La maternité : désir biologique ou social ?

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Sélénite
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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#101

Message par Sélénite » 26 janv. 2012, 15:40

...je continue ma réponse...
Donc oui, ce que je voulais dire c'est que la plupart d'entre vous débattez sur ce sujet très complexe de manière superficielle sans même prendre la peine de vous renseigner un minimum sur le sujet : la biologie, le corps de la femme, son histoire, son vécu,... On dirait presque que vous vous en fichez. Sur les autres sujets, vous allez chercher des documents, des graphiques, des témoignages,... Ici vous vous contentez de dire que vous cotoyez des femmes. Ben ouais, je vous le souhaite car on représente quand-même à peu près la moitié de l'humanité !
Seulement, vous pourrez faire des pages et des pages à écrire : "c'est inné ! non, c'est culturel ! Non, c'est les deux !..." Ca n'aura aucun sens tout simplement car on ne peut faire aucune généralité.
Il faut évidemment prendre en compte le facteur biologique ET culturel pour essayer de comprendre ce que poussera une femme a vouloir enfanter ou non. Le facteur biologique sera prioritaire chez certaines femmes et le facteur culturel plus déterminant chez d'autres dans la prise finale de leur décision. Le terme "inné" pour moi n'a pas beaucoup de sens car le corps de la femme évolu pendant la vie, les sécrétions hormonales sont "fluctuantes". De plus, même si je tiens à préciser que le facteur hormonal est très important dans le désir de grossesse, il faut quand-même savoir que toutes les femmes sont particulièrement différentes à ce niveau ! C'est d'ailleurs la raison pour laquelle malgré l'existance de dizaines de pillules contraceptives différentes, beaucoup de femmes ne supportent pas les traitements hormonaux. Le fait de secréter plus de testostérone aussi peut être déterminant en jouant sur le caractère de la personne en la rendant plus "aggressive", aventurière ou indépendante,...
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BeetleJuice
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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#102

Message par BeetleJuice » 26 janv. 2012, 16:40

Sélénite a écrit :Donc oui, ce que je voulais dire c'est que la plupart d'entre vous débattez sur ce sujet très complexe de manière superficielle sans même prendre la peine de vous renseigner un minimum sur le sujet : la biologie, le corps de la femme, son histoire, son vécu,... On dirait presque que vous vous en fichez.
Non, ce que vous avez reproché, c'est qu'il n'y ait pas de témoignage féminin, mais je ne vois pas en quoi ça serait plus éclairant, pour le sujet traité ici que l'avis, par exemple, d'un généticien ou d'un psychologue (masculin ou féminin)
Il faut évidemment prendre en compte le facteur biologique ET culturel pour essayer de comprendre ce que poussera une femme a vouloir enfanter ou non. Le facteur biologique sera prioritaire chez certaines femmes et le facteur culturel plus déterminant chez d'autres dans la prise finale de leur décision.
Vous n'apportez pas plus de preuve de ça que les autre, donc vous avez beau jeu de critiquer...
Le terme "inné" pour moi n'a pas beaucoup de sens car le corps de la femme évolue pendant la vie, les sécrétions hormonales sont "fluctuantes".
C'est la même chose chez l'homme, soit-dit en passant, mais la fluctuation n'enlèverait pas tellement le caractère "inné" si cette fluctuation n'est du à aucune influence extérieure, c'est d'avantage le fait que cette fluctuation puissent ou non être induite par des éléments "sociaux" qui déterminerait l'inné et l'acquis, dans l’hypothèse ça aurait un sens de déterminer.
Poulpeman a écrit : Après, je ne vois pas ce qu'il y a de choquant ou de faux à dire que "jouer au golf" tient plus de l'acquis que "se nourrir".
En tout cas si certains sont en désaccord avec ça, j'aimerai bien savoir pourquoi.
Parce que vous avez exprimé une conception qui fait du lien, inné/acquis, un jeu à somme nulle et comme s'il y avait une sorte de vase communicant qui voudrait que plus c'est acquis, moins c'est innée. Après c'est peut-être une erreur de formulation, mais c'est l'impression que ça me donne.

