La culture du viol, la réalité et les mots pour la décrire.

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Re: La culture du viol, la réalité et les mots pour la décrire.

#1851

Message par thierry » 24 mars 2018, 22:22

David Labrecque a écrit : 24 mars 2018, 21:59 C'est le genre de sujet où j'ai tendance à me positionner très clairement, ce qui n'implique aucune obligation pour les autres d'en faire autant. Je ne suis pas le tribunal de l'Inquisition (excepté une fois, au chalet) ! :singe:
Tu racontes ? (à part si c'est trop trash, je suis sensible perso)

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#1852

Message par David Labrecque » 24 mars 2018, 22:49

J'ai déjà mis fin à une amitié toxique avec un narcissique mythomane et contrôlant après avoir appris que son ex-blonde était allée en thérapie pour se guérir de ses abus mentaux. Il y avait déjà longtemps que j'essayais de me débarrasser de cette relation. Malgré mes insultes et ma demande sans équivoque de ne plus m'adresser la parole, l'individu est venu me saluer dans une soirée, quelques mois après cette «rupture». J'ai refusé sa poignée de main en me moquant de lui devant trois filles qu'il voulait impressionner. Ça a presque dégénéré en bagarre puisqu'il me suivait en imposant physiquement sa présence dans mon espace vital (ce qui résume sa façon d'être). C'était il y a plusieurs années. On m'a dit qu'il avait fait une dépression. En l'apprenant, je me suis esclaffé : tiens, il s'est enfin vu dans le miroir ! Voilà. C'est méchant, mais je n'ai aucune tolérance envers les individus de cette espèce. J'ai connu une psychologue qui refusait ce type de personnalité en consultation.
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#1853

Message par thierry » 24 mars 2018, 23:04

@ David

ok merci !
je me sens un peu con d'avoir posé la question par contre, parce que je sais pas trop comment réagir..
A la limite, un truc qui me pose un peu question en ce moment, c'est cette histoire d'humiliation chez les gamins. Le besoin de les humilier un peu dans l'optique de leur faire "apprendre" certaines choses (et de se passer les nerfs)..
Moi j'aurais tendance à être pour (comme ça a priori). Après j'en sais rien, et face à des adultes, bah j'ai l'impression que c'est encore plus compliqué.

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#1854

Message par David Labrecque » 24 mars 2018, 23:30

thierry a écrit : 24 mars 2018, 23:04A la limite, un truc qui me pose un peu question en ce moment, c'est cette histoire d'humiliation chez les gamins. Le besoin de les humilier un peu dans l'optique de leur faire "apprendre" certaines choses (et de se passer les nerfs)..
Quelle est cette histoire ? Je ne suis pas au courant.
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#1855

Message par Kraepelin » 24 mars 2018, 23:31

Lulu Cypher a écrit : 24 mars 2018, 08:04
Aggée a écrit : 24 mars 2018, 02:35
Lulu Cypher a écrit : 23 mars 2018, 11:54 Rhétorique de jésuite qui consiste à répondre à une question par une autre question :down:
Peut être mais sa réponse aurait pu être courte ,oui ou non.
Qu’elle m’en excuse si je me trompe,mais j’ai senti des relents féministes un peu agressifs dans sa question
Vraie hypocrisie, crédulité naive ou simple erreur de compréhension .... je ne parlais pas de LDM mais de toi ... :roll:
Tout ça ressemble à une grossière tentative de détournement de la conversation .... j'aimerai toujours savoir quelle est la raison pour laquelle tu nous as partagé cette anectdote ... et quelle est l'idée sous-jacente que tu souhaites illustrer ?
Il faut toujours que tu fasses des procès d'intention. Au lieu de spéculer sur d'hypothétiques intentions cachées, parle donc de ta propre expérience ou de tes propres idées
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#1856

