Le monde dans 65 ans

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25 décembre
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Re: Le monde dans 65 ans

#101

Message par 25 décembre » 15 févr. 2020, 14:10

LoutredeMer a écrit :
14 févr. 2020, 13:23

En tout cas pour l'instant, "Il a cependant été suggéré que, du fait du réchauffement climatique,[...] la culture de la vigne devienne plus aisée dans le pays [en Grande Bretagne]"

https://fr.wikipedia.org/wiki/Viticultu ... e-Bretagne
Attache ta tuque parce que le froid arrive. https://www.youtube.com/watch?v=CIJJ4X0cv94
Merci de votre réponse intelligente

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Anjo Saburcio
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Re: Le monde dans 65 ans

#102

Message par Anjo Saburcio » 17 avr. 2020, 07:34

Au vu de votre réponse, tout simplement ?
Vous annoncez que " les problèmes liés au réchauffement climatique peuvent être aménisés grâce aux technologies qui seront inventés dans les années à venir. " et suite à une demande de précisions vous répondez "euh... les voitures électriques ?" (ce qui n'est plus vraiment une technologie future), c'est un peu léger non ?


Ah, j'avais complètement oublié de répondre à ça, donc premièrement, je présente mes excuses. Si on croit en l'humanité et en la science, et si on regarde un peu notre histoire en tant que sociétés modernes, nous pouvons comprendre que les gros problèmes liés à nos sociétés ont été résolus grâce (surtout) à la technique. Par exemple, l'augmentation de la production alimentaire a explosé, si bien que notre planète aujourd'hui peut nourrir beaucoup plus d'humains qu'elle ne le pouvait il y a quelques siècles.

Eh oui, suite à une demande de précisions, j'ai répondu: les voitures électriques. Les mêmes qui peuvent améniser les problèmes liés au changement climatique. Et pourquoi? Eh bien, parce qu'une partie non négligeable de la pollution qui est produite dans le monde vient des transports! Alors il ya plein d'articles pour montrer la véracité de mon opinion, presque tout le monde le sait, mais bon... voilà un bon site qui montre que "Les émissions générées par les transports sont la première cause de pollution atmosphérique" le lien est ici: https://data.europa.eu/euodp/fr/data/da ... K3EHPykmpg

Bien sur, c'est en Europe, où j'habite, et où l'idée des voitures électriques et de son utilisation est bien ancrée dans la vie des gens. Et pourquoi? Parce que la plupart des pays de l'Union Européenne ont décidé, depuis des années maintenant, de produire de leur électricité à partir du vent, du nucléaire (la France) ou bien à partir de la chaleur du soleil. Oui, il est vrai que la proportion est encore petite, mais non négligeable. Et peut-être que dans un futur lointain (ou pas), la voiture électrique pourra être un moyen de transport qui pourra améniser les problèmes du changement climatique. La technologie avance, et avancera encore. Alors, oui, les voitures électriques.

https://link.springer.com/article/10.10 ... 006-9022-7
https://www.sciencedirect.com/science/a ... 1916300861

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unptitgab
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Re: Le monde dans 65 ans

#103

Message par unptitgab » 17 avr. 2020, 12:01

Anjo Saburcio a écrit :
17 avr. 2020, 07:34
. Si on croit en l'humanité et en la science, et si on regarde un peu notre histoire en tant que sociétés modernes, nous pouvons comprendre que les gros problèmes liés à nos sociétés ont été résolus grâce (surtout) à la technique. Par exemple, l'augmentation de la production alimentaire a explosé, si bien que notre planète aujourd'hui peut nourrir beaucoup plus d'humains qu'elle ne le pouvait il y a quelques siècles.
En substituant la source d'énergie agricole qui nourrissait humains et bétail dans le travail des champs, par le pétrole qui nourrit les machines qui les remplace. Sauf que le pétrole l'humanité en a cramé plus qu'il n'en reste et avec le charbon est la plus grande cause du réchauffement à venir.
Plus de technologie cela veut dire plus d'énergie nécessaire, énergie dont vous n'avez pas le début d'une proposition afin de remplacer le pétrole et le charbon, donc avant de parler de voiture électrique il serait judicieux que vous nous disiez grâce à quoi vous la faite rouler, parce que pour l' heure la majorité des voitures électriques dans le monde elles roulent au charbon et au gaz.
"Quand elle devient « pure » de toute expérience sensorielle, la raison déraisonne. Elle prétend prouver l’existence de Dieu et l’immortalité de l’âme. Cette folie s’appelle métaphysique. Le métaphysicien est un savant fou. Il veut tout prouver, il ne montre que son insanité." Jean-Baptiste Botul

