Homosexualité : nope, pas le tout génétique/neurobiologique

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Homosexualité : nope, pas le tout génétique/neurobiologique

#1

Message par LePsychoSophe » 18 oct. 2020, 07:11

Salut,
étudiant actuellement la sexualité humaine, il va de soi que certains thèmes sont polémiques et sensibles.
Et ils sont nombreux finalement quand on parcourt tout le savoir scientifique sur la question.

Là, je suis sur l'orientation sexuelle.

Les théories de Balthazar et consort sont intéressantes pour briser le cou au tout psycho-relationnel. Mais lorsque les têtes de pioches de la Tronche en Biais parte en croisade contre la psychanalyse et la psychologie qu'ils jugent contre leurs "envies de croire ceci ou cela"... on ne peut plus débattre...

Je tente des débats avec Thomas Durand sur la question homosexualité féminine suite à celle qui "veut éliminer les hommes"...

Je voulais laisse avec ces deux conclusions issues de deux recherches scientifiques...




Image


Image


Vous noterez que Mmre Coffin Alice... correspond à l'archétype "peu favorisée au regard des standards de beauté [et] plutôt agressive"...
Bref, je n'aime pas ces résultats, car ils m'ont été premièrement mentionnés par des gens de l'altright, mais il s'agit de science et cela reste indépendant des états d'âme politisé... normalement...

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#2

Message par viddal26 » 18 oct. 2020, 09:30

Bonjour

La Tronche en biais avait fait une vidéo sur le sujet. Je suppose que tu l'as vu.

https://www.youtube.com/watch?v=h6L7-7zLgkg

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#3

Message par Phil_98 » 18 oct. 2020, 11:30

LePsychoSophe a écrit : 18 oct. 2020, 07:11 ...
Vous noterez que Mmre Coffin Alice... correspond à l'archétype "peu favorisée au regard des standards de beauté [et] plutôt agressive"...
Bref, je n'aime pas ces résultats, car ils m'ont été premièrement mentionnés par des gens de l'altright, mais il s'agit de science et cela reste indépendant des états d'âme politisé... normalement...
...
Intéressant ! Il y beaucoup à dire.

« Dans son livre, la quadragénaire parle de son mépris pour les hommes. Dans un écrit qui entend défendre les femmes face au sexisme, la militante s'emporte de façon on ne peut plus véhémente contre ces derniers. "Il ne suffit pas de nous entraider, il faut, à notre tour, les éliminer", affirme l'élue. »

Je me suis demandé quelle était la source de la frustration de cette femme. Est-ce qu’on pourrait penser que Mme Coffin Alice cherche à aider ces femmes ? On parle des convictions intimes et de l'état sexuel des personnes. Son message me semble s’adresser principalement aux lesbiennes pour les aider à libéré leurs sentiments.

Ce n’est pas évident de parler des convictions intimes ou de l'état sexuel, on peut dire :

Une femme homosexuelle (lesbienne par état) pourrait avoir la conviction intime d’être hétérosexuelle. Et comment la contredire ou lui faire reconnaitre son biais fondamentale ? Ensuite, est-ce mal ou mauvais de se tromper ?

Ces questions vont dans tous les sens, et on peut interchanger les concepts; conviction vs état. Cette logique s'applique autant pour les hommes.
J’ai la "conviction intime'' qu’on peut critiquer et changer des ''convictions intimes''.

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#4

Message par LePsychoSophe » 18 oct. 2020, 11:59

viddal26 a écrit : 18 oct. 2020, 09:30 Bonjour

La Tronche en biais avait fait une vidéo sur le sujet. Je suppose que tu l'as vu.

https://www.youtube.com/watch?v=h6L7-7zLgkg
Merci mais c'est bien à ça que je faisais référence.
Petit biais chez eux, à noter, Vled Tapas est homosexuel.
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#5

Message par spin-up » 18 oct. 2020, 12:18

LePsychoSophe a écrit : 18 oct. 2020, 07:11 Je voulais laisse avec ces deux conclusions issues de deux recherches scientifiques...
As tu lu ces deux publications et peux tu nous synthetiser leurs conclusions?
LePsychoSophe a écrit : 18 oct. 2020, 11:59 Petit biais chez eux, à noter, Vled Tapas est homosexuel.
Si tu es heterosexuel, tu devrais aussi declarer ton petit biais par souci de transparence.

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#6

Message par Dominique18 » 18 oct. 2020, 12:50

Je me permets d'intervenir au sujet de la psychanalyse...
Ce n'est certainement pas avec cette pseudo-science qu'on peut espérer progresser dans les recherches.
Dans les comportements humains, parler de norme, est considéré de plus en plus comme une aberration. Il existe des tendances qui semblent majoritaires, dans un groupe humain, et d'autres plus minoritaires. Hors contexte de pathologie, déviance... ce qui représente encore des problématiques. Hors dérapages également. Il ne peut y avoir quelque chose qui ressemble de près ou de loin à un modèle. Quand des comportements rencontrent des idéologies, l'union peut s'avérer explosive et improductive.

