Le libre-arbritre et les biais cognitifs

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Définition précise.

#601

Message par Cartaphilus » 27 juil. 2018, 04:35

Salut à tous, bonjour Kant Locke.
Kant Locke a écrit :
26 juil. 2018, 18:27
Pour la cohérence j'aime bien mettre en schéma.
Malheureusement, ce schéma ne rend pas compte des éventuelles recouvrements, différences voire oppositions de ces notions.

En outre, votre définition de l'empirisme ressemble plus à l'acception courante du terme, qu'à l'empirisme en philosophie :
L'Encyclopaedia universalis a écrit :L’empirisme désigne une théorie de la connaissance qui accorde un rôle fondamental à l’expérience sensible dans la genèse et la justification des connaissances : à l’exception des vérités logiques et mathématiques, celles-ci sont fondées sur les sens (selon Aristote, « rien n’est dans l’esprit qui n’ait été auparavant dans les sens »). Les auteurs de référence sont John Locke et David Hume auxquels on oppose les représentants du rationalisme comme Platon, René Descartes et Emmanuel Kant pour qui l’expérience est impuissante à rendre compte de certains éléments de la connaissance qui ont un caractère a priori ou intelligible.
Le sommeil de la raison engendre des monstres. Francisco de Goya.

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Re: Le libre-arbritre et les biais cognitifs

#602

Message par Exaptator » 27 juil. 2018, 06:20

Il y a en effet une attitude sectaire chez bon nombre de sceptiques de nom. Elle consiste en une réaction immunitaire de défense face à toute idée qui ne cadre pas avec ce qu'ils croient connaître sans pouvoir eux-même l'établir.
- Oui, cette attitude existe aussi chez bon nombre de personnes qui se disent sceptiques, le scepticisme méthodologique n'est pas en cause.
.
Une croyance c'est une affirmation que l'on tient pour vraie mais qui peut être fausse. Pas besoin de bosser la logique ou de pratiquer la méthode scientifique pour croire.

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Nicolas78
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Re: Le libre-arbritre et les biais cognitifs

#603

Message par Nicolas78 » 27 juil. 2018, 06:47

Exaptator a écrit :
27 juil. 2018, 06:20
Il y a en effet une attitude sectaire chez bon nombre de sceptiques de nom. Elle consiste en une réaction immunitaire de défense face à toute idée qui ne cadre pas avec ce qu'ils croient connaître sans pouvoir eux-même l'établir.
- Oui, cette attitude existe aussi chez bon nombre de personnes qui se disent sceptiques, le scepticisme méthodologique n'est pas en cause.
.
Nan mais faut arrêter avec ça...le scepticisme est une méthode, les scéptiques sont des gens.
C'est une attitude humaine...les scéptiques étant des humains, ils n'ont aucune raison d'y échapper. A des niveaux différents selon :
- La personne (certains sont plus sensibles [ou différemment] que d'autres au changement et au doute *)
- Le sujet
- L'humeur
- L'envie

* Le biais de résistance au changement s’applique amha à une échelle personnelle.
Ceci-dit, je pense plus sain de résister aux changement tant qu'il n'y à pas d'évidence, plutôt que de se laisser draguer par des idées cohérentes mais pas nécessairement vraies. Trouver un bon équilibre est non seulement difficile, mais en plus quasiment impossible à juger sans une bonne dose d'arbitraire (voir de subjectivité)...

Le problème étant que quand on reproche cela à une personne c'est à travers des arguments qu'on émets sois-même...Alors qu'on ne change pas soit même sont opinion (sinon on ne le reprocherait pas !)...Donc on peut se demander si on à pas plus à gagner à simplement argumenter plutôt que de donner l'impression qu'on donne des leçons qu'on est incapable de suivre sois-même.

Pour finir, je trouve ça marrant que tu dise cela toi même (certains scéptiques sont sectaires) alors que tu hypothèque toi même la possibilité d'un déterminisme fort (universel non ?)...

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Kant Locke
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Re: Définition précise.

#604

Message par Kant Locke » 27 juil. 2018, 07:20

Cartaphilus a écrit :
27 juil. 2018, 04:35
Salut à tous, bonjour Kant Locke.
Kant Locke a écrit :
26 juil. 2018, 18:27
Pour la cohérence j'aime bien mettre en schéma.
Malheureusement, ce schéma ne rend pas compte des éventuelles recouvrements, différences voire oppositions de ces notions.

En outre, votre définition de l'empirisme ressemble plus à l'acception courante du terme, qu'à l'empirisme en philosophie :
L'Encyclopaedia universalis a écrit :L’empirisme désigne une théorie de la connaissance qui accorde un rôle fondamental à l’expérience sensible dans la genèse et la justification des connaissances : à l’exception des vérités logiques et mathématiques, celles-ci sont fondées sur les sens (selon Aristote, « rien n’est dans l’esprit qui n’ait été auparavant dans les sens »). Les auteurs de référence sont John Locke et David Hume auxquels on oppose les représentants du rationalisme comme Platon, René Descartes et Emmanuel Kant pour qui l’expérience est impuissante à rendre compte de certains éléments de la connaissance qui ont un caractère a priori ou intelligible.

Salut Catraphilus

Je ne peux pas contester ce que tu dis et c'est bien, je concois ce que tu écris comme la magie des mots.

Leur signification change dépendamment de l'auteur et c'est une des raisons pour lesquelles j'aime travaillé avec des schémas. Mes représentations sont imparfaites mais je les modifie au fur et à mesure que j'avance dans la compréhension. Cela correspond pour moi à des repères, des liens et on s'entend ils peuvent être erronés. Si les arguments sont percutants, je vais les modifier, si les arguments sont niaiseux alors je niaise et ça m'amuse.

Par exemple, suite au questions que tu as posé, je me suis dit que la base pourrait être modifié.
Avant d'en arrivier tout de suite à une conclusion comme je l'ai fait, peut-être qu'on pourrait regarder le spectre des possibilités et les associations, ce n'est pas une solution exacte et limité, mais disons que les liens doivent s'approcher d'une cohérence.

J'ai ajouté, à la base, la métaphysique de Nicola78 et je pense qu'il avait amené un point important que je ne considérais pas.

Image


Ma surprise est de découvrir que plusieurs personnes croient que le déterminisme est scientifique quand c'est pseudo-scientifique si on y regarde de près. Est-ce qu'on partage ce point de vue ?
Comment puis-je être libre ? Libre de quoi ?

