Sommes-nous faits pour mourir ?

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Eve_en_Gilles
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Re: Sommes-nous faits pour mourir ?

#126

Message par Eve_en_Gilles » 06 sept. 2013, 03:31

Mireille a écrit :Pour ce qui est de l'intuition, c'est sûr que j'ai un petit chagrin de te pas avoir pu au moins essayer mon expérience, ça c'est un peu, beaucoup injuste surtout que je suis peut-être, je dis peut-être, la seule voyante sceptique au monde qui ne vend pas ses charmes psychiques malgré ses talents indéniables et reconnus par bon nombre de zozos :a1: Mais je ne reviendrai pas là-dessus, j'avoue qu'il y a une limite à t'étirer la moustache.
Le soucis de ton expérience c'est que tu n'es jamais arrivé à un protocole viable, et que tu ne sais pas vraiment quoi mesurer ni où placer la limite. Disons pour faire un bon mot que tu as eu l'intuition d'une expérience.

Concernant ma moustache, je porte le bouc dpnc ma moustache est très fine, va falloir ramer pour me l'étirer. :a2:
Srevne'l à eril zevas suov euq tse'c, esarhp ettec zennerpmoc suov is.
Ovarb !!! Spmet ertov udrep riova'd noisserpmi'l sap zeva'n suov ?

Mireille

Re: Sommes-nous faits pour mourir ?

#127

Message par Mireille » 06 sept. 2013, 09:16

Eve_en_Gilles a écrit :Le soucis de ton expérience c'est que tu n'es jamais arrivé à un protocole viable, et que tu ne sais pas vraiment quoi mesurer ni où placer la limite. Disons pour faire un bon mot que tu as eu l'intuition d'une expérience.
C'est vrai, mais j'aurais quand même aimé tenter quelque chose. J'ai toujours pensé, un peu comme Bernard de Montréal l'expliquait (je comprenais très bien ce qu'il disait à ce niveau) qu'à travers notre réseau pensant il y avait deux sortes de pensées, une qui émergeait suite à nos réflexions et une autre qui nous était communiqué. Là tu vas me demander de où elles nous sont communiquées ces pensées et je te répondrais que je ne le sais pas. Oui, tout ça peu te sembler, fou mais ce ne l'est pas tant que ça. Pour résumé l'intuition, cette sorte d'intuition parce qu'il y en a plusieurs formes a cette capacité d'aller chercher de l'information là ou normalement on ne peut pas. J'arrête là pour tout de suite parce que même si elle courte ta moustache, je ne veux pas trop étirer la question à moins que cela t'intéresserais vraiment.

Mireille

Re: Sommes-nous faits pour mourir ?

#128

Message par Mireille » 11 sept. 2013, 09:57

davidsonstreet a écrit :Salut Mireille,

Je pense que tu présumes de mes intentions. Je ne suis pas animé par un désir de ridiculiser ceux qui ne pensent pas comme moi, mais plutôt de les confondre quand j'ai l'impression que leur raisonnement ne tient pas la route.
Ce n'est pas toujours évident de s'habituer à la forme que les gens utilisent pour communiquer. J'ai sûrement présumé de tes intentions comme tu dis. D'un autre côté, ça peut aussi te faire voir comment certains commentaires peuvent être perçus par des gens qui pensent différemment.

dedale
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Re: Sommes-nous faits pour mourir ?

#129

Message par dedale » 14 sept. 2013, 23:30

Mireille a écrit :C'est vrai, mais j'aurais quand même aimé tenter quelque chose. J'ai toujours pensé, un peu comme Bernard de Montréal l'expliquait (je comprenais très bien ce qu'il disait à ce niveau) qu'à travers notre réseau pensant il y avait deux sortes de pensées, une qui émergeait suite à nos réflexions et une autre qui nous était communiqué. Là tu vas me demander de où elles nous sont communiquées ces pensées et je te répondrais que je ne le sais pas. Oui, tout ça peu te sembler, fou mais ce ne l'est pas tant que ça. Pour résumé l'intuition, cette sorte d'intuition parce qu'il y en a plusieurs formes a cette capacité d'aller chercher de l'information là ou normalement on ne peut pas. J'arrête là pour tout de suite parce que même si elle courte ta moustache, je ne veux pas trop étirer la question à moins que cela t'intéresserais vraiment.
Pour nous, qui sommes des êtres pensants, tout est information. Même l'absence d'information peut nous fournir des informations.
Objectivement, on peut tirer parti de tout.

Vous dites qu'il existe plusieurs formes d'intuition, mais il existe aussi différentes formes de réflexion.
Quant on pense à la réflexion, on se figure généralement une analyse décidée consciemment : Un sujet pose question et nous y réfléchissons.
Mais on peut aussi réfléchir de façon spontanée : Alors des pensées se déroulent dans notre tête, lesquelles nous conduisent éventuellement à des réponses.
En réalité, nous ne cessons jamais de réfléchir car à chaque instant, nos perceptions nous transmettent des informations qui sont systématiquelment traitées par le cerveau.
Il peut même nous arriver de réfléchir en rêvant.

Nous pouvons donc être en état de réflexion, de méditation sur un sujet, une question, sans même être attentif au fait que nous sommes en train de réfléchir. Ca se fait sans y penser.
La réflexion est à la pensée ce que le galop et au cheval : Penser, c'est réfléchir, mais pas forcément sur un mode analytique donné, ça peut être un mode analytique élémentaire et naturel pour l'être humain. Je veux dire que, en reprenant l'exemple du cheval : Un cheval dressé peut trotter et galoper selon un dressage militaire et esthétique qu'il a appris, mais en tant qu'animal sauvage, il galopera comme un fou simplement pour s'éclater, parce que tout son être aspire à cela, à être libre comme le vent.

Notre pensée, c'est un cheval sauvage. Qu'elle soit capable d'analyser ou non, qu'elle soit éduquée ou non pour analyser les choses, elle le fait parce que c'est sa fonction naturelle. Le défi n'est pas de vivre ou mourir, le défi est de comprendre, et nous avons à notre disposition l'instrument le plus fameux de l'univers : Ce n'est pas le cerveau particulièrement, mais l'organisme vivant et pensant, un truc insignifiant parti de rien mais capable d'autonomie et de perfectibilité.

Un être pensant est voué à traiter de l'information et à en tirer parti : Il possède une faculté nommée "conscience" qui lui permet d'appréhender la réalité sensible.
Mais la réalité ne s'arrête pas aux limites de notre sensibilité, elle s'étend bien au-delà : Mais encore faut-il le comprendre, posséder des éléments qui le confirment et qui nous orientent dans la bonne direction, histoire de ne pas chercher en vain et se retrouver aussi idiot que si on n'avait rien cherché du tout.

