J'avoue ne pas comprendre ce que tu veux me dire.

Veux tu parler de la vie après la mort ou quelque chose comme ça qui donnerait sens à la vie ? Et donnerait sens aussi à la mort ?

«Revenir», tu l'entends par revenir à la vie après avoir été mort ?

.

Mary Shostakov

Re: La croyance en Dieu vue par la science.

#34

Message par Mary Shostakov » 04 avr. 2019, 06:54

.

Argumentaire général sur la nature matérielle et donc animale de l'Homme :

(J'aurais dû commencer par là)

--- --- ---

L’homme est un animal social, un animal politique et un animal moral. Est-ce à dire que la science, et plus particulièrement la biologie, peut nous éclairer sur la dimension éthique de l’existence humaine ? On a longtemps pensé le contraire. C'est peut-être à partir de cette « exceptionnalité » que peuvent s'expliquer les retards de la psychologie morale humaine, trop longtemps engluée dans un rationalisme quasi-mystique.

Mais les progrès en primatologie, génétique, neurobiologie et autres disciplines « chapeautées » par la théorie de l’évolution ont bouleversé la donne, et ont provoqué des changements de perspective en philosophie des sciences et épistémologie. Non seulement la biologie peut expliquer l’émergence de la morale, mais certains pensent qu’elle a aussi son mot à dire sur le contenu de celle-ci. Une approche biologique de la morale est-elle légitime ? Tout un courant de pensée, déjà ancien, a répondu à cette question par la négative.

Le raisonnement « antinaturaliste » peut se simplifier ainsi : l’originalité humaine procède de la culture, qui est un détachement progressif de la nature. L’homme trouve son humanité dans un processus d’arrachement au déterminisme biologique, dont le libre-arbitre est la plus pure expression. L’homme n’a donc pas d’autre nature que celle qu’il se donne par ses constructions  individuelles  et  sociales : il naît  vierge de toute préprogrammation. Tout n’est que convention, artifice – tout sauf quelques données élémentaires qui intéressent tout au plus la physiologie, l’anatomie ou la médecine. 

Cette idée jadis populaire est fausse.

On a redécouvert l’importance de la composante biologique des traits et comportements humains. Sous l’égide de la science, et non plus de la philosophie. Dès lors, l’antinaturalisme se trouve de plus en plus contesté par les scientifiques eux-mêmes, secondés de philosophes, et ce mouvement s'est accéléré depuis le dernier quart du XXe siècle.. Le coup d’envoi symbolique de l’assaut contre la forteresse « antinaturaliste » a été donné en 1975, lorsque Edward O. Wilson fait paraître une œuvre monumentale : « Sociobiology, the New Synthesis ». Le chercheur américain provoque alors l’une des plus importantes controverses scientifiques du siècle passé. Il se fait le porte-parole de tout un courant de recherche né dans les années 1960, notamment avec Desmond Morris, visant à comprendre les bases biologiques des comportements sociaux et incluant l’homme dans le champ légitime de ses travaux. 

Trois vagues successives vont remettre au goût du jour les explications naturalistes de la morale. 

Une première vague, née dans les années 1960, est un renouveau du darwinisme appelé néodarwinisme, dont les représentants les plus connus sont William Hamilton, George Williams, Richard Dawkins, Robert Trivers et Edward O. Wilson lui-même. Ces auteurs et d’autres opèrent trois révolutions intellectuelles. D’abord, ils postulent que le schéma darwinien de survie du plus apte (variation-sélection-adaptation) explique aussi bien les traits  physiques  que les  comportements  complexes  (psychologiques notamment). Ensuite, ils considèrent que l’adaptation biologique (la « fitness » darwinienne) s’exerce au niveau de l’individu et non du groupe. Enfin, ils font l’hypothèse que la sélection différentielle se comprend quant à elle au niveau du gène,  seule unité réellement  transmise par  l’hérédité.  Appliqué (grossièrement) à notre sujet, le raisonnement néodarwinien donne ceci : la morale est un comportement codé par des gènes, qui a été sélectionné au cours de l’évolution car il favorisait la survie des individus qui en étaient porteurs.