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Re: Le libre-arbritre et les biais cognitifs

#605

Message par Exaptator » 27 juil. 2018, 08:46

Nicolas78 a écrit :
27 juil. 2018, 06:47
Exaptator a écrit :
27 juil. 2018, 06:20
Il y a en effet une attitude sectaire chez bon nombre de sceptiques de nom. Elle consiste en une réaction immunitaire de défense face à toute idée qui ne cadre pas avec ce qu'ils croient connaître sans pouvoir eux-même l'établir.
- Oui, cette attitude existe aussi chez bon nombre de personnes qui se disent sceptiques, le scepticisme méthodologique n'est pas en cause.
.
Nan mais faut arrêter avec ça...le scepticisme est une méthode, les scéptiques sont des gens.
C'est une attitude humaine...les scéptiques étant des humains, ils n'ont aucune raison d'y échapper.
Non mais hé ! C'est exactement ce que je dis l'ami !

Il faut simplement en conclure que quand on est humain, il ne faut pas ce dire sceptique, philosophe, scientifique ou mathématicien...

Pour être l'un ou l'autre il faut être capable de suivre une méthode en toute rigueur, il ne faut pas être humain, il faut être comme un robot.

Nicolas78 a écrit :
27 juil. 2018, 06:47
A des niveaux différents selon :
- La personne (certains sont plus sensibles [ou différemment] que d'autres au changement et au doute *)
- Le sujet
- L'humeur
- L'envie

* Le biais de résistance au changement s’applique amha à une échelle personnelle.
Ceci-dit, je pense plus sain de résister aux changement tant qu'il n'y à pas d'évidence, plutôt que de se laisser draguer par des idées cohérentes mais pas nécessairement vraies. Trouver un bon équilibre est non seulement difficile, mais en plus quasiment impossible à juger sans une bonne dose d'arbitraire (voir de subjectivité)...
Non, ceci n'avance à rien. Mais libre à chacun de choisir de croire ce qu'il estime vrai... Perso je choisi de ne pas croire en quoi que ce soit. Seul savoir m'importe. Et c'est possible.

Et il ne s'agit pas de se laisser draguer, mais plutôt d'ouverture d'esprit. Ce n'est pas incompatible avec la méthodologie sceptique.

Nicolas78 a écrit :
27 juil. 2018, 06:47
Le problème étant que quand on reproche cela à une personne c'est à travers des arguments qu'on émets sois-même...
Ce n'est pas une généralité universelle.

Nicolas78 a écrit :
27 juil. 2018, 06:47
Alors qu'on ne change pas soit même sont opinion (sinon on ne le reprocherait pas !)...Donc on peut se demander si on à pas plus à gagner à simplement argumenter plutôt que de donner l'impression qu'on donne des leçons qu'on est incapable de suivre sois-même.
Perso je n'ai pas d'opinion. Il m'arrive de formuler des hypothèses, mais cela n'a rien à voir avec avoir une opinion. Ce n'est pas nécessairement lié.

Nicolas78 a écrit :
27 juil. 2018, 06:47
Pour finir, je trouve ça marrant que tu dise cela toi même (certains scéptiques sont sectaires) alors que tu hypothèque toi même la possibilité d'un déterminisme fort (universel non ?)...
Tu m'as mal lu.

J'ai expliqué qu'il y a deux déterminismes, un absolu en soi, fort, mais qui nous est inconnaissable de manière complète et directe, et par conséquent un déterminisme de la connaissance qui est nécessairement faible car nécessairement incomplet.
.
Une croyance c'est une affirmation que l'on tient pour vraie mais qui peut être fausse. Pas besoin de bosser la logique ou de pratiquer la méthode scientifique pour croire.

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Re: Le libre-arbritre et les biais cognitifs

#606

Message par Nicolas78 » 27 juil. 2018, 11:49

Exa a écrit :Il faut simplement en conclure que quand on est humain, il ne faut pas ce dire sceptique, philosophe, scientifique ou mathématicien...
Ça se discute...un mec qui comprend pourquoi la terre est patatoïde à travers un travail de remise en question est probablement plus scéptique qu'un mec qui fait de son doute une prostituée du platisme...
Un scéptique c'est une personne qui adopte une méthode. Elle à aussi ces travers. Ces combats. Ces préférences. Sans en faire des trucs divin pour autant (sauf peutètre dans quelques cas).
Un scéptiques peut même être un gros zozo dans certains points ! Tant que sont discours illustre un débat argumenté. Il sera donc un zozo sur tel sujet, et pas l'autre...ou un zézo sur un sujet, ou un zozé sur l'autre. Les nuances formes les gens.
Pour être l'un ou l'autre il faut être capable de suivre une méthode en toute rigueur, il ne faut pas être humain, il faut être comme un robot.
Absolutisme...un scientifique est bien un scientifique non ? Il pratique le scepticisme. Est-t'il de toute rigueur pour autant ? Non.
Non, ceci n'avance à rien. Mais libre à chacun de choisir de croire ce qu'il estime vrai... Perso je choisi de ne pas croire en quoi que ce soit. Seul savoir m'importe. Et c'est possible.
Le savoir se base sur des croyances (du moins sur le ce concept)...
Et il ne s'agit pas de se laisser draguer, mais plutôt d'ouverture d'esprit. Ce n'est pas incompatible avec la méthodologie sceptique.
La dessus on est tout à fait d'accord !
Parcontre, le comportement de Kant n'a rien de méthodologique. J'ai vue des troll ici, et ils avait un comportement et une méthode proche de lui.
Pourtant je pense que Kant n'est pas un troll.

Quand je dit qu'il à une attitude sectaire en se permettant de donner des leçons de sectarisme qu'il ne suis pas lui même...c'est factuel.
C'est pas une jugement, c'est une constatation.
Ce n'est pas une généralité universelle.
C'est à dire ? Je comprend pas je pense :|
Tu est capable d'apporter des arguments qui ne serait pas passer par le filtre de ton doute et de ton interprétation (sur de tel sujet je veut dire) ?
Moi pas... :a5:
Perso je n'ai pas d'opinion. Il m'arrive de formuler des hypothèses, mais cela n'a rien à voir avec avoir une opinion. Ce n'est pas nécessairement lié.
Affirmer qu'un missile marche en MHD sans l'avoir vérifié sois-même ou démontré, c'est une opinion Exa...
Le tout est de savoir quelle opinion tien le mieux. Et la, il y à débat (mais le relance pas stp) :a2: ;)
J'ai expliqué qu'il y a deux déterminismes, un absolu en soi, fort, mais qui nous est inconnaissable de manière complète et directe, et par conséquent un déterminisme de la connaissance qui est nécessairement faible car nécessairement incomplet.
Mais le déterminisme absolue à pris quelques bonne cartouches dans la tronche quand même...perso, même si je le pense possible (en sois donc), je ne parierait pas dessus pour autant (même en sois).

