Aucun bienfait des animaux sur la santé des humains

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Charles Danten
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Aucun bienfait des animaux sur la santé des humains

#1

Message par Charles Danten » 23 mars 2015, 10:08

Aucun bienfait des animaux sur la santé des humains
D’après madame Gaëlle Faure des Bibliothèques nationales de France, la zoothérapie est un concept qui peut aussi bien « désigner le fait de posséder un animal à la maison que des séances de thérapie institutionnalisées et encadrées par un professionnel de la santé ou un intervenant quelconque. L’appellation “zoothérapie” est donc un terme générique désignant non seulement l’impact positif des animaux sur les humains (1) », mais aussi l’impact des humains sur les animaux, car il est unanimement convenu que la zoothérapie est aussi bénéfique pour les animaux que pour les humains.
La consommation des animaux de compagnie dépend principalement sur :

1- Les bienfaits des humains sur le bien-être des animaux.

2- Les bienfaits des animaux sur la santé des humains.

Or, nous avons vu dans un billet précédent, Brigitte Bardot et compagnie ne sont pas crédibles. L’arroseur arrosé, que les effets de la zoothérapie sur les animaux sont absolument catastrophiques.

Voyons maintenant ce qui en est des bienfaits allégués des animaux sur la santé des humains :

La zoothérapie stimulerait la bonne conduite des enfants en développant leur sens de l’empathie et des responsabilités, induirait à un plus grand respect de la nature, contribuerait à la bonne forme physique, contribuerait au développement des enfants autistes, faciliterait les interactions sociales, adoucirait la solitude, guérirait la dépression, aiderait à la guérison des enfants sous chimiothérapie, ramènerait sur le droit chemin les délinquants, tout en favorisant le bien-être des animaux.

Mais où sont les preuves?

En science, il y a essentiellement deux types d’études:

I. Celles qui formulent des hypothèses

Les études qui s’appuient exclusivement sur des opinions d’experts ou des faits anecdotiques, voire des témoignages sont extrêmement utiles pour ouvrir des portes, identifier des phénomènes nouveaux et formuler des hypothèses. Mais, ce type d’étude démontre rarement la valeur d’un traitement ou l’existence d’un rapport de cause à effet. Cent, voire mille témoignages ne font pas une vérité.

II. Celles qui mettent les hypothèses à l’épreuve

Les phénomènes nouvellement découverts sont mis à l’épreuve avec des études expérimentales. En science, il n’est pas suffisant de « savoir » intuitivement qu’une observation, un témoignage, une opinion ou une hypothèse est « vraie »; on doit prouver qu’elle est vraie en utilisant une sorte de « lampe de poche » pour nous aider à voir clair dans l’obscurité des perceptions. Les apparences étant souvent trompeuses, l’humanité a inventé la démarche scientifique précisément pour éliminer les biais multiples qui peuvent influencer les conclusions d’un chercheur, d’un témoin ou d’un observateur et l’induire en erreur (2).

Mais il faut être prudent, car une étude de type II peut être aussi biaisée qu’une étude de type I. Les déficiences et les mécanismes mentaux de son utilisateur étant le talon d’Achille principal de la science, avant de crier eurêka!, il faut absolument prendre en compte non seulement la source de financement de l’étude, mais la qualité du protocole expérimental utilisé, de même que l’affiliation des chercheurs (3)(4)(5)(6).

Le financement

La recherche dans ce domaine est presque exclusivement financée par l’industrie des animaux de compagnie, notamment par les fabricants d’aliments pour animaux. Les enjeux financiers sont gigantesques: aux É. U., par exemple, cette industrie est le huitième secteur en importance du commerce de détail, plus gros que celui des jouets, de la quincaillerie et de la bijouterie; en 2013, son chiffre d’affaires était de 55 milliards de dollars américains (7). En France, selon une enquête de la FACCO/SOFFRES (2008), cette industrie a au bas mot un chiffre d’affaires de 3,5 milliards d’euros divisés comme suit : aliments, 2,5 milliards (ce secteur est le plus prometteur de l’industrie agroalimentaire), accessoires, 569 millions, hygiène et soins, 394 millions (8). En comparaison, la même année, la grande distribution de vins, qui représente les deux tiers des ventes de vin dans l'Hexagone, était de 3,32 milliards (9).

À défaut de communauté scientifique, de structures et de crédits publics correspondants, ce sont les industries de produits pharmaceutiques et alimentaires pour animaux qui financent le gros de la recherche dans le domaine de la zoothérapie. Les soutiens financiers sont accordés en priorité aux études sur l’alimentation des animaux (qui peuvent se traduire par une diversification des produits offerts à la vente), sur l’attachement des maîtres à leurs animaux, sur les bienfaits des animaux sur la santé des humains (dont dépend principalement la consommation) et sur le bien-être animal qui se traduira positivement en terme d’image et de revenus (10).

Problèmes méthodologiques

Évidemment, le financement par l’industrie ne serait nullement un handicap si les problèmes méthodologiques associés à cette recherche n’étaient pas si importants et persistants.

En 1984, soit trente ans après les premières recherches du psychiatre, Boris Levinson, l'instigateur de la zoothérapie moderne, dans un article qui a fait beaucoup de bruit à l’époque, et qui fait école, les scientifiques américains, A. M. Beck et A. H. Katcher ont fait une analyse fort éloquente des failles méthodologiques couramment identifiées dans ce domaine de recherche (11). Ces scientifiques ont par ailleurs complètement démenti les thèses prétentions de la zoothérapie, au point de se demander pourquoi ce type de recherche continue avec une telle intensité, et toujours avec les mêmes rapportées par Beck et Katcher (12).