Or ça ne semble pas juste.

Se nourrir et jouer au golf emploient certes chacun des niveaux variables d'éléments issus de la biologie et d'éléments issus de l'apprentissage, mais ce serait faux de dire que l'un est plus acquis et l'autre plus inné comme si l'on pouvait chiffrer la part de l'un et de l'autre en pourcentage du comportement.

En fait, ce qui est gênant dans la seule séparation inné/acquis, c'est qu'elle fait comme si ces deux là évoluait de manière différente et perpétue un peu, sans le dire, le dualisme corps/esprit alors qu'ils découlent des mêmes phénomènes, l'acquis dépendant des stimuli extérieurs analysés par le cerveau de manière inné (puisqu'il est fait pour ça) et est donc tout à fait biologique.
De fait, tout ce qui crée de l'acquis est inné.

Rien que le fait d'apprendre est quelque chose d'inné en fait, donc plus on met d'acquis, plus on met d'inné de facto dans l'équation, donc jouer au golf relève de plus d'apprentissage différent que se nourrir, c'est certain (encore que, se nourrir est susceptible de plus de sophistication), mais comme chaque élément d'apprentissage fait intervenir les capacités du cerveau, les éléments du corps, les réflexes, les hormones...chaque fois qu'on en rajoute, on rajoute de même de l'inné.

Après, tout est une question de complexité du comportement étudié et d’interaction à l'environnement.
This is our faith and this is what distinguishes us from those who do not share our faith.

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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#103

Message par Feel O'Zof » 26 janv. 2012, 18:18

Poulpeman a écrit :Après, je ne vois pas ce qu'il y a de choquant ou de faux à dire que "jouer au golf" tient plus de l'acquis que "se nourrir".
C'est la formulation qui pose problème, puisque ce n'est pas le trait ou le comportement qui est innée ou acquis, c'est plutôt la variation de ce trait entre deux individus donnés. Donc on devrait plutôt dire: «le fait que tu joues au golf et moi non est surtout dû à des causes environnementales plutôt que génétiques». Mais pour un même trait on n'obtiendra pas la même réponse selon les individus comparés. Si le fait que je ne joue pas au golf est dû à des facteurs environnementaux, le fait que mon chat ne joue pas au golf est davantage dû à des facteurs biologiques.

Donc si on reprend la question de départ, le désir d'avoir des enfants, il faudrait choisir deux femmes comme exemple, une qui veut des enfants et une autre qui n'en veut pas, puis nous demander si cette variation dans le trait «désir d'enfanter» est dû à des causes innées ou acquises. Ça ne me semble pas la même chose que de nous demander si le désir d'enfanter d'une femme donnée est, en lui-même, l'effet de causes innées ou acquises.
Pour plus de détails sur mes opinions, consultez mon blogue philosophique et laissez-y vos commentaires.

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Sélénite
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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#104

Message par Sélénite » 26 janv. 2012, 21:39

BeetleJuice a écrit :
Sélénite a écrit :Donc oui, ce que je voulais dire c'est que la plupart d'entre vous débattez sur ce sujet très complexe de manière superficielle sans même prendre la peine de vous renseigner un minimum sur le sujet : la biologie, le corps de la femme, son histoire, son vécu,... On dirait presque que vous vous en fichez.
Non, ce que vous avez reproché, c'est qu'il n'y ait pas de témoignage féminin, mais je ne vois pas en quoi ça serait plus éclairant, pour le sujet traité ici que l'avis, par exemple, d'un généticien ou d'un psychologue (masculin ou féminin)
Non ! Il y a quelques témoignages sur ce topic et on peut facilement en trouver ailleurs. Ce que je vous reproche clairement c'est, entre autres, de ne pas les prendre en compte ! Le désir de maternité est avant tout une expérience humaine. Or vous ommettez complètement ce facteur important dans votre débat ! Et effectivement, cette expérience est surtout vécue par les femmes.
Il faut évidemment prendre en compte le facteur biologique ET culturel pour essayer de comprendre ce que poussera une femme a vouloir enfanter ou non. Le facteur biologique sera prioritaire chez certaines femmes et le facteur culturel plus déterminant chez d'autres dans la prise finale de leur décision.
Vous n'apportez pas plus de preuve de ça que les autre, donc vous avez beau jeu de critiquer...[/quote]