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Re: Le libre-arbritre et les biais cognitifs

#607

Message par Nicolas78 » 27 juil. 2018, 12:04

kant a écrit :Ma surprise est de découvrir que plusieurs personnes croient que le déterminisme est scientifique quand c'est pseudo-scientifique si on y regarde de près. Est-ce qu'on partage ce point de vue ?
Non...encore raté...
Comme d'hab, tu ne maîtrise pas les notions et les mots que tu utilise selon les contextes... :

A partir du moment ou tout le monde admet que le déterminisme est une notion philosophique, c'est pas de la pseudo-science.
Encore moins quand la science elle même peut soutenir cette notion (même les personnes les plus indéterministes ici l’admettent)...sans considérer que c'est pour autant une notion purement scientifique !
Tout le monde sais que c'est une philosophie. Dire qu'elle est soutenue par la science ne la rend pas "pseudo" pour autant, juste parce-que ta fait un tableau...
Ceci-dit, croire que le déterminisme est une notion purement scientifique est vraisemblablement de la pseudo-science, oui...voir du scientisme !
Sur ça, je peut te rejoindre.

Pour finir, la notion de pseudo-science est très floue.
Le Darwinisme fut considéré par un des plus gros pilier de l'épistémologie moderne (Popper) comme une pseudo-science (avant de changer d'avis).
la "propulsion" assistée d’aéronefs lourds par MHD est considéré comme de la pseudo-science par certains, pas pour d'autres.
Et j'en passe. Il en est de même pour les interprétations de la PQ et des modèles en cosmologie, ou tout le monde se traite de pseudo-scientifique alors que tout le monde travail pour les plus prestigieux labos du monde...

Le problème avec tes tableaux, c'est qu'ils sont absolutistes eux même...aucune nuance.
Tu met tout dans des cases en pensant que ça à du sens.
Mais peut-être que si tu aime cela, tu devrais t’intéresser au concept du rédico. Il permet de jouer sur un style proche d'organisation de la pensée (tu utilise les tableau pour cette raison je pense), avec plus de nuance.

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Re: Définition précise.

#608

Message par Cartaphilus » 27 juil. 2018, 12:59

Kant Locke a écrit :
27 juil. 2018, 07:20
Je ne peux pas contester ce que tu dis et c'est bien, je concois ce que tu écris comme la magie des mots.

Leur signification change dépendamment de l'auteur et c'est une des raisons pour lesquelles j'aime travaillé avec des schémas.
Vouloir faire dépendre l'acception des termes employés par l’auteur du discours, c'est se condamner à un vague échange stérile.

« Empirisme est le nom générique de toutes les doctrines qui nient l'existence d'axiomes en tant que principes logiquement distincts de l'expérience. » (André Lalande, Vocabulaire technique et critique de la philosophie, Presses Universitaires de France, 16e édition, 1988, page 281).

Je ne vois pas bien comment vous insérez ce concept dans votre schéma.
Kant Locke a écrit :Ma surprise est de découvrir que plusieurs personnes croient que le déterminisme est scientifique quand c'est pseudo-scientifique si on y regarde de près.
Dussé-je y perdre tout crédit, je vous avouerais que je ne ne saisis toujours pas ce que vous (et d'autres) entendez par le terme de déterminisme...
Le sommeil de la raison engendre des monstres. Francisco de Goya.

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Re: Le libre-arbritre et les biais cognitifs

#609

Message par Exaptator » 27 juil. 2018, 13:24

Nicolas78 a écrit :
27 juil. 2018, 11:49
Exa a écrit :Il faut simplement en conclure que quand on est humain, il ne faut pas ce dire sceptique, philosophe, scientifique ou mathématicien...
Ça se discute...un mec qui comprend pourquoi la terre est patatoïde à travers un travail de remise en question est probablement plus scéptique qu'un mec qui fait de son doute une prostituée du platisme...
Un scéptique c'est une personne qui adopte une méthode. Elle à aussi ces travers. Ces combats. Ces préférences. Sans en faire des trucs divin pour autant (sauf peutètre dans quelques cas).
Un scéptiques peut même être un gros zozo dans certains points ! Tant que sont discours illustre un débat argumenté. Il sera donc un zozo sur tel sujet, et pas l'autre...ou un zézo sur un sujet, ou un zozé sur l'autre. Les nuances formes les gens.
Sceptique selon les situations alors ? Sans rigueur méthodologique mais au pif ?

Nicolas78 a écrit :
27 juil. 2018, 11:49
Pour être l'un ou l'autre il faut être capable de suivre une méthode en toute rigueur, il ne faut pas être humain, il faut être comme un robot.
Absolutisme...un scientifique est bien un scientifique non ? Il pratique le scepticisme. Est-t'il de toute rigueur pour autant ? Non.
Absolutisme tout-à-fait.

Un scientifique qui s'écarte de la méthode scientifique là où il doit l'appliquer n'est pas un scientifique, mais un imposteur.

Nicolas78 a écrit :
27 juil. 2018, 11:49
Non, ceci n'avance à rien. Mais libre à chacun de choisir de croire ce qu'il estime vrai... Perso je choisi de ne pas croire en quoi que ce soit. Seul savoir m'importe. Et c'est possible.
Le savoir se base sur des croyances (du moins sur le ce concept)...
Non. Absolument pas, j'ai déjà expliqué pourquoi.

Là tu répètes comme un perroquet des assertions fausses qui te mettraient bien en difficulté si t'essayais de les argumenter.

Nicolas78 a écrit :
27 juil. 2018, 11:49
Et il ne s'agit pas de se laisser draguer, mais plutôt d'ouverture d'esprit. Ce n'est pas incompatible avec la méthodologie sceptique.
La dessus on est tout à fait d'accord !
Parcontre, le comportement de Kant n'a rien de méthodologique. J'ai vue des troll ici, et ils avait un comportement et une méthode proche de lui.
Pourtant je pense que Kant n'est pas un troll.
Je ne le pense pas non plus.

Nicolas78 a écrit :
27 juil. 2018, 11:49
Quand je dit qu'il à une attitude sectaire en se permettant de donner des leçons de sectarisme qu'il ne suis pas lui même...c'est factuel.
C'est pas une jugement, c'est une constatation.
Je ne sais pas, c'est possible, je n'ai pas tout lu par manque de temps.

