Utilité des cours de philo?

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DictionnairErroné
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Utilité des cours de philo?

#1

Message par DictionnairErroné » 24 août 2020, 21:32

Dans la nouvelle tourmente d'un monde conspirationniste et de sa popularisation avec Trump et QAnon, nous devons nous demander comment la combattre. L'introduction d'une démarche sceptique en philo me semble une bonne réponse et préparerait les jeunes à une pensée plus critique devant cette avalanche.

Je n'avais pas tellement aimé mes cours de philo au collège, trop théoriques, une philosophie à la suite de l'autre, plus un bagage de connaissance qu'une démarche de réflexion. Les temps modernes exigeraient une façon différence d'enseigner la philosophie, à moins que ce soit déjà le cas, je ne sais pas, et ce, dès le secondaire.

Dans un ordre graduel qui permet la compréhension et l'étude des textes philosophiques tout en offrant différents niveaux de complexité, Faible, Moyen et Fort comme en mathématique par exemple.

La définition des concepts comme biais, sophisme, réalité alternative et quoi d'autre?
...
La neuropsychologie/psychologie pour connaître Que suis-je et non Qui suis-je.
...
L'Histoire de grande philosophie
...
Qui suis-je et Où suis-je
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Dash
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Re: Utilité des cours de philo?

#2

Message par Dash » 25 août 2020, 00:24

Article du Devoir de la semaine dernière qui va dans le même sens :

Le complotisme et la crise de la connaissance
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Re: Utilité des cours de philo?

#3

Message par DictionnairErroné » 25 août 2020, 00:30

En février dernier, le ministère de l’Éducation du Québec menait de discrètes consultations sur la refonte du programme d’études Éthique et culture religieuse (ECR). La refonte du cours d’ECR est apparue à plusieurs comme l’occasion parfaite de fournir aux élèves une formation philosophique de base qui leur permettrait de s’éveiller à une réflexion sur la vérité et la connaissance. Après tout, la philosophie est reconnue pour favoriser le développement de l’esprit critique, de la pensée logique et de la compréhension de textes complexes.
Intéressant, mais verra-t-on le résultat un jour ou n'est-ce qu'un voeu pieux! Provenant du gouvernement...
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#4

Message par Etienne Beauman » 25 août 2020, 04:41

L'introduction d'une démarche sceptique en philo me semble une bonne réponse et préparerait les jeunes à une pensée plus critique devant cette avalanche.
Je sais pas chez vous, mais dans le cursus général en France la philo c'est uniquement en terminal, les élèves ont environ 17 ans, c'est très tard et bien trop court pour enseigner l'esprit critique, c'est pourquoi celui ci est censé être au cœur des programmes de collège et de lycée et ce dans plusieurs matières (français, histoire, anglais même voire la vidéo à la fin).
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#5

Message par LePsychoSophe » 25 août 2020, 05:07

Etienne Beauman a écrit : 25 août 2020, 04:41
L'introduction d'une démarche sceptique en philo me semble une bonne réponse et préparerait les jeunes à une pensée plus critique devant cette avalanche.
Je sais pas chez vous, mais dans le cursus général en France la philo c'est uniquement en terminal, les élèves ont environ 17 ans, c'est très tard et bien trop court pour enseigner l'esprit critique, c'est pourquoi celui ci est censé être au cœur des programmes de collège et de lycée et ce dans plusieurs matières (français, histoire, anglais même voire la vidéo à la fin).
En attendant, le cours sur l'esprit critique peut être enseigné à la maison par les parents... J'avais proposé deux conférences aux Gilets Jaunes d'Avignon... Une sur l'esprit critique et le décodage de l'information ET une sur l'ingénierie sociale... Mais ils n'ont pas fait appel... alors que c'était gratuit.

Commençons par expliquer pourquoi il y a un intérêt à développer un esprit critique... mais là... ça va pas être si simple. Certains sont biens dans une bulle mystique, parano, ou autre... :a3:
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Re: Utilité des cours de philo?