En 1997, soit cinquante ans après les premières recherches du psychiatre, Boris Levinson, le Dr David T. Allen, un épidémiologiste américain, écrivait ceci:
Ayant passé en revue plus de 1000 études, je n’ai pas trouvé une seule étude [étude de type II] qui décrit les gains en comparaison des pertes sur l’état de santé général de la société, en relation avec l’interaction entre les humains et les animaux. En d’autres mots, je n’ai pas trouvé un seul article [étude de type II] qui compare la magnitude des effets des cas cités avec un groupe témoin ou avec le public en général. Sur l’échelle des critères de validité scientifique, ces études [études de type I] sont à ranger sur l’échelon le plus bas. Les rapports qui vantent les mérites de la relation des êtres humains avec les animaux sont fondés sur des études descriptives et sur l’opinion des experts, et les études de ce genre [études de type I] sont les moins valides de toutes. (13)
Un constat corroboré par plusieurs scientifiques (14)(15)(16)(17)(18)(19)(20)(21), notamment Scott O. Lilienfeld et Hal Arkowitz dans un article publié dans la livraison du 9 juin 2008 du magazine, Scientific American (22).

En 2014, soit soixante-cinq ans après les premières recherches du psychiatre, Boris Levinson, le scientifique, Harold Herzog, persiste et signe:
En raison d’une couverture médiatique inédite, il est désormais admis que les animaux de compagnie améliorent la santé physique de leurs propriétaires tout en augmentant leurs sentiments de bien-être psychologique et leur longévité. Mais si certains chercheurs ont attribué à cette relation un effet positif, d’autres ont montré que la santé et le bien-être des propriétaires d’animaux ne sont pas meilleurs, mais pires dans certains cas, que ceux des personnes qui n’en ont pas. […] L’existence d’un « effet animal » positif sur la société n’est pas un fait, mais une simple hypothèse. (23)
L’affiliation des chercheurs

Les théoriciens et les promoteurs les plus en vue de ce champ d’études, comme le psychiatre, Boris Levinson, le père de la zoothérapie moderne, appartiennent presque tous au domaine de la psychologie. Ce qui soulève un sérieux problème de crédibilité et de compétence, car la psychologie en général ne suit pas les critères de scientificité (24)(25)(26)(27). Selon Jacques Forget, vice-doyen à la recherche en sciences sociales à l’Université du Québec à Montréal:
Une psychologie qui se prétend scientifique devrait utiliser une méthode de recherche scientifique. Toutefois, dans bien des cas, on préfère s’appuyer sur l’autorité. (…) De plus, en psychologie professionnelle, c'est la recherche qualitative qui est souvent privilégiée; (…) Pourtant, et en dépit de son intérêt, l'estimation qualitative ne peut remplacer la recherche quantitative, basée sur des données probantes et reposant sur de nombreuses expériences ou études. (28)
Ainsi, peu d’efforts sont déployés pour réfuter les bienfaits imputés à la zoothérapie comme il est coutume en science. Le public est placé, sans aucune preuve concrète, devant un fait accompli qui ne demande plus à être remis en question tellement les preuves semblent solides, dans l’esprit de cette citation d’Aldous Huxley: « soixante-quatre mille répétitions font la vérité. »

À force de se faire dire que nous aimons les animaux, qu’ils sont aussi bien traités que nos propres enfants sinon mieux, qu’ils ont en soi des vertus thérapeutiques dont on ne saurait se passer, par effet d’entraînement, passé un seuil critique, comme par magie, tout le monde s’est soudainement mis à y croire avec la ferveur propre aux nouveaux adeptes d’une religion.

Références

1. Gaëlle Faure (2004). La représentation de l’animal de compagnie dans la vie psychoaffective de l’Homme adulte. Rapport de recherche bibliographique. École nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques: 47.
2. C. C. Wilson et S. B. Barker (2003). Challenges in Designing Human-Animal Interaction Research. American Behaviour Scientist; 47 (1), 16-23 : 2000-2002.
3. David Michaels (2008). Doubt is Their Product. How Industry’s Assault on Science Threatens your Health. Oxford University Press.
4. Bruce Patsy (2006). Recent Trials in Hypertension: Compelling Science or Commercial Speech? Journal of the American Medical Association.
5. J. P. A. Ioannidis (2005). Why most published research findings are false. PLoS Medicine, 2, 696–701.
6. D. H. Freedman (2010). Lies, damned lies, and medical science. The Atlantic; 306(4) : 76-84.
7. Pet Industry Market Size & Ownership (2013). American Pet Products Association.
8. Association française d’information et de recherche sur l’animal de compagnie (AFIRAC). [En ligne] Chambre syndicale des Fabricants d’aliments préparés pour chiens, chats, oiseaux et autres animaux familiers (FACCO). [Enligne]
9. Éric de la Chesnais (25/05/2009). Sévère chute de la consommation de vin en France. Le Figaro.
10. Jean-Pierre Digard (2005). Les Français et leurs animaux: Ethnologie d’un phénomène de société. Paris: Hachette littératures, Pluriel: ethnologie : 41.
11. A. M. Beck et A. H. Katcher (1984). A New Look at Pet-Facilitated Therapy. Journal of the American veterinary Association (JAVMA); 184 (4) : 15.
12. Hal Herzog (2014). Does Animal-Assisted Therapy Really Work? What clinical trials reveal about the effectiveness of four-legged therapists. Animals and Us. Psychology Today.
13. David T. Allen (1997). Effects of Dogs on Human Health. JAVMA; 210 (7).
14. A. Chur-Hansen, C. Stern et H. Winefield (2010). Commentary: Gaps in the evidence about companion animals and human health: Some suggestions for progress. International Journal of Evidence-Based Healthcare; 8(3) : 140-146.
15. L. S. Palley, P. P. O'Rourke et S. M. Niemi (2010). Mainstreaming animal-assisted therapy. ILAR Journal; 51(3) : 199-207.
16. D. L. Wells (2009a). The effects of animals on human health and Well-Being. Journal of Social Issues; 65(3) : 523-543.
17. A. E. Kazdin (2011). Establishing the effectiveness of animalassisted therapies: Methodological standards, issues and strategies. In P. McCardle, McCune, S., J. A. Griffin & V. 18. Maholmes (Eds.), How animals affect us: Examining the influence of humananimal interactions on child development and human health (pp. 3551). Washington, DC: American Psychological Association.
19. L. Marino (2012). Construct validity of Animal-Assisted-therapy and activities: How important is the animal in AAT? Anthrozoös; 25 (Supplement 1) : 139-151.
20. H. Kamioka, S. Okada, K. Tsutani, H. Park, H. Okuizumi, S. Handa, T. Oshio, S. Park, J. Kitayuguchi, T. Abe, T. Honda et Y. Mutoh (2014). Effectiveness of animal-assisted therapy: A systematic review of randomized controlled trials. Complementary Therapies in Medicine; 22(2) : 371-390.
21. K. A. Kruger et J. A. Serpell (2006). Animal-Assisted Interventions in Mental Health: Definitions and Theoretical Foundations. In: Fine, A.H. (Ed.) Handbook on Animal Assisted Therapy: Theoretical Foundations and Guidelines for Practice, 2nd Edition. Academic Press: 21-38.
22. Scott O. Lilienfeld et Hal Arkowitz (2008). Is Animal-Assisted-Therapy Really the Cat's Meow? The jury's out on whether animals can initiate longlasting improvements in mental health. Scientific American.
23. Harold Herzog (2011). The Impact of Pets on Human Health and Psychological WellBeing: Fact, Fiction, or Hypothesis? Current Directions in Psychological Science; 20(4) : 236-239.
24. J. Ioannidis, M. R. Munafò, P. FusarPoli, B. A. Nosek et S. P. David (2014). Publication and other reporting biases in cognitive sciences: Detection, prevalence, and prevention. Trends in Cognitive Sciences; 18(5) : 235-241.
25. D. Fanelli (2010). “Positive” results increase down the hierarchy of the sciences. PloS One, 5(4); e10068.
26. C. J. Ferguson (2009). An effect size primer: A guide for clinicians and researchers. Professional Psychology: Research and Practice; 40(5) : 532.
27. A. Franco, N. Malhotra et G. Simonovits (2014). Publication bias in the social sciences: Unlocking the file drawer. Science; 345(6203) : 1502-1505.
28. Jacques Forget (2009). La psychologie est-elle une vraie science? Conférence présentée aux sceptiques du Québec.