Message par Kraepelin » 24 mars 2018, 23:40

David Labrecque a écrit : 24 mars 2018, 12:32 Sans vouloir jouer au troll en débarquant à brûle-pourpoint après plus de 70 pages de discussion, voici un exemple flagrant de ce que désigne le concept de «culture du viol» :

http://www.tvanouvelles.ca/2018/03/15/u ... gresseur-1

Ici, au lieu de moraliser l'agresseur, les amis de celui-ci avaient sérieusement l'intention d'organiser une soirée au bar où il travaillait pour fêter sa sortie de prison...
:a7:
Que la victime (ou sa famille) estime qu'aucune peine n'est assez sévère pour son agresseur, je peux psychologiquement le comprendre. C'est ta réaction que je ne comprends pas.

Comment les amis d'une personne qui sort de prison devraient se comporter? Lui remettre sur le nez sa faute jusqu'à la fin de ses jours? Renier leur amitié et lui faire la grimasse chaque fois qu'ils le croise?
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#1857

Message par Kraepelin » 24 mars 2018, 23:50

David Labrecque a écrit : 24 mars 2018, 17:51
Il y a une différence entre accueillir un proche à sa sortie de prison, dans la honte et le secret, et gratifier socialement son absence de remords en organisant une grande fête publique pour son retour à la liberté ...
Je comprend mieux ta position ici, mais es-tu sûr que c'était la signification de la fête? «Steve nous trouvons que tu as raison de ne pas entretenir de remords et nous ramassons de l'argent pour que tu continues dans ta précédente ligne de conduite!»
J'ai un doute ...
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#1858

Message par Kraepelin » 24 mars 2018, 23:58

David Labrecque a écrit : 24 mars 2018, 20:30 Mais il n'y a vraiment pas de quoi lui donner une tape dans le dos en le félicitant pour sa conduite.
Tu donnes une signification très ciblée au projet de fête.
David Labrecque a écrit : 24 mars 2018, 20:30 Quand à la culpabilisation de la victime consistant à prétendre qu'elle aurait dû réagir comme ceci plutôt que comme cela, niant au passage le côté insidieusement psychologique de la violence conjugale, c'est au cœur du sujet : ça fait partie du continuum désigné par le concept de «culture du viol».
Ici il y a un recoupement avec un autre problème: celui de la violence conjugale qui n'est pas simple non plus. Un des danger intellectuel est d'assimiler tous les cas de viol ou de violence conjugale aux schémas cognitifs qui occupent déjà notre esprit. Les stéréotypes sont de très mauvaises guides pour éclairer ce genre de problèmes complexes.
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#1859

Message par Igor » 25 mars 2018, 00:03

Kraepelin a écrit : 24 mars 2018, 23:40 Comment les amis d'une personne qui sort de prison devraient se comporter? Lui remettre sur le nez sa faute jusqu'à la fin de ses jours? Renier leur amitié et lui faire la grimasse chaque fois qu'ils le croise?
Peut-être que c'est un peu différent, mais imaginez que les proches et amis d'un tireur fou (par exemple) feraient la même chose, diriez-vous la même chose?

Habituellement, les parents d'un tireur fou se sentent très mal et se sentent obligés de l'exprimer à la société. Mais qu'arriverait-il s'ils fêtaient la libération de leur enfant qui a commis une fusillade dans une école par exemple (et qui a tué plein de personnes)?

Personnellement, j'estime qu'ils mériteraient le jugement de ce qu'on appelle le tribunal populaire.

Et c'est ce qui arrive dans ce cas-ci aussi.

Je ne dis pas qu'il ne faut pas brider quelque peu (parfois) ce tribunal populaire. Cependant, j'estime qu'il a un rôle à jouer pour contraindre certaines personnes qui se foutent de tout le monde. En effet, qu'ils s'en foutent alors!