#6

Message par Lambert85 » 25 août 2020, 05:50

LePsychoSophe a écrit : 25 août 2020, 05:07 J'avais proposé deux conférences aux Gilets Jaunes d'Avignon... Une sur l'esprit critique et le décodage de l'information ET une sur l'ingénierie sociale... Mais ils n'ont pas fait appel... alors que c'était gratuit.
Tu m'étonnes ! :lol:
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Re: Utilité des cours de philo?

#7

Message par LePsychoSophe » 25 août 2020, 05:53

Lambert85 a écrit : 25 août 2020, 05:50
LePsychoSophe a écrit : 25 août 2020, 05:07 J'avais proposé deux conférences aux Gilets Jaunes d'Avignon... Une sur l'esprit critique et le décodage de l'information ET une sur l'ingénierie sociale... Mais ils n'ont pas fait appel... alors que c'était gratuit.
Tu m'étonnes ! :lol:
J'y ai vraiment cru!

J'ai fait une conférence d'une heure et demi sur le référendum d'initiative citoyenne (démocratie directe et participative)... mais c'était un coup d'épée dans l'eau... Je me suis fait plaisir, c'est déjà ça. J'avais mis des références universitaire et tout sur les diapos...

L'utopie s'en est allée...
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Re: Utilité des cours de philo?

#8

Message par Le Lycaon » 25 août 2020, 08:34

Etienne Beauman a écrit : 25 août 2020, 04:41
L'introduction d'une démarche sceptique en philo me semble une bonne réponse et préparerait les jeunes à une pensée plus critique devant cette avalanche.
Je sais pas chez vous, mais dans le cursus général en France la philo c'est uniquement en terminal, les élèves ont environ 17 ans, c'est très tard et bien trop court pour enseigner l'esprit critique, c'est pourquoi celui ci est censé être au cœur des programmes de collège et de lycée et ce dans plusieurs matières (français, histoire, anglais même voire la vidéo à la fin).
Attention, le terme collège n'a pas le même sens au Canada qu'en France.
Même si la philosophie est survolée en France, (4h pour toutes les filières maintenant pour la classe de terminale (17-18 ans pour les les lecteurs canadiens), avec une option philosophique qui porte plus sur l'histoire de la philosophie, elle tout de même plus étudiée en France que dans les pays Anglo-saxons. ( https://www.letudiant.fr/lycee/speciali ... miere.html et https://eduscol.education.fr/cid144166/ ... -2021.html )

Je ne sais pas si pour l'équivalent du baccalauréat, les canadiens sont soumis à une épreuve de philosophie.

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Dash
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Re: Utilité des cours de philo?

#9

Message par Dash » 25 août 2020, 08:47

Etienne Beauman a écrit : 25 août 2020, 04:41Je sais pas chez vous, mais dans le cursus général en France la philo c'est uniquement en terminal, les élèves ont environ 17 ans...
À ma connaissance, il n'y a aucun cours de philosophie au secondaire (5 cycles, de 12 ans à 17ans) au Québec. Même qu'en 2009, le gouvernement libéral avait aboli le cours d'économie.
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Re: Utilité des cours de philo?

#10

Message par 86lw » 25 août 2020, 11:16

Le Lycaon a écrit : 25 août 2020, 08:34 Même si la philosophie est survolée en France,
J'ai atteint un certain âge ( pour ne pas dire un âge certain :mrgreen: ), et à l'époque, j'étais dans une filière intitulée "philo-lettres". 8h de philo, des maths, des sciences, plus langues et "histé-gé".
Le prof de philo se basait parfois sur nos cours de physique ou de SVT pour faire son cours.
Aujourd'hui, je me dis qu'il y avait beaucoup d'occasions de comprendre ce qu'est l'esprit critique, même si l'expression n'était pas en usage à l'époque.
Dommage, ces cours, qu'avec le recul je trouve de qualité, s'adressaient à de jeunes adultes ou des post-ados travaillés par les hormones et d'autres problématiques liées à cet âge et n'avaient pas l'écoute qu'ils méritaient...
Les illusions que l'on perpétue sont quelque part des mensonges. Mireille.