Justement parce que certaines des meilleures preuves dans ce cas se retrouvent dans le résultat ; c'est à dire les témoignages de femmes, au planning familial,... Biensûr, si vous me le demandez, je pourrai vous mettre ici pleins de copiés/collés, si ça vous fait plaisir de fonctionner ainsi, dès que j'aurai le temps...
Le terme "inné" pour moi n'a pas beaucoup de sens car le corps de la femme évolue pendant la vie, les sécrétions hormonales sont "fluctuantes".
C'est la même chose chez l'homme, soit-dit en passant, mais la fluctuation n'enlèverait pas tellement le caractère "inné" si cette fluctuation n'est du à aucune influence extérieure, c'est d'avantage le fait que cette fluctuation puissent ou non être induite par des éléments "sociaux" qui déterminerait l'inné et l'acquis, dans l’hypothèse ça aurait un sens de déterminer.
[/quote][/quote]

Oui, c'est la même chose chez l'homme mais de façon moins marquée. Chez les femmes, c'est non seulement marqué par les étapes de la vie (enfance, adolescence, ménopause,...), mais aussi par les cycles de menstruation... Il y a aussi les influences extérieurs : prise de pillule ou autres traitements hormonaux, dépression, saisons...
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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#105

Message par Sélénite » 27 janv. 2012, 01:21

Donc me voici de retour avec quelques liens intéressants qui appuient ce que j'ai écrit précédemment :
Le premier est en anglais et explique les hormones chez les femmes :
http://www.netdoctor.co.uk/womenshealth ... ormone.htm
L'intro colle parfaitement au sujet et c'est aussi ce que j'ai essayé de vous expliquer, notamment quand j'ai écrit "La question hormonal vous passe visiblement par dessus la tête, tout autant que notre libre arbitre et notre faculté à faire des choix autres que ce que notre corps nous dicte." :
"One stereotyped view of women portrays us all as creatures at the mercy of our hormones. 'Balls (or should it be ovaries?) to that!' I say.
Our hormones undoubtedly have a huge influence on our lives, but there's no reason why we have to become slaves to them.
The more we understand how hormones can affect the female body, mind and emotions – the better able we will be to minimise their negative effects and enhance their positive ones."
Ici, vous trouverez des témoignages de femmes ne souhaitant pas enfanter pour des raisons de choix de vie :
http://www.psychologies.com/Famille/Mat ... etre-meres
Sur ce lien, on fait le lien entre hormone et instinct maternel :
http://www.bebemonamour.com/rapport-amoureux.php
"Après l’accouchement, la chute du désir peut être liée à l’augmentation des niveaux de prolactine, l’hormone produite par l’hypophyse pour stimuler la production de lait au niveau de la glande mammaire. On suppose que la présence accrue de prolactine a une incidence sur les émotions, d’une part en favorisant l’apparition de l’amour maternel et de l’instinct de protection du bébé et d’autre part en ralentissant la pulsion sexuelle."
Ici, vous trouverez des témoignages de femmes souhaitant faire un enfant et ayant des problèmes hormonaux.
http://sante-medecine.commentcamarche.n ... -que-faire
Maintenant, je ne vais pas vous mettre des liens traitant tout les facteurs à prendre en compe dans un désir de grossesse car il y en a encore beaucoup. Tout ça aussi pour dire que ce sujet est exrêmement complexe, comme l'orgasme féminin, et qu'on ne peut en aucun cas tirer de conclusion hâtive en faisant une simple comparaison avec une envie de jouer au golf....
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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#106

Message par Wooden Ali » 27 janv. 2012, 04:22

Sélénite a écrit :La question hormonal vous passe visiblement par dessus la tête, tout autant que notre libre arbitre et notre faculté à faire des choix autres que ce que notre corps nous dicte.
Je ne comprends pas bien ton acrimonie, Sélénite, car c'est exactement dans ces termes que le débat a été posé et s'est poursuivi.
Il parait acquis que pour les débatteurs que l'innéitude n'est pas une une propriété magique mais qu'elle s'exprime principalement, dans le cas qui nous occupe, par des flux hormonaux qui servent en quelque sorte d'intermédiaires entre notre ADN et nos sentiments.
En fait, du côté de l'inné, nous n'avons fait de parler que de flux hormonaux.
Les choix que nous pouvons faire en contrôlant, limitant, annulant ce que nous dicte nos hormones relève donc de la culture au sens large du terme.
C'est bien là le débat, non ?