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#1860

Message par Kraepelin » 25 mars 2018, 00:07

David Labrecque a écrit : 24 mars 2018, 22:49 J'ai déjà mis fin à une amitié toxique avec un narcissique mythomane et contrôlant après avoir appris que son ex-blonde était allée en thérapie pour se guérir de ses abus mentaux. Il y avait déjà longtemps que j'essayais de me débarrasser de cette relation. Malgré mes insultes et ma demande sans équivoque de ne plus m'adresser la parole, l'individu est venu me saluer dans une soirée, quelques mois après cette «rupture». J'ai refusé sa poignée de main en me moquant de lui devant trois filles qu'il voulait impressionner. Ça a presque dégénéré en bagarre puisqu'il me suivait en imposant physiquement sa présence dans mon espace vital (ce qui résume sa façon d'être). C'était il y a plusieurs années. On m'a dit qu'il avait fait une dépression. En l'apprenant, je me suis esclaffé : tiens, il s'est enfin vu dans le miroir ! Voilà. C'est méchant, mais je n'ai aucune tolérance envers les individus de cette espèce. J'ai connu une psychologue qui refusait ce type de personnalité en consultation.
OK
C'est ton expérience personnelle avec ce "mauvaise ami" que tu revois à travers cette affaire. Tout doute alors s'efface et la culpabilité de chacun devient saillante. Je ne te voudrais pas comme juré dans un procès criminel où il faut pondérer chacune des preuves et des contre-preuves pour établir s'il persiste un doute raisonnable.
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#1861

Message par David Labrecque » 25 mars 2018, 00:16

Kraepelin a écrit : 24 mars 2018, 23:40
:a7:
Que la victime (ou sa famille) estime qu'aucune peine n'est assez sévère pour son agresseur, je peux psychologiquement le comprendre. C'est ta réaction que je ne comprends pas.

Comment les amis d'une personne qui sort de prison devraient se comporter? Lui remettre sur le nez sa faute jusqu'à la fin de ses jours? Renier leur amitié et lui faire la grimasse chaque fois qu'ils le croise?
Selon moi, ça dépend en grande partie de l'attitude de l'ex-détenu. S'il n'a rien compris et a encore besoin de se faire rappeler qu'il n'a pas de quoi être fier de ses actes, tant pis pour lui ! S'il a fait de réels progrès dans sa prise de conscience, par contre, il est important de l'encourager dans la bonne voie si l'on souhaite vraiment le réhabiliter, donc qu'il devienne une meilleure personne, sans danger pour la société.
Kraepelin a écrit : 25 mars 2018, 00:07OK
C'est ton expérience personnelle avec ce "mauvaise ami" que tu revois à travers cette affaire. Tout doute alors s'efface et la culpabilité de chacun devient saillante. Je ne te voudrais pas comme juré dans un procès criminel où il faut pondérer chacune des preuves et des contre-preuves pour établir s'il persiste un doute raisonnable.
J'ai donné cet exemple pour ne pas mentionner d'histoires beaucoup plus lourdes que l'on m'a confiées... Pour revenir à l'affaire du TRH-bar, il ne s'agit pas du procès d'un accusé, mais de la façon dont les amis d'un délinquant sexuel jugé coupable et dangereux gèrent leur relation avec celui-ci.
Dernière modification par David Labrecque le 25 mars 2018, 00:19, modifié 1 fois.
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#1862

Message par Kraepelin » 25 mars 2018, 00:19

Igor a écrit : 25 mars 2018, 00:03
Kraepelin a écrit : 24 mars 2018, 23:40 Comment les amis d'une personne qui sort de prison devraient se comporter? Lui remettre sur le nez sa faute jusqu'à la fin de ses jours? Renier leur amitié et lui faire la grimasse chaque fois qu'ils le croise?
Peut-être que c'est un peu différent, mais imaginez que les proches et amis d'un tireur fou (par exemple) feraient la même chose, diriez-vous la même chose?
Habituellement, les parents d'un tireur fou se sentent très mal et se sentent obligés de l'exprimer à la société. Mais qu'arriverait-il s'ils fêtaient la libération de leur enfant qui a commis une fusillade dans une école par exemple (et qui a tué plein de personnes)?
Chaque criminel et chaque crime présente ses propres particularités et impose sa propre pudeur. Je crois qu'une personne qui souffre de problèmes de santé mental et qui a tué d'innocentes victimes commande une plus grande pudeur.
Igor a écrit : 25 mars 2018, 00:03 Personnellement, j'estime qu'ils mériteraient le jugement de ce qu'on appelle le tribunal populaire.
Contrairement à toi, je suis complètement contre les tribunaux populaires, surtout dans ce genre d'affaire. Les lynchages de nègres américains et ceux des la révolution culturelle chinoise m'en n'ont écoeuré.

