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Musique et poils qui s'hérissent, frisson...

Publié : 21 août 2013, 22:51
par Nicolas78
Salut à tous,

C'est les vacances (enfin c'est l'été), alors quoi de mieux qu'un sujet un peux léger mais néanmoins sérieux (ce néanmoins est un vrai tic de langage, je l'adore :mrgreen: ).

je sais que se sujet pourra refléter des avis subjectifs mais c'est pas grave.
Je prend tout, le subjectif et l'objectif mais j'aimerais si possible (pas obliger hein) lire une expérience perso subjective, votre interprétation et se que vos connaissance en disent et si il y a des biais dans votre interprétation par rapport aux connaissances.
J’espère ainsi savoir si chacun a la même idée de l’émotion et si il peux être critique de son émotion et lui apporter dans son interprétation une explication proche des réponses objectives connues.
Si je choisie la musique c'est qu'elle est un facteur émotionnel intense, presque universel, accessible et simple et les phénomènes d'on je parle sont indéniables (frissons etc).

Je vais m’intéresser à l'aspect émotionnel et scientifique du phénomène des poils qui hérissent en écoutant une musique qui nous touche, en trois catégorie.
Déjà les poils qui hérissent et les frissons semble lier à l’émotion et au plaisir ressentit.
Que se passe t'il a se moment la pour expliquer le phénomène physiquement est la première question.
La deuxième c'est d’où viens l’émotion et peux t'on y répondre réellement scientifiquement, qu'elle est son rôle ?
La troisièmement est pourquoi aime t’ont une musique plus qu'une autre ? Un lien avec des émotion/shema sonore de l'enfance ou de l'adulte, le lien avec les souvenirs joue pour le choix de se qui nous touche (donc l’environnement au moment de l’écoute et l’état du moment T) ? la dernière question est de l'ordre plus psychologique donc.

J'aimerais avoir les avis, notamment sur l'origine de se phénomène et son but.
En gros pourquoi l’émotion ? Son rôle est t'il définit de manière scientifique (autre que artistique et d'ordre sociologique) et pourquoi la musique semble si bien approprier au frisson.

A bientôt

Re: Musique et poils qui s'hérissent, frisson...

Publié : 22 août 2013, 07:30
par Jean-Francois
Nicolas78 a écrit :J'aimerais avoir les avis, notamment sur l'origine de se phénomène et son but
L'horripilation ou pilo-érection est une réaction du système autonome ("végétatif") sympathique. La fonction première est de protéger le corps contre la déperdition de chaleur, ce qui est peu efficace chez l'humain à cause de sa fourrure clairsemée. L'horripilation peut être déclenchée par d'autres stimuli qui activent des émotions; la peur, par exemple, ou la colère.

Je ne sais pas à quel point il est répandu qu'entendre de la musique entraine l'horripilation mais une telle réaction n'est pas un but, c'est un contrecoup de la manière dont le cerveau est câblé. Ce qui se passe plus largement est que la musique déclenche des émotions et ses émotions sont plus souvent qu'autrement liées à des réactions autonomes (pleurs, accélération/décélération cardiaque, etc.).

Jean-François

Re: Musique et poils qui s'hérissent, frisson...

Publié : 22 août 2013, 12:24
par Nicolas78
Je comprend mieux le phénomène, mais quand j'ai peur j'ai pas de frisson.
Et quand j’écoute de la musique j'ai pas peur :)

En revanche je comprend que ya pas de but au frisson.
Le frison n'est qu'un effet d'une cause, en revanche je ne savais pas que la base était un système de protection...étrange conte tenue qu’écouter de la musique perso ne me donne tout sauf de la peur...
Mais tu parle surement de la zone du cerveau réactif au émotions ?
Néanmoins aimer une musique pour qu'elle nous face vibrer plus qu'une autre semble lier a des souvenirs, ou peut-être une sensibilité a une tonalité qui correspond a notre état émotif du moment ?

En revanche la place de l’émotion en dehors de l’intérêt sociale c'est quoi pour notre être ?
Je comprend que l'horripilation (merci pour le mot plus technique :)) n'a pas de but, mais l’émotion qui en est sa cause serv forcement, et j'aimerai savoir si la science a une explication de l'interet voir même du "but" de l’émotion en dehors d'un but sociétale...

En tout cas merci pour ta réponse, peut-être il faudrait aller chercher ca dans la zone du cerveau qui doit gérer les fonction d’émotion oui.

Il est clair que quand je prend plein pot une musique qui me touche, c'est pas de la peur que je ressent, mais un vrai moment de bonheur, donc une émotion et un plaisir de la sentir.
Pourtant sa complexité à l'air d’être largement filtrer par la psychologie, le souvenir.
C'est donc plus compliquer ? Une émotion retranscrit un état, une sensation...et que servirai cette sensation ? Est-ce simplement un besoin psychique ?

Re: Musique et poils qui s'hérissent, frisson...

Publié : 22 août 2013, 16:46
par Jean-Francois
Nicolas78 a écrit :En revanche je comprend que ya pas de but au frisson
Frissonner peut servir à se réchauffer.
étrange conte tenue qu’écouter de la musique perso ne me donne tout sauf de la peur...
Je n'ai jamais dit qu'écouter de la musique devait donner peur (certaines musiques chez certaines personnes peut-être, mais pas en général). J'ai dit que l'horripilation pouvait aussi être déclenchée par la peur. Notez que la peur est une émotion.

Pour le reste, je ne peux répondre à vos multiples questions car vous mélangez trop de choses de manière un peu confuse.

Jean-François

Re: Musique et poils qui s'hérissent, frisson...

Publié : 22 août 2013, 17:43
par Nicolas78
Oui j'ai du mal à pose des question sans en faire intervenir d'autre.
Tristement je pense qu'une réponse uni disciplinaire ne peux répondre a des questions si complexes de manière clair, c'est pourquoi mes questions essayent d’évoquer toutes les éléments du questionnements de fond.

J'avoue que c'est pas trés pratique, je prend une vue globale pour aller dans le détails, je pense comme pour un dessin...
La science se base plus sur des détails pour arriver a une vision plus globale, des questions précises dans chaque discipline pour englober une réponse clair.

Ma méthodologie dans mes question pour avoir des réponses est confuse...
En faite je comprend le but du frisson pour se réchauffer, mais pas son apparition à l’écoute dune musique qui nous touche.
L’émotion n'a pas besoin d'un frisson pour être ressentit, mais ça arrive donc.

La question, simple est celle si : a quoi servirais l’émotion ? qu'elle est son rôle pour l'individu ?
En dehors du rôle de la survie (peur etc, qui serait plus sont origine d’ailleurs).
A t'elle peut-être une autre utilitée qui serait de répondre a des besoin psychiques ou psychologique ? celui de se sentir vivant ?
Je pose cette question car l'emotion n'apparait pas toujour dans des situations ou elle est un besoin pour vivre à un moment T, mais peutetre pour simplement pour ressentir la vie, donner un sentiments a la personne.
Je suis heureux de ressentir ça quand j’écoute de la musique, ça sert chez moi un sentiment, pas indispensable par nature...
Je ne sais pas.


Pour le coup j'ai une une autre question (HS) pour vous et c'est dans votre domaine direct je croie et j'ai pas envie de crée un troisième sujet en trois jours :mrgreen: ...