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Kraepelin
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Re: Aucun bienfait des animaux sur la santé des humains

#2

Message par Kraepelin » 23 mars 2015, 10:37

Intéressant!

merci!
« Dans les temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire. » George Orwell

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Wot
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Re: Aucun bienfait des animaux sur la santé des humains

#3

Message par Wot » 23 mars 2015, 11:19

Charles Danten a écrit : Or, nous avons vu dans un billet précédent, Brigitte Bardot et compagnie ne sont pas crédibles. L’arroseur arrosé, que les effets de la zoothérapie sur les animaux sont absolument catastrophiques.
Au delà du reste du message dont je ne présage pas ni ne discute, je constate juste que vous déployez ici une méthode typiquement "zozo" : laisser passer et du temps, et affirmer un sujet "clôt" et "réglé", alors même que l'enfilade consacrée à ce sujet était loin d'être catégorique, aussi bien sur votre démarche que sur vos "preuves" que sur vos assertions, et restait largement ouverte quand à sa conclusion.

Les zozos font ça tout le temps : ouvrir un sujet, se faire contrer et voir opposer des éléments (sur lesquels, la plupart du temps, bien que je ne vous inclue pas dans ce cas, il ne répondent même pas et fuit simplement toute contradiction), se voir opposer de contre-argumentations raisonnables et étayées. Au bout d'un moment, ils laissent tomber, laissent passer du temps.. et reviennent en redébitant leur salade COMME SI rien ne 'était jamais produit et que l'ENSEMBLE de la contre-argumentation n'ai jamais existé. Il faut tout reprendre, et le courage manque aux interlocuteurs, désabusés par cette manœuvre dilatoire. Le zozo considère alors avoir "gagné", en décrétant dans sa tête et en plein déni de réalité que la lassitude de ses opposants est la manifestation de la rigueur et de la validité de son raisonnement.

Rappelons la phrase d'Einstein : « La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent. »

C'est malheureusement ce que vous faites ici, et cela vous "décridibilise" terriblement.
Et bien oui, la foi soulève des montagnes...

...des montagnes de sottises.

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Pooh
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Re: Aucun bienfait des animaux sur la santé des humains

#4

Message par Pooh » 23 mars 2015, 14:32

Bonjour Charles ! :a1:
J'avoue avoir un peu de difficulté avec le titre de votre fil.
En fait, c'est mot "aucun" qui me dérange.
Je comprends que vous puissiez être dérangé sur le fait que de simples témoignages ou anecdotes n'est pas suffisant afin de déterminer de façon fiable que la Zoothérapie puisse être efficace ou non.
Cependant, est-ce qu'on sest attardé à mesurer les comportements des sujets avant l'exposition et après ?
J'avoue que ce sujet pourrait me rendre émotive, jai expérimenter durant 3 ans l'effet des animaux sur une clientèle avec trouble de comportements graves. Vous ? Avez vous déjà expérimenter cela ?
Inutile de vous dire les observations que jai pu en constater car, je crois que votre idée est bien ancrée.

Au plaisir :a1:

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Nicolas78
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Re: Aucun bienfait des animaux sur la santé des humains

#5

Message par Nicolas78 » 23 mars 2015, 16:40

Salut Charles,

C'est intéressent, ya un grand nombre de références, l’interprétation des données et très personnelle mais respectable, ça à l'air réfléchit.
Et pourtant rien que le titre me fait louche.
C'est qu'une impression mais, quand je caresse mon brave toutou, je suis content, parfois sa me fait plaisir de voir gambader dans le jardin, et être content, on sais que çà agit sur la santé...*
En faite, c'est comme dire que les enfants, non pas d'effets sur la santé...bha si...autant des positives que négatives, au moins sur le morale et l’émotion, qui joue un rôle par exemple dans la longévité il me semble non ?
Au moins...vôtre théorie est réfutable ;)
Et aussi, combien d’études démontrent l'inverse de ce constat ?
Quelles études croire alors ? Celle qui disent : pas d'effet réel, c'est du faux positif, ou ya des effets réels (conditions) ?

