La grande mode du "Comment gérer ses émotions"

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Florence
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Re: La grande mode du "Comment gérer ses émotions"

#51

Message par Florence » 04 janv. 2018, 08:44

Oni a écrit :
04 janv. 2018, 06:56
Bonjour,

Il y a eu des études à ce sujet (voir mon message précédent) et selon le rapport situation/ressources disponibles, il peut s'avérer plus bénéfique d'avoir un coping grosso modo centré sur l'émotion, centré sur la tâche ou l'évitement. Par exemple, face à une situation où l'on est complètement impuissant (ex : mort d'un proche), cela ne sert à rien d'être centré sur la tâche (ex : faire revivre le proche).
Penses-tu vraiment que "la tâche" qui vient immédiatement à l'esprit lors de la mort d'un proche soit de le "faire revivre", même symboliquement ?
Les tentatives de réanimation (la plupart du temps vaines) relèvent-elles de l'évitement ?
Quelle différence entre "tâche" et "évitement" ? Enclencher et se concentrer sur les démarches indispensables/obligatoires suite à un décès relève-t'il du "coping", de la tâche ou de l'évitement ?

Et je le répète, il ne faut pas confondre régulation des émotions et stratégies de coping qui sont deux concepts pas forcément identiques mais ici confondus par plusieurs intervenants.
... confusion soigneusement entretenue par les promoteurs de nouillâgeries bouddhisantes, qui n'ont bien entendu pas du tout intérêt à ce que leurs pigeons ouailles se mettent à se documenter sérieusement, ce qui pourrait les conduire, horreur, à réaliser combien ces conseillers bienveillants brassent de l'air pour leur vendre du vent.
Edit : quant à la fameuse "talking cure" permettant la catharsis, il me semble que pas mal de spécialistes en psycho clinique sont loin de partager ton point de vue 25 décembre.


Sérieusement, le point de vue de 25 décembre relève de celui d'une girouette dans un tourbillon ...
Je dis lâche et traître celui qui se plaint des fautes d'autrui ou de la puissance de ses ennemis A. de Saint-Exupéry, "Citadelle".
"I do not always enjoy winning an argument. Losing an argument fairly makes you both end up winners."
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25 décembre
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Re: La grande mode du "Comment gérer ses émotions"

#52

Message par 25 décembre » 04 janv. 2018, 11:19

#50 par Oni » 04 janv. 2018, 06:56

Edit : quant à la fameuse "talking cure" permettant la catharsis, il me semble que pas mal de spécialistes en psycho clinique sont loin de partager ton point de vue 25 décembre. De nos jours, je pense que cette croyance s'inscrit dans les relents freudiens et son fameux cas Anna O.
Je dis que communiquer sa détresse est la première étape pour avoir de l'aide. Il faut que cette communication soit entendue et comprise par quelqu'un qui agira en fonction du besoin de la personne. Connaître le problème de la personne en détresse psychologique devrait conduire à lui présenter des solutions d'aide par des spécialistes, soit un médecin qui pourrait recommender de consulter un psychologue ou un psychiatre et / ou de faire interner la personne.
Merci de votre réponse intelligente

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25 décembre
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Re: La grande mode du "Comment gérer ses émotions"

#53

Message par 25 décembre » 04 janv. 2018, 11:22

#51
par Florence » 04 janv. 2018, 08:44

Sérieusement, le point de vue de 25 décembre relève de celui d'une girouette dans un tourbillon ...
Une explication s'impose.
Merci de votre réponse intelligente

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Oni
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Re: La grande mode du "Comment gérer ses émotions"

#54

Message par Oni » 04 janv. 2018, 11:53

Florence a écrit :
04 janv. 2018, 08:44
Penses-tu vraiment que "la tâche" qui vient immédiatement à l'esprit lors de la mort d'un proche soit de le "faire revivre", même symboliquement ?
Non, c'est pour ça que j'ai rajouté que c'était évident quand on parlait de mort et en général des choses définitives. D'ailleurs plutôt que "tâche" on peut parler de "problème/stresseur".
Le coping centré sur le problème viserait à modifier la situation afin que ce ne soit plus un problème. Ex : je dois boucler un dossier pour demain, je stresse parce que j'ai peur de ne pas avoir le temps.
-Une stratégie centré sur le problème serait de sauter le diner, dire à sa moitié de s'occuper des enfants et bosser toute la nuit pour finir le dossier (pour supprimer le problème)
-Une stratégie centrée sur l'émotion serait par exemple de se dire qu'on est trop #%* d'avoir procrastiné ou se dire qu'au fond c'est pas si grave de finir en retard et que ca arrivera plus (pour changer notre réaction vis à vis du problème)
-Une stratégie d'évitement serait de regarder un film ou de se préparer un bon repas (pour éviter de penser au problème).

