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Tout sur les sciences, que ce soit la chimie, la biologie, l'astronomie etc.
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#1

Message par LePsychoSophe » 12 août 2020, 05:13

Bonjour à tous,
@Kraeplin

Connais-tu l'Institut canadien de sexologie (Montréal, Canada)? ce livre? et son auteur?

Pourquoi le Québec semble, en francophonie, avoir une avance sur la sexologie? Mes premiers pas dans ce domaine (qui a été le déclic pour faire psychologue ;-)) m'ont amené vers le Québec, il y a 20 ans déjà. Desjardins, Dujardin ou un truc comme ça... mes premiers livres étaient québécois. Oui, bon, entre deux livres québécois, il y avait un livre de Freud :mrgreen:

Comme j'aimerais entrer en DIU de sexologie la rentrée, je me suis dégoté un ouvrage et je voulais savoir si tu connaissais et si tu avais des opinions sur ce domaine.

Vous avez un département de sexologie (UFR chez nous) à l'université de Montréal???!!! :shock:

Tu connais la cure sexoanalytique? ça va palire à JF ça... de la science de la vraie! :lol:

Connais tu la polémique autour de Masters et Johnson?

Moi qui voulait aussi faire de la systémie et du psychotrauma, je pense que je ne devrais pas etre deçu...



Qui connait des UFR, des labos, des lieux de recherche scientifique en France en sexologie, sexualité humaine? Merci
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#2

Message par LePsychoSophe » 12 août 2020, 06:43

https://www.passeportsante.net/fr/Actua ... -sexuelles
L’asexualité n’est pas un problème, il n’y a rien à soigner. L’attirance sexuelle n’est pas là, c'est comme ça.
Et dire qu'avant d'être un SdQ... j'avais confiance en ce site... Passeportsante.net... :ouch:

Là, j'ai juste envie d'écrire à l'auteure pour lui faire part de ma critique...

Pas de référence, aucune. Et une belle connerie... Evidemment que l'asexualité est un trouble... RhÔ... le manque d'objectivité... :grimace:
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#3

Message par LePsychoSophe » 12 août 2020, 07:27

https://sante.lefigaro.fr/article/l-ase ... e-maladie/

On a pas des références scientifiques mais des avis (???) de scientifiques.
«L’asexualité ne figure dans aucun classement des maladies psychiatriques. Ces personnes se reconnaissent simplement dans une vie sans sexualité.»

Madeleine Gerardin-Toran, sexologue
Le figaro fait du journalisme à charge/non objectif.
Il met en avant le fait que l'asexualité n'est pas une maladie... avec des écritures en gras... et dans le titre alors que la chercheuse...
dit
Mais si ce n’est en rien une maladie, cela peut néanmoins cacher un certain dégoût de la sexualité ou du corps de l’autre. «Certains asexuels sont parfaitement indifférents, mais d’autres ont une vision très négative du sexe, le considérant comme une dépendance, un vice, un biais aux relations sociales. Il y a probablement des profils de personnes très différentes, des sous-populations chez ces groupes d’asexuels, résultant de choix, d’antécédents personnels, d’états subis, etc.», estime la sexologue.
Oui, donc ça cache d'autres troubles psychiques, donc souffrance, donc maladie...

Qui est à blâmer? Le journaleux qui a oublier que le journalisme, c'est comme la science et qu'il faut savoir où est sa subjectivité OU la scientifique qui s'explique mal? ou qui connait mal la psychologie humaine??? :shock:

Bref, entre les sites et les journaux... il y a du ménage à faire...
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#4

Message par Lambert85 » 12 août 2020, 07:29

LePsychoSophe a écrit : 12 août 2020, 07:27 Oui, donc ça cache d'autres troubles psychiques, donc souffrance, donc maladie...
Pour vous l'asexualité est une maladie ? :ouch:
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#5

Message par LePsychoSophe » 12 août 2020, 07:38

Lambert85 a écrit : 12 août 2020, 07:29
LePsychoSophe a écrit : 12 août 2020, 07:27 Oui, donc ça cache d'autres troubles psychiques, donc souffrance, donc maladie...
Pour vous l'asexualité est une maladie ? :ouch:
Oui.
La conception de maladie en santé mentale est difficile à saisir pour les non-initiés.
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#6

Message par Caheb_Lahynch » 12 août 2020, 07:43

Comment comprenez vous l'asexualité?
Personnellement, sans contextualiser il est difficile de savoir si c'est un trouble, est-ce que tout les asexuées souffrent?