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Re: Utilité des cours de philo?

#11

Message par DictionnairErroné » 25 août 2020, 14:09

Environ...
primaire : de 6 ans à 12 ans
secondaire : de 12 ans à 17 ans
collège (CÉGEP) : de 17 ans à 20 ans
université: de 17 ans à +

La philo s'enseigne à partir du collégiale. Suivant le champ d'étude choisi, un cours par session, deux sessions par an. À mon époque, une formation de 3 ans au CÉGEP impliquait un total de 6 sessions de philo.

Au secondaire nous avions un cours de Moral, depuis il a subi beaucoup de transformation et maintenant c'est "Domaine du développement de la personne, Éthique et culture religieuse", quelque chose du genre et qui a été beaucoup critiqué ayant été introduit dans la galère du voile, du musulman et du racisme systémique qui afflige les Québécois disait-on...
Éthique et culture religieuse
Le programme Éthique et culture religieuse permet d'offrir une seule et même formation à l'ensemble des élèves du Québec tout en respectant la liberté de conscience et de religion des parents, des élèves et du personnel enseignant.

Celui-ci permet à l'élève :

d'acquérir ou de consolider, le cas échéant, la notion selon laquelle toutes les personnes sont égales sur le plan des droits et de la dignité;

de réfléchir avec rigueur sur des aspects de certaines réalités sociales et sur des sujets tels que la justice, le bonheur, les lois et les règlements;

de rassembler ses idées et de les exprimer avec respect et conviction;

d'explorer différentes manifestations du patrimoine religieux québécois présentes dans son environnement immédiat ou éloigné;

de connaître des éléments d'autres traditions religieuses présentes au Québec;

de s'épanouir dans une société où se côtoient plusieurs valeurs et croyances.
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Re: Utilité des cours de philo?

#12

Message par Kraepelin » 25 août 2020, 16:25

Dash a écrit : 25 août 2020, 00:24 Article du Devoir de la semaine dernière qui va dans le même sens :

Le complotisme et la crise de la connaissance
Malheureusement, il n'est que très électivement disponible en ligne. POurais-tu nous en livre un extrait significatif?

:ange:
« Dans les temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire. » George Orwell

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Re: Utilité des cours de philo?

#13

Message par DictionnairErroné » 25 août 2020, 16:37

Le lundi 3 août, l’Institut national de santé publique du Québec publiait les résultats d’une étude qui relevait les croyances des Québécois au sujet de la pandémie, notamment leur tendance à adhérer aux théories du complot.

L’étude révélait que plus du tiers de la population adhère à une forme de complotisme. Plus tôt en mai, une étude de l’Université de Carleton révélait également que 46 % des Canadiens sondés souscrivaient à au moins une théorie du complot.

Qu’est-ce qui explique cette popularité du complotisme ? Il s’agit en fait plus profondément d’une crise globale de la connaissance elle-même, ce que certains nomment l’ère de la « post-vérité ». Le lien est évident avec la saga des « fausses nouvelles » et des « faits alternatifs » qui évoquait déjà un embrumage de notre capacité collective à connaître.

En 2018, l’OCDE nous rapportait d’ailleurs que moins d’un élève de 15 ans sur dix était capable de faire la distinction entre un fait et une opinion. C’est dire que nous assistons depuis maintenant plusieurs années à unedégradation rapide et constante de notre capacité collective à distinguer le vrai du faux.

Philosophes, historiens, sociologues et autres chercheurs savent bien que nous étions engagés dans ce déclin bien avant l’apparition des médias sociaux. Ceux-ci sont malgré tout sévèrement critiqués pour la propagation généralisée de fausses informations et la diffusion sélective des publications qui confortent les croyances des utilisateurs.