*Je sais que les témoignages ne valent pas grand choses, mais des millions de témoignages ca veut généralement dire qu'il y à quelque chose (mais quoi ?...).
Empiriquement, déjà...ensuite, aller plus loin comme vous le faite est bien, mais vous semblez allez un peut vite en besogne.

On ne tire pas un trait sur un argument par un argument contraire, celui qui gagne et se place en tète n'élimine pas forcement l'autre d’ailleurs.
Dur, la vie de la nuance...

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Nicolas78
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Re: Aucun bienfait des animaux sur la santé des humains

#6

Message par Nicolas78 » 23 mars 2015, 16:54

Les théoriciens et les promoteurs les plus en vue de ce champ d’études, comme le psychiatre, Boris Levinson, le père de la zoothérapie moderne, appartiennent presque tous au domaine de la psychologie. Ce qui soulève un sérieux problème de crédibilité et de compétence, car la psychologie en général ne suit pas les critères de scientificité (24)(25)(26)(27).
Oui et non.
Les critères de scientificités ne sont pas les même en sciences humaine qu'en science fondamentales.
Ya du vrai dans ce que vous dites, mais dit comme ça, aussi simplement, sans plus de recherches, c'est une pichenette dans le vent.

Sinon j'ai une question, l'humain est bien un animal ?
Donc ma femme, n'a aucun effet sur ma santé ?
Je peut vous assurer que si pourtant ! :mrgreen:
Et vue qu'une "chaleur humaine animal" c'est toujours sympa mais crée des interdépendances, pour vous le couple, avoir des enfants, des amis, des copains (se sont des animaux eux aussi) etc...c'est forcement signe d'une co-dependance maladive alors ?

Ps : je commence à regretter de pas avoir fait d’études...

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Raphaël
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Re: Aucun bienfait des animaux sur la santé des humains

#7

Message par Raphaël » 23 mars 2015, 21:51

Charles Danten a écrit :La consommation des animaux de compagnie ...
Bon, ça donne le ton en partant. Quand on adopte un enfant est-ce qu'on consomme aussi ?
À force de se faire dire que nous aimons les animaux, qu’ils sont aussi bien traités que nos propres enfants sinon mieux, qu’ils ont en soi des vertus thérapeutiques dont on ne saurait se passer, par effet d’entraînement, passé un seuil critique, comme par magie, tout le monde s’est soudainement mis à y croire avec la ferveur propre aux nouveaux adeptes d’une religion.
La recette de Charles Danten: on met tous les animaux dans le même paquet (chiens, chats, oiseaux, poissons, reptiles, etc.), on sort des généralités sans faire aucune nuance et on se vante d'avoir réussi à prouver quelque chose.
Dernière modification par Raphaël le 23 mars 2015, 22:03, modifié 1 fois.

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Denis
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Charles est un caricaturiste

#8

Message par Denis » 23 mars 2015, 21:55


Salut Pooh,

À Charles, tu dis :
Bonjour Charles ! :a1:
J'avoue avoir un peu de difficulté avec le titre de votre fil.
En fait, c'est mot "aucun" qui me dérange.
Moi aussi, ce "aucun" m'a fait sourciller.

Il montre clairement que Charles est un avocat, un plaideur, un caricaturiste.

Après avoir choisi son camp, il peint le tableau en noir et blanc.

Misère!

D'ailleurs Nicolas l'a remarqué lui aussi, qui écrit : « Dur, la vie de la nuance... ».

:) Denis
Les meilleures sorties de route sont celles qui font le moins de tonneaux.

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Re: Aucun bienfait des animaux sur la santé des humains

#9

Message par Jean-Guy De Ghi » 24 mars 2015, 02:16

Lol ! :shock:

N'importe quoi ce poste là !!

Si ça peut rendre heureux et que des personnes seul ne tombe pas en dépression ou en grande solitude malsaine alors on s'en fiche des
zééétuuddesss :fou:

Et si cela fait que la personne est un système immunitaire plus fort en ayant moins stress alors c'est au moins ça !

Vive les pitous, les minous, les zoiso et cie :aime:

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Pepejul
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Re: Aucun bienfait des animaux sur la santé des humains

#10

Message par Pepejul » 24 mars 2015, 04:44

Jean-Guy De Ghi a écrit : on s'en fiche des zééétuuddesss :fou: :
Quand on voit ce que ça donne quand on s'en passe, non on ne s'en fout pas des études... on aurait même plutôt tendance à les conseiller pour éviter d'avoir des petits Jean Guignol par milliers.

Pour revenir au sujet, il me semble que des études justement ont montré un certain bénéfice pour les enfants souffrant de pathologies de type autisme ou autre, je me trompe ?
On a tort d'écrire tord ! Le prochain qui fait la faute je le tords !

Florence
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Re: Aucun bienfait des animaux sur la santé des humains

#11

Message par Florence » 24 mars 2015, 05:15

Charles Danten a écrit :Aucun bienfait des animaux sur la santé des humains

{...]

Or, nous avons vu dans un billet précédent, "Brigitte Bardot et compagnie ne sont pas crédibles. L’arroseur arrosé", que les effets de la zoothérapie sur les animaux sont absolument catastrophiques.
Non, on n'a rien vu de tel, vous n'avez rien démontré de probant, vous êtes comme toujours dans la pétition de principe ... et vous avez bien du culot de critiquer la scientificité de la démarche en psychologie au regard de la vôtre :roll:

S'il est fort vraisemblable que les bénéfices de la "zoothérapie" ne soient pas aussi mirifiques que certains le prétendent, rien ne soutient vos thèses selon lesquelles non seulement il n'y en a aucun mais elle serait totalement nocive tant pour les animaux que pour les humains.
Je dis lâche et traître celui qui se plaint des fautes d'autrui ou de la puissance de ses ennemis A. de Saint-Exupéry, "Citadelle".
"I do not always enjoy winning an argument. Losing an argument fairly makes you both end up winners."
Le bonheur est un festin de miettes. Jacques Faisant, "Rue Panse Bougre"

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Pooh
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Re: Aucun bienfait des animaux sur la santé des humains

#12

Message par Pooh » 24 mars 2015, 05:16

Pepejul a écrit :
Jean-Guy De Ghi a écrit : on s'en fiche des zééétuuddesss :fou: :
Quand on voit ce que ça donne quand on s'en passe, non on ne s'en fout pas des études... on aurait même plutôt tendance à les conseiller pour éviter d'avoir des petits Jean Guignol par milliers.

