Relativité, positivisme et réalisme

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richard
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Re: Relativité, positivisme et réalisme

#401

Message par richard » 06 févr. 2021, 05:26

Salut curieux! Tu me demandes
curieux a écrit : 05 févr. 2021, 18:03
richard a écrit : 02 févr. 2021, 14:54Pas besoin de célérité infinie pour démontrer ça.
Pas besoin ?
Alors explique donc comment on peut expliquer autrement la distance parcourue par les muons atmosphériques s'ils ne 'vivent' pas plus longtemps pour l'observateur terrestre ?
Si le temps est absolu et que les muons 'vivent' toujours une durée de 2.2 µs alors ça veut dire qu'il peuvent voyager à 10 fois la vitesse de la lumière.
oui!
Et donc, forcément tu as besoin de poser qu'une vitesse infinie est possible.
Je ne pose pas qu’une vitesse infinie est possible, je le démontre. Je dis aussi qu’en relativité galiléenne la célérité de la lumière est finie, qu’elle n’a pas besoin d'être infinie pour démontrer la conservation de la simultanéité dans un changement d’espaces. Du coup la théorie de la relativité tombe à l’eau. :elephant:
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#402

Message par Wooden Ali » 06 févr. 2021, 05:33

Le physicien alternatif a écrit : Du coup la théorie de la relativité tombe à l’eau.
Toi, tu es au fond. Depuis longtemps ...
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#403

Message par richard » 06 févr. 2021, 06:00

Ce n’est pas de ma faute si Einstein a fait reposer sa théorie de la relativité sur la non-conservation de la simultanéité et la relativité du temps alors que la simultanéité est conservée dans un changement d’espaces et que le temps est absolu!

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#404

Message par ABC » 06 févr. 2021, 07:11

richard a écrit : 06 févr. 2021, 06:00Ce n’est pas de ma faute si Einstein a fait reposer sa théorie de la relativité sur la non-conservation de la simultanéité et la relativité du temps alors que la simultanéité est conservée dans un changement d’espaces et que le temps est absolu!
Quand tu affirmes :
  • que l'équation de propagation des ondes lumineuses dans le vide est invariante sous les transformations de Galilée et n'est pas invariante sous les transformation de Lorentz.
  • qu'un flash lumineux atteint un récepteur en un délai qui dépend de sa distance au récepteur mais pas de la vitesse du récepteur par rapport au référentiel d'observation (pour tenter de sauver à tout prix ton hypothèse d'invariance de la simultanéité).
  • que le son peut, avec un peu de bonne volonté, rattraper un avion volant à vitesse supersonique,
là au moins tes arguments ont une qualité identifiable : ils sont faux pour le premier, ridicule pour le second et idiot pour le troisième.
Tes arguments sont toutefois rarement suffisamment clairs, précis et bien construits pour que l'on puisse leur prêter l'une de ces 3 qualités.

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#405

Message par Jean-Francois » 06 févr. 2021, 07:49

richard a écrit : 06 févr. 2021, 06:00Ce n’est pas de ma faute si [...]
C'est de votre faute si vous n'avez jamais rien publié qui permette de soutenir que vous avez la moindre compétence sur le sujet.

Comme ils continuent à répondre à vos allégations, il faut imaginer ABC (Curieux, thewild) heureux de sempiternellement pousser le boulet de vos crankeries. Peut-être devraient-ils vous remercier?