Le problème est le mélange inextricable des composants de l'alternative. Par exemple, les flux hormonaux, en eux mêmes, sont ils si indépendants que cela de l'environnement culturel ? La grégarité qui imprègne notre espèce et qui est le champ de notre expression culturelle n'est-elle pas en grande partie le résultat d'autres pulsions commandées de la même façon ?

Je rejoins ceux qui pensent que le débat inné-acquis dans le domaine du comportement humain est un piège peu porteur de résultats et de prédictions. Il provient probablement de notre habitude de décomposer tout problème en petit morceaux dont on peut alors étudier séparément les effets. Cette méthode s'avère le plus souvent formidablement puissante puisqu'elle est à la base de notre système de connaissance. Rien ne dit cependant qu'elle peut s'appliquer à tout problème avec le même succès. Si le problème est mal posé, il se pourrait qu'elle soit aussi efficace que la Danse de la Pluie.

En fait, cette dichotomie, bien qu'elle soit bien tordue (ou plutôt, à cause) , présente aux yeux de certains l'avantage de pouvoir proposer des résultats à l'apparence rationnelle qui confortent leurs préjugés. Que les Noirs sont plus Cons que les Blancs ou que les Femmes ne sont pas faites pour diriger, par exemple.
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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#107

Message par BeetleJuice » 27 janv. 2012, 07:24

Sélénite a écrit :Non ! Il y a quelques témoignages sur ce topic et on peut facilement en trouver ailleurs. Ce que je vous reproche clairement c'est, entre autres, de ne pas les prendre en compte ! Le désir de maternité est avant tout une expérience humaine. Or vous ommettez complètement ce facteur important dans votre débat ! Et effectivement, cette expérience est surtout vécue par les femmes.
Et je vous repose la même question que vous avez évité soigneusement: est-ce que vous arrivez, vous, à savoir si un désir et plus de l'ordre du conditionnement biologique ou plus de l'ordre du conditionnement social lorsque vous l'expérimenter à chaud, si tenté qu'on puisse séparer les deux ?

J'ai de sérieux doute.

Il ne s'agit pas de savoir ce que les femmes ressentent ou comment elles vivent ce désir, mais si l'origine de ce désir provient du biologique, du social, des deux, d'aucun...
Et ça, comme il s'agit d'un conditionnement, il n'y a que l'observation extérieure qui peut en déterminer la nature, c'est à dire à renfort de données sociologiques, psychologiques, génétiques, endocrinienne, anthropologique...

Le témoignage est un facteur qui n'est pas signifiant en lui même dans ce débat, il ne l'est qu'à la lumière de ce que les sciences peuvent en dire sur l'aspect social ou biologique de ce témoignage.
Quand j'ai parlé, par exemple, du fait qu'un sourire dans un rituel de séduction peut provoquer une hausse du rythme cardiaque, ça ne sortait pas de nulle part, c'était issus d'expérience banale de la vie quotidienne qu'une bonne partie des gens ont expérimenté (dont moi d'ailleurs). Mais en l'état, ça n'est pas suffisant si on ne détermine pas que le sourire est un élément de sociabilité, que les codes de séductions qui font de ce sourire un signal apte à stimuler celui qui le reçoit, sont culturels, que la réaction est biologique...