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Inso
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Re: Le monde dans 65 ans

#104

Message par Inso » 17 avr. 2020, 12:05

Anjo Saburcio a écrit :
17 avr. 2020, 07:34
Si on croit en l'humanité et en la science, et si on regarde un peu notre histoire en tant que sociétés modernes, nous pouvons comprendre que les gros problèmes liés à nos sociétés ont été résolus grâce (surtout) à la technique.
Moui, disons à certaines utilisations des sciences et technologies pour certains cas de figure (on oubliera tout ce qui a trait à l'armement par exemple).
De là à "croire" en l'humanité et la science sans impliquer le politique et le financier, le pas est grand et je ne le franchirai pas.
Anjo Saburcio a écrit :
17 avr. 2020, 07:34
Alors, oui, les voitures électriques.
Qui vont réduire un peu les émissions globales (5 à 10% ? le bilan est positif, mais pas de façon extraordinaire non plus si on analyse toutes les étapes).
D'autre part, cela suppose qu'on dispose d'assez énergie électrique non émettrice de CO2 (ce qui n'est pas le cas, très loin de là) et qu'on dispose de ressources dont on ne dispose en fait pas en quantité suffisante (terres rares, lithium...) et qu'on ne pourra vraisemblablement pas obtenir de façon suffisante dans le futur.
Je vous rappelle que pour résoudre les problèmes liés aux GES, ce n'est pas 5 à 10% de réduction qu'il faut obtenir, mais au minimum de 75%

Vous n'avez vraiment rien de plus ? Même si on oublie les "technologies qui seront inventés dans les années à venir" ?

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ABC
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Re: Le monde dans 65 ans

#105

Message par ABC » 02 mai 2020, 08:33

unptitgab a écrit :
17 avr. 2020, 12:01
le pétrole l'humanité en a cramé plus qu'il n'en reste et avec le charbon est la plus grande cause du réchauffement à venir.
mmm... C'est un point de vue dont je crains qu'il ne soit un peu optimiste :
Le trop-plein d’or noir n’est pas près de se résorber
Selon le rapport prospectif de BP, il y a deux fois plus de réserves de pétrole récupérable que la consommation attendue d’ici à 2050.
Bref, le risque est élevé que nous disposions de suffisamment de pétrole pour finir de mettre en danger grave notre climat, notre biosphère et donc nous mêmes.
unptitgab a écrit :
17 avr. 2020, 12:01
Plus de technologie cela veut dire plus d'énergie nécessaire, énergie dont vous n'avez pas le début d'une proposition afin de remplacer le pétrole et le charbon, donc avant de parler de voiture électrique il serait judicieux que vous nous disiez grâce à quoi vous la faite rouler, parce que pour l' heure la majorité des voitures électriques dans le monde elles roulent au charbon et au gaz.
La question de l'énergie (une question qui était déjà posée dès les années soixante) demande deux réponses
1/ comment la produire
2/ comment la stocker
3/ à un degré moindre, comment la distribuer là où elle est appelée.

Pour la première question, le coût du kwh produit par le panneaux solaires photovoltaïques (sans qu'il faille les voir comme moyen de production unique remplaçant tous les autres) semble évoluer de façon très favorable.

Pour la deuxième question, il faut surveiller de près la filière hydrogène et l'évolution des technologies de stockage de l'hydrogène. La filière hydrogène semble prometteuse.

La troisième question est importante mais, à mon avis, moins difficile à résoudre que les deux premières.

