L'article noir de la psychanalyse.

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Re: L'article noir de la psychanalyse.

#51

Message par LePsychoSophe » 05 nov. 2019, 16:23

LoutredeMer a écrit : 05 nov. 2019, 13:48 Ce que tu me dis me convient pas mal Dico. J'y reviendrai peut etre.

Rapidement, je n'ai pas le temps mais je vais être franche : je n'ai meme pas lu la Tribune jusqu'au bout quand j'ai vu "inceste pas si mauvais", le sexe, toujours le sexe en parlant de bébés, jeunes enfants, et famille), ça m'a gavée. L'origine de la psychanalyse est dûe à des hommes. Pas de femme dans le métier à l'époque... avec ce qui court dans la tete de hommes entre autres : le sexe. Si je voulais partir sur leur lancée, je pourrais dire qu'ils étaient frustrés sexuellement par ex et que cela a influencé leur conception de l'analyse, et autres horreurs (quoique). Enfin bon, la psychanalyse de cette époque me semble^pour ces raisons et le contexte de l'époque, orientée et malsaine.

je vais donc me renseigner sur la "nouvelle" psychanalyse..
Pas de femme? En quelle année? Dolto, plus tard mais déjà passée. Klein, Anna Freud...
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#52

Message par LePsychoSophe » 05 nov. 2019, 16:32

LoutredeMer a écrit : 05 nov. 2019, 13:48

je vais donc me renseigner sur la "nouvelle" psychanalyse..
Vous devriez vous renseigner sur la thérapie des schémas de Young. La théorie de l'attachement de Bowlby.
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#53

Message par DictionnairErroné » 05 nov. 2019, 16:48

LePsychoSophe a écrit : 05 nov. 2019, 16:32 Vous devriez vous renseigner sur la thérapie des schémas de Young. La théorie de l'attachement de Bowlby.
J'avais lu qu'il existait environ 300 types de thérapies aux Zétas!

Je suis plutôt preneur de la psychothérapie sous forme d'introspection, seul, en couple ou avec un psychothérapeute si c'est trop constipé!
Dernière modification par DictionnairErroné le 05 nov. 2019, 17:02, modifié 1 fois.
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#54

Message par Jean-Francois » 05 nov. 2019, 17:01

LePsychoSophe a écrit : 05 nov. 2019, 16:04Et l'humeur, vous prouvez que ça existe et que c'est mesurable scientifiquement? [...] L'inquiétude, on la mesure objectivement?
Si on ne peut les mesurer objectivement, on peut les décrire assez précisément par leurs manifestations (au travers de la parole et des comportements du sujet) et faire des corrélats physiologiques. De toute façon, rien n'indique que ce soit des trucs précis auxquels on devrait s'accrocher comme si c'était LA VÉRITÉ (celle qu'est passé aux toilettes et n'a pas tiré la chasse... LA VÉRITÉ c'est dégueulasse).
La perte d'envie, l'élan vital (les pulsions issues du "ça" freudien), on les mesure à l'oscilloscope?
Une perte, ça s'observe voire se mesure assez bien. Le reste on s'en fout et ça ne change rien.
NON et NON, tout cela passe par la parole du sujet...
Qui critique la parole du sujet? C'est la grille d'interprétation freudomachin, celle qui sert à tout ramener à certains concepts imaginaires que Freud présentait comme des VÉRITÉS essentiellement parce que c'était ses idées (et que ça lui rapportait). Il les présentait aussi comme outils thérapeutiques alors que ça ne guérit pas grand-chose. Faut dire qu'il ne vérifiait rien, ne testait rien, n'évaluait rien (sauf la fidélité de la clientèle).
Le modèle théorique sous-jacent à la pharmacopée psychiatrique ne tient pas la route, c'est un modèle a posteriori. De l'effet de sorcier, on en déduit des théories. Rien de prédictible. Ils tournent autour des récepteurs 5HT ou noradrénaline sans en comprendre le début, le milieu ou la fin...
C'est fascinant de voir autant de clarté dans la critique :mrgreen: Personnellement, je trouve que l'idée fondamentale (que le cerveau génère l'aspect psychologique de chaque être humain) est passablement bien supportée, que le modèle soit "a postérori" ou pas. En plus, il est clair que sur le plan thérapeutique corriger des dérèglements moléculaires - selon des conditions préalablement bien étudiées, en fonction du sujet, lorsque c'est nécessaire - a montré son efficacité. Efficacité pas totale car la question est complexe et l'humain faillible (personne ne le nie), mais c'est toujours plus efficaces que de blablater pendant des décennies sur un divan et d'essayer de se greffer un complexe d'Oedipe imaginaire pour complaire à celui qu'on paie pour nous l'inculquer.