C'est la même chose ici. Quand le débat parle du pression sociale, des éléments de cultures autours de la famille, d'hormone, de psychologie, ça ne sort pas de nulle part. A l'origine, ce sont des éléments qui ressortent de donnée que sont divers témoignages, expériences, relevé médicaux... mais citer ces données brutes n'a rien de pertinent dans le contexte présent, si ce n'est pour appuyer un propos qui cite l'analyse qu'on peut avoir de ces données.
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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#108

Message par Poulpeman » 27 janv. 2012, 14:52

Salut Beetlejuice,
BeetleJuice a écrit :
Poulpeman a écrit : Après, je ne vois pas ce qu'il y a de choquant ou de faux à dire que "jouer au golf" tient plus de l'acquis que "se nourrir".
En tout cas si certains sont en désaccord avec ça, j'aimerai bien savoir pourquoi.
Parce que vous avez exprimé une conception qui fait du lien, inné/acquis, un jeu à somme nulle et comme s'il y avait une sorte de vase communicant qui voudrait que plus c'est acquis, moins c'est innée. Après c'est peut-être une erreur de formulation, mais c'est l'impression que ça me donne.
Dans la mesure où mon objectif était à l'origine d'écrire un article vulgarisé, je n'ai pas cherché à présenter les choses en détail.
La représentation en pourcentage était à titre illustratif. Il est évident que la réalité est plus complexe.
Feel O'Zof a écrit :C'est la formulation qui pose problème, puisque ce n'est pas le trait ou le comportement qui est innée ou acquis, c'est plutôt la variation de ce trait entre deux individus donnés. Donc on devrait plutôt dire: «le fait que tu joues au golf et moi non est surtout dû à des causes environnementales plutôt que génétiques». Mais pour un même trait on n'obtiendra pas la même réponse selon les individus comparés. Si le fait que je ne joue pas au golf est dû à des facteurs environnementaux, le fait que mon chat ne joue pas au golf est davantage dû à des facteurs biologiques.
Merci pour ces précisions. C'est un peu comme ça que je vois les choses.

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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#109

Message par Brève de comptoir » 19 févr. 2012, 08:36

Peut-être un nouvel élément de réponse sur le rôle du biologique sur notre comportement progénitural (il est pas beau ce néologisme ?^^) :
http://www.futura-sciences.com/fr/news/ ... ite_36762/
http://www.sciencedirect.com/science/ar ... 1111002936
Pour faire court :
Les amoureux et les couples ont réagi davantage que les célibataires à la vue des nourrissons inconnus.
A suivre, parce que c'est une étude sur moins de cent individus.

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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#110

Message par Poulpeman » 19 févr. 2012, 14:27

Salut BdC,
Brève de comptoir a écrit :Peut-être un nouvel élément de réponse sur le rôle du biologique sur notre comportement progénitural (il est pas beau ce néologisme ?^^) :
http://www.futura-sciences.com/fr/news/ ... ite_36762/
http://www.sciencedirect.com/science/ar ... 1111002936
Pour faire court :
Les amoureux et les couples ont réagi davantage que les célibataires à la vue des nourrissons inconnus.
A suivre, parce que c'est une étude sur moins de cent individus.
Moins de cents individus, c'est déjà pas mal pour une étude de ce genre.
Pour ce que j'ai compris du résumé, c'est principalement une zone liée à l'attention qui réagi davantage.
Et comme c'est souvent le cas, l'article vulgarisé se permet des extrapolations qu'on ne retrouve pas dans la publication : l'article original ne parle nul part de désir de paternité ou de maternité.

Ca reste tout de même intéressant comme résultat.

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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#111

Message par Aéroplaneur » 10 juil. 2012, 09:41

- Toujours du point de vue de l'évolution, le désir sexuel suffit amplement à la survie de l'espèce. Un désir de maternité parait superflu.
Elle est bonne ! :lol:

En effet, le désir de se reproduire (ou de maternité) n'existe probablement pas : enfanter est plutôt une conséquence du désir sexuel. :)


Et même le désir sexuel n'est peut-être pas si biologique que ça : un humain n'aura pas l'idée d'avoir des relations sexuelles s'il ne sait pas que ça existe.

Le film "Le lagon bleu", c'est de la science-fiction. :a4:
Napoléon à Laplace :
– Laplace, votre travail est excellent mais il n'y a pas de trace de Dieu dans votre système.
– Sire, je n'ai pas eu besoin de cette hypothèse.