C'est le sens de la recherche scientifique : Acquérir des preuves permet de poser des balises aux limites de nos connaissances, pour nous permettre d'aller plus loin. La preuve n'est pas un obstacle, c'est un jalon qui certifie que nous progressons dans le sens de la réalité véridique. L'existence d'une preuve évite de longs débats rhétoriques, d'analyses qui sont logiques pour les uns et pas pour les autres; ça simplifie la reconnaissance des choses. C'est essentiel dans une époque comme la nôtre où la recherche explose dans tous les sens.

Ce qu'il faut retenir des sciences, ce ne sont pas les connaissances, la technicité, la super-précision, le côté spectaculaire... : C'est la méthode.
Les sciences résident dans l'approche, dans le savoir-penser.
Et dans cette approche, il n'y a aucune différence entre l'intuition et la réflexion : L'intuition peut naître à partir d'une réflexion et inversement, la réflexion à partir d'une intuition. Ce sont des connexions, des déroulements, naturels, de la pensée - qu'on ne peut pas dissocier. Ce sont des espaces en interaction, qui n'existent que grâce aux échanges de l'ensemble de toutes ces facultés mentales.

Une intuition est une pensée. elle prend la couleur de notre savoir, de notre culture, de notre expérience. Qui aura une meilleure intuition qu'un informaticien face à un problème informatique, ou qu'un médecin face à un problème de santé? Dans l'expérience, on voit bien que si l'artiste à des intuitions artistiques, c'est parce que c'est précisément un artiste.

Un mystique aura des intuitions mystiques.

Ca ne vient pas d'on ne sait où.
Derrière la notion d'intuition, il y a les mêmes processus mnémoniques, intellectuels, cognitifs, que pour la réflexion; c'est seulement la perception de ces processus qui varie selon les individus. Certains individus sont mieux avisés que d'autres, en ce qui concerne les disciplines mentales. Certains individus comme les artistes, se servent plus de leur intelligence sensible, de leur réflexion personnelle; peuvent se permettre d'utiliser leur subjectivité à plein régime sans s'inquiéter de la rigueur et du réalisme de leur raisonnement. Mais derrière leur fameuse intuition, il y aura tout un apprentissage technique et esthétique, des années de recherches d'esquisses et de mise en scène.

Alors il arrive un moment où l'expérience, le savoir-faire, le feeling, remplace la réflexion du fait que les choses, les gestes, les couleurs, sont devenues des automatismes : Car fort heureusement, on a pas besoin de réfléchir 36 000 fois à la même chose.

Mais quand on se pose des questions sérieuses au sujet de problèmes concrets qui ne dépendent pas de nos perceptions, de nos croyances et certitudes, de nos espoirs ou de nos intentions, on espère trouver des réponses concrètes, satisfaisantes, et si possible, on espère en avoir une démonstration dont on peut tirer parti.
Ben sinon, ça sert à quoi?

Honnêtement, ça sert à quoi de penser que certaines de nos pensées nous seraient communiquées d'on ne sait où?
Nous, les homo sapiens, avons mis 40 000 ans pour découvrir que le cerveau était le siège de la pensée.
Avant on croyait que la pensée était un truc immatériel, un principe pour vous dire, pour lequel on imaginait une origine surnaturelle.

La pensée n'est pas quelque chose de "physique" au sens basique du terme. Du moins, on ne peut pas expliquer la pensée selon la vision archaïque du corps physique telles que l'ont les spiritualités, les religions, les traditions. On ne connait le fonctionnement du coeur, du foie, du cerveau, etc, que depuis très récemment, même s'il y a eu quelques précurseurs dans l'ancien temps. Ce sont des connaissances nouvelles et dans le cas du cerveau, le sujet est encore en pleine étude.

Et à mon avis, ça ne risque pas de s'arrêter demain.

On a toujours cherché vainement ailleurs, mais la réponse est ici.
Et je vous prie de croire que quand on commence à étudier sérieusement le cerveau, le surnaturel c'est un pique-nique à côté, une fable pour les petits enfants.

Mireille

Re: Sommes-nous faits pour mourir ?

#130

Message par Mireille » 17 sept. 2013, 21:01

Bonjour Dedale,

Je suis heureuse que vous ayez ouvert le dialogue sur ce sujet, j’aime vous lire et discuter avec vous.

Vous dites que les anciens croyaient que la pensée était un truc immatériel. Pourquoi le croyait-il ?

J’aimerais répondre à cette question que vous posiez, je vous cite : Honnêtement, ça sert à quoi de penser que certaines de nos pensées nous seraient communiquées d'on ne sait où? Mais, je le ferai en vous apportant plusieurs réflexions au fil de la discussion qui suivra.

Concernant nos pensées réfléchies, intuitives, ou le mélange des deux, je comprends très bien ce que vous expliquiez, mais dans la réalité que j’expérimente il semble en exister une autre forme que j’appelle la pensée communiquée.

On nous a appris que cette voix intérieure qui nous guide parfois viendrait du travail subconscient accomplit par notre cerveau; je n’irai certainement pas prétendre le contraire, n’étant pas à même d’en voir la mécanique. Par contre, je me suis habituée à reconnaître les pensées « contrastées » qui m’ont inspirées sinon enseignées presque l’entièreté de ma philosophie de vie,
corroborés dans ces grandes lignes d’écrits d’auteurs ou de recherches faites par la suite. Aujourd’hui, je peux dire que ma plus grande sécurité me vient du très bon capitaine qui me dirige dans la vie à travers ma pensée et qui se trouve être à l’intérieur de moi : un moi intégral qui me prodigue les meilleurs conseils. Mon principe de vie, sur lequel je m’appuis est cette partie pensante de mon être qui pour vous qui êtes si rationnel se résume aux meilleures capacités de votre cerveau tandis que pour moi qui suis plus éthérée me donne l’impression d’une liaison avec une conscience individuée distincte et détachée de mon cerveau. La différence est que l’une se suffit à l’intérieur des paramètres que lui dicte sa matérialité tandis que l’autre commence à entré dans la terra incognita du monde de la pensée qui dépasse le territoire personnel pensant auquel nous sommes habitués. Peut-être ais-je traverser bien malgré moi le mur de mon imaginaire et que tout ce je vous dis ne fais pas partie de la réalité, mais si c’étais vrai, je ne pense pas qu’il me serait possible de le savoir puisque je me retrouve tout à fait à l’opposé d’où vous vous trouvé. Par contre, je peux vous partager les sensations que je reçois tout en vous écoutant me raconter des histoires qui font partie du monde de la connaissance.