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#7

Message par Lambert85 » 12 août 2020, 07:54

LePsychoSophe a écrit : 12 août 2020, 07:38 Oui.
La conception de maladie en santé mentale est difficile à saisir pour les non-initiés.
Et l'homosexualité ? :roll:
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#8

Message par DictionnairErroné » 12 août 2020, 08:07

LePsychoSophe a écrit : 12 août 2020, 07:38 La conception de maladie en santé mentale est difficile à saisir pour les non-initiés.
SPLF sort de ce corps!
:twisted:
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#9

Message par DictionnairErroné » 12 août 2020, 08:34

Nous devrions plutôt parler de libido, du désir sexuel, de l'Éros. Elle varie d'une personne à l'autre, elle peut être faible dans le sens asexué* naturellement ou par manque de stimulation, par troubles, par maladies.. où va-t-on au juste avec ça...

*Dont les caractères sexuels ou la libido sont peu apparents. Un être asexué.
Dernière modification par DictionnairErroné le 12 août 2020, 09:07, modifié 1 fois.
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#10

Message par LePsychoSophe » 12 août 2020, 09:05

Caheb_Lahynch a écrit : 12 août 2020, 07:43 Comment comprenez vous l'asexualité?
Personnellement, sans contextualiser il est difficile de savoir si c'est un trouble, est-ce que tout les asexuées souffrent?
Le fait de ne pas ressentir le besoin/envie sexuel(le).

En soi, on peut le concevoir comme non pathologique, mais révélateur (si je veux bien relativiser la sémantique pour qu'on se comprenne) d'un rapport au corps & à l'autre particulier. Particularité qui signe d'éventuels insatisfactions psychologiques. Bien que controversé, la pyramide de Maslow est une référence à mes yeux.
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#11

Message par LePsychoSophe » 12 août 2020, 09:10

Lambert85 a écrit : 12 août 2020, 07:54
LePsychoSophe a écrit : 12 août 2020, 07:38 Oui.
La conception de maladie en santé mentale est difficile à saisir pour les non-initiés.
Et l'homosexualité ? :roll:
J'ai l'impression d'être Etienne Chouard devant Denis Robert... à qui on demande, en plein débat sur la démocratie... "Et les chambres à gaz, t'y crois?"...
Hors sujet... et inquisiteur...

J'attends d'avoir épluché des données solides pour me prononcer ici sur cette question. J'ai pas envie de me faire traité de SPLF... que vous avez virez... Rupture idéologique vue comme du trollage... Vous aurez toujours raison et parfois le sujet n'avance pas.

Je le redis. J'ai grande chance de pouvoir m'exprimer ici mais j'ai aussi grande chance de m'exprimer ailleurs...

Je reviendrais sur ce sujet.

Ce que je peux dire, c'est qu'homosexualité et asexualité n'ont rien à voir du tout. Il y a des asexualités et des homosexualités en plus. Comme il y a des pédophilies, des bisexualités...