Or, la recherche scientifique est, elle aussi, partiellement coupable : son opacité abstraite et la technicité de son langage ont eu tôt fait de distancier le citoyen moyen de la connaissance scientifique. D’autres avancent que cette « ère de la post-vérité » résulte de l’abandon de la vérité religieuse, d’autres encore accusent l’individualisme exacerbé des sociétés capitalistes avancées.

En somme, même si les causes sociales et historiques de la crise sont multiples et complexes, il importe néanmoins de ne pas concevoir l’état des choses actuel comme un événement tout à fait nouveau, mais comme l’une des conséquences concrètes de cette crise qui peut sembler abstraite. Nous observions avec humour la popularité croissante de mouvements comme les « flat earthers » et autres théories qui versent dans l’absurde. Aujourd’hui, cet obscurantisme fragilise la santé publique à l’ère des anti-masques et des anti-vaccins.

Trouble global

Comment affronter ce trouble global de la connaissance ? C’est dans le slogan des complotistes « Faites vos recherches ! » que se trouve la possibilité d’un point d’entente : il faut apprendre à mieux connaître. C’est justement là que se trouve le nœud du problème : pour mieux connaître, nous devons apprendre à mieux chercher.

Comment reconnaître une bonne source d’information ? Comment croiser différentes sources pour limiter les biais de l’information ? Comment déterminer si un argument est logiquement fondé ou non ? Quels sont les faux arguments (sophismes) fréquemment utilisés pour convaincre ? Comment être critique sans pourtant être indûment sceptique ? C’est pourquoi il est devenu urgent de fournir aux élèves les outils intellectuels pour apprendre à mieux rechercher l’information et à faire preuve d’esprit critique.

En février dernier, le ministère de l’Éducation du Québec menait de discrètes consultations sur la refonte du programme d’études Éthique et culture religieuse (ECR). La refonte du cours d’ECR est apparue à plusieurs comme l’occasion parfaite de fournir aux élèves une formation philosophique de base qui leur permettrait de s’éveiller à une réflexion sur la vérité et la connaissance. Après tout, la philosophie est reconnue pour favoriser le développement de l’esprit critique, de la pensée logique et de la compréhension de textes complexes.

Il est selon moi urgent que la société québécoise enseigne à ses jeunes à mieux connaître. Le rôle de l’école dans ce contexte de crise est d’autant plus stratégique dans la mesure où les autorités scolaires ont la responsabilité vitale de fournir aux élèves les moyens de ne pas être emportés dans les dérives de la post-vérité.

Plus que jamais, un enseignement rudimentaire de la philosophie répond de façon exemplaire au rôle de l’école secondaire face à ce défi. Devant un taux d’analphabétisme fonctionnel au Québec qui flirte autour de 50 %, il y a un important travail à accomplir pour faire face aux grandes incertitudes économiques et climatiques qui s’annoncent.

Prendre acte de la crise de la connaissance implique que nous agissions collectivement afin de fournir à la jeunesse les outils nécessaires pour répondre aux dangers toujours plus présents de la mésinformation et de la désinformation, sans quoi le complotisme deviendra le lieu commun de tous ceux et celles qui voient le monde leur échapper.
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Re: Utilité des cours de philo?

#14

Message par Kraepelin » 25 août 2020, 16:43

DictionnairErroné a écrit : 24 août 2020, 21:32 Dans la nouvelle tourmente d'un monde conspirationniste et de sa popularisation avec Trump et QAnon, nous devons nous demander comment la combattre. L'introduction d'une démarche sceptique en philo me semble une bonne réponse et préparerait les jeunes à une pensée plus critique devant cette avalanche.

Je n'avais pas tellement aimé mes cours de philo au collège, trop théoriques, une philosophie à la suite de l'autre, plus un bagage de connaissance qu'une démarche de réflexion. Les temps modernes exigeraient une façon différence d'enseigner la philosophie, à moins que ce soit déjà le cas, je ne sais pas, et ce, dès le secondaire.