Nicolas78 a écrit :
Exa a écrit :
Nicolas78 a écrit :
27 juil. 2018, 11:49
Le problème étant que quand on reproche cela à une personne c'est à travers des arguments qu'on émets sois-même...
Ce n'est pas une généralité universelle.
C'est à dire ? Je comprend pas je pense :|
Tu est capable d'apporter des arguments qui ne serait pas passer par le filtre de ton doute et de ton interprétation (sur de tel sujet je veut dire) ?
Moi pas... :a5:
Peut-être que c'est moi qui ne t'ai pas bien compris, car en effet : on peut argumenter dans le vide. Ce n'est pas ce que je voulais dire, j'ai répondu à coté, il me semblait que nous parlions d'opinions.

Nicolas78 a écrit :
27 juil. 2018, 11:49
Perso je n'ai pas d'opinion. Il m'arrive de formuler des hypothèses, mais cela n'a rien à voir avec avoir une opinion. Ce n'est pas nécessairement lié.
Affirmer qu'un missile marche en MHD sans l'avoir vérifié sois-même ou démontré, c'est une opinion Exa...
Le tout est de savoir quelle opinion tien le mieux. Et la, il y à débat (mais le relance pas stp) :a2: ;)
Bien non, ce n'est pas une opinion c'est une hypothèse, la plus probable et la plus réaliste, si les descriptions qui sont faites de ce missile sont exactes.
- Autrement dit : je n'affirme que la possibilité d'une hypothèse dans un cas précis (qui est une condition), le cas où les descriptions du missile en question sont exactes. Je n'affirme pas que ces descriptions le sont, je doute simplement qu'elles ne le soient pas pour les raisons dites, qui sont toutes je le pense : d'excellentes raisons.

Nicolas78 a écrit :
27 juil. 2018, 11:49
J'ai expliqué qu'il y a deux déterminismes, un absolu en soi, fort, mais qui nous est inconnaissable de manière complète et directe, et par conséquent un déterminisme de la connaissance qui est nécessairement faible car nécessairement incomplet.
Mais le déterminisme absolue à pris quelques bonne cartouches dans la tronche quand même...perso, même si je le pense possible (en sois donc), je ne parierait pas dessus pour autant (même en sois).
Bien non, ce n'est pas le déterminisme absolu en soi dont je parle qui a pris du plomb, mais le déterminisme absolu de la connaissance, lequel est une impossibilité formelle.
.
Une croyance c'est une affirmation que l'on tient pour vraie mais qui peut être fausse. Pas besoin de bosser la logique ou de pratiquer la méthode scientifique pour croire.

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Re: Définition précise.

#610

Message par Kant Locke » 28 juil. 2018, 06:49

Cartaphilus a écrit :
27 juil. 2018, 12:59

Vouloir faire dépendre l'acception des termes employés par l’auteur du discours, c'est se condamner à un vague échange stérile.

« Empirisme est le nom générique de toutes les doctrines qui nient l'existence d'axiomes en tant que principes logiquement distincts de l'expérience. » (André Lalande, Vocabulaire technique et critique de la philosophie, Presses Universitaires de France, 16e édition, 1988, page 281).

Je ne vois pas bien comment vous insérez ce concept dans votre schéma.
Salut cartaphilus


En même temps que je vous lis, je cherche à comprendre. À propos des définitions, je trouve que c'est difficile de les utiliser en isolation. Je fais des liens entre les définitions pour mieux stabiliser mes raisonnements. Tu m'avais posé la question à propos de l'empirisme et je me suis dis que je pourrais mettre ce mot en relation avec les autres.

Ça ressemble à ceci

Image


et on peut en discuter.
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Re: Définition précise.

#611

Message par Kant Locke » 28 juil. 2018, 07:00

Cartaphilus a écrit :
27 juil. 2018, 12:59

Dussé-je y perdre tout crédit, je vous avouerais que je ne ne saisis toujours pas ce que vous (et d'autres) entendez par le terme de déterminisme...
Salut Cartaphilus

Ce n'est pas une question de crédit, je m'en fou, je veux comprendre les options possibles.

Comme pour les définitions, le tableau me sert à comparer les différentes options dans nos façons de penser.

J'ai encore modifier le tableau.

Image


'Un effet a une cause', et cette logique se retrouve dans toutes les idéologies.

Le déterminismes c'est autre chose, et je veux comprendre en la mettant en relation avec les autres idéologies. :a1:
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Re: Le libre-arbritre et les biais cognitifs

#612

Message par ABC » 28 juil. 2018, 07:29

ABC affirme :Ce serait vrai si les systèmes dynamiques étaient tous intégrables. Etant, au contraire, majoritairement non intégrables (tout particulièrement dans le domaine du vivant d'ailleurs), ils sont sensibles aux conditions initiales. L'évolution des systèmes dynamiques permet, de ce fait, de faire remonter les incertitudes quantiques au niveau macroscopique.
alessandro pendesini a écrit :
22 juil. 2018, 05:58
Personne à ce jour n’a pu démontrer, notamment au niveau académique, une quelconque implication de la physique quantique dans la cognition cérébrale humaine ! Ce qui, d’ailleurs, d’un point de vue scientifique, serait complètement aberrant !
Personne à ce jour n’a pu démontrer, notamment au niveau académique, une quelconque absence d'implication de la physique quantique dans quelque phénomène physique que ce soit ! Ce qui, d’ailleurs, d’un point de vue scientifique, serait complètement aberrant, la physique quantique ayant remplacé la physique classique depuis maintenant presque un siècle (les difficultés de cohabitation avec la Relativité Générale étant d'ailleurs assez vraisemblablement liées, voire dues, au caractère classique de ce modèle de la gravitation) !
Dernière modification par ABC le 28 juil. 2018, 07:52, modifié 2 fois.

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Re: Le libre-arbritre et les biais cognitifs

#613

Message par ABC » 28 juil. 2018, 07:36

Nicolas78 a écrit :
27 juil. 2018, 06:47
* Le biais de résistance au changement s’applique amha à une échelle personnelle.
Ceci-dit, je pense plus sain de résister aux changement tant qu'il n'y à pas d'évidence, plutôt que de se laisser draguer par des idées cohérentes mais pas nécessairement vraies. Trouver un bon équilibre est non seulement difficile, mais en plus quasiment impossible à juger sans une bonne dose d'arbitraire (voir de subjectivité)...
Presque d'accord. J'irais simplement un peu plus loin.

