L'article noir de la psychanalyse.

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Re: L'article noir de la psychanalyse.

#101

Message par LePsychoSophe » 06 nov. 2019, 13:38

spin-up a écrit :
06 nov. 2019, 06:57
[
Coincidence, je viens de tomber sur cet article sur l'anxiété
http://www.slate.fr/story/183783/sante- ... -cerebrale
On a peut-être découvert l'origine cérébrale de l'anxiété
:interro:

L'anxiété a UNE origine cérébrale...
L'origine de l'anxiété est adaptative est due à l'évolution des structures cellulaires du cerveau.
L'anxiété pathologique en revanche repose sur des facteurs bio-psycho-sociaux. Gènes et environnement humain pendant les premières années de vie. Les modes relationnels fondent une plus ou moins mauvaise gestion des émotions et estime de soi (notre rapport à nous-même). Les troubles anxieux sont une fragilité émotionnelle qui s'apaise voire disparaisse en psychothérapie (avec un peu de médocs pour glisser).
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#102

Message par LoutredeMer » 06 nov. 2019, 13:48

DictionnairErroné a écrit :
06 nov. 2019, 13:17
DictionnairErroné a écrit :
06 nov. 2019, 11:38
Justement, parlons-nous toujours de maladie lorsqu'il est question psychanalyse ou de psychothérapie? Non et c'est là que les zozos errent ici.

Par exemple, un mal de dos causé par l'usure des vertèbres est-il une maladie? Non, pourtant il existe des traitements pour ces cas. Pouvons-nous soulager la douleur avec des traitements ou l'éliminer complètement? Oui. Pourquoi en serait-il autrement avec l'esprit qui lui aussi est biologique ?
Mais les zozos vont répondre que le blabla n'est pas un traitement utile à l'esprit puisque ce n'est pas démontré scientifiquement selon eux.
:grimace:
(Tu as un compte à régler avec les zézés?)

C'est pas si simple (je m'y perds un peu aussi). Je pense que des symptômes résultant d'usure, de pressions extérieures, de mauvais usage, etc ne sont pas une maladie au départ, mais qu'ils vont parfois engendrer une vraie maladie. Et c'est là qu'il importe de faire un bon diagnostic en repérant les causes profondes, les effets de ces causes, et les effets de ces nouvelles causes.

Par exemple, si l'on donne du Zyprexa à un diagnostiqué schizophrène sans s'être renseigné par une psychothérapie sur le contexte socio-éducatif de cette personne (donc sans avoir de données complètes sur les causes), on peut passer complètement à côté du bon diagnostic et donc du bon traitement. Cette personnne peut etre en dépression profonde par exemple pour des raisons extérieures précises et identifiables et son comportement interprété comme celui d'un schizo, et meme amplifié par certains effets du zyprexa et autres médications.

D'un autre côté, un SPT (syndrome post-traumatique) peut provoquer anxiété, état psychotique, tachycardie, hausses de tension, apathie, confusion mentale, anorexie (ou boulimie) etc, pouvant endommager le corps et le cerveau et donc créer des maladies. Et il importe dans ce cas, d'administrer une médication scientifique adaptée.

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#103

Message par LePsychoSophe » 06 nov. 2019, 14:15

Kraepelin a écrit :
06 nov. 2019, 08:02
LePsychoSophe a écrit :
05 nov. 2019, 09:13

Une pseudo-science n'en fait pas un objet à bannir pour autant. La médecine est une pseudo-science aussi. Ne confondez pas pseudo-science et pseudo-science. L'homéopathie n'a pas le même niveau de pseudo-science que la psychanalyse.
Il faut alors utiliser d'autres termes que "pseudosience" qui a une conotation péjorative. Il faut parler de théorie préscientifique, de théories empirique (au sens primaire du terme).
La thérapie des schémas est basée en partie sur la théorie de l'attachement, sur la neurobiologie des émotions, la psychologie cognitive, le béhaviorisme et la psychologie dynamique. Maintenant, cet assemblage... que vaut-il scientifiquement?
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#104

Message par DictionnairErroné » 06 nov. 2019, 14:16

LoutredeMer a écrit :
06 nov. 2019, 13:48
(Tu as un compte à régler avec les zézés?)
À y réfléchir, je n’utiliserai plus le terme zozos, il peut porter à confusion dans mes intentions. J'utiliserai plutôt le terme Bozo (Québec: Idiot, imbécile) pour désigner ceux qui dénigrent et insultent intentionnellement tout ce qui s'écrit à l'encontre de leurs opinions, c'est une question d'ajustement langagière à la personnalité. D'ailleurs ils apprécient cette attention, ils se sentent compris. Je suis comme ça, généreux et bon de nature.

