Analyser la mouvance Woke

Politique, histoire, société... et autres sujets sans lien avec le paranormal
Totolaristo
Messages : 1050
Inscription : 31 mars 2017, 04:06

Re: Analyser la mouvance Woke

#776

Message par Totolaristo » 17 nov. 2021, 06:28

Donc comme l’islamophobie existe, l’islamogauchisme ne peut pas exister ?

Avatar de l’utilisateur
Etienne Beauman
Messages : 6451
Inscription : 20 févr. 2011, 12:59

Re: Analyser la mouvance Woke

#777

Message par Etienne Beauman » 17 nov. 2021, 06:39

Totolaristo a écrit : 17 nov. 2021, 06:28
Donc comme l’islamophobie existe, l’islamogauchisme ne peut pas exister ?
Nawak ?

Ce qui fait qu'un sujet est une "réalité scientifique", c'est le fait que des recherches scientifiques portent sur ce sujet.
C'est le cas pour l'islamophobie, ce n'est pas le cas pour l'islamo-gauchisme.
Le premier est étudié par des chercheurs, le second n'est qu'une injure politicienne.
Au royaume des cyclopes, les borgnes sont aveugles.
Is this a discussion?

Dany
Messages : 3466
Inscription : 09 févr. 2004, 17:44

Re: Analyser la mouvance Woke

#778

Message par Dany » 17 nov. 2021, 07:12

EB a écrit :Ce qui fait qu'un sujet est une "réalité scientifique", c'est le fait que des recherches scientifiques portent sur ce sujet.
C'est le cas pour l'islamophobie, ce n'est pas le cas pour l'islamo-gauchisme.
Le premier est étudié par des chercheurs, le second n'est qu'une injure politicienne.
Si certains en doutaient encore, on voit que toute la rigueur soi disant logique de EB ne lui sert simplement qu'à légitimer sa propre idéologie woke, dans toute sa bêtise (c'est un Mélenchoniste, en fait).

Le marrant dans sa démarche, c'est que selon lui, "il s'en fout des wokes"... faut dire que c'est plus facile comme ça pour se poser en analyste détaché et impartial. :mrgreen:

Avatar de l’utilisateur
Lambert85
Messages : 5328
Inscription : 23 nov. 2007, 01:48

Re: Analyser la mouvance Woke

#779

Message par Lambert85 » 17 nov. 2021, 07:52

:dix:
ουκ έλαβον πόλιν αλλα γαρ ελπις εφη κακα

Avatar de l’utilisateur
uno
Messages : 1625
Inscription : 09 nov. 2011, 07:29

Re: Analyser la mouvance Woke

#780

Message par uno » 17 nov. 2021, 08:16

Ca me rappelle sa défense du woke nommé «Le bouseux» mais quelque chose me dit qu’il n’en parlera plus depuis que ce dernier s’est avéré être coupable d’agression sexuelle. Blague à part entre des représentants de la France insoumise qui manifestent avec des islamistes, une autre qui traite Fatiha Agag-Boudjahlat d'arabe de service en raison de la défense de la laïcité par cette dernière, ou encore Raquel Garrido qui veut une réconciliation avec les terroristes islamistes, et tant qu'à faire on aurait du demander aux juifs de se réconcilier avec les nazis, on a déjà du lourd mais bon cette gauche woke complaisante avec l'islam politique le plus extrême n'existerait pas. :lol:
Dernière modification par uno le 17 nov. 2021, 11:29, modifié 2 fois.

Avatar de l’utilisateur
Dominique18
Messages : 4376
Inscription : 06 oct. 2020, 06:27

Re: Analyser la mouvance Woke

#781

Message par Dominique18 » 17 nov. 2021, 08:31

Pierre-Henri Taguieff doit certainement correspondre à une abstraction.

Dany
Messages : 3466
Inscription : 09 févr. 2004, 17:44

Re: Analyser la mouvance Woke

#782

Message par Dany » 17 nov. 2021, 08:36

Uno a écrit :Raquel Garrido qui veut une réconciliation avec les terroristes islamistes, et tant qu'à faire on aurait du demander aux juifs de se réconcilier avec les nazis, on a déjà du lourd mais bon cette gauche woke complaisante avec l'islam politique le plus extrémistes n'existerait pas. :lol:
Non, l'islamo gauchisme n'existe pas, c'est juste une impression d'existence.
Un peu comme l'impression d'insécurité... ou alors le Bataclan et Charlie Hebdo, qui n'étaient que des impressions de carnage. :a2:

Totolaristo
Messages : 1050
Inscription : 31 mars 2017, 04:06

Re: Analyser la mouvance Woke

#783

Message par Totolaristo » 17 nov. 2021, 08:42

Etienne Beauman a écrit : 17 nov. 2021, 06:39
Nawak ?

Ce qui fait qu'un sujet est une "réalité scientifique", c'est le fait que des recherches scientifiques portent sur ce sujet.
C'est le cas pour l'islamophobie, ce n'est pas le cas pour l'islamo-gauchisme.
Le premier est étudié par des chercheurs, le second n'est qu'une injure politicienne.
Donc selon vous il n’y a pas de connivences entre des groupuscules universitaires radicaux et des partis ou personnalités politiques étiquetées de gauche ?

Avatar de l’utilisateur
Lambert85
Messages : 5328
Inscription : 23 nov. 2007, 01:48

Re: Analyser la mouvance Woke

#784

Message par Lambert85 » 17 nov. 2021, 09:09

Plus grand monde vote à gauche, faut bien flatter les minorités religieuses ...
ουκ έλαβον πόλιν αλλα γαρ ελπις εφη κακα

Totolaristo
Messages : 1050
Inscription : 31 mars 2017, 04:06

Re: Analyser la mouvance Woke

#785

Message par Totolaristo » 17 nov. 2021, 09:19

Dire que l’islamo gauchisme n’existe pas, c’est bien pratique. Comme ça pas besoin d’en parler. Et puis bon, comme ca n’existe pas, ba on ne peut pas faire d’étude dessus.
En fait vu le raisonnement d’Etienne, ça ne pourra jamais exister.