Une deuxième vague, se développant à partir des années 1970, est issue de l’étude du comportement des animaux (l’éthologie) et plus particulièrement de l’analyse de nos plus proches cousins, les singes (la primatologie). Un certain nombre de chercheurs, dont les plus connus sont Frans de Waal, Jane Goodall ou Christopher Boehm dans le monde anglo-saxon, Jacques Vauclair ou Dominique Lestel dans la francophonie, ont souligné la présence chez les animaux de comportements moraux ou proto-moraux dépassant le simple cadre de l’anecdote. Chez les grands singes notamment, observés à l’état sauvage ou en captivité, les interactions individuelles laissent place à des logiques d’empathie, d’altruisme et de réciprocité qui évoquent fortement ce que les humains qualifient de « morale ». Ces observations suggèrent logiquement que cette dernière est issue de l’évolution biologique plus que d’une création culturelle humaine sui generis. 

Une troisième vague scientifique a contesté la position antinaturaliste à partir des années 1980. Celle-là est venue de la psychologie et des sciences du cerveau. Elle retrouve le darwinisme de la première vague sur certains points,  mais s’intéresse d’abord aux explications neurophysiologiques et développementales de la morale — comme de l’ensemble des traits complexes de la cognition humaine :  mémoire, intelligence ou langage. Ses représentants les plus connus sont Jean-Pierre Changeux, Antonio Damasio, Joseph LeDoux, John Tooby, Leda Cosmides ou encore Michael Gazzaniga. La question posée ici est : quelles sont les zones fonctionnelles du cerveau impliquées dans le jugement moral  ? Et subsidiairement : en quoi cette neuro-anatomie de l’éthique nous aide-t-elle à comprendre les fondements de l’activité morale ?

Anthropologues, psychologues, généticiens, neurobiologistes, zoologistes… les travaux des auteurs que nous venons de citer sont de nature scientifique. Comment échappent-ils à la supposée « erreur naturaliste » de leurs prédécesseurs ? De plusieurs manières. D’abord, la critique de l’erreur naturaliste reposait elle-même sur un certain nombre d’erreurs, notamment une conception erronée de la nature humaine. À moins de défendre une position religieuse ou métaphysique, tous les faits à notre disposition laissent penser que l’homme procède de l’évolution biologique au même titre que toutes les autres espèces vivantes sur Terre. Tous les traits humains, sans exception, possèdent une base matérielle, moléculaire, cellulaire, qui influe sur leur expression. L’existence de cette influence n’est plus guère niée, même si sa nature exacte reste l’objet de l’investigation scientifique.

Peggy Sastre
Docteur en philosophie
Spécialiste de Nietzsche et Darwin
Traductrice
Journaliste scientifique
(et copine de longue date de Mary Shostakov)


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Re: La croyance en Dieu vue par la science.

#35

Message par Aggée » 04 avr. 2019, 08:19

Igor a écrit :
03 avr. 2019, 18:35
La connaissance du bien et du mal (pas simplement de la connaissance).
Comprendre les structures de l’atome, c’est de la connaissance.
Choisir d’utiliser une bombe thermonucléaire contre des populations, c’est prétendre discerner le bien du mal, mais est-ce réellement connaitre le bien et le mal ?
User de méthodes scientifiques tel que des sondages d’opinion ou des probabilités pour décider sur de telles questions, c’est oublier que la notion de bien ou de mal est totalement étrangère a la science.

Mary Shostakov

Re: La croyance en Dieu vue par la science.

#36

Message par Mary Shostakov » 04 avr. 2019, 09:24

Aggée a écrit :
04 avr. 2019, 08:19
Igor a écrit :
03 avr. 2019, 18:35
La connaissance du bien et du mal (pas simplement de la connaissance).
Comprendre les structures de l’atome, c’est de la connaissance.
Choisir d’utiliser une bombe thermonucléaire contre des populations, c’est prétendre discerner le bien du mal, mais est-ce réellement connaitre le bien et le mal ?
User de méthodes scientifiques tel que des sondages d’opinion ou des probabilités pour décider sur de telles questions, c’est oublier que la notion de bien ou de mal est totalement étrangère a la science.