En plus on peut raffiner la psychiatrie (améliorer les traitements en fonction des connaissances toujours plus approfondies du fonctionnement du cerveau). On ne raffine pas les dogmes freudomachins basés sur des fantasmes d'un Maitre cadavérique.

Tiens, puisque vous aimez lire, je vous propose un livre de vulgarisation scientifique propre à capter votre attention (au moins par grappes de 3 minutes, faut pas exagérer :lol: ):
"The Tale of the Dueling Neurosurgeons" de Sam Kean. (Incidemment, l'auteur est le petit-fils de Henry G. Molaison ou patient H.M., un des cas célèbres de la neurologie pour avoir servi à mieux comprendre le rôle de l'hippocampe dans la mémoire.)

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#55

Message par Nicolas78 » 05 nov. 2019, 17:09

LePsychoSophe a écrit : 05 nov. 2019, 09:15 Ce débat pourra durait 1000 ans...
Ce n'est pas demain que Dieu, la psychanalyse ou la philosophie disparaîtront... malgré les prouesses de la science.
Pas plus que les lutins, les fantômes, les goblins, les anges, et les 20 000 euro que tu me doit :a2: etc... :|

Au passage, "la science" est basée sur tout un background philosophique extrêmement riche et complexe. Mettre au même plan Dieu et la philo, et même la psychanalyse, c'est nawak...

Sinon moi je suis asses d'accord avec le paragraphe cité par Etienne :
Nous affirmons que la psychiatrie est une discipline médicale, fondée, comme la psychologie, sur des connaissances scientifiques, devant s’exercer dans le respect du patient et la recherche de son mieux-être, conformément au code de santé publique et au code de déontologie des professionnels de la santé mentale. L’exercice de la psychanalyse à titre privé, pour des requêtes d’ordre existentiel ou philosophique, n’est pas critiquable, sous réserve que cela n’ait pas de conséquences pour la santé physique ou psychique de la personne. Face aux troubles mentaux, cependant, d’autres exigences s’imposent. Notre premier devoir est de proposer un accompagnement adapté, fondé sur les preuves et les données acquises de la science.
Pour moi la psychanalyse c'est cool. Libre aux gens de la pratiquer et d'y faire appel (je l'ai fait moi même).
Mais pour soigner on fait mieux désormais. Et pour prendre des décisions de justices, quand on vois les inepties psychanalytiques concernant l'autisme, on doit lutter contre ca. Car cela n'a pas d'autres mots que des dérives...
Soit la psychanalyse arrive à placer des gens compétents dans les tribunaux (donc, aussi au courant des methodes non-psychanalytiques, et capable de prendre du recul sur leurs connaissances), soit ils n'ont rien à foutre dans un tribunal...

Je n'ai rien contre la psychanalyse (je dirais même que j'aime bien :a2: ), pour moi la psychanalyse à de très bons atouts et à titre subjectif elle m'a bcp influencée et eu quelques pertinences que même la psychologie moderne ne peut défaire (à mes yeux, car je ne pourrait étayer cela scientifiquement)...Un peut comme je n'ai rien contre la théorie Newtonienne, malgré qu'elle soit désormais dépassée dans le cadre qu'ont lui donnait (et malgré que ca soit une science physique et non une science humaine). Peut-être que la psychanalyse devrais revoir le cadre de ses applications pour retrouver une place et ne pas être la cible d'autant de rejets (légitimes amha) ?
LePsychoSophe a écrit : 05 nov. 2019, 16:32
LoutredeMer a écrit : 05 nov. 2019, 13:48

je vais donc me renseigner sur la "nouvelle" psychanalyse..
Vous devriez vous renseigner sur la thérapie des schémas de Young. La théorie de l'attachement de Bowlby.
C'est à dire que ce n'est plus vraiment de la psychanalyse, a moins d’étendre les critères de "qu-est-ce que la psychanalyse ?" à un spectre plus vaste que la définition et la pratique donnée par ces créateurs. La schémathérapie, c'est considérée avant tout comme une pratique psycho-thérapeutique basée sur des formes de psychologies tout ce qu'il y à de plus modernes...
Je ne dit pas qu'appeler ca "nouvelle psychanalyse'" n'est pas pertinent, ou invalide, mais on peut aussi en douter, non ?
Dernière modification par Nicolas78 le 05 nov. 2019, 17:18, modifié 4 fois.