Pour revenir un peu en arrière, vous savez quand je me suis retrouvé à vivre des expériences déplaisantes ou difficiles et que j’ai eût besoin de comprendre ce qui se passait, l’explication détaillée qui se manifestait à travers ma pensée m’a démontré tel un film que l’on regarde à l’envers tout ce qui m’avait amené à me retrouver à vivre telle ou telle situation. En observant ma vie et celle des autres, ayant eût un temps l’opportunité de pouvoir regarder dans la leur, j’en suis venue à la conclusion que ce que nous vivons, tous les gens qui entrent et sortent de notre circuit ne sont pas là par hasard. Quand on fait l’étude d’une partie de notre vie, tout nous apparaît réglé comme une horloge, un événement en enclenchant un autre jusqu’à nous rendre à l’évidence qu’un système exploite l’ensemble de nos capacités et nous conduit naturellement et sans faire de sentiments dans une voie de perfectionnement.

Je m’arrêterai là pour aujourd’hui. J'espère en pas avoir manqué trop de clarté, mes journées sont longues aussi longues que mes phrases ces derniers jours.

Au plaisir Dedale de vous lire,

Mireille

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switch
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Re: Sommes-nous faits pour mourir ?

#131

Message par switch » 18 sept. 2013, 01:32

Mireille a écrit : On nous a appris que cette voix intérieure qui nous guide parfois viendrait du travail subconscient accomplit par notre cerveau
Entendre une voix intérieur qui nous guide est surtout un signe de grave troubles pschyotiques. J'espère que tu parlais de manière symbolique.
Mireille a écrit :Vous dites que les anciens croyaient que la pensée était un truc immatériel. Pourquoi le croyait-il ?
En grande partie parce que les "anciens" n'avait pas le niveau de connaissance qu'on a maintenant. Il n'avaient surtout pas les outils nécessaires à une bonne compréhension.

Ils ont tenté d'expliquer leur monde basé sur leur réflexion, leurs intuitions, leurs maigres connaissances. Certaines dans le domaine de l'astronomie étaient très sophistiquées, mais d'autres comme l'anatomie étaient plutôt naïves.

Se référer de nos jours au "savoir" des anciens, c'est souvent se tromper ;-)
« La Science est une méthode pour décider si ce que nous choisissons de croire se base ou non sur les lois de la Nature ».

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86lw
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Re: Sommes-nous faits pour mourir ?

#132

Message par 86lw » 18 sept. 2013, 04:44

Mireille a écrit : On nous a appris que cette voix intérieure qui nous guide parfois viendrait du travail subconscient accomplit par notre cerveau; je n’irai certainement pas prétendre le contraire, n’étant pas à même d’en voir la mécanique. Par contre, je me suis habituée à reconnaître les pensées « contrastées » qui m’ont inspirées sinon enseignées presque l’entièreté de ma philosophie de vie,
corroborés dans ces grandes lignes d’écrits d’auteurs ou de recherches faites par la suite. Aujourd’hui, je peux dire que ma plus grande sécurité me vient du très bon capitaine qui me dirige dans la vie à travers ma pensée et qui se trouve être à l’intérieur de moi : un moi intégral qui me prodigue les meilleurs conseils. Mon principe de vie, sur lequel je m’appuis est cette partie pensante de mon être qui pour vous qui êtes si rationnel se résume aux meilleures capacités de votre cerveau tandis que pour moi qui suis plus éthérée me donne l’impression d’une liaison avec une conscience individuée distincte et détachée de mon cerveau. La différence est que l’une se suffit à l’intérieur des paramètres que lui dicte sa matérialité tandis que l’autre commence à entré dans la terra incognita du monde de la pensée qui dépasse le territoire personnel pensant auquel nous sommes habitués. Peut-être ais-je traverser bien malgré moi le mur de mon imaginaire et que tout ce je vous dis ne fais pas partie de la réalité, mais si c’étais vrai, je ne pense pas qu’il me serait possible de le savoir puisque je me retrouve tout à fait à l’opposé d’où vous vous trouvé. Par contre, je peux vous partager les sensations que je reçois tout en vous écoutant me raconter des histoires qui font partie du monde de la connaissance.
Je pense, Mireille, que ce que vous décrivez comme deux modes différenciés d'approche de la vie: une partie rationnelle, "pensante"(incluant votre propre sensibilité), et une autre partie inexplicable qui s'imposerait comme guide par des voies qu'on peut qualifier de paranormales (télépathie et prescience si j'ai bien compris), n'ont qu'une origine, votre cerveau.
Désolé de ne pas trouver de meilleur exemple dans l'immédiat, mais j'essaie quand même:
Les personnes dont on dit qu'elles ont un grand "sens de la psychologie" sont peut-être simplement douées pour la lecture à froid, qu'elles pratiquent inconsciemment. Elles peuvent faire preuve de plus de pertinence que d'autres lorsqu'il s'agit d'accorder sa confiance, d'interagir avec des individus ou des groupes. Il n'y a pas lieu de parler d'un sixième sens.
Peut-être avez-vous fait certains choix en vous basant sur de telles "intuitions", et alors que ces choix étaient contre-intuitifs, vous avez pris la ou les décisions qui se sont révélées les meilleures.
D'où votre confiance pour ce mode de fonctionnement, alors que vous êtes peut-être surtout très douée pour ce qui est du "sens de la psychologie".

Mireille a écrit :Pour revenir un peu en arrière, vous savez quand je me suis retrouvé à vivre des expériences déplaisantes ou difficiles et que j’ai eût besoin de comprendre ce qui se passait, l’explication détaillée qui se manifestait à travers ma pensée m’a démontré tel un film que l’on regarde à l’envers tout ce qui m’avait amené à me retrouver à vivre telle ou telle situation. En observant ma vie et celle des autres, ayant eût un temps l’opportunité de pouvoir regarder dans la leur, j’en suis venue à la conclusion que ce que nous vivons, tous les gens qui entrent et sortent de notre circuit ne sont pas là par hasard. Quand on fait l’étude d’une partie de notre vie, tout nous apparaît réglé comme une horloge, un événement en enclenchant un autre jusqu’à nous rendre à l’évidence qu’un système exploite l’ensemble de nos capacités et nous conduit naturellement et sans faire de sentiments dans une voie de perfectionnement.
Euh...il y a peut-être un biais là-dedans.
En histoire, partir du présent et "remonter le temps"légitime ce présent.
Dans l'Allemagne des années 30, les programmes scolaires en histoire avaient adopté cette démarche, ce qui présentait le nouveau régime comme évident, légitime, souhaitable.
De même que considérer la vie dans sa complexité biologique actuelle peut faire pencher vers le créationnisme, ou l'intelligent design.
Quand on pense au long et lent cheminement de la vie depuis ses débuts, il est par contre plus difficile de voir en l'homme le summum et le point final de l'évolution.
Réfléchir à son histoire personnelle comme à un film qu'on regarde à l'envers peut effectivement faire penser à un engrenage inéluctable. C'est normal puisque nous sommes faits de tout ce que nous avons vécu.
Néanmoins, il nous faut faire des choix à chaque instant, choix qui dessinent peu à peu notre avenir. Cet avenir n'est pas inéluctable, nous le construisons et il n'y a pas à le nommer "destin".
Les illusions que l'on perpétue sont quelque part des mensonges. Mireille.

