La maternité : désir biologique ou social ?

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BeetleJuice
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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#151

Message par BeetleJuice » 04 déc. 2012, 06:50

Petite parenthèse
m'enfin a écrit :Je propose des réponses, on me traite de cinglé
On ne vous traite pas de cinglé à cause de vos "réponses". Relisez ce qui a été dit en réponse à vos idées, ça n'est pas cinglé qui s'applique.
Pour ma part, c'était fumiste, pour les plus modéré que moi, c'était juste que c'était des idioties.

Le cinglé est venu uniquement quand vous vous êtes obstiné à défendre contre vent et marrée vos idées fumeuses,sans la moindre preuve et sans le début d'une réflexion réellement cohérente et à considérer que celui qui vous contredisait n'avait soit rien compris, soit était un réactionnaire, soit qu'il faisait de la projection.
Face à une telle tendance à se fermer les yeux et les oreilles pour ne pas voir la contradiction tout en affirmant révolutionner la pensée au moyen d'une pseudo-théorie du tout, la conclusion d'une mégalomanie et d'un orgueil pathologique ne sont pas or de propos.

Mais c'est lié à votre comportement, pas au contenu de vos idées (qui sont de toute façon franchement trop flou pour en tirer quoi que ce soit sur vous sauf que vous êtes probablement aussi confus qu'elles. Et confus n'est pas synonyme de cinglé)

Je rajoute à la liste des raisons de la défiance d'un certain nombre de membre de ce forum envers vous, ce dont vous venez de faire l'illustration, à savoir la manipulation des propos d'autrui à votre avantage.

Fin de la parenthèse.



Pour en venir au sujet du topic, je suis comme Poulpeman, j'aimerais une précision du thème à aborder. Là on a 5, voir 6 sujets en même temps et s'ils sont potentiellement liés, ils sont tous suffisamment dense pour mériter au moins qu'on précise sur lequel on va se concentrer (parce que s'il faut traité de la natalité, du désir d'enfant, du caractère raisonnable de ce désir face aux fonctionnements des sociétés, du caractère raisonnable du désir d'enfant face aux contraintes environnementales... on n'a pas finit.)
Dernière modification par BeetleJuice le 04 déc. 2012, 07:46, modifié 1 fois.
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odyssée

Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#152

Message par odyssée » 04 déc. 2012, 07:43

ok... alors j'y vais...

- Doit-on continuer de faire des enfants dans le contexte mondial et explosif actuel ?
- ou, plus soft, doit-on réduire notre nombre d'enfant à faire, afin que l'avenir soit mieux gérable ?
- une maternité non - naturelle donc procréation médicale est-elle raisonnable , aux vues du nombre d'enfants déjà en souffrance, et des difficultés croissantes des populations en général ?

commencez par 1 ou les 3 questions à la fois... GOOOOOOOOOOOOOOOO !!!!! :)

odyssée

Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#153

Message par odyssée » 04 déc. 2012, 07:54

j'ai oublié de mettre en lien ce site afin d'étayer la nouvelle orientation de ce topic..
http://www.videos.arte.tv/fr/videos/la- ... 75488.html

histoire de dire qu'en fait ici, en Europe, même si certains font les malins, ça va plutôt... moins bien qu'avant... !!

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eatsalad
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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#154

Message par eatsalad » 04 déc. 2012, 07:56

Vous parlez d'un manière globale mais suivant qu'on est en Allemagne ou en Inde les problèmes démographiques sont complétement différents.

En quoi faire moins d'enfants permettraient un avenir meilleur selon vous?

Est-ce que les personnes qui utilisent une aide médicale pour procréer participent d'une manière outrancière à la surpopulation ?

La surpopulation est elle un phénomène global et partagé par l"humanité ou un phénomène local et temporel, selon vous ?