Image
LoutredeMer a écrit :
06 nov. 2019, 13:48
C'est pas si simple (je m'y perds un peu aussi). Je pense que des symptômes résultant d'usure, de pressions extérieures, de mauvais usage, etc ne sont pas une maladie au départ, mais qu'ils vont parfois engendrer une vraie maladie. Et c'est là qu'il importe de faire un bon diagnostic en repérant les causes profondes, les effets de ces causes, et les effets de ces nouvelles causes....
Tout à fait d'accord. Régulièrement le traitement est multidisciplinaire, diagnostique, opération, médicament, réhabilitation... Le traitement de l'esprit n'est pas exempt de la multidisciplinarité.
Kossé ça, i fa ben frette! Kossé kiss passe?

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#105

Message par LoutredeMer » 06 nov. 2019, 15:15

DictionnairErroné a écrit :
06 nov. 2019, 14:16
LoutredeMer a écrit :
06 nov. 2019, 13:48
(Tu as un compte à régler avec les zézés?)
À y réfléchir, je n’utiliserai plus le terme zozos, il peut porter à confusion dans mes intentions. J'utiliserai plutôt le terme Bozo (Québec: Idiot, imbécile) pour désigner ceux qui dénigrent et insultent intentionnellement tout ce qui s'écrit à l'encontre de leurs opinions, c'est une question d'ajustement langagière à la personnalité. D'ailleurs ils apprécient cette attention, ils se sentent compris. Je suis comme ça, généreux et bon de nature.
Tu sais (ou pas), il y a des choses vraiment plus graves que ça dans la vie .

(Pi ta photo du clown de Stephen King elle est moche et elle fait peur).

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#106

Message par Mirages » 06 nov. 2019, 15:38

LoutredeMer a écrit :
06 nov. 2019, 13:48

Par exemple, si l'on donne du Zyprexa à un diagnostiqué schizophrène sans s'être renseigné par une psychothérapie sur le contexte socio-éducatif de cette personne (donc sans avoir de données complètes sur les causes), on peut passer complètement à côté du bon diagnostic et donc du bon traitement. Cette personnne peut etre en dépression profonde par exemple pour des raisons extérieures précises et identifiables et son comportement interprété comme celui d'un schizo, et meme amplifié par certains effets du zyprexa et autres médications.
Un bon skiso bien symptomatique, difficile de le louper, surtout pour un psychiatre :mrgreen:

Je t'accorde que des fois c'est beaucoup moins net et plus complexe concernant telle ou telle pathologie ou ensemble de symptômes...

Je suis d'accord que les professionnels de la santé doivent avoir le bon sens de correctement orienter une personne souffrant de X symptôme(s), que le diagnostic général doit être le plus affuté et complet possible et le parcours de soin adapté en conséquence, même si cela peut prendre du temps d'arriver à des conclusions définies.
- Un psychologue et assimilés pour ceux à qui c'est bénéfique.
- Un psychiatre pour ceux qui en ont besoin.
- L’hôpital psychiatrique quand il y à urgence ou danger immédiat.
- Psychiatre et psychologue si nécessaire plus assistante sociale et autres pour un cadrage optimal de l'ensemble de la personne.
- Ou un médecin généraliste/spécialiste quant on se rend compte que le problème est ailleurs.

Basique je dirais.
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#107

Message par 86lw » 06 nov. 2019, 15:42

LoutredeMer a écrit :
06 nov. 2019, 15:15
DictionnairErroné a écrit :
06 nov. 2019, 14:16
(...)
(Pi ta photo du clown de Stephen King elle est moche et elle fait peur).
C'est le psy de ses 15 ans d'analyse... :lol:
Les illusions que l'on perpétue sont quelque part des mensonges. Mireille.

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#108

Message par DictionnairErroné » 06 nov. 2019, 15:44

LoutredeMer a écrit :
06 nov. 2019, 13:48
Tu sais (ou pas), il y a des choses vraiment plus graves que ça dans la vie .
Tout à fait, apparemment j'ai une sensibilité particulière sur certains comportements.
LoutredeMer a écrit :
06 nov. 2019, 13:48
(Pi ta photo du clown de Stephen King elle est moche et elle fait peur).
Je comprends...
Kossé ça, i fa ben frette! Kossé kiss passe?

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#109

Message par DictionnairErroné » 06 nov. 2019, 15:45

86lw a écrit :
06 nov. 2019, 15:42
C'est le psy de ses 15 ans d'analyse... :lol:
:lol:
Je dirais plutôt que c'est ce à quoi il ressemblait lorsqu'il a terminé avec moi.
Kossé ça, i fa ben frette! Kossé kiss passe?

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#110

Message par LoutredeMer » 06 nov. 2019, 15:57

Mirages a écrit :
06 nov. 2019, 15:38
Un bon skiso bien symptomatique, difficile de le louper, surtout pour un psychiatre :mrgreen:

Je t'accorde que des fois c'est beaucoup moins net et plus complexe concernant telle ou telle pathologie ou ensemble de symptômes...

Je suis d'accord que les professionnels de la santé doivent avoir le bon sens de correctement orienter une personne souffrant de X symptôme(s), que le diagnostic général doit être le plus affuté et complet possible et le parcours de soin adapté en conséquence, même si cela peut prendre du temps d'arriver à des conclusions définies.
- Un psychologue et assimilés pour ceux à qui c'est bénéfique.
- Un psychiatre pour ceux qui en ont besoin.
- L’hôpital psychiatrique quand il y à urgence ou danger immédiat.
- Psychiatre et psychologue si nécessaire plus assistante sociale et autres pour un cadrage optimal de l'ensemble de la personne.
- Ou un médecin généraliste/spécialiste quant on se rend compte que le problème est ailleurs.