Ce qui m’a personnellement fait considérer un peu plus sérieusement l’expression « islamogauchisme », c’est cet épisode de LFI qui manifeste au côté du CCIF (organisation dissoute depuis).
Ça et une intervention de Mélenchon qui s’était empressé de pointer du doigt les origines Tchtchene d’un terroriste islamiste. En somme la bonne grosse dissonance cognitive habituelle des insoumis.

Avatar de l’utilisateur
Etienne Beauman
Messages : 6451
Inscription : 20 févr. 2011, 12:59

Re: Analyser la mouvance Woke

#786

Message par Etienne Beauman » 17 nov. 2021, 12:22

L'islam politique
Ca existe bel et bien !

Il y a t il un parti d'extrême-gauche (signification de gauchiste) qui a pour projet l'instauration de la charia ?

Pas que je sache.

Mais bon n'inversons pas la charge de la preuve, c'est à vous de définir ce que vous entendez par islamo-gauchiste, et ensuite d'en montrer des exemples.
Au royaume des cyclopes, les borgnes sont aveugles.
Is this a discussion?

Avatar de l’utilisateur
Lambert85
Messages : 5328
Inscription : 23 nov. 2007, 01:48

Re: Analyser la mouvance Woke

#787

Message par Lambert85 » 17 nov. 2021, 13:07

Il n'est pire aveugle...
ουκ έλαβον πόλιν αλλα γαρ ελπις εφη κακα

Avatar de l’utilisateur
Etienne Beauman
Messages : 6451
Inscription : 20 févr. 2011, 12:59

Re: Analyser la mouvance Woke

#788

Message par Etienne Beauman » 17 nov. 2021, 13:36

Dominique18 a écrit : 17 nov. 2021, 08:31 Pierre-Henri Taguieff doit certainement correspondre à une abstraction.
Pierre-Henri Taguieff a écrit :C’est à partir de mes enquêtes, au début des années 2000 alors que débutait la seconde Intifada, sur des manifestations dites propalestiniennes où des activistes du Hamas, du Jihad islamique et du Hezbollah côtoyaient des militants gauchistes, notamment ceux de la LCR (devenue en 2009 le NPA), que j’ai commencé à employer l’expression «islamo-gauchisme», forgée par mes soins.
c''est un peu comme dire à un mec qui critique la fumisterie de la mémoire de l'eau que le professeur Montagnier trouve lui que c'est crédible ;)

Mais soit
Lorsqu’elle s’est diffusée, au début des années 20, dans certains milieux anticommunistes et antisémites, l’expression «judéo-bolchevisme» signifiait que le bolchevisme était un phénomène juif et que les bolcheviks étaient en fait des Juifs (ou des «enjuivés»). Il n’en va pas du tout de même avec l’expression «islamo-gauchisme», qui ne signifie pas que le gauchisme est un phénomène musulman ni que les gauchistes sont en fait des islamistes. L’expression ne fait qu’enregistrer un ensemble de phénomènes observables, qui autorisent à rapprocher gauchistes et islamistes : des alliances stratégiques, des convergences idéologiques, des ennemis communs, des visées révolutionnaires partagées, etc.

Selon l'inventeur de l'expression lui même il n'y a pas d'islamo-gauchiste.

Difficile de faire plus flou.

Le végan-rock c'est un ensemble de phénomènes observables qui autorisent à rapprocher les végan des rockeurs.
Ouais bah c'est pas évident son truc, de par son appellation, moi naïvement je considérai plutôt que c'est un mouvement comprenant des végans aimant le rock.
Qui l'emploie ici dans le sens de Taguieff ?

Pas toto l'asticot qui considère que Mélanchon est un islamo-gauchiste, les autres ?
Au royaume des cyclopes, les borgnes sont aveugles.
Is this a discussion?

Totolaristo
Messages : 1050
Inscription : 31 mars 2017, 04:06

Re: Analyser la mouvance Woke

#789

Message par Totolaristo » 17 nov. 2021, 18:11

Etienne Beauman a écrit : 17 nov. 2021, 13:36
Quand LFI s’associe au CCIF, on peut effectivement se poser des questions.
La façon de traiter a tout va les personnes d’islamophobes pour se prémunir d’un débat de fond ça questionne également.

Comme je l’ai déjà dit, ce mot sert selon moi à décrire les connivences entre des partis de gauche et des groupes prônant un islam radical et qui militent pour permettre son application. Sans même rentrer dans la question de savoir si c’est une simple démagogie pro-islam a visée électorale ou si c’est plus profond que ça.

Je vois difficilement comment on peut nier que ces connivences ont existé à un moment donné. Que le mot islamogauchiste soit approprié ou non.

Avatar de l’utilisateur
PhD Smith
Messages : 4081
Inscription : 04 août 2011, 17:23

Re: Analyser la mouvance Woke

#790

Message par PhD Smith » 17 nov. 2021, 18:37

Nul besoin de Linguisticae pour faire le point sur la situation des lettres classiques à Princeton: viewtopic.php?p=602576&hilit=Princeton+Figaro#p602576

Attention message très long, mais informatif si on le lit jusqu'au bout.