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#7

Message par LePsychoSophe » 18 oct. 2020, 13:38

spin-up a écrit : 18 oct. 2020, 12:18
LePsychoSophe a écrit : 18 oct. 2020, 07:11 Je voulais laisse avec ces deux conclusions issues de deux recherches scientifiques...
As tu lu ces deux publications et peux tu nous synthetiser leurs conclusions?
LePsychoSophe a écrit : 18 oct. 2020, 11:59 Petit biais chez eux, à noter, Vled Tapas est homosexuel.
Si tu es heterosexuel, tu devrais aussi declarer ton petit biais par souci de transparence.
J'ai posté deux images. Les références sont dedans.
J'ai pas lu les articles originaux.

Un homosexuel et un bègue qui crachent sur la psychanalyse avec tant de violence... C'est presque un clichet.
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#8

Message par LePsychoSophe » 18 oct. 2020, 13:40

Dominique18 a écrit : 18 oct. 2020, 12:50 Je me permets d'intervenir au sujet de la psychanalyse...
Ce n'est certainement pas avec cette pseudo-science qu'on peut espérer progresser dans les recherches.
Dans les comportements humains, parler de norme, est considéré de plus en plus comme une aberration. Il existe des tendances qui semblent majoritaires, dans un groupe humain, et d'autres plus minoritaires. Hors contexte de pathologie, déviance... ce qui représente encore des problématiques. Hors dérapages également. Il ne peut y avoir quelque chose qui ressemble de près ou de loin à un modèle. Quand des comportements rencontrent des idéologies, l'union peut s'avérer explosive et improductive.
Quand à vous, relisez mon post et les références, je ne parle de psychanalyse. Il s'agit de psychologie scientifique. Pour la psychanalyse des orientations sexuelles, je crois sue vous ne serez jamais prêts ici. 😁
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#9

Message par spin-up » 18 oct. 2020, 13:54

LePsychoSophe a écrit : 18 oct. 2020, 13:38 J'ai posté deux images. Les références sont dedans.
J'ai pas lu les articles originaux.
Donc on doit se contenter d'un extrait d'un texte inconnu, dont le message ne saute pas aux yeux, citant 2 articles dont on ne connait ni la methode, ni les eventuels resultats ni les conclusions?

Mal parti pour un débat.
LePsychoSophe a écrit : 18 oct. 2020, 13:38 Un homosexuel et un bègue qui crachent sur la psychanalyse avec tant de violence... C'est presque un clichet.
Diantre oui... dire que s'ils avaient eu un bon psychanalyste, ils auraient guéri de leur homosexualité et begaiement respectifs en admettant leur desir sexuel pour leur mère.

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#10

Message par drzinn » 18 oct. 2020, 13:55

LePsychoSophe a écrit : 18 oct. 2020, 13:38 J'ai posté deux images. Les références sont dedans.
J'ai pas lu les articles originaux.
C'est dommage parce que là il n'y a rien d'intéressant, les textes fournis dans ces images, sortis de leur contexte, sont assez creux et plein de conditionnels, ça ne ressemble qu'à des avis, pas à des conclusions. Peut-être que les études sont fouillées et amènent des pistes de recherches prometteuses, mais avec juste ces extraits je reste sur ma faim.
LePsychoSophe a écrit : 18 oct. 2020, 13:38 Un homosexuel et un bègue qui crachent sur la psychanalyse avec tant de violence... C'est presque un clichet.
Ah ! Réduire deux êtres humains à un unique trait de caractère ça en revanche c'est complètement un cliché : littéralement, ça relève de la fiction, pas de la complexité de la réalité.
Et pour ce qui est de la violence, de quoi parlez-vous exactement ? Pouvez-vous donner des exemples ?

Edit : ah, même découpage que Spin-up, rigolo ça !

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#11

Message par Kraepelin » 18 oct. 2020, 19:19

LePsychoSophe a écrit : 18 oct. 2020, 07:11 Les théories de Balthazar et consort sont intéressantes pour briser le cou au tout psycho-relationnel.
+1
Elles sont plus que juste intéressantes. Autant que je puisse juger (ce n'est àprès tout pas ma spécialilté), leurs hypothèses sont assez bien documentées. Comme je suis issu du "tout vient de l'environnement", ça a été pour moi un recadrage épisétmologique que de déboulonner mes convictions primaires.
LePsychoSophe a écrit : 18 oct. 2020, 07:11 Mais lorsque les têtes de pioches de la Tronche en Biais parte en croisade contre la psychanalyse et la psychologie qu'ils jugent contre leurs "envies de croire ceci ou cela"... on ne peut plus débattre...
+1
OuUi, dans le youtube, des que Baltazar sort de sa spécialité ou que les deux autres embarquent,le niveau intellectuelle dégringole.

Je ne savaix pas que "Tronche" avait une dent contre la psychanalyse, mais je savais que c'est devenu très à la mode dans le milieu intellectuel français que de dénigre la psychanalyse (le contraire était vrai il y a 30 ans)

Dans le youtube ont apprend presque autant de chose à écouter Baltazar qu'a observer l'absurde muitiplication des mises en garde et des lever le boucliers chaque fois qu'un mot est prononcé. On constate que discuter d'homosexualité c'est s'engager sur un terraiin tellement miné, que les intervenant ne peuvent, malheureusement, qu'être censurés par le contexte politique...
« Dans les temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire. » George Orwell