Basique je dirais.
Es-tu de la profession?

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Re: L'article noir de la psychanalyse.

#111

Message par LePsychoSophe » 06 nov. 2019, 15:58

Kraepelin a écrit :
06 nov. 2019, 07:56

"Nous refusons que soient instrumentalisées la psychiatrie et la psychologie pour légitimer des dogmes aussi néfastes que prêter des intentions sexuelles aux bébés, prétendre qu’un enfant puisse être consentant à un inceste ou un rapport sexuel avec un adulte, affirmer que tout rapport sexuel serait du registre de la perversion et du rapport de force, prétendre qu’un crime sexuel n’aurait pas de conséquence grave sur sa victime, et déresponsabiliser les auteurs de violences sexuelles."

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sexualit%C3%A9_infantile_(psychanalyse)

« réside dans l'abandon de la conception sexologique de la sexualité [...] pour une approche psychique du sexuel. [...] En arrachant la libido sexualis à la jouissance des médecins, Freud en fait le déterminant majeur de la psyché humaine »
On parle de sexualité non pas au sens de l'organe et de représentations imagées mais d'énergie mentale à la base des désirs et de l'élan vital.
La vie vient de la sexualité (chez les humains), notre vie ne vient pas des pieds ou des genoux.
Cette énergie se focalise selon des stades dont un est phallique pendant la jeune enfance (pas bébé) puis il y aurait une phase de latence où attendrait le corps et sa maturité sexuelle organique.

Il faut interpréter correctement les mots "sexuelles" et "intentions". Car "intentions" est ici un désir du "ça" donc inconscient totalement à ces âges. Vous et l'embinochée de journaliste... n'avez quand même pas compris que les psychanalystes imaginaient une "envie consciente, éclairée" d'avoir une sexualité organique avec un parent??? :ouch: :grimace:
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Re: L'article noir de la psychanalyse.

#112

Message par Mirages » 06 nov. 2019, 16:00

LoutredeMer a écrit :
06 nov. 2019, 15:57
Es-tu de la profession?
Pas du tout, je suis juste de l'autre coté de la barrière, avec ma seule vision étriquée comme références.
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Re: L'article noir de la psychanalyse.

#113

Message par LoutredeMer » 06 nov. 2019, 16:10

Mirages a écrit :
06 nov. 2019, 16:00
LoutredeMer a écrit :
06 nov. 2019, 15:57
Es-tu de la profession?
Pas du tout, je suis juste de l'autre coté de la barrière, avec ma seule vision étriquée comme références.
Permets-moi donc d'avoir de sérieux doutes sur tes affirmations :
Mirages a écrit :
06 nov. 2019, 15:38
Un bon skiso bien symptomatique, difficile de le louper, surtout pour un psychiatre :mrgreen:

Je t'accorde que des fois c'est beaucoup moins net et plus complexe concernant telle ou telle pathologie ou ensemble de symptômes...
---
le diagnostic général doit être le plus affuté et complet possible et le parcours de soin adapté en conséquence, même si cela peut prendre du temps d'arriver à des conclusions définies.
...
Basique je dirais.
Purement théorique dans un monde idéal...

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Re: L'article noir de la psychanalyse.

#114

Message par spin-up » 06 nov. 2019, 16:36

LePsychoSophe a écrit :
06 nov. 2019, 15:58
On parle de sexualité non pas au sens de l'organe et de représentations imagées mais d'énergie mentale à la base des désirs et de l'élan vital.
La vie vient de la sexualité (chez les humains), notre vie ne vient pas des pieds ou des genoux.
Cette énergie se focalise selon des stades dont un est phallique pendant la jeune enfance (pas bébé) puis il y aurait une phase de latence où attendrait le corps et sa maturité sexuelle organique.

Il faut interpréter correctement les mots "sexuelles" et "intentions". Car "intentions" est ici un désir du "ça" donc inconscient totalement à ces âges. Vous et l'embinochée de journaliste... n'avez quand même pas compris que les psychanalystes imaginaient une "envie consciente, éclairée" d'avoir une sexualité organique avec un parent??? :ouch: :grimace:
Excuse moi d'etre abrupt mais c'est soit complètement débile, soit de l'escroquerie. Selon cette definiton, j'ai une intention sexuelle quand j'ai une envie de choucroute ou que je suis d'humeur a ecouter Led Zeppelin.

La redefinition a volonté de mots, l'invocation de l'inconscient pour expliquer tout et n'importe quoi sans aucune réfutabilité, ce sont des methodes de gourous.

"Intention sexuelle" signifie une volonté consciente de contact sexuel et pas autre chose.

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Re: L'article noir de la psychanalyse.