Pour rappel, la tribune de R. Doan, entre autres, agrégé de lettres classiques:
Le Figaro a écrit :Depuis quelques mois, les milieux universitaires américains sont agités par une polémique improbable: l'étude du monde gréco-romain serait-elle un repaire du fameux «racisme systémique»? Accusés à la fois d'avoir servi de justification aux pratiques coloniales du XIXe et du XXe siècles, d'usurper la place de langues antiques moins connues et d'être un obstacle à la diversité sociale dans l'enseignement supérieur, le grec et le latin voient leur prééminence remise en cause par des militants adeptes de la «critical race theory». Si certains ne voulaient y voir qu'un salutaire débat sur le sens de leur discipline, il faut se rendre à l'évidence: cette offensive sert désormais à justifier la suppression du latin et du grec dans l'enseignement supérieur américain. Au nom de la lutte contre le racisme systémique, la célèbre université de Princeton vient d'annoncer que le latin et le grec ne seraient plus obligatoires pour les étudiants en classics, c'est-à-dire… pour étudier la littérature grecque et romaine. On pourra donc obtenir un diplôme de lettres antiques à Princeton sans être capable de lire un mot de grec ou de latin, ce qui est aussi logique que d'être diplômé de mathématiques sans savoir faire une addition.

Passons sur la tactique interne des départements universitaires qui espèrent probablement, en baissant ainsi les exigences, recruter plus d'étudiants pour accroître leurs financements. On comprendrait que, faute de candidats suffisamment nombreux, ils renoncent à exiger la maîtrise des langues anciennes à l'entrée dans le cursus ; après tout, on peut tout à fait commencer à les pratiquer dans l'enseignement supérieur. Mais pour la même raison, il est parfaitement illogique de renoncer à l'obligation de les étudier pendant le cursus. Une telle révolution, qui pourrait un jour ou l'autre arriver en France, est bien le fruit d'une idéologie qui vise à dénier au grec et au latin leur prééminence dans l'étude du monde antique, et, plus largement, leur utilité dans le monde moderne.

Car c'est bien de cela qu'il s'agit: au-delà des délires propres aux tenants du «racisme systémique», la place des langues anciennes dans la société contemporaine est précaire. Depuis longtemps – en réalité, depuis la fin du XIXe siècle au moins – des pédagogues en dénoncent l'inutilité, des sociologues y voient de l'élitisme, et des gestionnaires en condamnent le coût. En France, sous l'Ancien Régime et jusqu'en 1863, un apprentissage intensif du latin était la base obligatoire de toute instruction secondaire, avant même l'étude du français. Il resta prépondérant pendant toute la première moitié du XXe siècle, avant de connaître un lent déclin pour laisser place à d'autres matières jugées plus indispensables au monde moderne.

Dans toute l'histoire européenne, et particulièrement dans l'histoire de France, la fréquentation de l'antique a constitué le moteur des avancées politiques et culturelles.
Raphaël Doan
Le latin et le grec se trouvent désormais dans un cercle vicieux. Leurs enseignements ayant été réduits à peau de chagrin et saccagés par de mauvaises méthodes d'apprentissage, l'immense majorité des lycéens ayant choisi cette option est aujourd'hui incapable, après cinq ans d'étude, de traduire une phrase basique, encore moins, évidemment, de lire un texte. Au bac, ils se contentent d'apprendre par cœur la traduction française, puisqu'ils connaissent d'avance le sujet de l'examen, et obtiennent 18/20. Cette situation est absurde et ne peut plus durer: qui accepterait qu'après cinq années à apprendre l'espagnol, aucun élève de la classe ne soit capable d'en lire une seule phrase? Certes, on leur inculque pendant ce temps quelques notions de civilisation antique ; mais à tout prendre, ils pourraient les recevoir en cours d'histoire. Une telle situation alimente les critiques de ceux qui ne voient dans ces langues mortes qu'une perte de temps quand nos élèves pourraient apprendre, au choix, le marketing ou le code informatique.

Face à cet échec, deux attitudes s'opposent, toutes deux compréhensibles. La première – c'est celle du grand historien Paul Veyne – serait de renoncer entièrement à l'enseignement des langues anciennes dans les études secondaires, pour les réserver à l'enseignement supérieur, où elles seraient correctement étudiées. En somme, mieux vaut apprendre le latin tard et bien que tôt et mal. Cela reviendrait à réserver les langues anciennes à une petite poignée d'experts ; le latin et le grec y auraient à peu près le même statut que le sanskrit ou les hiéroglyphes, des langues pour spécialistes. Les Grecs et les Romains ne seraient plus pour nous que des étrangers à moitié oubliés.

La seconde option, qui a ma préférence, est au contraire de raviver l'enseignement des deux langues dans le secondaire, de manière à offrir aux élèves la «familiarité avec l'Antiquité» selon laquelle, disait Guizot, «on n'est qu'un parvenu en fait d'intelligence.» Ce n'est pas un choix pédagogique ou technique: c'est, pour employer un gros mot, un choix de civilisation. Dans toute l'histoire européenne, et particulièrement dans l'histoire de France, la fréquentation de l'antique a constitué le moteur des avancées politiques et culturelles. Les rois du Moyen-Âge voulaient prolonger l'Empire romain ; notre droit y a puisé sa source ; nos artistes y ont sans cesse trouvé l'inspiration. Jusqu'à la fin des Trente Glorieuses environ, nos chefs d'État ont été baignés par les textes antiques ; Georges Pompidou échangeait des blagues en latin avec Jean Foyer au sortir du conseil des ministres. Si leurs discours nous paraissent incomparablement meilleurs que ceux du personnel politique actuel, c'est qu'ils étaient nourris de rhétorique ancienne. Ce qui relie de Gaulle et Louis XIV, Bergson et Descartes, Ingres et Poussin, mais aussi, plus modestement, le bachelier de 1930 à l'étudiant de 1770, c'est que toutes ces personnes ont lu les mêmes textes dans la même langue et ont puisé à la même source: le monde classique. En l'absence de ce lien commun, notre culture - nous le voyons bien depuis quelques décennies - risque l'archipélisation, chacun ayant ses propres références et ses propres modèles. Face à une société déboussolée, quel meilleur guide pour l'avenir que celui que nous avons toujours eu: l'Antiquité?
L'enseignement du latin dans les lycées américains était mis en avant pour faire découvrir aux enfants latinos leur culture hispanophone il y a quelques années. Puis la cancel culture est passée par là: les philosophes et la culture antique sont racistes. Rien de nouveau c'est une tendance chez les anglo-saxons.
Ainsi, Dan-el Padilla Peralta, professeur associé d'enseignement classique à Princeton propose carrément de supprimer son poste ou l'enseignement. C'est déjà le cas à Howard University, l'une des grandes universités afro-américaines: https://greekreporter.com/2021/11/17/la ... k-schools/
The targeting of the classics is prominent in the U.S. now, with Princeton University announcing that students of classics will no longer need to study Latin and Ancient Greek, the two subjects that are the core pillars of the discipline.