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#56

Message par spin-up » 05 nov. 2019, 17:15

DictionnairErroné a écrit : 05 nov. 2019, 11:56 Si vous avez un problème d'anxiété et que vous le traitez en psychothérapie en découvrant ce qui vous rend anxieux et que vous faites les changements nécessaires, la personne est-elle guérie?
Les troubles anxieux (comme la plupart des troubles mentaux) ne sont pas quelque chose qui disparait subitement en en "trouvant la cause".

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#57

Message par DictionnairErroné » 05 nov. 2019, 17:15

Etienne Beauman a écrit : 05 nov. 2019, 15:28 Est ce que j'ai raison de considérer qu'à cette question :
Penses tu que le concept de "mère pathogène" est pertinent dans le diagnostic d'enfants autistes ?
ta réponse est non ?
Effectivement, c'est non.

Notons que la neurobiologie n'arrive pas encore à comprendre l'origine biologique de l'autisme. Pour le moment, c'est encore un constat par observation comportementale.
Les théories de Bettelheim concernant l'autisme sont aujourd'hui contestées, y compris par certains psychanalystes. Ainsi, la psychanalyste Marie-Christine Laznik avance : «Bettelheim était complètement à côté de la plaque. Les mères n'ont rien à voir avec l'origine de l'autisme»
Je ne sais pas avec quelle contorsion de la raison que Bettelheim arrive à ce sophisme:
L’Autisme et la Mère selon Bettelheim
Citant Anna Freud dans quelques lignes démontrant avec force que la mère n’est pas responsable d’une pathologie, «même si elle provoque quelquefois un développement chaotique», il conclut par le fait que «ce n’est pas l’attitude de la mère qui produit l’autisme, mais la réaction spontanée de l’enfant à cette attitude ».
https://fr.wikipedia.org/wiki/Bruno_Bet ... Bettelheim
Parce que les signes comportementaux de l'autisme apparaissent assez rapidement durant le développement d'un enfant. Je ne vois pas comment un comportement maternel ou autres peuvent influencer aussi dramatiquement le développement en bas âge. Nous pouvons commencer à détecter un comportement autistique dès l'âge de 18 mois.

La question oedipienne, elle est trop sectaire, trop centrale, trop radicale dans le Freudisme. Étant donné la pluralité des comportements humains, ce ne serait qu'un comportement parmi d'autres. D'ailleurs Jung le souligne.
La méthode scientifique
Lorsque plusieurs chercheurs ont répété des expériences sur un même phénomène avec diverses variations (de conditions expérimentales, d'instruments de mesures, de types de preuves (en)…) ces constats élémentaires se confirment mutuellement sans qu'il n'y ait de limite précise ni de moment particulier qui les valident, c'est l'appréciation de plusieurs chercheurs qui conduit à un consensus progressif. Les expériences et constats élémentaires forment alors un corps confirmé de preuves de l'existence du phénomène.

À la suite de cette découverte scientifique, ou parallèlement, les chercheurs tentent d'expliquer le phénomène par des hypothèses. Une hypothèse, pour être scientifiquement admissible, doit être réfutable, c'est-à-dire doit permettre des expérimentations qui la corroborent (la confirment) ou la réfutent (l'infirment).

Ce sont les preuves répétées et confirmées par d'autres chercheurs, diverses et variées, qui confortent une hypothèse. C'est son acceptation par de nombreux chercheurs qui conduit à un consensus sur l'explication du phénomène. L'acceptation de l'hypothèse peut se manifester par la citation de travaux précédents qui servent souvent de repères de validation. Elle devient ainsi la nouvelle théorie consensuelle sur le phénomène considéré et enrichit ou remplace une théorie précédemment admise (ou plusieurs, ou en partie).

Des anomalies apparaîtront peu à peu et un nouveau cycle commencera.
https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9thode_scientifique
Si nous acceptons cette définition de la science comment l'appliquer à l'étude de l'esprit?