Par définition, un tribunal populaire est un mouvement de foule, la foule est toujours animée par son plus petit dénominateur commun et le plus petit dénominateur commun d'un foule est généralement ce qu'il y a de plus méprisable en nous (le petit fil qu'exploitent le démagogues).
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#1863

Message par Kraepelin » 25 mars 2018, 00:26

David Labrecque a écrit : 25 mars 2018, 00:16 Pour revenir à l'affaire du TRH-bar, il ne s'agit pas du procès d'un accusé, mais de la façon dont les amis d'un délinquant sexuel jugé coupable et dangereux gèrent leur relation avec celui-ci.
C'est vrai, mais je trouve que tu juges un peu vite, sur les apparences, les amis en question. J'ai évalué plusieurs détenus en milieu correctionnel et certains avaient défrayé la manchette. La couverture de presse correspondait rarement aux faits contenue dans le dossier. Les journalistes trouvent la direction du vent dominant et dressent leur voile pour vendre de la copie. Par les temps qui courent, le vent dominant est à la caricature des cas de viol et de harcèlement. Je me garde donc une petite gêne.
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#1864

Message par David Labrecque » 25 mars 2018, 00:48

Kraepelin a écrit : 25 mars 2018, 00:26 C'est vrai, mais je trouve que tu juges un peu vite, sur les apparences, les amis en question. J'ai évalué plusieurs détenus en milieu correctionnel et certains avaient défrayé la manchette. La couverture de presse correspondait rarement aux faits contenue dans le dossier. Les journalistes trouvent la direction du vent dominant et dressent leur voile pour vendre de la copie. Par les temps qui courent, le vent dominant est à la caricature des cas de viol et de harcèlement. Je me garde donc une petite gêne.
Je conviens qu'on peut facilement être berné par le sensationnalisme journalistique braquant les projecteurs sur les détails les plus choquants en laissant dans l'ombre certaines nuances inconnues du public, comme le cheminement du détenu au cours des six derniers mois.

Cela dit, sans prétendre accéder à la réalité objective de ce qu'il en est vraiment, je trouvais que cette anecdote (en admettant que l'article n'omettrait rien d'important, qu'il n'y aurait aucune prise de conscience chez l'agresseur, etc.) représentait bien le concept de «culture du viol».
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#1865

Message par Igor » 25 mars 2018, 01:15

Kraepelin a écrit : 25 mars 2018, 00:19Chaque criminel et chaque crime présente ses propres particularités et impose sa propre pudeur. Je crois qu'une personne qui souffre de problèmes de santé mental et qui a tué d'innocentes victimes commande une plus grande pudeur.
Et quelle est-elle dans ce cas-ci? Cet individu n'a pas simplement été accusé, il a été condamné aussi. J'vous trouve bien pudique en tout cas (avez-vous des choses à cacher)? Ce qui apparaît clairement en tout cas, c'est qu'il n'a pas de problème de santé mentale à vous yeux. :shock:

Kraepelin a écrit : 25 mars 2018, 00:19Contrairement à toi, je suis complètement contre les tribunaux populaires, surtout dans ce genre d'affaire. Les lynchages de nègres américains et ceux des la révolution culturelle chinoise m'en n'ont écoeuré.