Pour ce qui est des moyens et leviers permettant d'exercer la pression appropriée (notamment sur l'orientation de nos choix de production), les facteurs requis sont notamment les suivants :
  • la volonté des personnes et organisations compétentes (notamment scientifiques) de travailler sur ces questions, puis d'informer l'opinion publique des résultats de ces travaux (et les actions de lobbying appropriées favorisant l'obtention des moyens et budgets publics favorisant cette activité),
    .
  • la volonté de l'opinion publique de s'informer afin de pouvoir porter des jugements pertinents et réalistes, et d'exercer la pression politique appropriée sur les décideurs en direction d'évolutions économiquement réalistes de nos choix d'orientation industriels et énergétiques,
    .
  • la mise en place de labels appropriés, délivrés par des organisations présentant un caractère institutionnel, afin de rendre lisibles nos choix, en tant que consommateurs (voir même en tant que salarié ou en tant qu'entrepreneur du point de vue de nos choix de carrière) dans les directions que nous estimons pertinentes vis à vis de cette problématique.

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Mielly
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Re: Le monde dans 65 ans

#106

Message par Mielly » 02 mai 2020, 11:54

Selon moi, ce sera la robotique qui aura pris le dessus!
L'intelligence artificielle sera capable de remplacer l’homme dans la plupart de ses activités professionnelles, aussi bien dans le domaine du transport
(chauffeurs routiers, aviation, ...) que la médecine (chirurgie, ...), la vente, le domaine militaire jusqu'à l'automatisation totale.
Les robots humanoïdes s'insinueront dans nos maisons (tâches quotidiennes) et nos jardins (tonte de pelouses), tâches diverses (ramassages des poubelles,...) et finiront par atteindre l'ultime phase: ils se déplaceront de manière autonome et auront les capacités intellectuelles de l'être humain.
Bref, pour le meilleur dans un premier temps mais surtout pour le pire in fine! Car à ce stade, à quoi servirons-nous? Plus à rien...!
L'essentiel pour le bonheur de la vie, c'est ce que l'on a en soi...

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Re: Le monde dans 65 ans

#107

Message par unptitgab » 02 mai 2020, 13:00

ABC a écrit :
02 mai 2020, 08:33
.

Pour la première question, le coût du kwh produit par le panneaux solaires photovoltaïques (sans qu'il faille les voir comme moyen de production unique remplaçant tous les autres) semble évoluer de façon très favorable.

Dans une problématique d'avenir il serait plus judicieux de choisir le référentiel coût matériaux, plutôt que coût monnaie.
En bref réfléchir uniquement avec des outils physiques et laisser tomber les économistes ce n'est pas leur domaine de compétence.
"Quand elle devient « pure » de toute expérience sensorielle, la raison déraisonne. Elle prétend prouver l’existence de Dieu et l’immortalité de l’âme. Cette folie s’appelle métaphysique. Le métaphysicien est un savant fou. Il veut tout prouver, il ne montre que son insanité." Jean-Baptiste Botul

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Re: Le monde dans 65 ans

#108

Message par 86lw » 02 mai 2020, 13:22

unptitgab a écrit :
02 mai 2020, 13:00
En bref réfléchir uniquement avec des outils physiques et laisser tomber les économistes ce n'est pas leur domaine de compétence.
Je me demande quel est le domaine de compétence des économistes...
A part bien sûr pour les économistes de plateaux télé, dont l'amnésie (quant à leur avis passés démentis depuis par les faits) est en soi un métier.
Les illusions que l'on perpétue sont quelque part des mensonges. Mireille.

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unptitgab
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Re: Le monde dans 65 ans

#109

Message par unptitgab » 02 mai 2020, 13:31

Je tape assez souvent sur la pseudoscientificité de l'économie, pour une fois j'ai essayé d'être bienveillant avec mon prochain.
"Quand elle devient « pure » de toute expérience sensorielle, la raison déraisonne. Elle prétend prouver l’existence de Dieu et l’immortalité de l’âme. Cette folie s’appelle métaphysique. Le métaphysicien est un savant fou. Il veut tout prouver, il ne montre que son insanité." Jean-Baptiste Botul

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86lw
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Re: Le monde dans 65 ans

#110

Message par 86lw » 02 mai 2020, 13:56

:a4:
Les illusions que l'on perpétue sont quelque part des mensonges. Mireille.