Milou
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Re: Sommes-nous faits pour mourir ?

#133

Message par Milou » 18 sept. 2013, 06:35

eatsalad a écrit :
Mireille a écrit : Et Il y a quand même une marche à suivre sinon un jour il y aurait des éléphants roses et d’autres fois des Mireille à 10 têtes, imagine 10 têtes de zézétte en train de te faire un discours sur le Dieu des trous, là tu te décourages, c’est sûr hi hi hi ! donc avant que tu puisses nager dans ta piscine, c’est l’imbrication de tous ces morceaux, un à un qui m’apparaît à moi comme une forme d'intelligence.
Abigail et Brittany Hensel, deux soeurs siamoises, désirent un enfant...
"Beaucoup des organes qu'Abigail et Britanny partagent se situent sous la ligne de la ceinture.
Liste de leur organes
•2 têtes
•2 bras, à l'origine 3. 1 bras situé entre leurs deux têtes a été amputé dans leur enfance, jugé inutilisable
•2 moelles épinières et colones vertébrales — opérées pour corriger une scoliose
•3½ poumons — opérés pour agrandir leur cage thoracique en même temps que l'opération pour la scoliose
•2 seins
2 coeurs dans un seul système circulatoire
•1 foie
•2 estomacs
3 reins
•2 vésicule biliaires
•1 vessie
•1 cage thoracique
•1 gros intestin
•1 appareil reproducteur féminin
•1 pelvis
•2 jambes "

Il semblerait que l'intelligence derrière tout ca, soit bourré de temps en temps ...
En effet, il semble parfois y avoir des bugs !... :shock:

mais après tout, contrairement à ce qu'on peut penser au premier abord, ces 2 siamoises ne semblent pas si malheureuses de leur sort pour autant.....
(...) Quand les filles sont nées, leurs parents ont choisis de ne pas les séparer. Comme elles partagent de nombreuses fonctions corporelles, l'opération aurait été risquée et les auraient laissées dans des fauteuils roulants. Ils ne regrettent pas leur décision; les soeurs ont elles-mêmes déclaré qu'elles ne souhaitaient pas être séparées. A l'âge de 12 ans, elles ont subi une opération chirurgicale au Gillette Children's Specialty Healthcare pour corriger leur scoliose et agrandir leur cavité thoracique pour empêcher des futures difficultés respiratoires.

Chacune des filles dirige un côté de leur corps fusionné. En coordonnant leurs efforts, elles sont capables de courir et marcher normalement. Elles ont de nombreux loisirs et pratiquent de nombreux sports comme le volley-ball, basket-ball, kickball, la natation et le cyclisme. Elles ont aussi des hobbies comme le chant, elles jouent aussi du piano et utilisent l'ordinateur. Comme beaucoup de jeunes de leur génération, elles apprécient le softball, la photographie numérique, internet, le tchat, et téléphoner. (...)
Ce qui compte, c'est ce qu'on fait du donné qu'on a....

De la même façon, les aveugles, que l'on a tendance à croire handicapés, diminués par rapport à nous voyants (=dans le sens de "non-aveugles", pas dans le sens paranormal ;) ) , ont (de manière peut-être innée pour les aveugles de naissance, et en tout cas, développent, grâce à la grande plasticité du cerveau), des capacités que nous n'avons pas et n'aurons jamais : perceptions plus fines au niveau de l'ouïe, du toucher, de l'appréhension de l'espace qui les entoure, de l'évaluation de la distance et de la direction d'un bruit, des vibrations en général, etc.... Ils pourraient donc nous considérer comme "handicapés" par rapport à eux sur le plan de certaines perceptions (ex : les meilleurs accordeurs de pianos sont aveugles.... ils sont capables de distinguer des subtilités qui nous échappent et nous échapperont toujours)
"L'esprit, c'est comme un parachute : s'il reste fermé, on s'écrase". Frank Zappa
Il ne faut pas parler aux cons... ça ne les instruit même pas.
"Si tu as besoin qu'on t'explique pour que tu comprennes, ça veut dire qu'aucune explication ne pourra jamais te faire comprendre." Haruki Murakami
"Il y a deux façons de se tromper. L’une consiste à croire ce qui n’est pas vrai. L’autre consiste à refuser de croire ce qui est vrai." Søren Kierkegaard

Mireille

Re: Sommes-nous faits pour mourir ?

#134

Message par Mireille » 18 sept. 2013, 19:41

Bonjour 86lw,

J'ai effectivement une facilité à interagir avec ceux qui m'entourent tout simplement parce que j'aime les gens ce qui me permet de les comprendre et d'aller parfois au delà de leur besoin (mon patron m'adore :lol: ...très bonne chose pour moi).
86lw a écrit :Je pense, Mireille, que ce que vous décrivez comme deux modes différenciés d'approche de la vie: une partie rationnelle, "pensante"(incluant votre propre sensibilité), et une autre partie inexplicable qui s'imposerait comme guide par des voies qu'on peut qualifier de paranormales (télépathie et prescience si j'ai bien compris), n'ont qu'une origine, votre cerveau.
Quand vous parlez d'imposition c'est effectivement ce que je ressens et qui la différencie de mes réflexions, mais c'est une imposition souhaitée parce qu'elle prend la forme d'un dialogue ce qui fait que je ne m'ennuie jamais dans ma tête. Cette petite voix intérieure m'enseigne aussi aussi certaines choses que je ne ne sais pas ce qui réponds à cette question : Qu'est-ce qui fait que des gens comme moi croient qu'un destin est tracé d'avance dans une certaine mesure. Une des réponse est que cette petite voix semble connaître la conséquence des gestes que nous posons. Pour illustrer mes propos je vais vous raconter un petit fait vécu.

J'organise à l'occasion des soupers-conférences pour un groupe d'amis. Quelques jours avant l'une de ces rencontres, je reçois l'appel de la compagne du conférencier-invité, un homme très connu dans mon milieu. Elle m'annonce que celui-ci a été hospitalisé d'urgence et que comme il aura plusieurs examens à subir et qu'il ne savait pas quand il sortirait de l'hôpital, il annulait donc sa conférence. J'ai aussitôt préparé un courrier pour le groupe. Pendant que j'écrivais, il y avait quelque chose en moi qui s'opposait à ce que j'écrive la raison, soit l'entrée à l'hôpital du conférencier. Je savais sans savoir pourquoi qu'il ne fallait pas que je dise pourquoi il ne serait pas là. Je me suis donc retrouver dans une sorte de dilemme n'ayant pas pour habitude de ne pas transmettre aux gens les nouvelles tels que je les recevais. De plus, comme beaucoup sont des amis et connaissent très bien le conférencier j'étais sûre de recevoir appels et courriels me demandant de les informer. Donc je n'ai pas écouté cette petite voix et j'ai écrit les choses telles que sa compagne me les avaient annoncées. J'ai donc envoyé le courriel à tous.