Pour moi, les problèmes de surpopulation se posent plutot lors d'une conjonction de mauvaises récoltes et de problèmes politiques locaux à la région en famine, je n'y vois pas encore un problème global, en tout cas en France entre chaque ville on a des kilomètres de campagne on est loin de se marcher dessus!
"N’a de conviction que celui qui n’a rien approfondi."

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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#155

Message par odyssée » 04 déc. 2012, 07:57

le lien ne passe pas... je vais essayer plus tard un similaire... désolée

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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#156

Message par MaisBienSur » 04 déc. 2012, 08:00

odyssée a écrit : - Doit-on continuer de faire des enfants dans le contexte mondial et explosif actuel ?
Oui, c'était pire avant....
odyssée a écrit : - ou, plus soft, doit-on réduire notre nombre d'enfant à faire, afin que l'avenir soit mieux gérable ?
Non, c'est l'avenir qu'il faut (continuer) à gérer, et non les naissances...
odyssée a écrit : - une maternité non - naturelle donc procréation médicale est-elle raisonnable , aux vues du nombre d'enfants déjà en souffrance, et des difficultés croissantes des populations en général ?
Oui et surtout si par procréation médicale on peut isoler le gène responsable du pessimisme qui vous touche (déjà exprimé un peu plus tôt) :mrgreen:
Dernière modification par MaisBienSur le 04 déc. 2012, 08:14, modifié 1 fois.
Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu.

Avant, j'étais indécis, maintenant je n'en suis plus très sûr...

Les marmottes qui pissent au lit passent un sale hiver (Philippe Vuillemin)

odyssée

Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#157

Message par odyssée » 04 déc. 2012, 08:08

dernière tentative...
http://www.nemesistv.info/video/GOSRB83 ... de-pauvres
eatsalad a écrit :En quoi faire moins d'enfants permettraient un avenir meilleur selon vous?
nous pourrions peut-être avoir davantage de temps, d'attention et de moyens pour nous occuper de ceux déjà nés et en souffrance ?
eatsalad a écrit :Est-ce que les personnes qui utilisent une aide médicale pour procréer participent d'une manière outrancière à la surpopulation ?
pas outrancière non... mais lorsque la nature nous dit que quelque chose n'est pas possible, faut-il absolument la contrer ? les cas de stérilité sont peut-être un moyen que la planète a trouvé pour justement limiter la surpopulation ?
eatsalad a écrit :La surpopulation est elle un phénomène global et partagé par l"humanité ou un phénomène local et temporel, selon vous ?
il me semble que c'est un phénomène global... mais également relativement anarchique...
eatsalad a écrit :Pour moi, les problèmes de surpopulation se posent plutot lors d'une conjonction de mauvaises récoltes et de problèmes politiques locaux à la région en famine, je n'y vois pas encore un problème global, en tout cas en France entre chaque ville on a des kilomètres de campagne on est loin de se marcher dessus!
pensez-vous que, avant d'agir, nous devons attendre de se marcher dessus dans les endroits encore préservés ? ne vaut-il mieux dès à présent, trouver des solutions pacifiques et simples ???

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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#158

Message par M'enfin...qui sait » 04 déc. 2012, 08:11

Salut Odyssée,
odyssée a écrit :- Doit-on continuer de faire des enfants dans le contexte mondial et explosif actuel ?
Je crois que la diversité sociale amenée par l'émancipation des femmes est actuellement plus utile à l'évolution sociale, que l'augmentation de la population l'est à la survie de l'espèce.
odyssée a écrit :- ou, plus soft, doit-on réduire notre nombre d'enfant à faire, afin que l'avenir soit mieux gérable ?
Impossible, selon moi, de prédire l'avenir, et la morale ne peut pas le faire non plus.
odyssée a écrit :- une maternité non - naturelle donc procréation médicale est-elle raisonnable , aux vues du nombre d'enfants déjà en souffrance, et des difficultés croissantes des populations en général ?
La recherche sur la procréation in vitro est, selon moi, importante pour la survie de l'humanité. Et ce n'est pas pour moi une question de morale. Si, un jour, nous arrivions à nous reproduire sans copuler, je crois que ce serait avantageux pour l'intelligence humaine. Un instinct, c'est tout sauf intelligent!