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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#112

Message par Poulpeman » 10 juil. 2012, 09:57

Salut Aéroplaneur,
Aéroplaneur a écrit :
- Toujours du point de vue de l'évolution, le désir sexuel suffit amplement à la survie de l'espèce. Un désir de maternité parait superflu.
Elle est bonne ! :lol:
En effet, le désir de se reproduire (ou de maternité) n'existe probablement pas : enfanter est plutôt une conséquence du désir sexuel. :)
Est-ce une approbation ou un sarcasme ? Avec les smileys, j’avoue que je n’arrive pas à savoir.
Ce ma parait en effet logique. Ce que l’on désigne parfois par « instinct de procréation » est en fait un ensemble de comportements aboutissant à la procréation, mais pas d’un instinct poussant à vouloir une progéniture.
Aéroplaneur a écrit :Et même le désir sexuel n'est peut-être pas si biologique que ça : un humain n'aura pas l'idée d'avoir des relations sexuelles s'il ne sait pas que ça existe.
Par contre l’instinct sexuel est bien un instinct commun à de nombreuses espèces animales.

Pour information, je n’ai pas publié l’article sur mon blog vu que le sujet est en marge des sujets habituellement abordés. Du coup je l’ai proposé au blog « Maman ? Non merci ! » qui l’a publié.

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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#113

Message par Aéroplaneur » 10 juil. 2012, 10:21

Poulpeman a écrit :Salut Aéroplaneur,
Aéroplaneur a écrit :
- Toujours du point de vue de l'évolution, le désir sexuel suffit amplement à la survie de l'espèce. Un désir de maternité parait superflu.
Elle est bonne ! :lol:
En effet, le désir de se reproduire (ou de maternité) n'existe probablement pas : enfanter est plutôt une conséquence du désir sexuel. :)
Est-ce une approbation ou un sarcasme ? Avec les smileys, j’avoue que je n’arrive pas à savoir. Poulpeman
Une approbation.

Même chez les grands singes, si une mère n'a pas appris à s'occuper d'un bébé (en ayant un modèle), elle ne sera pas quoi faire avec lui lorsqu'il naîtra.
Napoléon à Laplace :
– Laplace, votre travail est excellent mais il n'y a pas de trace de Dieu dans votre système.
– Sire, je n'ai pas eu besoin de cette hypothèse.

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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#114

Message par Aéroplaneur » 10 juil. 2012, 11:51

Catherine Vidal est neurobiologiste. Elle est l'auteure du livre Le cerveau évolue-t-il au cours de la vie ? aux éditions Le Pommier en 2009.

« La question de l’instinct maternel est une question propice à l'idéologie. Qu’il existe un instinct maternel chez l’animal, c’est une évidence. Le problème de fond est l'extrapolation à l'humain que l’on voudrait réduire à une machine cérébrale qui obéirait simplement aux hormones. C’est une vision réductionniste qui ignore la dimension psychique et sociale des êtres humains.


L’être humain est avant tout diversité et complexité. Son comportement ne peut pas être programmé, parce que son cerveau est unique en son genre : le cortex cérébral de l’homme est bien plus développé que celui de n’importe quel animal, y compris le singe. Voilà pourquoi, grâce à son "libre arbitre", l’Homo sapiens est capable de court-circuiter les programmes instinctifs dépendants des hormones. Tout ce qui relève des instincts chez l’animal est contrôlé chez nous par la culture. L'être humain peut décider de faire la grève de la faim ou de renoncer à la sexualité.


Chaque humain est unique, parce que chaque cerveau se construit en permanence et en interaction avec son environnement. Le vécu de l’un n’est en aucun cas transposable à l’autre. Le vécu d’une femme face à son enfant est le produit de son histoire personnelle, et du contexte social, économique, politique dans lequel naît cet enfant.

C'est aussi parfois en raison des enjeux financiers qui se cachent derrière que certains s’obstinent à dire que les hormones sont toutes puissantes. Parce que l’on voudrait pouvoir vendre de l’instinct maternel (et donc de l’ocytocine) en spray comme on vend de l’amour (des phéromones). Il suffit de taper « ocytocine + spray nasal » sur un moteur de recherche pour s'en convaincre… »
Napoléon à Laplace :
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– Sire, je n'ai pas eu besoin de cette hypothèse.