Je sais que la mémoire se base sur une activité neuronale dans le lobe frontale (pour la mémoire d'apprentissage) mais qu'elle est limité en données et en temps.
Et pour celle au long terme je croie que c'est plus en arrière du cerveau ou l'information reste plus longtemps...liée a l'image.
J'ai vue un documentaire expliquant que les personnes ayant une mémoire rapide et très efficace n'utiliserait pas le fonctionnement normal du cerveau pour retenir l'information.
Il font passer l'info directement dans l’arrière du cerveau, siège de la mémoire a long terme, et cela leurs permet d'avoir une memoire très très efficace.
Ça doit être lier a la visualisation.

Déjà j'aimerai savoir, est-ce vrai ?
Ensuite ma deuxième question est de savoir est-ce que un entrainement spécifique peux entrainer une application de cette méthode chez quelqu’un qui utilise le lobe frontale d'habitude ?
En gros faire fonctionner et entrainer sont cerveau peux t'il affecter se phénomène neuronale et donner des résultats ?

Si c'est encore pas clair, dites le moi...j'ai du mal à épuré mes questions mais la je pense avoir fait mieux :mrgreen:

Merci

Re: Musique et poils qui s'hérissent, frisson...

Publié : 23 août 2013, 10:35
par Jean-Francois
Nicolas78 a écrit :Tristement je pense qu'une réponse uni disciplinaire ne peux répondre a des questions si complexes de manière clair
Autrement dit, plus la confusion est maintenue plus vous avez l'impression d'y voir une réponse claire:
c'est pourquoi mes questions essayent d’évoquer toutes les éléments du questionnements de fond
Comme vous ne savez pas a priori quels sont les "éléments de fond", essayer de tout faire rentrer en même temps dans la question revient à faire cuire un GIGO. En amenant les éléments un a un, vous avez de meilleurs chances de trouver une réponse car vous identifierez ce qui est pertinent et ce qui ne l'est pas.
Ma méthodologie dans mes question pour avoir des réponses est confuse...
C'est bien d'en être conscient, c'est mieux de tenter de corriger le problème non? À moins que vous considériez qu'être confus est une bonne chose, 'videmment.
La question, simple est celle si : a quoi servirais l’émotion ? qu'elle est son rôle pour l'individu ? En dehors du rôle de la survie (peur etc, qui serait plus sont origine d’ailleurs)
Ce n'est pas une bonne raison "un rôle dans la survie"? J'aurais cru pourtant :lol:

Il n'y a pas une émotion mais de nombreuses émotions (peur, faim, soif, etc.). Les émotions sont fondamentalement reliées à la survie de l'individu (ex., faim) ou à la pérennisation de l'espèce (ex., désir sexuel). Des émotions comme la joie ou la tristesse peuvent être indirectement liées à la reproduction car elle participent aux interactions sociales.

Les corrélats neuroanatomiques des émotions concernent des structures comme l'hypothalamus et l'amygdale, c'est-à-dire des régions ventrales du cerveau. C'est le "coeur" d'une portion ce qu'on appelle le système limbique*, qui est très relié à l'olfaction. , Ce sont des structures assez conservées sur le plan évolutif. Conservées veut dire qu'on les retrouve au moins partiellement chez tous les vertébrés mais à des degrés de différenciation très variables. Comme le développement (ou la régression) d'une partie du cerveau va souvent de paire avec le développement (ou la régression) d'autres régions du cerveau, il n'est pas étonnant que ces structures soient assez volumineuses chez l'humain**. Le développement général du cerveau entraine aussi régulièrement une augmentation du nombre de connexions entre les différentes régions, ce qui fait que ces structures sont aussi assez fragmentées en sous-régions qui possèdent des connexions différentes des autres (ce qui impliquent une fonction différente).

C'est ainsi que d'un système très lié à l'olfaction, on a pu passer à un système dont les connexion sont beaucoup plus complexes et touchent plus ou moins directement plus de sens. Cela rend les comportements associés très complexes (et très sujets aux variations interindividuelles).

* Une autre portion importante du système limbique est reliée à la mémoire (structure principale: l'hippocampe).
** En valeur absolue, l'hypothalamus est plus petit en valeur relative chez l'humain par rapport à d'autres espèces de vertébrés.
A t'elle peut-être une autre utilitée qui serait de répondre a des besoin psychiques ou psychologique ? celui de se sentir vivant ?
Pourquoi vous faut-il absolument trouver une utilité autre que celle, évolutive, reliée à la survie de l'espèce? Ce n'est pas comme si l'humain s'était bricolé des émotions en pensant à quelque chose en particulier: les émotions sont un phénomène naturel.
Déjà j'aimerai savoir, est-ce vrai ?
Je ne sais pas. Il est possible que de s'entrainer à mémoriser permette à long terme de court-circuiter certains des circuits plus longs qui servent normalement à mémoriser, mais je ne sais pas si c'est aussi vrai que ce que vous présentez.
En gros faire fonctionner et entrainer sont cerveau peux t'il affecter se phénomène neuronale et donner des résultats ?
Chaque fois que vous apprenez quelque chose vous influencez vos circuits neuronaux et, éventuellement, les modifiez. Une bonne partie de l'apprentissage conduit à diminuer la part consciente que l'on met à faire quelque chose (ce qui revient souvent à diminuer l'influence du néocortex pour favoriser des voies "réflexes" sous-corticales).

Jean-François

Re: Musique et poils qui s'hérissent, frisson...

Publié : 23 août 2013, 13:32
par Nicolas78
Salut, merci de tes réponses
Autrement dit, plus la confusion est maintenue plus vous avez l'impression d'y voir une réponse claire:
Non en faite je pense que certaines questions ne peuvent pas etre soutenue par un exposé simple, souvent c'est complexes, parfois flou.
Comme vous ne savez pas a priori quels sont les "éléments de fond", essayer de tout faire rentrer en même temps dans la question revient à faire cuire un GIGO. En amenant les éléments un a un, vous avez de meilleurs chances de trouver une réponse car vous identifierez ce qui est pertinent et ce qui ne l'est pas.
Bha je suis plutot d'accord, mais j'essaye d'exprimer ma question sans oublier les multiples données qui en sont l'origine...pour mieux expliqué ou plutôt montrer mon état de questionnement.
Parfois ça permet des réponses complète car expliquer dans le fondement, parfois ça apporte que de la confusion...
C'est bien d'en être conscient, c'est mieux de tenter de corriger le problème non? À moins que vous considériez qu'être confus est une bonne chose, 'videmment.
Oui je suis d'accord qu'il faut arranger le "probleme", je vais donc essayer d’être plus clair :)
Mais c'est une façons de faire chez moi et j'avoue fonctionner comme cela...dur de d'inventer une autre façons de se questionner...
Ce n'est pas une bonne raison "un rôle dans la survie"? J'aurais cru pourtant :lol:

Il n'y a pas une émotion mais de nombreuses émotions (peur, faim, soif, etc.). Les émotions sont fondamentalement reliées à la survie de l'individu (ex., faim) ou à la pérennisation de l'espèce (ex., désir sexuel). Des émotions comme la joie ou la tristesse peuvent être indirectement liées à la reproduction car elle participent aux interactions sociales.
Biens sure que oui :a2: Simplement mais j'ai du mal à concevoir que cela en sois la seule raison (peut-être une origine unique et encore) :

