Schopenhauer: Stratagème 33 - Cajyprobabilités: Stratagème 1

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Laurent_Outang
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Schopenhauer: Stratagème 33 - Cajyprobabilités: Stratagème 1

#1

Message par Laurent_Outang » 28 juil. 2009, 17:13

Le fil de discussion intitulé «Les Français et la théorie du complot: Sondage» est déjà suffisamment gangrené et je ne tiens pas à l'alourdir inutilement . Mais le stratagème 33 de Schopenhauer, invoqué à tort par qui vous savez, m'a semblé mériter un commentaire. Je me suis donc décidé à écrire quelques lignes sur le sujet.

Il ne s'agit évidemment pas ici de discréditer Schopenhauer mais tout simplement de restituer à Cajypart un "juste crédit" pour la lecture à contresens qu'il en effectue.

Référence: viewtopic.php?p=174875#p174875

L'art d'avoir toujours raison (Arthur Schopenhauer)
Schopenhauer a écrit :Stratagème 33

"C'est peut-être vrai en théorie, mais en pratique c'est faux." Grâce à ce sophisme, on admet les fondements tout en rejetant les conséquences ; en contradiction avec la règle a ratione ad rationatum valet consequentia (la conséquence tirée de la raison première valide le raisonnement). Cette affirmation pose une impossibilité : ce qui est juste en théorie doit aussi l'être en pratique ; si ce n'est pas le cas, c'est qu'il y a une erreur dans la théorie, qu'on a omis quelque chose, qu'on ne l'a pas fait entrer en ligne de compte ; par conséquent, c'est également faux en théorie.
Le sophisme décrit ici consiste à admettre - voire même glorifier - "les fondements tout en rejetant les conséquences".

Je n'invente rien. C'est écrit en toutes lettres dans le texte.

La règle invoquée par Schopenhauer stipule que: «la conséquence tirée de la raison première valide le raisonnement»

L'«affirmation qui pose une impossibilité», c'est le sophisme du début, soit la phrase: «C'est peut-être vrai en théorie, mais en pratique c'est faux.»

Et Schopenhauer poursuit après les deux points en expliquant que: «ce qui est juste en théorie doit aussi l'être en pratique ; si ce n'est pas le cas, c'est qu'il y a une erreur dans la théorie, qu'on a omis quelque chose, qu'on ne l'a pas fait entrer en ligne de compte ; par conséquent, c'est également faux en théorie.»

L'erreur de lecture consiste à assigner au terme "impossibilité" la phrase suivante: «ce qui est juste en théorie doit aussi l'être en pratique ; si ce n'est pas le cas...». Les deux points précèdent ici une explication, une extension de la pensée du philosophe et non pas une description de l'impossibilité.

Essayez un peu d'imaginer la théorie de la relativité générale invalidée par l'expérience !

Idem pour la vérification expérimentale de la machine de Turing tentant de reproduire le contenu de la bibliothèque du congrès.

Je ne connais guère que Cajypart pour "rester Zen" devant pareil non-sens.
He who thinks by the inch and talks by the yard deserves to be kicked by the foot. (Proverbe chinois)

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Cajypart
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Re: Schopenhauer: Stratagème 33 - Cajyprobabilités: Stratagème 1