#115

Message par DictionnairErroné » 06 nov. 2019, 16:45

LePsychoSophe a écrit :
06 nov. 2019, 15:58
On parle de sexualité non pas au sens de l'organe et de représentations imagées mais d'énergie mentale à la base des désirs et de l'élan vital.
Vous référez à l'Éros?
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Re: L'article noir de la psychanalyse.

#116

Message par LePsychoSophe » 06 nov. 2019, 17:00

spin-up a écrit :
06 nov. 2019, 16:36

Excuse moi d'etre abrupt mais c'est soit complètement débile, soit de l'escroquerie. Selon cette definiton, j'ai une intention sexuelle quand j'ai une envie de choucroute ou que je suis d'humeur a ecouter Led Zeppelin.


C'est pas tout à fait cela. Cette énergie, que Freud a défini sous forme de quantum (il essayait de mesurer comme il le pouvait à l'époque), serait une base de notre vie mentale. Qui prendrait des formes selon des étapes. Une envie de choucroute est un désir donc son origine serait biologique en partie (la faim rien de psycho-affectif là-dedans) ET psychologique dans ce qu'elle apporte comme plaisir. Ce plaisir serait ici sous forme oral comme expliquée dans les stades.

Il y a bien une montée du désir, une période de satisfaction et une mort du désir. Cela est valable dans tout ce que nous entreprenons. La sexualité marche sur ce principe là. C'est un rapport corporel/psychique. Freud n'a cessé de parler du corps, il est bon de le rappeler. Il était bien plus matérialiste que ce que certains pensent.

Tu peux te lâcher, ;), sur ce thème, je suis très clean et en paix. Pourquoi? J'ai été un des plus virulent de ma fac de psycho envers la psychanalyse. Je n'ai eu de cesse depuis ma première lecture de Freud d'aller voir de l'autre côté, des autres côtés. Je suis allé en supervision avec des psychanalystes, je suis allé sur le divan et mon Master de psychologie est 80% de psychanalyse.

Ce n'est que depuis quelques années que je comprends vraiment le sens de cette discipline (du moins certains concepts et méthodes). J'ai été formé à la neuropsychologie, à la psychologie cognitive et comportementale. J'ai assisté à des séminaires de la SPP et à des réunions de lacaniens décortiquant sans fins ses théories...

En fait, (je viens de voir la BA de "Le phallus et le néant"), je me dis que la plupart des gens ne comprennent pas la psychanalyse et de nombreux psychanalystes non-plus. Dans la BA, on voit me semble t-il (faut que je vois ce docu' 4€, trop cher!) des professionnels qui amalgament des notions et interprètent maladroitement.

Et oui, des guignols, il y en a dans toutes les disciplines.

Je suis parti en croisade longtemps contre les maîtres du divan. Et j'ai récemment compris pourquoi... J'ai débattu des heures, des kilomètres de débats en face2face (pas comme ici on c'est chiant d'exprimer trois pensées en 3 heures). J'avais une bonne copine adoratrice de la psychanalyse qui m'a tenu tête pendant des années... et qui m'a aussi aidé à avoir mes partiels en mention psychanalyse (j'y comprenais rien... du moins très peu).

Je sais qu'il est nécessaire que la psychanalyse passe sur le grill est je suis satisfait de voir que c'est le cas. Tout doit passer le grill et perdre un peu de son aura.
Mais il ne faut pas jeter complètement le tout aveuglement.

Je comprends ton incompréhension face à mes explications (qui doivent être peu claires d'ailleurs...). Je comprends les critiques acerbes face à de telles théories mais je pourrais en faire autant avec d'autres courant en psychologie. Je n'ai pas de parti pris. Je n'exerce pas la psychanalyse en cure type. J'exerce la thérapie des schémas incluant des TCCs. Mais je n'aurais aucun mal à critique ma matière et mes techniques de travail. Je ne suis pas psychologue, j'ai un métier de psychologue et je suis bien heureux de pouvoir être libre de ma pratique et mes apports théoriques.




La redefinition a volonté de mots, l'invocation de l'inconscient pour expliquer tout et n'importe quoi sans aucune réfutabilité, ce sont des methodes de gourous.

"Intention sexuelle" signifie une volonté consciente de contact sexuel et pas autre chose.
Il y a un dictionnaire de la psychanalyse, ce n'est pas pour rien. C'est justement pour redéfinir les mots. L'inconscient psychanalytique, n'est pas tout et n'importe quoi, tu t'emporte abusivement ici. Relaxe. :chinois: Moi, je suis cool et de plus en plus sur ce hard problem de la psyché humaine.
La réfutabilité... en science humaine... en psychologie. C'est un problème, je suis d'accord.

Gourou, ce n'est pas un terme qui m'effraie. D'ailleurs, l'origine de ce terme n'a rien de péjoratif dans le contexte culturel qui lui est associé.
Exercer une influence sur un être humain en cabinet est potentiellement dangereux, de la même façon que cet exercice d'influence peut être dangereux des parents envers les enfants. Le psy a une emprise sur le patient et (j'espère) qu'il le sait. Nous pratiquons en thérapie des schémas le reparentage partiel : nous redonnons à l'individu ce qu'il lui manque pendant la thérapie. Ce don que nous apportons est puissant et peut-être néfaste. C'est un métier dangereux (également pour le thérapeute, combien ont déraillés?).