Alors nous partons avec des études par observation en clinique pour en élaborer un langage et ensuite des théories. D'autres chercheurs font de même et publient des textes. Un échange a lieu. Avec le temps, des chercheurs approuvent ou désapprouvent les théories ou en créent de nouvelles. Tant et aussi longtemps que le modèle n'est par contredit par les faits et les résultats, il tient, sinon, il tombe ou s'ajuste.
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#58

Message par DictionnairErroné » 05 nov. 2019, 17:19

spin-up a écrit : 05 nov. 2019, 17:15
DictionnairErroné a écrit : 05 nov. 2019, 11:56 Si vous avez un problème d'anxiété et que vous le traitez en psychothérapie en découvrant ce qui vous rend anxieux et que vous faites les changements nécessaires, la personne est-elle guérie?
Les troubles anxieux (comme la plupart des troubles mentaux) ne sont pas quelque chose qui disparait subitement en en "trouvant la cause".
Avis aux dyslexiques : et que vous faites les changements nécessaires.
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#59

Message par LoutredeMer » 05 nov. 2019, 17:23

DictionnairErroné a écrit : 05 nov. 2019, 09:08 Ça ressemble à Ça une thérapie de groupe en France? Je comprends votre désarroi. :lol:
Oui t'as vu? C'est rigolo hein :? :a2:

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#60

Message par DictionnairErroné » 05 nov. 2019, 17:31

LoutredeMer a écrit : 05 nov. 2019, 17:23
DictionnairErroné a écrit : 05 nov. 2019, 09:08 Ça ressemble à Ça une thérapie de groupe en France? Je comprends votre désarroi. :lol:
Oui t'as vu? C'est rigolo hein :? :a2:
Ouais, tout un cirque...

De toute évidence il y a confusion entre psychanalyse et psychothérapie.
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Re: L'article noir de la psychanalyse.

#61

Message par Etienne Beauman » 05 nov. 2019, 17:35

DictionnairErroné a écrit : 05 nov. 2019, 17:15 Si nous acceptons cette définition de la science comment l'appliquer à l'étude de l'esprit?
Tu prends le problème à l'envers.

A partir de quelle méthode, a t-on élaborer la théorie du complexe d’œdipe.
En se basant sur quoi concrètement ?

Sur quoi te bases tu, si ce n'est pas sur la science pour juger valide cette théorie ?
Au royaume des cyclopes, les borgnes sont aveugles.
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#62

Message par DictionnairErroné » 05 nov. 2019, 17:56

Etienne Beauman a écrit : 05 nov. 2019, 17:35
DictionnairErroné a écrit : 05 nov. 2019, 17:15 Si nous acceptons cette définition de la science comment l'appliquer à l'étude de l'esprit?
Tu prends le problème à l'envers.

A partir de quelle méthode, a t-on élaborer la théorie du complexe d’œdipe.
En se basant sur quoi concrètement ?
Selon Freud, c'est par observation et déduction: Le terme "complexe d’Œdipe" apparaît dans les écrits de Sigmund Freud pour la première fois en 1910. La théorie est fondée sur l’observation du jeune enfant dans ses interactions avec ses parents et sur la propre expérience du psychanalyste. Selon lui, l’enfant en bas âge éprouve une jalousie envers le parent du même sexe que lui et fixe tout son amour sur le parent de sexe opposé.

Cette observation et déduction a évolué depuis Freud jusqu'à son obsolescence pour plusieurs.
Etienne Beauman a écrit : 05 nov. 2019, 17:35 Sur quoi te bases tu, si ce n'est pas sur la science pour juger valide cette théorie ?
C'est le principe scientifique qui est appliqué. Observation, déduction, réflexion, vérification, correction et la roue tourne, quoi de plus scientifique? D'autres observations démontrent que le complexe d'Oepide est une simplification qui n'a pas lieu d'être. Jung le premier.

Si cela ne vous convient pas alors, dites-nous quelle serait la méthode scientifique nécessaire pour étudier l'esprit. À moins bien sûr que si vous considérez que l'esprit n'existe pas. C'est une autre question de fond...
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#63

Message par spin-up » 05 nov. 2019, 19:21

DictionnairErroné a écrit : 05 nov. 2019, 17:19
spin-up a écrit : 05 nov. 2019, 17:15
DictionnairErroné a écrit : 05 nov. 2019, 11:56 Si vous avez un problème d'anxiété et que vous le traitez en psychothérapie en découvrant ce qui vous rend anxieux et que vous faites les changements nécessaires, la personne est-elle guérie?
Les troubles anxieux (comme la plupart des troubles mentaux) ne sont pas quelque chose qui disparait subitement en en "trouvant la cause".
Avis aux dyslexiques : et que vous faites les changements nécessaires.
Meme verdict.