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#12

Message par Dominique18 » 19 oct. 2020, 03:50

Décidément, la psychanalyse et le milieu intellectuel français...
Lisez, pour commencer, "Le livre noir de la psychanalyse", la version originale, et celle qui a suivi.
On ajoutera "Le crépuscule d'une idole" de Michel Onfray. Et son livre qui a suivi, puisque qu'il vers fait plein d'amis, "Apostille au crépuscule".
A compléter avec les ouvrages de Jean Bricmont, Jacques van Rillaer, ...
Jacques Lacan dans ses œuvres...

https://m.youtube.com/watch?v=byNaVrE0KrA

Sophie Robert et son travail d'investigation.
Ses deux documentaires sont imparables.
Avec procès à la clé. Procès intentés par ses détracteurs, et perdus.
Même Elisabeth Roudinesco, la grande prêtresse gardienne des dogmes psychanalytiques en France, à été obligée de reconnaître que oui, Freud, avait... peut-être un peu triché et enjolivé la réalité.
Mais c'était pour la bonne cause !
Lacan... Mais bon sang! Qu'est-ce qu'il a bien voulu dire ? Du vent ? De la fumisterie ? Du charlatanisme? De la manipulation ?
La psychanalyse s'est voulue scientifique, médicale, ... Elle n'est rien de tout cela, elle n'a aucun titre.
Autant vouloir comparer un Pierre Rabhi, le chantre de l'agro-écologie avec un chercheur de l'INRA.
La psychanalyse a autant de lettres de noblesse que l'anthroposophie.
Il faut chercher, s'informer, lire, relire... ça prend du temps, beaucoup de temps, avec les confrontations pour éviter les dérives et interprétations.
Karl Popper a rencontré Freud et Einstein.
Il s'est désintéressé de la psychanalyse et à privilégié les travaux d'Einstein.

https://blogs.mediapart.fr/jacques-van- ... ychanalyse

Il ne s'agit pas tant de déboulonner à tout va que d'essayer de comprendre.
Homéopathie, psychanalyse, ayurveda....

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Re: Homosexualité : nope, pas le tout génétique/neurobiologique

#13

Message par LePsychoSophe » 19 oct. 2020, 04:07

spin-up a écrit : 18 oct. 2020, 13:54
LePsychoSophe a écrit : 18 oct. 2020, 13:38 J'ai posté deux images. Les références sont dedans.
J'ai pas lu les articles originaux.
Donc on doit se contenter d'un extrait d'un texte inconnu, dont le message ne saute pas aux yeux, citant 2 articles dont on ne connait ni la methode, ni les eventuels resultats ni les conclusions?

Mal parti pour un débat.
Pardonnez-moi, le texte fait partie d'un ouvrage "la sexualité humaine" de langis et germain, deux Pr de psychopathologie de l'UCQAM (univ montréal). Ils ont compilé, comme tout bon ouvrage universitaire, des articles scientifiques en fonction des chapitres.
Je prendrai le temps de trouver les deux réf. citées dans mes "photos".

Les conclusions? :ouch: On n'a que ça. Mais je sais que ce n'est pas assez pour toi. ;) Je tâcherai d'être plus rigoureux. Mais franchement, à titre professionnel, je me contente de cet ouvrage et donc/aussi d'une lecture de ce "niveau là". Pour être clinicien, cela me suffit. Je ne suis pas chercheur, moi, il me faut un cadre théorique cohérent au moins pendant quelques moi. Je ne peux pas tout revirer de bord chaque jour. ça, le revirement, c'est à titre perso, pour mes looping cognitivo-émotionnels.

Mais tu as raison de demander plus car si je veux théser bientôt, qui plus est, le sujet tournera autour de ces notions, il faut que je décortique finement chaque article... ;)
LePsychoSophe a écrit : 18 oct. 2020, 13:38 Un homosexuel et un bègue qui crachent sur la psychanalyse avec tant de violence... C'est presque un clichet.
Diantre oui... dire que s'ils avaient eu un bon psychanalyste, ils auraient guéri de leur homosexualité et begaiement respectifs en admettant leur desir sexuel pour leur mère.

Tu mal-interprètes mes dire : je dis que l'homosexualité et le bégaiement; sans aucun très péjoratif en moi, ont des facteurs psychogènes. Cela n'empêche en rien des facteurs autres (bio, génétiques, sociaux...). Je te rappelle que ma grille de lecture de l'humain (science humaine large) est bio-psycho-sociale.

Et je ne mets pas la psychanalyse comme outil de guérison. Je ne pense pas que l'homosexualité soit une maladie et que le porteur de cette sexualité soit plus heureux s'il change de sexualité. Je dirai cela en revanche pour le bégaiement qui est une pure horreur psycho-émotionno-relationnel (et sociale) à vivre. Donc parler de maladie là est plus approprié.

Point de "désir sexuel pour la mère à avouer" dans mes thérapies, je te rassure. ;) Je ne prends pas ce genre de théorie psychanalytique, cela montre que tu es resté sur un vieux concept incompris.

Mais je termine là-dessus, je pense que certains humains, qui n'ont pas ouvert certaines zones de leur mental, comme eux, ne peuvent être qu'en conflit avec une partie d'eux-même (ça tombe sous le sens pour un psy' d'ailleurs) qu'ils projettent à l'extérieur. Et le meilleur objet/écran pour cela... c'est la psychanalyse elle-même.