Dan-el Padilla Peralta, an associate professor of classics at Princeton, is a proponent of the ban, claiming that Ancient Greek and Roman cultures had been encouraging slavery, colonialism, and white supremacy for 2,000 years.

Thereby, according to Peralta, writings in Latin and Ancient Greek have been used over the years to promote those practices.

In a similar move, Howard University, one of America’s most well-known black institutions, has dissolved its classics department, dispersing its tenured faculty to other departments.

The removal of Classics from curricula has sparked a debate in U.S. academia, while the overall issue of wokeism has become volatile.
Le plus drôle:
This comes after a BBC poll among 100 international authors, academics, journalists, and critics voted Homer’s Odyssey as the most influential story to have shaped the entire world.
Comme l'explique cet article de "Greek Reporter", Princeton baisse le niveau pour recruter plus d'étudiants, car les humanités et sciences humaines n'attirent plus les étudiants, qui préfèrent les études scientifiques plus rentables en matière de frais d'inscription. Les humanités, la culture générale, les études d'histoire ? Ça ne sert à rien: Richard Feynman disait qu'avoir une culture classique ou jouer d'un instrument ne servait à rien pour un scientifique à une époque où Dirac ou Einstein avait appris le violon ou la musique classique.

La récente décision de l'Université de Princeton de supprimer les exigences grecques et latines pour les majors classiques de lutter contre - ce qu'elle a appelé - le racisme institutionnel a suscité un débat animé parmi les milieux universitaires aux États-Unis.
En mai, les membres du corps professoral ont approuvé des changements au département d'études classiques, y compris l'élimination de la piste "Classics", qui exigeait une compétence intermédiaire en grec ou en latin pour entrer dans la concentration, selon Princeton Alumni Weekly. L'obligation pour les étudiants de prendre le grec ou le latin a également été supprimée.
Ces derniers mois, un vieux débat sur les mérites de l'étude des classiques et des sciences humaines en général ont résurgence.
La discussion fait largement suite à un profil début février du New York Times Magazine de Dan-el Padilla Peralta, un immigrant de République dominicaine qui est maintenant professeur de classiques à l'Université de Princeton - et qui croit que la tradition classique est inextricablement liée à la suprématie blanche et que sa discipline, telle qu'elle est actuellement constituée, ne mérite pas d'avenir.

Josh Billings, directeur des études de premier cycle et professeur de classiques à Princeton, a déclaré que les changements donnent finalement aux étudiants plus d'opportunités de se spécialiser en lettres classiques.
« Nous pensons qu'avoir de nouvelles perspectives sur le terrain améliorera le domaine », a-t-il déclaré.
« Ayant des gens qui viennent qui n'ont peut-être pas étudié les études classiques au lycée et qui n'ont peut-être pas déjà été exposés au grec et au latin, nous pensons que le fait d'avoir ces étudiants dans le département en fera une communauté intellectuelle plus dynamique. »
S'adressant récemment à Greek Reporter, Katherine Elizabeth Fleming, prévôt de l'Université de New York, a déclaré que la décision de Princeton est en partie due au désir de rendre les classiques plus accessibles aux étudiants.
« Un certain nombre de départements de sciences humaines tentent de rendre leur offre peut-être plus accessible aux étudiants au-delà de leurs principales circonscriptions irréductibles. »
Dr. Fleming, qui a eu une carrière distinguée spécialisée dans l'histoire moderne de la Grèce dans le contexte de la région méditerranéenne au sens large, a été nommée citoyen honoraire de la Grèce en décembre 2019.
« Le changement de Princeton est également probablement lié à la façon dont les classiques, en particulier, se manifestent dans le milieu universitaire aux États-Unis. Jusqu'à récemment, il y avait ce genre d'idée mythique selon laquelle la Grèce antique, la Rome antique et Israël ancien, étaient en quelque sorte des fonts baptismaux, une chose appelée civilisation occidentale. Et cette croyance était vraiment fondée sur les programmes d'études d'un certain nombre de grandes universités", a déclaré le Dr. Fleming.

L'Amérique est devenue moins européenne

Elle dit qu'à mesure que les États-Unis eux-mêmes sont devenus très clairement non seulement d'origine européenne et sont devenus beaucoup, beaucoup plus diversifiés, il y a eu toutes sortes de tournants culturels dans l'académie.
« Dans ce cadre, les gens revisitent ce que signifie étudier les classiques. Et j'imagine que l'éradication des exigences linguistiques du latin ou du grec fait partie de cette réévaluation."
Dr. Fleming note qu'il y a 30 ans, les sciences humaines, et l'histoire en particulier, étaient l'une des majeures les plus populaires de l'Université de New York. Il a maintenant un quart de majors qu'auparavant. Elle dit que les changements reflètent toutes les sciences humaines et pas seulement les classiques.
« Il y a eu une migration des sciences humaines vers les sciences des données, les sciences dures, les sciences informatiques ; et les disciplines des sciences humaines, de la philosophie, de l'histoire, de l'art et de la littérature, les classiques, examinent toutes leurs programmes d'études et trouvent comment les repositionner, afin d'être plus attrayantes pour plus d'étudiants.
L'universitaire américaine dit que nous ne devrions pas avoir peur d'utiliser des textes traduits pour étudier les classiques. « Je ne pense pas qu'il y ait quelque chose de plus privilégié à lire une traduction d'une œuvre littéraire du grec ou du latin vers l'anglais, qu'à lire une traduction d'une œuvre de littérature russe russe en anglais. »
Elle admet cependant qu'il y a certainement quelque chose de perdu dans la traduction : "Vous lisez un texte qui est fondamentalement un texte différent si vous le lisez en traduction, car bien sûr, chaque traduction est également une sorte d'interprétation", reconnaît-elle.
« Mais pourquoi y aurait-il une alarme particulière à ce sujet liée au grec et au latin, alors que nous trouvons parfaitement acceptable pour les étudiants en Grèce ou ailleurs d'étudier la littérature qu'ils lisent en traduction ? »
Pourtant.
Etudier le grec ou le latin n'est pas raciste