Je cherche des idées et non la thèse car je ne suis pas scientifique mais pour autant je suis en droit de me posé des questions et d'y apporté des idées personnels, les connaissance sont la raisons de mon post ici pour les ouvrir a la critique et les faire évoluer dans le sens du réel.
Dans le cas d'une réalité trop flou ou d'une impossibilité scientifique actuelle d'y répondre j'y apporterai des idée philosophique personnel ou existante, non pas des croyances, mais des idées de réflexion vouer a évoluer.
Je ne cache pas que c'est pour servir mes propres émotions lier au fait que je ne veux pas d'enfant et que peux de gens le comprennent autour de moi, mais je ne veux pas tourner le dos à se que la science sais.
Pour autant la science n'a pas réponse a tout, la discussion qu'on a déjà eu sur la conscience est un exemple très bon sur un domaine ou la science ne peux pas réellement répondre a cette notion.
La philosophie et le besoin de savoir sert à cela, mais il n'a pas la valeur d'une theorie scientifique, pourtant elle en est souvent la source...
Je ne dit pas que je tien une theorie :mrgreen: j'explique ici la raison de mes questions...et je cherche le plus de science possible.
Pour autant je ne veux pas écraser le savoir par la philosophie, uniquement la supporté et répondre a des besoin qui pour moi de toute façons sont moin important que la connaissances, sauf si elle est trop flou ou conceptuel...
Voila pour ma façon de fonctionner.

Désormais pour supporté le fait que je pense que l’émotion est une question de survie sociale (et donc de reproduction) mais aussi en même temps peut-être d'une question de survie individuel je prend exemple sur ceux qui ne souhaite pas se reproduire : ils sont doués d’émotions, et l’émotion servira aussi leurs vie...leurs besoin affectif et émotionnel qui ne sont pas forcement uniquement lier a la reproduction mais aussi a un besoin psychologique pour connaitre des états.
Ca veux dire que ses gens on des émotions forcement lier à la reproduction et la survie ça c'est sure (car dans leurs gênes, ils ne peuvent pas y échapé cela fait notre espèce et est lier a l’évolution antérieur d'on ils n'on rien décide et ne contrôle pas) mais qu'il répondent a des intérêts émotif qui peuvent en même temps se trouver ailleurs.
La psychologie, le cognitif, ou autre...surement ne sais t'on pas tout d’ailleurs.

Des émotions, des sentiments qui permettes a l’individu d'avancer seul pour lui et dans une société...
Je suis du genre a apporté ma contribution à la société, mais je suis egoiste aussi (chacun son tour) et je pense que l'acteur de ma vie c'est moi, pas l'autre...

La société nous culpabilise de cela, j'ai "pas trop le droit" de pensé qu'a mon c** car pensé à sont cul c'est faire du mal...c'est une croyance sociale ! lier a des milliers d'année d'incapacité à l'humain de faire la distinction entre penser a sois et aux autres tout en étant egoiste (penser a servir sa propre vie et sont parcours) et savoir aussi respecter l'autre et lui venir en aide.
L’égoïsme est devenu par cette croyance une notion péjorative, elle l'est, mais pas tout le temps et pas dans toute ses définitions et ses pratiques...
Pensé a sois en respectant l'autre ne fait pas de mal...et cela n’empêche pas de contribuer aux autres et la société et d'en avoir besoin, simplement c'est être réaliste sur le fait qu'on choisie sa façons de le faire pour se servir sois même, acteur de notre vie...

J'ai trop donner plus jeune...pour me rendre compte que l'altruisme ne sers que ses intérêts nevrotique parfois "inconscient"...est ce du narcissisme ou du réalisme ?
J'aime aider ceux qui veulent s'aider, les autres je les ignores...comment je le sais ? je le sais pas...j'essaye et quand sa passe pas au bout d'un moment je doit penser à m'occuper de moi.
Pour vous dire jucequ'a ou cela est aller :
Ma femme ma dit un jour qu'elle avait une drôle de vision de la vie.
Elle ma dit que si elle devait choisir entre me sauver moi des flammes ou une famille nombreuse elle choisirai la famille nombreuse mais devait me le dire pour que j'en sois conscient...Mais que si cela arrivait, elle pourrai pas connaitre sa réaction...mais quelle ferait tout pour choisir la famille si sont esprit et l’émotion le permet...
Jetait en parfait accord avec ça, je lui est dit que c’était pas drôle :mrgreen: mais que je suis en accord avec ça...

L'autre est indispensable pour moi, mais moi même j'ai besoin de mes propres émotions et sentiments pour avancer sur le chemin que je décide être celui qui est le bon pour moi, ceux que je rencontrerai sur mon chemin seront des aides et je les aiderais...je ne m'occupe pas a goudronner le chemin des autres...
Je pense que se chemin n'est pas entièrement lier a la reproduction, même si la reproduction en est une partie, l’intérêt de l’émotion et se qu'on en retire est surement plus complexe.
Vivre pour les autres ne m’intéresse plus (et c'est souvent un faux altruisme qui cache un besoin egoiste)...mais leurs apporté aussi m’intéresse toujours, ainsi je pense que les choses sont complexes....
Et ce même si j'ai pas envie d'enfanté je me sers de mes émotions, j'en est besoin et je suis content d'y être sensible pour sentir la vie et y réfléchir.

Si tout cela est important pour moi, tu l'aura compris, c'est parce que que je ne souhaite pas d'enfants...et pourtant mes émotion me servent et j'en suis ravis ou triste ou j'en ai peur, elle me font survivre certes mais elle servent aussi une impression qui dépasse la survie, c'est a dire peut-être un besoin psychologique, voir cognitif...

En gros une cause sociale des émotions est logique, une cause reproductive aussi (et heureusement car je ne suis pas née dans les choux :mrgreen: ) mais une cause psychologique voir affective et/ou cognitive (qui ne sers que l’individu pour ressentir au delà de la survie mais de sa vie donc sa conscience et donc la cognition) n'est pas à mettre de coté pour moi...

Tu comprend donc que j'ai besoin de répondre a cela, de maniérè philosophique si il faut, mais si possible sans oublier la connaissance scientifique, une philosophie sans connaissance n'est qu'une perte de temps.
Je comprend que le sujet sois flou, trop conceptuel pour être totalement répondu scientifiquement (comme la conscience), d’où ma raison de parler philosophie.
Pour autant je ne veux rien rater de la science du moment (pour être aware :mrgreen: :punch: blague...off ) et j’espère un jour que cette philosophie puisse évoluer et finalement trouve sont entière réponse dans la science sans avoir besoin de concept ou de notions...d’ailleurs elle évolue de jour en jours. Je suis la pour ça...pas que mais en partie.
Les corrélats neuroanatomiques des émotions concernent des structures comme l'hypothalamus et l'amygdale, c'est-à-dire des régions ventrales du cerveau. C'est le "coeur" d'une portion ce qu'on appelle le système limbique*, qui est très relié à l'olfaction. , Ce sont des structures assez conservées sur le plan évolutif. Conservées veut dire qu'on les retrouve au moins partiellement chez tous les vertébrés mais à des degrés de différenciation très variables. Comme le développement (ou la régression) d'une partie du cerveau va souvent de paire avec le développement (ou la régression) d'autres régions du cerveau, il n'est pas étonnant que ces structures soient assez volumineuses chez l'humain**. Le développement général du cerveau entraine aussi régulièrement une augmentation du nombre de connexions entre les différentes régions, ce qui fait que ces structures sont aussi assez fragmentées en sous-régions qui possèdent des connexions différentes des autres (ce qui impliquent une fonction différente).