Et fait attention, je te prie, de ne pas faire de glissage entre mes propos et une éventuelle homophobie chez moi (ou une pathogénification de l'homosexualité). Prends un Padamalgam 100 mg avec mon "je te rappelle que je suis favorable à tous les droits chez les homos, GMA/GPA/adoption/mariage... compris) ;-)"

Peace. :fume:
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Re: Homosexualité : nope, pas le tout génétique/neurobiologique

#14

Message par spin-up » 19 oct. 2020, 05:15

LePsychoSophe a écrit : 19 oct. 2020, 04:07 Pardonnez-moi, le texte fait partie d'un ouvrage "la sexualité humaine" de langis et germain, deux Pr de psychopathologie de l'UCQAM (univ montréal). Ils ont compilé, comme tout bon ouvrage universitaire, des articles scientifiques en fonction des chapitres.
Je prendrai le temps de trouver les deux réf. citées dans mes "photos".

Les conclusions? :ouch: On n'a que ça. Mais je sais que ce n'est pas assez pour toi. ;) Je tâcherai d'être plus rigoureux.
Comme tu ne les as pas lues, je l'ai fait pour toi: ces deux references ne sont pas des "recherches scientifiques (cad avec des resultas prouvant des faits) mais des dissertations/perspectives.

Ici: https://www.researchgate.net/publicatio ... arch_1070-

Et la:
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/10825779/

Je ne pense qu'il ya ait beaucoup de voix pour defendre le tout genétique ou le tout genetique+hormonal, mais il y a de bonnes raisons de penser que ca joue un role majeur.
Quant au "tout neurobiologique", il n'y a pas de raison de l'opposer au psycho-social. Ce sont deux approches qui, a condition d'être rigoureuses, suivent la meme corde en partant chacune d'un bout opposé.
LePsychoSophe a écrit : 19 oct. 2020, 04:07 Tu mal-interprètes mes dire : je dis que l'homosexualité et le bégaiement; sans aucun très péjoratif en moi, ont des facteurs psychogènes. Cela n'empêche en rien des facteurs autres (bio, génétiques, sociaux...). Je te rappelle que ma grille de lecture de l'humain (science humaine large) est bio-psycho-sociale.

Et je ne mets pas la psychanalyse comme outil de guérison.
Donc tu devrais comprendre qu'un homosexuel et un bègue soient bien placés pour denoncer la supercherie qu'est la psychanalyse.
Si pour toi, l'existence d'un facteur psychogène rend immediatement la psychanalyse légitime, il y a un problème.
LePsychoSophe a écrit : 19 oct. 2020, 04:07 Point de "désir sexuel pour la mère à avouer" dans mes thérapies, je te rassure. ;) Je ne prends pas ce genre de théorie psychanalytique, cela montre que tu es resté sur un vieux concept incompris.
Et comment choisis tu quelles théories garder et lesquelles jeter?

Freud théorisait que le begaiement etait un desir de déféquer symboliquement sur ses parents. Ce n'est plus d'actualité? Si non, qui a decidé du changement et sur quelles bases?

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#15

Message par LePsychoSophe » 19 oct. 2020, 05:16

Dominique18 a écrit : 18 oct. 2020, 12:50 Je me permets d'intervenir au sujet de la psychanalyse...
Ce n'est certainement pas avec cette pseudo-science qu'on peut espérer progresser dans les recherches.
Dans les comportements humains, parler de norme, est considéré de plus en plus comme une aberration. Il existe des tendances qui semblent majoritaires, dans un groupe humain, et d'autres plus minoritaires. Hors contexte de pathologie, déviance... ce qui représente encore des problématiques. Hors dérapages également. Il ne peut y avoir quelque chose qui ressemble de près ou de loin à un modèle. Quand des comportements rencontrent des idéologies, l'union peut s'avérer explosive et improductive.
Effectivement, difficile de parler de norme pour la sexualité. D'où la grande difficulté de faire de la science avec la sexologie. Mais ça me passionne. Et je compte bien apporter ma pierre à l'édifice.

La psychologie (comprenant la sexologie) est une science relative. càd un science, un savoir évolutif, dynamique et en interaction avec son environnement et avec son observateur.

Mais l'aspect affectif/émotionnel est tel qu'il est difficile d'étudier/débattre de la chose posément.
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#16

Message par LePsychoSophe » 19 oct. 2020, 05:18

Dominique18 a écrit : 18 oct. 2020, 12:50 Je me permets d'intervenir au sujet de la psychanalyse...
Ce n'est certainement pas avec cette pseudo-science qu'on peut espérer progresser dans les recherches.
Je me mettrais un bémol toutefois. Les psychanalystes ou les POP (psycho orienté psycha) avancent... soit par de la recherche scientifique soit par philosophage... Bref... une science quoi.
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#17

Message par LePsychoSophe » 19 oct. 2020, 05:24

drzinn a écrit : 18 oct. 2020, 13:55
LePsychoSophe a écrit : 18 oct. 2020, 13:38 J'ai posté deux images. Les références sont dedans.
J'ai pas lu les articles originaux.
C'est dommage parce que là il n'y a rien d'intéressant, les textes fournis dans ces images, sortis de leur contexte, sont assez creux et plein de conditionnels, ça ne ressemble qu'à des avis, pas à des conclusions. Peut-être que les études sont fouillées et amènent des pistes de recherches prometteuses, mais avec juste ces extraits je reste sur ma faim.
J'ai pas fini, je reviendrai avec d'autres éléments.
Le conditionnel, c'est le lot de la science. Rien n'a acquis et un bon scientifique dira : "je ne sais que je ne sais pas" ;) "mais j'apporte des éléments dont la teneur sera évaluée par des pairs... et des ouvriers/cliniciens"... :a2:
LePsychoSophe a écrit : 18 oct. 2020, 13:38 Un homosexuel et un bègue qui crachent sur la psychanalyse avec tant de violence... C'est presque un clichet.
Ah ! Réduire deux êtres humains à un unique trait de caractère ça en revanche c'est complètement un cliché : littéralement, ça relève de la fiction, pas de la complexité de la réalité.
Et pour ce qui est de la violence, de quoi parlez-vous exactement ? Pouvez-vous donner des exemples ?