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BeetleJuice
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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#159

Message par BeetleJuice » 04 déc. 2012, 08:15

odyssée a écrit :ok... alors j'y vais...

- Doit-on continuer de faire des enfants dans le contexte mondial et explosif actuel ?
- ou, plus soft, doit-on réduire notre nombre d'enfant à faire, afin que l'avenir soit mieux gérable ?
- une maternité non - naturelle donc procréation médicale est-elle raisonnable , aux vues du nombre d'enfants déjà en souffrance, et des difficultés croissantes des populations en général ?

commencez par 1 ou les 3 questions à la fois... GOOOOOOOOOOOOOOOO !!!!! :)
Je doute qu'il soit possible de répondre de manière claire aux trois, dans la mesure où elles touchent à bien plus que de simple calcul mathématique de démographie.

Je vais quand même tenter de donner mon point de vue et si possible de rester rationnel.

1) Cette question là est mal posé à mon avis, dans la mesure où elle pose ne dit pas si c'est une question individuelle (est-il conseillé de faire des enfants maintenant, d'attendre plus tard ou de s'abstenir pour laisser aux autres) ou collective (l'espèce humaine doit-elle se perpétuer).
Pour la première possibilité, je n'en sais rien, ça dépend de la situation de chacun, de sa société et des perspective e celle-ci, mais aussi, évidement, des désirs des parents.
Pour la partie collective, mettre une question de contexte ne me semble pas à propos, dans la mesure où c'est plus spécifiquement une question pour savoir si l'humanité oit se perpétuer ou pas. Et là pour rester objectif, je dirais que,dans la mesure où il n'existe visiblement pas de sens universel et objectif à la vie, c'est une question de choix collectif et/ou individuel, le contexte n'est pas directement une contrainte, même si c'est un élément de réflexion.

2) Sur le contrôle de la natalité, c'est aussi une question de choix de société. A savoir si on préfère un règlement des déséquilibres de manière raisonnée ou malthusienne.
Sur le plan purement factuel (donc sans considération éthique ou politique), c'est une vraie question, dans la mesure où l'on voit venir le fait que l'augmentation de la démographie pose de gros problème de distribution ds ressources, mais à l'inverse, une réduction pose des problème de répartition des richesses, de prises en charge des personnes agées et de vieillissement de la population qui fait supporter par une part de plus en plus faibles le bon fonctionnement de la société, au risque, au final, soit d'un épuisement de cette part de jeune actif supportant les plus agés d'une manière ou d'une autre, soit une révolte et l'abandon des plus agés, avec les conséquences en terme de désorganisation de la société.
L'équilibre est lui aussi très dur à tenir en ce qu'il impose des contraintes difficiles.

Personnellement, c'est difficile de ce prononcer, hormis l'équilibre très dur à atteindre (sachant que la contrainte sur les naissances risquent de décourager la natalité plus qu'il ne le faut ou de créer des déséquilibres entre hommes et femmes) les deux solutions voit globalement le même types de catégorie de perdants, mais j'aurais tendance à penser qu'il y a plus de perspective dans une solution avec contrainte sur la natalité que dans une solution malthusienne dont on ne maîtrise pas le déroulement et qui ne peut pas faire l'objet d'une prévision.

Mais on sait d'avance que ça sera globalement les mêmes perdants dans les deux cas.