Dans les situations où le problème est insoluble, il vaut mieux se centrer sur nos émotions et notre évaluation du problème ou bien l'éviter car la résolution du problème est vouée à l'échec. C'est donc un exemple de situation où une stratégie de coping centré sur le problème est inadéquate. Dans d'autres situations, il faudra se centrer sur le problème pour éviter le stress à long terme (après avoir éviter le problème en regardant un film, le stress nous rattrape car le dossier n'est toujours pas bouclé !). Le fond de ce que je voulais dire était qu'il n'existe pas de solution propre à tous, il convient d'évaluer le problème et les ressources disponibles pour y répondre avant de proposer une stratégie efficace face à tel ou tel problème.
Florence a écrit :
04 janv. 2018, 08:44
Les tentatives de réanimation (la plupart du temps vaines) relèvent-elles de l'évitement ?
Non, la tentative de réanimation vise à changer directement la situation. Cela rentre donc dans la catégorie "coping centré sur le problème/tâche.

Florence a écrit :
04 janv. 2018, 08:44
Quelle différence entre "tâche" et "évitement" ? Enclencher et se concentrer sur les démarches indispensables/obligatoires suite à un décès relève-t'il du "coping", de la tâche ou de l'évitement ?
Se concentrer sur les démarches suite à un décès relève de l'évitement par rapport au décès en lui-même, et du coping centré sur le problème si on considère l'obligation d'effectuer ces démarches.

Je tiens à faire remarquer qu'il existe plusieurs classifications et plusieurs modèles théoriques liés au coping. Les articles cités sont ceux faisant référence au modèle ayant mis les bases et sont communément acceptés. Il existe des modèles faisant plus référence au soutien social comme d'une catégorie spécifique par exemple. Alors que dans le modèle décrit ici, il peut y avoir du soutien social pour aider dans la tâche (appeler un collègue à la rescousse), pour l'émotion (appeler un ami et lui raconter son malheur sur ce foutu dossier) ou éviter (aller dîner en amoureux).
Aussi, on utilise plusieurs stratégies de coping différents et à différents termes pour un problème donné. Par exemple, on va gronder son fils qui a pas fait son devoir (émotion) et on va essayer de vérifier son travail (problème).

Edit : Oui 25 décembre effectivement j'avais peut etre mal lu votre message si c'est ce que vous vouliez dire. La tentative de suicide est parfois hélas un mode de communication privilégié par les dépressifs. Mon point était que parler de la communication comme d'une solution plutôt que d'un préalable était erroné à mon sens.

Cordialement,
Oni
Dernière modification par Oni le 04 janv. 2018, 13:25, modifié 1 fois.

Florence
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Re: La grande mode du "Comment gérer ses émotions"

#55

Message par Florence » 04 janv. 2018, 13:13

25 décembre a écrit :
04 janv. 2018, 11:22
#51
par Florence » 04 janv. 2018, 08:44

Sérieusement, le point de vue de 25 décembre relève de celui d'une girouette dans un tourbillon ...
Une explication s'impose.
Demain à l'aube à Shimabara. J'apporte les Katana.
Je dis lâche et traître celui qui se plaint des fautes d'autrui ou de la puissance de ses ennemis A. de Saint-Exupéry, "Citadelle".
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Re: La grande mode du "Comment gérer ses émotions"

#56

Message par LoutredeMer » 04 janv. 2018, 14:01

Florence a écrit :
04 janv. 2018, 13:13
Demain à l'aube à Shimabara. J'apporte les Katana.
:lol: :hilare:

Kinoh a écrit : Beaucoup de "psychologue" ou de "coach" (on sait jamais vraiment) prétendent que les émotions sont la causes de nos souffrances. Que l'on ne doit pas refoulé ou contrôler une émotion, mais l'acceptée, l'accueillir.
Oui et non. Accepter l'emotion, oui, car il y a des risques que si l'on refoule telle émotion, elle nous "explose au visage" un jour dans le futur, augmentée proportionnellement à la durée de refoulement. La procrastination ne semble pas convenir aux émotions ou au stress. De meme, le parent doit montrer ses émotions à l'enfant qui les suscite car cela fait partie de sa construction par l' apprentissage de l'humain, des normes et des limites.

D'un autre coté, non, car le parent doit se controler dans son émotion (i.e rien ne sert de hurler, montrer par exemple une colère "raisonnable" est un élément essentiel de la bonne construction psychologique de l'enfant). Si l'on se laisse aller à l'émotion sans la refouler ou la controler un tant soit peu, on peut se retrouver dans un état proche du non-sens et néfaste pour soi-meme et là il vaut mieux consulter.

Qu'elles [les émotions] sont le fruit d'un refoulement dans notre vie antérieure (parfois même celles de nos ancêtres) et qu'il faut pour cela allez à la racine de la situation dans laquelle on a "refoulé" son émotion. Une sorte de "libération émotionnelle".
Ils prétendent aussi que nos émotions ressentis ne sont pas liés aux évènements l'extérieur, par exemple: si une mère s'énerve parce que son fils n'a pas ranger ses jouets, ce n'est pas à cause de ce dernier qu'elle ressens de la colère, c'est à cause d'elle, parce qu'elle n'accepte pas ou ne comprends pas son émotion.
Contexte psychanalytique très discutable (d'ailleurs on met encore la mère en cause en la culpabilisant).