Je pense plus sain de résister aux changements sur des convictions fortes même quand il y a des preuves car une erreur (ou une manipulation) est toujours possible.

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Re: Le libre-arbritre et les biais cognitifs

#614

Message par Kant Locke » 28 juil. 2018, 07:58

ABC a écrit :
28 juil. 2018, 07:36
Nicolas78 a écrit :
27 juil. 2018, 06:47
* Le biais de résistance au changement s’applique amha à une échelle personnelle.
Ceci-dit, je pense plus sain de résister aux changement tant qu'il n'y à pas d'évidence, plutôt que de se laisser draguer par des idées cohérentes mais pas nécessairement vraies. Trouver un bon équilibre est non seulement difficile, mais en plus quasiment impossible à juger sans une bonne dose d'arbitraire (voir de subjectivité)...
Presque d'accord. J'irais simplement un peu plus loin.

Je pense plus sain de résister aux changements sur des convictions fortes même quand il y a des preuves car une erreur (ou une manipulation) est toujours possible.
D'accord et j'ajoute

Il est bien de connaitre les choix possibles. :a4:
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Re: Le libre-arbritre et les biais cognitifs

#615

Message par Exaptator » 28 juil. 2018, 08:16

ABC a écrit :
28 juil. 2018, 07:36
Nicolas78 a écrit :
27 juil. 2018, 06:47
* Le biais de résistance au changement s’applique amha à une échelle personnelle.
Ceci-dit, je pense plus sain de résister aux changement tant qu'il n'y à pas d'évidence, plutôt que de se laisser draguer par des idées cohérentes mais pas nécessairement vraies. Trouver un bon équilibre est non seulement difficile, mais en plus quasiment impossible à juger sans une bonne dose d'arbitraire (voir de subjectivité)...
Presque d'accord. J'irais simplement un peu plus loin.

Je pense plus sain de résister aux changements sur des convictions fortes même quand il y a des preuves car une erreur (ou une manipulation) est toujours possible.
Oulala, cela m'étonne que tu dises ça, car il faut se méfier des convictions plus que tout quand on prétend suivre une démarche rationnelle et en particulier une démarche scientifique.

Les "convictions" comme toutes "croyances" n'ont aucune place en science en dehors du fait qu'elles peuvent être objet d'études.

Cela me rappelle une définition du concept de "connaissances scientifiques" donnée par un membre de ce forum. Il définissait une "connaissance scientifique" comme étant une "croyance justifiée" et il affirmait que c'est la définition qui est utilisée en épistémologie...
.
Dernière modification par Exaptator le 28 juil. 2018, 08:17, modifié 1 fois.
Une croyance c'est une affirmation que l'on tient pour vraie mais qui peut être fausse. Pas besoin de bosser la logique ou de pratiquer la méthode scientifique pour croire.

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ABC
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Re: Le libre-arbritre et les biais cognitifs

#616

Message par ABC » 28 juil. 2018, 08:17

jean7 a écrit :
22 juil. 2018, 06:51
Si les systèmes déterministes n'existent pas, voir pire si on remet la causalité en question, ça devient difficile de trouver une signification à la liberté.

Pour ma part, je ne le pense pas. Je pense que notre difficulté à comprendre et définir la notion de liberté (dont la notion de libre arbitre, et ce, indépendamment de toute considération relative au débat déterminisme/indéterminisme ou encore causalité/rétrocausalité) est (à mon avis) à relier à notre tendance à attribuer une signification absolue, intrinsèque, objective, aux phénomènes, objets, notions qui nous sont familiers .

Nous avons, en effet, cette vision absolue, intrinsèque, objective en un mot, réaliste (ontologique par opposition à épistémique) de ces phénomènes, objets, notions parce que nous les expérimentons, touchons du doigt, observons quotidiennement.

Ce qui consolide cette vision réaliste de l'univers qui nous entoure et des lois et propriétés que nous lui attribuons, c'est le fait que notre commune myopie d'observateur macroscopique garantit la reproductibilité de nos observations et leur intersubjectivité. C'est un élément essentiel de l'acquisition de connaissances scientifiques par l'observation. Nous partageons avec, à mon avis, l'ensemble du monde du vivant (et non pas seulement l'ensemble des observateurs conscients), la même entropie pertinente, la même description incomplète de l'univers qui nous entoure (l'entropie est le manque d'information des observateurs macroscopiques sur l'état des systèmes observés, la poubelle à information non pertinente à notre échelle macroscopique d'action et d'observation).

Comme le présent, comme la simultanéité, comme l'écoulement irréversible du temps (probablement, j'ai du mal avec ça), comme les propriétés des systèmes observés et comme les lois physiques que nous attribuons à l'univers, la liberté est une notion relative, relationnelle

Une absence de liberté signifie, en fait, une contrainte :
  • celle de ne pas pouvoir aller jouer au tennis parce que je suis je suis cloué au lit avec une bonne grippe,
  • celle de ne pas pouvoir assister à un match de football parce que ça se situe trop loin de chez moi ou pendant une période où je ne peux pas m'absenter de mon travail,
  • celle de ne pas pouvoir m'acheter la magnifique villa dont je rêve parce que je n'en ai pas les moyens financiers,
  • celle de ne pas pouvoir exprimer librement mes opinions politiques parce que je suis dans un pays où ce n'est pas une très bonne idée,
  • celle de ne pas pouvoir aller me promener librement ou vivre ma vie comme je le souhaiterais parce que je suis en prison,
  • celle de ne pas pouvoir marcher parce que je suis paralysé des jambes
etc, etc

Une liberté se définit donc relativement à l'absence d'une contrainte ou d'un ensemble de contraintes. Une liberté absolue, une liberté associée à l'absence de toute contrainte est un concept absurde. La tendance à associer cette notion absurde de liberté absolue à la liberté d'action et au libre arbitre entre, à mon avis, pour une part non négligeable (voir essentielle) dans notre difficulté à cerner, voire même du coup à admettre, la notion de liberté et plus encore celle de libre arbitre.

Mon sentiment c'est que, depuis l'avènement de la relativité et de la physique quantique, nous sommes (vraisemblablement) confrontés à l'obligation d'adopter une interprétation nouvelle du monde qui nous entoure.

Les propriétés que nous attribuons aux objets et phénomènes que nous observons, ne sont pas propres, intrinsèques à ces objets et phénomènes. Elles correspondent à la connaissance que nous recueillions sur les relations que nous établissons avec ces objets et phénomènes. Ces objets et phénomènes n'ont pas de propriété objectives qui "existeraient" dans l'absolu indépendamment de toute relation observateur/système observé et attendraient sagement d'être recueillies.