#2

Message par Cajypart » 28 juil. 2009, 21:30

"C'est peut-être vrai en théorie, mais en pratique c'est faux." Grâce à ce sophisme, on admet les fondements tout en rejetant les conséquences.
C'est donc un sophisme.
Vous admettiez que théoriquement mes probabilités étaient non-nulles, mais vous disiez qu'en pratique c'était faux et qu'elles étaient nulles.
Je le répète: votre paradoxe du singe est un faux paradoxe.
L'erreur de lecture consiste à assigner au terme "impossibilité" la phrase suivante: «ce qui est juste en théorie doit aussi l'être en pratique ; si ce n'est pas le cas...». Les deux points précèdent ici une explication, une extension de la pensée du philosophe et non pas une description de l'impossibilité.
Aucune erreur de lecture de ma part mais comme j'avais remarqué que vous n'étiez pas à l'aise sur cette citation et que discuter avec vous ne m'intéressait pas, j'ai tenté un stratagème pour me débarrasser de vous et de vos sophismes:
Le fait que ça ne marche pas dans la pratique ne prouve pas l'invalidité d'une théorie.
http://fr.wikisource.org/wiki/L%E2%80%9 ... %C3%A8me_V
Je trouve que c'est de bonne guerre...Et puis ça aurait peut-être pu marcher encore un peu si je ne l'avais révélé... :mrgreen:
"C'est pas parce qu'ils sont nombreux à avoir tort, qu'ils ont forcément raison..."(un pote à moi qui cite Coluche)

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Totanka
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Re: Schopenhauer: Stratagème 33 - Cajyprobabilités: Stratagème 1

#3

Message par Totanka » 28 juil. 2009, 21:46

Est-ce bien necessaire d'ouvrir un autre post pour aboutir à la même discussion ?
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Laurent_Outang
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Re: Schopenhauer: Stratagème 33 - Cajyprobabilités: Stratagème 1

#4

Message par Laurent_Outang » 01 août 2009, 12:28

Cajypart a écrit :
"C'est peut-être vrai en théorie, mais en pratique c'est faux." Grâce à ce sophisme, on admet les fondements tout en rejetant les conséquences.
C'est donc un sophisme.
Vous admettiez que théoriquement mes probabilités étaient non-nulles, mais vous disiez qu'en pratique c'était faux et qu'elles étaient nulles.
Ce n'est pas un sophisme. Et voici pourquoi:

Accepter une probabilité est une chose. Admettre la validité d'une série d'élucubrations pseudo-théoriques tricotées autour de cette probabilité en est une autre.

Rappel: Une probabilité n'est pas une théorie, c'est un nombre réel compris entre 0 et 1.

Le paralogisme consiste à effectuer un amalgame sémantique entre les termes probabilité et théorie.

Je n'ai pas dit: "C'est peut-être vrai en théorie, mais en pratique c'est faux." mais bien au contraire: "La cajy-théorie ne vaut pas un clou car en pratique elle est dénuée de toute signification physique."

Ceci, en conformité "avec la règle a ratione ad rationatum valet consequentia (la conséquence tirée de la raison première valide le raisonnement)"

QED
Cajypart a écrit :Aucune erreur de lecture de ma part mais comme j'avais remarqué que vous n'étiez pas à l'aise sur cette citation et que discuter avec vous ne m'intéressait pas, j'ai tenté un stratagème pour me débarrasser de vous et de vos sophismes:
Le fait que ça ne marche pas dans la pratique ne prouve pas l'invalidité d'une théorie.
http://fr.wikisource.org/wiki/L%E2%80%9 ... %C3%A8me_V
Je trouve que c'est de bonne guerre...Et puis ça aurait peut-être pu marcher encore un peu si je ne l'avais révélé...
Dernier saut périlleux de l'artiste: Prétendre "révéler" un soi-disant stratagème afin de dissimuler le sentiment de honte que génère en lui son erreur de lecture de Schopenhauer. Soucieux de ne pas perdre la face, il tente jusqu'à la fin de se présenter comme "maître du jeu".
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Cajypart
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Re: Schopenhauer: Stratagème 33 - Cajyprobabilités: Stratagème 1

#5

Message par Cajypart » 04 août 2009, 18:43

Laurent_Outang a écrit :
Cajypart a écrit :
D'où ma référence à la probabilité du taux de reproduction du grand rorqual bleu dans la gelée de fraise. :mrgreen:

Y-a t'íl, oui ou non, une probabilité non nulle ?
Stratagème XXXIII
En théorie oui, en pratique non