Oni a écrit :Aussi, il faut s'intéresser aux différens types/styles de coping, plus ou moins efficaces selon les situations/personnes. A ce sujet, l'article à lire en est Multidimensional assessment of coping: a critical evaluation (Endler & Parker, 1990) où les chercheurs tentent de valider leur échelle de mesure. Ils dégagent trois styles de coping : coping centré sur l'émotion (ex : se réconforter), coping centré sur la tâche (ex : boucler un dossier pour ne plus être stressé par le dossier à boucler) et coping évitement (ex : boire de l'alcool).
Etant moi-meme très émotive (ce n'est pas un scoop ici), je "jongle" très souvent de manière à ajuster mon ressenti pour que cela ne devienne pas une sorte de "handicap", nuisible à moi et aux autres. Et je dois avouer qu'au fil des ans j'ai mis plein de "techniques" au point. Avec plus ou moins de réussite... Et parfois je ne maitrise rien... en le regrettant ensuite. Rationnaliser ses émotions, rien de plus difficile pour tous.

"Se lâcher", (ne pas réfréner), cela fait du bien à soi et cela nuit souvent aux autres... S'isoler pour se lacher, c'est pas mal, ca fonctionne souvent bien . Cela peut etre une bonne thérapie et non uniquement un "évitement". Mais cela semble convenir à une émotion ponctuelle, courte. En cas de deuil par exemple, ce sera insuffisant.

La pauvre maman de la petite Maelys disparue en est à organiser sa 2ème marche blanche en 3 mois, entre autres. En faisant cela elle se "motive" = s'occupe, cela lui maintient également un espoir en ce que cette marche est un rappel aux enqueteurs. Elle y trouve également un soutien collectif dans la présence des personnes à cette marche. Discerner si c'est une gestion de tache, d'évitement ou par l'émotion est difficile. Cela me semble les trois à la fois. En tout cas, elle en a besoin pour atténuer sa douleur et cela doit un peu fonctionner.

"Refouler", est mieux pour les autres à court terme, mais je pense que le noeud du problème reste au fond de soi, et qu'il émergera plus fort en nuisant à soi et aux autres.

"Gérer" me semble le plus adéquat. Evidemment, la difficulté, c'est : "comment?". Commencer par l'accepter me semble essentiel. Nier ce qui existe est incompatible. Après, il faut gérer sans tomber dans le refoulement ni le "lâchage" incontrolé. C'est là qu'on trouve ce qui ressort de l'étude que tu cites, la tâche, l'évitement ou le réconfort. Ce qui me semble trop schématique et cloisonné comme je l'ai dit précédemment. Chercher une aide extérieure vient alors naturellement et semble adéquat. Meme si le coaching new age peut fonctionner je crois, pour certains cas "légers", dans les cas plus graves, l'aide extérieure sera un professionnel éclairé (psychologie et neurosciences) qui doit tenter selon moi une approche à la fois personnalisée (tenir compte de la personnalité du demandeur) et standardisée (traitement ou directives basées sur une compétence et une connaissance réelles) pour un retour à la normale.

Je trouve très fouillis ce que j'ai écrit, tant pis, comprenne qui pourra, je ne peux pas faire mieux pour l'instant. :a2:

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Nicolas78
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Re: La grande mode du "Comment gérer ses émotions"

#57

Message par Nicolas78 » 04 janv. 2018, 14:19

Loutre a écrit :Oui et non. Accepter l'emotion, oui, car il y a des risques que si l'on refoule telle émotion, elle nous "explose au visage" un jour dans le futur, augmentée proportionnellement à la durée de refoulement.
Pour être honnête, je le pense aussi. Mais j'ai toujours douté, tout de même, du bien fondé de cette "théorie", qui ressemble même parfois un peut à une légende urbaine (?)
Après, mon exp perso fait que j'y croit. Et puis quelques exercices logiques (tu déteste un truc, et à force de le garder pour toi, ca t’énerve encore plus car tu ne peut l'exprimer...un peut comme un enfant qui sais mal exprimer un truc s’énerve plus vite). Mais je doute quand même du bien fondé du truc.
Contexte psychanalytique très discutable (d'ailleurs on met encore la mère en cause en la culpabilisant).
C'est plus proche de cela :https://fr.wikipedia.org/wiki/Psychog%C ... 3%A9alogie

Aussi, ca ne culpabilise pas forcement la mère donc. Même si c'est effectivement pseudo-scientifique.
Puisqu'il s'agit ici, tien, d'un concept de déterminisme... C'est pas de sa faute et de sa volonté. Puisque ça vient de son éducation, voir de ses ancêtres (ou de ces gènes)...

Moi je croit un peut qu'une maman qui s’énerve trop abusivement sur un enfant incapable de comprendre le concept du rangement, c'est pas de la faute de l'enfant dans tout les cas. Même si il est l'origine de énervement*. Par-contre je dit pas que c'est la faute de la maman, et puis l'enfant va devoir apprendre. Car il va venir un moment ou il sera conscient de ce qu'il fait lui aussi.

* On s’énerve bien contre nos ordinateurs :mrgreen:

Hugo
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Re: La grande mode du "Comment gérer ses émotions"

#58

Message par Hugo » 04 janv. 2018, 14:59

LoutredeMer a écrit :
04 janv. 2018, 14:01
Meme si le coaching new age peut fonctionner je crois, pour certains cas "légers", dans les cas plus graves, l'aide extérieure sera un professionnel éclairé (psychologie et neurosciences) qui doit tenter selon moi une approche à la fois personnalisée (tenir compte de la personnalité du demandeur) et standardisée (traitement ou directives basées sur une compétence et une connaissance réelles) pour un retour à la normale.