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Re: L'article noir de la psychanalyse.

#64

Message par DictionnairErroné » 05 nov. 2019, 19:31

spin-up a écrit : 05 nov. 2019, 19:21 Les troubles anxieux (comme la plupart des troubles mentaux) ne sont pas quelque chose qui disparait subitement en en "trouvant la cause".
Avis aux dyslexiques : et que vous faites les changements nécessaires.
spin-up a écrit : 05 nov. 2019, 19:21 Meme verdict.
Je suis anxieux, je découvre que ça arrive dans certaines situations. Je fais les changements nécessaire pour ne pas être dans ces situations.

J'ai mal au ventre, je m’aperçois que ça arrive lorsque je mange du McDonald. Je fais les changements nécessaires et je ne bouffe plus de McDonald.

À preuve du contraire, l'esprit est biologique, il est soumis au même règle et aux mêmes attributs, comment peut-il en être autrement?
Dernière modification par DictionnairErroné le 05 nov. 2019, 20:24, modifié 2 fois.
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Re: L'article noir de la psychanalyse.

#65

Message par Kant Locke » 05 nov. 2019, 19:51

LePsychoSophe a écrit : 05 nov. 2019, 16:04
Et l'humeur, vous prouvez que ça existe et que c'est mesurable scientifiquement? On la pèse en grammes?
Le sentiment de culpabilité? On le mesure en centimètre?
Les pensées, on les photographie?
L'inquiétude, on la mesure objectivement?
La perte d'envie, l'élan vital (les pulsions issues du "ça" freudien), on les mesure à l'oscilloscope?
Et le dernier pour la fin... la conscience de la maladie, la nosognosie (terme issu de la neuropsychologie), l'insight (terme issu de???)... on le mesure objectivement?

NON et NON, tout cela passe par la parole du sujet... Parole en lien avec la conscience... Il y a si peu d'objectivable dans cette mesure qui sert de preuve pour les labos d'AD... que parler de science est ridicule.
PEnsez bien aux critères d'exclusion surtout. On choisit bien les patients...
Je suis surpris, tu ramènes les discours d'un homéopathe.

Est-ce que tu dis que les psychiatres sont des homéopathes qui ont le droit de droguer à volonté leurs patients parce qu'il ne peuvent rien mesurer?

Si tu dis ça on est d'accord.

:roses:
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Re: L'article noir de la psychanalyse.

#66

Message par Mirages » 05 nov. 2019, 20:50

DictionnairErroné a écrit : 05 nov. 2019, 19:31
spin-up a écrit : 05 nov. 2019, 19:21 Les troubles anxieux (comme la plupart des troubles mentaux) ne sont pas quelque chose qui disparait subitement en en "trouvant la cause".
Je suis anxieux, je découvre que ça arrive dans certaines situations. Je fais les changements nécessaire pour ne pas être dans ces situations.

J'ai mal au ventre, je m’aperçois que ça arrive lorsque je mange du McDonald. Je fais les changements nécessaires et je ne bouffe plus de McDonald.

À preuve du contraire, l'esprit est biologique, il est soumis au même règle et aux mêmes attributs, comment peut-il en être autrement?
Donc on peut se demander si l’esprit, étant soumis à des contraintes biologiques, ne pourrait-il pas produire de lui-même une anxiété d'origine "biologique" ? sans causes externes apparentes ou non ?

Je te passe les détails d’expériences personnelles concernant des troubles anxieux qui sont survenus de manière soudaine et inattendus, et dont je n'ai jamais pu faire de rapprochement avec quoi que ce soit, donc apparitions anxieuses inexplicables à ce jour et sans causes déterminées, allant de l'anxiété simple à l'attaque de panique en passant par des crises d’angoisse, le tout dans une neutralité déconcertante.