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#406

Message par richard » 06 févr. 2021, 08:07

ABC a écrit : 06 févr. 2021, 07:11Quand tu affirmes :
que l'équation de propagation des ondes lumineuses dans le vide est invariante sous les transformations de Galilée et n'est pas invariante sous les transformation de Lorentz.
Parce que l’équation de transformation de Galilée n’est pas x’ = x + vt.
qu'un flash lumineux atteint un récepteur en un délai qui dépend de sa distance au récepteur mais pas de la vitesse du récepteur par rapport au référentiel d'observation (pour tenter de sauver à tout prix ton hypothèse d'invariance de la simultanéité).
Peut-être n’as-tu pas lu ma justification
richard a écrit : 02 févr. 2021, 14:54En relativité galiléenne c’est très facile de démontrer la conservation de la simultanéité. On a deux espaces E et E’ distincts.[...]
Deux événements simultanés dans E se produisent au temps To, comme le temps est absolu ils se produisent également au temps To pour un observateur de E’, ils sont donc simultanés pour lui (simultanés pour E’). La simultanéité est conservée dans un changement d’espaces. Pas besoin de célérité infinie pour démontrer ça.
que le son peut, avec un peu de bonne volonté, rattraper un avion volant à vitesse supersonique,
J’ai reconnu mon erreur à ce sujet. Je pensais que la formule A’o Mo = c t était valable aussi bien si l’émetteur A’ était mobile que si le récepteur M l'était (l’indice o indique le moment d’émission du signal sonore).
Tes arguments sont toutefois rarement suffisamment clairs, précis et bien construits pour que l'on puisse leur prêter l'une de ces 3 qualités.
Merci pour ces compliments!
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#407

Message par ABC » 06 févr. 2021, 08:15

richard a écrit : 06 févr. 2021, 08:07Parce que l’équation de transformation de Galilée n’est pas x’ = x + vt.
Ha ! et 2+2 (dans IN) ça fait combien en théorie richardienne ?

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#408

Message par richard » 06 févr. 2021, 08:34

Jean-Francois a écrit : 06 févr. 2021, 07:49Peut-être devraient-ils vous remercier?
Oui! Car j’essaye de leur montrer les erreurs de la relativité einsteinienne pour que la raison l’emporte sur une théorie erronée mais acceptée par la communauté scientifique; en effet comme disait Coluche « ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison ».
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#409

Message par Lambert85 » 06 févr. 2021, 08:49

Pauvre richard qui croit avoir raison contre toutes les sommités scientifiques ! :lol:
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#410

Message par Jean-Francois » 06 févr. 2021, 09:02

richard a écrit : 06 févr. 2021, 08:34en effet comme disait Coluche « ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison »
Ce n'est pas parce que vous alimentez votre entêtement borné en trouvant des citations qui vous valorisent qu'ils ont tort. Dans le cas présent, pour montrer que vous avez raison ou, au minimum, pour que vos vantardises aient un peu de crédibilité il faudrait faire autre chose que ruminer des "machins" trop mal conçus pour être publiables.

Pour l'instant, qui s'éternise, vous ne faites que démontrer que richard ne veut pas comprendre ce dont il cause... ça laissera la communauté scientifique totalement indifférente.

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#411

Message par richard » 06 févr. 2021, 13:12

Ce que je dis est juste, c’est le fruit de nombreuses années de recherche, validé par la Société Française de Physique; je ne me permettrais de vous déranger avec des idioties. Je n’aurais pas pu poster ici il y a une vingtaine d’années alors que j’étais encore dans le doute.
Ce que je constate c’est que ce qui est publié est plus fort que la raison; ce que je comprends parfaitement, on évite ainsi la dissonance cognitive.
:hello:

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#412

Message par ABC » 06 févr. 2021, 14:53

richard a écrit : 06 févr. 2021, 13:12Ce que je dis est juste, c’est le fruit de nombreuses années de recherche.
Mais enfin richard, comment peux tu accorder le moindre crédit à toutes les bêtises que tu racontes au regard du niveau extrêmement bas de tes compétences en physique et au regard du niveau des erreurs que tu commets comme on te l'a montré point après point ?
  • Ton incapacité à comprendre que la lumière mets plus de temps à atteindre un récepteur qui s'éloigne qu'un récepteur qui se rapproche
  • ton incapacité à comprendre que c+v = c-v implique nécessairement c = + infini (une propriété de la relativité galiléenne)
  • ton incompréhension de ce qu'est un temps propre, sa distinction avec un temps impropre et ce qu'est l'invariance du temps propre. Tu l'as tellement mal comprise que tu en déduis l'invariance des temps impropres,
  • ta confusion permanente entre invariance et covariance,
  • ton incapacité à comprendre que deux chemins différents reliant le même point de départ et le même point d'arrivée n'ont pourtant pas nécessairement la même longueur,
  • ta croyance, pendant un bon moment, que le son en air calme pourait rattraper un avion volant à vitesse supersonique. Tu avais besoin de le croire pour sauver l'invariance de la simultanéité. Entre temps tu as trouvé un autre moyen de noyer le poisson (ce qui explique pourquoi tu t'es autorisé à changer d'avis sur ce sujet)
  • ton incapacité à établir une distinction entre observateur inertiel et observateur non inertiel,
  • ta difficulté à comprendre le théorème de Pythagore, la seule vraie difficulté mathématique pour établir la possibilité de mesurer notre vitesse avec un Morley Michelson en relativité galiléenne (déduction de la relativité galiléenne réfutée par l'expérience de Morley Michelson),
  • ta confusion permanente entre hypothèse et déduction : l'invariance de la simultanéité ne se déduit pas de la relativité galiléenne. C'est l'une de ses hypothèses rajoutées au principe de relativité du mouvement. La relativité de la simultanéité n'est pas une hypothèse de la RR. C'en est une conséquence (c'est à dire, en fait, une conséquence du principe de relativité du mouvement et du respect de ce principe par la propagation des interactions fondamentales, dont la propagation des ondes lumineuses)
  • ta méconnaissance de l'invariance de l'équation de propagation des ondes lumineuses sous les transformations de Lorentz et, semble-t-il, ton incapacité de comprendre les quelques équations qui l'établissent.
A un moment tu avais fini par admettre que, effectivement, les équations établissant l'invariance de Lorentz de l'équation de propagation des ondes lumineuses étaient justes. J'ai pu croire, à un moment, qu'il serait possible de discuter sérieusement avec toi...
...mais ton problème dépasse un simple problème de compétence ou de connaissance. Il est bien plus profond. Je crois, finalement, que curieux à raison sur ce point.
richard a écrit : 06 févr. 2021, 13:12je ne me permettrais de vous déranger avec des idioties
C'est pourtant très exactement ce que tu fais. Tu risques même de finir faire perdre patience aux plus patients d'entre nous (je pense à thewild par exemple).

Tu devrais arrêter de t'exprimer sur des sujets touchant de près ou de loin à la physique car tu n'y comprends absolument rien et tu ne profites pas des explications qui te sont données pour progresser (ce serait amusant de connaitre les propriétés de la dérivée extérieure du tenseur de Maxwell en "relativité richardienne" :mrgreen:).

Exprimes toi plutôt sur des sujets où tu penses pouvoir dire des choses intéressantes ou même utiles, pourquoi pas, pour toi et pour les participants. Tes erreurs étaient intéressantes au début car elles étaient une occasion de les expliquer, mais là elles ne servent plus à rien car tu reviens sur des erreurs que l'on t'a déjà expliquées. Manifestement, tu ne fais aucun effort pour essayer de comprendre les réponses qui t'ont déjà été faites.

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#413

Message par Jean-Francois » 06 févr. 2021, 15:31

richard a écrit : 06 févr. 2021, 13:12Ce que je dis est juste, c’est le fruit de nombreuses années de recherche
On peut passer de nombreuses années à croire en et dire des sottises. (Feu) Francis Gatti, ça vous dit quelque chose?
validé par la Société Française de Physique
Si c'était le cas, vous auriez au moins une publication. Évidemment, vous pouvez devez cracher sur le système vu que vous n'arriver pas à faire publier quoi que ce soit. (Ce qui est quand même étonnant vu le nombre de revues qui sont prêtes à publier vraiment n'importe quoi pour 50$US. Il y a certainement un journal "alternatif" d'agronomie ou d'obstétrique qui accepterait votre Opus Major.)
je ne me permettrais de vous déranger avec des idioties
Malheureusement, les cranks ont besoin d'un public.

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#414

Message par richard » 07 févr. 2021, 07:31

:fesses:

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#415

Message par Dominique18 » 07 févr. 2021, 07:43

Bronzage pas bien terrible...

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#416

Message par ABC » 07 févr. 2021, 15:36

DictionnairErroné a écrit : 29 janv. 2021, 12:23En physique le déterminisme est-il devenu une impasse pour expliquer certains phénomènes physiques.
Cette question est extrêmement difficile.