Je trouve très fouillis ce que j'ai écrit, tant pis, comprenne qui pourra, je ne peux pas faire mieux pour l'instant. :a2:
Entierement d'accord sur ce que vous venez de dire, et pour ce qui se trouvait avant , je ne trouve pas ça fouillis, juste que ça part dans plein de directions. :a1:

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Re: La grande mode du "Comment gérer ses émotions"

#59

Message par Oni » 04 janv. 2018, 15:33

LoutredeMer, s'il y a bien une idée qu'il faut garder à mon sens c'est qu'il n'y a pas de vérité applicable à tous en tout temps et en tout lieu, mais que cela dépend du problème auquel on est confronté, des ressources disponibles (dont les ressources sociales effectivement) et les différentes évaluations de la personne.

J'ai beaucoup de mal avec votre discours, qui me semble provenir essentiellement d'idées reçues d'inspiration vaguement psychanalytique ou d'experiences personnelles que vous avez tendance à généraliser.


Cordialement,
Oni

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LePsychoSophe
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Re: La grande mode du "Comment gérer ses émotions"

#60

Message par LePsychoSophe » 04 janv. 2018, 19:29

LoutredeMer a écrit :
04 janv. 2018, 14:01
Accepter l'emotion, oui, car il y a des risques que si l'on refoule telle émotion, elle nous "explose au visage" un jour dans le futur, augmentée proportionnellement à la durée de refoulement.
Ce que je peux dire, c'est que tout mon travail consiste en la gestion des émotions.
Que ce soit au niveau personnel ou professionnel, la gestion des émotions est un travail extrêmement complexe que l'on ne peut pas réduire à un bouquin de coaching vulgaire où il est écrit: "apprenez à gérer vos émotions: méthodes dans ce livre"...

Je ne sais même pas pour où commencer ma réflexion...
Je fais court ce soir car j'ai la série Dark sur le feu... :coeur:

Parmi tout ce qu'il m'est donné de connaitre sur la gestion des émotions... (je pourrais écrire un livre juste sur ça) je mets en avant actuellement dans ma pratique et de plus en plus la verbalisation des émotions avec les techniques d'affirmation de soi dont vous trouverez ici un manuel pour thérapeute et ici la version pour les patients ou toute personne voulant avoir la version édulcorée.

Verbaliser ses émotions, c'est éviter qu'elles s'emparent du corps, du non verbal (vous savez quand on crie!), du para-verbal (fameux mots qui dépassent notre pensée) et le péri-verbal (les expressions du visage, la posture...)... C'est les amener là où elles doivent aller. Ce n'est qu'une info qui doit atteindre son recepteur (l'autre) sans le brusquer, sans l'ignorer.
Et donc mieux gérer les conflits, les relations aux autres (qui concernent probablement 99% des problèmes émotionnels...) par une meilleure communication du soi, c'est essentiel.

Il est fort à parier que l'affirmation de soi et tout ce qui tourne autour soit de plus en plus utiliser en psychopathologie dans les recommandations issues des thérapies cognitives et comportementales.

Hormis les théories analytiques, je ne vois guère comment expliquer à quel point il y a un rapport entre le fait de verbaliser les émotions et la décharge émotionnelle. Sans trop chercher à comprendre le mécanisme sous-jacent, je cherche simplement à comprendre pour qui et pour quoi ça marche. Ma pratique m'amène à proposer ça de plus en plus souvent même à des personnes et des pathologies pour lesquelles il n'y a pas de liens directs d'emblée et pourtant...

Il y a toujours un moment où l'affirmation de soi se révèle d'une puissance que je n'aurais jamais imaginé lors de ma formation en psychologie et en TCC. Travailler sur la confiance en soi, l'affirmation de soi et l'estime de soi est la base dans toute les pathologies mentales même dans la schizophrénie (qui s'est malheureusement vue boudée par des approches classiques aux profits des fameux symptômes négatifs et positifs... mais c'était avant et sans compter sur l'excellent infirmier psy Jérôme Favrod et tous les professionnels osant la nouveauté...).

Il est clair que si les émotions ne sont pas gérées (rappelons que les émotions sont simplement des signaux qui sont sensées être décodés et donner lieu à des comportements visant à l’accommodation et à l'assimilation (s'adapter à l'environnement et adapter son environnement à 50/50)), elles se stockent jenesaisoù et réapparaissent sous forme de symptômes qu'on le veuille ou non. Je ne parlerais pas de refoulement mais davantage de problème de gestion de flux d'entrée et de sortie.

Cette conclusion me laisse un goût amer car je ne porte pas la psychanalyse dans mon coeur et je ne sais pas comment exactement se joue le rapport entre le langage et les émotions (et surtout j'attends une réponse des neurosciences!) mais c'est ainsi. Et même mes collègues les moins psychanalystes et les plus "scientifiques" pensent la même chose.