Pour revenir au sujet, il me semble que des études justement ont montré un certain bénéfice pour les enfants souffrant de pathologies de type autisme ou autre, je me trompe ?
Salut Pepejul (les autres participants intéressés egalement) une petite citation d'un article :


"La zoothérapie en aide aux autistes
Chez les enfants autistes, les effets de la zoothérapie ne se manifestent pas clairement, ajoute le Dr Laurent Mottron, titulaire de la Chaire de recherche Marcel et Rolande Gosselin en ­neurosciences cognitives fondamentales et appliquées du spectre autistique et professeur titulaire au département de psychiatrie de l’Université de Montréal. Or, bien que la zoothérapie ne modifie pas la façon dont l’autisme se manifeste, une simple interaction avec un animal pourrait avoir des effets insoupçonnés, selon une étude publiée en 2010 par une ­équipe de chercheurs de l’Université de ­Montréal. Dans le cadre de cette recherche, la Fondation a prêté 42 chiens à des familles d’enfants autistes pendant quatre semaines. Des analyses de salive ont montré que les enfants avaient un taux de cortisol (une hormone de stress qui influence les zones du cerveau liées à l’apprentissage, à la mémoire et aux émotions) considérablement plus bas au terme de l’expérience que deux semaines avant et deux semaines plus tard. Ces résultats ont par ailleurs incité la Fondation Mira à mettre au point un nouveau programme destiné aux enfants souffrant d’un trouble envahissant du développement (TED)."

Source . : http://m.protegez-vous.ca/sante-et-alim ... finir.html
Plutôt intéressant comme article pour ceux que ça intéresse

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Charles Danten
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Re: Aucun bienfait des animaux sur la santé des humains

#13

Message par Charles Danten » 24 mars 2015, 08:23

Tout le monde ne peut pas avoir raison en même temps. Le monde peut bien être interprété différemment, il est néanmoins foncièrement le même pour tout le monde. Une perception n'est pas nécessairement une réalité ou si vous voulez une vérité. Une opinion peut se révéler vraie, mais toutes les opinions ne se valent pas. Dire par exemple que « mon opinion vaut la vôtre » est un non-sens. Et prendre ses croyances pour une vérité est une erreur de jugement lourde de conséquences d’un point de vue évolutif.

Le noir et le blanc existe bel et bien. Certaines choses sont des vérités absolues. On ne peut pas par exemple être à moitié enceinte! Tout n'est pas nuance dans la vie.

Le cas des enfants autistes

Je n'ai pas dans mon billet repris toutes les fausses allégations de la zoothérapie, cela dépasse le cadre de ce billet mais voyons voir de plus près, le cas des enfants autistes, par exemple, qui se transpose à toutes les fausses allégations de la zoothérapie :

Les parents d’enfants atteints d’une déficience mentale quelconque sont prêts, avec raison, à faire n’importe quoi pour aider leurs enfants. La delphinothérapie est une des thérapies assistées par l’animal (TAA) la plus en vogue. Mais avant de s’investir dans ce genre de « thérapie », les parents feraient bien de lire ce qui suit.

En 1998, puis en 2007, les scientifiques Marino Lori et Lilienfield Scott, les plus grands spécialistes au monde des dauphins, ont dénoncé dans les médias grands publics, la piètre qualité de la recherche sur les bienfaits thérapeutiques des dauphins sur les enfants autistiques:
Presque dix ans après notre première évaluation, la légitimité de la delphinothérapie n’est toujours pas démontrée. Cette thérapie ne procure qu’une brève amélioration de l’humeur. Les allégations sur son efficacité sont toujours aussi invalides. Les études que nous avons évaluées sont soit trop petites soit sujettes à des biais évidents; elles n’offrent aucune perspective à long terme. Cette thérapie n’offre aucune amélioration palpable dans l’état des enfants atteints d’un déficit mental. (1)
Les rares études fiables comme celles qui sont répertoriées par Tracy Humphries sont unanimes: nager avec les dauphins n’améliore pas durablement la condition psychologique et physique des autistes, ni de qui que ce soit d’ailleurs (2)(3)(4).

Les études servant à étoffer les bienfaits allégués des autres espèces comme le cheval ne sont, quant à elles, guères plus édifiantes. Il faut avoir lu l’article de Lana Kaiser et coll., qui fait un résumé de la recherche dans ce milieu, pour en comprendre l’absurdité (5). Et il n’y a aucune raison de croire que les autres espèces comme le chien qui sont de plus en plus utilisées à cette fin sont plus efficaces. Les observations de Marino Lori et Lilienfield Scott sont transposables de facto à la zoothérapie en général (6). À ce jour, après plus de 50 ans de « recherche » intensive et des centaines, voire des milliers de publications dans des revues « scientifiques », il n’existe aucune preuve tangible de son efficacité. Toutes les recherches dignes de ce nom qui sont cités en partie dans ce billet sont unanimes : cette « thérapie » ne sert à combattre aucune forme de maladie et de handicap physique ou mentale.

Pour se faire une idée juste de la TAA, il faut aussi prendre en compte ses conséquences non seulement sur les dauphins, les chiens, les chevaux et les autres animaux, mais sur les enfants et les gens en général. Selon les scientifiques Marino and Lilienfield, la delphinothérapie, par exemple, est fréquemment associée à des blessures et à des infections; les dauphins font l’objet d’une chasse effrénée, aussi méconnue que cruelle (7).
Enfin, les TAA ont ce que les économistes nomment un « coût d’opportunité »; l’argent et l’énergie que les parents dépensent sur une « thérapie » qui ne donne aucun résultat tangible ne sont plus disponibles pour investir dans des moyens plus éprouvés et sécuritaires comme ceux qui sont offerts par l’assistance publique et divers autres organismes à vocation caritative (8)(9)(10).