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ABC
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Re: Le monde dans 65 ans

#111

Message par ABC » 02 mai 2020, 14:55

ABC a écrit :
02 mai 2020, 08:33
Pour la première question, le coût du kwh produit par le panneaux solaires photovoltaïques (sans qu'il faille les voir comme moyen de production unique remplaçant tous les autres) semble évoluer de façon très favorable.
unptitgab a écrit :
02 mai 2020, 13:00
Dans une problématique d'avenir il serait plus judicieux de choisir le référentiel coût matériaux, plutôt que coût monnaie. En bref réfléchir uniquement avec des outils physiques et laisser tomber les économistes ce n'est pas leur domaine de compétence.
Les économistes de telle ou telle chapelle peut-être, le principe de base (qui ne demande pas d'être économiste) selon lequel la valeur de ce qui est produit doit-être supérieure à la valeur de ce qui est détruit ou consommé au cours du processus de production, par contre, on doit le prendre en compte. Changer d'instrument de mesure de cette différence ne supprime pas le besoin de la mesurer.

Toutefois, il y effectivement une grande difficulté. Il s'agit de la partie subjective et cependant cruciale de ce principe économique de base (ne demandant pas de souscrire à telle ou telle option d'organisation économique). Qu'il s'agisse de répondre à des besoins :
  • d'énergie,
  • de santé,
  • de protection de notre biosphère,
  • de réponse à des besoins primaires,
  • de satisfaction de besoins de communication ou déplacement,
  • d'activités sociales,
  • de confort ou de divertissement...
nos ressources ne sont pas illimitées. Il est donc nécessaire, dans le choix des ressources et moyens de production destinés à répondre à tel ou tel besoin ou attente :
  • de valoriser, si possible sans se tromper, ce besoin (dans l'unité de mesure de valeur basée sur ce qu'on voudra)
  • de valoriser, si possible sans se tromper, les ressources consommées ou détruites pour y répondre,
  • de vérifier que la valeur estimée de ce qui est produit est supérieure à la valeur estimée de ce qui est détruit ou consommé au cours du processus de production.
La difficulté, par contre (et c'est là qu'il faut chercher nos erreurs actuelles) c'est de ne pas se tromper dans la valeur que nous attribuons à telle ou telle ressource.

Si nous nous trompons dans cette appréciation, nous réalisons des actions qui sont comptabilisées comme rentables (quel que soit l'unité de mesure de valeur utilisée pour valoriser la valeur ajoutée ou retranchée) alors qu'elles ne le sont pas. En raison de notre erreur de valorisation, nous comptabilisons alors en effet comme rentables, et faisons ainsi fructifier, des actions qui, en fait, détruisent plus de valeur qu'elles n'en créent.

A ce jour, la valeur que nous attribuons (via la loi de l'offre et de la demande permettant de prendre en compte notre estimation de cette valeur) à tel ou tel bien est trop court-termiste.

Comment, que ce soit avec des euros, avec des kwh, avec des kilogrammes de farine de blé, avec des mètres cubes d'eau potable, avec des calories alimentaires... doit-on valoriser ?
  • le phytoplancton,
  • la protection de telle ou telle zone contre la progression du désert induit par l'activité humaine,
  • la protection de nos forêts,
  • la protection de la biodiversité,
  • la santé,
  • la réponse à nos besoins primaires,
  • la paix dans le monde,
  • l'harmonie de nos relations sociales.
Nos ressources ne sont pas infinies. Ce n'est ni la monnaie, ni le système, ni l'économie qui sont en cause dans nos erreurs actuelles, mais le choix, à mon sens parfois erroné (tout particulièrement concernant certains biens non marchands) que nous décidons collectivement d'attribuer à tel ou tel bien ou service par nos choix de carrière, par nos actions et par nos décisions d'achat et par la pression, pas toujours dans la bonne direction, que nous exerçons sur ceux qui sont sensés nous diriger (et auxquels nous ne laissons, en fait, quasiment pas de marge de manœuvre).

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