Dans un ordre graduel qui permet la compréhension et l'étude des textes philosophiques tout en offrant différents niveaux de complexité, Faible, Moyen et Fort comme en mathématique par exemple.
(...)
Je suis un chaud paretisant de l'enseignement de la philosophie au CEGEP, mais toi et certains autres zézés de cette enfilade me semblez trop optimistes en ce qui regarde l'effet positif de l'instruction sur l'espritis critique et le scepticisme. Je ne doute pas que vos connaisances en philosophie ont servies à consolider votre esprit critique, mais vous projetez trop vite votre bénéfice sur l'ensemble de votre cohorte.

Vous semblez sous-estimez l'impact des fateurs émotionnels et idéologiques. Les zézés ne sont pas zézés parce qu'ils manquent d'instruction. Ils sont zézés parce que leurs croyances conformtes leurs besoins intimes. Et ça, l'instruction n'y change pas grand chose.

Je rappelle que les recherches ont montrées que les croyances dans le paranormales, le surnaturel et les médecines alternativers augmentaient avec le niveau d'instruction. Oui, oui! Plus longtemps tu vas à l'école, plus tu risques de devenir zozo... En tout cas, jusqu'au premier cycle universitaire où la démographie zozote explose . Après le premier cycle, la tendance s'inverse. Avec une maitrise ou un doctorat ton risque de zozoterie diminu (1).




1- Bon, il est vrai que ce sont surtout les filles qui font exploser les statistiques. Avoir un pénis semble une variable qui diminue le risque de zozoterie dans toutes les couches sociales.
Dernière modification par Kraepelin le 25 août 2020, 17:14, modifié 2 fois.
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Re: Utilité des cours de philo?

#15

Message par Kraepelin » 25 août 2020, 17:12

DictionnairErroné

J'imagine que tu me recopis l'article du Devoir ... ???
DictionnairErroné a écrit : 25 août 2020, 16:37
En 2018, l’OCDE nous rapportait d’ailleurs que moins d’un élève de 15 ans sur dix était capable de faire la distinction entre un fait et une opinion. C’est dire que nous assistons depuis maintenant plusieurs années à unedégradation rapide et constante de notre capacité collective à distinguer le vrai du faux.
Il n'y a qu'à voir les visiteurs (et même certains résidents) du forum pour s'en rendre compte...
DictionnairErroné a écrit : 25 août 2020, 16:37 Philosophes, historiens, sociologues et autres chercheurs savent bien que nous étions engagés dans ce déclin bien avant l’apparition des médias sociaux.

Philosophes, historiens et sociolgues sont eux-mêmes souvent de beaux cas de: Je crois bien ce que je veux et je le confond avec les faits si ça fait mon affaire. Dans ma longue enquête sur l'homoparentalité, j'ai montré de nombreux exemples de l'autoaveuglement idéologiques des chercheurs en science humaines. Les faits (les vrais faits), montrent sans nul doute possible que dans une recherche apparement (illusoirement) rigoureuse, le plus sûr prédicteur des conclusions d'un socilogues sont ses propres préjugés de départ. Dans les recherches sur l'homoparentalité, les sociologues fondamentalistes chrétiens et les sociologues homophobes concluaient systhéamtiquement de leurs recherches que l'homoparentalité était potentiellement nuisible alors que les chercheuses lesbiennes trouvaient exactement le contraire. Et il ne m'a pas falu être un grand méthodologiste pour découvrir que les uns commes les autres manipulaient la méthodologie et l'interprétation des données pour faire dire à leurs chiffres ce qu'ils voulaient bien leur faire dire.
DictionnairErroné a écrit : 25 août 2020, 16:37 Ceux-ci (les médias sociaux) sont malgré tout sévèrement critiqués pour la propagation généralisée de fausses informations et la diffusion sélective des publications qui confortent les croyances des utilisateurs.
Critiqué sourtout par les journalistes et des groupes communautaires fumeux à qui les médias sociaux fond concurance. En effet, les journalistes parlent beaucoup moins de leur propres mensonges, fake news erreurs
DictionnairErroné a écrit : 25 août 2020, 16:37 Or, la recherche scientifique est, elle aussi, partiellement coupable : son opacité abstraite et la technicité de son langage ont eu tôt fait de distancier le citoyen moyen de la connaissance scientifique.
Je te trouve bien indulgent avec les scientifiques qui ne sont pas moins souvent de fieffé menteur. Rappelle-toi des donnés sur les différences de résultats selon que la recherches pahmaceutique est financée par une phamaceutique ou un organisme gouvernementale. Et tout ces résuoltats significatifs qui deviennent curieusement non significatifs lorsque la recherche est reprise par une équipe qui n'a pas à justifier sons poste ;a l'université ...
:oops:
Dernière modification par Kraepelin le 25 août 2020, 17:18, modifié 1 fois.
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Re: Utilité des cours de philo?