Définir le déterminisme d'une évolution dynamique, en mathématiques, c'est faisable sans ambiguïté. Si on considère, un espace mathématique, comme une variété par exemple, et une loi d'évolution temporelle des points de cet espace, cette loi d'évolution est dite déterministe, si et seulement si, par définition, la position d'un point de cet espace à un instant donné détermine la position de ce même point à tout instant ultérieur.

Définir la réversibilité d'une évolution dynamique, en mathématiques, c'est faisable sans ambiguïté. Si on considère, par exemple, un espace mathématique, comme une variété par exemple, et une loi d'évolution temporelle des points de cet espace, cette loi d'évolution est dite réversible, ssi, par définition, la position d'un point de cet espace à un instant donné détermine la position de ce même point à tout instant antérieur. La réversibilité c'est du déterminisme à rebrousse-temps.

De cette définition il découle que :
  • Il y a indéterminisme de l'évolution considérée dès lors que la loi d'évolution ne permet pas de définir, à tout instant ultérieur et de façon unique, la position ultérieure d'un point de position donnée. L'information déterminant les positions futures de ce point est insuffisante pour caractériser ces positions futures de façon unique.
    .
  • Il y a irréversibilité de l'évolution considérée dès lors que la loi d'évolution ne permet pas de définir, à tout instant antérieur et de façon unique, la position antérieure d'un point de position donnée. L'information déterminant les positions antérieure de ce point est insuffisante pour caractériser ces positions antérieures de façon unique.
Voilà comment on peut définir déterminisme et réversibilité quand on est dans le domaine des mathématiques. La notion de déterminisme et la notion d'irréversibilité deviennent bien plus difficiles à définir quand on passe à la physique. Pourquoi ?
  • D'abord il faut associer à l'ensemble de tous les états possibles d'un type de système physique donné, un espace qualifié d'espace des états du système, doté d'un certain nombre de propriétés et d'attributs (topologie, structure différentiable, mesure...) dont chaque point représente un état du système et sensé être apte à modéliser tous les états possibles de ce type de système.
    .
  • Ensuite il faut implanter dans cet espace une dynamique (on appelle ça un flot) sensée modéliser l'évolution du système physique considéré. Ces deux choix de modélisation sont considérés comme corrects s'ils produisent des prédictions conformes aux observations.
    .
  • Enfin, quand on se place dans le cadre de la physique, c'est à dire en faisant reposer le modèle sur des données observationnelles, se pose la question de savoir ce que signifie "un point de position donnée".
C'est quoi, physiquement, un point de position donnée ? C'est, en fait, un point dont on connait la position. Un modèle repose nécessairement sur l'information accessible à l'observation (directement en tant que donnée d'entrée ou indirectement par les résultats d'un modèle basé sur ces données d'entrée accessibles à l'observation) ...
...Et là on tombe sur une grosse difficulté :

1/ un point n'a, selon cette définition, jamais de position donnée. En effet, l'information requise pour définir la position d'un point (d'une variété différentiable par exemple) est infinie et on ne sait recueillir, enregistrer et traiter qu'une quantité finie d'information (un nombre fini de bits).

2/ De plus, si la dynamique modélisant (au mieux de ce que l'on sache faire et observer) une évolution donne des résultats conformes à l'observation mais n'est pas déterministe, pas moyen de savoir si cet indéterminisme est "fondamental" c'est à dire attribuable aux lois de la nature ou s'il est lié à l'incomplétude du modèle mathématique considéré. Cette information manquante (pour déterminer de façon unique les états futurs du système considéré) est-elle "objectivement" manquante parce qu'elle n'existe pas ou manquante parce que nos moyens d'observation actuels ne permettent pas de la recueillir (et donc nos modèles actuels ne la prennent pas en compte) ?

Ce que l'on peut dire, toutefois, c'est que :
une dynamique déterministe des évolutions quantiques donne des états quantiques corrects...
...mais pourtant, quand on passe à la mesure de grandeurs observables on perd ce déterminisme. Quand on connait, aussi parfaitement que possible, l'état quantique d'un système donné à un instant donné, le modèle de la mesure quantique prédit seulement divers résultats possibles se distribuant selon des probabilités données par la règle statistique de Born.