Je n'ai jamais mis complètement la psychanalyse à la poubelle. Je n'ai pas d'action à l'AFTCC ni à l'Afforthecc et je veux simplement ce qui marche pour les humains qui me font confiance et moi-même.

Verbaliser ses émotions, ses opinions profonds n'est pas aussi simple que le titre pourrait le laisser croire.

Et puis, il n'y a pas que cela pour gérer ses émotions... Il y a tellement d'autres choses... notamment la thérapie cognitive et la restructuration de son mental entre autres.
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Re: La grande mode du "Comment gérer ses émotions"

#61

Message par 25 décembre » 04 janv. 2018, 22:44

#55
par Florence » 04 janv. 2018, 13:13
25 décembre a écrit : ↑
04 janv. 2018, 11:22
#51
par Florence » 04 janv. 2018, 08:44

Sérieusement, le point de vue de 25 décembre relève de celui d'une girouette dans un tourbillon ...
Une explication s'impose.
Demain à l'aube à Shimabara. J'apporte les Katana.
Merci pour l'invitation de prendre le petit déjeuner dans un endroit exotique, mais le matin je ne mange que des bananas.
Merci de votre réponse intelligente

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Re: La grande mode du "Comment gérer ses émotions"

#62

Message par Hugo » 05 janv. 2018, 03:08

Oni a écrit :
04 janv. 2018, 15:33
LoutredeMer, s'il y a bien une idée qu'il faut garder à mon sens c'est qu'il n'y a pas de vérité applicable à tous en tout temps et en tout lieu, mais que cela dépend du problème auquel on est confronté, des ressources disponibles (dont les ressources sociales effectivement) et les différentes évaluations de la personne.

J'ai beaucoup de mal avec votre discours, qui me semble provenir essentiellement d'idées reçues d'inspiration vaguement psychanalytique ou d'experiences personnelles que vous avez tendance à généraliser.


Cordialement,
Oni
Bonjour ONI.
Il me semble qu'il y a debat sur le coping et l'orientation que vous nous avez decrite.
Je vous livre un lien, parmis de nombreux autres.
http://psycnet.apa.org/record/2003-01977-005
La psychologie etant une science molle , le manque de vues concordantes s'explique donc.

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Re: La grande mode du "Comment gérer ses émotions"

#63

Message par Oni » 05 janv. 2018, 05:41

Hugo a écrit :
05 janv. 2018, 03:08

Bonjour ONI.
Il me semble qu'il y a debat sur le coping et l'orientation que vous nous avez decrite.
Je vous livre un lien, parmis de nombreux autres.
http://psycnet.apa.org/record/2003-01977-005
La psychologie etant une science molle , le manque de vues concordantes s'explique donc.

Bonjour Hugo,

Je suis tout à fait d'accord avec vous. Je l'avais précisé d'ailleurs vers la fin de mon message horodaté "04 janv. 2018, 16:53" (Je tiens à faire remarquer qu'il existe plusieurs classifications et plusieurs modèles théoriques liés au coping. Les articles cités sont ceux faisant référence au modèle ayant mis les bases et sont communément acceptés.") et dans mon premier message où je parle de "premier article à lire" et où je précise "Il permet d'appréhender d'importantes pistes de reflexion avant toute recherche poussée".

Quelle que soit la science, toutes les théories ont des écarts à la réalité plus ou moins grands et le débat reste toujours ouvert. Mais le modèle que je décris est encore largement utilisé que ce soit en recherche fondamentale ou appliquée, bien qu'augmenté par quelques autres notions.

La psychologie étant une science experimentale, il ne s'agit pas d'une science molle. Maintenant il est vrai qu'il est largement plus difficile d'étudier et d'interpreter les mécanismes humains que disons le mouvement des molécules. Comme disait l'autre, "imaginez ce que serait la physique si les atomes pensaient" (ou quelque chose comme ça).

Et aussi je suis d'accord avec vous LePsychoSophe, la psychanalytique me semble parfois pertinente à un niveau pratique mais je pense que c'est un raccourci trop facile de penser que les émotions s'accumuleraient quelque part et réapparaitraient sous la forme d'un symptôme névrotique. Une position moins couteuse pourrait engager des notions plus terre à terre et étudiées systématiquement (je pense au "learned helplessness" par exemple, parce que j'ai un cas clinique en tête).

Cordialement,
Oni

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Re: La grande mode du "Comment gérer ses émotions"

#64

Message par Florence » 05 janv. 2018, 06:04

Oni a écrit :
05 janv. 2018, 05:41

Et aussi je suis d'accord avec vous LePsychoSophe, la psychanalytique me semble parfois pertinente à un niveau pratique mais je pense que c'est un raccourci trop facile de penser que les émotions s'accumuleraient quelque part et réapparaitraient sous la forme d'un symptôme névrotique. Une position moins couteuse pourrait engager des notions plus terre à terre et étudiées systématiquement (je pense au "learned helplessness" par exemple, parce que j'ai un cas clinique en tête).

Cordialement,
Oni
et comme tous les raccourcis, ou explications simple(tte)s et (trop) pratiques de ce type, il mène à isoler, voire culpabiliser, le malade et à empêcher les nécessaires analyses multifactorielles et multidimensionnelles * nécessairement impliquées dans les troubles psy.