#16

Message par DictionnairErroné » 25 août 2020, 17:18

Kraepelin a écrit : 25 août 2020, 16:43 Vous semblez sous-estimez l'impact des fateurs émotionnels et idéologiques. Les zézés ne sont pas zézés parce qu'ils manquent d'instruction. Ils sont zézés parce que leurs croyances conformtes leurs besoins intimes. Et ça, l'instruction n'y change pas grand chose.
Je vous rejoins sur le fait que la philo n'est pas pour tous, c'est un domaine plutôt subjectif, des sentiments et des intuitions que rationnel. Donc, nous ne sommes pas tous, toutes, égales face à elle. Pour cette raison que j'ai ajouté des niveaux d'enseignements. Il y a l'intérêt aussi comme en toute matière.

Comme base, il me semble important de définir un peu le fonctionnement de l'esprit. L'influence des biais par exemple qui couvre une partie importante de la pensée. Mais quel serait le résultat au final une fois dans la vie adulte? Est-ce que cette influence serait aussi généralisée que l'enseignement des mathématiques de base comme l'arithmétique ou le français par exemple? La différence est la présence omniprésente de ces enseignements comparativement à la philo qui n'est utilisée que dans ses propres cours pratiquement. Elle devrait être plus immersive pour être plus pratique.

Pourquoi le prolongement des études plonge dans le zozoïsme, question intéressante...
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Re: Utilité des cours de philo?

#17

Message par DictionnairErroné » 25 août 2020, 17:27

Kraepelin a écrit : 25 août 2020, 17:12 DictionnairErroné

J'imagine que tu me recopis l'article du Devoir ... ???

Je te trouve bien indulgent avec les scientifiques ...
Effectivement c'est une copie en bonne et due forme de l'article en question. La teneur des propos ne reflète pas nécessairement mes pensées. Mais je vais y revenir.
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Re: Utilité des cours de philo?

#18

Message par Le Lycaon » 25 août 2020, 19:48

Je vous rejoins sur le fait que la philo n'est pas pour tous, c'est un domaine plutôt subjectif, des sentiments et des intuitions que rationnel. Donc, nous ne sommes pas tous, toutes, égales face à elle. Pour cette raison que j'ai ajouté des niveaux d'enseignements. Il y a l'intérêt aussi comme en toute matière.
C'est ça la définition que tu donnes de la philosophie. :?

Je me demande combien de fois Descartes s'est retourné dans sa tombe pendant que tu rédigeais cette phrase. :roll:

Une grande partie des philosophes sont des scientifique : Pythagore, Thalès, Aristote, Descartes, Leibniz, Newton etc.
Et les philosophes qui ne sont pas réputés pour être des scientifiques font preuve d'une grande rigueur dans leurs écrits.
(Platon, Saint Augustin, Spinoza, Kant, Hegel , Marx)

On trouve aussi des pointures en sciences dures qui ont touché à la philosophie : Henri Poincaré, Albert Einstein.