John McWhorter, professeur de linguistique à l'Université Columbia, dit que l'idée, que les étudiants qui se concentrent vraiment sur les textes classiques et apprennent en même temps le latin et le grec, est raciste, cette idée est fondamentalement fausse.
S'exprimant à la radio publique nationale, McWhorter a expliqué que l'argument que l'université rend service aux enfants noirs équivaut à faire valoir qu'il est trop difficile d'attendre d'eux à apprendre le grec ou le latin.
Il a fait valoir que les enfants noirs ainsi que les Latinos et autres enfants d'origines ethniques différentes peuvent apprendre le grec et le latin.
« De nos jours, vous pouvez avoir une telle longueur d'avance sur ces choses une fois que vous aurez décidé avec des sources en ligne. [...] De nos jours, il est plus facile d'apprendre une langue qu'elle ne l'a jamais été. Je pense juste que nous sous-vendisons ce dont les étudiants en couleur sont capables", a déclaré le professeur McWhorter.
Il a exprimé son opposition à la décision de Princeton, disant que les classiques devraient enseigner aux jeunes étudiants que ces "anciens Blancs" ont fait de bonnes choses aussi bien que "de mauvaises choses".
« Je ne pense pas que nous ayons besoin de détruire la discipline parce que quelqu'un avec trois noms et une grosse moustache il y a 100 ans avait une vision très conservatrice dépassée. [...] Vous ne pouvez pas continuer à gifler le passé pour montrer que vous n'êtes pas raciste actuellement", a fait valoir le professeur McWhorter.
MacWhother a écrit un article dans la revue démocrate "The Atlantic" (attention traduction + - automatique): https://www.theatlantic.com/ideas/archi ... ek/619110/
Le département d'études classiques de l'Université de Princeton a récemment décidé que l'idée que les diplômés en lettres classiques devraient connaître le latin ou le grec a été une erreur. À l'ancienne, peut-être. Jusqu'à présent, les étudiants de premier cycle qui voulaient se spécialiser dans l'étude des textes classiques devaient avoir au moins un niveau intermédiaire de latin ou de grec. Mais ces étudiants n'auront même plus à apprendre l'une ou l'autre langue pour obtenir un diplôme en lettres classiques. C'est un exemple typique d'une de la précipitation d'une université pour apporter des changements de politique sous prétexte de promouvoir l'équité raciale qui sont aussi susceptibles de promouvoir le racisme que de l'éradiquer.

L'argument officiel en faveur de la nouvelle politique à Princeton ne suit pas explicitement les lignes racialisées. Josh Billings, professeur d'études classiques, qui est le chef des études de premier cycle du département, a fait valoir dans le magazine des anciens de Princeton qu' "avoir de nouvelles perspectives dans la discipline rendra la discipline meilleure". Il a également noté : "Nous pensons qu'avoir des gens qui n'ont peut-être pas étudié les classiques au lycée et qui n'ont peut-être pas déjà été exposés au grec et au latin, et que le fait d'avoir ces étudiants dans le département en fera une communauté intellectuelle plus dynamique".

Lorsque j'ai demandé à Billings ce que cela signifiait, il a répondu : "Un étudiant qui n'a pas étudié le latin ou le grec, mais qui maîtrise, par exemple, la littérature danoise poserait, je pense, des questions intéressantes aux textes classiques et serait en mesure de faire des recherches intéressantes sur la façon dont les textes classiques ont été lus et discutés." Ce n'est pas tout à fait exagéré ; j'ai récemment donné un cours sur les langues africaines dans lequel un étudiant, en fait, a apporté des contributions utiles à partir de sa connaissance du grec ancien. Pourtant, il y a des raisons de supposer que quelque chose de plus spécifique motive la nouvelle direction à Princeton.

Notez l'utilisation de la "communauté intellectuelle vibrante". Le terme "vibrant" - un agent immobilier avec lequel j'ai travaillé l'avait déjà astucieusement utilisé pour décrire des quartiers dans lesquels quelqu'un de ma race pourrait vouloir vivre - est souvent moins connoté pour le danois que pour le noir, et c'est certainement ici, ce que cela suggère. Le ministère avait déjà envisagé le changement de politique, a rapporté le Princeton Alumni Weekly, mais l'a considéré comme une « nouvelle urgence » par les « événements qui ont eu lieu l'été dernier ». Le site Web du département comprend une proclamation selon laquelle "l'histoire de notre propre département témoigne de la place des classiques dans le long arc du racisme systémique".

Le site Web annonce également que le département veut "créer des possibilités d'avancement des étudiants et des (futurs) collègues issus d'horizons historiquement sous-représentés dans la discipline". Cela signifiera "s'assurer qu'un large éventail de perspectives et d'expériences éclairent notre étude du passé grec et romain antique". Ne prétendons pas, compte tenu du contexte de la culture universitaire américaine moderne, que les termes ici se réfèrent simplement à la diversité en général. "Sous-représentation", "large éventail de perspectives et d'expériences" - ce sont des mots à la mode disant, essentiellement, "pour les Noirs et les Latinos aussi".