Pseudoscience

S’occuper d’un animal peut certes « changer le mal de place » de certaines personnes qui s’ennuient et qui ont une dépendance personnelle sur ce genre de palliatif, car un animal exige des soins et des attentions qui peuvent faire oublier momentanément les soucis du quotidien. Mais il n’est nullement question de cure ou de guérison. L’animal est un prétexte comme un autre pour fuir et oublier momentanément la réalité parfois triste et fastidieuse de la condition humaine. Le travail, le bénévolat, le voyage, le cinéma, la crème glacée et le sport peuvent tout aussi bien faire l’affaire, avec les inconvénients en moins. Les mots « succédané » ou « palliatif » sont beaucoup plus appropriés que le mot « thérapie » qui veut dire cure au sens propre. Ils évoquent la courte durée et le substitut, l’effet s’estompant rapidement une fois passé l’attrait du nouveau.

Cette distinction est importante, car le sensationnalisme et l’usage du langage scientifique pour masquer le manque de validité scientifiques sont les oripeaux les plus classiques de la pseudoscience. Les agents sociaux qui font une promotion tous azimuts de la zoothérapie utilisent le mot « thérapie » pour introduire en science la notion d’aspirine et, par le fait même, augmenter sa valeur perçue et donc, sa consommation.

Référence :

1. Lori Marino et Scott Lilienfeld (2007). Dolphin-Assisted Therapy: More Flawed Data and More Flawed Conclusions. Anthrozoös; 20 (3): 239-249.
2. Tracy L. Humphries (2003). Effectiveness of Dolphin-Assisted therapy as a behavioral intervention for young children with disabilities. Bridges; 1(6).
3. A. Baverstock et F. Finlay (2008). Archives of Disease in Childhood. 93 (11): 994-995; 87.
4. K. A. Kruger et J. Serpell, J.A. (2006). Animal-Assisted Interventions in Mental Health. Dans : Fine, A.H. (Ed.) Handbook on Animal Assisted Therapy: Theoretical Foundations and Guidelines for Practice, 2nd Edition. Academic Press
5.Lana Kaiser et coll. (2004). Can a Week of Therapeutic Riding Make a Difference? A Pilot Study. Anthrozoös; 17 (1) : 63-72.
6. Scott O. Lilienfeld et Hal Arkowitz (2008). Is Animal Assisted Therapy Really the Cat's Meow? The jury's out on whether animals can initiate long-lasting improvements in mental health. Scientific American.
7. Ibid.
8. Ibid.
9. Ibid.
10. Beck et Katcher. Art. cité.

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Cogite Stibon
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Re: Aucun bienfait des animaux sur la santé des humains

#14

Message par Cogite Stibon » 24 mars 2015, 08:29

Vous prétendez avoir la preuve d'une inexistence ?
Pour les échantillons statistiques, comme dans d'autres domaines, il n'y a pas que la taille qui compte.
Raisonner a l'instinct sur des problemes de probabilites, c'est le desastre assuré. (Spin Up)
Une graphe sans échelle, c'est bon pour la poubelle

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Pooh
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Re: Aucun bienfait des animaux sur la santé des humains

#15

Message par Pooh » 24 mars 2015, 08:44

Monsieurs Charles vous me faites montrer mes crocs :lol:
Allons ! Je suis parfaitement conscience que de prendre mes croyances pour une réalité est un non sens. Moi, je vous parle donc en mon nom personnel, je ne vous parle pas de croyances mais d'expériences !
Sur le terrain ! Avec différents animaux et tout ce qui entoure la vie a la ferme.
Tout comme la médicamentation, la zoothérapie ne règles PAS TOUS les problèmes ( et en passant on n'a jamais parlé de guérison ). La zoothérapie est un ajout, UN MOYEN auprès des autres interventions cliniques (bio-psycho-sociale) utilisées dans le cadre d'un plan d'intervention.

Une "brève amélioration " c'est mieux que pas du tout non ?
Et puis brève ??? Mais y a-t-il eu des études a long termes ? Ces études prennent-elles en compte TOUS les facteurs, tous les moyens qui ont été mis en place en plus de la "zoothérapie" ? Hum !
Je m'excuse de ne pas m'exprimer aussi clairement que vous ! Mes mots manque de "classe" de précisions, certes ! Mais jai ete honnête et je crois avoir cité un lien qui justement va dans votre sens mais également dans le miens!

Edit : au plaisir !

Maintenant, je vous mets au défis d'expérimenter ce que moi j'ai vécu durant 3annees.
Et pour finir, laisser tomber "la guérison" je ne crois pas que cette discipline prétend guérir n'importe quoi tout comme les psychothérapie d'ailleurs ........
Dernière modification par Pooh le 24 mars 2015, 08:51, modifié 1 fois.

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f.didier
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Re: Aucun bienfait des animaux sur la santé des humains

#16

Message par f.didier » 24 mars 2015, 08:49

Histoire de rajouter une petite pierre :a4:

http://www.micetto.com/actualite/275-Le ... -l-hopital
Les chats ont un rôle thérapeutique reconnu par les médecins. Dans les hôpitaux, le chat aide le patient à surmonter ses souffrances.
Les avantages qu’apporte le chat dépassent les inconvénients : il apporte cette part d’humanité que les gens oublient dans la lutte quotidienne du monde du travail, il provoque du liant entre les collègues, il permet de garder la capacité de rêver en le regardant vivre. Il suffit de constater le succès du bar à chats qui a ouvert ses portes à Paris, il y a quelques semaines pour se convaincre de l’utilité de nos petits greffiers dans le monde moderne.
Non, il soigne pas, mais il apporte une présence qui fait que les gens se sentent juste mieux. :couple:
Pro technologie
Pro verichip
Pro robotique

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Pooh
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Re: Charles est un caricaturiste

#17

Message par Pooh » 24 mars 2015, 09:04

Denis a écrit :Salut Pooh,

À Charles, tu dis :
Bonjour Charles ! :a1:
J'avoue avoir un peu de difficulté avec le titre de votre fil.
En fait, c'est mot "aucun" qui me dérange.
Moi aussi, ce "aucun" m'a fait sourciller.