* de la génétique à la forme des sociétés, de l'environnement aux finances, etc.
Je dis lâche et traître celui qui se plaint des fautes d'autrui ou de la puissance de ses ennemis A. de Saint-Exupéry, "Citadelle".
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Re: La grande mode du "Comment gérer ses émotions"

#65

Message par LoutredeMer » 05 janv. 2018, 11:51

LePsychoSophe a écrit :
04 janv. 2018, 19:29
Cette conclusion me laisse un goût amer car je ne porte pas la psychanalyse dans mon coeur et je ne sais pas comment exactement se joue le rapport entre le langage et les émotions (et surtout j'attends une réponse des neurosciences!) mais c'est ainsi. Et même mes collègues les moins psychanalystes et les plus "scientifiques" pensent la même chose.
Idem, et je pense aussi qu'il faut attendre un élargissement des connaissances dans le domaine des neurosciences. Pour l'instant, je pense qu'on ne peut pas se débarasser de la psychanalyse aussi facilement pour la simple raison qu'elle porte sur certains déterminants en s'attachant à la causalité. Par contre, elle fournit souvent des réponses inadéquates car elle raisonne en termes de fautes et responsabilités. D'où à mon avis cette attraction-répulsion que nous éprouvons à l'égard de la psychanalyse.

Verbaliser ses émotions, c'est éviter qu'elles s'emparent du corps, du non verbal (vous savez quand on crie!), du para-verbal (fameux mots qui dépassent notre pensée) et le péri-verbal (les expressions du visage, la posture...)... C'est les amener là où elles doivent aller. Ce n'est qu'une info qui doit atteindre son recepteur (l'autre) sans le brusquer, sans l'ignorer. Et donc mieux gérer les conflits, les relations aux autres (qui concernent probablement 99% des problèmes émotionnels...) par une meilleure communication du soi, c'est essentiel.
C'est cette démarche que j'englobe quand je cite certaines méthodes. Il s'agirait d'une "représentation" du stress, une concrétisation dont la verbalisation peut faire partie. Faut-il le classer dans l'évitement? Selon moi non. La tache? non plus, puisqu'on soustrait la tâche en question à une autre tâche d'un domaine différent qui elle, est constructive. Le reconfort? certes, mais le sujet touché est actif dans sa tâche et non passif comme lors d'un réconfort affectif.


Oni a écrit :J'ai beaucoup de mal avec votre discours, qui me semble provenir essentiellement d'idées reçues d'inspiration vaguement psychanalytique ou d'experiences personnelles que vous avez tendance à généraliser.
Moi j'ai beaucoup de mal avec votre phrase : "LoutredeMer, s'il y a bien une idée qu'il faut garder à mon sens c'est qu'il n'y a pas de vérité applicable à tous en tout temps et en tout lieu, mais que cela dépend du problème auquel on est confronté, des ressources disponibles (dont les ressources sociales effectivement) et les différentes évaluations de la personne." , qui est tellement vague et générale qu'elle peut s'appliquer à n'importe quel sujet de discussion.

Ensuite, je mentionne :

- Des suggestions de gestion des émotions et de gestion du stress (qui seraient corrélées par la notion d'ensemble et sous-ensemble) acquises par l'expérience. Vous etes chercheur et je m'étonne que vous vous attachiez autant à la théorie des grandes phrases en vous souciant si peu de l'expérimentation... alors bien sur, je ne suis pas une souris dans une cage de labo...

- L'exemple de la mère de Maelys, en soulignant que la distinction en 3 adaptations (= coping) au stress (fuite, tâche et recours aux émotions) est insuffisante. Chose à laquelle vous ne répondez pas. Hugo a cité une étude , bien plus récente que l' étude de 1990 que vous citez, portant sur un nombre bien plus élevé d'adaptations et qui me semble etre beaucoup plus proche de la réalité et donc plus satisfaisante.

Cependant, à Hugo vous dites : "le modèle que je décris est encore largement utilisé que ce soit en recherche fondamentale ou appliquée, bien qu'augmenté par quelques autres notions." et cela me chagrine un peu que vous en restiez à un modèle de 1990 qui semble déjà dépassé.

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Re: La grande mode du "Comment gérer ses émotions"

#66

Message par LePsychoSophe » 05 janv. 2018, 13:02

LoutredeMer a écrit :
05 janv. 2018, 11:51
... Par contre, elle fournit souvent des réponses inadéquates car elle raisonne en termes de fautes et responsabilités. D'où à mon avis cette attraction-répulsion que nous éprouvons à l'égard de la psychanalyse.
Sur ça, je suis plus que d'accord.
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Re: La grande mode du "Comment gérer ses émotions"

#67

Message par LoutredeMer » 05 janv. 2018, 15:13

LePsychoSophe a écrit :
05 janv. 2018, 13:02
Sur ça, je suis plus que d'accord.
... Et merci pour les infos et les sources.