Nous redonnons les modes de pensées (thérapie cognitive), des modes de gestions des émotions (thérapie comportementale d'affirmation de soi) et des modes de comportements (affrontement de situations, réapprentissage au quotidien pour sortir de la zone de confort (qui peut être très inconfortable paradoxalement)...)... ET surtout une alliance thérapeutique en béton (c'est finalement le plus dur).
La personne réapprend des modes relationnels en séance qu'elle réadapte à l'infini dans sa vie. Re-parentage partiel (partiel car l'environnement parentale et adultes n'a pas fait que des erreurs...).

La psychanalyse est où dans mon bazar? 1° dans l'origine des troubles pendant les premières relations humaines au monde (les parents) 2° la théorie de l'attachement de Bowlby (psychanalyste incontournable pour moi) et d'autres points mais je fatigue :oops:

Et puis tout le reste de la psychologie..., la neurobiologie et même la philosophie...

L'essentiel reste cognitivo-comportemental si on veut résumer.
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Re: L'article noir de la psychanalyse.

#117

Message par spin-up » 07 nov. 2019, 03:36

LePsychoSophe a écrit :
06 nov. 2019, 17:00
En fait, (je viens de voir la BA de "Le phallus et le néant"), je me dis que la plupart des gens ne comprennent pas la psychanalyse et de nombreux psychanalystes non-plus. Dans la BA, on voit me semble t-il (faut que je vois ce docu' 4€, trop cher!) des professionnels qui amalgament des notions et interprètent maladroitement.

Et oui, des guignols, il y en a dans toutes les disciplines.
Il faudrait peut etre se demander pourquoi un portion significative des psychanalyste ne "comprend rien a la psychanalyse".
Et d'ailleurs selon quels critères fais tu partie de ceux qui comprennent? Qui decide de ca?
LePsychoSophe a écrit :
06 nov. 2019, 17:00
Je comprends ton incompréhension face à mes explications (qui doivent être peu claires d'ailleurs...).
Merci :a2:

LePsychoSophe a écrit :
06 nov. 2019, 17:00
Il y a un dictionnaire de la psychanalyse, ce n'est pas pour rien. C'est justement pour redéfinir les mots.
J'espere que tu comprends facilement les problemes ENORMES que ca pose d'avoit un expert judiciaire qui utilise des definitions tirés d'un dictionnaire différent de celui des juges ou des jurés.
LePsychoSophe a écrit :
06 nov. 2019, 17:00
La psychanalyse est où dans mon bazar? 1° dans l'origine des troubles pendant les premières relations humaines au monde (les parents)
Et si tu te trompes et que ca n'a rien a voir avec ca?

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Re: L'article noir de la psychanalyse.

#118

Message par Jean-Francois » 07 nov. 2019, 07:19

LePsychoSophe a écrit :
06 nov. 2019, 17:00
Et oui, des guignols, il y en a dans toutes les disciplines
C'est pourquoi il vaut mieux accorder du crédit aux personnes qui se basent sur une réflexion scientifique qu'aux pseudoscientifiques pour qui la rhétorique, les concepts fumeux, les observations biaisées remplacent l'expérimentation rigoureuse. Les guignols, on les détecte (et dénonce) mieux dans un cadre bien structuré, dans lequel "il est possible que mais on n'a pas vérifié sérieusement" et autre "le Maitre a imaginé que et il a forcément raison" ne sont pas considérés comme des arguments à valoriser. En d'autres termes, les guignols passent plus inaperçus dans un cadre conceptuel qui est lui-même guignolesque.
Mais il ne faut pas jeter complètement le tout aveuglement
Pourquoi ne devrait-on pas rejeter ce qui n'a pas été démontré? Si de nombreux psychologues peuvent pas mal ignorer Freud et la psychanalyse (autrement que dans une perspective historique), c'est bien que la valeur de son système n'est pas si importante que ça. On peut suivre des avenues qui sont plus fertiles que d'essayer de faire tenir des trucs bancals.

Pour changer un peu le sujet, tout en restant dans le cadre général de la psychologie, je trouve pas mal cette initiative d'un auteur du CSI de contrebalancer la psycho-pop par "Nine Evidence-Based Guidelines for a ‘Good Life’" (par G.M. Bakker). Ce sont des conseils très généraux, évidemment, mais c'est l'idée de les baser ouvertement sur "la preuve" (soutenue scientifiquement) que je trouve intéressante.

Jean-François
“The more implausible the hypothesis — telepathy, aliens, homeopathy — the greater the chance that an exciting finding is a false alarm, no matter what the P value is.” (Nuzzo R (2014) Nature 506:150)

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Re: L'article noir de la psychanalyse.