Alors je concède que j'ai participé à des ateliers pour comprendre ces causes et agir dessus (mais donc que je juge pour moi inappropriés), comme il existe des formes de travail sur soi à faire pour entreprendre des démarches d'évitement ou de tentative de guérison par le comportement adéquat face aux troubles mentaux... mieux vaut que ces process et cette forme de prise en charge existent, comme pour la psychanalyse, au lieu de ne rien trouver mis à part la médication et le suivis psychiatrique. Mais pour moi ce sont des formes de soins périphériques à additionner aux soins qui ciblent le cœur du problème (comme les neuroleptiques pensés pour remédier à la schizophrénie par le fond en agissant biologiquement ou biochimiquement sur le cerveau).
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Re: L'article noir de la psychanalyse.

#67

Message par Jean-Francois » 05 nov. 2019, 21:06

Mirages a écrit : 05 nov. 2019, 20:50Donc on peut se demander si l’esprit, étant soumis à des contraintes biologiques, ne pourrait-il pas produire de lui-même une anxiété d'origine "biologique" ? sans causes externes apparentes ou non ?
Votre cerveau peut être déréglé ou hypersensible à des stimuli inconscients et faire en sorte que vous viviez ça comme des angoisses. Une des structures les mieux étudiées en relation avec l'angoisse ou la peur est l'amygdale. Ce complexe nucléaire reçoit des signaux de très nombreuses régions du cerveau, dont des bulbes olfactifs. Une possibilité serait, pour prendre un exemple totalement hypothétique, que vous soyez sensibles à certains composés volatiles que vous ne sentez pas consciemment mais qui influencent les circuits anxiogènes liés à l'amygdale.

Donc, oui, l'activité consciente de chacun est modulée par le côté biologique du cerveau. Cela même si on n'accepte pas que la conscience est indissociable de l'activité cérébrale (si on est dualiste plutôt que moniste*).

Jean-François

* Donc qu'on commet une grosse erreur de jugement :D
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Re: L'article noir de la psychanalyse.

#68

Message par Mirages » 05 nov. 2019, 21:14

Jean-Francois a écrit : 05 nov. 2019, 21:06
Votre cerveau peut être déréglé ou hypersensible à des stimuli inconscients et faire en sorte que vous viviez ça comme des angoisses. Une des structures les mieux étudiées en relation avec l'angoisse ou la peur est l'amygdale. Ce complexe nucléaire reçoit des signaux de très nombreuses régions du cerveau, dont des bulbes olfactifs. Une possibilité serait, pour prendre un exemple totalement hypothétique, que vous soyez sensibles à certains composés volatiles que vous ne sentez pas consciemment mais qui influencent les circuits anxiogènes liés à l'amygdale.

Donc, oui, l'activité consciente de chacun est modulée par le côté biologique du cerveau. Cela même si on n'accepte pas que la conscience est indissociable de l'activité cérébrale (si on est dualiste plutôt que moniste*).

Jean-François

* Donc qu'on commet une grosse erreur de jugement :D

Effectivement, supposer que le cerveau fonctionne en autarcie complète pour produire des effets est peut être trop absolutiste...
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Re: L'article noir de la psychanalyse.

#69

Message par DictionnairErroné » 05 nov. 2019, 22:24

Mirages a écrit : 05 nov. 2019, 20:50 Donc on peut se demander si l’esprit, étant soumis à des contraintes biologiques, ne pourrait-il pas produire de lui-même une anxiété d'origine "biologique" ? sans causes externes apparentes ou non ?
Si j'ai bien compris, est-ce qu'un organe peut tomber malade sans aucune cause externe autre que lui-même? Je ne sais pas, quelqu'un de qualifier pourrait répondre. Pourquoi pas :interro:

En complément, je perçois le corps humain comme un écosystème biologique. Cela ne veut pas dire que tout est lié nécessairement. Un exemple de con si vous me permettez, si je bouge un doigt ça n'affecte pas mes cheveux.
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Re: L'article noir de la psychanalyse.

#70

Message par unptitgab » 06 nov. 2019, 02:53

DictionnairErroné a écrit : 05 nov. 2019, 22:24 Si j'ai bien compris, est-ce qu'un organe peut tomber malade sans aucune cause externe autre que lui-même? Je ne sais pas, quelqu'un de qualifier pourrait répondre. Pourquoi pas :interro:
Le diabète est causé par un pancréas disfonctionnel, la surdité centrale est causé par un disfontionnement cérébral, mais par un miracle étrange les maladies psychiatriques ne seraient pas causé par un cerveau disfonctionnel et du blabla pourrait corriger tout ça ?
"Quand elle devient « pure » de toute expérience sensorielle, la raison déraisonne. Elle prétend prouver l’existence de Dieu et l’immortalité de l’âme. Cette folie s’appelle métaphysique. Le métaphysicien est un savant fou. Il veut tout prouver, il ne montre que son insanité." Jean-Baptiste Botul

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Re: L'article noir de la psychanalyse.