Lisez la fiche Wikipédia des rapports Kinsey pour les gradients de sexualité entre homo et hétéro.
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#12

Message par LePsychoSophe » 12 août 2020, 09:11

DictionnairErroné a écrit : 12 août 2020, 08:07
LePsychoSophe a écrit : 12 août 2020, 07:38 La conception de maladie en santé mentale est difficile à saisir pour les non-initiés.
SPLF sort de ce corps!
:twisted:
:ouch:
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#13

Message par Lambert85 » 12 août 2020, 09:13

Je trouve un peu hasardeux de qualifier d'office l'asexualité de maladie, c'est tout. C'est probablement souvent le cas, mais il faut éviter de généraliser, non ? Tout le monde ne pense pas qu'à ça ! ;)
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#14

Message par LePsychoSophe » 12 août 2020, 09:58

DictionnairErroné a écrit : 12 août 2020, 08:34 Nous devrions plutôt parler de libido, du désir sexuel, de l'Éros. Elle varie d'une personne à l'autre, elle peut être faible dans le sens asexué* naturellement ou par manque de stimulation, par troubles, par maladies.. où va-t-on au juste avec ça...

*Dont les caractères sexuels ou la libido sont peu apparents. Un être asexué.
Asexualité : état d'une personne qui se désintéresse de la sexualité et qui choisit de ne plus avoir de rapports sexuels.

Source : dictionnaire de sexualité humaine.
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#15

Message par LePsychoSophe » 12 août 2020, 10:03

Lambert85 a écrit : 12 août 2020, 09:13 Je trouve un peu hasardeux de qualifier d'office l'asexualité de maladie, c'est tout. C'est probablement souvent le cas, mais il faut éviter de généraliser, non ? Tout le monde ne pense pas qu'à ça ! ;)
Attention. L'asexualité, c'est quand il n'y a rien de RIEN. Le néant.
Bien-sûr que les besoins ne sont pas les mêmes. Certains n'ont qu'un désir fugace et léger, d'autres ne pensent qu'à ça.

Addiction sexuelle : désir irrépressible d'avoir une activité sexuelle et ce malgré les tentatives de controle ou de raisonnement du sujet. La personne présentant une addiction sexuelle articule très souvent sa vie autour de potentielles aventures sexuelles ou actes masturbatoires pouvant générer des lésions par leur fréquence (de 5 à 15 fois par jour). Environ 6% de la population générale serait concernée.

Désolé mais dans le cadre de mes études, je me suis acheté un dictionnaire de sexualité humaine et je vous en fais profiter. ;)
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#16

Message par miraye » 12 août 2020, 10:07

LePsychoSophe a écrit : 12 août 2020, 09:10 J'ai pas envie de me faire traité de SPLF... que vous avez virez... Rupture idéologique vue comme du trollage... Vous aurez toujours raison et parfois le sujet n'avance pas.
Tout doux. Le banissement de Splf ne découle pas d'une rupture idéologique que "nous" serions incapable de supporter (c'est un choix de la moderation face à un membre multi pseudo et manipulateur malveillant) . La remarque de DictionnairEronne est elle regrettable, mais elle n'engage que lui.
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#17

Message par spin-up » 12 août 2020, 10:30

LePsychoSophe a écrit : 12 août 2020, 07:38 Oui.
La conception de maladie en santé mentale est difficile à saisir pour les non-initiés.
Le discours selon lequel un concept est "inaccessible aux non initiés" est typique des pseudo-sciences et mouvements sectaires esoteriques. A ce titre, la comparaison avec SPLF n'est pas completement infondée.
Si tu veux affirmer quelque chose et en discuter, explique le de ton mieux, au lieu de pre-supposer que ton interlocuteur est incapable de comprendre.

Par ailleurs, concernant l'asexualité, la derniere version du DSM ne la liste pas dans les troubles mentaux en tant que telle. Le critere principal est la détresse eventuelle causée par l'absence de desir/interet sexuel. Si une personne s'identifie comme asexuelle, il n'y a pas lieu de diagnostiquer un trouble.
"If a lifelong lack of sexual desire is better explained by one’s self-identification as ‘asexual,’ then a diagnosis of female sexual interest/arousal disorder would not be made,"
Sources:
https://link.springer.com/chapter/10.10 ... f%20female
https://books.google.co.uk/books?id=-Ji ... 2C&f=false

Note: le même paragraphe existe pour les hommes.

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#18

Message par DictionnairErroné » 12 août 2020, 10:46

LePsychoSophe a écrit : 12 août 2020, 09:58 Asexualité : état d'une personne qui se désintéresse de la sexualité et qui choisit de ne plus avoir de rapports sexuels.