La validité de ces connaissances recueillies ne se définit pas dans l'absolu, par leur conformité à "la réalité" (un concept métaphysique qui aurait des propriétés absolues, indépendantes de toute notion de relation observateur-système observé) mais par leur capacité à nous fournir des prédictions statistiquement optimales. Bref, pour ma part, je finis par pencher assez nettement vers le point de vue des Fuchs, Peres, Rovelli et compagnie.

C'est ce caractère prédictif qui confère leur "valeur de vérité" à ces connaissances en nous permettant de les utiliser avec succès. Cette utilisation consiste à se servir de ces informations en vue d'atteindre les objectifs de maîtriser et mettre à profit notre environnement et ses ressources (alimentaires et énergétiques notamment) à des fins de satisfaction :
  • d'abord de nos besoins primaires,
  • ensuite de nos besoins ou motivations émotionnels.
La difficulté conceptuelle d'assimiler ce passage :
  • d'une conception ontologique à une conception épistémique de l'acquisition d'information sur le monde qui nous entoure,
  • du caractère fatalement relationnel qu'introduit le concept fondamental d'observation et de relation sujet-objet,
  • d'un point de vue réaliste à un point de vue positiviste (pas sur d'ailleurs que j'aie vraiment fini de franchir ce pas, ni que je sois certain de ne pas faire machine arrière dans les mois ou années à venir),
Ce caractère relatif (à des contraintes) s'applique aussi, et tout particulièrement, à la notion de liberté (dont la notion de libre arbitre).

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Re: Le libre-arbritre et les biais cognitifs

#617

Message par Exaptator » 28 juil. 2018, 08:49

ABC a écrit :
28 juil. 2018, 08:17
Les propriétés que nous attribuons aux objets et phénomènes que nous observons, ne sont pas propres, intrinsèques à ces objets et phénomènes. Elles correspondent à la connaissance que nous recueillions sur les relations que nous établissons avec ces objets et phénomènes. Ces objets et phénomènes n'ont pas de propriété objectives qui "existeraient" dans l'absolu indépendamment de toute relation observateur/système observé et attendraient sagement d'être recueillies.
Effectivement ce que nous appréhendons comme objets de science ne sont pas des réalités en soi, mais des appréhensions de certaines d'entres-elles. Ceci dit, les relations, les lois que nous sommes en mesure d'établir scientifiquement entre nos perceptions-observations-mesures, ont néanmoins nécessairement quelque chose à voir avec des réalités en soi, quand il est question de lois ou de théories scientifiques vérifiées et non simplement de modèles théoriques même abondamment confirmés.

C'est, vrai, on touche ici quelque chose qui sort du stricte cadre de la science, mais celui non moins stricte de la logique nous y contraint.

ABC a écrit :
28 juil. 2018, 08:17
La validité de ces connaissances recueillies ne se définit pas dans l'absolu, par leur conformité à "la réalité" (un concept métaphysique qui aurait des propriétés absolues, indépendantes de toute notion de relation observateur-système observé)...
Il ne s'agit pas tant de conformité que d'isomorphisme. Le concept de réalité en soi absolue n'est pas nécessairement incompatible avec celui d'observateur-système observé.

Il faut envisager aussi que l'observation elle-même comme processus peut être vu comme un aspect ou un produit en partie subjectif d'éléments du réel en soi ou de ce que j'appelle "la trame fondamentale ou champ des possibles en soi" (et qui correspond au "réel voilé" dont parle B.d'Espagnat).

ABC a écrit :
28 juil. 2018, 08:17
La difficulté conceptuelle d'assimiler ce passage :
  • d'une conception ontologique à une conception épistémique de l'acquisition d'information sur le monde qui nous entoure,
Les deux conceptions ne sont pas rationnellement incompatibles.

ABC a écrit :
28 juil. 2018, 08:17
  • du caractère fatalement relationnel qu'introduit le concept fondamental d'observation et de relation sujet-objet,
Le caractère relationnel de toutes choses n'est rationnement pas incompatible avec une réalité absolue en soi elle même consistant uniquement en relations entre possibles en soi insubstantiels.
.
Une croyance c'est une affirmation que l'on tient pour vraie mais qui peut être fausse. Pas besoin de bosser la logique ou de pratiquer la méthode scientifique pour croire.

jean7
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Re: Le libre-arbritre et les biais cognitifs

#618

Message par jean7 » 28 juil. 2018, 11:19

ABC a écrit :
28 juil. 2018, 08:17
jean7 a écrit :
22 juil. 2018, 06:51
Si les systèmes déterministes n'existent pas, voir pire si on remet la causalité en question, ça devient difficile de trouver une signification à la liberté.

Pour ma part, je ne le pense pas. Je pense que notre difficulté à comprendre et définir la notion de liberté ...
J'ai bien suivit ton développement.
Je vais essayer d'exprimer ce qui me pose problème. Je suis bien conscient que ce faisant j'en reste encore et toujours avec pour seule référence ce que j'ai l'habitude de voir...

Il me faut d'abord imaginer un objet étrange, la non-cause qui produirait ou modifierait l'effet (c'est mal parti!). Une première conséquence serait de libérer tous les effets de leurs causes. Ils ne seraient plus strictement dépendant de leur cause. On pourrait appeler ça liberté du point de vue des effets.

Mais de notre point de vue d'humain, la liberté est aussi vécue comme un pouvoir sur ce qui va survenir. Or, si les causes n'ont plus d'effet, nous n'aurions plus de prise sur rien en tant que cause. Donc nous, dans ce sens, n'aurions plus qu'un liberté impuissante…

Dans ces deux points de vue, j'ai bien du mal à voir ce de quoi la liberté deviendrait le nom.

Alors qu'avec un bon gros déterminisme local, tout est si simple. Semble si simple.
Evidement, ce n'est pas en ajoutant une petite dose de "génération d'effet spontané" dans un océan déterministe déchainé et dans la pratique non prédictible et non maitrisable qu'on verrait une grande différence… Alors on y est peut-être bien, pourquoi pas.
Le libre arbitre est à la causalité ce que le corps est à la physique

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Re: Le libre-arbritre et les biais cognitifs

#619

Message par Nicolas78 » 28 juil. 2018, 12:17

Exa a écrit :Sceptique selon les situations alors ? Sans rigueur méthodologique mais au pif ?
Non, je dit juste que la rigeure absolue, surtout sur ce genre de sujet, est difficle voir imposible.
Et que selon les sujets, même les scientifiques et les philosophes les plus "gradés" peuvent ne pas pouvoir éviter tout les biais.
Aucuns n'a ce super pouvoir je pense.
Absolutisme tout-à-fait.