On pourrait également conclure que les "perspectives" et les "expériences" valorisées sont des motifs de nouvelles normes d'admission pour les étudiants noirs et bruns et sont le reflet attestant du racisme, du désavantage et d'autres formes d'assujettissement. En effet, l'idée selon laquelle les écrits classiques et l'étude des classiques eux-mêmes sont des entreprises suprématistes blanches est ascendante sur le terrain. L'un des professeurs du département, Dan-el Padilla Peralta, est un homme noir qui a déclaré en 2019 : "Si l'on concevait intentionnellement une discipline dont les organes institutionnels et les protocoles de contrôle visaient explicitement à désavouer le statut légitime des érudits "de couleur", on ne pourrait pas faire mieux que ce que les classiques ont fait". Il a également fait valoir, comme Rachel Poser l'a noté dans le New York Times Magazine plus tôt cette année, que "loin d'être extrinsèque à l'étude de l'antiquité gréco-romaine, la suprématie blanche se confirme dans la production même de la discipline quand on examine attentivement ses rouages". Padilla - dont le commandement du latin et du grec est "sterling", je dois ajouter - a même suggéré que la discipline des classiques était mûre pour l'anéantissement.

Le changement de politique à Princeton suppose l'existence de diverses contributions potentielles que les étudiants en lettres classiques ne connaissant pas le latin ou le grec auraient pu apporter aux discussions en classe. Quelles sont ces contributions ? Au cours des décennies que j'ai passées sur les campus universitaires, j'ai observé une série infinie de discussions qui ont fait des Noirs américains les victimes de l'assujettissement et en particulier de l'esclavage. J'extrapole ici, mais peut-on avancer l'idée que les étudiants noirs en lettres classiques sont particulièrement plus légitimes pour discuter, par exemple, de l'esclavage chez les Grecs et les Romains de l'Antiquité ? Si c'est le cas, nous devons alors nous demander précisément en quoi le fait d'être un étudiant noir américain au XXIe siècle donnerait un aperçu particulier de ce sujet, dont même les classicistes blancs ont amplement discuté pendant de nombreuses années.

Dans l'ensemble, une justification du changement de politique de Princeton sur la base de la lutte contre la suprématie blanche est gravement mince. La littérature académique sur les lettres classiques est énorme. Par exemple, le numéro du printemps 2020 de la prestigieuse revue "Classical World" a présenté quatre articles majeurs. Deux sont formulés dans, pour mémoire, une conscience ouverte des différences de pouvoir : l'un examinant le langage utilisé par Auguste pour désigner les gens comme ses sujets, et l'autre examinant les réseaux sociaux chez les femmes dans les comédies théâtrales. Un autre article est peut-être moins « vibrant », examinant le point de vue de John Adams [deuxième président des USA] sur le dramaturge Terence. Mais le quatrième est un texte argumentatif en latin selon lequel les textes latins devraient être enseignés en latin dont l'autrice est une femme espagnole.
Les œuvres que les spécialistes des classiques examinent ont été créées - et ont été adoptées et interprétées - par des personnes dont elles-mêmes et les opinions ne passeraient pas nos tests antiracistes aujourd'hui. « Certains classicistes ont eu l'idée », a rapporté Poser, « que leur discipline fait partie de l'échafaudage de la suprématie blanche - un processus traumatisant que l'on m'a décrit comme un "pillage rouge inversé" ». Mais accepter cette interprétation des textes classiques revient à avoir une position de type slogan. Cette démarche ne suscite aucune réflexion et ce n'est pas la démarche universitaire.

Bien sûr, nous pourrions également lire le changement à Princeton comme une stratégie détournée pour amener plus d'élèves aux classiques en général, étant donné que de moins en moins d'élèves du secondaire suivent le latin, et encore moins le grec. Qu'une faculté de lettres classiques raisonnablement puisse décider d'éliminer l'exigence latine et grecque pour des raisons autres que la race n'est guère au-delà du domaine de la possibilité. Dans une déclaration récente, le département a déclaré qu'il n'avait pas "réduit d'une seule heure notre engagement à enseigner les langues anciennes", mais aussi qu'"une approche basée sur l'inclusion et la persuasion sera plus efficace pour encourager l'étude des langues qu'une approche basée sur la contrainte". On pourrait remettre en question cette hypothèse - parfois, la meilleure façon d'amener les étudiants à faire quelque chose de difficile est de les obliger à le faire - mais le temps le dira.

Quoi qu'il en soit, la décision sur les classiques de Princeton prive également les étudiants - et, dans la mesure où le changement est axé sur la race, les étudiants noirs en particulier - du défi agréable de maîtriser le latin ou le grec. Avec leurs riches systèmes de marquage des cas sur les noms et d'ordre flexible des mots, les deux sont difficiles pour un anglophone. Arriver au point de pouvoir les lire et s'engager dans les textes qui y sont écrits peut donner le même niveau que de résoudre un puzzle de mots croisés, d'apprendre à jouer d'un instrument ou enfin "obtenir" du calcul.

Fait crucial, vous devez souvent passer par une phase de corvée - apprendre les règles, mémoriser le vocabulaire - avant de passer à une phase de maîtrise et de compréhension, comme traiter les gammes au piano avant de jouer des sonates. La décision de Princeton décourage même les étudiants d'entamer ce processus. Les professeurs peuvent considérer le changement comme une réponse au racisme, mais l'intention implicite - épargnant les étudiants noirs de l'effort d'apprentissage du latin ou du grec - peut être interprétée comme raciste elle-même.
Tous les classicistes reconnaissent que, vraiment, vous devez connaître les langues pour bien comprendre les textes. C'est également vrai pour d'autres littératures. Par exemple, s'engager dans "Guerre et Paix" dans la traduction, comme de nombreux lecteurs américains l'ont fait pendant la pandémie de coronavirus, c'est souvent manquer les nuances russes évitées par le traducteur. Le grec ancien était orné de mots de particules qui ont fait passer des choses que l'anglais fait souvent juste avec l'intonation ou l'implication ; ils ne sont pas directement équivalents à un seul mot ou expression anglais, ce qui signifie à peu près des choses comme "Eh bien..." et "D'accord, alors..." De tels aspects du grec, selon les mots du classiciste Coulter George, ne peuvent "être distingués que par des verres teintés d'anglais". Vous n'avez jamais une véritable idée de la saveur de la façon dont les gens se sont exprimés ; vous avez au mieux franchi le seuil d'un nouvel endroit. Pour comprendre l'argument d'Auguste dans cette question du monde classique - même si elle est rationalisée dans sa présentation par un enseignant de premier cycle - nécessite de comprendre la signification de divers mots latins pour ou impliquant le mot "peuple".