Source : dictionnaire de sexualité humaine.
Je ne connais pas le contexte dans le lequel asexualité a été défini, mais il démarre avec la prémisse que la personne avait préalablement un intérêt pour la sexualité. Ce qui est une erreur. Il aurait plutôt avoir défini comme État d'une personne désintéressée de la sexualité et qui n'a pas de rapports sexuels, ce qui est très différent.

La définition de la source découle d'un trouble, d'une maladie et non de l'état propre dit qui peut être normale. Et en plus, ne veux pas dire que la personne n'a plus de libido.
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#19

Message par LePsychoSophe » 12 août 2020, 11:15

spin-up a écrit : 12 août 2020, 10:30
LePsychoSophe a écrit : 12 août 2020, 07:38 Oui.
La conception de maladie en santé mentale est difficile à saisir pour les non-initiés.
Le discours selon lequel un concept est "inaccessible aux non initiés" est typique des pseudo-sciences et mouvements sectaires esoteriques. A ce titre, la comparaison avec SPLF n'est pas completement infondée.
Si tu veux affirmer quelque chose et en discuter, explique le de ton mieux, au lieu de pre-supposer que ton interlocuteur est incapable de comprendre.

Par ailleurs, concernant l'asexualité, la derniere version du DSM ne la liste pas dans les troubles mentaux en tant que telle. Le critere principal est la détresse eventuelle causée par l'absence de desir/interet sexuel. Si une personne s'identifie comme asexuelle, il n'y a pas lieu de diagnostiquer un trouble.
"If a lifelong lack of sexual desire is better explained by one’s self-identification as ‘asexual,’ then a diagnosis of female sexual interest/arousal disorder would not be made,"
Sources:
https://link.springer.com/chapter/10.10 ... f%20female
https://books.google.co.uk/books?id=-Ji ... 2C&f=false

Note: le même paragraphe existe pour les hommes.
Je comprends ton point de vue.
Ton approche bio-médicale n'est pas celle d'un psychologue. On lutte encore pour ne pas être des paramédicaux. A ce titre nous assumons la perte de l'augmentation salariale du SEGUR.

Quand je parle de pathologie, je ne regarde pas la souffrance humaine uniquement avec les grilles de la psychiatrie standard. DSM ok, mais très limité.

Que la psychologie garde des aspects de pseudo-sciences ou d'ésotérisme ne me dérange pas. Je ne suis pas un scientiste. LA psychanalyse reste pour moi une discipline intéressante. Que ce soit l'approche des thérapies des schémas (que j'affectionne particulièrement) ou la sexualité humaine, la psychanalyse y a sa place au sein des sciences les plus dures en sciences humaines (neurosciences et médecine).

Le parcours initiatique sur le divan ou le fauteuil (oui même les POPs évoluent, Psycho Orientation Psycha'), ouvrent des portes de compréhension qui, je maintiens, ne sont pas accessibles à tous.

Il y a bien des notions que je ne comprenais pas en psychologie (sociale, analytique, systémique, pathologique) même après 1000 formations et 1000 années de pratique. C'est mon avancée à moi sur le divan qui m'a permis d'y voir clair. Traverser des péages émotionnels sur le divan est une voie de savoir. Vous faites pareil ici, les émotions il y en a aussi et sans elles vous n'auriez rien bougé de vos représentations.

La démarche philosophique que vous empruntez ici n'a rien à envier aux parcours initiatiques des psychanalystes les plus orthodoxes.

Quand je prétends que certains ici ne sont pas prêts de me comprendre, ce n'est ni du mépris intellectuel ni une absence de ma part de responsabilité.
Je dis juste qu'un chemin personnel dans un cadre idéologique nous démarche des autres dans la compréhension de certains sujets.
L'hermétisme et l'ésotérisme de la psychologie clinique a le même sens que le mythe du père Noël ou de la graine pour faire les enfants.
Sur le plan psychique, nous ne sommes pas au même niveau pour intégrer certaines notions. Il y a une maturité psychique qui n'est pas totalement non corrélée à la maturité intellectuelle.