#119

Message par LePsychoSophe » 07 nov. 2019, 07:33

spin-up a écrit :
07 nov. 2019, 03:36


Il faudrait peut etre se demander pourquoi un portion significative des psychanalyste ne "comprend rien a la psychanalyse".
C'est un domaine complexe. Et si l'on ne fait pas un travail sur soi... avec un psychanalyste... on risque de rien en comprendre même après 200 séminaires.
L'objet produisant le mental, c'est le cerveau. Le cerveau est considéré par de nombreux scientifiques de différents domaines comme l'objet le plus complexe de l'univers.
Et qu'est-ce qui est plus complexe que l'objet le plus complexe de l'univers? Ben, le produit de l'objet en question : => le mental.

Donc... Comment comprendre le produit (le mental) à partir du produit lui-même? On comprend le monde grâce à notre mental donc... cela crée une complexité au carré.

Et puis, si la journaliste (vraiment j'ai une petite dent contre elle, petite ;) ) interroge des psychanalystes en sachant que le statut des psychanalystes n'est pas protégé légalement... Ils peuvent être boulanger, avoir lu la fiche Wikipédia de Freud et se dire psychanalyste.
Intéressez vous plutôt aux psychologues cliniciens formés à la psychanalyse. Vous aurez pas 100% de lumière mais certainement plus.
Quand on ne veut plus de son chat... :menteur:
La journaliste est à charge. Elle oriente, c'est malhonnête intellectuellement.




Et d'ailleurs selon quels critères fais tu partie de ceux qui comprennent? Qui decide de ca?
Je comprends certains points et pas d'autres.
J'ai étudié et réétudié ceux qui me semblent nécessaire à mon emploi.

En ce qui me concerne, un Pr de psychopathologie clinique a validé mon diplôme donc j'ai au moins compris la moitié des cours de psychanalyse que j'ai eu. Ce qui pour moi est une vraie fierté, je partais très mal...









J'espere que tu comprends facilement les problemes ENORMES que ca pose d'avoit un expert judiciaire qui utilise des definitions tirés d'un dictionnaire différent de celui des juges ou des jurés.
Certes, il est à la charge du psy de se faire comprendre. Et à la charge des tribunaux de se former aussi au langage psychanalytique.
En neuropsychologie, c'est pareil. Il y a des termes techniques. J'ai eu l'honneur de former dans un DU des avocats au langage neuropsychologique, langage que j'ai maîtrisé bien plus rapidement. Et les juges, ces grands messieurs et dames... j'en ai jamais vu en quatre ans d'enseignement? Pourquoi pas les juges? Ces notables sont-ils au-dessus de tout?

Le système est mal fait. Oui et il est judicieux ne pas prendre la psychanalyse comme le mauvaise objet.



LePsychoSophe a écrit :
06 nov. 2019, 17:00
La psychanalyse est où dans mon bazar? 1° dans l'origine des troubles pendant les premières relations humaines au monde (les parents)
Et si tu te trompes et que ca n'a rien a voir avec ca?
[/quote]

:lol: L'origine d'un enfant... c'est pas les parents? C'est quoi? Les tuiles de mon garage?
Mon taux d'assurance à ce sujet est tel que j'ai bien peur de ne jamais pouvoir remettre en questionne cela. Pourquoi? Parce que j'ai lutté 15 ans contre les idées parentalo-pathogènistes pour aller chercher les causes dans les neurones et les neurones m'ont dit... Fichtre! Nous ne sommes qu'un ordinateur... le logiciel c'est pas nous qui l'avons codé.
J'ai compris pourquoi j'ai lutté, pourquoi nombreux luttent contre la psychanalyste, pas par le logos, pas uniquement. Par le pathos et l'éthos surtout.

Je ne dis pas que c'est la Vérité. Je dis à propos de cette assertion que j'y crois à 100%.

C'est comme le réchauffement climatique, on peut nier que l'Homme est à l'origine... Mais à un moment donné on reconnait.

Si certains adhèrent à l'idée que l'origine des troubles psys est dans le cerveau ou dans des événements uniques traumatiques, je suis ouvert. Mais je n'y crois plus.

Est-ce que j'ai un biais de confirmation en mode "j'ai envie d'y croire"... Certainement pas car c'était l'autre version qui m'attirait. Certaines théories analytiques sont désenchantante au possible. Et quand on a des enfants, n'en parlons pas. Mais j'ai le regret de constater que certains théories de cet ordre ont eu mon adhésion.

Si je me trompe, pour les patients, pas de soucis, ils progressent presque tous (j'ai toujours la moyenne ;) ) donc ce n'est pas eux qui se plaindront de mes erreurs ni tous les pros qui m'entourent qui m'envoient beaucoup beaucoup de gens en souffrance.
D'ailleurs, je suis honnête avec tous mes patients sans distinctions : "je vous présente un modèle théorique de la maladie mentale et de la santé mentale. C'est un modèle qui permet jour après jour à mes patients de trouver apaisement ou guérison. Ce n'est pas une Vérité absolue. Les techniques issues de ce modèles, je les propose après analyse fonctionnelle de votre fonctionnement psychologique, de façon adaptée. J'ai des preuves formelles (que je ne peux vous montrer pour des raisons confidentielles) que chaque jour des gens évoluent favorablement en lien avec le diagnostic établi par votre psychiatre. Tout cela peut être faux mais c'est le meilleur moyen que je dispose actuellement pour vous aider. Après analyse et psychoéducation, vous ferez votre choix quant à l'engagement dans une thérapie à long terme." Voilà mes premiers propos.