Par définition, un tribunal populaire est un mouvement de foule, la foule est toujours animée par son plus petit dénominateur commun et le plus petit dénominateur commun d'un foule est généralement ce qu'il y a de plus méprisable en nous (le petit fil qu'exploitent le démagogues).
Il ne s'agit pas de lyncher personne ni d'utiliser la violence. On parle de se dire scandalisé.

Par ailleurs (puisque vous parlez de foule, et si vous avez raison), il faudrait peut-être éviter de manifester pour un meilleur contrôle des armes à feu dans ce cas (comme on l'a vu aujourd'hui aux États-Unis). :ouch:

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#1866

Message par Lulu Cypher » 25 mars 2018, 11:03

Kraepelin a écrit : 24 mars 2018, 23:31 Il faut toujours que tu fasses des procès d'intention. Au lieu de spéculer sur d'hypothétiques intentions cachées, parle donc de ta propre expérience ou de tes propres idées
Je cherche à comprendre ... est-ce un crime ? Il me semble que dans de nombreux échanges c'est aussi ce que tu essayes de faire .... pour ce qui est de spéculer c'est ce que nous proposons souvent à ceux qui évitent de répondre ou qui utilisent (comme toi) des techniques sophistiques ... Quant à raconter sans but mes expériences personnelles ... je ne suis pas sur ton divan.

Et Dieu dit : « que Darwin soit »
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Re: La culture du viol, la réalité et les mots pour la décrire.

#1867

Message par Dash » 25 mars 2018, 11:41

Lulu Cypher a écrit : 25 mars 2018, 11:03 ...qui utilisent (comme toi) des techniques sophistiques,,,
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Re: La culture du viol, la réalité et les mots pour la décrire.

#1868

Message par Kraepelin » 25 mars 2018, 14:26

David Labrecque a écrit : 25 mars 2018, 00:48 ... je trouvais que cette anecdote (en admettant que l'article n'omettrait rien d'important, qu'il n'y aurait aucune prise de conscience chez l'agresseur, etc.) représentait bien le concept de «culture du viol».
Oui, c'est un exemple qui s'y rattache beaucoup et qui illustre bien ce qui est dénoncé comme la culture du viol. Il illustre aussi autre chose.

Je ne sais plus quel sociologue soulignait que, paradoxalement, plus un problème social devenait rare plus il avait de chance d'être dénoncé. Il y a surement bien des exceptions à ce principe, mais je trouve que l'exemple que tu apportes l'illustre aussi très bien. Depuis quelques décennies, la société québécoise n'accepte plus la violence conjugale (et je crois qu'elle n'a jamais accepté le viol). C'est sur ce vent dominant que le journaliste (qu'il soit ou non un témoin fidèle des faits) dresse sa voile. S'il y a un déjà eu culture du viol, ce ne serait plus le cas aujourd'hui et ton coup d'humeur en est un signe caractéristique.
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Re: La culture du viol, la réalité et les mots pour la décrire.

#1869

Message par Kraepelin » 25 mars 2018, 14:43

Igor a écrit : 25 mars 2018, 01:15
Kraepelin a écrit : 25 mars 2018, 00:19Chaque criminel et chaque crime présente ses propres particularités et impose sa propre pudeur. Je crois qu'une personne qui souffre de problèmes de santé mental et qui a tué d'innocentes victimes commande une plus grande pudeur.
Et quelle est-elle dans ce cas-ci?

Je ne sais pas. Nous n'avons que la version de la victime et des extraits choisis du jugement et d'une décision de la commission des libérations conditionnelles. Peut-être que l'agresseur est perçu lui-même comme une victime dans son milieu? Alors ceci expliquerait cela. Si c'est le cas, pourquoi est-il ainsi perçu? Les réponses à ces questions pourraient jouer beaucoup sur le niveau de pudeur qui me semblerait opportun.
Igor a écrit : 25 mars 2018, 01:15
Kraepelin a écrit : 25 mars 2018, 00:19Contrairement à toi, je suis complètement contre les tribunaux populaires, surtout dans ce genre d'affaire. Les lynchages de nègres américains et ceux des la révolution culturelle chinoise m'en n'ont écoeuré.