C'est ainsi que d'un système très lié à l'olfaction, on a pu passer à un système dont les connexion sont beaucoup plus complexes et touchent plus ou moins directement plus de sens. Cela rend les comportements associés très complexes (et très sujets aux variations interindividuelles).

* Une autre portion importante du système limbique est reliée à la mémoire (structure principale: l'hippocampe).
** En valeur absolue, l'hypothalamus est plus petit en valeur relative chez l'humain par rapport à d'autres espèces de vertébrés.
Okay, donc on peux donc parler d'une origine distincte mais d'une évolution qui lie la fonctions à d'autres éléments et donc à d'autre fonction...l'aspect psy ou cognitif ?
En gros le cerveau et le rapport humain a toutes choses se complexifie et évolue ?
Pourquoi vous faut-il absolument trouver une utilité autre que celle, évolutive, reliée à la survie de l'espèce? Ce n'est pas comme si l'humain s'était bricolé des émotions en pensant à quelque chose en particulier: les émotions sont un phénomène naturel.
"J'explique" plus haut. Est-ce la seul explication valable ? (je ne dit pas qu'on à bricolé les émotions :bulldozer: ...mais que leurs utilisation dépasse certaines notions qui pour autant existe toujours autant mais se diversifie a d'autres intérêts tout aussi indispensable de nos jours, peut-être en devenir).
Je ne sais pas. Il est possible que de s'entrainer à mémoriser permette à long terme de court-circuiter certains des circuits plus longs qui servent normalement à mémoriser, mais je ne sais pas si c'est aussi vrai que ce que vous présentez.

Chaque fois que vous apprenez quelque chose vous influencez vos circuits neuronaux et, éventuellement, les modifiez. Une bonne partie de l'apprentissage conduit à diminuer la part consciente que l'on met à faire quelque chose (ce qui revient souvent à diminuer l'influence du néocortex pour favoriser des voies "réflexes" sous-corticales).
Trés intéressent cette histoire de favorisé les voies réflexes...pour un musicien ça peux permettre d'expliquer qu'on doit "prendre le réflexe et l'instrument comme une greffe", et parfois les oublier pour en apprendre d'autre, ce qui demande une nouvelle concentration et donc un effort :)
J’interprète mal ?

Concernant la mémoire, en faite je me suis informer depuis et l'information passe à l’arrière du cerveau, siège de l’association visuel (je croie ?) et capable de garder en mémoire plus longtemps plus d'info que le lobe frontale qui sers a l'apprentissage, en gros la personne n'apprend pas par cœur, elle associe l'information à une image et de ce fait elle fait passer directement à l’arrière du cerveau l'information, non pas parce qu’elle gère la fonction et sont son activité :? mais parce qu’elle utilise la fonction approprier et s'entraine à se que cela sois naturel...
En gros elle ne contrôle pas le fonctionnement de sont cerveau, mais connais comment il fonctionne, nuance...

Il est capable de retenir tout les codes barres de tout ses achats (un cadis) ainsi que le prix et le total... :shock: (caissière sous le choc...)
Il peux retenir un jeux de carte de 52 cartes en 24/25 secondes...

En tout cas merci pour tes éclaircissement, et tes réponses.
C'est un peux compliqué mais je pense que tu ma compris (?)

Re: Musique et poils qui s'hérissent, frisson...

Publié : 28 sept. 2013, 17:56
par stimpy
Nicolas78 a écrit : La question, simple est celle si : a quoi servirais l’émotion ? qu'elle est son rôle pour l'individu ?

Cette question m'interpelle car depuis peu je réalise que cette façon "utilitariste" de présenter les choses est réductrice.
Aujourd'hui, tout doit avoir une fonction et une justification, et surtout, qui le précéderait !

Cette réflexion m'est venue alors que j'écoutais un individu expliquer que les hommes aiment les fessiers rebondis parce que ces derniers correspondent à une conformation corporelle avantageuse pour porter un enfant...

Or, qu'il s'agisse d'une émotion ou du désir sensuel, je pense qu'ils sont des absolus, en eux-mêmes, pour eux-mêmes, nés du hasard, et ayant par effet de bord favorisé la propagation animale telle qu'on la connait.

Ainsi, les hommes (pas tous, c'est une généralité, bien sur) aiment absolument les fessiers charnus. Ce sont bien les fessiers charnus qu'ils aiment, et pas la considération de l'avantage que cela représente lorsqu'on porte un enfant que d'en être pourvu.

Pour ce qui est des frissons qu'on peut connaître en présence de "belle musique", j'ai une théorie à ce sujet : je pense que l'attachement à une musique qui nous devient chère peut nous conduire à nous associer à la puissance que nous lui prêtons, par le fait que nous l'anticipons avec justesse et plaisir, ce qui nous donne l'impression de nous confondre avec elle, et, par suite, nous faire sentir titulaire de cette puissance, et par voie de conséquence stimuler les réactions physiologiques qui préparent notre corps à l'expression de cette excitation (exprimée dans son caractère archaïque physique).

En bref: ça nous excite :a1:

Re: Musique et poils qui s'hérissent, frisson...

Publié : 28 sept. 2013, 18:43
par Mireille
Au sujet des émotions, j'ai une question que je me suis souvent posée, est-ce l'émotion qui produit la pensée ou c'est la pensée qui produit une émotion ?

Re: Musique et poils qui s'hérissent, frisson...

Publié : 01 oct. 2013, 09:46
par Nicolas78
Question inintéressante...je dirait les deux ?

Re: Musique et poils qui s'hérissent, frisson...

Publié : 02 oct. 2013, 02:17
par Chiwaw
stimpy a écrit : Or, qu'il s'agisse d'une émotion ou du désir sensuel, je pense qu'ils sont des absolus, en eux-mêmes, pour eux-mêmes, nés du hasard, et ayant par effet de bord favorisé la propagation animale telle qu'on la connait.

Ainsi, les hommes (pas tous, c'est une généralité, bien sur) aiment absolument les fessiers charnus. Ce sont bien les fessiers charnus qu'ils aiment, et pas la considération de l'avantage que cela représente lorsqu'on porte un enfant que d'en être pourvu.
Ce n'est pas un "hasard avec effet de bord" que les mâles en général sont attirés par les attributs féminins qui touchent à la capacité de porter des bébés. C'est précisément l'action de l'évolution. Dans un groupe de mâles aux différentes dérives dans leur goûts pour les femmes, ceux ayant une attirance particulière pour les attributs liés à la reproduction ont plus de chance de se reproduire que les autres. Et du coup au fil des générations, ces goûts ce renforcent. Que cette attirance se manifeste dans leurs têtes précisément comme but de reproduction ou simple plaisir charnel, n'as pas d'importance. La source de cette attirance, elle, viens purement du mécanisme de reproduction.

Ce que nous percevons par contre, notre désir sexuel lui-même, s'est développé AVANT TOUT autour du plaisir pur. Une sorte de leurre naturel. Car les individus ont bien plus de chances de se reproduire et en plus grand nombre si le désir sexuel est relié à une impulsion de plaisir difficilement contrôlable plutôt qu'à un simple désir de reproduction purement pragmatique.

Et c'est le cas pour presque tous les attributs qui nous composent. Évolution par Sélection Naturelle 101. ;)

Re: Musique et poils qui s'hérissent, frisson...