Si je me trompe, personnellement, j'en ai rien à faire puisque je connais déjà l'autre théorie contradictoire et j'y ai déjà adhéré. Le risque professionnel? Qu'on nous oblige à faire une approche centrée symptôme en TCC! Au revoir thérapie des schémas... Mais je ne pense pas que ce soit pour demain. Nous sommes libres.
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Re: L'article noir de la psychanalyse.

#120

Message par Jean-Francois » 07 nov. 2019, 08:00

LePsychoSophe a écrit :
07 nov. 2019, 07:33
C'est un domaine complexe. Et si l'on ne fait pas un travail sur soi... avec un psychanalyste... on risque de rien en comprendre même après 200 séminaires
Sans doute pour ça que certains cas célèbres de Freud ont finis plus "fous" qu'avant d'être traités par le Maitre. Et, d'après de très nombreux témoignages de psychanalysés, même en faisant ce travail sur soi avec l'aide d'un psychanalyste, on n'y comprend jamais rien.

Sinon, la psychanalyse n'est pas du tout outillée pour étudier le cerveau et n'est même pas vraiment outillée pour étudier rigoureusement les manifestations psychologiques (dont pathologiques). Cela fait la complexité cérébrale et comportementale lui échappe pas mal.
Et puis, si la journaliste (vraiment j'ai une petite dent contre elle, petite ;) ) interroge des psychanalystes en sachant que le statut des psychanalystes n'est pas protégé légalement... [...] La journaliste est à charge. Elle oriente, c'est malhonnête intellectuellement
Comme Sophie Robert dénonce une réalité que vous ne niez pas vraiment (que le "psychanalytique" c'est un domaine ou règne le laxisme et le nimportequoitesque)... on pourrait penser que vous aussi êtes untipeu intellectuellement malhonnête :lol:

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Re: L'article noir de la psychanalyse.

#121

Message par spin-up » 07 nov. 2019, 08:29

LePsychoSophe a écrit :
07 nov. 2019, 07:33
Et puis, si la journaliste (vraiment j'ai une petite dent contre elle, petite ;) ) interroge des psychanalystes en sachant que le statut des psychanalystes n'est pas protégé légalement... Ils peuvent être boulanger, avoir lu la fiche Wikipédia de Freud et se dire psychanalyste.
Intéressez vous plutôt aux psychologues cliniciens formés à la psychanalyse. Vous aurez pas 100% de lumière mais certainement plus.
Quand on ne veut plus de son chat... :menteur:
La journaliste est à charge. Elle oriente, c'est malhonnête intellectuellement.
Ce qui est malhonnete c'est de prétendre qu'elle a interrogé le "boulanger du coin", alors que la plupart des interveviewés sont des psychiatres ou pédiatres travaillant dans des hopitaux ou des institutions accueillant des enfants autistes et les autres sont des psychanalystes renommés.
LePsychoSophe a écrit :
07 nov. 2019, 07:33
Je comprends certains points et pas d'autres.
J'ai étudié et réétudié ceux qui me semblent nécessaire à mon emploi.

En ce qui me concerne, un Pr de psychopathologie clinique a validé mon diplôme donc j'ai au moins compris la moitié des cours de psychanalyse que j'ai eu. Ce qui pour moi est une vraie fierté, je partais très mal...
Les homeopathes peuvent en dire autant. Et pourtant leur "science" est une escroquerie.
LePsychoSophe a écrit :
06 nov. 2019, 17:00
Et si tu te trompes et que ca n'a rien a voir avec ca?
:lol: L'origine d'un enfant... c'est pas les parents? C'est quoi? Les tuiles de mon garage?
Mon taux d'assurance à ce sujet est tel que j'ai bien peur de ne jamais pouvoir remettre en questionne cela. Pourquoi? Parce que j'ai lutté 15 ans contre les idées parentalo-pathogènistes pour aller chercher les causes dans les neurones et les neurones m'ont dit... Fichtre! Nous ne sommes qu'un ordinateur... le logiciel c'est pas nous qui l'avons codé.
J'ai compris pourquoi j'ai lutté, pourquoi nombreux luttent contre la psychanalyste, pas par le logos, pas uniquement. Par le pathos et l'éthos surtout.
Ca reflete une vaste ignorance de l'etat des connaissance sur les troubles mentaux. C'est assez inquietant de lire ca de la part d'un professionnel de santé.
Si on prend le cas de l'autisme, tu l'attribues donc a la relation parentale?