La philosophie, c'est plutôt accepter sa subjectivité, la reconnaître, et faire preuve d'une rigueur morale et intellectuelle pour émettre les jugements les plus objectifs possibles. Étymologiquement, c'est l'amour de la sagesse. On pourrait le reformuler comme ceci : la passion au service de la raison.

Et ça ne sert pas à grand chose de trouver une utilité à la philosophie. Ce n'est pas un tournevis, ni une boite à outil. :D

C'est la philosophie qui a accouche de la rationalité, et aussi du scepticisme :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Scepticisme_(philosophie) et https://fr.wikipedia.org/wiki/Rationalit%C3%A9

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Re: Utilité des cours de philo?

#19

Message par DictionnairErroné » 25 août 2020, 20:19

DictionnairErroné a écrit : 25 août 2020, 17:18 Pourquoi le prolongement des études plonge dans le zozoïsme, question intéressante...
Serait-ce que l'accumulation de connaissance donne une assurance de rationalité? Et que cette assurance s'étend dans nos biais cognitifs... Je suis intelligent, connaissant, rationnel, je confirme par mes réussites scolaires, pourquoi je douterais de mes pensées.
Le Lycaon a écrit : 25 août 2020, 19:48
Je vous rejoins sur le fait que la philo n'est pas pour tous, c'est un domaine plutôt subjectif, des sentiments et des intuitions que rationnel. Donc, nous ne sommes pas tous, toutes, égales face à elle. Pour cette raison que j'ai ajouté des niveaux d'enseignements. Il y a l'intérêt aussi comme en toute matière.
C'est ça la définition que tu donnes de la philosophie. :?
Non, ce n'est pas une définition, c'est une appréciation en regard avec les cours de philos.

La définition de la philosophie? Réfléchir sur la/sa réflexion, qui sans le dualisme du Je, n'existerait pas.
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Re: Utilité des cours de philo?

#20

Message par Kraepelin » 26 août 2020, 01:16

DictionnairErroné a écrit : 25 août 2020, 20:19
DictionnairErroné a écrit : 25 août 2020, 17:18 Pourquoi le prolongement des études plonge dans le zozoïsme, question intéressante...
Serait-ce que l'accumulation de connaissance donne une assurance de rationalité? Et que cette assurance s'étend dans nos biais cognitifs... Je suis intelligent, connaissant, rationnel, je confirme par mes réussites scolaires, pourquoi je douterais de mes pensées.
La raison est probablement bien plus triviale. Les filles avec des diplomes de premier cycle lisent des magazines ...

Les étudiantes de premier cycle universitaire ne sont généralement pas des intellectuels, non monxsieur. Elles sont assez inteligents pour apprendre des choses pas trop compliquées. Elles apprennent ces choses pour ensuite occuper une profession ou un poste intéressant, sans plus. Elles ont cependant une certaine curiosité et l'habitude de lire. Elles lisent donc des magazines écrit par des journmalistes aussi connes qu'elles et qui flatent leur besoin de merveilleux et des livres de croisance personnelle (Pop-spiritualité) à tois sous. Ce sont les femmes qui lisent ces magazines qui flatent le zozos et c'est la raison pour laquelle elles sont plus susceptibles de croire des niaiseries.
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Re: Utilité des cours de philo?

#21

Message par 86lw » 26 août 2020, 02:54

Kraepelin a écrit : 25 août 2020, 16:43 Bon, il est vrai que ce sont surtout les filles qui font exploser les statistiques. Avoir un pénis semble une variable qui diminue le risque de zozoterie dans toutes les couches sociales.
Sans doute que chez les porteurs de pénis, malgré tout le machisme que cela peut induire, on a plus conscience de la différence entre ce qu'on souhaiterait et la réalité... :mrgreen:
La raison est probablement bien plus triviale. Les filles avec des diplomes de premier cycle lisent des magazines ...
Les étudiantes de premier cycle universitaire ne sont généralement pas des intellectuels, non monxsieur. (...) Ce sont les femmes qui lisent ces magazines qui flatent le zozos et c'est la raison pour laquelle elles sont plus susceptibles de croire des niaiseries.
J'en connais un qui risque de se prendre une volée de bois vert, avec ce genre d'argument. :lol:
Les illusions que l'on perpétue sont quelque part des mensonges. Mireille.