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Re: La grande mode du "Comment gérer ses émotions"

#68

Message par Oni » 05 janv. 2018, 16:19

LoutredeMer a écrit :
05 janv. 2018, 11:51
Moi j'ai beaucoup de mal avec votre phrase : "LoutredeMer, s'il y a bien une idée qu'il faut garder à mon sens c'est qu'il n'y a pas de vérité applicable à tous en tout temps et en tout lieu, mais que cela dépend du problème auquel on est confronté, des ressources disponibles (dont les ressources sociales effectivement) et les différentes évaluations de la personne." , qui est tellement vague et générale qu'elle peut s'appliquer à n'importe quel sujet de discussion.
Mea culpa je n'ai pas jugé utile de vous citer mais soit. Ce dont je parlais était :
"Accepter l'emotion, oui, car il y a des risques que si l'on refoule telle émotion, elle nous "explose au visage" un jour dans le futur, augmentée proportionnellement à la durée de refoulement."
"Si l'on se laisse aller à l'émotion sans la refouler ou la controler un tant soit peu, on peut se retrouver dans un état proche du non-sens et néfaste pour soi-meme et là il vaut mieux consulter."
"Se lâcher", (ne pas réfréner), cela fait du bien à soi et cela nuit souvent aux autres... S'isoler pour se lacher, c'est pas mal, ca fonctionne souvent bien . Cela peut etre une bonne thérapie et non uniquement un "évitement". Mais cela semble convenir à une émotion ponctuelle, courte. En cas de deuil par exemple, ce sera insuffisant."
"Refouler", est mieux pour les autres à court terme, mais je pense que le noeud du problème reste au fond de soi, et qu'il émergera plus fort en nuisant à soi et aux autres."

Il me semble qu'ici vous donnez des affirmations d'inspiration psychanalytique (le retour du refoulé etc.) qui sont au mieux de l'ordre de l'experience personnelle/vicariante et au pire de l'idéologie.
LoutredeMer a écrit :
05 janv. 2018, 11:51
Ensuite, je mentionne :

- Des suggestions de gestion des émotions et de gestion du stress (qui seraient corrélées par la notion d'ensemble et sous-ensemble) acquises par l'expérience. Vous etes chercheur et je m'étonne que vous vous attachiez autant à la théorie des grandes phrases en vous souciant si peu de l'expérimentation... alors bien sur, je ne suis pas une souris dans une cage de labo...
Experience personnelle n'est pas experimentation. Si vous voulez je développerai ce point. Quant à la théorie des grandes phrases je ne vois pas de quoi vous voulez parler mais si c'est une critique sur la forme de mon message je m'en excuse j'aurai du vous citer précisément avant.
LoutredeMer a écrit :
05 janv. 2018, 11:51
Hugo a cité une étude , bien plus récente que l' étude de 1990 que vous citez, portant sur un nombre bien plus élevé d'adaptations et qui me semble etre beaucoup plus proche de la réalité et donc plus satisfaisante.

Cependant, à Hugo vous dites : "le modèle que je décris est encore largement utilisé que ce soit en recherche fondamentale ou appliquée, bien qu'augmenté par quelques autres notions." et cela me chagrine un peu que vous en restiez à un modèle de 1990 qui semble déjà dépassé.
Mon but ici n'était pas de proposer un cours épistémologique sur l'évolution du concept de coping de 1990 à 2018 mais juste d'évoquer la problématique sous un angle plus experimental. L'avantage du vieux modèle est qu'il est facile à lire et comprendre, consultable gratuitement et toujours très utilisé. Pas besoin, je pense, de rentrer ici dans des débats scholastiques pointus.

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Re: La grande mode du "Comment gérer ses émotions"

#69

Message par 25 décembre » 05 janv. 2018, 21:17

#68 par Oni » 05 janv. 2018, 16:19
Pas besoin, je pense, de rentrer ici dans des débats scholastiques pointus.
Je ne vois pas le but l'orientation de la discussion vers les méthodes ou les connaissances de Freud et de tous les autres jusqu'à nos jours. Vous parlez de "coping" mais chacun semble le définir de façon différente.

La grande mode du "Comment gérer ses émotions vient elle des: Cole et al., 2004), (Compas & Reeslund, 2009; Curtis & Cicchetti, 2007), (Compas, Jaser, Dunn, & Rodriguez, 2012; DeSteno, Gross, & Kubzansky, 2013), (Compas, Watson, Reising, & Dunbar, 2013; Mennin, Ellard, Fresco, & Gross, 2013; Trosper, Buzzella, Bennett, & Ehrenreich, 2009)
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Re: La grande mode du "Comment gérer ses émotions"

#70

Message par 25 décembre » 14 janv. 2018, 16:30

#56 par LoutredeMer » 04 janv. 2018, 14:01

"Refouler", est mieux pour les autres à court terme, mais je pense que le noeud du problème reste au fond de soi, et qu'il émergera plus fort en nuisant à soi et aux autres.
Refouler est nuisible pour les deux parties. Se fâcher face à celui qui nous insulte pourrait produire une escalade qui nuira aussi aux deux. Le terme que je préfère est mettre de côté en continuant à écouter. Le lendemain voir la personne pour lui faire savoir la peine qu'il nous a fait.
Tout ce qui suscite de mauvais sentiments n'est pas aussi important qu'il nous apparaît sur le fait, il faut comprendre l'autre et relativer ce qui est dit ou fait.
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Re: La grande mode du "Comment gérer ses émotions"

#71

Message par Pooh » 14 janv. 2018, 20:12

25 décembre a écrit :
14 janv. 2018, 16:30


Refouler est nuisible pour les deux parties. Se fâcher face à celui qui nous insulte pourrait produire une escalade qui nuira aussi aux deux. Le terme que je préfère est mettre de côté en continuant à écouter. Le lendemain voir la personne pour lui faire savoir la peine qu'il nous a fait.
Tout ce qui suscite de mauvais sentiments n'est pas aussi important qu'il nous apparaît sur le fait, il faut comprendre l'autre et relativer ce qui est dit ou fait.