Je ne me prononce pas sur la dernière question pour le moment.
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Djibi
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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#160

Message par Djibi » 04 déc. 2012, 08:19

odyssée a écrit :pas outrancière non... mais lorsque la nature nous dit que quelque chose n'est pas possible, faut-il absolument la contrer ? les cas de stérilité sont peut-être un moyen que la planète a trouvé pour justement limiter la surpopulation ?
Pour clarifier votre position : pensez-vous que la nature a un but et que l'infertilité résulte de sa volonté plutôt que des facteurs de santé défavorables ? Pourquoi aurait-elle l'envie ou le désir de limiter la croissance humaine et pourquoi les cas d'infertilité semblent apparaître aléatoirement, que ce soit en terme de classe sociale ou de situation géographique ? Si elle a un but vis à vis de l'homme, quel est-il ? Est-ce une entité ?

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eatsalad
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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#161

Message par eatsalad » 04 déc. 2012, 08:20

odyssée a écrit :dernière tentative...
http://www.nemesistv.info/video/GOSRB83 ... de-pauvres
eatsalad a écrit :En quoi faire moins d'enfants permettraient un avenir meilleur selon vous?
nous pourrions peut-être avoir davantage de temps, d'attention et de moyens pour nous occuper de ceux déjà nés et en souffrance ?
Et bien pourquoi attendre et ne pas commencer tout de suite ? on pourrait s'attaquer à la faim dans les cités francaises car vu le taux de fécondité en France on ne devrait pas être submergé par une horde de mort la faim dans les années à venir et les efforts faits maintenant ne seront pas anénatis par un accroissement galopant de la population ! (à moins d'un appauvrissement généralisé de la population francaise)
odyssée a écrit :
eatsalad a écrit :Est-ce que les personnes qui utilisent une aide médicale pour procréer participent d'une manière outrancière à la surpopulation ?
pas outrancière non... mais lorsque la nature nous dit que quelque chose n'est pas possible, faut-il absolument la contrer ? les cas de stérilité sont peut-être un moyen que la planète a trouvé pour justement limiter la surpopulation ?
Pour vous la nature et la planète sont des êtres doués de paroles et de volontés ? Votre personnification de la nature est surement à l'origine de votre philosophie.
Le problème c'est que ca n'est pas très réaliste...
odyssée a écrit :
eatsalad a écrit :La surpopulation est elle un phénomène global et partagé par l"humanité ou un phénomène local et temporel, selon vous ?
il me semble que c'est un phénomène global... mais également relativement anarchique...
eatsalad a écrit :Pour moi, les problèmes de surpopulation se posent plutot lors d'une conjonction de mauvaises récoltes et de problèmes politiques locaux à la région en famine, je n'y vois pas encore un problème global, en tout cas en France entre chaque ville on a des kilomètres de campagne on est loin de se marcher dessus!
pensez-vous que, avant d'agir, nous devons attendre de se marcher dessus dans les endroits encore préservés ? ne vaut-il mieux dès à présent, trouver des solutions pacifiques et simples ???
Non je ne pense pas qu'il faille attendre que ce soit trop tard pour résoudre un problème!
Par contre pour résoudre un problème il faut clairement l'identifier et le comprendre afin d'apporter la meilleur solution possible. Et notamment je ne crois pas que le problème soit le même si on est en france ou si on est inde par exemple.
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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#162

Message par anty28 » 04 déc. 2012, 17:31

Je suis loin d'avoir lu tout le présent topic, mais je me pose des questions... Par exemple, je peux me tromper, mais il me semble que le désir de maternité chez les lesbiennes n'est pas du tout valorisé par la société, et contrairement à ce que Poulpeman affirme au début du topic, je ne suis pas sûr que le désir sexuel suffise du point de vue évolutionniste : les enfants humains mettent du temps à mûrir, ce qui suppose que le temps passé à s'occuper d'eux ne soit pas (trop) perçu comme une corvée...