Publié : 03 oct. 2013, 14:18
par stimpy
Chiwaw a écrit :
stimpy a écrit : Or, qu'il s'agisse d'une émotion ou du désir sensuel, je pense qu'ils sont des absolus, en eux-mêmes, pour eux-mêmes, nés du hasard, et ayant par effet de bord favorisé la propagation animale telle qu'on la connait.

Ainsi, les hommes (pas tous, c'est une généralité, bien sur) aiment absolument les fessiers charnus. Ce sont bien les fessiers charnus qu'ils aiment, et pas la considération de l'avantage que cela représente lorsqu'on porte un enfant que d'en être pourvu.
Ce n'est pas un "hasard avec effet de bord" que les mâles en général sont attirés par les attributs féminins qui touchent à la capacité de porter des bébés. C'est précisément l'action de l'évolution. Dans un groupe de mâles aux différentes dérives dans leur goûts pour les femmes, ceux ayant une attirance particulière pour les attributs liés à la reproduction ont plus de chance de se reproduire que les autres. Et du coup au fil des générations, ces goûts ce renforcent. Que cette attirance se manifeste dans leurs têtes précisément comme but de reproduction ou simple plaisir charnel, n'as pas d'importance. La source de cette attirance, elle, viens purement du mécanisme de reproduction.

Ce que nous percevons par contre, notre désir sexuel lui-même, s'est développé AVANT TOUT autour du plaisir pur. Une sorte de leurre naturel. Car les individus ont bien plus de chances de se reproduire et en plus grand nombre si le désir sexuel est relié à une impulsion de plaisir difficilement contrôlable plutôt qu'à un simple désir de reproduction purement pragmatique.

Et c'est le cas pour presque tous les attributs qui nous composent. Évolution par Sélection Naturelle 101. ;)
Je n'ai pas dit le contraire :)
L'évolution a sélectionné, certes, mais à la base, notre désir, il se justifie en lui-même.
PUIS, il a été conservé. Quand d'autres ont disparu. Certes, encore une fois.

Re: Musique et poils qui s'hérissent, frisson...

Publié : 03 oct. 2013, 14:22
par stimpy
Enfin, c'est pas évident à faire valoir comme vision des choses, mais je ne renie en rien le rôle de l'évolution, ni ne pense mal le comprendre.
C'est sur la nature du désir que je m'interroge. La grille de lecture qui prend le désir comme un paramètre de l'évolution est très efficace, mais quand je désire, je ne pense pas à l'évolution, je désire et c'est accompagné d'émotions, et le tout est un absolu.

Le désir précède sa sélection.

Re: Musique et poils qui s'hérissent, frisson...

Publié : 03 oct. 2013, 20:10
par Dash
Salut Mireille,
Mireille a écrit :Au sujet des émotions, j'ai une question que je me suis souvent posée, est-ce l'émotion qui produit la pensée ou c'est la pensée qui produit une émotion ?
J-F pourra certainement nous répondre en tant que professionnel, mais il me parait évident que l'un peut déclencher et « nourrir » l'autre (et vice-versa). La preuve en est les comédiens qui pensent à des trucs tristes pour recréer des émotions correspondantes. Et, à l'inverse, qui serait assez fou pour prétendre que nos sentiments et émotions n'influent aucunement sur le flot de nos pensées?

Re: Musique et poils qui s'hérissent, frisson...

Publié : 04 oct. 2013, 01:03
par Chiwaw
stimpy a écrit :mais quand je désire, je ne pense pas à l'évolution, je désire et c'est accompagné d'émotions, et le tout est un absolu. Le désir précède sa sélection.
Nos désir sont absolument façonnés par l'évolution. L'évolution a fait en sorte qu'on ressent des pulsions difficilement contrôlable, le besoins de pur plaisir, car c'est de cette façon que la reproduction est le mieux servis. Le fait qu'on ne pense pas à l'évolution ou même à la procréation durant ces moments n'a absolument rien à voir. Comme j'ai dis plus haut, le désir sexuel est un leurre. Une "arnaque" de la nature.

Re: Musique et poils qui s'hérissent, frisson...

Publié : 04 oct. 2013, 09:06
par Nicolas78
Dash a écrit :Salut Mireille,
Mireille a écrit :Au sujet des émotions, j'ai une question que je me suis souvent posée, est-ce l'émotion qui produit la pensée ou c'est la pensée qui produit une émotion ?
J-F pourra certainement nous répondre en tant que professionnel, mais il me parait évident que l'un peut déclencher et « nourrir » l'autre (et vice-versa). La preuve en est les comédiens qui pensent à des trucs tristes pour recréer des émotions correspondantes. Et, à l'inverse, qui serait assez fou pour prétendre que nos sentiments et émotions n'influent aucunement sur le flot de nos pensées?
Je pense aussi cela, neanmoins c'est subjectif, pour autant le ressentit est clair chez moi et chez beaucoup de personnes comme le décrit Dash.
C'est pas une preuve mais ça se tiens.
Les deux donc.

Ça me fait poser une question : a qu'elle moment on considère quelque chose comme objectif sans "preuves" formelle scientifique ?
Je veux dire : pas besoin de preuve du rêve pour savoir que le rêve est une réalité...(et l'avoir admis avant la présentation d'une preuve irréfutable, cela était neanmoins peut-être réfutable donc sujet à intérêt ?)

J'ai deja posé la question mais ici mais c'est un exemple plus clair et qui pourrait m'aider dans l'explication de la chose.
En plus j'aimerai avoir l'avis d'autres intervenant comme Dash sur cette question ci-dessus.


Bye

Re: Musique et poils qui s'hérissent, frisson...

Publié : 04 oct. 2013, 09:36
par Jean-Francois
Dash a écrit :
Mireille a écrit :Au sujet des émotions, j'ai une question que je me suis souvent posée, est-ce l'émotion qui produit la pensée ou c'est la pensée qui produit une émotion ?
J-F pourra certainement nous répondre en tant que professionnel, mais il me parait évident que l'un peut déclencher et « nourrir » l'autre (et vice-versa)
Pas l'intention d'élaborer mais je considère que la pensée ne produit pas les émotions, elle les reflètent uniquement. Les émotions peuvent induire et influencer des pensées mais la réciproque est loin d'être évidente. Pour prendre un exemple trivial, si vous êtes d'humeur particulièrement joyeuse et qu'il fait grand soleil, et que les oiseaux chantent, et qu'au bois les lapins dansent, vous n'arriverez pas à vous rendre réellement triste en vous répétant "je suis triste, je suis triste, je dois être triste, je veux être triste". En fait, essayer de le faire ne vous passera même pas par la tête.

La manière dont les pensées peuvent influencer notre humeur, c'est de manière très indirecte: en faisant adopter un comportement qui va modifier l'activité des centres qui génèrent les émotions. C'est donc en changeant d'abord les émotions - ce qui ne se fait pas seulement en pensant- qu'on changera les pensées. Et ce n'est pas toujours possible, du moins à court ou moyen terme.

Jean-François

Re: Musique et poils qui s'hérissent, frisson...

Publié : 04 oct. 2013, 09:51
par Dash
Salut Nicolas,
Nicolas78 a écrit :Ça me fait poser une question : a qu'elle moment on considère quelque chose comme objectif sans "preuves" formelle scientifique ?
Il y a des milliers de trucs qui ne nécessite pas le recours à des expériences scientifiques parce qu'ils sont évidents, mais surtout, observables par tous, depuis toujours, et reproductibles à volonté par quiconque.