Un scientifique qui s'écarte de la méthode scientifique là où il doit l'appliquer n'est pas un scientifique, mais un imposteur.
Je comprend pas...tu revendique q'un scientifique qui ne peut appliquer une rigueur absolue dans tout ce qu'il fait n'est plus vraiment scientifique ?
Non. Absolument pas, j'ai déjà expliqué pourquoi.

Là tu répètes comme un perroquet des assertions fausses qui te mettraient bien en difficulté si t'essayais de les argumenter.
C'est un vieux débat, pour moi il n'y à pas de notions de connaissance sans comprendre celle de croyance.
Il n'y à rien de vrai ou de faux la dedans. Ce sont des discussions épistémologique qui durent depuis la nuit des temps.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9o ... nnaissance
En quoi donc est-ce faux à tes yeux ? Pour résumer.
Je ne sais pas, c'est possible, je n'ai pas tout lu par manque de temps.
*
Une personne qui dit plusieurs conneries (jusque la pas de PB ! J'en dit aussi pas mal :lol: ), qui dit chercher la vérité tout en affirmant que le déterminisme est une connerie (contradiction logique) parce-que les déterministes sont parfois (qui ?) sectaire et absolutiste (chercher le biais)...Puis en appeler au sectarisme tout en ne comprenant pas pourquoi tout le monde ne pense pas comme lui...(chercher le problème)
Bha j'appel ça un sectaire, au comportement de troll. Mais il n'est pas un troll je le sais.
Bien non, ce n'est pas une opinion c'est une hypothèse, la plus probable et la plus réaliste, si les descriptions qui sont faites de ce missile sont exactes.
J'en doute...
Je pense que tu est quasi-certain que c'est du MHD, au point que tu l'a affirmé parfois (en disant juste des "MHD"). Et ça, c'est une approche plus proche de l'opinion que de l'hypothèse non ?
Moi j'ai une opinion sur ce sujet. Clairement. Même si je ne rejette pas l’hypothèse MHD (je pense que c'est en développement et que ça marche, mais que le Kinjal n'en à pas besoin à mes yeux, et qu'il pourrait possiblement être MHD sans que j'y crois, c'est tout...je parle pas du sujet MHD ici, mais de la façon d'aborder une idée qui la fait plus tendre vers l'hypothèse ou l'opinion).
Tu vois la différence ?
Bien non, ce n'est pas le déterminisme absolu en soi dont je parle qui a pris du plomb, mais le déterminisme absolu de la connaissance, lequel est une impossibilité formelle.
On est d'accord !
Mais perso, je doute aussi pas mal du déterminisme absolue en sois ;) Même si moins que le formel.

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Re: Le libre-arbritre et les biais cognitifs

#620

Message par Nicolas78 » 28 juil. 2018, 12:27

ABC a écrit :
28 juil. 2018, 07:36
Nicolas78 a écrit :
27 juil. 2018, 06:47
* Le biais de résistance au changement s’applique amha à une échelle personnelle.
Ceci-dit, je pense plus sain de résister aux changement tant qu'il n'y à pas d'évidence, plutôt que de se laisser draguer par des idées cohérentes mais pas nécessairement vraies. Trouver un bon équilibre est non seulement difficile, mais en plus quasiment impossible à juger sans une bonne dose d'arbitraire (voir de subjectivité)...
Presque d'accord. J'irais simplement un peu plus loin.

Je pense plus sain de résister aux changements sur des convictions fortes même quand il y a des preuves car une erreur (ou une manipulation) est toujours possible.
Oui je comprend cette position et je pense pareil.
Malgré tout, une personne qui sais qu'elle peut changer d'avis plus de 2x sur un seul sujet (sans en avoir honte)* n'a pas grand chose à perdre dans l'erreur. Au contraire même.

*Je ne parle pas ici de changer son fusil d'épaule à chaque occasion. Mais d'assumer une démarche sans donner allégeance à personne.
Tout en s'assurant, si possible que la démarche n'est pas maladive. Problème, comment le savoir sauf à travers des critères eux-même discutables ?

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Beaucoup trop de flou...

#621

Message par Cartaphilus » 29 juil. 2018, 03:44

Salut à tous, bonjour Kant Locke.
Kant Locke a écrit :
28 juil. 2018, 07:00
J'ai encore modifier le tableau.
Vous montrez ainsi les limites de cette façon de présenter les différents courants philosophiques que vous essayez de définir...

Pour garder l'exemple de l'empirisme (toute connaissance n'est produite qu'à partir de l'expérience sensible), le schéma ne me semble pas rendre compte de cette notion (différence entre empirisme, solution expérimentale, enquête, solution scientifique ?).

Par ailleurs, je ne saisis pas bien ce que vient faire la métaphysique dans cette tentative de catégorisation, si ce n'est la volonté de l’accoler à toute force au déterminisme.
Le sommeil de la raison engendre des monstres. Francisco de Goya.

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Re: Le libre-arbritre et les biais cognitifs

#622

Message par Kant Locke » 29 juil. 2018, 08:04

Salut Cartaphilus

Je n’ai pas la vérité. Ce que j’écris est modifiable.

As-tu lu les textes de ABC et de Exaptator sur cette page ? Je ne suis évidemment pas en mesure de bien comprendre tous les concepts qu’ils utilisent.

Je peux rapporter des phrases comme celle-ci ;
ABC a écrit :
28 juil. 2018, 08:17
...
Comme le présent, comme la simultanéité, comme l'écoulement irréversible du temps (probablement, j'ai du mal avec ça), comme les propriétés des systèmes observés et comme les lois physiques que nous attribuons à l'univers, la liberté est une notion relative, relationnelle

Une absence de liberté signifie, en fait, une contrainte :
...