Quelques heures plus tard, j'écoutais tranquillement un film et soudain j'ai ressenti un fort sentiment réprobateur, puis je me suis sentie vraiment mal. Je venais de recevoir le choc en retour de ce que j'avais écrit directement du conférencier. J'ai alors su à l'intérieur de moi que j'aurais mieux fait de ne pas mentionner qu'il soit à l'hôpital et que j'allais en entendre parler. Le lendemain sa compagne m'a téléphoné pour me dire qu'elle avait amener le courriel et l'avait lu au conférencier qui avait été fâché que j'ai donné cette information. Autrement dit, j'ai ressenti la réaction du conférencier pendant que sa compagne lui lisait le courriel à l'hôpital et que j'étais entrain d'écouter un film. Je ne vous raconte pas la suite, mais j'en ai effectivement entendu parler et il s'en ai suivi une série de conséquences. J'ai énormément appris de cette voix intérieure qui dans un sens allait en sens contraire de mes prévisions mais qu'aujourd'hui j'écoute avec une plus grande attention.
86lw a écrit :En histoire, partir du présent et "remonter le temps"légitime ce présent.
Ce que je voulais dire, ne s'exprime pas vraiment en mot, ce n'est pas que vous-même remontiez le temps pour comprendre pourquoi vous vous retrouvez dans la situation où vous êtes actuellement, c'est plus que ça encore, comment vous dirais-je. On amène à votre conscient des événements passés et des réactions que vous avez eût, par exemple 20 ans auparavant qui vous donne les raisons de votre expérience actuel, mieux je pense que n'importe quel psychologue le ferait.
86lw a écrit :De même que considérer la vie dans sa complexité biologique actuelle peut faire pencher vers le créationnisme, ou l'intelligent design.
Qu'entendiez-vous ici, pouvez-vous développé ?

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Dash
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Re: Sommes-nous faits pour mourir ?

#135

Message par Dash » 19 sept. 2013, 01:55

Salut Mireille,

(Ouais, je sais, je suis achalant :P )

Écoutes, je sais qu'il y a peut-être d'autres genres d'histoires ou de situations qui pourraient être plus bizarre ou mystérieuse et dont on pourrait probablement discuter, mais le genre de cas que tu décris n'impressionnera aucun sceptique, j'en mets ma main à couper!
Mireille a écrit :Je savais sans savoir pourquoi qu'il ne fallait pas que je dise pourquoi il ne serait pas là. Je me suis donc retrouver dans une sorte de dilemme
Premièrement, qui n'a jamais vécu ce genre de situation, ce genre de sentiment et de dilemme? N'importe qui te dira avoir déjà vécu ce genre de truc. Ensuite, certains te dirons que cela se produit lorsqu'une partie plus ou moins consciente de notre cerveau analyse toutes les données d'une situation en nous procurant une évaluation sous forme de pressentiment qui vas à l'encontre de notre intention ou de notre réflexion conscience. Au fils des années (et de ton expérience de vie), ton cerveau à simplement emmagasiner une foule d'information concernant le caractère du conférencier, ses réactions, des diverses situations similaires ou semblables, etc, et il en à fait une rapide évaluation sans réflexion, c'est tout!
Mireille a écrit :Quelques heures plus tard, j'écoutais tranquillement un film et soudain j'ai ressenti un fort sentiment réprobateur, puis je me suis sentie vraiment mal.
Ça aussi, ça arrive à plein de gens! Ça arrive justement dans le genre de situation que tu décris : celles où nous avons eux le sentiment qu'il ne fallait pas faire quelque chose tout en l'ayant fait quand même (et ce, même si nous avions bonne intention).
Mireille a écrit :et l'avait lu au conférencier qui avait été fâché que j'ai donné cette information. Autrement dit, j'ai ressenti la réaction du conférencier pendant que sa compagne lui lisait le courriel à l'hôpital
Ça, c'est une interprétation et une supposition. Premièrement, il n'est pas impossible que tu aies ressenti ton malaise au même moment où sa femme était à l'hôpital avec lui et cela n'a rien d'extraordinaire en soi, mais même si cela avait de l'importance, comment peut tu être sûr et certaine à 100% que ton malaise c'est produit precisement — à la seconde près — où le conférencier s'est fâché? Comment avez-vous vérifié?

Certains te diront que ce n'est que ton intuition, ton « évaluation inconsciente » qui resurgissait tranquillement à ta conscience, te faisant douter de plus en plus d'avoir fait le mauvais choix. De plus, la crainte engendrée par le fait d'anticiper (plus ou moins consciemment) la colère du conférencier et les possibles conséquences est quelque chose de tout à fait normal et naturel.¸

Bref, c'est le genre de situation que nous avons tous déjà vécue, àmha.

De plus, imaginons, supposons un instant que tu possèdes une capacité que d'autres ne possèdent pas. Que quelque chose de « spécial » c'est réellement passé cette journée-là. Ben étant donné que ce genre de chose se produit aussi couramment chez le commun des mortels, ben, comment alors faire la différence entre les deux types de situation puisque, au final, leurs conditions et manifestations sont de toute façon complètement identiques?

Autrement dit, ton interprétation de ce qui s'est passé n'est pas celle qui est la plus parcimonieuse. Alors qu'une explication plus simple explique ce genre de situation (assez courante), tu en choisis une plus complexe qui ferait intervenir des trucs plus mystérieux et complexes. Et pourquoi es-tu porté à faire ceci même pour ce genre de situation assez banale? Parce que cela cadre bien avec tout le reste de ta conception des choses et que ça renforce ta « consonance cognitive ».
Penser savoir est une chose, savoir penser en est une autre !

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Re: Sommes-nous faits pour mourir ?

#136

Message par dedale » 19 sept. 2013, 21:14

Hello,
Mireille a écrit :Vous dites que les anciens croyaient que la pensée était un truc immatériel. Pourquoi le croyait-il ?
La matière, pour eux, était la substance physique dense, solide, palpable, des choses.
Ca ne comprenait pas les états liquides ou gazeux, ou les états thermodynamiques que l'on a découvert bien plus tard.
Les nuages ou la brume par exemple n'étaient pas compris comme étant matériels.

L'eau et la terre, par leur densité, était ce qui se rapprochait le plus de la matière. Mais à la différence de cette dernière qui était perçue comme inerte, ils étaient en mouvement. Les anciens ont donc imaginé un système de 4 éléments traduisant la manifestation de forces, elles-mêmes exprimées par des humeurs.