On ne peut, en effet, pas prédire de façon autre que statistique les résultats de mesure quantique d'une observable donnée quand le système considéré n'est pas dans un état propre de l'observable en question. Mathématiquement, cela se traduit par le fait que l'algèbre des observables n'est pas commutative, soit encore, plus physiquement, que les grandeurs pouvant être associées à un système dans un état quantique supposé être pourtant maximalement connu ne peuvent pas être toutes connues en même temps. Par exemple, quand on connait avec une grande précision le spin vertical d'un spin 1/2 on ne connait pas du tout son spin horizontal.

Doit-on en conclure pour autant que cet indéterminisme de la mesure quantique est "fondamental" et que l'irréversibilité de la mesure quantique (la perte d'information sur l'état antérieur à la mesure) est, elle aussi, "fondamentale". Pour ma part (bien qu'il y ait encore débat sur ce sujet) je pense qu'une telle affirmation relève d'une illusion, une confusion entre objectivité et intersubjectivité (un effet d’hystérésis des convictions scientifiques de la fin du 19ème siècle, convictions réalistes imprégnant, de façon latente, notre culture du 20ème siècle et du début du 21ème siècle)

La notion de "loi fondamentale", la notion de "loi de nature", de loi qui ne devrait rien ni à l'observateur ni à l'interaction observateur/système observé est (à mon sens, il y a encore débat philosophique) une illusion. Les grandeurs physiques et les lois, que nous avons tendance à attribuer intrinsèquement à tel ou tel système ou phénomène physique observé, appartiennent en fait à notre interaction avec ce système ou ce phénomène physique.

Pour ma part, je pense :
  • qu'il n'y a pas plus de déterminisme fondamental que d'indéterminisme fondamental,
  • qu'il n'y a pas plus d'irréversibilité fondamentale (comme tendent à le penser les Prigogine, Petrosky, Gadella, de la Madrid...) que de réversibilité fondamentale (comme le pensent le tenants, majoritaires, de l'hypothèse de conservation de l'information).
La question de savoir si "la nature" est en elle-même déterministe et réversible ou indéterministe et irréversible est donc une question mal posée. Elle repose sur une hypothèse d'objectivité des lois de la physique qui est une illusion, l'illusion réaliste, c'est à dire une erreur d'interprétation. C'est l'observateur et l'observation tout autant que l'univers observé qui, par leur interaction, déterminent les "lois de la nature".
  • Déterminisme,
  • indéterminisme,
  • conservation de l'information (réversibilité),
  • fuite d'information (irréversibilité),
sont des propriétés de modèles mathématiques. Ce sont nos modèles qui possèdent les qualités de déterminisme, d'indéterminisme, de réversibilité ou d'irréversibilité. Ils sont jugés valides ou pas selon la fiabilité et la précision de leurs prédictions et non pas selon une notion de fidélité de représentation à la "réalité", une notion de fidélité de représentation de la réalité en fait dépourvue de signification physique.

Ce qu'il y a, donc, ce sont des modèles adaptés ou pas à tel ou tel contexte+objectif de modélisation. La bonne formulation de la réponse à la question posée me semble donc être :
en physique le déterminisme est (à ce jour) devenu une impasse pour prédire certains phénomènes physiques.

(1) Pour éviter toute ambiguïté sur la signification du concept d'illusion, un concept plus subtil qu'il n'y parait, une illusion est une erreur d'interprétation.
Dernière modification par ABC le 08 févr. 2021, 02:34, modifié 2 fois.

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#417

Message par Mirages » 07 févr. 2021, 15:41

ABC a écrit : 07 févr. 2021, 15:36 ssi
Ssi, ça veut dire "Si et seulement Si" ?
Oh Papy ! Tu nous as déjà oubliés ?
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#418