« C’est peut-être vrai en théorie, mais en pratique ça ne marche pas. » Par ce sophisme, on admet les prémisses mais on nie les conséquences, et ce en contradiction avec la règle de logique a ratione ad rationatum valet consequentia. L’assertion est basée sur une impossibilité : ce qui est correct en théorie doit marcher en pratique, et si ça ne marche pas c’est qu’il a une erreur dans la théorie, quelque chose qui a été oublié, et que c’est donc la théorie qui est fausse.
http://fr.wikisource.org/wiki/L%E2%80%9 ... 8me_XXXIII
Je suis bien parti pour tous les voir...
Laurent_Outang a écrit :ça peut paraître farfelu comme ça à première vue mais nous sommes forcés d'admettre qu'il y a une probabilité non nulle.
Je venais de citer le stratagème et voilà ce que vous m'avez répondu. :lol:
Donc vous admettiez qu'en théorie la probabilité n'était pas nulle. Votre paradoxe du singe affirme que dans la pratique, ça ne marche pas.
Quand ça fait dix fois que je répète que votre argument n'est pas valable et que je vous le prouve, que faut-il que je fasse?
J'ai répondu à un faux argument par un faux argument. Je pensais que vous seriez moins têtu.
Dernier saut périlleux de l'artiste: Prétendre "révéler" un soi-disant stratagème afin de dissimuler le sentiment de honte que génère en lui son erreur de lecture de Schopenhauer. Soucieux de ne pas perdre la face, il tente jusqu'à la fin de se présenter comme "maître du jeu".
Étant donné que vous n'aviez toujours pas compris le sens du texte de Schopenhauer dans le premier message de ce fil, je me suis dit qu'il valait mieux vous révéler de suite l'artifice. Ce qui n'était semble-t-il pas inutile sinon vous pataugeriez encore.
Je n'ai pas eu grand chose à faire, vous vous êtes baladé tout seul...
Pour me faire perdre la face, vous feriez mieux de trouver des arguments plus pertinents plutôt que de vous accrocher bec et ongles à de mauvais.
Je vous rappelle que la charge de la preuve vous revient.
Sinon, je tenais à dire que votre estime pour moi me semble démesurée. Me croire capable de poser plusieurs stratagèmes à retardement est clairement une sur-estimation de mes capacités. La réalité est plus simple: vous ne compreniez pas grand chose de ce que je vous racontais et vous avez plongé au premier stratagème utilisé par mes soins. :mrgreen:
Vous étiez même prêt à remettre en cause Schopenhauer avant de vous résoudre finalement à vous contenter seulement de nous sortir votre propre interprétation à mourir de rire dans votre premier post. :lol:
Allez, sans rancune, de toutes façons cette querelle n'intéresse personne d'autre que nous!

Rappel: Une probabilité n'est pas une théorie, c'est un nombre réel compris entre 0 et 1.
Lancez une seule fois une pièce. Elle a une probabilité de 50% de tomber sur pile et 50% de tomber sur face (environ :mrgreen: ). Ces probabilités sont bien entendu théoriques, une fois tombée, la pièce tombera d'un seul coté au final. Il ne faut confondre représentation mathématique de la réalité (théorique) avec la réalité elle-même.
Tout comme votre vérité n'est pas la vérité.
Le paralogisme consiste à effectuer un amalgame sémantique entre les termes probabilité et théorie.
Ce n'est pas un amalgame sémantique, les probabilités sont un outil purement théorique. Un concept mathématique et rien d'autre. Je persiste et signe.
Cela nous permet de nous représenter la réalité. En aucun cas elles n'ont pour fonction de décrire exactement la réalité. D'où l'inintérêt de parler des détails qui composerait la marge de ces probabilités comme la reproduction du grand roqual dans la gelée de fraise. :roll:
Je vous parle de marge d'erreur et d'inconnu et vous me répondez par l'absurde.
"C'est pas parce qu'ils sont nombreux à avoir tort, qu'ils ont forcément raison..."(un pote à moi qui cite Coluche)

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