Je suis d’accord si on prend le sens de refouler pour accumuler ... cela crée de l’ insatisfaction et ensuite des émotions qui , à long terme peuvent nuire surtout si la personne qui accumule a de la difficulté à gérer ses émotions et/ou s’exprimer. Vaut mieux la communication au JE pour exprimer ses besoins. Pas toujours facile a faire mais avec l’apprentissage et de la pratique cette forme de communication, simple, est gagnante pour les deux partis.

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Re: La grande mode du "Comment gérer ses émotions"

#72

Message par 25 décembre » 15 janv. 2018, 00:30

#71 par Pooh » 14 janv. 2018, 20:12

Je suis d’accord si on prend le sens de refouler pour accumuler ... cela crée de l’ insatisfaction et ensuite des émotions qui , à long terme peuvent nuire surtout si la personne qui accumule a de la difficulté à gérer ses émotions et/ou s’exprimer. Vaut mieux la communication au JE pour exprimer ses besoins. Pas toujours facile a faire mais avec l’apprentissage et de la pratique cette forme de communication, simple, est gagnante pour les deux partis.
Il reste à savoir gérer la perte de quelqu'un ou de quelque chose d'important. Dans ces cas il n'y as pas de communication possible avec l'autre.
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Re: La grande mode du "Comment gérer ses émotions"

#73

Message par Pooh » 15 janv. 2018, 00:34

25 décembre a écrit :
15 janv. 2018, 00:30
Il reste à savoir gérer la perte de quelqu'un ou de quelque chose d'important. Dans ces cas il n'y as pas de communication possible avec l'autre.
Je n’ai pas compris .... peut être avez vous un exemple
Ou élaborer un peu plus sur ce que vous voulez dire ...

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Re: La grande mode du "Comment gérer ses émotions"

#74

Message par 25 décembre » 15 janv. 2018, 02:08

#73 par Pooh » 15 janv. 2018, 00:34
25 décembre a écrit : ↑
15 janv. 2018, 00:30
Il reste à savoir gérer la perte de quelqu'un ou de quelque chose d'important. Dans ces cas il n'y as pas de communication possible avec l'autre.
Je n’ai pas compris .... peut être avez vous un exemple
Ou élaborer un peu plus sur ce que vous voulez dire ...
Plus haut je parlais de la gestion de conflit avec une personne.
Ici je parle des émotions lors d'un deuil, de la perte d'un emploie, de la perte de santé etc.
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Re: La grande mode du "Comment gérer ses émotions"

#75

Message par Pooh » 15 janv. 2018, 08:43

25 décembre a écrit :
15 janv. 2018, 02:08

Plus haut je parlais de la gestion de conflit avec une personne.
Ici je parle des émotions lors d'un deuil, de la perte d'un emploie, de la perte de santé etc.
Oui bien sûr le deuil reste un processus où la personne doit passer par plusieurs étapes pour en arriver à l'acceptation. Ce processus peut être plus ou moins long et c'est selon les capacités de la personne a s'adapter. La communication est alors dans une autre perspective et dans un tout autre ordre d'idées. Elle peut choisir de parler de ces émotions ou pas de les accepter ou pas. Je pourrais davantage parler de l'acceptation des émotions qui est un autre processus. Et ici, à mon avis, à long terme c'est donc en toute subjectivité que j'écris cela.

Mais ici il est question du deuil , donc, avant d'en arriver à l'étape de l'acceptation, il y a plusieurs autres étapes ou la personne va nécessairement passer un jour ou l'autre.
Dans ce processus, certaines personnes vont faire leur deuil par elle même et d'autres devront avoir de l'aide (par des proches et/ou thérapeutiques) pour arriver à l'étape de l'acceptation mais il ne faut pas oublier que même si la personne à compléter son deuil, il est possible qu'elle retourne dans le processus de l'acceptation ou qu'elle le revivre. Par exemple lors de deuil pour une personne decedee elle peut repasser par les étapes lors de dates, anniversaires ou d'événement clés qui sont significatifs pour la personne.

Je vous fait grâce de liens internet en ce qui a trait au processus de deuils il y a amplement d'information à ce sujet que vous pourrez consulter à votre gré c'est un processus connu et très bien documenté. Certaines sources vont élaborer en plus amples détails les étapes et d'autres vont les circonscrire (les étapes) mais le processus et ce que la personne vit est le même pour tous, ce qui est différent, bien sûr, comme je disais plus haut c'est le temps et les capacités d'adaptation.

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