Le caractère universel d'un truc pour lequel aucune interprétation subjective n'entre en jeux est un excellent gage de preuve à mon avis. Par exemple, nul besoin de contrôler en laboratoire que le fait de pratiquer un truc pendant des années nous rendra au moins un peu plus doué que lors de notre tout premier essaie.

De fait, tout le monde peut tenter de concentrer leurs pensées sur des trucs tristes pour constater qu'il est possible de faire naitre des émotions ou, à tout le moins, des sentiments par le seul concours de la pensée. ...Tout comme tout le monde peut s'apercevoir tout seul qu'ils ne peuvent pas voler dans les airs en battant seulement des bras.

Re: Musique et poils qui s'hérissent, frisson...

Publié : 04 oct. 2013, 09:59
par Dash
Jean-Francois a écrit :La manière dont les pensées peuvent influencer notre humeur, c'est de manière très indirecte: en faisant adopter un comportement qui va modifier l'activité des centres qui génèrent les émotions.
Ben quant à moi, ça revient exactement au même! C'est juste que tu décris le processus qui se passe entre le désir de créer l'émotion et la résultante (l'émotion ressenti). Le fait est que certains comédiens (ou manipulateurs) arrivent à se mettre dans certains états et à ressentir des émotions juste pour desservir un scénario. Dommage que tu ne désires pas élaborer.

Re: Musique et poils qui s'hérissent, frisson...

Publié : 05 oct. 2013, 16:10
par Jean-Francois
Dash a écrit :
Jean-Francois a écrit :La manière dont les pensées peuvent influencer notre humeur, c'est de manière très indirecte: en faisant adopter un comportement qui va modifier l'activité des centres qui génèrent les émotions.
Ben quant à moi, ça revient exactement au même!
Avez-vous tenu compte de la phrase suivante, surtout du "ce qui ne se fait pas seulement en pensant"?

Supposez que vous allumez la télé et tombez sur les télétubbies. Vous n'aimez pas les télétubbies* alors vous décidez de changer de poste. Est-ce que vous trouvez que la phrase "les télétubbies influencent le choix du canal de télévision" décrit justement la situation? Ce n'est pas faux dans le sens ou puisqu'ils vous foutent de l'urticaire*, ce sont bien eux qui vous ont décidé à changer de poste. Dans ce sens, il n'est pas faux de dire qu'ils influencent le choix du poste. La nuance est que s'ils l'influencent, ce ne sont certainement pas eux qui changent de poste. De la même manière, je ne crois pas que la pensée puisse "changer de poste" (modifier directement l'humeur, déclencher les émotions).

Maintenant, si l'ordre des facteurs causaux et les étapes de fonctionnement n'ont pas d'importance, on peut bien sûr résumer le tout un peu abruptement par "la pensée influence l'humeur/les émotions". Ce n'est pas totalement faux. Toutefois, ça ne m'apparait pas une description correcte si on cherche à bien comprendre le lien entre les pensées et les émotions. Cela parce que cela pousse à prendre une corrélation ("il y a un lien entre la pensée et l'humeur/les émotions") pour une causalité ("la pensée peut modifier directement l'humeur/les émotions").
Le fait est que certains comédiens (ou manipulateurs) arrivent à se mettre dans certains états et à ressentir des émotions juste pour desservir un scénario
Il a été vérifié qu'ils ressentent vraiment les émotions? Je serais curieux de savoir qui a fait cette vérification et comment. Je serais aussi curieux de savoir comment ces gens arrivent à "se mettre dans certains états" et, surtout, si c'est seulement par la pensée.

Hors sujet à propos de "pour desservir un scénario": j'ai compris que vous vouliez dire "pour se mettre au service du scénario" (comme dans "desservir la messe") mais un sens plus juste ne serait-il pas "pour nuire au scénario"?

Jean-François

* N'est-ce pas? ;)

Re: Musique et poils qui s'hérissent, frisson...

Publié : 06 oct. 2013, 13:39
par Nicolas78
Salut Dash, merci pour ta réponse.
Effevtivement certain phenomene ne demande pas de metodologies pour les validée ou en demandes moin que d'autre en fonction des details du phénomènes.
Parfois les solutions les plus simple sont celle qu'on oublie trop vite...(pas que la simplicitée soit la meilleur solution mais elle mérite d'être la :))

Salut Jean-Francois, tu dit :
Il a été vérifié qu'ils ressentent vraiment les émotions? Je serais curieux de savoir qui a fait cette vérification et comment. Je serais aussi curieux de savoir comment ces gens arrivent à "se mettre dans certains états" et, surtout, si c'est seulement par la pensée.
Ca serait intéressant de savoir.
Pour moi un acteur peux grâce a des souvenirs et des pensées composées d'expériences peut d'enclencher des émotions.
Se rappeler est une pensée ? J'éprouve des émotions si je suit se schéma...

A bientôt

Re: Musique et poils qui s'hérissent, frisson...

Publié : 06 oct. 2013, 17:07
par Pardalis
Jean-Francois a écrit :
Nicolas78 a écrit :J'aimerais avoir les avis, notamment sur l'origine de se phénomène et son but
L'horripilation ou pilo-érection est une réaction du système autonome ("végétatif") sympathique. La fonction première est de protéger le corps contre la déperdition de chaleur, ce qui est peu efficace chez l'humain à cause de sa fourrure clairsemée. L'horripilation peut être déclenchée par d'autres stimuli qui activent des émotions; la peur, par exemple, ou la colère.

Je ne sais pas à quel point il est répandu qu'entendre de la musique entraine l'horripilation mais une telle réaction n'est pas un but, c'est un contrecoup de la manière dont le cerveau est câblé. Ce qui se passe plus largement est que la musique déclenche des émotions et ses émotions sont plus souvent qu'autrement liées à des réactions autonomes (pleurs, accélération/décélération cardiaque, etc.).

Jean-François
Aussi, plusieurs mammifères et oiseaux hérissent leur poils et plumes pour se donner l'air plus gros, et plus menaçants, quand ils font face à un danger.

Nous avons perdu notre fourrure, mais pas le réflexe.

Un autre clou dans le cerceuil des Créationnistes.

Re: Musique et poils qui s'hérissent, frisson...

Publié : 08 oct. 2013, 02:44
par Dash
Salut J-F,
Jean-Francois a écrit :Avez-vous tenu compte de la phrase suivante, surtout du "ce qui ne se fait pas seulement en pensant"?
Bien sûr! Mais le fait que d'autres « éléments » participent à la réalisation de l'objectif ne permet pas de dire que ce n'est pas la pensée qui en est l'instigatrice, non?
Jean-Francois a écrit :La nuance est que s'ils l'influencent, ce ne sont certainement pas eux qui changent de poste. De la même manière, je ne crois pas que la pensée puisse "changer de poste" (modifier directement l'humeur, déclencher les émotions).
Oui, dans ce genre d'exemple que vous proposez, je suis d'accord parce qu'on est dans une situation « normale » où c'est le cours des événements et des circonstances qui déterminent le tout. Il y a donc de multiples facteurs ayant incidence et l'on pourrait débattre pendant des lustres à savoir qu'elle est la part (entre un certain déterminisme et entre la « la liberté de choisir ») qui a le plus d'incidence, etc. Mais Je ne désire pas moi non plus refaire le débat à ce niveau.