La connaissance de la thermodynamique, qui est une science, peut permettre d'avoir un bon point de vue général sur le bien et le mal et de proposer en conséquence une assez bonne explication du bien absolu et du mal absolu, en ce sens que

le bien absolu peut être considéré comme la composition permise par la néguentropie (avec de nombreux exemples, comme l'amour, l'amitié, l'entraide, etc.)

le mal absolu peut être considéré comme la décomposition provoquée par l'entropie (avec de nombreux exemples aussi, comme le meurtre, la guerre, le viol, etc.)

.
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Mary Shostakov

Re: La croyance en Dieu vue par la science.

#37

Message par Mary Shostakov » 04 avr. 2019, 09:27

.

Le phénomène du réflexe des macaques face aux mouvement du feuillage de leur environnement a été constaté par les zoologistes les ayant observé. S'il ne sait pas ce que c'est que ce mouvement, le macaque en déduit par pur réflexe que c'est un élément d'importance, à savoir le risque de ne pas conserver l'intégrité de son corps.

Si le mouvement du feuillage est causé par le vent et qu'il se taille par réflexe de peur, il n'a rien perdu, mais si ce mouvement est provoqué par un boa prêt à lui tomber dessus et le bouffer, et qu'il ne se taille pas, il est mort.

Dans le doute (est-ce le vent ? est-ce un boa ?) le principe de précaution incarné dans le réflexe de se tailler sans chercher à comprendre n'a aucune effet dans le premier cas, mais lui sauve la vie dans le second.

Ce comportement s'hérite génétiquement.

Ce phénomène, qui est celui d'un réflexe de conservation de l'intégrité du corps du macaque, on peut le constater avec les chats du vidéo suivant.

Après avoir passé l'étape de la franche rigolade causée par le comique de la situation, on voit que la surprise de se voir confronté à quelque chose qui ressemble non pas à la vérité d'un comcombre inoffensif, mais à celle d'un prédateur capable de faire son repas du chat fait bondir celui-ci, qui ne cherche en réalité qu'à sauver sa vie. Et à y réussir si ça avait été un serpent venimeux (faux pour l'instant) et pas un concombre (vrai pour l'instant).

Dans le doute (vrai ou faux; vérité ou mensonge), tous les animaux, humains compris, partent du principe qu'il vaut mieux considérer que c'est vrai, car on ne risque rien si c'est faux, mais on sauve sa vie si c'est vrai.


https://www.youtube.com/watch?v=TyqxECGiXp4


Tous les êtres vivants, absolument tous les êtres vivants sont ainsi déterminés au plus profond d'eux-mêmes. L'humain n'y échappe pas.

Il n'est que de lire la Bible pour y voir le nombre de faussetés prises pour des vérités à la suite de l'exposé des songes des prophètes.

Le songe, c'est-à-dire le rêve provoqué par des tas de choses bien physiques, comme la position du dormeur, celle des draps ou de l'oreiller de son lit, ou encore un ronflement de celui-ci ou le bruit de la pluie ou du tonnerre, le songe, donc, s'il donne l'impression que Dieu a parlé, il vaut mieux partir du principe que c'est vrai. On ne sait jamais pour le dormeur, qui, entretemps s'est réveillé. Il vaut mieux partir du principe que c'est bien la vérité de Dieu qui s'est manifestée dans le rêve du dormeur.

Ce qu'il a rêvé, c'est la vérité de Dieu.

Si alors ce dormeur parle à son entourage il y a 2500 ans, personne ne lui dira qu'il a rêvé, déjà parce que personne ne connaît l'explication scientifique du rêve, mais aussi et surtout parce qu'il vaut mieux partir du principe que ce qu'il dit est vrai, le dormeur nommé prophète à cette occasion, car on ne sait jamais, Dieu est peut-être ce que dit le prophète, le créateur de toute chose en quelques jours, par exemple, et qu'on risque de mourir tous noyés s'il se met en colère, le créateur de toute chose ...

Allez je les replace ci-dessous, ces chats :


https://www.youtube.com/watch?v=TyqxECGiXp4


Rigolons, d'accord, mais quand nous aurons fini de rigoler, voyons dans ces chats et leurs concombres la généalogie exacte de la création de Dieu par l'homme, ce qui pourra alors nous faire rigoler de nouveau et encore plus fort que tous les chats et les concombres du monde ...