Du coup, cela ferait plutôt pencher la balance du côté du mélange biologique/social, non ?
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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#163

Message par Ptoufle » 04 déc. 2012, 19:55

Bonjour,

suite au déterrage de ce sujet, je reviens un peu sur la question de base. Ce que Poulpy défend, et sur quoi je suis plutôt en accord, est que le désir sexuel et l'instinct du soin à l'enfant (appelé aussi instinct maternel), sont bien innés et instinctif. On peut porter des réserves sur l'instinct maternelle (j'ai lu l'histoire de la guenon), pourquoi pas.
Mais le désir d'enfant en soi, ne fait pas partie de ce schéma.

Je vous propose une expérience toute simple :
Prenez un homme et une femme qui n'ont pas vu, comme dans le cas de la guenon, d'exemples de maternité, ou d'enfants. En gros, un couple sauvage ayant vécu seuls dans la jungle. Mettez les ensemble.
- ils vont chercher à se nourrir.
- ils vont chercher à se protéger des prédateurs
- ils vont avoir du désir sexuel et chercher à l'assouvir.

- où vont-ils trouver un désir d'avoir des enfants ? Ils ne savent pas qu'ils sont en mesure d'en faire, ils ne savent pas que les enfants existent... Sans référence ou exemple culturel, je ne vois pas comment ce désir peut exister en lui-même.
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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#164

Message par Brève de comptoir » 05 déc. 2012, 03:13

La maternité ne s'arrête pas à l'accouchement. Donc le désir d'enfant peut "naître" une fois l'enfant arrivé.

Si les marmots ont des bouilles qui nous font passer pour des nouilles, c'est peut-être un signe évolutif pour inciter les parents à s'occuper de leur progéniture une fois née.

Enfin bref, je comprends toujours pas ce débat... Comme si ce soit-disant désir de maternité devait n'être que biologique ou social... D'abord est-ce qu'un désir dépend de la biologie et/ou du social ? (est-ce qu'une pulsion par exemple est du domaine du biologique ou tout simplement du comportement ?) Ensuite pourquoi ça ne pourrait pas être les deux ? Comme si on préférait les mangues aux prunes ne pouvait avoir qu'une origine... Le problème me parait trop mal défini pour pouvoir y répondre.

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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#165

Message par anty28 » 15 janv. 2013, 15:11

Je remonte cette enfilade pour poster une vidéo avec Elisabeth Badinter qui aborde ce sujet :

https://www.youtube.com/watch?feature=p ... zSqqrSofWA

Cette vidéo aurait tout à fait sa place sur le topic sur l'homoparentalité, également. Bien que je sois d'accord avec ses conclusions, j'ai des réserves par rapport à certains points de son argumentation. Qu'en pensez-vous ?
‎"Aujourd'hui, c'est très compliqué, car il y a des croyants et des athées, des hommes et des femmes qui travaillent (alors qu'avant les femmes élevaient les enfants), des hétéros et des homos, bref c'est vraiment le bordel !". Perle d'étudiant

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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#166

Message par Cajypart » 15 janv. 2013, 16:25

Brève de comptoir a écrit :La maternité ne s'arrête pas à l'accouchement. Donc le désir d'enfant peut "naître" une fois l'enfant arrivé.

Si les marmots ont des bouilles qui nous font passer pour des nouilles, c'est peut-être un signe évolutif pour inciter les parents à s'occuper de leur progéniture une fois née.