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Re: Utilité des cours de philo?

#22

Message par LePsychoSophe » 26 août 2020, 03:06

https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Mythe_de_Sisyphe

Faut que je lise Camus... La vie n'a pas de sens... Absurde et irrationnelle...

Il y va fort le bougre!
La prise de conscience de l'absurde nécessite-t-elle le suicide ? Camus répond : « Non, elle nécessite la révolte ».
Se révolter contre quoi? les lois fondamentales qui font que la vie n'a pas de sens? lô pô compris...
Ainsi, l'homme absurde gagne de la liberté dans un sens très concret : il n’est plus lié par l'espoir d'un avenir ou d'une éternité meilleures, - sans qu'il soit nécessaire de créer du sens, « il jouit d'une liberté à l'égard des règles communes ».
Libre et vire l'instant présent pleinement. Il était bon ce Camus, je ne connaissais pas mais je rejoints par un autre chemin ses conclusions.
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Re: Utilité des cours de philo?

#23

Message par Le Lycaon » 26 août 2020, 06:47

DictionnairErroné a écrit : 25 août 2020, 20:19 Non, ce n'est pas une définition, c'est une appréciation en regard avec les cours de philos.

La définition de la philosophie? Réfléchir sur la/sa réflexion, qui sans le dualisme du Je, n'existerait pas.
D'accord, vu comme cela, si l'on considère le domaine comme étant le lieu (l'université) et le groupe se donnant à la philosophie (professeur plus élèves), alors la subjectivité et les passions de chaque personne auront un impact dans le domaine concerné.
Mais cela ne concerne pas uniquement l'enseignement de la philosophie, mais bien toutes les matières. Et je peux encore élargir, et ne pas me borner à l'enseignement, mais à tous les domaines incluant un groupe d'humains. :D

Je ne suis pas sûr de bien comprendre ta définition de la philosophie.
C'est la philosophie ou la réflexion qui n'existerait pas sans le dualisme du je :?: :?:
Dernière remarque, je pense qu'il s'agit d'une définition bien complexe, je préfère la définition de base,
qui finalement ouvre de nombreuse perspective. :)

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Re: Utilité des cours de philo?

#24

Message par Mirages » 26 août 2020, 09:06

Kraepelin a écrit : 26 août 2020, 01:16 La raison est probablement bien plus triviale. Les filles avec des diplomes de premier cycle lisent des magazines ...
Je me disais aussi que le type de croyances pouvait varier avec le niveau d'étude (mais pas que), on peut croire que le pain retourné porte malheur ou que [n'importe quoi] attire le mauvais œil et ne pas du tout s'intéresser au 11 septembre ou les missions Apollo par exemple.
C'est un peu l'éducation, la culture dans laquelle on baigne et... les centres d’intérêt qui priment je pense.
Oh Papy ! Tu nous as déjà oubliés ?
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Re: Utilité des cours de philo?

#25

Message par Kraepelin » 26 août 2020, 12:02

86lw a écrit : 26 août 2020, 02:54
J'en connais un qui risque de se prendre une volée de bois vert, avec ce genre d'argument. :lol:
:mrgreen:
Oui, avec une formulation pareille, je coure après les ennuis! Peut-être un fond de tempérament provocateur chez moi? Celà dit, et juste entre nous, les gars qui lisent des magazines zozos ne sont pas plus intelligents que les filles et ceux qui lisent autre chose se cantonnent souvent aux magazines de sport, ce qui n'est pas intellectuellement plus méritant, même si de facto ça entretien moins la zozoterie.

Pour ce qui est des magaziones, par contre, l'argument n'est pas de moi, mais des sociologues qui justement étaient les auteurs du sondages que j'ai lu.

:hausse:
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