Edit : ah, même découpage que Spin-up, rigolo ça !
Je ne les réduis pas... je cherche à comprendre pourquoi des humains crachent sur des objets. Et cracher sur la psychanalyse, pour l'avoir fait pendant 15 ans,... n'est pas anodin.
La violence de la critique. Qui est relative à la façon dont elle est formulée et dont elle est perçue. Et dans le milieu, de la violence à l'encontre de chapelle théorique... il y en a à revendre. Et j'aime pas la violence.
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#18

Message par LePsychoSophe » 19 oct. 2020, 05:35

Kraepelin a écrit : 18 oct. 2020, 19:19
LePsychoSophe a écrit : 18 oct. 2020, 07:11 Les théories de Balthazar et consort sont intéressantes pour briser le cou au tout psycho-relationnel.
+1
Elles sont plus que juste intéressantes. Autant que je puisse juger (ce n'est àprès tout pas ma spécialilté), leurs hypothèses sont assez bien documentées. Comme je suis issu du "tout vient de l'environnement", ça a été pour moi un recadrage épisétmologique que de déboulonner mes convictions primaires.
Moi, j'ai toujours bercé dans un mélange envrionnement/génétique, inné/acquis, bio/psycho... donc je ne suis pas surpris. Mais je ne me remettrai jamais de la volonté des êtres humains à prendre partie. Soit l'un soit l'autre. Alors qu'en réalité, je crois que c'est une question de lecture face ou pile. En somme, dire que c'est biogénétique ou psycho-relationnel est la même chose. c'est intriqué comme il ne peut pas y avoir de forme réelle sans pile ET face, a minima.
LePsychoSophe a écrit : 18 oct. 2020, 07:11 Mais lorsque les têtes de pioches de la Tronche en Biais parte en croisade contre la psychanalyse et la psychologie qu'ils jugent contre leurs "envies de croire ceci ou cela"... on ne peut plus débattre...
+1
OuUi, dans le youtube, des que Baltazar sort de sa spécialité ou que les deux autres embarquent,le niveau intellectuelle dégringole.

Je ne savaix pas que "Tronche" avait une dent contre la psychanalyse, mais je savais que c'est devenu très à la mode dans le milieu intellectuel français que de dénigre la psychanalyse (le contraire était vrai il y a 30 ans)

Dans le youtube ont apprend presque autant de chose à écouter Baltazar qu'a observer l'absurde muitiplication des mises en garde et des lever le boucliers chaque fois qu'un mot est prononcé. On constate que discuter d'homosexualité c'est s'engager sur un terraiin tellement miné, que les intervenant ne peuvent, malheureusement, qu'être censurés par le contexte politique...
Ils ont invité un déboulonneur de la psychanalyse pour leur live. Un Pr de psychopatho de Bordeaux qui, comme par hasard, a un fort accent américain...
Le paradoxe de Thomas C Durand (Acermendax de la TeB), c'est qu'il va s'acoquiner avec un psychologue orienté psychanalyse (et non des moindres, un lacanien, s'il vous plait!) pour défendre sa thèse psychogène/psychologique des EMI/NDE... à savoir Renaud Evrard, qui d'ailleurs lui a préfacé son ouvrage "La vie après la mort ? - Une approche rationnelle"...

Si les êtres humains deviennent cohérents... alors c'est la fin, n'est-ce pas? :mrgreen:

Tout ça pour dire que le pathos prend toujours le pas sur le logos, soit de dire : un scientifique, aussi sceptique soit-il, fait passer ses intérêts (donc son ressenti) avant l'épistémologie rationnelle. La preuve en est avec Thomas qui s'est fait pincé sur ce point...

Et j'ai déjà critiqué ici un certain PhD Smith qui m'a relégué une référence lacanienne (sans le savoir) pour débattre d'un sujet... alors qu'on est censés être dans une démarche d'arguments scientifiques... (cf. un livre de JC Maleval, le maitre à penser d'Evrard...). Et toc! ;)
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Re: Homosexualité : nope, pas le tout génétique/neurobiologique

#19

Message par LePsychoSophe » 19 oct. 2020, 06:04

Kraepelin a écrit : 18 oct. 2020, 19:19
Dans le youtube ont apprend presque autant de chose à écouter Baltazar qu'a observer l'absurde muitiplication des mises en garde et des lever le boucliers chaque fois qu'un mot est prononcé. On constate que discuter d'homosexualité c'est s'engager sur un terraiin tellement miné, que les intervenant ne peuvent, malheureusement, qu'être censurés par le contexte politique...
Oui, mais certains ne se censurent pas... Et pour avoir des données politiquement incorrect, je me suis tourné vers des supports (je ne suis pas très fier de le dire...) d'extrême-droite. Pourquoi? Je ne me refuse rien en matière de nourriture intellectuelle.
Donc la science sans la politique, c'est impossible. J'en veux pour preuve toutes les théories de Galton... sur l'intelligence des blancs.