Par définition, un tribunal populaire est un mouvement de foule, la foule est toujours animée par son plus petit dénominateur commun et le plus petit dénominateur commun d'un foule est généralement ce qu'il y a de plus méprisable en nous (le petit fil qu'exploitent le démagogues).
Il ne s'agit pas de lyncher personne ni d'utiliser la violence. On parle de se dire scandalisé.
OK ! Pardonne le malentendu! La confusion vient du fait que dans les derniers mois ce sont bien des personnes qui se sont fait moralement, financièrement ou politiquement lyncher: accusations publiques; condamnation collective sans procès. Y-a-t-il des innocent dans le lot? C'est une possibilité qui m'angoisse.
Igor a écrit : 25 mars 2018, 01:15 Par ailleurs (puisque vous parlez de foule, et si vous avez raison), il faudrait peut-être éviter de manifester pour un meilleur contrôle des armes à feu dans ce cas (comme on l'a vu aujourd'hui aux États-Unis). :ouch:
Je ne suis pas contre les manifestations qui prennent des idées pour cibles, même si, en effet, la foule qui y grouille peut parfois y être très dangereuse. Lyncher une idée est bien moins grave que de lyncher une personne. Les idées, si elles sont bonnes pourront toujours se relever. C'est bien moins sûr à propos de personnes.
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Re: La culture du viol, la réalité et les mots pour la décrire.

#1870

Message par Igor » 25 mars 2018, 16:09

Kraepelin a écrit : 25 mars 2018, 14:43Je ne sais pas. Nous n'avons que la version de la victime et des extraits choisis du jugement et d'une décision de la commission des libérations conditionnelles. Peut-être que l'agresseur est perçu lui-même comme une victime dans son milieu? Alors ceci expliquerait cela. Si c'est le cas, pourquoi est-il ainsi perçu? Les réponses à ces questions pourraient jouer beaucoup sur le niveau de pudeur qui me semblerait opportun.
Il est toujours bon de se rappeler qu'on ne sait pas tout. Mais cela ne devrait pas nous empêcher de prendre position sur ce qu'on sait (surtout si cela se limite à se dire d'accord avec la victime). Dans ce cas-ci elle trouve ça scandaleux (notamment). J'peux la comprendre.

Vous dites que l'agresseur est peut-être perçu comme une victime dans son milieu. J'trouve ça un peu facile. Et doit-on respecter cela sans mot dire?

Tant qu'à y être, ça vous tente pas de défendre l'idée que l'agresseur se perçoit peut-être comme une victime lui-même?

J'pense qu'on peut se permettre de dire ce qu'on pense (d'après ce qu'on sait).

Par ailleurs, et à propos des accusations publiques contre des personnes (sans qu'il n'y ait eu condamnation) il y a peut-être des innocents dans le lot (effectivement). Ceci dit, il y a des procédures. Et quand un individu est soupçonné d'inconduite sexuelle (par exemple), il est juste normal qu'il y ait des conséquences pour cette personne (il peut y avoir suspension de son emploi durant l'enquête par exemple, et cela peut être connu du public).

Cela vous dérange? Il ne faudrait surtout pas? Moi j'pense que c'est correct. Pis on a parfaitement raison de procéder ainsi.

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Re: La culture du viol, la réalité et les mots pour la décrire.

#1871

Message par Igor » 25 mars 2018, 17:59

Kraepelin a écrit : 25 mars 2018, 14:43dans les derniers mois ce sont bien des personnes qui se sont fait moralement, financièrement ou politiquement lyncher: accusations publiques; condamnation collective sans procès. Y-a-t-il des innocent dans le lot? C'est une possibilité qui m'angoisse.
À ce sujet, il serait intéressant de savoir ce que vous proposez. Parce qu'on dirait que vous cherchez à faire taire les victimes (ou les soi-disant victimes) sous prétexte qu'il y a des conséquences pour les personnes qui sont visées par ces dénonciations et que dans l'fond, on ne sait pas (et qu'il y a surement des innocents dans le lot).