.
Dernière modification par Mary Shostakov le 04 avr. 2019, 09:34, modifié 1 fois.

Dany
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Re: La croyance en Dieu vue par la science.

#38

Message par Dany » 04 avr. 2019, 09:29

MS, citant Peggy Sastre, a écrit :Le raisonnement « antinaturaliste » peut se simplifier ainsi : l’originalité humaine procède de la culture, qui est un détachement progressif de la nature. L’homme trouve son humanité dans un processus d’arrachement au déterminisme biologique, dont le libre-arbitre est la plus pure expression. L’homme n’a donc pas d’autre nature que celle qu’il se donne par ses constructions individuelles et sociales : il naît vierge de toute préprogrammation. Tout n’est que convention, artifice – tout sauf quelques données élémentaires qui intéressent tout au plus la physiologie, l’anatomie ou la médecine.

Cette idée jadis populaire est fausse.
Je ne sais pas qui sont ces "antinaturalistes", mais qui peut bien soutenir que l'homme "naît vierge de toute programmation" ?
Et d'autre part, la génétique est là, mais ça ne veut pas dire que l'homme naît avec sa morale. Et quelle morale ?
La morale est acquise et diffère suivant la culture, évidemment. Cet article me semble fortement biaisé.
MS, citant Peggy Sastre, a écrit :Un certain nombre de chercheurs, dont les plus connus sont Frans de Waal, Jane Goodall ou Christopher Boehm dans le monde anglo-saxon, Jacques Vauclair ou Dominique Lestel dans la francophonie, ont souligné la présence chez les animaux de comportements moraux ou proto-moraux dépassant le simple cadre de l’anecdote.
Je ne suis pas sûr que tous ces auteurs ont parlé de "morale" (ou même de "proto-morale").
Ce serait bien que toi et Peggy Sastre définissiez ce que vous entendez par "morale" (et "proto-morale"). J'ai bien l'impression que vous confondez des comportements instinctifs avec de la morale.
MS, citant Peggy Sastre, a écrit :Appliqué (grossièrement) à notre sujet, le raisonnement néodarwinien donne ceci : la morale est un comportement codé par des gènes, qui a été sélectionné au cours de l’évolution car il favorisait la survie des individus qui en étaient porteurs.
Heu,"grossièrement", je suis bien d'accord. ... "très, très grossièrement", même... (et "trop grossièrement", sûrement).

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Re: La croyance en Dieu vue par la science.

#39

Message par Aggée » 04 avr. 2019, 12:14

Mary Shostakov a écrit :
04 avr. 2019, 09:24
La connaissance de la thermodynamique, qui est une science, peut permettre d'avoir un bon point de vue général sur le bien et le mal et de proposer en conséquence une assez bonne explication du bien absolu et du mal absolu,
Si c’était vrai, les scientifiques qui développent des armes thermo nucléaires cesseraient leurs travaux immédiatement, d’abord et avant tout parce que contribuer à la prolifération de telles armes est totalement irrationnel, et que le sentiment de protection qu’offre la possession de ces engins est ,quant à lui, intégralement du domaine de la croyance religieuse, cette croyance fait fi des pulsions suicidaires qui pourraient animer les hommes, reconnaissez que l’amoralité est le handicap majeur de la science et que s’appuyer sur une forme d’intelligence strictement rationnelle pour construire une morale humaniste tient de la quadrature du cercle, en matière de morale , nous fonctionnons toujours sur les concepts du Christ, les désacraliser ne leur enlève aucunement leur pertinence, allez, Jésus était un thermodynamicien de génie…..

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#40

Message par Nicolas78 » 04 avr. 2019, 12:33

Aggée a écrit :en matière de morale , nous fonctionnons toujours sur les concepts du Christ
Encore une fois, une peu d'histoire te ferait pas de mal.
Après oui, les conceptions morales sont encore aujourd’hui largement Judéo-Chrétienne. Mais leurs racines sont plus anciennes.