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#122

Message par Kraepelin » 07 nov. 2019, 09:54

LePsychoSophe a écrit :
06 nov. 2019, 14:15

La thérapie des schémas est basée en partie sur la théorie de l'attachement, sur la neurobiologie des émotions, la psychologie cognitive, le béhaviorisme et la psychologie dynamique. Maintenant, cet assemblage... que vaut-il scientifiquement?
Je connais le modèle de Jeffrey Young que les cognitivistes classent parmi les thérapies cognitive comportementale de seconde génération. C'est mon modèle principale depuis 12 ans. La validité de son questionnaire (YSQ-L3) a été vérifée et certaines de ses hypothèses ont fait l'objet de recherches plus structurées. Comme son développement est passé par une période de vérifiction de certaines de ses hypothèses, ont peut considérer que la démarche s'inscrit dans une "perspective scientifique", mais pas plus. En opsychologie clinique, pourtant, il est rare que des modèles est fait mieux.
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Re: L'article noir de la psychanalyse.

#123

Message par Kraepelin » 07 nov. 2019, 10:00

LePsychoSophe a écrit :
06 nov. 2019, 15:58

On parle de sexualité non pas au sens de l'organe et de représentations imagées mais d'énergie mentale à la base des désirs et de l'élan vital.
La vie vient de la sexualité (chez les humains), notre vie ne vient pas des pieds ou des genoux.
Cette énergie se focalise selon des stades dont un est phallique pendant la jeune enfance (pas bébé) puis il y aurait une phase de latence où attendrait le corps et sa maturité sexuelle organique.

Il faut interpréter correctement les mots "sexuelles" et "intentions". Car "intentions" est ici un désir du "ça" donc inconscient totalement à ces âges. Vous et l'embinochée de journaliste... n'avez quand même pas compris que les psychanalystes imaginaient une "envie consciente, éclairée" d'avoir une sexualité organique avec un parent??? :ouch: :grimace:
La motion de "sexualité infantile" en psychanalyse est complexe et ne correspond pas, en effet, à la caricature qu'en font certains critiques de la psychanalyse. Celà dit, la notion "d'énergie vitale" n'y correspond pas non plus.
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Re: L'article noir de la psychanalyse.

#124

Message par LePsychoSophe » 07 nov. 2019, 11:16

Jean-Francois a écrit :
07 nov. 2019, 08:00

Sans doute pour ça que certains cas célèbres de Freud ont finis plus "fous" qu'avant d'être traités par le Maitre. Et, d'après de très nombreux témoignages de psychanalysés, même en faisant ce travail sur soi avec l'aide d'un psychanalyste, on n'y comprend jamais rien.

Sinon, la psychanalyse n'est pas du tout outillée pour étudier le cerveau et n'est même pas vraiment outillée pour étudier rigoureusement les manifestations psychologiques (dont pathologiques). Cela fait la complexité cérébrale et comportementale lui échappe pas mal.
Perso, je pense que la thérapie des schémas en partie lui a redonné un coup de jeune. Freud a fait des erreurs... oui... :roll: Des erreurs en médecine classique, il y en a eu... aussi. Est-ce un argument valable?

On ne va pas en psychanalyse pour comprendre, c'est pas un cours, une explication. On y va pour soulager des émotions pathologiques.

Vous vous faites toujours l'aveugle sur mes arguments pertinents. L'inconscient ou le non-conscient... la différence est pas si énorme que vous le pensez. Inconscient cognitif!!! :lol: Les cognitivistes, ça leur arrache tellement la gorge de s'associer à Freud qu'il ont mis le terme cognitif après... Il valide donc la notion d'inconscient. Processus non-conscient. Après, les cognitivistes ne valident pas tout le contenu de cet inconscient mais ils sont d'accord sur le phénomène globale.






Comme Sophie Robert dénonce une réalité que vous ne niez pas vraiment (que le "psychanalytique" c'est un domaine ou règne le laxisme et le nimportequoitesque)... on pourrait penser que vous aussi êtes untipeu intellectuellement malhonnête :lol:

Jean-François
Oui, et alors. Il y a des degrés de malhonnêteté. Des preuves uniquement à charge... c'est du journalisme ça?. Non, du militantisme, de la politique... oui.
Elle aurait donner la parole à des contradicteurs... là, j'aurais eu plus d'estime.

Le laxisme et le n'importequoesque, oui, il y en a. C'est l'humain qu'il y a derrière. Comme l'humain derrière un outil scientifique peut contaminer des gens... Vous mélangez une discipline, ses périodes, ses praticiens, ses méthodes, ses apports transverses...
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Re: L'article noir de la psychanalyse.

#125

Message par DictionnairErroné » 07 nov. 2019, 11:42

J'attends toujours une réponse concernant la méthode scientifique* que vous accepteriez pour affirmer ou infirmer l'efficacité d'un traitement psychothérapique ou psychanalytique appliqué à l'esprit considérant le subjectivisme du sujet à observer. En existe-t-il une au moins ou vous radotez pour rien?

*L'étude des pratiques des chercheurs révèle cependant une si grande diversité de démarches et de disciplines scientifiques que l'idée d'une unité de la méthode est rendue très problématique.
https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9thode_scientifique
Kossé ça, i fa ben frette! Kossé kiss passe?

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