#71

Message par spin-up » 06 nov. 2019, 03:23

DictionnairErroné a écrit : 05 nov. 2019, 19:31 Je suis anxieux, je découvre que ça arrive dans certaines situations. Je fais les changements nécessaire pour ne pas être dans ces situations.

J'ai mal au ventre, je m’aperçois que ça arrive lorsque je mange du McDonald. Je fais les changements nécessaires et je ne bouffe plus de McDonald.

À preuve du contraire, l'esprit est biologique, il est soumis au même règle et aux mêmes attributs, comment peut-il en être autrement?
Dans les deux cas, ce n'est pas une guérison. Et dans le cas de l'anxiété généralisée, il n'y a pas de situation évitable,

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Re: L'article noir de la psychanalyse.

#72

Message par spin-up » 06 nov. 2019, 04:00

Mirages a écrit : 05 nov. 2019, 20:50 Donc on peut se demander si l’esprit, étant soumis à des contraintes biologiques, ne pourrait-il pas produire de lui-même une anxiété d'origine "biologique" ? sans causes externes apparentes ou non ?
Oui c'est tout a fait possible.
C'est assez complexe et encore nouveau mais il y a des modèles mathematiques du cerveau qui pourraient expliquer ca.
De facon très simplifiée:
-le cerveau construit des modeles du monde exterieur, du corps et de lui même et en tire des predictions.
-Il recoit des informations du monde exterieur, du corps et de lui même.
-et il s'ajuste pourreduire l'erreur entre ses predictions et sa perception.

https://cordis.europa.eu/article/rcn/31892/fr
https://fr.wikipedia.org/wiki/Principe_ ... rgie_libre

Selon cette théorie, l'anxiété pourrait être un dysfonctionnement de ce systeme de prediction/perception/correction.

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Re: L'article noir de la psychanalyse.

#73

Message par Dash » 06 nov. 2019, 05:21

unptitgab a écrit : 06 nov. 2019, 02:53Le diabète est causé par un pancréas disfonctionnel, la surdité centrale est causé par un disfontionnement cérébral, mais par un miracle étrange les maladies psychiatriques ne seraient pas causé par un cerveau disfonctionnel et du blabla pourrait corriger tout ça ?
Mauvais raisonnement àma. Sinon l'on ne pourrait pas influencer et encore moins endoctriner avec du blabla. Le problème c'est que c'est possible et pas juste sur des cerveaux "malades".

L'esprit, la conscience, ce qui résulte et émerge du cerveau, peut, jusqu'à une certaine limite, être influencé par du blabla. parfois il ne s'agit que d'un "bug", donc tributaire du "software", du "code" et non des composants "hardware".

Les fanatiques et les gourous parviennent pas juste à endoctriner des individus en détresse psychologique même si ces derniers sont des "cibles plus facile".

Bref, tout n'est pas causé que par un dysfonctionnement "hardware"/le cerveau.
Penser savoir est une chose, savoir penser en est une autre !

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Re: L'article noir de la psychanalyse.

#74

Message par richard » 06 nov. 2019, 06:38

unptitgab a écrit : 06 nov. 2019, 02:53 par un miracle étrange les maladies psychiatriques ne seraient pas causé par un cerveau disfonctionnel et du blabla pourrait corriger tout ça ?
sauf qu’en psychanalyse et en thérapie d’une manière générale c’est plutôt le silence qui règne

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Re: L'article noir de la psychanalyse.

#75

Message par Jean-Francois » 06 nov. 2019, 06:53

Mirages a écrit : 05 nov. 2019, 21:14Effectivement, supposer que le cerveau fonctionne en autarcie complète pour produire des effets est peut être trop absolutiste...
Ça n'est pas impossible - par exemple, des neurones de l'amygdale peuvent devenir plus susceptibles d'être actifs spontanément, un peu comme dans l'épilepsie. C'est juste que les explications peuvent être multiples.

Jean-François
“The more implausible the hypothesis — telepathy, aliens, homeopathy — the greater the chance that an exciting finding is a false alarm, no matter what the P value is.” (Nuzzo R (2014) Nature 506:150)

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