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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#115

Message par Aéroplaneur » 10 juil. 2012, 13:05

Je retiens surtout ceci, de ma citation précédente :
Tout ce qui relève des instincts chez l’animal est contrôlé chez nous par la culture. L'être humain peut décider de faire la grève de la faim ou de renoncer à la sexualité.
Napoléon à Laplace :
– Laplace, votre travail est excellent mais il n'y a pas de trace de Dieu dans votre système.
– Sire, je n'ai pas eu besoin de cette hypothèse.

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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#116

Message par Aéroplaneur » 10 juil. 2012, 13:13

À l'époque de nos grand-mères, on se mariait souvent avant 18 ans et on se mettait aussitôt à faire des enfants à répétition.

De nos jours, la moyenne d'âge chez les femmes qui ont un premier enfant doit être autour de 28 ans.

Je pense que les piles de "l'horloge biologique" maternelle commencent à faiblir. Il faudrait les remplacer par des Energizer au lithium. :mrgreen:
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– Sire, je n'ai pas eu besoin de cette hypothèse.

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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#117

Message par Poulpeman » 10 juil. 2012, 13:41

Aéroplaneur a écrit :
Catherine Vidal est neurobiologiste. Elle est l'auteure du livre Le cerveau évolue-t-il au cours de la vie ? aux éditions Le Pommier en 2009.

« La question de l’instinct maternel est une question propice à l'idéologie. Qu’il existe un instinct maternel chez l’animal, c’est une évidence. Le problème de fond est l'extrapolation à l'humain que l’on voudrait réduire à une machine cérébrale qui obéirait simplement aux hormones.
L'instinct maternel est une question différente du supposé instinct de procréation.
Bien qu'il soit aujourd'hui supplanté par la culture, j'imagine que l'instinct maternel existe encore et qu'une mère "sauvage" serait capable de manifester des comportements maternels de base (nutrition, soin, protection).

Je n'aime pas cette vision des chose qui consiste à nous séparer nettement des animaux sous prétexte que nous avons développé une culture. Nous partageons encore bien trop de choses avec le règne animal pour qu'elle soit valide.

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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#118

Message par Aéroplaneur » 10 juil. 2012, 13:55

Je ne crois pas que le besoin d'avoir des enfants apparait comme ça chez les femmes, avec la montée de certaines hormones une fois adulte. La preuve en est que, dans notre société occidentale québécoise, de plus en plus de femmes font le choix de ne pas avoir d'enfants, ou bien seulement un seul.

Une mère, si elle ne l'a pas appris, ne saura pas comment prendre soin de son enfant, contrairement à la plupart des animaux.
Napoléon à Laplace :
– Laplace, votre travail est excellent mais il n'y a pas de trace de Dieu dans votre système.
– Sire, je n'ai pas eu besoin de cette hypothèse.

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#119

Message par Aéroplaneur » 10 juil. 2012, 14:01

Poulpeman a écrit : Bien qu'il soit aujourd'hui supplanté par la culture, j'imagine que l'instinct maternel existe encore et qu'une mère "sauvage" serait capable de manifester des comportements maternels de base (nutrition, soin, protection).
J'aurais plutôt tendance à penser le contraire.

Je me souviens d'une expérience, où une guenon avait vécu toute sa vie sans jamais été témoin d'une mère (animale ou humaine) prenant soin de son enfant.

Elle fut fertilisée et accoucha.