Et il y a probablement des limites physiques à cela. Comme je sais que je ne comprendrais jamais certaines choses dans des domaines non psychologiques, certains ne comprendront jamais des choses du domaines psychologiques.

Loin de moi l'idée d'un mépris absolu (pas moins qu'un JF qui dit que je ne comprends rien en neurophysiologie alors que j'étais le "major" de ma promo dans ce domaine... ou un SPLF qui se fait haïr au point d'être viré...) sinon je ne tenterais même pas l'ouverture d'un topic car Dieu sait que ça me coûte d'être/tenter intelligible.
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#20

Message par LePsychoSophe » 12 août 2020, 11:19

miraye a écrit : 12 août 2020, 10:07
LePsychoSophe a écrit : 12 août 2020, 09:10 J'ai pas envie de me faire traité de SPLF... que vous avez virez... Rupture idéologique vue comme du trollage... Vous aurez toujours raison et parfois le sujet n'avance pas.
Tout doux. Le banissement de Splf ne découle pas d'une rupture idéologique que "nous" serions incapable de supporter (c'est un choix de la moderation face à un membre multi pseudo et manipulateur malveillant) . La remarque de DictionnairEronne est elle regrettable, mais elle n'engage que lui.
Balivernes, j'ai revu mes échanges avec ce type et les messages qu'il a posté dernièrement... je ne vois rien de problématique. Manipulateur malveillant est sûrement le qualificatif le moins objectif qui soit. Je ne dirai rien de tel à son sujet.
La hiérarchie ça vous parle.
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#21

Message par LePsychoSophe » 12 août 2020, 11:22

DictionnairErroné a écrit : 12 août 2020, 10:46
LePsychoSophe a écrit : 12 août 2020, 09:58 Asexualité : état d'une personne qui se désintéresse de la sexualité et qui choisit de ne plus avoir de rapports sexuels.

Source : dictionnaire de sexualité humaine.
Je ne connais pas le contexte dans le lequel asexualité a été défini, mais il démarre avec la prémisse que la personne avait préalablement un intérêt pour la sexualité. Ce qui est une erreur. Il aurait plutôt avoir défini comme État d'une personne désintéressée de la sexualité et qui n'a pas de rapports sexuels, ce qui est très différent.

La définition de la source découle d'un trouble, d'une maladie et non de l'état propre dit qui peut être normale. Et en plus, ne veux pas dire que la personne n'a plus de libido.
Le désintérêt peut aller jusqu'à la perte de libido, c'est corrélé. La libido est plus liée au fonctionnement de l'inconscient. Si la personne n'a plus de rêve/cauchemar lié au sexe... La libido est vraiment morte et je pense que ce n'est pas normale.
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#22

Message par spin-up » 12 août 2020, 11:37

LePsychoSophe a écrit : 12 août 2020, 11:15 Je comprends ton point de vue.
Ton approche bio-médicale n'est pas celle d'un psychologue. On lutte encore pour ne pas être des paramédicaux. A ce titre nous assumons la perte de l'augmentation salariale du SEGUR.
D'une part ce n'est pas mon point de vue mais le consensus actuel en psychiatrie.
D'autre part, si tu ne considères pas être un professionnel de santé, il est malvenu de te presenter comme initié pour parler de "santé mentale" ou de ce qu'est une "maladie mentale".
On ne peut pas tout avoir.
LePsychoSophe a écrit : 12 août 2020, 11:15 Quand je parle de pathologie, je ne regarde pas la souffrance humaine uniquement avec les grilles de la psychiatrie standard. DSM ok, mais très limité.
Alors tu as tort. Pathologie a une définition.
LePsychoSophe a écrit : 12 août 2020, 11:15 Le parcours initiatique sur le divan ou le fauteuil (oui même les POPs évoluent, Psycho Orientation Psycha'), ouvrent des portes de compréhension qui, je maintiens, ne sont pas accessibles à tous.