Il montre clairement que Charles est un avocat, un plaideur, un caricaturiste.

Après avoir choisi son camp, il peint le tableau en noir et blanc.

Misère!

D'ailleurs Nicolas l'a remarqué lui aussi, qui écrit : « Dur, la vie de la nuance... ».

:) Denis
Merci ! Contente de m'être inscrite au forum finalement.
Contente d'avoir été citée par un modérateur et pas seulement pas parce que je disais des bêtises !
Effectivement, monsieurs Charles manque de nuance. C'est mon impression du moins ....

Florence
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Re: Aucun bienfait des animaux sur la santé des humains

#18

Message par Florence » 24 mars 2015, 10:18

Charles Danten a écrit : Le cas des enfants autistes. ...
Bla, bla, bla.

Il n'y a pas une seule sorte d'autisme, vous n'y connaissez rien du tout, mais vous êtes prêt à raconter n'importe quoi pour tenter de légitimer votre vindicte contre l'idée même d'animaux domestiques/de compagnie.

Comme dit plus haut, vous êtes un plaideur, un caricaturiste, un polémiste, un politicien, tout sauf un scientifique venu défendre une thèse rationnelle.
Je dis lâche et traître celui qui se plaint des fautes d'autrui ou de la puissance de ses ennemis A. de Saint-Exupéry, "Citadelle".
"I do not always enjoy winning an argument. Losing an argument fairly makes you both end up winners."
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Nicolas78
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Re: Aucun bienfait des animaux sur la santé des humains

#19

Message par Nicolas78 » 24 mars 2015, 10:58

Si, tout le monde peut avoir raison en même temps.
Mais pas à la même puissance, ni dans le même cadre.

C'est comme si je disait que la face "face" d'une piece n'existe pas car je ne voie pas la face "pile" car elle est moin visible ou invisible.

Ca veut juste dire que dans ce cadre, la face "pile" a moin d'impact sur la description de la réalité dans le cadre donné.

Que l'une sois plus forte que l'autre, plus belle, mieux gravée...ne fait pas disparaitre l'autre.

Surtout dans le cadre d'interpretation de la psycho et la socio.
Qui n'est pas tout à fait equivalent ni tjr comparable à des sciences plus dures et/ou mieux connues.

Que toutes les interpretations ne se valent pas est un fait.
Mais cela ne veut pas dire que la votre est la meilleure.
Que la realité sois "unique" mais pas identique pour tous, ne veut pas dire que plusieurs face de la réalité n'existent pas en même temps.
Que l'une sois plus forte que l'autre ne detruit pas l'autre.

Surtout dans les sciences sociales.
Qui ne sont pas des sciences dures comme vous le pensez.

Poser une base de : pourquoi on sais moin de choses dans ces domaines et comment defendre mon point de vue , Serait deja plus apreciable qu'une prise de position si forte et sans contrast...

Apres ce qui fait le "succès" de votre thèse est qu'elle n'est pas ininteressante ni forcement fausse.
Mais avec une telle forme et en ecrasant les nuances, personne ne vous suivera dans une vision si binaire.

Mais certains éléments son vrai.
Devenir dependant de bestioles ou croire qu'elle nous sauverons de nos problèmes.
Bien sure que c'est pas bon.

Qu'en est t'il avec les humains... ?

Vous dite : Le noir et le blanc existe bel et bien. Certaines choses sont des vérités absolues. On ne peut pas par exemple être à moitié enceinte! Tout n'est pas nuance dans la vie.

Prouvez cela dans une these sociologique, ici vous parlez d'un etat (et de biologie)...bonne chance...
Dernière modification par Nicolas78 le 24 mars 2015, 12:02, modifié 1 fois.

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Nicolas78
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Re: Aucun bienfait des animaux sur la santé des humains

#20

Message par Nicolas78 » 24 mars 2015, 11:45

Vous dites aussi : S’occuper d’un animal peut certes « changer le mal de place » de certaines personnes qui s’ennuient et qui ont une dépendance personnelle sur ce genre de palliatif, car un animal exige des soins et des attentions qui peuvent faire oublier momentanément les soucis du quotidien. Mais il n’est nullement question de cure ou de guérison. L’animal est un prétexte comme un autre pour fuir et oublier momentanément la réalité parfois triste et fastidieuse de la condition humaine. Le travail, le bénévolat, le voyage, le cinéma, la crème glacée et le sport peuvent tout aussi bien faire l’affaire, avec les inconvénients en moins. Les mots « succédané » ou « palliatif » sont beaucoup plus appropriés que le mot « thérapie » qui veut dire cure au sens propre. Ils évoquent la courte durée et le substitut, l’effet s’estompant rapidement une fois passé l’attrait du nouveau.

Et je suis d'accord.
Mais vous parlez ici de co-dependance ou de dependances maladives.
Or, que vous le vouliez ou non, les nuances des dependances sont telles que souvent cela n'est pas maladif et ne rentre pas dans le domaine de la co-dependance mais de la dependance "simple".
Que cela "change le mal de place", ok, mais ce mal n'est pas forcement suffisament fort pour donner le tableau si noir que vous nous presentez.

La dependance n'est justement pas blanche ou noire...

Même si, dans le fond, je pense que les gens qui on un animal pour le plaisir et se sentir mieux ferait mieux effectivement d'apprendre à se sentir bien seul...comme des grands.
Au risque de ne pas arranger leur difficultées affectives ou d'independance et de capacité a se sentir bien avec eux même.
Que cela puisse refleter un probleme, et qu'un animal donne l'illusion de guerir alors que non, je suis pret à l'entendre.
Et c'est négatif.

Ca je suis ok à 100%.

Mais que tout les cas sois ainsi est juste impossible.
Les cas de dépendances affectives et les theories de l'attachements sont complexes et plus nuancées.*

Nous noyer dans des references monodirectives (même sérieuses, vraies et respectables) n'y changera rien.