En levant l'exigence linguistique, la décision de Princeton met en place une situation dans laquelle un sous-ensemble d'étudiants en études classiques ne pourront travailler avec des textes classiques qu'en traduction. Dans la participation en classe, ils devront humblement noter qu'ils ne connaissent ni le latin ni le grec, ce qui implique que leurs idées "vibrantes" sur la suprématie blanche sont équivalents à avoir maîtrisé les langues. Tous feront semblant d'être d'accord, bien que plus de quelques-uns verront tranquillement ces étudiants "vibrants" comme ayant moins de culture. Et lorsque ce sentiment sort inévitablement de la bouche de quelqu'un dans un échange ou apparaît sur les réseaux sociaux, le tollé sera rapide: les classiques de Princeton sont... racistes.
Voici la conclusion de l'article ô lecteur:
The princeton classics department’s new position is tantamount to saying that Latin and Greek are too hard to require Black students to learn. But W. E. B. Du Bois, who taught both Latin and Greek for a spell, would have been shocked to discover that a more enlightened America should have excused him from learning the classical languages because his Blackness made him “vibrant” enough without going to the trouble of mastering something new.

When students get a degree in classics, they should know Latin or Greek. Even if they are Black. Note how offensive that even is. But the Princeton classics department’s decision forces me to phrase it that way. How is it anti-racist to exempt Black students from challenges?

La nouvelle position du département des classiques de Princeton équivaut à dire que le latin et le grec sont trop difficiles pour des étudiants noirs à apprendre. Mais W. E. B. Du Bois, qui enseignait à la fois le latin et le grec pendant un certain temps, aurait été choqué de découvrir qu'une Amérique plus éclairée aurait dû l'excuser d'apprendre les langues classiques parce que le fait d'être noir l'a rendu assez "vibrant" sans avoir la peine de maîtriser une nouvelle matière.
Lorsque les étudiants obtiennent un diplôme en lettres classiques, ils doivent connaître le latin ou le grec. Même s'ils sont noirs. Notez à quel point c'est offensant. Mais la décision du département des classiques de Princeton m'oblige à la formuler de cette façon. Pourquoi est-ce antiraciste d'exempter les étudiants noirs des défis ?
Imagepraedicator veridicus, inquisitor intrepidus, doctor egregiusImage

Avatar de l’utilisateur
jroche
Messages : 3000
Inscription : 13 janv. 2014, 01:02

Re: Analyser la mouvance Woke

#791

Message par jroche » 18 nov. 2021, 06:24

Etienne Beauman a écrit : 17 nov. 2021, 12:22 Il y a t il un parti d'extrême-gauche (signification de gauchiste) qui a pour projet l'instauration de la charia ?
Homme de paille. Ce qu'on appelle islamo-gauchisme n'est pas un projet conscient, délibéré, de faire triompher l'islamisme. C'est un déni de réalité face à la menace qu'il représente (il compte quand même dans le monde plus de partisans fanatiques prêts à tout que toute autre cause...) au nom d'une idéologie qui veut que les défavorisés ou supposés tels doivent toujours être soutenus.
Demander du paranormal ou psi répétable, conforme aux critères scientifiques les plus courants, c'est demander les villes à la campagne.

Avatar de l’utilisateur
spin-up
Modérateur
Modérateur
Messages : 5555
Inscription : 23 févr. 2012, 06:01

Re: Analyser la mouvance Woke

#792

Message par spin-up » 18 nov. 2021, 06:48

jroche a écrit : 18 nov. 2021, 06:24 Homme de paille. Ce qu'on appelle islamo-gauchisme n'est pas un projet conscient, délibéré, de faire triompher l'islamisme. C'est un déni de réalité face à la menace qu'il représente (il compte quand même dans le monde plus de partisans fanatiques prêts à tout que toute autre cause...) au nom d'une idéologie qui veut que les défavorisés ou supposés tels doivent toujours être soutenus.
Donc en résumé: l'islamogauchisme n'existe pas et n'est qu'un terme péjoratif inventé a des fins de communication politique.

Avatar de l’utilisateur
Lambert85
Messages : 5328
Inscription : 23 nov. 2007, 01:48

Re: Analyser la mouvance Woke

#793

Message par Lambert85 » 18 nov. 2021, 06:49

jroche a écrit : 18 nov. 2021, 06:24
Etienne Beauman a écrit : 17 nov. 2021, 12:22 Il y a t il un parti d'extrême-gauche (signification de gauchiste) qui a pour projet l'instauration de la charia ?
Homme de paille. Ce qu'on appelle islamo-gauchisme n'est pas un projet conscient, délibéré, de faire triompher l'islamisme. C'est un déni de réalité face à la menace qu'il représente (il compte quand même dans le monde plus de partisans fanatiques prêts à tout que toute autre cause...) au nom d'une idéologie qui veut que les défavorisés ou supposés tels doivent toujours être soutenus.
Pour une fois je suis d'accord avec vous !
ουκ έλαβον πόλιν αλλα γαρ ελπις εφη κακα

Avatar de l’utilisateur
jroche
Messages : 3000
Inscription : 13 janv. 2014, 01:02

Re: Analyser la mouvance Woke

#794

Message par jroche » 18 nov. 2021, 06:54

spin-up a écrit : 18 nov. 2021, 06:48 Donc en résumé: l'islamogauchisme n'existe pas et n'est qu'un terme péjoratif inventé a des fins de communication politique.
Sophisme. A moins de considérer que l'islamisme n'existe pas non plus...
Demander du paranormal ou psi répétable, conforme aux critères scientifiques les plus courants, c'est demander les villes à la campagne.