On ne savait pas que l'air, l'atmosphère, était un gaz. Lorsqu'on sentait la force du vent par exemple, on imaginait une force immatérielle en action.
Et la cause de ce mouvement, de cette manifestation invisible et impalpable était vue comme surnaturelle, divine.

Pour la pensée, c'est exactement pareil. La matière étant définie rigoureusement comme une substance dense, solide et palpable, la logique faisait que la pensée était immatérielle car subtile et impalpable. C'est de la logique élémentaire.

Le terme "immatériel" est simplement une antinomie du terme "matériel". C'est immatériel parce que ce n'est pas matériel.
Evidemment, la notion de matière n'a plus du tout le même sens à notre époque. Quand à la notion d'immatériel, elle n'a plus aucun sens.

Dans les textes anciens, la notion de matière est associée à celle de pesanteur, et donc d'un poids qui ne peut que descendre, chuter vers le bas, car trop lourd pour se maintenir dans les régions dites "spirituelles". L'esprit, lui par contre, étant subtil et immatériel, ne pouvait que s'élever. Ce sont là des images métaphoriques qui sont à l'origine du dualisme, du principe d'opposition de la matière et de l'esprit. L'immatériel s'opposant au matériel comme une antithèse.

Néanmoins, les termes indiquent que la source de conception de ces termes est bien fondée sur l'observation de choses tangibles : On a commencé par observer des choses solides et on s'est demandé quel était le principe de leur dynamique. Ne pouvant observer les forces qui engendraient leur mouvement, on a conclu que c'était immatériel. Et faute de mieux, en l'absence de sciences et de lois de la physique , on s'est référé à des connaissances institutionnelles et théologiques/théogoniques.

La pensée étant impalpable, elle s'est vue comprise comme étant d'origine divine, éternelle, immatérielle, subtile.... surnaturelle, d'où la domination de l'homme sur la nature.

Pour le reste je répondrais un peu plus tard.

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#137

Message par Tania » 20 sept. 2013, 04:00

L'intuition c'est tout sauf ce que nous raconte Dedale.
Un coup d'oeil ici est déjà beaucoup plus instructif:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Intuition

Quant au matérialisme ou au spiritualisme, c'est absolument égal. Que l'esprit soit de la matière subtile ou, inversement, la matière soit de l'esprit grossier, ça ne change rien. Ce qui change c'est de raisonner à partant de la surface pour arriver en profondeur, ou l'inverse, partir de la profondeur pour arriver en surface. Mais, bien sûr, les deux méthodes sont complémentaires. Tout dépend de ce qu'on veut étudier.

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#138

Message par dedale » 20 sept. 2013, 07:10

Tania a écrit :Que l'esprit soit de la matière subtile ou, inversement, la matière soit de l'esprit grossier, ça ne change rien.
Ca ne change rien puisque ce n'est ni l'un ni l'autre. :a2:
Ce qui change c'est de raisonner à partant de la surface pour arriver en profondeur, ou l'inverse, partir de la profondeur pour arriver en surface. Mais, bien sûr, les deux méthodes sont complémentaires.
Non plus, on raisonne en se basant sur des faits. Sinon on raconte n'importe quoi. C'est d'ailleurs ce qui vous est reproché.

Il y a des faits et des causes. On n'invente pas des causes pour ensuite chercher des faits éventuels qui justifieraient ces causes.

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#139

Message par Tania » 20 sept. 2013, 07:55

dedale a écrit :
Tania a écrit :Que l'esprit soit de la matière subtile ou, inversement, la matière soit de l'esprit grossier, ça ne change rien.
Ca ne change rien puisque ce n'est ni l'un ni l'autre. :a2:
Super, on va donc inventer un nouveau mot. La "matisprit"!
dedale a écrit :
Ce qui change c'est de raisonner à partant de la surface pour arriver en profondeur, ou l'inverse, partir de la profondeur pour arriver en surface. Mais, bien sûr, les deux méthodes sont complémentaires.
Non plus, on raisonne en se basant sur des faits. Sinon on raconte n'importe quoi. C'est d'ailleurs ce qui vous est reproché.

Il y a des faits et des causes. On n'invente pas des causes pour ensuite chercher des faits éventuels qui justifieraient ces causes.
Je répète, tout dépend de quoi on parle. C'est surtout que vos biais vous font inventer des causes pour certains faits concernant la psychologie humaine...

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#140

Message par dedale » 20 sept. 2013, 08:38

J’aimerais répondre à cette question que vous posiez, je vous cite : Honnêtement, ça sert à quoi de penser que certaines de nos pensées nous seraient communiquées d'on ne sait où? Mais, je le ferai en vous apportant plusieurs réflexions au fil de la discussion qui suivra.
Mireille a écrit :Concernant nos pensées réfléchies, intuitives, ou le mélange des deux, je comprends très bien ce que vous expliquiez, mais dans la réalité que j’expérimente il semble en exister une autre forme que j’appelle la pensée communiquée.

On nous a appris que cette voix intérieure qui nous guide parfois viendrait du travail subconscient accomplit par notre cerveau; je n’irai certainement pas prétendre le contraire, n’étant pas à même d’en voir la mécanique. Par contre, je me suis habituée à reconnaître les pensées « contrastées » qui m’ont inspirées sinon enseignées presque l’entièreté de ma philosophie de vie,
corroborés dans ces grandes lignes d’écrits d’auteurs ou de recherches faites par la suite. Aujourd’hui, je peux dire que ma plus grande sécurité me vient du très bon capitaine qui me dirige dans la vie à travers ma pensée et qui se trouve être à l’intérieur de moi : un moi intégral qui me prodigue les meilleurs conseils. Mon principe de vie, sur lequel je m’appuis est cette partie pensante de mon être qui pour vous qui êtes si rationnel se résume aux meilleures capacités de votre cerveau tandis que pour moi qui suis plus éthérée me donne l’impression d’une liaison avec une conscience individuée distincte et détachée de mon cerveau. La différence est que l’une se suffit à l’intérieur des paramètres que lui dicte sa matérialité tandis que l’autre commence à entré dans la terra incognita du monde de la pensée qui dépasse le territoire personnel pensant auquel nous sommes habitués. Peut-être ais-je traverser bien malgré moi le mur de mon imaginaire et que tout ce je vous dis ne fais pas partie de la réalité, mais si c’étais vrai, je ne pense pas qu’il me serait possible de le savoir puisque je me retrouve tout à fait à l’opposé d’où vous vous trouvé. Par contre, je peux vous partager les sensations que je reçois tout en vous écoutant me raconter des histoires qui font partie du monde de la connaissance.
Le fait de chercher à comprendre les choses par soi-même oblige à un certain esprit de décision. On décide librement de développer certaines options dont on peut, à un niveau ou un autre, tirer parti rationnellement. "Rationnellement", ça ne signifie pas rester coincé sur des a priori, des doctrines. Ca signifie que le savoir qu'on acquiert peut être utilisé pour soi-même ou pour autrui si le besoin d'en fait sentir. Evidemment, ce savoir aura de la valeur s'il est intelligible, si on n'a pas besoin de croire ou de se tortiller dans tous les sens pour le transmettre.