Donc dire que les homos le sont AUSSI pour des raisons qui se trouvent dans les rapports et les enjeux systémiques (au sens psychologiques) dans l'environnement humain, familial et sociétal... C'est juste faire preuve d'épigénétique à savoir que des facteurs prédisposants existent pour toute la nature psychologique de l'être humain qui se déclenchent plus ou moins en fonction de milliers de paramètres de l'ENVIRONNEMENT HUMAIN.

Donc c'est quoi qui dérange sur le plan politique? Relisez mes propos, il n'y a rien de politique en soi. Ni phobie, ni pathos, ni rien de péjoratif pour l'homosexualité.

A si, :ouch: , suis-je bête? un truc que l'humain évite toute sa vie... la responsabilité. J'ai pas dit culpabilité. J'ai dit responsabilité et ici, elle n'est pas tant du fait de l'homosexuel qui se vivra comme "victime" porteur malgré lui d'une sexualité anormale (au sens statistique) mais du fait du lit dans le lequel évolue l'enfant (à savoir la famille et la société).
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#20

Message par LePsychoSophe » 19 oct. 2020, 06:18

Dominique18 a écrit : 19 oct. 2020, 03:50 Décidément, la psychanalyse et le milieu intellectuel français...
Lisez, pour commencer, "Le livre noir de la psychanalyse", la version originale, et celle qui a suivi.
On ajoutera "Le crépuscule d'une idole" de Michel Onfray. Et son livre qui a suivi, puisque qu'il vers fait plein d'amis, "Apostille au crépuscule".
A compléter avec les ouvrages de Jean Bricmont, Jacques van Rillaer, ...
Jacques Lacan dans ses œuvres...

https://m.youtube.com/watch?v=byNaVrE0KrA

Sophie Robert et son travail d'investigation.
Ses deux documentaires sont imparables.
Avec procès à la clé. Procès intentés par ses détracteurs, et perdus.
Même Elisabeth Roudinesco, la grande prêtresse gardienne des dogmes psychanalytiques en France, à été obligée de reconnaître que oui, Freud, avait... peut-être un peu triché et enjolivé la réalité.
Mais c'était pour la bonne cause !
Lacan... Mais bon sang! Qu'est-ce qu'il a bien voulu dire ? Du vent ? De la fumisterie ? Du charlatanisme? De la manipulation ?
La psychanalyse s'est voulue scientifique, médicale, ... Elle n'est rien de tout cela, elle n'a aucun titre.
Autant vouloir comparer un Pierre Rabhi, le chantre de l'agro-écologie avec un chercheur de l'INRA.
La psychanalyse a autant de lettres de noblesse que l'anthroposophie.
Il faut chercher, s'informer, lire, relire... ça prend du temps, beaucoup de temps, avec les confrontations pour éviter les dérives et interprétations.
Karl Popper a rencontré Freud et Einstein.
Il s'est désintéressé de la psychanalyse et à privilégié les travaux d'Einstein.

https://blogs.mediapart.fr/jacques-van- ... ychanalyse

Il ne s'agit pas tant de déboulonner à tout va que d'essayer de comprendre.
Homéopathie, psychanalyse, ayurveda....
Je connais point par point vos références. D'ailleurs j'ai envoyé un courrier à Sophie Robert pour la recadrer sur son documentaire "Le phallus et le néant" tellement c'était du docu/reportage à charge et en rien neutre. Bref, la violence perçue de mon courrier n'a donné aucune réponse de sa part. Et je sais pourquoi.

1° je ne débattrai pas ici de psychanalyse, je parle de psychologie et ce n'est pas la même chose. Les théories psychanalytiques de l'orientation sexuelle, je les aborderai dans un autre topic si cela intéresse des gens.
2° ne limitez pas la psycha' à Freud, c'est pénible et réducteur.
3° Lacan a développé des éléments très intéressant au milieu de son fatras délirant.
4° la psychana n'a pas de statut scientifique et médicale... là, on relancerai débat et oui mais pas ici SVP.
5°Pierre Rabhi fait pousser des fruits et légumes en Afrique là où ceux de l'INRA cherchent encore... non?
6° Mon article sur Mediapart : https://blogs.mediapart.fr/loic-g/blog/ ... -pas-morte
=> Vous constaterez vous-même les piètres tentatives de débats dans les commentaires et les à-côtés de JVR (qui est vraiment dépassé...).
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Re: Homosexualité : nope, pas le tout génétique/neurobiologique

#21

Message par LePsychoSophe » 19 oct. 2020, 06:48

spin-up a écrit : 19 oct. 2020, 05:15
Comme tu ne les as pas lues, je l'ai fait pour toi: ces deux references ne sont pas des "recherches scientifiques (cad avec des resultas prouvant des faits) mais des dissertations/perspectives.