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#41

Message par Jean-Francois » 04 avr. 2019, 13:02

Aggée a écrit :
04 avr. 2019, 12:14
nous fonctionnons toujours sur les concepts du Christ
Même vous ne fonctionnez pas selon les préceptes du Jésus des évangiles. Vous triez pour garder ceux qui vous arrangent, particulièrement en jouant sur le manque de clarté des passages (pratiques pour ça les paraboles: on leur fait dire à peu près ce qu'on veut), et omettez ce qui se prête moins aux réajustements rhétoriques.
Jésus était un thermodynamicien de génie…..
Vu qu'il s'agit d'un personnage que l'on ne "connait" que par des textes de fiction, c'est effectivement un peu comme pour la poupée Barbie: vous vêtez votre demi-dieu comme vous voulez :mrgreen:

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Re: La croyance en Dieu vue par la science.

#42

Message par Aggée » 04 avr. 2019, 13:37

Nicolas78 a écrit :
04 avr. 2019, 12:33
Aggée a écrit :en matière de morale , nous fonctionnons toujours sur les concepts du Christ
Encore une fois, une peu d'histoire te ferait pas de mal.
Après oui, les conceptions morales sont encore aujourd’hui largement Judéo-Chrétienne. Mais leurs racines sont plus anciennes.
Je ne voudrais pas vous discréditer mais avec une cuillère a café de Krishna, un zeste de Mithra, etc…On pourraient peut-être illusionner, en tentant d’expliquer par quelques coïncidence, l’existence de proto christs, il manque seulement beaucoup d’homogénéité dans la spiritualité des pré-personnages, pour être convainquant…Par rapport à la toute cohérence de Jésus.
Un petit exercice ; voici comment expliquer la tendance de certaines femmes à multiplier les amants (je plaisante évidemment)

https://abisezerano.com/2018/01/17/soci ... urs-maris/
Société: 4 pays où les femmes ont plusieurs maris
La polyandrie est un statut qui définit une femme qui a plusieurs époux à la fois. C’est une pratique blâmée dans plusieurs sociétés. Toutefois, elle est toujours présente dans certaines cultures, où elle existe souvent depuis des siècles. Le magazine Elle a consacré un article sur le sujet Voici quatre des rares sociétés où l’on trouve des femmes polyandres.

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#43

Message par Aggée » 04 avr. 2019, 13:43

Jean-Francois a écrit :
04 avr. 2019, 13:02
Vu qu'il s'agit d'un personnage que l'on ne "connait" que par des textes de fiction, c'est effectivement un peu comme pour la poupée Barbie: vous vêtez votre demi-dieu comme vous voulez :mrgreen:
Jean-François
Rassurez-vous Jean-François, je n’insisterais pas pour vous demander comment vous voulez la vêtir… :a2: :a2: :a2:

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#44

Message par Jean-Francois » 04 avr. 2019, 14:13

Aggée a écrit :
04 avr. 2019, 13:43
Jean-Francois a écrit :
04 avr. 2019, 13:02
Vu qu'il s'agit d'un personnage que l'on ne "connait" que par des textes de fiction, c'est effectivement un peu comme pour la poupée Barbie: vous vêtez votre demi-dieu comme vous voulez :mrgreen:
Rassurez-vous Jean-François, je n’insisterais pas pour vous demander comment vous voulez la vêtir… :a2: :a2: :a2:
Pour rester dans la métaphore: je ne joue plus à la poupée depuis un bon moment, moi :mrgreen:

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Re: La croyance en Dieu vue par la science.

#45

Message par Aggée » 04 avr. 2019, 14:21

Perso, je n’y ai jamais joué ! :a1:

Jean-Francois
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Re: La croyance en Dieu vue par la science.

#46

Message par Jean-Francois » 04 avr. 2019, 15:23

Aggée a écrit :
04 avr. 2019, 14:21
Perso, je n’y ai jamais joué ! :a1:
Pas selon la métaphore "croire en dieu = jouer à la poupée". (Vous n'aviez pas compris que je comparais votre Jésus "demi-dieu" Christ à une poupée Barbie?) Non seulement vous y avez joué mais vous y jouez encore.

Comme je n'y joue pas, je n'ai aucune raison de "vouloir la vêtir".

Jean-François
“The more implausible the hypothesis — telepathy, aliens, homeopathy — the greater the chance that an exciting finding is a false alarm, no matter what the P value is.” (Nuzzo R (2014) Nature 506:150)

Mary Shostakov

Re: La croyance en Dieu vue par la science.