On ne peut pas exiger ni de soi ni des autres de perdre sa neutralité politique. La nature ne fait pas de politique.

Je ne suis pas un expert de la psychologie, donc je vais vous répondre ce que je pense être nécessaire de savoir, sans entrer dans un monde d'idées complexe et contradictoire.

Il y a des choses qu'on ne perçoit pas intuitivement. On ne les comprend qu'au bout d'une certaine (longue) maturation des connaissances.
Pourquoi?
- Parce que les connaissances sont des informations qui participent directement à l'évolution des êtres pensants que nous sommes.
Donc la qualité structurelle de ces informations est primordiale.

Comme j'ai déjà tenté de l'expliquer, le savoir n'est pas de la connaissance. On peut avoir une connaissance profonde de la poésie et savoir maîtriser notre imagination.
On ne travaille pas dans l'imaginaire, on travaille avec l'imaginaire : En harmonie ou lorsqu'on maîtrise, savoir tirer parti de dissonances.
Le savoir, c'est d'abord de la méthode : Une méthode de qualité qui permet d'acquérir de la maîtrise, pour finalement se libérer.
La méthodologie est parfois considérée comme réductive, rationaliste, mais c'est une stratégie gagnante.

Nous ne naissons pas avec un esprit discipliné qui peut se plier à certaines rigueurs intellectuelles. Si nous reprenons l'exemple d'un poète qui travaille pourtant avec une grande liberté de pensée : L'imaginaire n'exclue pas la rigueur. Malgré toute l'intuition du poète, son travail est très intense intellectuellement : Chaque mot possède un sens particulier qui ne serait pas le même s'il avait été écrit par un autre. C'est ça le savoir : Du sens et de la précision.

Qu'est-ce que la précision sinon une démonstration de sensibilité? Ce qui est flou, vague, reste indéfini, manque de sensibilité et donc de précision.
Si votre intuition ne vous permet pas de travailler en finesse, alors c'est que vous dépendez encore d'un besoin de faire évoluer vos connaissances, et de les maturer.
Bienvenue au club où on en apprend tous les jours. L'humanité entière fait partie de ce club.

Et vous verrez que vos intuitions, comme tant d'autres avant vous, étaient bien loin de la réalité et que la réalité, quant à elle, était devant votre nez, avec un petit sourire au lèvres.

Pourquoi un sourire?

Parce que c'est naïf de croire que ce que l'on pense est une vérité. C'est ne pas comprendre la notion d'humanisme et de perfectibilité.
C'est un paradoxe : l'être humain ne sera jamais parfait, mais tant qu'il existe, il reste perfectible.

Vous me dites que vous avez l'impression d'être en relation avec un individu extérieur à vous - car vous et votre cerveau, vous ne faites qu'un.
Cet individu se présente, selon vos dires, sous la forme d'une conscience ayant une présence interne, mais cependant extérieure à votre propre activité mentale.

Je dirais que c'est un peu contradictoire d'être "intérieurement extérieur".
C'est à dire que "l'extérieur de l'intérieur" ça reste de l'intérieur, ça appartient au monde intérieur, à celui de l'activité cérébrale, mentale, psychique, dont les expressions sont les pensées.
Que ces pensées soient verbales, auditives, visuelles, olfactives, qu'elles véhiculent des informations sensorielles, ne change rien : Ce sont toujours des pensées qui puisent dans la mémoire, dans les terminaisons nerveuses, dans vos propres sentiments, fantasmes, croyances, ou expériences vécues, ressenties, dans tout ce que vous avez laissé profondément enfoui en vous-même.

Simplement, vous devez décider si vous pouvez tirer parti de ce ressenti, de façon à ce que cela structure votre équilibre, et que vous ne vous voyez plus en plusieurs individualités, mais en un seul organisme vivant et pensant, possédant une identité propre, unique dans la nature.

Certes, l'identité d'un être peut se déstructurer - cela peut être l'un des travers de la faculté d'adaptation - mais cette même faculté permet aussi de se structurer, ou de se restructurer après une période d'adaptation. Pour quelqu'un qui cherche, il y a de la remise en question - et cela peut déstructurer sur un plan personnel. Et comme je vous vois douter sur la réalité de vos expérience, en vous demandant si en fait vous ne passez pas un peu trop la porte de l'imaginaire : Je pense simplement que vous êtes dans une approche normale, juste un peu trop impliquée personnellement. Restez seulement détachée de vos connaissances pour pouvoir les apprécier, prendre ce qui est bon pour vous et jeter ce qui ne sert à rien. On est pas marié avec les connaissances. celles-ci évoluent constamment, et en particulier, la connaissance de soi.

La connaissance de soi, c'est en fait la recherche d'un équilibre intérieur, un rappel à l'unité - à l'unité rationnelle de l'être humain.

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#141

Message par dedale » 20 sept. 2013, 09:22

Tania a écrit :Je répète, tout dépend de quoi on parle.
Et de quoi parlez vous au juste?
C'est surtout que vos biais vous font inventer des causes pour certains faits concernant la psychologie humaine...
Parlez clairement, qu'on sache quoi vous répondre.

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#142

Message par Dash » 20 sept. 2013, 10:28

J'aime bien votre façon de percevoir, d'interpréter et d'expliquer dedale. Manifestement, vous ne manquez pas de sensibilité, de précision et de finesse!
Penser savoir est une chose, savoir penser en est une autre !

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#143

Message par Tania » 20 sept. 2013, 10:43

dedale a écrit :
Parlez clairement, qu'on sache quoi vous répondre.
Bah, si jusqu'à présent je n'ai pas été assez clair, je ne vois pas comment je peux faire mieux. Vous n'arrivez pas à distinguer ce qu'est une connaissance intérieure, vous ne pourrez jamais comprendre. Des exemples je vous en ai déjà donnés. Une connaissance intérieure est naturelle et se traduit spontanément tel une araignée qui tisse une toile.

Je suis dans un domaine dans lequel je le vérifie tous les jours. Je préfère engager une personne sans aucun diplôme mais intuitivement douée, plutôt qu'une personne avec des tas de diplômes et non douée. Anticiper, savoir intuitivement ce qui va plaire, avoir de l'empathie, avoir le sens de l'économie, le sens de l'esthétique, le sens du contact, le sens de la vente (savoir argumenter de manière naturelle par amour du métier), aimer les gens, être honnête, ponctuel, bon payeur, aimer l'ordre, le classement, la propreté etc... voilà les critères qui m'ont permis de réussir et sur lesquels je me base pour engager du personnel dans mon entreprise. Les papiers? Les diplômes? Je ne les regarde même pas! ce qui m'intéresse ce sont les références. J'observe la présentation, je pose quelques questions et Je laisse parler le candidat...