Enfin bref, je comprends toujours pas ce débat... Comme si ce soit-disant désir de maternité devait n'être que biologique ou social... D'abord est-ce qu'un désir dépend de la biologie et/ou du social ? (est-ce qu'une pulsion par exemple est du domaine du biologique ou tout simplement du comportement ?) Ensuite pourquoi ça ne pourrait pas être les deux ? Comme si on préférait les mangues aux prunes ne pouvait avoir qu'une origine... Le problème me parait trop mal défini pour pouvoir y répondre.
Généralement, ce genre de débat biologique versus social cache des débats plus profonds tels que déterminisme versus libre-arbitre, naturel versus artificiel.
Certains vont voir dans le conditionnement social du libre-arbitre... Ainsi, ce qui n'est pas biologique deviendrait un choix. Ce qui est absurde. Qu'il soit biologique ou social, un déterminisme reste un conditionnement qui exclut la notion de libre-arbitre.
Ainsi, un comportement désigné comme d'origine biologique prendra d'office le label de "normal" tandis qu'un comportement désigné comme d'origine sociale pourra être soumis à un procès en "déviance" en vue de pourquoi pas les "corriger" afin de les faire entrer dans la norme.
Les efforts pour faire passer certains comportements comme d'origine biologique ou sociale ont plus à voir avec la sanction (sociale) de tout ce qui n'entre pas dans la norme.
Pour ma part, je pense que la grande majorité des comportements, comme le désir de maternité, l'orientation sexuelle ou même le genre (féminité, masculinité qui sont des constructions sociales, normatives), sont d'origine sociale mais n'en sont pas moins des déterminismes où le libre-arbitre n'a rien à voir.
"C'est pas parce qu'ils sont nombreux à avoir tort, qu'ils ont forcément raison..."(un pote à moi qui cite Coluche)

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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#167

Message par Poulpeman » 16 janv. 2013, 15:17

Salut Anty,
anty28 a écrit :Je remonte cette enfilade pour poster une vidéo avec Elisabeth Badinter qui aborde ce sujet :

https://www.youtube.com/watch?feature=p ... zSqqrSofWA

Cette vidéo aurait tout à fait sa place sur le topic sur l'homoparentalité, également. Bien que je sois d'accord avec ses conclusions, j'ai des réserves par rapport à certains points de son argumentation. Qu'en pensez-vous ?
Globalement d'accord, même si c'est lassant de platitudes. Ca me consterne de voir que l'Assemblée Nationale a besoin d'entendre ce genre d'évidence.

J'ai surtout tiqué sur ça :

"L'instinct maternel est un mythe. La femme n'est pas une femelle animale".
Si je ne connaissais pas les positions d'E. Badinter sur le sujet, j'aurais pris ça comme une simplification consistant à pointer le fait que chez l'homme, le social a pris le dessus sur l'instinct, et j'aurais été largement d'accord.

Sauf que ce n'est pas la première fois qu'E. Badinter affirme ceci. Problème : techniquement, la femme est une primate, donc une femelle animale, et elle a bien des instincts maternels. E. Badinter fait de l'anthropocentrisme : elle sort l'homme et la femme du règne animal pour en faire une espèce à part non soumis aux instincts.

Mais bon, dans le contexte, ça n'affecte pas l'argumentation ou la conclusion.

Sinon, j'ai bien aimé le passage sur le conformisme / le modèle social. Moins son vilain strawman sur l'eugénisme :)

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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#168

Message par anty28 » 30 janv. 2013, 15:13

Quelque soit votre opinion sur la question, si vous voulez lire des arguments psychanalytiques débiles concernant ce sujet, rien de mieux que ce lien :

http://www.psy-luxeuil.fr/article-dossi ... 96942.html

Ce genre de truc ne fait pas avancer le schmilblick :lol:
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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#169

Message par Brève de comptoir » 29 sept. 2013, 16:02

Boris Cyrulnik pense que c'est culturel. Émission sur franceinfo aujourd'hui :
http://www.franceinfo.fr/societe/histoi ... 2013-09-29

En présentation, il est dit qu'il est psychiatre et psychanalyste, mais à ma connaissance il est neurologue et éthologue.
(il l'est apparemment, on trouve ça, bref)

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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#170

Message par Nicolas78 » 03 oct. 2013, 05:47

Salut,

J'essaye de réagir a une chose.
Certainement la psychanalyse est dans son fondement théorique un ramassis d'idées irréfutable et grossière parfois.
Pour autant elle ne dit pas que des conneries :

Dans l'article poster par Anty28 on peux lire :
Pourquoi aspirons-nous à faire un enfant?