Message par curieux » 08 févr. 2021, 12:15

richard a écrit : 06 févr. 2021, 05:26 Salut curieux! Tu me demandes
curieux a écrit : 05 févr. 2021, 18:03
richard a écrit : 02 févr. 2021, 14:54Pas besoin de célérité infinie pour démontrer ça.
Pas besoin ?
Alors explique donc comment on peut expliquer autrement la distance parcourue par les muons atmosphériques s'ils ne 'vivent' pas plus longtemps pour l'observateur terrestre ?
Si le temps est absolu et que les muons 'vivent' toujours une durée de 2.2 µs alors ça veut dire qu'il peuvent voyager à 10 fois la vitesse de la lumière.
oui!
Et donc, forcément tu as besoin de poser qu'une vitesse infinie est possible.
Je ne pose pas qu’une vitesse infinie est possible, je le démontre. Je dis aussi qu’en relativité galiléenne la célérité de la lumière est finie, qu’elle n’a pas besoin d'être infinie pour démontrer la conservation de la simultanéité dans un changement d’espaces. Du coup la théorie de la relativité tombe à l’eau. :elephant:
Le problème, quand tu dis oui à une vitesse supraluminique, c'est que tu occultes le fait qu'une vitesse se mesure simplement en faisant un rapport entre une distance et un temps. Les accélérateurs de particules, tu connais ?
Comment tu fais pour prendre tous les ingénieurs qui font et refont leurs calculs de vitesse des particules qui se déplacent uniquement à une vitesse inférieure à "c" malgré leurs énergies faramineuses ?

Richard, quand un méson Pi est accéléré pour obtenir une énergie cinétique qui est 10 fois sa masse au repos cela veut dire qu'il devrait avoir une vitesse de 10 fois "c", hors même dans ce cas il ne va pas plus vite que 1 fois "c".

Tu expliques ça comment ?
Le rôle de la physique mathématique est de bien poser les questions, ce n'est que l'expérience qui peut les résoudre. [Henri Poincaré]

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#419

Message par curieux » 08 févr. 2021, 12:16

Autrement dit, tout le monde dans leurs labos se gourrent sauf toi dans ton lit d'hôpital...
Le rôle de la physique mathématique est de bien poser les questions, ce n'est que l'expérience qui peut les résoudre. [Henri Poincaré]

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#420

Message par richard » 08 févr. 2021, 12:55

ABC a écrit : 06 févr. 2021, 14:53Tu devrais arrêter de t'exprimer sur des sujets touchant de près ou de loin à la physique car tu n'y comprends absolument rien et tu ne profites pas des explications qui te sont données pour progresser.
Si je ne comprends rien à la physique je ne sais comment j’ai pu obtenir mon diplôme d’ingénieur. Je me suis d’ailleurs replongé dans mes cours de mécanique des fluides et dans ceux de maths sur les structures d’espaces et les transformations ponctuelle pour élaborer ma théorie mon machin;. Je me suis notamment servi de la projection de Mercator, je cherche une transformation plus adéquate qui lie l’hypersphère relative à la perception du monde et l’herplan de la réalité.
Quant à mes interventions elles avaient pour but de vous faire part en avant-première de ce que j’avais découvert. C’était stupide j’en conviens, les tenants de la RR ont besoin de quelque chose de plus solide.Le jeu de ping-pong avec eux m’a bien plu, mais je commence à me lasser et eux aussi sûrement. Je ne vous embêterai plus avec ça.
Ces échanges m’ont apporté. J’en déduis que la RR satisfait les positivistes, mais pas les réalistes. En effet elle donne des prédictions exactes mais elle n’explique rien, or les réalistes veulent comprendre et expliquer le monde. Ils savent que derrière les apparences se cache la réalité.
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#421

Message par richard » 08 févr. 2021, 13:18

Salut curieux!
curieux a écrit : 08 févr. 2021, 12:16 Autrement dit, tout le monde dans leurs labos se gourrent sauf toi dans ton lit d'hôpital...
D’abord je ne suis pas à l’hôpital, mais chez moi. Ensuite personne ne se trompe, comme je le disais ils ne perçoivent que l’apparence de la réalité et non pas la réalité elle-même. C’est ce qui est intéressant dans mon machin, amha, c’est ça, je fais une différence entre la réalité et la perception de la réalité.
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DictionnairErroné
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Re: Relativité, positivisme et réalisme

#422

Message par DictionnairErroné » 08 févr. 2021, 15:02

curieux a écrit : 08 févr. 2021, 12:15 Richard, quand un méson Pi est accéléré pour obtenir une énergie cinétique qui est 10 fois sa masse au repos cela veut dire qu'il devrait avoir une vitesse de 10 fois "c", hors même dans ce cas il ne va pas plus vite que 1 fois "c".