Lorsque je dis que « la pensée peut influer ou faire naitre des émotions, etc », en fait, je veux dire ceci : nous pouvons décider d'être en colère (ou triste) et réussir à y parvenir même si aucune circonstance extérieure (habituellement nécessaire pour nous mettre naturellement dans ces états) n'est présente au départ. Je prétends que c'est possible, voilà tout! Pas que c'est ce qui se passe dans notre quotidien. Maintenant, qu'un comédien soit aidé à y parvenir de par le scénario, les répliques des autres comédiens, l'ambiance, etc., je l'admets volontiers! Mais reste — qu'au départ — il y a bel et bien une idée et un désir d'obtenir un certain résultat. Je ne dis pas qu'il suffit de penser 3 secondes à pleurer pour subitement être exactement dans le même état que quelqu'un qui pleure la perte d'un enfant, mais il est possible de désirer atteindre un certain état émotionnel et de réussir à y parvenir.
Jean-Francois a écrit :Maintenant, si l'ordre des facteurs causaux et les étapes de fonctionnement n'ont pas d'importance, on peut bien sûr résumer le tout un peu abruptement par "la pensée influence l'humeur/les émotions". Ce n'est pas totalement faux.
C'est pourquoi je pense que nous n'avons pas réellement de désaccord fort sur le fond du sujet.
Jean-Francois a écrit :Toutefois, ça ne m'apparait pas une description correcte si on cherche à bien comprendre le lien entre les pensées et les émotions. Cela parce que cela pousse à prendre une corrélation ("il y a un lien entre la pensée et l'humeur/les émotions") pour une causalité ("la pensée peut modifier directement l'humeur/les émotions").
Oui, je suis d'accord. Dans le déroulement « standard » d'une journée typique de notre quotidien, il me semble évident que c'est beaucoup plus souvent (sinon toujours) nos impressions, nos sentiments et nos émotions qui « façonnent » et oriente nos pensées. Ce que je dis, c'est que l'inverse est loin d'être impossible pour autant! Prenons par exemple le sentiment d'inquiétude que nous pouvons parfois ressentir face aux proches que l'on aime. Peu importe le débat à savoir comment nait le sentiment, admettez qu'à partir du moment où vous le ressentez, deux choix s'offre à vous :
  • — vous pouvez « nourrir » ce sentiment en pensant à de multiples scénarios négatifs (ce qui amplifiera le sentiment).

    — ou faire l'effort de penser à autre chose pour oublier et « dissiper » ce sentiment (ou, du moins, ne pas l'amplifier).
Jean-Francois a écrit :Il a été vérifié qu'ils ressentent vraiment les émotions?
Avec des appareils de mesure scientifique? Je ne crois pas ou je n'en ai pas connaissance, mais est-ce vraiment nécessaire? Demandez-leur et ils vous répondront. Je connais personnellement un comédien qui fait du théâtre et lorsqu'il joue la tristesse (ou le drame), ce n'est pas que l'apparence physique qu'il simule, mais bien l'état d'esprit et émotionnelle qui vient avec (cette différence est même ce qui différencie les bons comédiens de ceux qui ne font que « faire semblant » et qui jouent faux). Étant enfant, vous n'avez jamais fait exprès de pleurer pour manipuler vos parents? Même si, originellement, la situation ne vous avait pas mis naturellement dans cet état? Moi oui et à « l'intérieur » (mis à part d'avoir aussi conscience de faire exprès) l'émotion ressentie était bel et bien la même que lorsqu'elle était provoquée naturellement par les circonstances. Vous aurez beaucoup de mal à me convaincre que ce n'est pas mon désir, ma volonté et donc ce à quoi « je pensais » qui initièrent le processus de la résultante finale.
Jean-Francois a écrit :Je serais aussi curieux de savoir comment ces gens arrivent à "se mettre dans certains états" et, surtout, si c'est seulement par la pensée.
Ben comme je le disais plus haut (pour les comédiens et les manipulateurs), il est évident que le scénario et les interactions avec les autres servent de « catalyseur » à la pensée initial et contribuent à déclencher certaines réactions naturelles (mais souhaitées, désirées et donc ...pensées d'avance). En ce sens, je suis prêt à admettre qu'un comédien aura sans doute beaucoup plus de difficulté à se sentir triste sur commande s'il est tout seul dans une pièce vide, mais je pense que certains y arriveraient tout de même sans aucun problème après quelques minutes.

Dans le monde de « l'acting », il y a plusieurs méthodes qui sont enseignées dont certaines consistent à aller puiser en nous même d'anciens souvenirs (mémoire sensorielle) qui pourront déclencher certaines émotions. Donc si quelqu'un peut faire exprès de penser à la mort d'un proche pour ressentir la peine et la tristesse en lui lorsqu'il veut pleurer (stratégiquement), je ne vois pas trop pourquoi remettre en cause que la pensée peut activer une émotion (même si ça peut être plutôt difficile). Les comédiens gagnent leur vie à apprendre à faire ceci! :?

Re: Musique et poils qui s'hérissent, frisson...

Publié : 08 oct. 2013, 11:39
par Jean-Francois
Dash a écrit :Lorsque je dis que « la pensée peut influer ou faire naitre des émotions, etc », en fait, je veux dire ceci : nous pouvons décider d'être en colère (ou triste) et réussir à y parvenir même si aucune circonstance extérieure (habituellement nécessaire pour nous mettre naturellement dans ces états) n'est présente au départ
Vous pouvez réellement changer(radicalement*) d'humeur juste en pensant que vous voulez changer d'humeur? Je pense que ce n'est ni aussi simple ni aussi automatique que vous le prétendez. Pour se mettre en colère ou s'attrister, il faut d'autres déclencheurs que simplement penser.