Ici: https://www.researchgate.net/publicatio ... arch_1070-

Et la:
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/10825779/

Je ne pense qu'il ya ait beaucoup de voix pour defendre le tout genétique ou le tout genetique+hormonal, mais il y a de bonnes raisons de penser que ca joue un role majeur.
Quant au "tout neurobiologique", il n'y a pas de raison de l'opposer au psycho-social. Ce sont deux approches qui, a condition d'être rigoureuses, suivent la meme corde en partant chacune d'un bout opposé.
Je te remercie et te félicite pour ta rapidité... j'ai à peine eu le temps ce matin de taper le nom et l'année dans la barre de recherche de google...
Toujours agréable de pouvoir compter sur vous autres pour me faire avancer...

Je t'accorde la faiblesse scientifique de ces articles et donc de ces postulats/conclusions. Ton oeil aiguisé à la critique m'a utile pour toujours prendre du recul. Ne pas oublier que mes références sont amoncelées par des psychologues (Pr d'université certes) et qu'ils ne sont pas neutres dans leur paradigme mental d'observation de l'humain.

Néanmoins, tu pourras peut-être reconnaitre l'immense difficulté à faire de la science en psychologie ou de l'EBP (evidence based psychology). Et la sexologie étant dans la psychologie... on va galérer pour compiler du savoir fiable.
En tant que clinicien, je prends ce que je peux et j'ai l'honneur et la fierté de poser mes réflexions ici pour une scientifisation maximale de ma psychologie/psychothérapie (celle que j'offre à l'hôpital). Or je rappelle que la plupart de mes consoeurs/frères s'arrête à la lecture des revues du CAIRN (dont je laisserai chacun se faire un avis sur la scientificité des conclusions...) mais cela est en train de changer car je suis (parmi quelques autres) militant d'une science et psychiatrie française et je peux t'assurer que les lignes bougent (modestement me concernant dans mon hôpital), je n'y suis pas pour rien. Mais soyons honnêtes et reconnaissons que cliniquement, la science nous est pas toujours de grand secours...

Si tu voulais dire, le bio et le psycho sont deux bouts d'une même corde et qu'on ne peut les dissocier... je valide évidemment. J'ai toujours malgré moi cette métaphore du logiciel et du matériel. Que dire de l'un sans l'autre?

LePsychoSophe a écrit : 19 oct. 2020, 04:07 Tu mal-interprètes mes dire : je dis que l'homosexualité et le bégaiement; sans aucun très péjoratif en moi, ont des facteurs psychogènes. Cela n'empêche en rien des facteurs autres (bio, génétiques, sociaux...). Je te rappelle que ma grille de lecture de l'humain (science humaine large) est bio-psycho-sociale.

Et je ne mets pas la psychanalyse comme outil de guérison.
Donc tu devrais comprendre qu'un homosexuel et un bègue soient bien placés pour denoncer la supercherie qu'est la psychanalyse.
Si pour toi, l'existence d'un facteur psychogène rend immediatement la psychanalyse légitime, il y a un problème.
[/quote]

Oui, on est d'accord mais qu'à moitié. Ok pour y voir ses limites et je me mets sincèrement à la place de Vled Tapas (qui dit publiquement être homo) en comprenant l'attaque qu'il peut faire sur CERTAINS éléments de la psychanalyse car clairement à propos de l'homosexualité... cette discipline n'a su que pathologiser cela et rentrer en droite ligne de la loi qui rentrait en droite ligne de la religion... donc rien de scientifique à mes yeux.
Mais la critique est difficile. Pourquoi? car l'humain tombe très souvent dans la généralisation et ils (la TeB) est allé offrir une critique excessive de la psychanalyse.
De même pour le bégaiement qui, chez une psychanalyste classique voire ancien et donc non pertinent, n'aurait pas trouvé une voie de sortie. Et j'imagine que notre ami Thomas ne s'est pas réparé chez un lacanien... :lol: mais peut-être chez TCCiste/orthophoniste ou autre. Voire seul... qui sait?

Non, je ne dis pas que la psychogenèse rend la psychanalyse légitime, je dis que la psychogenèse rend certains chapitres de la psychanalyse légitime. Je ne peux exclure la psychanalyse de la psychologie totalement (je rappelle que Aaron T Beck, LE cognitiviste en psychopathologie était psychanalyste et que mon maitre à penser Jeffrey Young aussi), comme je ne peux défaire la science des atomes et Démocrite.





LePsychoSophe a écrit : 19 oct. 2020, 04:07 Point de "désir sexuel pour la mère à avouer" dans mes thérapies, je te rassure. ;) Je ne prends pas ce genre de théorie psychanalytique, cela montre que tu es resté sur un vieux concept incompris.
Et comment choisis tu quelles théories garder et lesquelles jeter?

Freud théorisait que le begaiement etait un desir de déféquer symboliquement sur ses parents. Ce n'est plus d'actualité? Si non, qui a decidé du changement et sur quelles bases?
AH! la question la plus centrale de ma vie de psychologue et même d'humain... la réponse est simple et très clinique, très pragmatique... Celles qui orientent les outils thérapeutiques les plus efficaces, et j'en ai pour preuve 300/400 dossiers sous les yeux... depuis 10 ans.
J'ai, toute modestie gardée, un très bon résultat thérapeutique day after day. Je travaille cette matière comme un luthier et je ne mets rien de coté.