*la meilleur preuve est l'attachement pour des amis, pas inutile disons lol...pas forcement maladif...
Doit on les eviter ?
Que dire de vôtre dependance en vers nous, afin que vos ecrits sois lus ?
Afin de trouver un mirroir à vos traveaux ?
Je comprend que l'humain et les autres animaux c'est un peut différent socialement etc.
Mais l'animal s'attache, il est sensible au placebo, etc...

Ne serait ce pas plus sain d'envoyer ca à un comité de lecture scientifique et d'attendre sagement un retour plutôt que de soumettre ca à des gens qui ne sont pas specialistes ?

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Pepejul
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Re: Aucun bienfait des animaux sur la santé des humains

#21

Message par Pepejul » 24 mars 2015, 12:47

Le Huntington post semble affirmer le contraire : http://www.huffingtonpost.fr/2015/03/24 ... mg00000001
On a tort d'écrire tord ! Le prochain qui fait la faute je le tords !

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Raphaël
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Charles Danten et ses dauphins

#22

Message par Raphaël » 24 mars 2015, 20:42

Charles Danten a écrit :Le noir et le blanc existe bel et bien. Certaines choses sont des vérités absolues. On ne peut pas par exemple être à moitié enceinte!
On avait remarqué ce phénomène depuis belle lurette: ceux qui accouchent de théories loufoques ne le font jamais à moitié.
LEn 1998, puis en 2007, les scientifiques Marino Lori et Lilienfield Scott, les plus grands spécialistes au monde des dauphins, ont dénoncé dans les médias grands publics, la piètre qualité de la recherche sur les bienfaits thérapeutiques des dauphins sur les enfants autistiques
Avant d'adopter un dauphin, un marsouin ou un béluga le bon sens impose qu'on essaye avec un chien ou un chat. Si ça ne fonctionne pas inutile de perdre son temps avec un animal exotique: ça ne fonctionnera pas plus.
L’animal est un prétexte comme un autre pour fuir et oublier momentanément la réalité parfois triste et fastidieuse de la condition humaine. Le travail, le bénévolat, le voyage, le cinéma, la crème glacée et le sport peuvent tout aussi bien faire l’affaire, avec les inconvénients en moins.
Manger de la crème glacée fait grossir: jouer à la balle avec son chien non.
les dauphins font l’objet d’une chasse effrénée, aussi méconnue que cruelle
Zoothérapie n'est pas synonyme de thérapie avec dauphins. Puis-je vous suggérer d'oublier les dauphins et de revenir sur terre ?

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Leussetucru
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Re: Aucun bienfait des animaux sur la santé des humains

#23

Message par Leussetucru » 25 mars 2015, 07:08

À long terme, l'implication de l'homme avec l'animal, arrive à les rendre tous deux meilleurs. Le cheval élève l'homme, autant que l'homme élève le cheval.

Bien sûr, il y a des animaux dont le contact est plutôt primitif et l'influence en est sans doute moindre; quoiqu'on ne doive pas minimiser l'effet des petites choses lorsqu'elles sont répétées.
Trouver, c'est le contraire de chercher. La vérité se trouve là, où ne la cherche pas.

Florence
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Re: Aucun bienfait des animaux sur la santé des humains

#24

Message par Florence » 25 mars 2015, 07:57

Nicolas78 a écrit :Ne serait ce pas plus sain d'envoyer ca à un comité de lecture scientifique et d'attendre sagement un retour plutôt que de soumettre ca à des gens qui ne sont pas specialistes ?
Il sait fort bien qu'il se ferait laminer et expulser fissa s'il présentait ses pamphlets à des spécialistes en comportement humain comme animal (et il est très vraisemblable que cela lui soit déjà arrivé, raison pour laquelle il écume les forums généralistes où il peut profiter de règlements très indulgents). Il a préventivement répondu à votre question en accusant tous ses contradicteurs avérés comme potentiels d'être à la solde de diverses "mafias" pro-animaux de compagnie, et donc en se présentant comme un Galilée des temps moderne, un grand classique.

Danten est un polémiste, un provocateur, il n'est pas dans une démarche scientifique mais dans une action de propagande au service de ses marottes et de ses obsessions. Il se sert de références scientifiques de façon biaisée, en un immense argument d'autorité parfaitement fallacieux, comme le font par exemple les anti-vaccins. Gagez que, face à l'opposition générale à sa démarche, il va abandonner cette discussion et revenir plus tard, soit en s'insérant dans une discussion sans rapport (ses interventions au sujet de Charlie Hebdo :roll: ), soit en initiant un nouveau fil reprenant exactement la même diarrhée verbale qu'ici.
Je dis lâche et traître celui qui se plaint des fautes d'autrui ou de la puissance de ses ennemis A. de Saint-Exupéry, "Citadelle".
"I do not always enjoy winning an argument. Losing an argument fairly makes you both end up winners."
Le bonheur est un festin de miettes. Jacques Faisant, "Rue Panse Bougre"

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Eve_en_Gilles
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Re: Aucun bienfait des animaux sur la santé des humains

#25

Message par Eve_en_Gilles » 25 mars 2015, 10:17

Florence a écrit :Il sait fort bien qu'il se ferait laminer et expulser fissa s'il présentait ses pamphlets à des spécialistes en comportement humain comme animal (et il est très vraisemblable que cela lui soit déjà arrivé, raison pour laquelle il écume les forums généralistes où il peut profiter de règlements très indulgents). Il a préventivement répondu à votre question en accusant tous ses contradicteurs avérés comme potentiels d'être à la solde de diverses "mafias" pro-animaux de compagnie, et donc en se présentant comme un Galilée des temps moderne, un grand classique.
ce qui m'amène à une question fondamentale :
le lobby des chatons mignons et des chiots trognons est il franc-maçon, juif ou illuminati ?
Srevne'l à eril zevas suov euq tse'c, esarhp ettec zennerpmoc suov is.
Ovarb !!! Spmet ertov udrep riova'd noisserpmi'l sap zeva'n suov ?

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