* C'est certain que si vous êtes déjà énervé, il est plus facile de ce mettre en colère noire. Mais me même là, je doute que ce soit la pensée seule qui y parvienne.
Pas que c'est ce qui se passe dans notre quotidien. Maintenant, qu'un comédien soit aidé à y parvenir de par le scénario, les répliques des autres comédiens, l'ambiance, etc., je l'admets volontiers! Mais reste — qu'au départ — il y a bel et bien une idée et un désir d'obtenir un certain résultat
Et des exercices, un apprentissage.
C'est pourquoi je pense que nous n'avons pas réellement de désaccord fort sur le fond du sujet
Le diable se trouve parfois dans les avatars détails ;)
Prenons par exemple le sentiment d'inquiétude que nous pouvons parfois ressentir face aux proches que l'on aime. Peu importe le débat à savoir comment nait le sentiment, admettez qu'à partir du moment où vous le ressentez, deux choix s'offre à vous
Je ne suis pas aussi sûr que vous que ce soit des choix: je pense que si l'émotion est prééminente, vous serez incapable de penser à autre chose. Vous continuerez à penser à des scénarios négatifs. Pour penser à autre chose, il vous faudra adopter un comportement actif dans l'espoir que cela finisse par modifier l'émotion. Pareil pour la colère: si vous êtes vraiment en colère, vous n'arriverez pas à vous calmer rien qu'en souhaitant être calme; il vous faudra faire autre chose (si vous pratiquez des exercices de méditation, cela peut aider).
Jean-Francois a écrit :Il a été vérifié qu'ils ressentent vraiment les émotions?
Avec des appareils de mesure scientifique? Je ne crois pas ou je n'en ai pas connaissance, mais est-ce vraiment nécessaire?
Pour vérifier qu'il ressentent vraiment les émotions, qu'ils ne jouent pas la comédie, je pense que oui. Certaines personnes peuvent s'exercer pour arriver à mimer les émotions de manière très crédible, mais la question que je pose est: changent-ils réellement d'émotion? Parce que vous jugez forcément de l'émotion par le comportement de la personne, extérieurement (ou par ce qu'elles vous disent mais a) les circonstances sont alors différentes et b) leur jugement est-il objectif*). C'est pourquoi:
Je connais personnellement un comédien qui fait du théâtre et lorsqu'il joue la tristesse (ou le drame), ce n'est pas que l'apparence physique qu'il simule, mais bien l'état d'esprit et émotionnelle qui vient avec
À mon avis, si vous affirmez être capable d'observer un "état d'esprit et émotionnel" sans vous fier du tout à l'apparence physique c'est que vous lisez trop de Ghost/Tania ;)
cette différence est même ce qui différencie les bons comédiens de ceux qui ne font que « faire semblant » et qui jouent faux
N'y a-t-il pas le risque d'un raisonnement circulaire: un bon comédien est quelqu'un capable de réellement changer "d'état d'esprit et émotionnel", la preuve est que quelqu'un que je juge capable de changer "d'état d'esprit et émotionnel" est un bon comédien? Toutefois, ce n'est pas parce que cette personne est capable d'adopter un comportement qui mime de manière convaincante - de votre point de vue - l'émotion qu'elle ressent obligatoirement cette émotion. À mon avis, seules des données factuelles permettraient de trancher.
Vous aurez beaucoup de mal à me convaincre que ce n'est pas mon désir, ma volonté et donc ce à quoi « je pensais » qui initièrent le processus de la résultante finale
Êtes-vous capable de pleurer "sur commande" encore aujourd'hui? Parce que, autrement, vous vous fiez surtout des souvenirs datant d'un certains nombres d'années. Ce n'est pas parce que vous en êtes très convaincus - ce dont je ne doute pas - que c'était le cas.
Donc si quelqu'un peut faire exprès de penser à la mort d'un proche pour ressentir la peine et la tristesse en lui lorsqu'il veut pleurer (stratégiquement), je ne vois pas trop pourquoi remettre en cause que la pensée peut activer une émotion (même si ça peut être plutôt difficile)
Ce que je dis est que je ne crois pas que ce soit la pensée qui active l'émotion*. Ce qui active l'émotion se passe à un niveau sous-jacent à celui de la genèse de la pensée (donc a un niveau inconscient) et que si on veut changer d'émotion on ne peut pas le faire sans changer le fonctionnement à ce niveau. Et changer le fonctionnement à ce niveau ne se fait pas directement à partir de la pensée.

Jean-François

* Il y a peut-être des exceptions - dues à des connexions atypiques entre différents circuits neuronaux - mais en règle générale ce n'est pas le cas.

Re: Musique et poils qui s'hérissent, frisson...

Publié : 08 oct. 2013, 20:07
par Dash
Jean-Francois a écrit :Et des exercices, un apprentissage.
Naturellement! Si quelqu'un a été de nature colérique ou très impulsive toute sa vie et qu'il n'a jamais voulu changer ou « travailler » sur ce trait de caractère, je doute fortement qu'il puisse le modifier du jour au lendemain, uniquement en pensant à autre chose.
Jean-Francois a écrit :je pense que si l'émotion est prééminente, vous serez incapable de penser à autre chose.
À mon avis, si vous pensez être capable de savoir à distance ce que je peux faire ou non, c'est que vous lisez trop de Ghost/Tania. :langue:

Trêve de plaisanteries. Même lorsqu'une émotion est prééminente, personnellement, j'ai acquis la capacité* de ne pas entretenir les réflexions qui les supportent ou la soutiennent. Oui, pour vous, ce n'est qu'une prétention de ma part, mais lorsque je me compare, il m'est évident que j'arrive bien mieux que d'autres à « gérer » efficacement mes émotions.

* À force d'exercices et d'apprentissage sur de nombreuses années, effectivement.
Jean-Francois a écrit :N'y a-t-il pas le risque d'un raisonnement circulaire [...] À mon avis, seules des données factuelles permettraient de trancher.
Vous avez raison! Je ne prétends pas qu'il soit possible de savoir ce que ressent réellement quelqu'un juste en l'observant, c'est une évidence. Je n'ai pas dit que j'étais arrivé à ce constat en observant des bons et moins bons comédiens, mais que j'avais discuté avec l'un d'entre eux (ce qui est différent d'une simple observation). Ce n'était qu'un exemple, mais je me base également surtout sur ce que je suis moi-même capable de faire.
Jean-Francois a écrit :Êtes-vous capable de pleurer "sur commande" encore aujourd'hui?
Mon exemple de l'enfant qui manipule ses parents était aussi judicieusement choisi pour la raison évidente qu'il était plus facile de s'y reconnaitre et de s'y associer personnellement, mais, oui, je suis capable de me mettre dans un état d'esprit qui activera mes glandes lacrymales. Sauf que, n'étant pas comédien (ce qui ne nécessite donc pas que j'aie à faire ceci souvent), ça me demande beaucoup d'efforts et plusieurs minutes de « concentration » (et ce n'est pas du tout agréable).
Jean-Francois a écrit :Pour penser à autre chose, il vous faudra adopter un comportement actif dans l'espoir que cela finisse par modifier l'émotion.
Je suis d'accord, mais, pour adopter ce comportement actif, vous devrez avant tout désirer l'adopter, non? Vous devrez y penser au moins une fraction de seconde, non? Prendre la décision! Bon, mais je suis d'accord que de simplement dire que la pensée peut faire ceci ou cela est peut-être un peut trop facile et que certains seront portés à faire des raccourcis. Je reformule donc : L'humain à la capacité de prendre la décision de gérer ou non ses émotions. Par conséquent, il est possible qu'il désire effectuer des changements et qu'il adopte des pensées et des comportements actifs qui soient disposés ou appropriés pour obtenir les résultats désirés (anticipés, donc pensé d'avance).
Jean-Francois a écrit :mais la question que je pose est: changent-ils réellement d'émotion?
Vous n'avez manifestement pas de comédien dans votre entourage immédiat. Mais j'avoue que de tester des comédiens professionnels avec des appareils de mesure pourrait être des plus intéressants. J'estime les probabilités très fortes qu'on découvre que l'EEG d'un comédien qui pleure ou se met en colère* sera pratiquement identique d'avec celui d'une personne lambda qui se trouve dans le même état à cause des circonstances de la vie.

* un comédien qui prétend ressentir réellement les états d'esprit qu'il joue.
Jean-Francois a écrit :leur jugement est-il objectif
À moins que ce ne soit qu'une légende urbaine ou que certains mentent, certains subissent même des manifestations physiologiques correspondantes à l'état émotionnel qu'ils ont joué dans des scènes intenses. Mais bon, à ce niveau, il ne s'agit plus que de « pensées », je vous l'accorde! Refaire la même pièce de théâtre (ou la même scène de film) plusieurs fois revient à faire une forme de conditionnement et d'apprentissage. C'est pourquoi je suis d'accord avec vous lorsque vous parlez de comportement actif, de déclencheurs, d'exercices, et d'apprentissage. Nous pouvons donc dire que nous sommes en mesure de faire « ce qui est nécessaire » pour recréer et expérimenter certaines émotions, d'accord?

Mais bon, je suis conscient que tout ce que je dis relève de mon opinion, de mon expérience personnelle ainsi que de mes échanges avec certains artistes, donc je tenterai de trouver des trucs plus « concrets » sur ce sujet pour supporter mes prétentions. ;)