Devrait-on (selon vous) se baser sur la méthode scientifique pour traiter ces questions d'ordre social? En effet, on ne doit pas tenir compte de l'existence de Dieu ou du paranormal (par exemple) en Science tant que cela n'est pas prouvé (et on doit faire comme si ça n'existait pas). On pourrait peut-être faire la même chose dans les cas de dénonciations pour viol ou inconduite sexuelle et considérer que cela n'existe pas (ou n'a pas eu lieu) tant qu'il n'y a pas de preuve?

On pourrait peut-être même (question de calmer encore plus vos angoisses) passer une loi qui pénaliserait ceux qui salissent (sans preuve) la réputation des autres?

Qu'en pensez-vous?

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Re: La culture du viol, la réalité et les mots pour la décrire.

#1872

Message par Kraepelin » 25 mars 2018, 22:15

Igor a écrit : 25 mars 2018, 16:09 J'pense qu'on peut se permettre de dire ce qu'on pense (d'après ce qu'on sait).
Oui, en grande partie| Dans cette affaire, au moins, nous savons que l'agresseur a eu un procès et rien n'indique qu'il ait été autrement chose qu'un procès juste et équitable. Nous pouvons donc, sans pudeur, dénoncer son crime. Dénoncer sans enquête ni procès ses amis qui fêtent sa sortie de prison et y voir sans doute un exemple incontestable de culture du viol me semble plus téméraire.

David Labrecque a peut-être raison de voir dans son fait divers une manifestation de "culture du viol". C'est une possibilité. Il y en a bien d'autres.
Dernière modification par Kraepelin le 25 mars 2018, 22:40, modifié 1 fois.
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Re: La culture du viol, la réalité et les mots pour la décrire.

#1873

Message par Kraepelin » 25 mars 2018, 22:25

Igor a écrit : 25 mars 2018, 17:59
Kraepelin a écrit : 25 mars 2018, 14:43dans les derniers mois ce sont bien des personnes qui se sont fait moralement, financièrement ou politiquement lyncher: accusations publiques; condamnation collective sans procès. Y-a-t-il des innocent dans le lot? C'est une possibilité qui m'angoisse.
À ce sujet, il serait intéressant de savoir ce que vous proposez. Parce qu'on dirait que vous cherchez à faire taire les victimes (ou les soi-disant victimes) sous prétexte qu'il y a des conséquences pour les personnes qui sont visées par ces dénonciations et que dans l'fond, on ne sait pas (et qu'il y a surement des innocents dans le lot).

Faire taire les victimes? Certainement pas! Je propose par contre que les victimes présumées portent plainte officiellement. Je propose qu'il y ait des enquêtes, des mises en accusation, des procès criminel (ou administratif pour les cas de harcèlement) et que les condamnations découlent d'une procédure juste et équitable. Je propose que les journaux fassent preuve de prudence devant des dénonciations pas encore déposées en plainte officielle. On interdit aux journaux de parler des suicides dans le métro. Pourquoi leur permet-on de ruiner des réputations sur la foi de dénonciations qui n'ont même pas fait l'objet d'une plainte officielle?
Igor a écrit : 25 mars 2018, 17:59 Devrait-on (selon vous) se baser sur la méthode scientifique pour traiter ces questions d'ordre social? En effet, on ne doit pas tenir compte de l'existence de Dieu ou du paranormal (par exemple) en Science tant que cela n'est pas prouvé (et on doit faire comme si ça n'existait pas). On pourrait peut-être faire la même chose dans les cas de dénonciations pour viol ou inconduite sexuelle et considérer que cela n'existe pas (ou n'a pas eu lieu) tant qu'il n'y a pas de preuve?