Et toutes ces vertus, tous ces sens intérieurs, toutes ces aptitudes, d'où viennent-ils selon vous? C'est lorsque vous tentez de répondre à cette question que vous êtes complètement biaisé.

Voili voilou, l'histoire se répète ad éternam...

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Re: Sommes-nous faits pour mourir ?

#144

Message par 86lw » 20 sept. 2013, 13:06

Mireille a écrit :
86lw a écrit :De même que considérer la vie dans sa complexité biologique actuelle peut faire pencher vers le créationnisme, ou l'intelligent design.
Qu'entendiez-vous ici, pouvez-vous développé ?
Par exemple, l'oeil peut sembler être un organe trop complexe pour qu'on l'explique sans recourir à l'intervention d'une volonté qui nous dépasse. Cet argument, a priori loin d'être stupide, a été utilisé par des tenants du créationnisme ou de l'ID pour mettre en échec la théorie de l'évolution.
Il faut replonger loin dans le temps: de la cellule photoréceptrice à l'organe actuel, toutes les étapes présentant un avantage évolutif ont été "sélectionnées" au fil du temps. (cf. l'article de wikipedia "l'évolution de l'oeil").
Qu'on se rassure, les opposants à la théorie de l'évolution sont passés à d'autres arguments depuis... :mrgreen:

PS: excusez ma réponse un peu tardive, un petit problème d'ordinateur... :bug:
Les illusions que l'on perpétue sont quelque part des mensonges. Mireille.

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#145

Message par 86lw » 20 sept. 2013, 13:08

Tania a écrit : Voili voilou, l'histoire se répète ad éternam...
Tanio
C'est marrant, j'allais en dire autant de vos propos ici.
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#146

Message par BeetleJuice » 20 sept. 2013, 13:46

Tania a écrit : C'est lorsque vous tentez de répondre à cette question que vous êtes complètement biaisé.
Traduction: c'est lorsqu'il tente de répondre sans dire la même chose que Tania que le sceptique est biaisé :mrgreen: .

Dictionnaire Tania:

Biaisé: ne pas dire la même chose que Tania
Sceptique: infâme mécréant qui ne dit pas la même chose que Tania
Tania: référence universelle et absolue

La semaine prochaine, Tania l'exploratrice nous apprendra les mots:

-Amour altruiste
-Intelligence intellectuelle
-âme
Voili voilou, l'histoire se répète ad éternam...
Ca c'est faux. Le passé conditionne le futur oui, les mêmes causes produisent les même effet, oui, mais l'histoire ne se répète pas.
This is our faith and this is what distinguishes us from those who do not share our faith.

(John Flemming, Évêque irlandais, 3ème dan de tautologie, ceinture noire de truisme, champion des lapalissades anti-avortement.)

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Re: Sommes-nous faits pour mourir ?

#147

Message par 86lw » 20 sept. 2013, 14:52

BeetleJuice a écrit :
Voili voilou, l'histoire se répète ad éternam...
Ca c'est faux. Le passé conditionne le futur oui, les mêmes causes produisent les même effet, oui, mais l'histoire ne se répète pas.
Beetlejuice, je ne sais pas pour vous, mais moi je commence à me demander s'il est bien prudent de contredire un être présentant de tels dons:

Tania: "Une connaissance intérieure est naturelle et se traduit spontanément tel une araignée qui tisse une toile."
"Et toutes ces vertus, tous ces sens intérieurs, toutes ces aptitudes, d'où viennent-ils selon vous?" :pasle:

Non. Finalement, je vais continuer à le voir comme un gros mytho sûr de lui qui ne voit pas qu'il fait rire tout le monde.
Les illusions que l'on perpétue sont quelque part des mensonges. Mireille.

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Re: Sommes-nous faits pour mourir ?

#148

Message par BeetleJuice » 20 sept. 2013, 15:22

Beetlejuice, je ne sais pas pour vous, mais moi je commence à me demander s'il est bien prudent de contredire un être présentant de tels dons:
Prudent je ne sais pas, mais amusant certainement.
Honnêtement, c'est gratifiant de contredire les gourous en herbe jusqu'à les voir prendre la fuite dans leur robe d'outragé comme Tania l'a fait dans le topic sur l'âme.

Autant j'ai une tendresse pour les amateurs d'ésotérisme du dimanche comme on en connait tous, qui ont leur petite lubie et qui sont parfois un peu pénible avec, mais finalement pas bien méchants et ne cherche pas à se faire reconnaître comme référence, mais juste à se rassurer, faire partie d'un club social ou pimente leur vie avec un peu de poudre de perlimpinpin.
Autant j'ai un profond mépris pour les gens comme Tania ou Voyageur, qui s'érigent tou seul en autorité morale sans aucun autre argument que la supposée génialitude de leur petite personne.
This is our faith and this is what distinguishes us from those who do not share our faith.

(John Flemming, Évêque irlandais, 3ème dan de tautologie, ceinture noire de truisme, champion des lapalissades anti-avortement.)

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Re: Sommes-nous faits pour mourir ?

#149

Message par Tania » 20 sept. 2013, 17:34

Être sûr de soi et le meilleur du monde en paroles ça ne vaut rien, c'est le résultat qui compte, ce qui marche et qui démontre que la voie empruntée est juste.

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Re: Sommes-nous faits pour mourir ?

#150

Message par BeetleJuice » 20 sept. 2013, 17:46

Tania a écrit :Être sûr de soi et le meilleur du monde en paroles ça ne vaut rien, c'est le résultat qui compte, ce qui marche et qui démontre que la voie empruntée est juste.
De ça on peut déduire deux choses de votre obstination à défendre depuis des lustres vos lubies sur ce forum:

-votre voie était celle du ridicule et vous persistez parce que votre but était que la majorité des membres vous dénie toute crédibilité et s'amuse de vous.
-votre voie n'était pas celle du ridicule et le résultat démontre assez clairement que vous vous êtes franchement trompé.

Je vous laisse arriver à la conclusion qui vous satisfait, mais je ne doute pas que vous trouverez une troisième voie, celle dont le résultat est décidé uniquement par votre égo et qui considère comme un bon résultat le fait de vous faire mousser tout seul, alors que le public se moque de vous.
Je respecterais presque la démarche si c'était de l'abnégation, mais vu votre tendance à piquer des colères ou à fuir, mais à quand même vous auto-promouvoir, j'ai des doutes que ça soit ça...
This is our faith and this is what distinguishes us from those who do not share our faith.

(John Flemming, Évêque irlandais, 3ème dan de tautologie, ceinture noire de truisme, champion des lapalissades anti-avortement.)

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