La pauvre guenon ne savait pas quoi faire avec son bébé. Elle le trainait au bout de son cordon ombilical. :cry:
Napoléon à Laplace :
– Laplace, votre travail est excellent mais il n'y a pas de trace de Dieu dans votre système.
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#120

Message par Poulpeman » 10 juil. 2012, 14:01

Aéroplaneur a écrit :Je ne crois pas que le besoin d'avoir des enfants apparait comme ça chez les femmes, avec la montée de certaines hormones une fois adulte. La preuve en est que, dans notre société occidentale québécoise, de plus en plus de femmes font le choix de ne pas avoir d'enfants, ou bien seulement un seul.
Je suis d'accord avec ça. C'est l'idée que je défends depuis le début de ce fil.
Aéroplaneur a écrit :Une mère, si elle ne l'a pas appris, ne saura pas comment prendre soin de son enfant, contrairement à la plupart des animaux.
C'est un raisonnement anthropocentrique erroné. Nos gènes (et donc nos instincts) n'ont pratiquement pas changé depuis que nous sommes sortis des cavernes. Le bagage instinctif nécessaire aux comportements parentaux de base ne s'est pas envolé depuis.

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#121

Message par Aéroplaneur » 10 juil. 2012, 14:13

Poulpeman a écrit :C'est un raisonnement anthropocentrique erroné. Nos gènes (et donc nos instincts) n'ont pratiquement pas changé depuis que nous sommes sortis des cavernes. Le bagage instinctif nécessaire aux comportements parentaux de base ne s'est pas envolé depuis.

Poulpeman
Bien sûr qu'il s'est envolé, ou plutôt il est complètement occulté par l'omniprésence de notre cortex cérébral, au même titre que notre vieux cerveau reptilien.
Napoléon à Laplace :
– Laplace, votre travail est excellent mais il n'y a pas de trace de Dieu dans votre système.
– Sire, je n'ai pas eu besoin de cette hypothèse.

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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#122

Message par Poulpeman » 10 juil. 2012, 14:41

Aéroplaneur a écrit :
Poulpeman a écrit :C'est un raisonnement anthropocentrique erroné. Nos gènes (et donc nos instincts) n'ont pratiquement pas changé depuis que nous sommes sortis des cavernes. Le bagage instinctif nécessaire aux comportements parentaux de base ne s'est pas envolé depuis.
Bien sûr qu'il s'est envolé, ou plutôt il est complètement occulté par l'omniprésence de notre cortex cérébral, au même titre que notre vieux cerveau reptilien.
Si tu crois en de telles bêtises, je t'invite à ouvrir un fil sur ce sujet. Tu as un gros noeud à détordre là.

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#123

Message par Aéroplaneur » 10 juil. 2012, 15:00

Poulpeman a écrit :Si tu crois en de telles bêtises, je t'invite à ouvrir un fil sur ce sujet. Tu as un gros noeud à détordre là.

Poulpeman
J'ai un peu de difficulté à vous suivre : selon vous, l'instinct maternel existe, oui ou non ?

Pour ma part, je pense que c'est notre histoire personnelle, ce que nous avons appris, ce dont nous avons été témoin depuis le début de notre existence, comment nous comprenons les choses, etc., qui fait en sorte que nous sommes capable de soigner un enfant ou non, et que nous avons la volonté de le faire.

Des femmes font le choix de faire des enfants et d'en prendre soin, d'autres ne sont pas intéressées par la maternité. Ça relève beaucoup plus de la culture et de l'histoire personnelle que d'un quelconque gène.
Napoléon à Laplace :
– Laplace, votre travail est excellent mais il n'y a pas de trace de Dieu dans votre système.
– Sire, je n'ai pas eu besoin de cette hypothèse.

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#124

Message par Aéroplaneur » 10 juil. 2012, 15:11

Il existe aussi des mères incompétentes, négligeantes, violentes, froides, distantes, etc.

Problème génétique ?

J'en doute.
Napoléon à Laplace :
– Laplace, votre travail est excellent mais il n'y a pas de trace de Dieu dans votre système.
– Sire, je n'ai pas eu besoin de cette hypothèse.

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#125

Message par Aéroplaneur » 10 juil. 2012, 15:17

Aéroplaneur a écrit :Il existe aussi des mères incompétentes, négligeantes, violentes, froides, distantes, etc.

Problème génétique ?

J'en doute.
Si c'était le cas, les services de protection de l'enfance recruteraient des généticiens et des biologistes au lieu de travailleurs sociaux.
Napoléon à Laplace :
– Laplace, votre travail est excellent mais il n'y a pas de trace de Dieu dans votre système.
– Sire, je n'ai pas eu besoin de cette hypothèse.

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