Tu expliques ça comment ?
En physique je ne sais pas, mais dans l'univers Richardien c'est plutôt simple. Voici, lorsque le méson Pi accélère il consume de plus en plus d'énergie jusqu'au point de n'avoir aucune masse, voir négative, ce qui lui permet d'atteindre une vitesse supraluminique.

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ABC
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Re: Relativité, positivisme et réalisme

#423

Message par ABC » 08 févr. 2021, 15:07

richard a écrit : 08 févr. 2021, 12:55J’en déduis que la RR satisfait les positivistes, mais pas les réalistes. En effet elle donne des prédictions exactes mais elle n’explique rien, or les réalistes veulent comprendre et expliquer le monde. Ils savent que derrière les apparences se cache la réalité.
Les réalistes disposent de la "Relativité de Lorentz" (qu'on devrait plutôt appeler interprétation lorentzienne des effets relativistes).

La "Relativité de Lorentz" donne les mêmes prédictions que la Relativité Restreinte. C'est normal puisque c'est la même théorie. Elle suppose juste l'existence d'une simultanéité absolue, d'un temps absolu et d'un espace absolu, inobservables (à ce jour) correspondant à un référentiel inertiel privilégié supposé caractériser un état d'immobilité hypothétique du milieu de propagation des ondes (des ondes électromagnétiques comme des ondes de matière).

Il n'est pas nécessaire de nier les résultats d'observation pour envisager que puisse exister une simultanéité absolue, un temps absolu et un espace absolu. Il suffit de les supposer portés par un référentiel privilégié qu'à ce jour on ne peut pas (ou que l'on ne sait pas encore) identifier.

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Re: Relativité, positivisme et réalisme

#424

Message par DictionnairErroné » 08 févr. 2021, 15:14

ABC a écrit : 07 févr. 2021, 15:36
DictionnairErroné a écrit : 29 janv. 2021, 12:23En physique le déterminisme est-il devenu une impasse pour expliquer certains phénomènes physiques.
Cette question est extrêmement difficile.
...
Ce qu'il y a, donc, ce sont des modèles adaptés ou pas à tel ou tel contexte+objectif de modélisation. La bonne formulation de la réponse à la question posée me semble donc être :
en physique le déterminisme est (à ce jour) devenu une impasse pour prédire certains phénomènes physiques.

(1) Pour éviter toute ambiguïté sur la signification du concept d'illusion, un concept plus subtil qu'il n'y parait, une illusion est une erreur d'interprétation.
C'est vraiment apprécier ABC, ça me donne une vue d'ensemble généraliste fort intéressante sur un sujet qui dépasse mes connaissances. Par notion d'irréversibilité j'utilisais le terme réfutabilité, irréversibilité est beaucoup mieux.

Un point que j'avais envisagé était qu'il serait nécessaire d'obtenir une précision infinie dans les mesures dans la notion de déterminisme et que c'est en pratique impossible, est-ce cela que vous signifiez par "pour définir la position d'un point (d'une variété différentiable par exemple) est infinie et on ne sait recueillir" tout en ajoutant qu'il nous est impossible de la recueillir?

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Re: Relativité, positivisme et réalisme

#425

Message par richard » 09 févr. 2021, 05:03

Salut le dico! mon pseudo c’est richard, pas Richard, pas grave!
DictionnairErroné a écrit : 08 févr. 2021, 15:02 En physique je ne sais pas, mais dans l'univers [richardien] c'est plutôt simple. Voici, lorsque le méson Pi accélère il consume de plus en plus d'énergie jusqu'au point de n'avoir aucune masse, voir négative, ce qui lui permet d'atteindre une vitesse supraluminique.
C’est une option que j’envisage (sauf la masse négative, faut pas exagérer!) mais pour l’instant non, masse invariante. Comme je le disais la perception de la réalité est très différente de la réalité: le facteur de Lorentz \(\gamma\) les sépare.
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