Avatar de l’utilisateur
Lambert85
Messages : 5328
Inscription : 23 nov. 2007, 01:48

Re: Analyser la mouvance Woke

#795

Message par Lambert85 » 18 nov. 2021, 07:05

J.K. Rowling n'est pas invitée à la cérémonie des 20 ans de Harry Potter à cause des la communauté alphabet.
La production et les acteurs se sont tous agenouillés devant celle-ci, quelle ingratitude envers celle qui les a nourri !
ουκ έλαβον πόλιν αλλα γαρ ελπις εφη κακα

Avatar de l’utilisateur
spin-up
Modérateur
Modérateur
Messages : 5555
Inscription : 23 févr. 2012, 06:01

Re: Analyser la mouvance Woke

#796

Message par spin-up » 18 nov. 2021, 07:12

jroche a écrit : 18 nov. 2021, 06:54 Sophisme. A moins de considérer que l'islamisme n'existe pas non plus...
Donc l'islamogauchisme est le déni de realité face a la menace de l'islamisme.
Et ceux qui sont dans le déni de realité face à la menace de l'islamogauchisme, on les appelle comment? Les Islamoislamogauchogauchistes?

L'islamogauchisme est un terme inventé comme outil de communication pour unir politiquement ceux qui n'aiment pas trop les arabes et ceux qui n'aiment pas trop les gauchistes. Et ca fonctionne plutot bien, il faut le reconnaitre.

Avatar de l’utilisateur
jroche
Messages : 3000
Inscription : 13 janv. 2014, 01:02

Re: Analyser la mouvance Woke

#797

Message par jroche » 18 nov. 2021, 08:33

spin-up a écrit : 18 nov. 2021, 07:12 L'islamogauchisme est un terme inventé comme outil de communication pour unir politiquement ceux qui n'aiment pas trop les arabes et ceux qui n'aiment pas trop les gauchistes. Et ca fonctionne plutot bien, il faut le reconnaitre.
Les dénonciateurs de l'islamo-gauchisme les plus remontés et pertinents que je connaisse sont arabes (ou kabyles, iraniens, etc.).
Demander du paranormal ou psi répétable, conforme aux critères scientifiques les plus courants, c'est demander les villes à la campagne.

Dany
Messages : 3466
Inscription : 09 févr. 2004, 17:44

Re: Analyser la mouvance Woke

#798

Message par Dany » 18 nov. 2021, 09:04

spin-up a écrit : 18 nov. 2021, 06:48
jroche a écrit : 18 nov. 2021, 06:24 Homme de paille. Ce qu'on appelle islamo-gauchisme n'est pas un projet conscient, délibéré, de faire triompher l'islamisme. C'est un déni de réalité face à la menace qu'il représente (il compte quand même dans le monde plus de partisans fanatiques prêts à tout que toute autre cause...) au nom d'une idéologie qui veut que les défavorisés ou supposés tels doivent toujours être soutenus.
Donc en résumé: l'islamogauchisme n'existe pas et n'est qu'un terme péjoratif inventé a des fins de communication politique.
Le woke en chef a parlé (ah oui, j'oubliais : spin-up aussi "s'en fout des wokes", tout comme EB...) :mrgreen:

Avatar de l’utilisateur
spin-up
Modérateur
Modérateur
Messages : 5555
Inscription : 23 févr. 2012, 06:01

Re: Analyser la mouvance Woke

#799

Message par spin-up » 18 nov. 2021, 09:20

Dany a écrit : 18 nov. 2021, 09:04 Le woke en chef a parlé (ah oui, j'oubliais : spin-up aussi "s'en fout des wokes", tout comme EB...) :mrgreen:
Je ne suis pas woke, j'ai un ami blanc.

Dany
Messages : 3466
Inscription : 09 févr. 2004, 17:44

Re: Analyser la mouvance Woke

#800

Message par Dany » 18 nov. 2021, 09:42

EB a écrit :Il y a t il un parti d'extrême-gauche (signification de gauchiste) qui a pour projet l'instauration de la charia ?
Bruxelles capitale a connu deux élus qui prônaient très clairement l'instauration de la charia en Belgique.

C'est tout simplement dans leur programme électoral. (Oh mon Dieu, c'est RT... c'est donc obligatoirement une fake news destinée à nuire à l'Europe. Ouf !... bon, voilà un un lien plus aseptisé, mais moins complet).

Ca n'a duré qu'une législature. Ca n'a pas marché, parce que les deux créateurs du parti Islam étaient des chiites.
Mais la majorité des musulmans de Bruxelles étant des sunnites (qui avaient quand même votés pour Islam au début), tout ce beau monde a fini par se foutre sur la gueule intra communautairement.

C'est ça qui est bien avec Allah : il divise tellement bien ses propres ouailles dans toutes sortes de schismes que les musulmans sont les premières victimes de leur perpétuelle surenchère à l'orthodoxie... c'est marrant d'ailleurs de voir les talibans débordés sur leur droite par Daech.

Sinon, l'islamo gauchisme n'est pas un vain mot en Belgique : Des députés belges ont soutenu le djihadiste Oussama Atar : On touche le fond ! (et non, ce n'est pas RT. Dommage, pas vrai ?...).

Des députés écolos et PS, faut pas trop s'étonner. Des bobos islamo gauchos, quoi... :mrgreen:
Dernière modification par Dany le 18 nov. 2021, 09:58, modifié 5 fois.

Répondre

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Dash