Il y a bien des notions que je ne comprenais pas en psychologie (sociale, analytique, systémique, pathologique) même après 1000 formations et 1000 années de pratique. C'est mon avancée à moi sur le divan qui m'a permis d'y voir clair. Traverser des péages émotionnels sur le divan est une voie de savoir. Vous faites pareil ici, les émotions il y en a aussi et sans elles vous n'auriez rien bougé de vos représentations.

La démarche philosophique que vous empruntez ici n'a rien à envier aux parcours initiatiques des psychanalystes les plus orthodoxes.
C'est ton droit de croire que tu détiens un savoir inaccessible aux profanes que nous sommes.
Mais ton "savoir" n'a aucune valeur ici.
LePsychoSophe a écrit : 12 août 2020, 11:15 Quand je prétends que certains ici ne sont pas prêts de me comprendre, ce n'est ni du mépris intellectuel ni une absence de ma part de responsabilité.
Je dis juste qu'un chemin personnel dans un cadre idéologique nous démarche des autres dans la compréhension de certains sujets.
N'y vois pas non plus du mépris intellectuel ou un manque d'ouverture d'esprit si je considère que ce sont des balivernes.
J'espère juste que tu comprendras que c'est une impasse de communication. Tes connaissances psychanalytiques, que toi seul peut evaluer, ne sont d'aucune utilité dans une discussion ici.

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#23

Message par Cartaphilus » 12 août 2020, 13:13

Salut à tous.
LePsychoSophe a écrit : 12 août 2020, 07:38 La conception de maladie en santé mentale est difficile à saisir pour les non-initiés.
Le phrase susmentionnée a déjà été épinglée par spin-up, mais je ne peux m’empêcher de souligner le choix malheureux du mot initié ; candidement, je pensais que la maladie, fût-elle mentale, relevait de la médecine, et non d'une tradition initiatique.

Je recopie et complète la citation du DMS V :
If a lifelong lack of sexual desire is better explained by one's self-identification as "asexual," then a diagnosis of female sexual interest/arousal disorder would not be made. [...]
If the man's low desire is explained by self-identification as an asexual, then a diagnosis of male hypoactive sexual desire disorder is not made.
Réf. : DSM-5 Diagnostic and statiscal manual of mental disorders, Fifth edition, American Psychiatric Publishing, 2013. Respectivement p. 434 et p. 443.
Le sommeil de la raison engendre des monstres. Francisco de Goya.

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Re: Sexologie - Québec - @Kraeplin (et les autres si cela vous intéresse...).

#24

Message par DictionnairErroné » 12 août 2020, 13:36

Ne pas avoir de désir sexuel n'indique pas automatiquement une pathologie du psychisme ou biologique. Ça pourrait être normal pour cette personne.

Par contre, un clinicien qui rencontre une personne en détresse concernant son asexualité doit explorer le terrain, l'oeuf ou la poule?

Une personne qui a des troubles (situation stressante par exemple) peut causer l'asexualisation et l'asexué (normal pour cette personne) peut avoir des troubles (elle ne se sent pas normale et angoisse). Ce qui est très différent et déterminera le traitement.

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shisha
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Re: Sexologie - Québec - @Kraeplin (et les autres si cela vous intéresse...).

#25

Message par shisha » 12 août 2020, 16:20

LePsychoSophe dit
Oui, donc ça cache d'autres troubles psychiques, donc souffrance, donc maladie...
Sans rentrer dans une argumentation rationnelle et appuyée, il ne me paraîtrais vraiment pas incroyable qu'un petit pourcentage de la population n'éprouve pas de désir sexuel naturellement ou très peu pour d'autre, de la même manière qu'un petit % de la population soit attirée par le même sexe que soi.

Après qu'en plus de cette biologie/nature, il y ait des facteurs qui favorisent l’asexualité, là non plus je ne serais pas surpris (et ducoup cela rejoindra comme très souvent le innée + acquis).

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