Ou encore comme celle-ci;
Exaptator a écrit :
28 juil. 2018, 08:49

Effectivement ce que nous appréhendons comme objets de science ne sont pas des réalités en soi, mais des appréhensions de certaines d'entres-elles. Ceci dit, les relations, les lois que nous sommes en mesure d'établir scientifiquement entre nos perceptions-observations-mesures, ont néanmoins nécessairement quelque chose à voir avec des réalités en soi, quand il est question de lois ou de théories scientifiques vérifiées et non simplement de modèles théoriques même abondamment confirmés.
Mais pour comprendre l’ensemble de leur texte, il y a des notions à développer. J’ai beaucoup de difficulté avec des notions comme ontologie, épistémologie, métaphysique, connaissance, volonté qui sont souvent utilisés de plusieurs façons différentes dans les discussions. Ces notions sont viré dans tous les sens sur le forum mais aussi dans mes lectures actuelles.
Pour me situer, je cherche à bâtir des repères et des références pour savoir où les auteurs se situent par rapport à ma compréhension.
La grande difficulté de cette méthode de catégorisation, c’est qu’elle est réductionniste. Évident. Mes professeurs de Philo me le disaient sans arrêts. Je pense que les philosophes voient cette façon de réfléchir trop contraignante et limité. Mais il faut commencé quelque part. Si elle me satisfait, just too bad, je continue.


À l’inverse, à l’autre extrême on se retrouve dans un ‘floue artistique’ ou il devient difficile d’établir des liens. Pour cette raison je viens d’ajouter une autre colonne à mon tableau que je nomme ‘Solution artistique’. Laisse-moi te dire que je pense qu’un artiste qui va voir ce tableau va le rejeter dans son ensemble à l’immédiat. Ce sera compréhensible et ce ne sera pas très grave.
Tu as soulevé le point de la métaphysique, C’est une des notions qui me titillent. Cela provient de ma compréhension de ce que Dany, Exaptator et Nicolas78 racontaient. Je me suis fait une définition que je n’ai pas présenté, elle est faite en isolation et je dois travaillé les liens avec d’autres concepts.

Si tu présentes ta compréhension de la métaphisique, j'apprécierais.


Image

À ce, que je peux comprendre jusqu'à maintenant, une des zones grises de notre liberté de penser, correspond au biais cognitifs et cet aspect sera à discuter parce qu'il touche au déterminisme.
Comment puis-je être libre ? Libre de quoi ?

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Nicolas78
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Re: Le libre-arbritre et les biais cognitifs

#623

Message par Nicolas78 » 29 juil. 2018, 08:33

En fait, la méthaphysique, on ne peut pas y croire ou ne pas y croire (comme tu le disait).
Car ce n'est pas une croyance ni un avoir. C'est une branche de la philosophie et une "pratique".
Ce qu'on peut faire, c'est croire ou ne pas croire en ce qu'elle produit. Et en l'occurrence, dans l'absolue (le "en sois" de Exa) il est bon de ne surtout pas croire n'importe comment à ce qu'elle produit, et d'avoir du recul sur bon nombres de choses même qui ne sont pas métaphysiques...

Ceci-dit, le déterminisme, l’indéterminisme (sauf dans le cadre d'une observation de particule et en PQ), et le LA, (et aussi le cas du matérialisme d'on se revendique la plus part des scientifiques) sont toutes des notions philosophiques, plus ou moins liées à "l'ontologie des choses" (pas trop pour le LA) , et donc à la métaphysique...Ces notions sont complexes, différentes mais en relations parfois intimes. Et utilisé dans tout les milieux !
Kant a écrit :Ces notions sont viré dans tous les sens sur le forum mais aussi dans mes lectures actuelles.
Pour me situer, je cherche à bâtir des repères et des références pour savoir où les auteurs se situent par rapport à ma compréhension.
Sans vouloir te faire chier une énième fois, je pense que les tableaux ne t'aiderons pas bcp plus pour l'instant.
Ils sont trop coercitif. Après, ça te va peut-être à toi !
Mais je pense que tu aurait aussi tout à gagner en étudiant les relations "théoriques" entre ces termes, leurs histoires et leurs conflits dans le temps, leurs apports et leurs dérives, et les divers utilisations qu'ils on en philo, en science, et même en éthique.
Et pour faire ça, des tableaux peuvent surement aider, mais c'est à la fin qu'on les faits ;)

La notion de pseudo-science aussi est très coercitive chez toi (je dirait même radicale). Pense que si on plaçait toutes les créations métaphysiques dans la pseudo-science. Il n'y aurait que des expérience de science en labo, et aucun philosophe pour parler du réel que la science essaye de nous montrer.
On ne parlerait même pas en ce moment de tout ça.
Ça serait peut-être mieux tu me dira :lol:

Aussi, la plus part des critères de ton tableau sont placée à des endroits arbitraires.
Pourquoi donc le déterminisme serait nécessaire ? Il faut dire dans quel cadre !
Le déterminisme n'est pas nécessaire pour faire de la science. C'est la causalité qui l'est.
Or la causalité est ce qui défini le déterminisme, et lui est utile/pratique/simple (et pas absolument nécessaire ! même si je pense que oui ça reste une notion...) pour avoir un discours sur le réel et débattre de sa ou ses ontologies.
À ce, que je peux comprendre jusqu'à maintenant, une des zones grises de notre liberté de penser, correspond au biais cognitifs et cet aspect sera à discuter parce qu'il touche au déterminisme.
Bha oui...si on t'a dit pendant des années depuis que tu est petit que Allah est ton Dieu. Ya bcp plus de chance que tu soit Musulman que Juif...
Et bcp plus de chance que tu le défende à l'aide de différent biais et dissonances. Car ton identité sera construite partiellement (ou plus) sur cette croyance depuis ton enfance.
Dernière modification par Nicolas78 le 29 juil. 2018, 08:43, modifié 1 fois.

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Re: Le libre-arbritre et les biais cognitifs

#624

Message par Kant Locke » 29 juil. 2018, 08:41

Salut Nicola78

Comment tu définis la métaphyique et quelles sont les liens ?
Comment puis-je être libre ? Libre de quoi ?

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Nicolas78
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Re: Le libre-arbritre et les biais cognitifs

#625

Message par Nicolas78 » 29 juil. 2018, 08:46

https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9taphysique
http://www.cnrtl.fr/definition/m%C3%A9taphysique
https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_ ... taphysique

Ces 3 liens tendent à "démontrer" que la métaphysique est une branche de la philosophie, mais une aussi une pratique.
Même si étymologiquement, la métaphysique, c'est de la SVT :lol:
Bref : La métaphysique existe...
Ce qu'elle produit, c'est un autre débat (bien plus complexe donc).

Edit : la métaphysique moderne n'est pas tout à fait pareil à la métaphysique "classique".
Même si les séparer clairement serait un travail que je le laisserait aux autres... :a2:
Lis bien le lien sur l'histoire de la métaphysique, tu verra que c'est très complexe, et qu'elle est en relation avec bcp de milieux, de notions, d’événement, de gens.

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