Monique Bydlowski : C’est un élan naturel. Toutes les espèces se reproduisent, et la procréation relève de l’ordre du vivant, auquel nous, espèce humaine, appartenons. Nous sommes aussi imprégnés de notre modèle parental. Nous nous positionnons par rapport à cette filiation : soit nous nous inscrivons contre, en décidant de ne pas enfanter ; soit nous décidons de la répéter. Enfin, vouloir un enfant peut répondre à la soif d’immortalité qui nous tenaille tous plus ou moins. Quand nous regardons des petits courir, nous sentons bien cela : nous allons mourir, alors qu’ils portent l’avenir en eux. Il s’en dégage un lumineux sentiment d’éternité. Mais il ne faut pas oublier non plus que le désir d’enfant échappe souvent à notre volonté.
En quoi est-ce illuminé est assurément faux ou "débile" ?
Surtout la première partie...en rouge.
Pour moi sa se tien, pour la science(s) aussi (biologique, psychologique, sociale).

Pour le reste...sa se critique et sa se dément :)
Sauf peut-être la ou le désir de s'occuper d'un enfant viens tôt...beaucoup de filles et garçons très jeune (3 ans) joue a la maman et s'occupe d'un bébé peluche ou jouet.
C'est surement un principe de reconnaissance identitaire (et donc loin de la psychanalyse) et de mime de la maman et au papa aussi de sécurité.
Pour autant ça doit jouer sur la suite si la prise en charge de mime de se "doudou" est un succès émotionnel.

A bientôt
Dernière modification par Nicolas78 le 03 oct. 2013, 07:35, modifié 1 fois.

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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#171

Message par Nicolas78 » 03 oct. 2013, 07:24

Une deuxième tournure que j'aimerais exprimer :
Si une thèse parait en contredire une autre elle ne l'invalide pas pour autant n’est ce pas ? (si ? ça me donne une idée de sujet ça...).

On peux donner deux exemple :

- Une personne qui ne désir pas d'enfant peux terminer avec un môme suite à une pression sociale ou plusieurs.
- Un couple seul sur une ile perdu pourrait sans pression sociale se désiré sexuelement ou plus et se retrouver avec un enfant et en prendre soin.

Peut-être l'un n’empêche pas l'autre.
C'est multifactoriel, est en partie pas totalement éclairci par la science.
Se qui rend la discussion en devenir et la réponse probablement incomplète et pluridisciplinaire.

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Cogite Stibon
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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#172

Message par Cogite Stibon » 03 oct. 2013, 07:56

Salut Nicolas :
Nicolas78 a écrit :En quoi est-ce illuminé est assurément faux ou "débile" ?
Surtout la première partie...en rouge.
C’est un élan naturel.
Valeur explicative : zéro.
Toutes les espèces se reproduisent, et la procréation relève de l’ordre du vivant, auquel nous, espèce humaine, appartenons.
Rien à voir avec le désir d'enfant, qui n'existe que chez l'homme. Le désir sexuel assure la procréation chez les animaux supérieurs, dont l'homme. Pas besoin de désirer avoir un enfant pour ça.
Nous sommes aussi imprégnés de notre modèle parental.
Le désir d'enfant serait donc moins fort chez un orphelin qui n'a être imprégné du modèle de ses parents ? Je serais curieux de connaître les recherches que les psychanalystes ont entreprises pour vérifier ce point. Et oblitération complète du contexte social.
Nicolas78 a écrit : Peut-être l'un n’empêche pas l'autre.
C'est multifactoriel, est en partie pas totalement éclairci par la science.
Se qui rend la discussion en devenir et la réponse probablement incomplète et pluridisciplinaire.
La science sait très bien étudier les phénomènes multifactoriels. C'est même elle qui a envie tous les outils qui le permette.
Pour les échantillons statistiques, comme dans d'autres domaines, il n'y a pas que la taille qui compte.
Raisonner a l'instinct sur des problemes de probabilites, c'est le desastre assuré. (Spin Up)
Une graphe sans échelle, c'est bon pour la poubelle