On pourrait peut-être même (question de calmer encore plus vos angoisses) passer une loi qui pénaliserait ceux qui salissent (sans preuve) la réputation des autres?

Qu'en pensez-vous?
Rien de tout cela, bien sûr! Et si c'est ce que vous penser que je défend, vous me comprenez bien mal. Par contre, lorsque l'on peut prouver qu'un accusation est fausse, avec qu'elle sévérité, selon-vous, faudrait-il punir les personnes coupables d'une fausse accusation?
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Re: La culture du viol, la réalité et les mots pour la décrire.

#1874

Message par Aggée » 25 mars 2018, 22:46

LoutredeMer a écrit : 24 mars 2018, 07:57 On dirait que tu tiens abolument à enfermer les deux sexes dans des stéréotypes bien définis et par là, t'enfermer toi-même. C'est plus compliqué que ça ou plus simple (curieusement c'est toi qui te compliques la vie). Pour moi ces stéréotypes n'existent pas vraiment.
Les stéréotypes existent LoutredeMer,en fait nous sommes face a un problème de sémantique ,la définition de stéréotype, Étymologie : du grec stereos, ferme, dur, solide, robuste, et tupos empreinte, marque.
La question est de savoir si les stéréotypes sont valables, justes ou pas LDM,les féministes se sont emparé du terme stéréotype pour en modifié complètement le champ sémantique :stéréotype signifie maintenant faux ou erroné
LoutredeMer a écrit : 24 mars 2018, 07:57 Tu te représentes la société actuelle comme une espèce de scène d'abattage sexuel, image basée sur ton expérience personnelle et sur ta conversion religieuse subséquente rejetant toute relation hors mariage.
Votre perception du mariage semble aussi empreinte de stéréotype, enfin quand je dis cela , n’y voyez aucune attaque personnelle,et puis je peux me tromper sur votre perception.
Mais quand même,le mariage n’est pas réservé qu’aux croyants,les statistiques montrent que ce type d’union est beaucoup plus durable que les autres,(je ne vais pas encombrer l’espace de ce forum avec des sources facilement accessibles à tous )
LoutredeMer a écrit : 24 mars 2018, 07:57 Le danger était alors bien plus grand de tomber dans des situations inconfortables, et de mal "choisir" son (sa) bien-aimé (e).
Bon, il existait des conditions,des contextes socio-économiques différents de ceux actuels,la manie de certains sceptiques, je précise bien, de certains d’entre eux,pas de tous,c’est pour des raisons stratégiques un peu malhonnêtes, (même s’ils tiennent un discours policés,les institutions d’origines chrétiennes les horripilent )c’est de fabriquer des amalgames inter-époques,j’espère que dans votre approche des communautés chrétiennes contemporaines,vous pouvez accepter le fait que certaines d’entre elles ont évolué avec leur siècle.
Car a notre époque nous disposons maintenant de toutes les bonnes raisons pour nous marier.

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Re: La culture du viol, la réalité et les mots pour la décrire.

#1875

Message par Dash » 25 mars 2018, 22:47

Kraepelin a écrit : 25 mars 2018, 22:25 On interdit aux journaux de parler des suicides dans le métro.
Je pensais que c'était une croyance populaire, mais il semble que non. J'ai été témoin un jour... ...nous avons du sortir en plein milieu du tunnel, la rame s'étant arrêtée brusquement. En sortant, l'empreinte d'un individu était clairement visible dans la vitre/plexiglass du wagon de tête (c'était caricatural, comme dans un dessin animé. l'on voyait la trace du corps, de la tête, des bras et des jambes qui avait enfoncé le plexiglass. Aucun doute qu'un individu s'était lancé devant le métro). Bref, aucune annonce précise dans les médias sauf « un incident a causé l'arrêt de la ligne verte du métro... » Maintenant, à chaque fois que j'entends qu'il y a eu un « incident » dans le métro, je pense à cette image.

Désolé du HS.
Penser savoir est une chose, savoir penser en est une autre !

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