#47

Message par Mary Shostakov » 04 avr. 2019, 17:06

Aggée a écrit :
04 avr. 2019, 12:14
Mary Shostakov a écrit :
04 avr. 2019, 09:24
La connaissance de la thermodynamique, qui est une science, peut permettre d'avoir un bon point de vue général sur le bien et le mal et de proposer en conséquence une assez bonne explication du bien absolu et du mal absolu,
Si c’était vrai, les scientifiques qui développent des armes thermo nucléaires cesseraient leurs travaux immédiatement, d’abord et avant tout parce que contribuer à la prolifération de telles armes est totalement irrationnel, et que le sentiment de protection qu’offre la possession de ces engins est ,quant à lui, intégralement du domaine de la croyance religieuse, cette croyance fait fi des pulsions suicidaires qui pourraient animer les hommes, reconnaissez que l’amoralité est le handicap majeur de la science et que s’appuyer sur une forme d’intelligence strictement rationnelle pour construire une morale humaniste tient de la quadrature du cercle, en matière de morale , nous fonctionnons toujours sur les concepts du Christ, les désacraliser ne leur enlève aucunement leur pertinence, allez, Jésus était un thermodynamicien de génie…..


La science n'est pas prescritive. Elle ne dit pas «Tu dois faire ça et ça, car selon Dieu ou le Christ c'est moral.»

La science explique comment et pourquoi tu fais ça et ça quand tu appliques les principes de ta propre morale, que tu as hérité d'une évolution naturelle de millions, voire de milliards d'années (certainement plus que les 1500 malheureuses petites années du christianisme à l'échelle géologique).

.

Mary Shostakov

Re: La croyance en Dieu vue par la science.

#48

Message par Mary Shostakov » 04 avr. 2019, 17:25

Nicolas78 a écrit :
04 avr. 2019, 12:33
Aggée a écrit :en matière de morale , nous fonctionnons toujours sur les concepts du Christ
Encore une fois, une peu d'histoire te ferait pas de mal.
Après oui, les conceptions morales sont encore aujourd’hui largement Judéo-Chrétienne. Mais leurs racines sont plus anciennes.
À propos du judéo-christianisme, le décalogue, ce canon de morale universelle donné par Dieu à Moïse alors que personne ne voyait ni ne regardait ces deux zèbres, ce modèle suprême de morale universelle par son «Tu ne tueras point», il faut bien le voir et bien le lire dans le contexte où il s'inscrit au sein de la «Sainte» Bible pour bien le comprendre ...

Et dans ce contexte, voilà ce que dit en réalité le «Tu me tueras point» biblique sur les quelques pages qui l'englobent et lui succèdent :

« Tu ne tuera point ceux de ta religion, mais les autres, c'est pas pareil, tu peux y aller ! »

(Il ne faut pas se contenter de me croire.)

(Il faut le lire ...)


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Igor
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Re: La croyance en Dieu vue par la science.

#49

Message par Igor » 04 avr. 2019, 20:39

Aggée a écrit :
04 avr. 2019, 13:37
Je ne voudrais pas vous discréditer mais avec une cuillère a café de Krishna, un zeste de Mithra, etc…On pourraient peut-être illusionner, en tentant d’expliquer par quelques coïncidence, l’existence de proto christs, il manque seulement beaucoup d’homogénéité dans la spiritualité des pré-personnages, pour être convainquant…Par rapport à la toute cohérence de Jésus.
Vous parlez comme si les Pères de l'Église (notamment saint-Paul) n'avaient pas contribués grandement à cet édifice. On ne connait pas d'écrits de Jésus seulement.

Cette toute cohérence n'a pas empêché toutes ces guerres non plus (entre chrétiens). Comment expliquez-vous ça?

Igor
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Re: La croyance en Dieu vue par la science.

#50

Message par Igor » 04 avr. 2019, 20:43

Aggée a écrit :
04 avr. 2019, 08:19
User de méthodes scientifiques tel que des sondages d’opinion ou des probabilités pour décider sur de telles questions, c’est oublier que la notion de bien ou de mal est totalement étrangère a la science.
En effet, on pourrait laisser ça aux croyants (en espérant qu'ils ne se battent pas trop entre eux). :mrgreen:

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