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Nicolas78
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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#173

Message par Nicolas78 » 03 oct. 2013, 08:10

Salut Nicolas :
Hello, merci de ta réponse.
Alors, tes plus perspicace que moi.
Valeur explicative : zéro
Pas faux :a5:
Rien à voir avec le désir d'enfant, qui n'existe que chez l'homme. Le désir sexuel assure la procréation chez les animaux supérieurs, dont l'homme. Pas besoin de désirer avoir un enfant pour ça.
Effectivement, tu ma détordu la ! :merci:
Le désir d'enfant serait donc moins fort chez un orphelin qui n'a être imprégné du modèle de ses parents ? Je serais curieux de connaître les recherches que les psychanalystes ont entreprises pour vérifier ce point. Et oblitération complète du contexte social.
Non, c'est vrai... mais je pense que le modèle parental tien une pare importante dans la psychologie "amoureuse" (comportent, envie) mais pas forcement les actions et les choix éclairé.
Non pas que l'adulte calque ou rejette...mais que le modèle est présent dans son esprit.
Edit : C'est subjectif : moi il ma fallu du temps pour m'en défaire et crée ma voie sans culpabilité...donc chez certains peut-être ?
La science sait très bien étudier les phénomènes multifactoriels. C'est même elle qui a envie tous les outils qui le permette.
Pour sure, le sujet du post "La maternité : désir biologique ou social ?" me parait être partie pour un choix, les deux me semble être défendable, peut-être pas a la même puissance et moment ?

A bientôt

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Dash
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Re: La maternité : désir biologique ou social ?

#174

Message par Dash » 03 oct. 2013, 11:01

Salut,

Pour moi, le principal problème de ce sujet me parait être beaucoup plus en rapport avec les termes utilisés (et aussi parce qu'il y a parfois conjonction entre certains besoins biologiques et désirs sociaux).

Il me semble évident qu'on ne peut désirer ce que l'on n'a jamais vu ou connu. Le désir implique impérativement la pensée et la réflexion (même si cela génère par la suite certains sentiments qui pourront être considérés comme étant des « besoins »).

Et puisqu’on parle de « maternité » (La maternité : désir biologique ou social ?), il m'est évident qu'il faut avoir déjà observé ce qu'est la maternité pour pouvoir se projeter et juger si cela nous plait ou si cela satisfera certain de nos besoins « primaires ». Par conséquent, « désirer la maternité » relève essentiellement de l'aspect social et de l'expérience (acquis) .

La preuve étant qu'un couple, seule sur une ile déserte et n'ayant jamais observé la résultante de la copulation (enfants et maternité), ne pourrait pas en ressentir le « besoin », contrairement au besoin de se nourrir et de copuler (qui, eux, se ferons sentir s'en même avoir besoin de réfléchir ou d'observer quoi que ce soit).

Ça me semble tellement simple et évident!

Sinon, après avoir copulé et materné une première fois, ben certains besoins pourront naturellement ensuite déclencher certaines pensées (désirs) ou vice versa, ce qui donnera l'impression que l'un est l'instigateur de l'autre. Par exemple : se nourrir est bel et bien un besoin biologique, mais, après en avoir fait l'expérience, on peut développer le désir de savourer des trucs uniquement pour le plaisir même si l'on ne ressent pas le besoin de se nourrir. Du moment qu'on a déjà observé, expérimenté ou connu un truc, ce denier peut se transformer en désir et se confondre avec des besoins, mais tant qu'on n’a jamais connu ou observé un truc, le mot « désir » n'est pas approprié à mon sens. Et je ne vois pas comment on pourrait désirer quelque chose dont il est possible (hypothétiquement) d'ignorer l'existence.
Penser savoir est une chose, savoir penser en est une autre !

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