Tu n'a pas compris la névrose obsessionnelle et pour cause, elle est dans ton esprit. ;) Je suis passé par là. Regarde la finesse et l'exactitude de tes pensées et ton rapport au réel... et ton obsession pour l'épistémé, qui n'est que le controle exacerbé sur le monde et donc ta vie. Mais rien de pathos, c'est juste une structuration du mental comme une autre.

Je reviendrai, j'ai faim...
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#22

Message par spin-up » 19 oct. 2020, 07:32

LePsychoSophe a écrit : 19 oct. 2020, 06:48 Tu n'a pas compris la névrose obsessionnelle et pour cause, elle est dans ton esprit. ;)
Hmm je pense que j'ai compris.
Les pseudo-sciences representent le penis paternel, éjaculant des sophismes par saccades, et le scepticisme est une tentative de me réapproprier le vagin de ma mère.

J'ai juste?

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#23

Message par Dominique18 » 19 oct. 2020, 08:14

Pierre Rabhi... Localement, très localement, peut-être, oui. Pas plus. Un peu de sérieux, quand même.
La psychanalyse n'est pas réductible à Freud, bien sûr.
Qu'elle puisse exister autrement, débarrassée de ses mythes (Freud, Jung, Lacan...), oui.
Onfray ne dit pas autre chose.
Les recherches sur l'autisme en France ont pris un retard phénoménal par rapport à d'autres pays. On progresse cependant, avec (enfin!!!...) d'autres approches.
Par exemple :

https://www.cra-centre.org/index.php/le-cra/l-equipe

Je viens de consulter brièvement votre long article sur Mediapart.
Je le garde sous le coude, je vais prendre le temps de le lire, en détails, pas en survolant.

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Re: Homosexualité : nope, pas le tout génétique/neurobiologique

#24

Message par LePsychoSophe » 19 oct. 2020, 08:43

spin-up a écrit : 19 oct. 2020, 05:15

Freud théorisait que le begaiement etait un desir de déféquer symboliquement sur ses parents. Ce n'est plus d'actualité? Si non, qui a decidé du changement et sur quelles bases?
Le bégaiement est trouble de la parole, pas du langage. Mais peu importe. C'est trouble de la communication. Soit un trouble de la manière la plus répandue de "comment on rentre en relation avec soi-même et avec l'Autre".

A partir de là... il y a nécessairement un sentiment d'insécurité et donc une base d'attachement insécure avec un trouble de l'estime de soi / confiance en soi / affirmation de soi et affection de soi... MANIFESTE.

Soit tu répare un bégaiement à la sauce superficielle et rapide en mode TCC/rééducation neuro/psycho/comportementale... soit tu prends plus de temps et tu rentres en profondeur dans le sujet qu'est le patient et tu travailles sur toutes les dimensions psychologiques qui le rendent "nerveux" face à l'autre. Et là, les résultats seront bien plus globaux et solides dans le temps.

Tu crois franchement que le bégaiement est un trouble qui arrive par hasard dans un cerveau et qui n'a aucun lien avec le rapport aux autres et la psychologie du porteur? Ou je ne saisis pas bien ta position sur la question... :interro:

J'ai une maigre expérience sur le bégaiement mais je peux dire, toute remise en question possible, que j'ai soigné un bègue. L'approche était mon modèle de thérapie et je t'assure que 1° son trouble n'était pas "neurologique" et 2° je ne lui ai pas parlé de son désir de défécation... ni même de symbolique...

En revanche, toute proportion gardée, ma femme orthophoniste et collaborant dans un CMPP avec des psychologues non psychanalytico-monomaniaques... travaille assez souvent sur le bégaiement et le verdict est évident : la prise en charge doit être pluridisciplinaire. L'ortho agit comme un thérapeute comportementale et quasi-kinésithérapeute (en partenariat avec la psychomotricienne) et ET ET... la psychologue sans qui rien ne peut bouger vraiment. On travaille sur le Soi, et ce n'est ni le souffle, ni neurologique, ni mécanique, ni musculaire...
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Re: Homosexualité : nope, pas le tout génétique/neurobiologique

#25

Message par LePsychoSophe » 19 oct. 2020, 08:52

spin-up a écrit : 19 oct. 2020, 07:32
LePsychoSophe a écrit : 19 oct. 2020, 06:48 Tu n'a pas compris la névrose obsessionnelle et pour cause, elle est dans ton esprit. ;)
Hmm je pense que j'ai compris.
Les pseudo-sciences representent le penis paternel, éjaculant des sophismes par saccades, et le scepticisme est une tentative de me réapproprier le vagin de ma mère.

J'ai juste?
Je ne saisis pas la qualité et la quantité de ton sarcasme/ironie... Dommage. L'écrit limite la communication...

Non, j'essaie de contrecarrer ton ton humoristique mais selon ce référentiel... je dirais que le scepticisme, étant l'art du doute et le scepticisme scientifique étant de faire douter les autres en les contrôlant... qu'on reste dans une démonstration phallique (le modjo, la force, le masculin, la puissance...) et par extension symbolique, donc de sublimation des pulsions sexuelles par la jouissance procurée par ce qui se passe ici, on fait l'amour ici en mode SM :sado: . On débat, on d'ébat(s)... sexuels, t'as compris



Quels pulsions, élans nous amènent à nous affronter ici, si ce n'est de vielles pulsions archaïques de domination? Et, soit honnête, on adore venir se chamailler ici... non? ;)
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